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(La version à écouter est déjà sur le site, et j'attends le texte intégral en pdf)

A l'invitation de plusieurs associations, dont la Librairie Religieuse « Le monde de Théo » (où vous pouvez voir un compte-rendu de l'après-midi), Mgr Pierre Debergé est venu nous parler de Vie, "l'un des plus grands des dons de Dieu", dans la rencontre-débat sur son livre « Choisis la Vie » et lors de sa conférence sur le thème « La Bible, un art de Vivre ». Une invitation à regarder notre façon de vivre à la lumière de la Parole de Dieu : "... L'existence du croyant est toujours comprise comme solidaire des autres : ce n'est pas ma vie, c'est l'appartenance au peuple de Dieu, au Corps du Christ qui fait que désormais la vie, il nous faut la vivre avec les autres, en solidarité avec, plus particulièrement, nos frères et sœurs les plus fragiles, les plus pauvres..."

Madame Christine Boulin, de la Librairie Religieuse,
et l'abbé Benoît Nouvel, responsable de la Formation Permanente en Béarn
et ancien élève de Mgr Pierre Debergé, l'ont accueilli et présenté.


La Bible, un art de vivre-Présentation par Chr-Sa-64

Après son introduction, Mgr Pierre Debergé a développé trois points :
la Vie, la Loi et la Fraternité.

En voici quelques extraits à lire (texte complet dès que possible)
ou à écouter.

Mgr Pierre Debergé (extraits) :

J'ai choisi un titre, peut-être pas tout à fait opportun : « La Bible, un art de Vivre ». Pourquoi, il pourrait ne pas être totalement opportun, c'est parce que la Bible n'est pas un livre de sagesse, elle n'est pas non plus un livre de savoir-vivre, mais elle est un livre de Vie, je dirais même le Livre de la Vie, qui rend compte du projet de Dieu pour la vie des hommes d'hier, d'aujourd'hui et de demain. Car, si les textes bibliques sont habités par la révélation d'un Dieu... c'est pour, qu'en le découvrant dans sa vérité - c'est ce que propose la Bible - l'humanité découvre sa propre vérité.
Si la Bible est la révélation du Dieu de la Bible, indissociablement, elle est révélation de ce qu'est l'être humain, de ce qu'est l'humanité, ou plus exactement, de ce à quoi est appelée l'humanité... La Bible est un livre unique, né de l'initiative d'un Dieu venu à la rencontre de l'humanité pour que, dans un bouleversant dialogue, elle le reconnaisse, elle se reconnaisse (le Concile de Vatican II parle de "conversation")...

... Vous connaissez cette interpellation divine : "Je te propose la vie ou la mort, la bénédiction ou la malédiction, choisis donc la vie !" Je te propose, à toi de choisir. Remarquez que, dans le texte biblique, on ne dit pas "choisis ta vie" mais "choisis la vie", la Vie comprise comme le plus grand des dons de Dieu (donc on ne peut attenter à la vie de quiconque). C'est le premier point que j'aborderai ce soir...

Dieu est la source de la Vie, c'est lui qui la donne (Ps 104), c'est lui qui la reprend... Une vie qui ne se nourrit pas seulement des biens de la terre, mais qui se nourrit de la Parole de Dieu comprise comme une parole au service de la vie. A l'écoute de cette Parole, chacun doit donc s'efforcer de vivre sa vie du mieux possible, sachant que cette vie est appelée à finir...
Et l'attente de la résurrection, dans la Bible, n'est pas la conséquence de la peur de la mort, mais elle dérive de la certitude que Dieu est fidèle et juste... (question toutefois pour les morts trop jeunes ou...). C'est parce que Dieu est fidèle et qu'il est juste, que la justice qui ne s'est pas faite sur terre, elle se fera dans un au-delà ; c'est pour cela qu'on commence à évoquer un jugement, et puis, à l'époque, cette destinée, par delà la mort, de Dieu qui accueillera les justes, ceux qui ont donné.
Mais ce sur quoi je voulais attirer votre attention, c'est que, même lorsque l'attente de la résurrection apparaitra dans la Bible, et c'est très important, ce n'est pas seulement l'espérance de la résurrection à la fin de la vie qui sera alors mise en valeur dans le Nouveau Testament, mais la conviction que baptisé dans la mort et la résurrection du Christ, le disciple porte déjà en lui, dans sa vie présente, les germes de la résurrection.
On voit alors, qu'avant d'être célébrée comme l'oraison ultime de l'espérance chrétienne, la résurrection l'est d'abord comme le lieu d'une re-création en Christ mort crucifié et ressuscité, et d'une communion dont il faut vivre aujourd'hui. En d'autres mots, il ne s'agit pas d'attendre le jour où l'on ressuscitera, mais de vivre dès maintenant en ressuscité (Col 3,1)
Dans cet horizon qui n'apparait pas pleinement dans l'Ancien Testament, mais qui apparait à partir du 2e siècle avant notre ère, mais que l'on va retrouver tout au long du Nouveau Testament, la piété, la justice et la charité accompagnent l'existence du croyant qui, se reconnaissant créé à la ressemblance et à l'image de Dieu dans l'unique Fils Jésus Christ, prend au sérieux la vie qui lui est donnée et qu'il s'efforce de la vivre du mieux possible, et en même temps, qui fait en sorte que ses frères puissent la vivre le mieux possible... L'existence du croyant est toujours comprise comme solidaire des autres. Ce n'est pas ma vie, c'est l'appartenance au peuple de Dieu, à la communauté chrétienne, l'appartenance commune au Corps du Christ qui fait que désormais la vie, il nous faut la vivre avec les autres, en solidarité avec, notamment, nos frères et sœurs les plus fragiles, les plus pauvres.

Toujours dans ce contexte, dans l'accueil de la vie qui leur a été donnée, les hommes et les femmes de la Bible ne cessent également de s'en remettre à Dieu et de le prier. Ils savent que, différemment des idoles faites de mains d'homme "qui ont une bouche et ne parlent pas, des yeux et ne voient, des oreilles et n'entendent pas", leur Dieu n'est sourd à aucune détresse, à aucune prière, et qu'il est fidèle. Comme par instinct, ils reconnaissent ainsi que la prière est la respiration du croyant qui prend l'habitude de se tourner vers Dieu, de s'entretenir filialement avec lui, de le contempler, de le louer, de lui offrir le travail de ses mains ou les personnes rencontrées, de le supplier aussi.
L'expérience de leur petitesse et de leur vulnérabilité, comparée aux puissances du monde, suscite également l'émerveillement des hommes et des femmes de la Bible devant ce Dieu, dont le seul nom Adonaï « je suis celui qui suis » traduit sa présence et son engagement actif dans leur histoire. Lecture du Psaume 8 : « Tu l'as voulu un peu moindre qu'un dieu »... Vous connaissez le serpent de la Genèse qui, gommant le don de Dieu et mettant le doigt sur la limite, sur l'interdit, jette le soupçon sur le Dieu de la Création, en laissant presque supposer que ce Dieu est un dieu jaloux de son pouvoir... et que l'homme et la femme seront comme des dieux ; vous connaissez la suite : ils se reconnaissent vulnérables.
Il semble que ce que la Bible nous dit, c'est que « d'un peu moindre qu'un dieu », c'est la louange. « tu l'as voulu un peu moindre qu'un dieu » à « être comme un Dieu », il n'y a qu'un pas mais qui peut être lourd de tragiques conséquences dès lors qu'on le franchit, oubliant le don premier de Dieu qui accompagne la limite, oubliant aussi le sens de la louange...


La Bible, un art de vivre-1-La Vie par Chr-Sa-64

Deuxième point : la Loi

Mgr Pierre Debergé (extraits) : dès que possible

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La Bible, un art de vivre-2-La Loi par Chr-Sa-64

Deuxième point : la Fraternité

Mgr Pierre Debergé (extraits) : dès que possible

...


La Bible, un art de vivre-3-La Fraternité par Chr-Sa-64

C'est avec la prière enseignée par Jésus que s'est terminée cette riche conférence.
Un grand merci à Mgr Pierre Debergé et à ceux qui l'ont fait venir.


La Bible, un art de vivre-Notre Père par Chr-Sa-64