Le père Denis Lédogar était l'invité dans l'émission du Jour du Seigneur, le dimanche 11 février, à l’occasion de la Journée Mondiale des Malades.
Infirmier devenu prêtre assomptionniste, le père Denis Lédogar est aumônier à l’hôpital de Strasbourg. Il a publié « Seul l’amour fracasse les tombeaux » et « Contre vents et marées » (Presses de la Renaissance, 2005 et 2010).

Voici l'entretien avec Denis Lédogar, réalisé par Philippe Clanché,
ainsi que son homélie lors de l'Eucharistie à la chapelle Notre-Dame-de-la-Charité à Paris, en présence des hospitaliers de Saint-Jean-de-Dieu, de personnes malades ou handicapées et de leurs familles.

Deux très beaux textes pleins d'humanité et d'humilité suivis de témoignages très profonds et du message de notre pape.


 

Extraits de l'entretien :

... Dans les Évangiles, Jésus n’a pas glorifié la souffrance. Par contre, il a retroussé ses manches, il a guéri, il a encouragé, il a passé son temps à lutter contre la souffrance. Et quand il doit l’endurer, il se comporte comme un humain. En arrivant devant le tombeau de son ami Lazare, Jésus pleura (Jn 11, 35). Nous avons donc un Dieu qui pleure. Cela est spécifique au christianisme...

... Comprenez-vous que l’homme souffrant puisse rejeter Dieu ?

Bien sûr ! Quand une maman perd un enfant tragiquement, la première réaction est la révolte. « Où est Dieu ? Ce Dieu dont on m’a dit qu’il est amour. » En tant qu’aumônier d’hôpital, cette question m’est souvent posée. Il ne s’agit pas alors de défendre Dieu ou de le disculper. Il n’a pas besoin d’avocat. Une personne qui est assaillie par la souffrance physique, morale ou spirituelle a besoin de l’exprimer. Il faut laisser sortir les mots. Dire, c’est se libérer. Un patient qui a mal ne peut entendre les discours pieux, il a besoin de silence et d’écoute. À travers le silence, l’écoute, je peux le rejoindre. Selon la proximité que je partage avec lui, je peux poser discrètement ma main sur son épaule. Sentir cette humanité à côté de lui, cela lui fait du bien. Le geste précède la parole.
Après l’expression de ce cri, après un temps d’écoute, de silence, on peut oser la parole. Mais pas un cours de théologie. Face au terrifiant silence de Dieu, il n’y a pas de réponse. Il faut rester humble. Sur son lit de mort, le cardinal Veuillot, archevêque de Paris, disait : « Nous savons faire de belles phrases sur la souffrance. Moi-même, j’en ai parlé avec chaleur. Dites-aux prêtres de ne rien dire : nous ignorons ce qu’elle est. »...

... Quelle place peut occuper Dieu dans le cœur de celui qui souffre ?

Paul Claudel écrivait : « Dieu n’est pas venu supprimer la souffrance, il n’est même pas venu pour l’expliquer. Il est venu pour la remplir de sa présence. » Un chrétien peut offrir sa souffrance à Dieu. Mais attention : Dieu n’a pas plaisir à recevoir le cadeau de la souffrance. Cela peut signifier que malgré le mal et ce qui me déshumanise, je veux continuer mon chemin avec le Seigneur et poser mes mains dans les siennes. Dans ce sens, la souffrance peut faire grandir l’homme...

... Comment aidez-vous les familles et proches des souffrants ?
 
... On m’interroge : « Est-ce que mon père m’entend ? Puis-je le prendre dans mes bras ? » Je les rassure : « Tu peux t’asseoir à côté de lui, lui prendre la main, lui dire que tu l’aimes, avec des mots à toi. » Même face à une personne inconsciente, la parole et la douceur d’un proche créent des ondes de bien-être. Il n’est jamais trop tard pour glisser à l’oreille de quelqu’un : « Je t’aime. » Nul ne peut vivre s’il n’est pas aimé et particulièrement au seuil de l’existence...

... Comme aumônier, comment supportez-vous de croiser tant de souffrances ?

La réponse ne peut être que très personnelle. Comme homme de foi, après des rencontres intenses, j’éprouve le besoin de me rendre à la chapelle de l’hôpital. Dans le silence, je me retrouve face à moi-même, dans une intimité avec Dieu. Un véritable dialogue s’instaure alors entre deux amis qui ont besoin de faire le point. J’ai quelquefois envie de rendre le tablier : « C’est insupportable, ce que je vis, la charge devient trop lourde, je la dépose près de toi. » J’entends alors les paroles de Jésus : « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. » (Mt 11, 28) Cela m'apporte de la sérénité...

(Texte complet)

Son homélie :

En ce dimanche de la Santé, j’aimerais d’abord rendre hommage au merveilleux travail des acteurs, qui œuvrent au chevet de l’humanité souffrante. Je peux témoigner ici même de l’investissement sans faille, du savoir-faire et de l’humanisme du personnel médical et soignant. Comment ne pas vous faire un joli clin d’œil, à vous jeunes amis handicapés. Quelle leçon de vie vous nous donnez par votre courage et votre joie de vivre ! Quel bonheur aussi de pouvoir compter sur la présence et l’accompagnement du Service Evangélique des Malades et des aumôniers d’hôpitaux. Ils calligraphient dans le cœur des malades une belle page, à l’image de celle qui nous est offerte dans l’Evangile.

Le Lépreux qui se présente aujourd’hui devant Jésus est meurtri dans sa chair et dans son cœur. Que faire devant une telle détresse ? Comment la soulager ? Il ne devait pas être beau à voir, avec son visage repoussant. Aujourd’hui encore quand votre visage est difforme, lorsqu’il porte les stigmates de la maladie, les regards se détournent et quelquefois les commentaires sournois vont bon train.

La maladie de cet homme est cruelle, mais l’isolement social, auquel il est condamné, est une double peine. Personne pour poser sur son corps abimé une main de tendresse, personne à qui confier ses angoisses et son désespoir. Comme de nombreuses personnes clouées sur un lit d’hôpital, ou emmurées dans leur solitude et leur souffrance, il lance un dernier appel de désespoir à Jésus : «  si tu veux, tu peux me purifier ».

Ce cri résonne avec une particulière force aujourd’hui, en la fête de Notre Dame de Lourdes. Cette prière s’élève tous les jours de la cité mariale et intercède en faveur de nos frères et sœurs malades.

Le cœur de Jésus ne peut rester insensible à une telle détresse. Cela lui est insupportable. Il est pris de compassion. Il frémit dans ses entrailles. Quand l’homme a mal, Dieu souffre. Quand l’homme suffoque, Dieu étouffe. Mystère même de l’incarnation !

Dans un premier temps, Jésus donne au lépreux la chance d’exister à travers le regard qu’il pose sur lui. Souvenez-vous de Bernadette à Lourdes parlant de la Dame qu’elle voyait, elle disait « Elle me regardait comme une personne ».  Et toi quel regard portes-tu sur l’autre ?

Dans un deuxième temps, Jésus touche celui qui était obligé de se mettre à l’écart de la communauté. Il ne craint pas de braver l’interdit. Qu’importe la Loi, quand il s’agit d’un humain en souffrance, Jésus se met « hors la loi ». Cette liberté qu’il revendique, il la puise dans un amour sans frontière qui ne craint pas de bousculer les règles établis. Imiter le Christ c’est regarder l’autre avec ce même amour,  c’est toucher et soigner toutes les lèpres d’aujourd’hui que sont : la montée du racisme, de l’exclusion, de la violence, de la pauvreté grandissante.

Prendre le Christ pour modèle, c’est choisir d’être solidaire avec les personnes malades et handicapées, les prisonniers, les marginaux et tous les rejetés de notre monde.

Alors, je t’invite cette semaine à prendre des nouvelles d’un ami malade, à rendre  visite à un collègue en arrêt de maladie, à te proposer pour faire les courses à un voisin âgé, à offrir ton  aide pour ses démarches administratives. Des petits riens qui pèsent le poids de l’amour.

Ami, si tu ne vois en Jésus qu’un faiseur de miracles, passe ton chemin. Mais si, en écho à l’apôtre Paul, et sans chercher ton intérêt, tu imites le Christ qui n’a pas eu recours à l’imagerie médicale,  pour percevoir  la beauté du lépreux, le regard que tu porteras sur l’autre, sera « scanner de l’amour ».

Amen

(Texte au format PDF)


 

Pour illustrer ces paroles, voir ce magnifique documentaire avec d'autres paroles profondes et sans tabou :

« Les enfants de Saint-Jean-de-Dieu, un combat à livrer » de Grégoire Gosset

Grégoire Gosset livre un documentaire particulièrement poignant sur le handicap et son accompagnement. Tourné au centre médico-social Lecourbe à Paris, créé et géré par la fondation Saint-Jean-de-Dieu, le film plonge au cœur des questionnements et du quotidien des enfants, adolescents et adultes en situation de handicap moteur, polyhandicap ou pluri-handicap accueillis au centre.. Ils sont 216, ont entre 2 et 60 ans et partagent un rapport à la vie et à la mort qui inspire l’humilité. Les médecins, Frères, kinés, infirmières, équipes éducatives et soignantes, bénévoles qui entourent ces personnes forcent également le respect par la profondeur de leur investissement et la justesse de leur regard. Éric Zoma, responsable de la pastorale et de l’aumônerie du lieu, a conscience de l’importance du choix des mots face à des personnes confrontées à la question de l’existence de Dieu, qui peut leur sembler sourd à leurs appels à l’aide. Sylvain, Alexandre, Andréa, Icham et bien d’autres nous communiquent l’espoir qui les traverse, espoir de devenir autonome, d’avoir un travail, de fonder une famille, et leur Joie d’être en vie, envers et contre tout.

https://videotheque.cfrt.tv/video/enfants-de-saint-jean-combat-a-livrer/

Extraits :

Frère Olivier Bonnaud  : un jour, un garçon qui était assez handicapé et marchait difficilement m'avait mis un mot "Je voudrais être un homme comme les autres, homme sur terre, quelqu'un qui soit droit et qu'on ne regarde pas de travers dans la rue.

Alexandre a une tablette pour lire les livres : ça m'intéresse de voir comment les choses fonctionnent... Je m'ennuie un peu mais ça va... Je m'occupe mais je crois qu'il est temps pour moi d'aller ailleurs, je pense que je vais me diriger vers une vie en appartement. (Ici tout est fait pour accompagner les enfant de Saint-Jean vers cet espoir de liberté et d'autonomie)

Emran a 13 ans et est tétraplégique : ... C'est comme une grande famille, on est tous pareil, on va tous pareil la moitié, il y en a d'autres qui sont en fauteuil, d'autres qui ne peuvent pas marcher, d'autres qui marchent en déambulateur, et toujours on se tient les coudes. On a une vie difficile mais on se tient les coudes. La première chose que je fais en me réveillant, c'est de dire "Merci mon Dieu" parce que le Bon Dieu, il m'a créé, il m'a aidé à survivre quand je me battais contre la mort, le Bon Dieu il était là, il me regardait et s'est dit "Je vais le laisser vivre"

Eric Zoma est responsable de la pastorale et de temps en temps, il laisse la séance de caté se transformer en groupe de parole où les jeunes sont libres d'exprimer leurs doutes et leurs questionnements :

- Un jeune : depuis que j'ai perdu la marche, c'est comme une nouvelle vie, une nouvelle étape, à la fois c'est souffrant et douloureux, c'est pour ça que je dis que Dieu n'est pas tout puissant...
- un autre jeune : c'est très dangereux d'attendre des choses, car si t'attends et ne demande pas, il va rien se passer...
- un autre : si on croit des choses extrêmes et que ça ne marche pas, on peut être déçu et après ça peut être notre foi qui est en péril. Moi je pense qu'il faut vivre ce qu'on est...

Eric Zoma : quand ils parlent avec nous, avec les adultes, ils vont tout de suite à l'essentiel... ils voient qu'il y a en face des adultes qui n'ont pas une regard qui les rabaisse, ou un regard juste de compassion, mais qui les prenne vraiment comme des êtres, alors le rapport avec eux devient vrai, on ne fait pas de comédie, de figuration avec eux et ils ne font pas non plus de figuration avec nous... Ils sont authentiques mais en même temps ils restent enfants entre eux. Ils ont conscience de la fragilité, de la limite de leur handicap, mais en même temps ils vivent les choses dans l'instant... demain n'existe pas, c'est aujourd'hui.

Jérémy a 15 ans : quand je réfléchis, je suis triste et il m'est arrivé parfois de pleurer parce que j'étais comme ça, mais ça c'est quand je réfléchis, mais après, dans la vie de tous les jours, je dirai que je suis quelqu'un qui se prend pas la tête parce que, au final, mon handicap, je le vis très bien, je n'y fais pas attention, je suis comme les autres, on est comme les autres même s'il y a des choses qu'on ne peut pas faire. Même les personnes qui sont valides, elles ont quand même un handicap, elles peuvent avoir des problèmes de couple ou de famille. Tout le monde a un handicap même si pour nous, c'est plus physique que les autres.

Lucas a 16 ans : je n'ai jamais marché... j'aurais bien aimé mais je vis avec. Et, si on y pense trop, on ne profite plus de la vie. J'aimerais bien marcher, ne pas avoir de boutons, avoir de beaux muscles, tout ça, c'est de l’apparence, en fait. Et les rêves, il va falloir les réaliser, moi, c'est de voler, c'est d'être aviateur, c'est beau là-haut !... Je sais que je vais y arriver.

Isabelle a 46 ans et elle sait que son autonomie, chaque jour, va en diminuant : il n'y a qu'une chose à faire, c'est d'accepter parce que si on n'accepte pas, on vit très mal. Le tout c'est d'accepter et de garder le minimum qu'on peut avoir... Et puis, il y a des jour où je craque, on est obligé de craquer quelques fois, de se mettre à pleurer parce que c'est trop... Je sais que je ne pourrai plus jamais revivre seule sauf si le Téléthon fait un miracle, mais j'y crois pas trop. Mon rêve ? Être guérie ! Soit être guérie, soit mourir, au moins je serai tranquille après. Je n'ai pas peur de la mort, au moins je n'aurai pas toutes les douleurs que j'ai tous les jours, j'aurai moins de soucis qu'aujourd'hui... De toute façon, je ne crois plus en Dieu ! On m'a raconté trop de bêtises autrefois. Quelle preuve j'ai que Marie a existé, que Joseph a existé ? Les apôtres et tout ça ?... On m'a dit qu'on est fait à l'image de Dieu, mais Dieu, il n'était pas handicapé, alors pourquoi il y a des handicapés ? Et pourquoi certains sont handicapés et pas d'autres ? Et quand on est handicapé, on souffre, alors s'il nous aime, pourquoi il nous laisse souffrir ?... S'il existe, qu'il me le prouve d'une manière ou d'une autre, mais qu'il me le prouve en me guérissant ou en me montrant d'une manière ou d'une autre qu'il existe...

Eric Zoma : chaque jour on est affronté à ce type de question... On aimerait avoir une réponse "Écoute, il t'aime, il va te guérir, il va le faire dans quelques jours", mais on n'a pas de réponse comme ça, on ne peut pas, parce que, à travers les questions, les réponses qu'on donne, ça fait naître l'espoir dans les cœurs parce qu'ils ont confiance en nous, dans nos paroles. Il faut être très prudent avec ce qu'on va dire... Qu'est-ce que je peux faire à part les écouter, à part les porter dans mes prières personnelles, est-ce que la foi est une réponse pour eux, source de vitalité pour eux, leur permette de garder le cap, de ne pas se décourager ?

Sylvain a 29 ans, paralysé depuis la naissance, il ne peut bouger que les yeux et la bouche, il respire grâce à une machine, son univers se limite à une chambre mais il reste en relation avec le monde extérieur grâce à une commande spéciale qui lui permet d'utiliser son ordinateur : c'est ce qui me donne la pèche d'être autonome quand même et d'avoir toute ma tête surtout, c'est le principal... Pour moi, la vie est déjà écrite d'avance, Dieu sait déjà tout ce qui va nous arriver au jour le jour, et comme j'ai perdu pas mal d'amis dont ma meilleure amie, je pense toujours qu'elle me regarde de là-haut et qu'il y a plusieurs vies... Je voudrais faire des études, avoir un travail, fonder une famille...

Alexandre a 24 ans : je suis prématuré, né à 6 mois 1/2. Il y a eu un manque d'oxygène et c'est ce qui fait que je suis dans cet état-là. Ma famille biologique, mystère ! Mais je sais juste que ma mère n'avait pas les moyens de m'élever, du coup, elle a dû me confier aux services sociaux. Je sais que j'ai des frères et sœurs mais je ne les ai jamais vus. le monde dans lequel on vit, des fois je me demande où Dieu est passé, pourquoi il n'intervient pas, mais en même temps, si Dieu intervenait, on n'aurait plus notre destin en main, donc c'est ce qui fausserait un peu le jeu. Je me dis que j'ai quand même de la chance d'être en vie. Comparé à d'autres, franchement, ça va je ne suis pas à plaindre. En me voyant les autres vont dire "Ah, la, la, le pauvre !" mais on est tous un peu dans la merde !... En septembre, je vais à la faculté étudier la philosophie... J'ai de la chance quand même, quand j'étais petit, je n'ai pas parlé jusqu'à l'âge de 5 ans, ils ne pensaient pas que j'étais capable de suivre une scolarité à peu près normale, mais avec le temps, j'ai appris à parler...


Extraits :

Cette année, le thème de la Journée du malade nous est fourni par les paroles que Jésus, élevé sur la croix, adresse à Marie, sa mère, et à Jean :

« “ Voici ton fils … Voici ta mère ”. Dès cette heure-là, le disciple l’accueillit chez lui » (Jn 19, 26-27).

1. Ces paroles du Seigneur éclairent profondément le mystère de la Croix. Celle-ci ne représente pas une tragédie sans espérance, mais elle est le lieu où Jésus manifeste sa gloire et laisse ses dernières volontés d’amour, qui deviennent les règles constitutives de la communauté chrétienne et de la vie de chaque disciple.

Avant tout, les paroles de Jésus donnent son origine à la vocation maternelle de Marie à l’égard de l’humanité tout entière. Elle sera, en particulier, la mère des disciples de son Fils et prendra soin d’eux et de leur cheminement. Et nous savons que le soin maternel apporté à un fils ou à une fille comprend à la fois les aspects matériels et les aspects spirituels de son éducation. La douleur indicible de la croix transperce l’âme de Marie (cf. Lc 2,35), mais ne la paralyse pas. Au contraire, comme Mère du Seigneur, un nouveau chemin de don commence pour elle. Sur la croix, Jésus se préoccupe de l’Église et de l’humanité tout entière et Marie est appelée à partager cette même préoccupation. Décrivant la grande effusion de l’Esprit Saint à la Pentecôte, les Actes des Apôtres nous montrent que Marie a commencé à accomplir sa tâche dans la première communauté de l’Église. Une tâche qui ne connaît jamais de fin...

[...]

7. C’est à Marie, Mère de la tendresse, que nous voulons confier tous les malades dans leur corps et leur esprit, afin qu’elle les soutienne dans l’espérance. Nous lui demandons également de nous aider à être accueillants envers nos frères malades. L’Église sait qu’elle a besoin d’une grâce spéciale pour pouvoir être à la hauteur de son service évangélique du soin des malades. Par conséquent, que la prière adressée à la Mère du Seigneur nous trouve tous unis en une supplique insistante, pour que chaque membre de l’Église vive avec amour sa vocation au service de la vie et de la santé. Que la Vierge Marie intercède pour cette XXVIème Journée Mondiale du Malade ; qu’elle aide les personnes malades à vivre leur souffrance en communion avec le Seigneur Jésus et qu’elle soutienne ceux qui s’occupent d’eux. À tous, malades, agents du monde de la santé et volontaires, j’accorde de tout cœur la Bénédiction Apostolique.

(Texte complet)

Prière du dimanche de la santé

Montre-moi ton visage, Dieu notre Père,
Jésus, le Christ nous a dévoilé son visage.
Visage d’amour et de tendresse, de douceur et de miséricorde.
Visage défiguré, torturé, humilié.
En Le contemplant, c’est Toi que nous découvrons.
Aujourd’hui Tu te donnes à voir
dans les visages de ceux que Tu mets sur nos routes.
Visages rieurs ou souriants,
Fatigués par le temps, abîmés par la maladie,
Désespérés par la vie.
Donne-nous de savoir Te reconnaître
Et donne-nous ta tendresse pour les rencontrer vraiment.