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Quelques extraits des différents partages

Texte lu à l'introduction de l'université

[...] La solidarité et la diaconie, c’est recevoir l’autre, rafraichir son corps et son cœur, lui donner ce qu’il a besoin : une oreille, une parole, un gîte, un couvert selon son besoin et selon nos moyens.

Dans notre entourage, des gens ont honte d’eux, ils croient qu’ils sont méprisés par les autres parce qu’ils sont pauvres. Ils ont peur qu’on se moque d’eux. Dans ce rassemblement, nous voulons que les pauvres ne se sentent pas humiliés et qu’ils comprennent qu’ils peuvent s’en sortir. Que tous ensemble on vive ce respect-là entre ceux qui sont instruits et ceux qui le sont pas…
Par la simplicité, le naturel, sans tapis rouge, sans préjugé… en valorisant toutes les personnes qui seront présentes.

Et en même temps, ça nous rappelle qu’on est tous des éternels endormis, on ne pense qu’à soi. On ne priera jamais assez pour se faire pardonner parce qu’en réalité on a des encombrants ; alors l’université ça va nous aider.

Texte d'introduction à la célébration de la Miséricorde : Marc 7, la Syro-phénicienne :

[...] Ça devient une richesse que le bien l'emporte sur le mal...
Même si tu es souillée, Dieu t’aime comme tu es. Jésus a rencontré cette femme comme ça. Elle a senti l’odeur de Jésus, la présence de Jésus. Dans cette présence, elle a senti que Jésus allait lui pardonner pour enlever le mauvais esprit de sa fille. Même si la maman est païenne, c’est une démarche de pardon, comme si elle se sentait coupable du mal de sa fille. Jésus comprend qu’elle est païenne mais elle a quand même une richesse en elle : la parole qu’elle a prononcée... 

L’Évangile, c’est l'héritage que Jésus donne, pas seulement à cette femme, mais à tout le monde. Jésus est encore vivant pour nous, pour nous sauver toujours parce que le mal est sur la terre. Il faut toujours avoir confiance en Jésus en lisant l’évangile parce que l’évangile c’est Lui. L’Amour de Dieu est répandu par l’évangile. Il nous guide et nous réconforte...

Dieu est toujours là et on n’a pas forcément besoin de le voir.
Ça fait penser à un texte liturgique qu’on entend à la messe : « Donne-moi seulement une parole et je serai guéri ». Ça revient à la même parole. La foi guérit tout, la foi sauve. La femme est toujours dans l’humilité, elle rentre dans la parole de Dieu. Il faut toujours redevenir comme des petits enfants. [...]

Texte sur "La confiance : clef de toute relation"

La confiance c’est la base de tout, mais elle se construit.
Sans la confiance, rien ne peut se faire. Rien ne changera.
Sans la confiance il, se passera de la souffrance.

Alors comment faire ? La première chose c’est de nous rencontrer pour nous connaître. Sans se connaître on ne peut pas parler de confiance.
Il faut d’abord écouter ceux qui vivent dans la misère, car nous, nous la connaissons de l’intérieur. On sait des choses que d’autres ne savent pas. [...]

Et bien d'autres paroles ! En voici quelques unes en vidéo :

Patrick et Alban : « L'imprévu, c'est là que Dieu est présent »

Alexandre : « La vraie conversion, c'est se laisser rejoindre par les autres »

Chantal : « J'étais enfermée dans un trou, ils m'ont écoutée »

Claudine : « C'est la Parole de Dieu qui me fait tenir »

Patrick : « Y aurait jamais eu l'Eglise sans les pauvres »

Le réseau St Laurent, porteur de l'université de la solidarité et de la diaconie

Le réseau Saint Laurent met en relation des groupes chrétiens diversifiés qui partagent en Église un chemin de fraternité et de foi, avec et à partir de personnes vivant des situations de grandes pauvretés et d’exclusion sociale. Il a à cœur que ce chemin devienne celui de toute l’Église.

Le réseau Saint Laurent a pris naissance le 10 août 2005 à l’occasion du jubilé de la Cité Saint Pierre du Secours Catholique à Lourdes où s’étaient rassemblés pour 5 jours de fête, des pèlerins venus de toute la France.
C’est alors que plusieurs groupes de chrétiens, dispersés et souvent isolés dans leur diocèse ont décidé de fortifier leurs liens et de se retrouver régulièrement.
L’initiative de ce réseau national est le fruit de la rencontre et de la communion spirituelle de plusieurs réseaux réunis à Lourdes pour donner la place aux plus pauvres dans l’Eglise : ceux du Secours Catholique, ceux qui vivent de la spiritualité du père Joseph Wresinski et ceux de la Diaconie du Var dans leur diversité et leur histoire particulière.

L'association Simon de Cyrène : "Mettre ensemble les debout et les moins debout, ça remet tout le monde dans le bon sens." Philippe Pozzo di Borgo.

Foyer Valgiros à Paris : une colocation avec des personnes de la rue et des jeunes bénévoles.

les Demeures des Sources Vives : une colocation peu commune, vivre avec des malades psychiques, à Lourdes.

Le village Saint Joseph : une vocation familiale vécue avec les plus petits pour permettre aux plus blessés de redevenir acteur de leur vie.

Et bien d'autres expériences ! En voici quelques unes en vidéo :

La prière de rue, rencontre spirituelle en paroisse avec les plus pauvres

Ce que les pauvres nous apprennent de la Parole de Dieu

La confiance, clef de toute relation

Écouter la parole des pauvres et agir ensemble, à la découverte de son clown "disciple missionnaire"

Plusieurs intervenants :

Le Père Étienne Grieu a commenté le texte de la syro phénicienne (Mc7, 24-30) et un extrait du film de Jean Delannoy, « Bernadette Soubirous » :

[...] Il y a quelque chose qui peut nous aider beaucoup dans la vie de l’Eglise, c’est le sacrement de réconciliation... Le Seigneur nous relève, nous lave. Il nous dit « eh bien, tu vois, tu es fait de la même boue que tout le monde, n’aie pas peur, tu n’as rien à craindre, moi à partir de la boue, je sais faire une humanité nouvelle, un monde nouveau ».

Demandons à Bernadette, demandons à cette femme syro-phénicienne, de nous aider, de nous éclairer. Toutes deux parlent avec franchise, elles n’ont pas peur de la vérité. Vous avez écrit : « la femme syro-phénicienne est toujours dans l’humilité, elle rentre dans la parole de Dieu ». Demandons-lui, à nous aussi, de rentrer dans la Parole de Dieu, de l’habiter ; alors nous serons dans une maison où il n’y a pas de peur.

La théologienne Gwennola Rimbaut a présenté la spécificité de la mission des pauvres et la mission commune des « riches et des pauvres » :

[...] Pour les chrétiens, Dieu créateur se révèle aussi Père de toute l’humanité. C’est Jésus-Christ qui nous l’a révélé et qui nous a appris à prier en nous adressant à Dieu avec ces mots : « Notre Père ». Reconnaître Dieu Père de toute l’humanité appelle à reconnaître l’autre comme un frère, quels que soient ses qualités ou défauts, quelles que soient ses origines sociales. Jésus, a révélé tout particulièrement que notre fraternité doit se construire à partir des plus fragiles, de ceux dont la société dénie la dignité et les capacités de coopération.  Donc, si nous nous situons comme chrétiens, comme disciples de Jésus-Christ, nous adhérons à son choix prioritaire pour les plus pauvres, choix qui a été remis en lumière par l’Église dans l’ « option préférentielle pour les pauvres...

La mission spécifique des pauvres s’exprime donc à partir d’une expérience que les riches ne vivent pas. Cette expérience va modifier leur manière de témoigner de l’homme et de Dieu, ils nous aident à mieux comprendre l’essentiel de l’être humain et du Dieu de Jésus-Christ...

Que nous apprennent-ils sur Dieu ? Les personnes en situation de pauvreté témoignent aussi sur le plan de leur foi, ils annoncent que Jésus-Christ s’est fait pauvre « comme nous ». Ils annoncent que Jésus atteste leur dignité et les sauve ainsi de leur humiliation et exclusion. Ici se place un témoignage de foi spécifique. Grâce à eux nous comprenons que Dieu est puissant dans la faiblesse. Sa puissance est liée à son dépouillement volontaire pour rejoindre l’homme dans son lieu d’humiliation. Autrement dit, l’abaissement vécu dans le désir de se faire proche et attentif relève et ressuscite l’autre. Cet abaissement se révèle par la bouche des « tout petits » puissance de résurrection. [...]

L Père Grieu et d'autres personnes sont intervenues à la Conférence des évêques, le 3 octobre, comme :

Le Père Gérard Billon, bibliste, enseignant à l'Institut Catholique de Paris, directeur du Service biblique « Évangile et Vie » et de la revue des cahiers Évangile, qui intervenait à la journée sur l'Habitat partagé.

Pierre Depardieu, doctorant en anthropologie, qui est intervenu lors de la Journée "Sous le même toit, les chrétiens dans l'habitat partagé", organisée par la Conférence des Evêques de France en partenariat avec la Fondation Jean Rodhain.