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Samedi soir à l'église Sainte Thérèse

Récit de l'entrée de Jésus à Jérusalem et bénédiction des rameaux.

En entrant dans l'église, tous les regards se sont portés sur cette grande et belle croix.
Un immense merci à ceux qui ornent nos deux églises pour bien servir la liturgie et nous aider à prier.

Lecture de la Passion de Notre Seigneur Jésus Christ selon Saint Marc.

Extraits de l'homélie :

En ce matin du vendredi où Jésus était crucifié, hors des murs de Jérusalem, nombreux étaient ceux qui assistaient en spectateurs. Certains, comme les femmes du groupe qui suivaient Jésus étaient maintenues à l'écart. D'autres, simples badauds ou étrangers étaient plus ou moins indifférents.
Et nous aujourd'hui, sommes-nous seulement spectateurs, regardant de loin ?

L'acteur principal de la Passion, c'est indéniablement Jésus. Trahi, renié, innocent condamné, torturé, crucifié, il ne manifeste à aucun moment haine ou colère. Il pardonne. Le Christ en croix, nous ne pouvons pas le regarder de loin, parce qu'il est en solidarité profonde avec nous.
Jésus souffrant sa Passion représente tous ceux qui, dans notre humanité d'hier et d'aujourd'hui, sont crucifiés d'une manière ou d'une autre par l'épreuve, la maladie, la faiblesse morale, la brutalité, la solitude et l'injustice. Tous ceux qui ont été victimes de trahison, d'abandon, de calomnie ou de jugement inique, de torture physique ou morale peuvent se reconnaitre en lui.
C'est pourquoi, en regardant la croix, nous comprenons que nous sommes aimés et jamais seuls sur nos chemins de croix. Et le combat du Christ contre le mal et le péché nous fait prendre conscience des luttes que nous avons à mener, nous aussi.

Quant aux autres acteurs du drame, il est difficile aussi de les regarder de loin, comme si nous n'avions rien de commun avec eux.
Judas nous rappelle nos trahisons de l'amitié, de l'amour, de la parole donnée.
Pierre nous renvoie à nos reniements et à nos abandons de la foi.
Les disciples endormis, puis en fuite, ne sont-ils pas le reflet de nos assoupissements et de nos manques de courage quand il s'agit de témoigner ?
Pilate n'évoque-t-il pas nos propres lâchetés devant Dieu et devant les hommes quand nos intérêts personnels passent avant la justice et la vérité ?

D'autres acteurs de la Passion ont éclairé « l'heure des ténèbres » de leur courage et de leur foi.
Simon de Cyrène incarne nos accompagnements fraternels de ceux qui souffrent et tombent. Il nous invite à cette présence bienveillante auprès de ceux qui sont exclus.
Nous rejoignons le centurion romain qui a rendu hommage au crucifié lorsque nous nous tournons vers le Christ avec foi et courage.

La Passion du Christ se poursuit encore aujourd'hui, quel rôlr y jouons-nous ? Revenons au Christ qui nous pardonne comme à Pierre et au larron.