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La chorale, de nombreux servants et servantes, un simple mais magnifique reposoir et une église archi-pleine où règne un très grand recueillement pour que chacun puisse revivre les derniers gestes et les dernières Paroles de Jésus au milieu de ses disciples... quelle belle célébration du Jeudi Saint présidée par M. l'abbé François Bisch !

 

 

Extraits : quatre vies offertes en sacrifice.

Jésus se fait serviteur à genou devant ses amis, Jésus serviteur qui offre le don de lui-même dans un unique sacrifice parfait, sacrifice de la croix annoncé par ce geste hautement symbolique ; Jésus, le serviteur qui accepte librement, par pur amour de son Père et de l'humanité, d'offrir sa vie en un sacrifice rédempteur, il est le Messie, il est le Sauveur.

Le colonel Arnaud Beltrame a donné sa vie en sacrifice, il a offert sa propre vie en échange de celle d'un autre innocent. Est-ce que ce geste était pure folie, le fruit d'un coup d'adrénaline dans un évènement qui le dépassait ? Sûrement pas. D'ailleurs ses plus proches exprimaient qu'ils n'étaient pas étonnés de cette attitude qui lui ressemblait ; il avait construit toute son existence, et donc tout son être autour d'un véritable engagement, engagé pour servir, pour servir la France, pour servir ses concitoyens jusqu'à donner sa vie. Lorsqu'on entend le Père Jean-Baptiste, chanoine de Lagrasse qui le préparait au mariage, comment ne pas comprendre que ce chemin spirituel qu'il a parcouru n'a pas eu, au combien, quelque chose à dire dans cette offrande de lui-même, pas à pas, peu à peu, laissant au temps de Dieu la possibilité d'être dans des grâces qui se faisaient jour, les unes après les autres, qu'il a pu signifier dans l'Esprit Saint et rendre le témoignage le plus beau qui soit : celui de l'offrande de sa vie pour un innocent. Par son simple geste, la haine est vaincue par l'amour...

Saint Maximilien Kolbe avait vécu quelque chose de similaire au camp d'Auschwitz. Ce frère franciscain avait offert sa vie pour ce père de famille qui avait crié lorsque le SS l'appelait parce qu'il devait mourir de la faim ou être fusillé. Il donne sa vie, est-ce le fruit du hasard ? Est-ce là encore simplement l'expression d'un héroïsme, fruit du dépassement de soi, selon simplement l'ordre humain des choses ? Non, bien sûr que non. C'est l'expression de ce que Maximilien a construit dans sa vie, de ce qu'il a vécu de l'ordre de la foi, de l'amour de Dieu, de l'amour de la Sainte Vierge, l'Immaculée Conception. Il a vécu dans cette union totale au Seigneur, identifiant au Christ qui offre sa vie en sacrifice, et d'ailleurs cela se manifeste lorsque, enfermé avec d'autre dans le bunker de la faim jusqu'à ce que mort s'en suive, ce sont des chants des psaumes qui vont monter vers Dieu, interloquant le geôliers. Ils avaient rejoint au plus profond d'eux-même la paix, la confiance en Dieu alors que tout semblait ne parler que de mort, de violence, de rejet. Saint Maximilien Kolbe a construit son être pas à pas, peu à peu, laissant à Dieu la possibilité de lui offrir les grâces nécessaires pour grandir, signifier, se sanctifier, offrir sa vie en sacrifice.

Notre Dame, la Vierge Marie, au jour de l'Annonciation, a répondu à l'archange, messager du Seigneur : « voici la servante du Seigneur ». Était-ce le fruit du hasard ? Bien sûr que non. La Sainte Vierge était pétrie de la Parole de Dieu, elle vivait une intimité profonde avec son Seigneur, elle se nourrissait de sa Parole et de sa volonté, et, avec le peuple d'Israël, elle attendait le Messie, alors, si grande fut la surprise de découvrir qu'elle était choisie par Dieu pour être la mère du Messie, sa réponse éclairée l'appelait à se donner si généreusement parce qu'elle vivait de Dieu, et elle savait que pour ce Sauveur qui viendrait, il lui faudrait donner le tout d'elle-même ; elle offre sa vie en sacrifice « Je suis la servante du Seigneur » et Jésus va lui permettre de vivre ce sacrifice totalement par une union toute particulière qu'elle va vivre avec lui au moment de la Passion (au chemin de croix). Ce cœur à cœur, si important, ardent d'amour, brûlant de charité avec sa maman, le désir profond dans l'Esprit Saint de vivre la volonté de Dieu qui n'est autre que de sauver l'humanité.

Tous ces exemples et tant d'autres dans l'histoire de l’Église et de l'humanité sont ordonnés à celui qui par excellence est le serviteur des serviteurs, Jésus, Dieu fait homme, c'est en lui la plénitude de la vérité du sens du sacrifice du don de soi. Ce n'est pas par hasard que Jésus accueille la Passion et la Croix, l'annonçant par ce geste du lavement des pieds, ce n'est pas par hasard, il est dans une communion d'intimité parfaite avec son Père [...] Ce sacrifice librement consenti de la croix est le lieu suprême de notre libération du péché, de notre délivrance de la mort... La Résurrection va donner son plein sens à ce sacrifice.

Je voudrais ce soir que chacun d'entre nous puisse entendre et comprendre qu'il n'y a pas de hasard dans les attitudes que les uns et les autres peuvent adopter, mais qu'elles sont le fruit de ce que l'on vit au plus intime de soi-même, et l'on devrait loyalement se poser la question de savoir : est-ce que nous prenons les moyens, en vérité, de nous édifier selon le Seigneur ? Est-ce que nous les prenons ces moyens pour que notre vie intérieure soit nourrie ? Est-ce que nous prenons les moyens de contempler Jésus dans son sacrifice parfait et de nous unir à lui ? En vérité, est-ce que, au lieu de ne rechercher que des satisfactions immédiates, est-ce que nous disons au Seigneur notre confiance en recherchant ce qui a valeur d'éternité ? Autrement dit est-ce que nous prenons les moyens de nous sanctifier ? [...]

Les gestes du serviteur

Extraits de la prière universelle

En cette commémoration de l'institution de l'Eucharistie,
ceux qui le désiraient ont pu communier sous les deux espèces

Le Saint Sacrement, le Corps du Christ, est ensuite porté au reposoir, où il est resté toute la nuit
afin d'être veillé, en souvenir de Jésus qui avait demandé à ses apôtres de veiller avec lui et de prier
avant de vivre sa Passion. L'autel est alors dépouillé.

Le plaisir de se retrouver après une si belle célébration

Puis, u milieu de la nuit, dans la pénombre, la prière est toujours aussi fervente