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Jubilé d'or, 50 ans de sacerdoce...
Ce dimanche 1er juillet à 10h30 en l’église Ste Bernadette, quelle belle célébration pour fêter le jubilé de notre curé Louis Pucheu !
Après 8 années passées à la Sainte Famille, c'est sous une ovation qu'il a aussi pris une retraite bien méritée, son humour ayant trouvé du répondant dans l'équipe de l'EAP qui l'a remercié, au nom de tous, pour ce qu'il a été pour la paroisse. Le père Servais a été aussi chaleureusement acclamé pour cette année passée dans la paroisse.
La très grande générosité des paroissiens a montré combien ces deux prêtres - ces deux sourires - ont compté dans leur cœur.

 

Dimanche 24 juin, en la cathédrale de Bayonne : sur les 18 prêtres ordonnés à Bayonne le 29 juin 1968, 11 ont fêté leurs 50 ans de sacerdoce par une messe d'action de grâce, avec 11 autres jubilaires plus jeunes ou plus âgés.

Et, quelques jours avant, le 17 juin, les deux amis du séminaire, Louis et Dominique, s'étaient retrouvés
à Bizanos, pour célébrer dans la joie, les 50 ans de sacerdoce de Dominique Maye-Lasserre.

Revenons maintenant à cette magnifique journée du 1er juillet
en l'église Sainte Bernadette et à la Maison Saint Michel.
Journée pleine de joie aussi même si elle a été teintée d'émotion
car elle marquait deux départs, celui de notre curé et celui de Servais.

Abbé Louis Pucheu : « Je quitte la paroisse de la Sainte Famille non sans émotion ; accueil chaleureux et bienveillance attentive sont les termes qui qualifient le mieux ces huit années passées parmi vous avec une mention particulière pour vos témoignages à l’occasion de mon hospitalisation. La Paroisse ayant à sa charge l’entretien de ses biens, dès mon arrivée, devant le constat d’impérieux et coûteux travaux, j’ai fait appel à votre générosité que vous avez amplement démontrée durant ces huit années.

Je quitte donc la paroisse confiant dans son avenir sous la houlette d’un nouveau pasteur. Restez unis dans un esprit de partage et de bienveillance réciproque ».


 

La célébration, un temps d'action de grâce pour ces 50 ans de sacerdoce
et l'occasion de retrouvailles avec les amis, ceux des débuts, ceux de maintenant...

et la famille.

Encore une répétition avant le début et pourtant il y a longtemps que chacun s'y préparait.

Entrons maintenant dans la célébration

 

Un thème difficile : la mort...

Une prière universelle avec un passage original sur le jubilé...
C'est l'occasion de remercier toutes les équipes qui préparent les liturgies, mais aussi ce prières.

« Fêtez le Seigneur, vous ses fidèles.
J comme joie
U comme union
B comme bienveillance
I comme itinéraire
L comme louange
E comme énergie
Six lettres pour écrire JUBILE, nous te prions pour les personnes de notre communauté paroissiale, plus particulièrement, pour l’abbé Louis Pucheu dont nous fêtons aujourd’hui le jubilé, 50 ans de sacerdoce, de service accompli dans une activité paisible, et, que notre amitié paroissiale l’accompagne le plus longtemps possible dans son nouvel environnement.
Dieu de vie et d’amour, accueille nos prières. »


Textes à écouter ou à lire avec quelques petits exemples illustrés

« Mes 50 ans de sacerdoce »

« D’abord c’est mon histoire personnelle qui est née dans le beau village du Béarn : Pontacq …


La tour, les remparts et l'église

Je sui né en 1943 au cœur de la guerre … Deux rencontres ont marqué son existence d’enfant :
la première, celle de mon instituteur de CM1 qui va me donner le gout d’abord de la lecture, de l’étude et de l’enseignement.
La deuxième, c’est un vicaire qui, à travers les patronages qui s’appellent et sont toujours les « Papillons de Pontacq », m’ouvrira sur plusieurs choses : la musique (je joue de la clarinette dans l’Harmonie mais jamais l’orchestre des familles n’a pu m’en faire jouer … il y aurait des couacs car j’ai perdu la main), le rugby où je louais 3/4 L, et puis l’aventure des camps.


Le stade pour les "Papillons de Pontacq"

Dès l’âge de 8 ans, amené par ce vicaire, on partait à l’aventure, pas très loin, à Saint Vincent, 3 km. Huit ans, on avait une musette comme sac, une couverture comme sac de couchage et on dormait sur la paille, mais, dans l’imaginaire d’un enfant c’est important, nous partions à l’aventure. Il m’a donné aussi le goût de la montagne. Ce sont pour moi des moments fondateurs qui vont m’orienter pour la suite. J’ai été enfant de chœur comme vous mais après j’ai fait mes études après avoir passé l’examen d’entrée en 6e, 5 fautes : 0 !... (Rires).

Trois ans après mon bac je pars pour l’Algérie, en 1964, à titre civil, car j’avais été réformé après ma PME et PMS en raison d’une pleurésie. J’y pars malgré l’avis de mon médecin, mais il faut tenter l’aventure… J’ai été nommé dans le département des Oasis. Là, j’ai connu un monde que j’ignorais, le monde musulman, le désert, la chaleur aussi, mais la chaleur des relations avec les élèves car j’étais dans un Lycée à Bou Saâda, et pourtant, la plupart des parents de mes élèves avaient été torturés. Ils n’en tenaient pas rigueur. Et donc j’ai passé une année excellente, je faisais passer des diplômes français.

A mon retour en France, j’ai pris la décision de rentrer au Grand Séminaire de Bayonne et là, après un séminaire un peu chahuté (mouvements basques en 1967) ça a été terrible puis il y a eu mai 1968, deuxième choc, mais nous avons résisté, et c’est ainsi que j’ai été ordonné prêtre le 29 juin, c’était un samedi avec une chaleur remarquable, et le lendemain je célébrais ma première messe à Pontacq, dans mon village, une chaleur aussi remarquable.


Le grand séminaire de Bayonne et mai 68 à Bayonne

« Mes joies »

Mais quelles ont été mes joies ? Cinquante ans !

D’abord joie auprès des jeunes. Me voilà nommé en août 1968 à l’Établissement de l’Immaculée Beau Frêne au service des jeunes et des adultes dans l’enseignement. Je suis passé du collège au Lycée Professionnel, puis du Lycée Professionnel au Lycée Général et Technologique expérimentant des nouveaux parcours de catéchèse, en 1968 c’était très original. J’avais demandé un ... particulier à l’abbé Favreau qui sera plus tard évêque. Donc mes joies ont été nombreuses, d’abord par mes activités au sein de l’établissement, il fallait sans cesse inventer (ceux qui sont profs le savent) et souvent faire au plan chrétien de la première annonce.
Et puis, tout en gardant l’aumônerie de l’Immaculée Conception en 1988, j’ai été chargé de la coordination des Lycées publics et catholiques de Pau. C’était une première et c’est toujours d’actualité. Toujours en 1988, j’ai été chargé de la pastorale de l’enseignement catholique sur le diocèse de Bayonne et pendant 3 ans en plus sur les Landes. J’avais demandé qu’on ne me décharge pas de l’Immaculée pour garder un contact direct car, quand on est dans les hautes sphères, on perd le contact. Souvent je n’ai pas trop eu le temps de respirer mais, que de riches heures : formation des professeurs suppléants, formation des professeurs au plan religieux par rapport à la culture religieuse qui était dans les programmes en 6e et en 2de, thèmes pastoraux pour le primaire.
Pendant 20 ans j’ai fait du MEJ, beaucoup de bonheur, et pendant 20 ans j’ai fait du scoutisme : aumônier d’une troupe et aumônier départemental … que d’aventures !


Pour Benoît Nouvel (en bas à droite), ce sont aussi les débuts dans le MEJ, il y restera très attaché

Toujours avec les jeunes, les camps, je les ai commencés en 1964 avec mon premier diplôme, le BAFA, c’était récent, et j’ai fait des camps jusqu’en 2015, 51 ans ! J’ai amené des milliers de jeunes et des adultes avec tentes et sacs à dos.


Début avril 1964 : stage du BAFA avant de commencer les camps
Les Gais Montagnards ont été fondés par les abbés Lartiguet, Larrouy et Pucheu
(Sur la photo : abbé Lartiguet avec un blouson brillant, abbés Pucheu et De Gironville en bas à droite)


Mais avant de commencer un camp, il fallait commencer par faire les foins !


Les conditions des débuts été vivifiantes : toilette dans le torrent, neige et lacs gelés en été.


Mais directeurs et animateurs ont toujours mis de l'ambiance.

Et certains qui ont osé, je les ai amenés sous terre dans des aventures spéléologiques, des milliers aussi.


Tous âges confondus pour découvrir l'importance de la "Lumière"

Beaucoup de joies de faire partager ma passion de la montagne et de la spéléo à des jeunes et à des adultes … Joies de faire partager les merveilles de la région : je suis chauvin, mais c’est peut être ça un prêtre diocésain, quelqu’un qui est attaché à son territoire, à son terroir. Joies aussi de faire partager le goût de l’effort, le sens de l’effort, le goût de l’histoire.


Effort dans les marches, effort pour dépasser ses peurs, effort dans les services...
(Salto de Roldan, Toubkal à 4200 m et Bardénas)

 

Joies aussi d’avoir pu donner des cours de français par correspondance à des détenus et à des personnes handicapées par un organisme. J’ai pu leur faire passer des concours, je l’ai fait pendant plusieurs années.

Bref, pendant 30 ans, j’ai eu une espèce d’unité de vie : je retrouvais l’instituteur et le vicaire de mes jeunes années.

Et après, changement de décor, je pars en paroisse, nouvelles aventures, un autre monde que j’ignorais et là aussi il a fallu inventer. On m’a dit : « Il faut que tu dynamise la paroisse et que tu gères la paroisse en bon père de famille ». J’ai pas été déçu ! Dès que je suis arrivé à Saint Joseph il a fallu faire des travaux. J’ai été très aidé par des laïcs qui étaient là pour m’aider, m’épauler car on n’est pas forcément financier et entrepreneur d’office. J’ai appris. J’aurais pu changer de métier.

  

Donc joie de faire vivre une communauté, de dynamiser. La joie fraternelle aussi entre prêtres même si on s’égueulait de temps en temps, enfin tout un programme.


Weekend des pères de famille, parcours en vue de la première communion, les marches de Carême...


Les weekends avec les servant(e)s, les 3 pics des CM2, les conférences de l'Avent et du Carême,


la montagne autrement, le feu
au Benou pour la fin du caté... etc...

Joie de toutes ces relations que j’ai eues et qui soit dans l’enseignement, soit avec la paroisse, ont comblé ma vie. Et j’arrive à ces 50 ans passant du Christ Sauveur à la Sainte Famille où j’ai été aussi très entouré, et je ne saurais jamais assez vous remercier.


L'EAP et tous les autres, dont les très nombreux bénévoles

Donc je quitte la paroisse avec un peu d’émotion car on dit que « partir c’est mourir un peu », mais mourir, c’est la joie pascale. L’accueil chaleureux que j’ai reçu ici aussi, la bienveillance qui m’ont aidé à accompagner ces 8 années, et puis je l’ai senti encore plus lorsque j’ai eu cet accident vasculaire qui m’a amené à l’hôpital, un petit AVC. J’ai vu tous vos messages de sympathie, ils m’ont aidé.

 

Et puis, après Saint Joseph et Saint Charles j’ai cru que c’était fini pour les travaux grâce à la générosité des gens, mais ici il a fallu tout recommencer. Pendant 8 ans on a fait des travaux qu’on vient d’achever. Je remercie beaucoup les paroissiens qui m’ont aidé non seulement par leurs encouragements mais aussi financièrement. Deux mois après mon arrivée la Commission de Sécurité voulait fermer Sainte Thérèse. Comme Martin Luther King j’ai fait un rêve : Si 200 paroissiens pouvaient donner chaque année 100 € déductibles des impôts, je pourrais rembourser les 100 000 € empruntés. J’ai été comblé au-delà de mes espérances. Je quitte donc la paroisse confiant, en état de marche, et je vous souhaite une bonne continuation avec mon successeur.

 

Pour terminer voici un texte écrit par le pape François il y a un an : « Le vrai pasteur sait prendre congé de son Eglise parce qu’il sait qu’il n’est pas au centre de l’Histoire. Il est un homme libre qui a servi sans faire de compromis et sans s’approprier son troupeau ». Je crois que c’est ça, ne pas prendre congé à moitié, être sans compromis, j’ai essayé de l’être, je ne me suis pas approprié les gens et je ne suis pas le centre de l’Histoire, il y en a eu d’autres avant moi, il y en aura d’autres après moi (applaudissements).

On me dit : où est-ce que tu vas ? Je suis comme les saumons je reviens où je suis né.

J’ai oublié de parler de mes collaborateurs qui ont été pour moi très précieux, c’est une réalité profonde »

 Les remerciements

en présence de l'EAP et des Conseils Pastoral et pour les affaires économiques

La paroisse de la Sainte Famille est heureuse de rendre grâce au Seigneur et de fêter tes 50 ans de sacerdoce, bien cher père Louis. Merci de nous avoir rappelé avec tant de joie et tant d’humour ton parcours, tes racines, tes activités au contact des jeunes, ce qui a fait l’unité de ta vie. Dans le domaine de l’éducation et de la vie paroissiale nous reconnaissons bien dans ce parcours ta régularité de métronome, ta faculté hors du commun d’être toujours à l’heure.

Ces engagements, ces responsabilités sont un signe pour nous qui partageons le même baptême dans le Seigneur, nous qui partageons le même baptême dans le Seigneur. Le pape François nous rappelle dans sa récente exhortation apostolique : « Laisse la grâce de ton baptême porter du fruit dans un cheminement de sainteté. Permets que tout soit ouvert à Dieu, et pour cela, choisis-le, choisis Dieu sans relâche, ne te décourage pas car tu as la force de l'Esprit Saint pour que tout soit possible. »

Cher père Louis, tu as choisi Dieu, tu l’as choisi sans relâche, dans ton parcours en Algérie en coopération, après la fin de la guerre ; dans les innombrables camps organisés avec tes amis prêtres, en créant en 1967 l'Association des Gais Montagnards, pour proposer aux jeunes des aventures qui nous font rêver encore aujourd'hui, ici dans les Pyrénées ou en Israël où vous rencontrez longuement Yasser Arafat, en Pologne avec Lech Walesa, au Maroc et encore dans bien d'autres lieux et sur bien d'autres chemins...

 

Tu mets ton tempérament intrépide et sportif au service des autres pour témoigner de ta foi dans l’action, la spéléologie, les montagnes, sont d'authentiques moments d'exercice de ton sacerdoce.

Vous quittez dans les prochains jours notre paroisse pour votre maison familiale de Pontacq. Que d’aventures ! Que d'ouvertures pendant ce huit ans ! Prêtre coopérateur de tous les horizons : messe africaine, messe anglophone, catéchumènes frappant à ta porte, incessantes attentions portées aux jeunes et aux familles, chemins de Saint-Jacques, spéléo... même avec les séminaristes, sorties en montagne, sorties au camp de Gürs, messe des familles avec l'orchestre des jeunes, spectacle du MEJ, messe inter-scouts, animation des célébrations confiées aux étudiants et jeunes professionnels, accueil chaleureux de l'Aumônerie des Prisons, accueil des mouvements si nombreux dans notre paroisse.

Comme vous l'avez dit, vous avez mis au carré, avec le conseil économique et la générosité des paroissiens... la commission de sécurité ne s'y est pas trompée.

Dans son exhortation, le pape François nous invite : « Dans l’Église, tu trouveras tout ce dont tu as besoin pour progresser vers la sainteté. Le Seigneur a rempli de dons par sa Parole, par les sacrements, la vie des communautés, et par une beauté multiforme qui provient de l'amour du Seigneur ».
Cher père Louis, tu es pour nous cette représentation bien vivante de notre Église. Nous sommes heureux de rendre grâce avec toi au Seigneur pour tes 50 années de sacerdoce et les 8 années que tu viens de passer dans notre communauté paroissiale. Nous te remercions pour ton OUI à Dieu, ta présence solide, chaleureuse, active et attentive. Que la grâce de Dieu soit toujours avec toi, qu'il te bénisse abondamment. Nous te souhaitons une très joyeuse retraite, merci à toi.

Père Servais, les paroissiens de la Sainte Famille vont regretter votre départ, même si votre séjour dans notre paroisse a été bref, il a été intense et fort apprécié. Pour pérenniser cet attachement, ils ont tenu à vous faire un cadeau... : suite à écouter car...

c'est avec beaucoup d'humour que les pères Servais et Louis ont appris combien
la paroisse les avait gâtés pour ce qu'ils avaient été pour la paroisse.


Un missel du dimanche et un missel de semaine


de quoi s'installer à Soumoulou... et pour une future valise de messe

Quant au père Louis... entre ordinateur ou tablette et voyage en Israël et Jordanie, que de catalogues !!!

sans oublier une belle image créée par les Sœurs



  

  

Pique-nique paroissial à l'ombre des arbres de la Maison Saint Michel

 

Les deux complices et amis de nouveau réunis

Une agréable surprise : l'arrivée de Stervin

Un cadre bien agréable avec un petit peu de fraîcheur et l'herbe bien rase grâce au frère Émile.

 

   

A chacun son chapeau !

  

Un chaleureux air d'Afrique...

 

 

Changement de propriétaire pour un "antique" deux roues !

 

 

Et comme pour l'installation du buffet, des tables et des chaises, il y a toujours des volontaires
pour nettoyer, ranger et même faire jouer les enfants.
Bref, une belle fête et une bien belle paroisse même si...
« elle est devenue sourde d'avoir perdu "Louis" » !