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Revenons maintenant, à Sainte Thérèse, sur un autre très grand et très beau temps fort :

la veillée et la messe de la nuit de Noël

Une très belle veillée à deux voix et avec la chorale, l'orgue et la flûte de Pierre,
et tout l'art de la sœur ursuline qui l'a conçue et animée en grande partie.

Revivons quelques moments de cette veillée et de la messe qui a suivi :
de belles méditations pour ce temps de NOËL !

Voix 1 : Les ténèbres rôdent autour de moi. La nuit obscure m'empêche de trouver le chemin du bonheur. Je marche mais le brouillard, parfois très dense, me cache l'itinéraire désiré. Je me fourvoie dans des sentiers de traverse qui m'éloignent du but et m'apportent plus de tristesse que de joie.
Y aurait-il pour moi un passeur de bonheur ?
Y aurait-il pour mes frères d'infortune une petite espérance pour nos cœurs et nos vies endolories ?
Y aurait-il pour les familles, pour les Nations, un passage pour le Vivre-ensemble ? Ce Vivre-ensemble dont nous rêvons tous secrètement...
Y aurait-il quelque part un Sauveur qui fasse enfin advenir la justice et l'amour ?

Voix 2 (M. l'abbé François Bisch ): Déjà au temps du prophète Isaïe, Dieu nous l'avait annoncé « Moi, le Seigneur, je suis ton Sauveur. Ton Rédempteur, c'est le fort de Jacob. Mon salut viendra comme la lumière. Mon salut sera éternel et ma justice n'aura pas de fin. Au temps favorable, je t'exhausserai. Si tu me suis, tu ne trébucheras pas, car le Seigneur sera ta lumière éternelle et ton Dieu sera ta beauté. »

Voix 1 : Alors, Jésus, ne serais-tu pas celui-là qui affermisse nos pas et illumine nos regard ?
Ne serais-tu pas, aujourd'hui plus que jamais, la Porte du Royaume de l'Amour ? Le chemin, la vérité, la vie en plénitude ?

La ténèbre n'est point ténèbre devant toi,
La nuit comme le jour est lumière.

(la suite est à écouter avec les vidéos)

« Le Verbe s'est fait chair ! »

« Au commencement était le Verbe »

« Le Verbe était la vraie Lumière »

Mon âme se repose en paix sur Dieu seul ; de lui vient mon salut.
Oui, sur Dieu seul, mon âme se repose, se repose en paix.

« Le Verbe s'est fait chair et il a habité parmi nous »

Noël des enfants du monde

Enfants de Palestine ou enfants d'Israël, d'Amérique ou de Chine,
En ce jour de Noël que ton regard se pose sur la terre ou le ciel,
Ne retiens qu'une chose : il faut croire à Noël !

1. Matin couleur de cendre ou matin d'arc-en-ciel, qu'importe, il faut attendre
En ce soir de Noël, que les fusils se taisent et répondent à l'appel
De cette parenthèse qui s'appelle Noël.

2. Un jour viendra peut-être un jour au goût de miel où l'on verra paraître
Un oiseau dans le ciel aux plumes de lumière, un oiseau éternel
Colombe pour la terre un oiseau de Noël.

(de Jean Naty-Boyer & Jacques Lafont)

« Nous avons vu sa gloire »

Où sont amour et charité, Dieu lui-même est présent,
car l'amour est de Dieu, car Dieu est Amour.

1. Ce n´est pas nous qui avons aimé Dieu, mais c´est lui qui nous a aimés le premier
Et qui a envoyé son Fils en victime offerte pour nos péchés.

3. En ceci s´est manifesté l'amour de Dieu pour nous :
Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde,
Afin que nous vivions par lui, il nous a donné son Esprit.

« Viens, Seigneur, nous t'attendons »

Ensemble, dans le silence, contemplons le Mystère qui nous mène à a lumière de NOËL, et allumons dans nos cœurs un feu de joie et d'action de grâce.

La voici la nuit de Dieu

1 - Toute nuit revit dans le silence le secret qui fit le premier jour.
Cette nuit nous chante la naissance où Dieu met au monde son amour.

La voici, la nuit de Dieu, d'où le jour va naître comme un feu.

2 - Tout nuit pressent que la lumière jaillira de l'aube qu'elle attend
Cette nuit apprend que sa lumière donnera le jour à tout vivant.

3 - Toute nuit apporte à nos misères les bienfaits du calme reposant
Cette nuit tout nous vient d'une mère qui nous fait le don de son enfant.

(de C. Duchesneau & H-J. Gauntlett)

Il est né le Divin Enfant

« Dieu notre Père, en cette nuit, tu nous as donné ton Fils bien-aimé, Jésus, cadeau pour notre terre. Que Noël nous fasse renaître en ouvriers de paix et en porteurs de la Bonne Nouvelle de l'Emmanuel. »

Un très joyeux Gloria, soutenu par les cochettes des servants,
ouvre la liturgie de la Parole : (Is 9, 1-6) - Psaume - 95 (Tite 2, 11-14)
Évangile de Jésus Christ selon Saint Luc (2, 1-14)

Extraits de l'homélie : « ... Nous recevons, en cette nuit très sainte, comme un trésor inestimable car cette Bonne Nouvelle, elle parle d'un enfant Dieu. L'inimaginable, l'impensable, l'incroyable se produit, alors que l'on avait si souvent des images de Dieu qui faisaient des dieux des lointains de la terre et des hommes. Voici que le Dieu d'Israël réalise une promesse faite par l'entremise et l'intermédiaire des prophètes, non pas en envoyant un grand prophète, mais en venant lui-même, lui, le Messie, le Christ. Jésus va profondément bouleverser l'attente de l'humanité : personne n'avait pensé que Dieu se ferait homme parmi les hommes en une chose semblable aux hommes, à l'exception du péché [...]

Pur rentrer dans la plénitude de cette Bonne Nouvelle, mettons-nous à l'école de la crèche. La crèche, c'est le lien par excellence de la paix dans la foi, le lien par excellence de l'humilité et de la pauvreté, et bien évidemment, avec ce corollaire de la simplicité, Saint Joseph, Sainte Marie ont dû vivre pleinement cette grâce de l'humilité et de la pauvreté évangéliques pour accueillir, dans la confiance de la foi, le message de l'archange leur annonçant qu'ils étaient choisis, l'un pour être la Mère du Seigneur, l'autre pour être le Père nourricier du Seigneur. Et bien sûr, cette humilité va permettre une foi vivante qui ne cessera de grandir et qui, au travers des aléas de l'existence, permettra à l'un et l'autre de redire sans cesse le OUI qu'ils ont prononcé un jour à la volonté de Dieu [...]

En cette nuit très sainte de Noël, laissons Jésus nous redire qu'il est le chemin, la vérité et la vie, lissons-le nous le redire pour que nous puissions mettre pleinement et totalement notre confiance en lui, pour qu'il nous conduise vers le Royaume de son Père... car trop souvent, aujourd'hui, l'orgueil a pris le dessus en tant et tant de domaines que l'on peut passer facilement à côté de la Bonne Nouvelle ; car il faut être vraiment ces pauvres de cour dans l'humilité de la foi pour pour accueillir Jésus comme le Sauveur [...]

Oui, cette nuit très sainte est une nuit magnifique où déjà les bergers se sont mis en route et les mages de très loin parce que, même s'ils ont été surpris, même s'ils ne s'attendaient aucunement à ce genre de nouvelle, les anges chantant la gloire de Dieu les appelant à venir adorer le Messie, ou l'étoile qui brillait dans le ciel, les ont fait renoncer à leur mode de vie, pour entrer dans une logique nouvelle, celle de la foi, de l'espérance et de la charité. Oui, bien chers frères et sœurs, comme nous avons un devoir impérieux, nous chrétiens, aujourd'hui, d'être des apôtres d'un tel Sauveur, d'être des apôtres d'un tel Seigneur, d'être des apôtres de cet enfant Dieu qui appelle tout un chacun à venir le reconnaître et l'adorer à la crèche de Bethléem.

Enfin, comment ne pas redire que cette fête de Noël est la fête par excellence de l'espérance. Comme aujourd'hui, nous ne devons pas nous laisser enfermer par tout ce qui voudrait, aujourd'hui encore, nous entraîner vers un pessimisme ou une morosité mortifère. Et comme nous avons à redire, avec l'enfant Dieu que le combat spirituel est toujours gagné, parce qu'il est le Ressuscité de Pâques : « De la crèche au crucifiement, Dieu nous livre un profond Mystère », nous l'avons chanté et c'est bien là, la réalité du Messie. Jésus est le maître de la vie, il est la vie, nous sommes faits pour vivre, nous sommes des vivants à jamais, car c'est l'enfant Dieu qui nous sauve.
Est-ce que cela constitue pour nous vraiment la Bonne Nouvelle du sens de nos vies ?
Est-ce que nous laissons au Seigneur la place qui lui revient ?
Est-ce que nous disons au Seigneur combien nous voulons être ses disciples ? Et combien, par l'amour que nous nous porterons les uns, les autres, nous serons les signes de son grand Amour.

Oui, que cette fête de Noël nous renouvelle dans la foi et nous redise cette tendresse de Dieu qui, en nos familles, en nos maisons, ne cesse jamais d'être présent, et si, parfois il nous semble qu'il en est absent, redisons-nous toujours que c'est nous qui l'en avons rendu absent, lui s'y trouve toujours. Alors, laissons le vivre en nous, par nous, laissons le rayonner, proclamer par ce que nous sommes, l’Évangile de Vérité, de Liberté et de Sainteté. Amen. »

Dans la joie de Noël, prions Dieu qui se donne : l'Emmanuel.

Un grand merci à chacun et, avec le père Amédée, une nouvelle invitation :
Adoration et messe d'action de gr^ce le lundi 31 décembre, pour bien commencer l'année.

Et un grand bravo et merci pour les magnifiques crèches de chacune des églises.

De biens belles célébrations !