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Bâtir la PAIX...

tel était le programme des CM2 pour ce premier trimestre qui mène à Noël, programme qui comporte trois « Pics à franchir » : celui de la Paix, celui de la Solidarité et celui de la Foi.

Ils ont donc réfléchi à la Paix, dans leur vie de chaque jour, avec quelques parents un samedi matin, et le samedi suivant, 21 novembre, malgré le froid et la pluie, ils sont allés visiter le Camp de Gürs pour mieux comprendre l'importance de tout faire pour bâtir la PAIX.

(Page en préparation)

 

Un constat : dans la vie de tous les jours, à la maison, à l'école, dans les loisirs, le quartier...
bâtir la paix, ce n'est pas facile... car il y ales disputes, les jalousies...

Camp de Gürs

Le temps était de circonstance pour bien comprendre ce que le film, les photos et les dessins faits par des internés montraient, et en particulier la boue, le manque d'hygiène et le froid qui fit tant de morts dans les années 1942, 1943.

Qu'était ce camp ? Tout au long du parcours des questions d'enfants aident à comprendre la réalité de la vie dans le camp.

Le camp a connu plusieurs périodes :

Première période : le camp est bâti rapidement pour accueillir les réfugiés espagnols de la guerre civile.

« J’ai l’honneur de vous faire connaître que l’aménagement matériel du camp de concentration installé à Gurs (arrondissement d’Oloron)est en voie d’achèvementet que l’installation des miliciens venant des Pyrénées-Orientales se poursuit à une cadence accélérée. Déjà, depuis une huitaine de jours, 5.000 Basques sont hébergés dans ce camp. Actuellement arrivent, chaque jour, près de 2.000 aviateurs et prochainement plusieurs milliers des membres des brigades internationales sont attendus.Le total des miliciens internés dans ce camp atteindra prochainement le chiffre fixé par les autorités militaires : 20.000. »
Rapport du préfet des Basses-Pyrénées adressé au Ministre de l’Intérieur, Albert Sarraut, le 20 avril 1939.

Le camp de Gurs, qualifié de « centre d’accueil des réfugiés espagnols », a été édifié en une quarantaine de jours, de la mi-mars à la mi-avril 1939. C’est une véritable prouesse à mettre au crédit des Ponts et chaussées du département des Basses-Pyrénées. Il est grand comme 50 terrains de foot.


« En six semaines, la troisième agglomération du département, après Pau et Bayonne, mais avant Biarritz et Saint-Jean-de-Luz, est sortie de terre. Le fait est d’autant plus notable que les conditions atmosphériques sont franchement mauvaises pendant toute la durée des travaux. Le schéma directeur de la construction s’inspire largement de l’exemple du camp de Barcarès, aménagé un mois auparavant. Son principe repose sur la répartition des internés en îlots autonomes, chaque îlot pouvant accueillir 1500 réfugiés environ, et sur l’installation, à l’intérieur des îlots, de baraques de bois. Les baraques sont conçues comme de simples abris, leur utilisation ne pouvant être que brève. Car le camp n’est pas fait pour durer. Il répond à un besoin urgent mais momentané, l’hébergement des combattants de l’armée républicaine espagnole, pendant quelques mois d’été et, peut-être, d’automne », précise l’historien Claude Laharie.


Mais... « Pensant trouver la liberté, nous avons trouvé l'enfer ! » L'enfer avec le froid, la boue, les rats...

La période juive : 1940-1943

Les conditions deviennent très dures. Les familles sont séparées, les hommes et les garçons de plus de 12 ans d'un côté, les femmes et et les enfants plus jeunes de l'autre. La nourriture et l'hygiène laissent beaucoup à désirer.

Les toilettes

L'intimité, elle est effacée par la promiscuité : 60 par baraque. Le froid, la boue et les rats sont toujours là... le site est un ancien marécage, alors les planches des toilettes sont parfois prises pour faire du feu afin de se réchauffer un peu. Quant aux baraques, murs et toit sont très fins et ne protègent pas du froid.
Celle-ci, sur le modèle de 1939, a été construite par 15 élèves du lycée de Gelos, terminale "bois et matériaux associés".

Enfants et parents ont vite réalisé la promiscuité dans les cabanes.

Au milieu des souffrances, une certaine entraide existait entre les internés.



et certaines associations se sont dévouées pour apporter un peu d'humanité, comme la Cimade et les infirmières suisses, dont « l'ange de Gürs » (à gauche, sa cabane)



Puis vint la période des déportations vers les camps d'extermination

D'autres personnes furent internées au camp.

1943-1945 : les derniers temps du camp de Gürs.

Et le camp de Gürs, aujourd'hui ?

C'est une immense forêt qui a été plantée pour faire oublier cette page sombre de notre histoire de France entre 1939 et 1945. Au milieu de cette forêt la rue principale du camp a été dégagée (elle n'était pas goudronnée !).

Mais quelques Français, Espagnol et Allemands ont tenu à rendre hommage à tous ces hommes, femmes et enfants qui y ont souffert et même y sont morts. Ils y ont créé un centre d'information très riche en documents de l'époque.

A l'entrée du cimetière, la longue liste de ceux qui sont morts au camp, dont des bébés. Nous profitons de ce lieu abrité pour prier avec la prière de Saint François d'Assise.

"Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix,
Là où est la haine, que je mette l'amour.
Là où est l'offense, que je mette le pardon.
Là où est la discorde, que je mette l'union.
Là où est l'erreur, que je mette la vérité.
Là où est le doute, que je mette la foi.
Là où est le désespoir, que je mette l'
espérance.

Là où sont les ténèbres, que je mette la lumière.
Là où est la tristesse, que je mette la joie.

O Seigneur, que je ne cherche pas tant à
être consolé qu'à consoler,
à être compris qu'à comprendre,
à être aimé qu'à aimer.

Car c'est en se donnant qu'on reçoit,
c'est en s'oubliant qu'on se retrouve,
c'est en pardonnant qu'on est pardonné,
c'est en mourant qu'on ressuscite à l'éternelle vie."

 

Le retour de ce parcours, un peu abrégé à cause du temps, se fait par des rails symboliques : il n'y en avait pas. Ceux qui étaient déportés prenaient le train à Oloron où ils étaient amenés. Les rails sont donc là pour rappeler ce drame de la déportation en vue de l'extermination des juifs.



Le camp de Gürs, c'est aussi une question pour aujourd'hui...

« Camp de Gürs, n'oublions pas ! »
La Liberté, la Dignité humaine et la Paix sont si précieuses !