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PAROISSE SAINTE FAMILLE de PAU

 

 La liberté

Lundi 11 janvier, Lumières dans la Bible reprend avec une nouvelle proposition : 3 semaines d'une mini-retraite sur le thème de la Liberté dans la Bible. Catherine Masson, laïque dominicaine, méditera des textes choisis dans l'Ancien et le Nouveau Testament pour nous guider dans notre vie spirituelle et nous permettre de trouver Dieu dans notre vie quotidienne. Vous recevrez les méditations selon le rythme de votre choix.

Catherine Masson, de Lille, est laïque dominicaine, mariée et mère de famille, historienne, actuellement engagée dans l’équipe d’accompagnement des familles en...

Elle nous présente le thème de la Liberté.

Lorsque l'on m'a demandé de parler de la liberté dans la Bible, j'ai été surprise de découvrir que le mot n'y était presque pas dans la Bible (22 occurences). C'est étonnant quand on sait que la Bible est une histoire de libération et un chemin de liberté.
Alors pourquoi le mot y est-il si peu ? Je suis partie de ce manque et j'ai pris un chemin qui m'a aidé à passer de l'idée de liberté comme un droit acquis ou à acquérir à une dynamique de libération qu'a vécu le peuple de Dieu qui traverse toute son histoire et la nôtre aujourd'hui.

♦ Lundi 25 janvier

Esclave du Christ

Texte biblique : Lettre aux Corinthiens (7, 20-24)

Chacun doit rester dans la situation où il a été appelé. Toi qui étais esclave quand tu as été appelé, ne t’en inquiète pas ; même si tu as la possibilité de devenir libre, tire plutôt profit de ta situation. En effet, l’esclave qui a été appelé par le Seigneur est un affranchi du Seigneur ; de même, l’homme libre qui a été appelé est un esclave du Christ. Vous avez été achetés à grand prix, ne devenez pas esclaves des hommes. Frères, chacun doit rester devant Dieu dans la situation où il a été appelé.

Écouter Parole de Dieu + méditation

Méditation :

On pourrait entendre ces paroles de Paul aux membres de l’Église de Corinthe comme des paroles fatalistes, d’un conservatisme social inadmissible. Et de même, si nous les entendons aujourd’hui dans nos vies, en contradiction avec notre besoin de liberté, qui est souvent désir d’un ailleurs. Dans les méditations précédentes, nous avons dit combien nous étions appelés à nous libérer de tous nos esclavages, à libérer aussi les autres des chaînes qui les entravent. Et pourtant, Paul écrit que chacun – célibataire, homme et femme mariés, esclave – doit rester « dans la situation où il a été appelé ». Mais ne nous trompons pas, le message de Paul n’est pas un message social ou politique et il ne s’agit pas de toute façon pour lui que nous restions enchaînés. Dieu nous veut libres. Le mot important est « appelé ». Pour Paul, peu importe la situation sociale, les obligations familiales, professionnelles et autres qu’elle crée et auxquelles chacun doit répondre, ce qui importe c’est d’y entendre l’appel de Dieu : un appel à vivre ce que j’ai à vivre, là où je suis, dans la liberté, « ici et maintenant » et non dans un ailleurs ou un plus tard.

N’est-ce pas le chemin qu’ont choisi ceux qui, comme les dix-neuf martyrs d’Algérie ou Franz Jägerstätter, sont restés libres face à la mort : « Je suis convaincu que je dois dire la vérité même si je dois le payer du prix de ma vie »*. Notre seul maître, c’est le Christ. Il n’est plus de chaînes, pour qui est à son service, esclave, c’est-à-dire serviteur, pour lui et avec lui. Là est la liberté des serviteurs. Alors Jésus « les fera prendre place à table et passera pour les servir »**.

*Autrichien, exécuté en 1943 pour avoir refusé de se battre dans les rangs des troupes nazies, béatifié en 2007.
**Évangile de saint Luc 12, 37.

♦ Vendredi 22 janvier

La vérité nous rendra libre

Texte biblique : Jean (8, 31-36)

Jésus disait à ceux des Juifs qui croyaient en lui : « Si vous demeurez fidèles à ma parole, vous êtes vraiment mes disciples ; alors vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres. » Ils lui répliquèrent : « Nous sommes la descendance d’Abraham, et nous n’avons jamais été les esclaves de personne. Comment peux-tu dire : “Vous deviendrez libres” ? » Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : qui commet le péché est esclave du péché. L’esclave ne demeure pas pour toujours dans la maison ; le fils, lui, y demeure pour toujours. Si donc le Fils vous rend libres, réellement vous serez libres.

Écouter Parole de Dieu + méditation

Méditation :

Jésus s’adresse ici à des Juifs qui croient en lui. Il vient de leur dire quelques paroles fortes sur lui-même et sur son lien avec le Père. Et « beaucoup crurent en lui »*, écrit saint Jean, même s’ils n’ont pas très bien compris de qui il parlait. Mais bientôt, le dialogue prend une autre tournure. Jésus a des paroles sévères sur le péché et l’esclavage qu’il génère, sur la prétention des Juifs à être libres parce qu’enfants d’Abraham. Les auditeurs se montrent alors de plus en plus hostiles. Quel est donc celui-là qui se prétend au-dessus d’Abraham ? Qui est-il celui-là qui se prétend à la fois la vérité et la liberté ?
Là où le bât blesse pour les Juifs, dont nous n’avons ici à mettre en cause ni la bonne foi, ni la bonne volonté, ni la justice, ce ne sont pas les paroles et les gestes de ce prophète qu’ils admirent et ne demandent qu’à suivre, c’est que Jésus franchit un pas que nul autre n’a franchi : il se place au-dessus d’Abraham et de tous les autres prophètes… au rang de Dieu ! C’est inadmissible ! Peut-être est-il bon de se souvenir que pour nous aussi ces paroles sont stupéfiantes. Ne nous habituons pas à l’Évangile, pour qu’il reste toujours pour nous une bonne nouvelle. Libérons-nous de nos certitudes, de nos habitudes, de nos vérités toutes faites, pour entendre cette parole qui nous invite à nous recevoir comme des fils, membres de la famille, accueillis dans ce lien entre le Père et le Fils, parce que libérés de l’esclavage du péché par celui qui, seul, est « le Chemin, la Vérité, la Vie »**.

*Évangile de saint Jean 8,30.
**Évangile de saint Jean 14, 6.

♦ Mercredi 20 janvier

Justice et liberté

Texte biblique : Proverbes (11, 6)

La justice des honnêtes gens les rendra libres, les fourbes restent prisonniers de leur convoitise.

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Méditation :

« Aime et fais ce que tu veux », disait saint Augustin, non comme une invitation à faire n’importe quoi mais comme un appel insistant à vivre comme des « justes », à être ajustés à Dieu, dans l’écoute et la mise en œuvre du seul commandement de l’amour de Dieu et des frères. Le livre des Proverbes donne toutes sortes d’exemples de la « justice des honnêtes gens ». Contrairement au fourbe, arrogant, malhonnête, menteur, perfide, envieux, méchant, impie, ambitieux, le juste fait preuve de sagesse, de droiture, de loyauté, de justice. « L’homme bon se fait du bien à lui-même »*, y est-il dit, mais aussi « le fruit du juste devient arbre de vie »**. Il y a dans ces affirmations une dimension personnelle et sociale : non seulement celui, ou celle, qui est juste l’est pour lui-même, mais il produit du fruit pour les autres. Il y gagne sa liberté et la leur, alors que le fourbe, qui se croit libre, est prisonnier de sa fourberie.

Ce n’est pas de la morale, même si personnellement et socialement celle-ci est utile. Mais c’est ce qui la fonde. « Aime et fais ce que tu veux » si, à l’imitation du Christ, tout ce que tu fais, tu le fais par amour. Conforme ton désir à celui de l’amour de Dieu. Ce n’est pas facultatif dans la vie d’un chrétien. Avez-vous déjà remarqué combien dans l’Évangile Jésus utilise les verbes à l’impératif ? Ils n’expriment pas une obligation, mais un impératif, c’est-à-dire une nécessité vitale : conformer notre désir à l’amour de Dieu et du prochain. Dès lors, toute action accomplira librement la justice de Dieu.

*Livre des Proverbes 11, 17.
**Livre des Proverbes 11, 30.

♦ Lundi 18 janvier

Libre-arbitre

Texte biblique : Siracide (15, 11-17)

Ne dis pas : « C’est le Seigneur qui m’a dévoyé », car il ne fait pas ce qu’il a en horreur. Ne dis pas : « C’est lui qui m’a égaré », car il n’a que faire du pécheur. Tout ce qui est abominable est détesté du Seigneur et ne peut être aimé de ceux qui le craignent. C’est lui qui, au commencement, a créé l’homme et l’a laissé à son libre arbitre. Si tu le veux, tu peux observer les commandements, il dépend de ton choix de rester fidèle. Le Seigneur a mis devant toi l’eau et le feu : étends la main vers ce que tu préfères. La vie et la mort sont proposées aux hommes, l’une ou l’autre leur est donnée selon leur choix.

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Méditation :

Il est ici question à la fois de libre arbitre et de commandement, de liberté et d’obéissance. Dieu crée l’homme libre, mais il lui donne ses commandements. En fait, comme pour Adam et Ève, Dieu ne pose pas un interdit, mais il donne le choix entre obéir ou désobéir parce que la liberté ce n’est pas l’anarchie, mais la possibilité offerte de choisir le bien, le beau, le vrai, la vie !

Il y a tant de fausses libertés auxquelles nous nous accrochons et qui sont pourtant des obstacles à notre vraie liberté. Suis-je libre lorsque je ne respecte pas le Code de la route au risque de l’accident ? Suis-je libre lorsque je me laisse manipuler par les médias ou toute sorte de pensée unique au risque de ma liberté de pensée, de ma liberté de conscience ?
Ce n’est pas le commandement, qui crée l’égarement de celui qui ne le respecte pas. La loi est là, depuis les origines, pour aider chacun à tracer le chemin qui conduit à la vie. Ma liberté n’est pas tant de faire ce que je veux que de ne pas faire ce qui mène à la mort. L’obéissance demandée à l’enfant par ses parents n’est pas une entrave à sa liberté, mais au contraire le lieu où il va pouvoir être pleinement lui-même, dans une écoute réciproque, bienveillante et attentive.

N’est-ce pas ce que le Christ a fait, lui qui s’est « fait obéissant jusqu’à la mort », qui s’est soumis à la loi, pour l’accomplir dans le don suprême de sa vie ? Chacun de nous peut alors dire, sans crainte, en récitant le Notre Père : « que ta volonté soit faite », parce qu’il n’est, pour lui, en Dieu, d’autre désir que le chemin qui le mène à la vie.

♦ Vendredi 15 janvier

L'affranchissement des esclaves hébreux

Texte biblique : Jérémie (34, 12-17)

La parole du Seigneur fut adressée à Jérémie : Ainsi parle le Seigneur, le Dieu d’Israël : Moi, j’ai conclu une alliance avec vos pères, le jour où je les ai fait sortir du pays d’Égypte, de la maison de servitude, en déclarant : « Au bout de sept ans, chacun renverra son frère hébreu qui se sera vendu à lui. Il te servira durant six ans ; puis tu le renverras libre, de chez toi. » Mais vos pères ne m’ont pas écouté, ils n’ont pas prêté l’oreille. Vous, en ces jours-ci, vous vous étiez convertis, vous aviez fait ce qui est juste à mes yeux en proclamant chacun l’affranchissement de son prochain ; vous aviez conclu devant moi une alliance dans la Maison sur laquelle mon nom est invoqué. Mais vous vous êtes ravisés et vous avez profané mon nom : vous avez fait revenir les esclaves, hommes et femmes, que vous aviez renvoyés pleinement libres, et vous les avez réduits de nouveau à être vos esclaves. C’est pourquoi, ainsi parle le Seigneur : Vous, en fait, vous ne m’avez pas obéi quand chacun de vous proclamait l’affranchissement de son frère, de son prochain ; alors moi, je vais proclamer contre vous – oracle du Seigneur – l’affranchissement de l’épée, de la peste et de la famine, et je ferai de vous un objet de stupeur pour tous les royaumes de la terre.

Écouter Parole de Dieu + méditation

Méditation :

Si Jérémie rappelle la libération d’Égypte, événement fondateur collectif, et l’alliance conclue par Dieu avec son peuple, il considère aussi la libération individuelle, à l’instar de celle que l’on retrouve souvent dans la prière des psaumes. Le croyant supplie ou remercie, personnellement concerné par la libération des épreuves qui l’accablent. « Je t’exalte Seigneur, tu m’as relevé. »* Or, Jérémie dénonce le fait que les autorités de Jérusalem soient revenues sur leur décision d’affranchir leurs frères hébreux, au bout de sept ans, conformément à la loi**. Ces maîtres ne peuvent pas vivre sans esclaves : n’y a-t-il pas là une forme de dépendance dont ils auraient besoin de se libérer ?
Il est normal d’avoir besoin de service, d’avoir besoin les uns des autres, mais dans un rapport de fraternité et non d’asservissement.Or en revenant sur la liberté accordée aux esclaves, les maîtres se sont enfermés dans leur pouvoir de domination au lieu de promouvoir des relations fraternelles. Ils en subissent eux-mêmes les conséquences, tandis que ressurgissent la guerre et toutes sortes de maux, constate le prophète.

On peut s’interroger aussi sur les anciens esclaves retombés en esclavage : qu’ont-ils appris de leur liberté nouvelle ? Pour le peuple hébreu, comme pour nous-mêmes, ne risquons-nous pas de retomber sans cesse en servitude ? L’alliance est pour tous et la liberté qu’elle donne est synonyme de responsabilité. Ce n’est pas du service dont nous libère le salut apporté par Dieu, c’est du rapport de domination. Il nous offre la liberté de servir et de se laisser servir en frères.

*Livre des Psaumes 29.
**Livre de l’Exode 21, 1-6.

♦ Mercredi 13 janvier

Règles pour les esclaves hébreux

Texte biblique : Exode (21, 1-6)

« Voici les règles que tu leur exposeras. Quand tu achèteras un esclave hébreu, il servira durant six ans ; la septième année, il pourra s’en aller, libre, sans rien payer. S’il est arrivé seul, il s’en ira seul. S’il est déjà marié, sa femme s’en ira avec lui. Si son maître lui donne une femme et qu’elle lui enfante des fils ou des filles, la femme et les enfants appartiendront au maître, et lui s’en ira seul. Mais si l’esclave déclare : “J’aime mon maître, ma femme et mes fils, je ne veux pas être libéré”, son maître le fera approcher de Dieu, il le fera approcher du battant ou du montant de la porte, et lui percera l’oreille au poinçon. Alors l’esclave le servira pour toujours.

Écouter Parole de Dieu + méditation

Méditation :

Les Hébreux sont sortis d’Égypte, libérés de l’oppression. Dans le désert, ils reçoivent leur loi. Israël, comme tous les peuples de l’Antiquité, connaît le régime de l’esclavage, considéré comme légitime et même indispensable lorsqu’il s’agit du service : en hébreu, comme en grec, la notion d’esclave est d’ailleurs exprimée par les mêmes mots qui traduisent l’idée de service et de serviteur.

Il y a des esclaves d’origine étrangère, mais aussi des esclaves israélites. Les uns et les autres sont légalement la propriété de leur maître. En revanche, et à la différence de ce qui prévaut chez les peuples voisins, l’esclave hébreu n’est pas dépourvu de droits. La loi lui donne non seulement quelques garanties, mais aussi la possibilité de devenir libre, lui-même et sa famille, si celle-ci existait avant qu’il ne tombe en esclavage. Sinon il peut choisir entre la liberté, seul, et sa famille*. Cette conception de la liberté et ces règles sont étrangères à notre mentalité contemporaine, même si le monde d’aujourd’hui comporte encore tant de situations d’esclavage, pour lesquelles aucune garantie n’existe. La liberté n’est jamais sans règles ni liens. Les règles imposent, les règles protègent. Pour hier comme pour aujourd’hui, les choix qui sont offerts dans la vie appellent chacun à considérer sa manière d’aimer et à prendre en compte sa liberté, dans ses liens, familiaux et autres. L’idée même d’alliance combine liens et liberté, pour avancer ensemble, comme dans le mariage : « je vous déclare unis par les liens du mariage », des liens qui invitent à recevoir, à deux et en famille, la liberté qui est donnée.

*Par la suite, les restrictions vis-à-vis de la femme seront aussi abolies.

♦ Lundi 11 janvier 2021

Les hébreux esclaves en Égypte

Texte biblique : Exode (1, 8-14)

Un nouveau roi vint au pouvoir en Égypte. Il n’avait pas connu Joseph. Il dit à son peuple : « Voici que le peuple des fils d’Israël est maintenant plus nombreux et plus puissant que nous. Prenons donc les dispositions voulues pour l’empêcher de se multiplier. Car, s’il y avait une guerre, il se joindrait à nos ennemis, combattrait contre nous, et ensuite il sortirait du pays. » On imposa donc aux fils d’Israël des chefs de corvée pour les accabler de travaux pénibles. Ils durent bâtir pour Pharaon les villes d’entrepôts de Pithome et de Ramsès. Mais, plus on les accablait, plus ils se multipliaient et proliféraient, ce qui les fit détester. Les Égyptiens soumirent les fils d’Israël à un dur esclavage et leur rendirent la vie intenable à force de corvées : préparation de l’argile et des briques et toutes sortes de travaux à la campagne ; tous ces travaux étaient pour eux un dur esclavage.

Écouter Parole de Dieu + méditation

Méditation :

Alors que toute la Bible est centrée sur un événement de libération, le mot « liberté » y est peu présent*, et jamais il n’a le sens d’un droit que lui donne notre devise républicaine. Or, la Bible est une histoire de libération, une histoire de salut, celle de Dieu qui sauve son peuple. Cette prise de conscience du salut par les Hébreux s’est faite à partir de celle de leur esclavage en Égypte : d’une situation favorable, vécue au moment où Joseph y a fait venir toute sa famille et les y a fait prospérer, ils sont devenus esclaves, corvéables et astreints aux travaux les plus pénibles. La peur des Égyptiens de laisser se développer en leur sein un groupe hostile a suscité la mise en asservissement des Hébreux, sans toutefois annihiler leur dynamisme ni le souvenir de leurs pères Abraham, Isaac, Jacob.

Moïse, dont la situation personnelle est sans doute plus facile que celle de ses frères hébreux, va assumer le besoin de libération du peuple, à l’appel de Dieu qui se souvient de son alliance. Sans doute, dans le peuple, comme pour nous, les situations personnelles étaient-elles diverses et le besoin de salut ressenti différemment par chacun, mais lorsqu’il relit son histoire après la sortie d’Égypte, c’est tout le peuple, solidairement, qui se souvient de ce temps de servitude. C’est le fondement de la découverte qu’il va faire, au fil des siècles et jusqu’au Christ, d’un Dieu qui rend libre et les conduit, ensemble, sur le chemin de la liberté.

*Nous avons trouvé 22 occurrences du mot et aucune dans le corpus de textes qui nous est proposé.

 

Introduction : anciens et nouveaux thèmes

Les Actes des apôtres (Ac 8, 30.31) racontent une extraordinaire leçon d’évangélisation : le diacre Philippe rejoint un homme sur son char en train de lire le prophète Isaïe. « Comprends-tu ce que tu lis ? », lui demande Philippe. Humblement, l’homme lui répond : « Et comment le pourrais-je s’il n’y a personne pour me guider ? » Il invite donc Philippe à monter et à s’asseoir à côté de lui.

Depuis la Pentecôte 2020, nous vous proposons une expérience similaire. Lumières dans la Bible vous rejoint, au milieu de vos occupations et vous ouvre toute la Bible, Ancien et Nouveau Testament, parce que les deux s’éclairent mutuellement. Pour entrer dans l’Écriture, nous avons tous besoin, vous comme moi, de quelqu’un pour nous aider à méditer.

Retrouvez ICI les thèmes précédents
La foi - L'Amour - L'espérance - La vérité
La paix - La bonté - La joie


Après la retraite de carême, Lumières dans la Bible vous retrouvera à la Pentecôte 2021 avec huit nouveaux thèmes : la Prière, le Jeûne, la Justice, ... Quatre prédicateurs passionnés sont déjà au travail : deux frères, une sœur apostolique dominicaine et une laïque dominicaine.

Dans la joie de vous retrouver autour de la Bible, je vous souhaite une année comblée de la lumière étincelante qui vient de Dieu !

frère Yves Habert, op
Responsable de Retraite dans la ville