Grâce aux dominicains de « Prières dans la ville »,

- ThéoDom sur « La Doctrine sociale de l’Église » s’arrête le Jeudi 2 mai en attendant un prochain thème,

après le thème de « Pourquoi le mal ? » ci-dessous et le thème le « Notre Père » dans Carême 2022

- « Lumières dans la Bible » après le thème de « La force » et celui de « La fidélité », reprend le 6juin 2022 sur le thème de la « Création ».

 


 

La Création

Sœur Marie-Laetitia Youchtchenko - Rome
Dominicaine apostolique, sœur Marie-Laetitia vit en Italie et partage son temps entre l'accompagnement spirituel et la prédication.

♦ 3ème et dernière semaine

♦ Vendredi 24 juin

Nouvelle création

Texte biblique : Livre de l’Apocalypse (21, 1-4)

Alors j’ai vu un ciel nouveau et une terre nouvelle, car le premier ciel et la première terre s’en étaient allés et, de mer, il n’y en a plus. Et la Ville sainte, la Jérusalem nouvelle, je l’ai vue qui descendait du ciel, d’auprès de Dieu, prête pour les noces, comme une épouse parée pour son mari. Et j’entendis une voix forte qui venait du Trône. Elle disait : « Voici la demeure de Dieu avec les hommes ; il demeurera avec eux, et ils seront ses peuples, et lui-même, Dieu avec eux, sera leur Dieu. Il essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus, et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur : ce qui était en premier s’en est allé. »

Écouter Parole de Dieu + méditation

Aime et espère

Dans un contexte de persécutions, le Livre de l’Apocalypse veut encourager l’Église naissante à persévérer dans sa foi. L’Apôtre Jean décrit ici sa vision de la Jérusalem nouvelle : tout ce qui est ancien s’en est allé. De mer, il n’y en a plus : la mer, symbole de toutes les forces du mal, de tout ce qui sépare la création de son Créateur, la mer a disparu. Les gémissements et les larmes ont laissé place à des hymnes d’allégresse. Voici le triomphe de l’Alliance, la victoire de la fidélité, voici les noces éternelles. Dieu et les hommes habitent la même demeure, dans une appartenance mutuelle, dans une lumière sans déclin. La créature reconnaît enfin que Dieu est Dieu, et elle trouve sa joie dans la gloire de l’Époux. Dans la nouvelle Jérusalem, chacun, chacune a sa place unique, que rien ne peut menacer, puisque rien ne peut plus s’opposer au dessein d’amour de Dieu. Dans la nouvelle Jérusalem, l’esclavage n’existe plus et la création tout entière a retrouvé la liberté de louer son Créateur. La bonne nouvelle annoncée a été entendue et elle est devenue réalité ; la terre nouvelle, les cieux nouveaux sont la réponse de Dieu à l’espérance de l’homme.

« Voici que je fais toutes choses nouvelles… Ces paroles sont certaines et vraies. »* La vision de saint Jean n’est pas un futur improbable, ni le fruit d’une imagination débridée : c’est la volonté de bonheur de Dieu pour chacun de ses enfants.
Accueillons la nouveauté de l’amour, réalité déjà présente en tous ceux qui croient, qui aiment et qui espèrent.

* Livre de l’Apocalypse 21, 5.

♦ Mercredi 22 juin

Les gémissements de la création

Texte biblique : Lettre de saint Paul aux Romains (8, 18-22)

J’estime, en effet, qu’il n’y a pas de commune mesure entre les souffrances du temps présent et la gloire qui va être révélée pour nous. En effet, la création attend avec impatience la révélation des fils de Dieu.
Car la création a été soumise au pouvoir du néant, non pas de son plein gré, mais à cause de celui qui l’a livrée à ce pouvoir. Pourtant, elle a gardé l’espérance d’être, elle aussi, libérée de l’esclavage de la dégradation, pour connaître la liberté de la gloire donnée aux enfants de Dieu. Nous le savons bien, la création tout entière gémit, elle passe par les douleurs d’un enfantement qui dure encore.

Écouter Parole de Dieu + méditation

Malgré tout, l'espérance

Atteinte à la dignité humaine, non-respect de la vie, recherche de sens, épidémies, deuils, violence sous toutes ses formes, épuisement des ressources de la planète : les souffrances du temps présent sont nombreuses et omniprésentes, et à mesure que tombent les mauvaises nouvelles nous pouvons avoir la tentation du découragement. Nous nous sentons tellement dépassés et impuissants ! Nous voudrions bien agir, mais comment ?

Si nous croyons au Christ ressuscité, alors nous possédons le parfait antidote au découragement, qui est l’espérance. L’espérance n’est pas le vague espoir d’un peut-être, mais elle est ancrée au plus profond de notre foi. Car nous savons de source sûre que la victoire est déjà acquise : victoire de la plénitude de la vie sur le néant, de la lumière sur les ténèbres, de la liberté sur l’esclavage. « Dans le monde, vous avez à souffrir, mais courage ! Moi, je suis vainqueur du monde »*, nous affirme le Christ. Seuls ceux qui sont habités, animés par une certitude, peuvent attendre avec impatience ! Seuls ceux qui se savent enfants de Dieu, infiniment aimés, peuvent marcher avec confiance vers leur libération définitive. Certes, la création tout entière gémit et nous gémissons avec elle, mais nous savons que cela cessera, tout comme les douleurs de l’enfantement sont les prémices de la vie. La volonté de Dieu pour ses enfants n’est-elle pas qu’ils partagent sa gloire ?

Accueillons la liberté de la gloire donnée aux enfants de Dieu : dans ce monde qui souffre, nous serons signes d’espérance.

* Évangile selon saint Jean 16, 33.

♦ Lundi 20 juin

Voir l'invisible dans les œuvres de Dieu

Texte biblique : Lettre de saint Paul aux Romains (1, 20-25)

Depuis la création du monde, on peut voir avec l’intelligence, à travers les œuvres de Dieu, ce qui de lui est invisible : sa puissance éternelle et sa divinité. Ils n’ont donc pas d’excuse, puisque, malgré leur connaissance de Dieu, ils ne lui ont pas rendu la gloire et l’action de grâce que l’on doit à Dieu. Ils se sont laissés aller à des raisonnements sans valeur, et les ténèbres ont rempli leurs cœurs privés d’intelligence.

Ces soi-disant sages sont devenus fous ; ils ont échangé la gloire du Dieu impérissable contre des idoles représentant l’être humain périssable ou bien des volatiles, des quadrupèdes et des reptiles. Voilà pourquoi, à cause des convoitises de leurs cœurs, Dieu les a livrés à l’impureté, de sorte qu’ils déshonorent eux-mêmes leur corps. Ils ont échangé la vérité de Dieu contre le mensonge ; ils ont vénéré la création et lui ont rendu un culte plutôt qu’à son Créateur, lui qui est béni éternellement. Amen.

Écouter Parole de Dieu + méditation

Émerveille-toi

En entendant ces mots de saint Paul, nous pouvons nous demander si nous sommes des sages ou des fous ! Il est si facile de glisser dans l’idolâtrie, c’est-à-dire d’adorer la créature plutôt que son créateur. Souvent, nous ne nous en rendons pas compte, ou bien nous nous trouvons de bonnes excuses. L’urgent prend alors le pas sur l’essentiel. Nous privilégions l’organisation, aux dépens de la relation ; nous courons après l’efficacité et le rendement, en oubliant le vrai but de notre vie.

Tout autre est notre attitude si nous avons un cœur contemplatif : nous voyons alors l’invisible à travers les œuvres de Dieu. « Car à travers la grandeur et la beauté des créatures, on peut contempler, par analogie, leur Auteur », nous dit le Livre de la Sagesse*. Les créatures deviennent les messagères du créateur, puisque chacune nous dit quelque chose de son amour infini. Nous reconnaissons la présence de Dieu dans les personnes que nous rencontrons. Nous faisons remonter vers lui notre action de grâce à travers nos actes, nos paroles, nos pensées. Nous continuons certes à vivre notre quotidien et à accomplir notre devoir d’état, mais dans la perspective de ce qui ne passe pas.

L’action de grâce, comme son nom ne l’indique pas, n’est pas une action, mais une attitude : l’attitude fondamentale du croyant, c’est-à-dire de celui qui vit pour la gloire du Dieu impérissable, en laissant aux choses périssables leur statut de serviteurs éphémères.

Accueillons la vérité de Dieu : reconnaissons à travers ses œuvres sa puissance éternelle et sa divinité, et choisissons l’émerveillement.

* Livre de la Sagesse 13, 5.

♦ 2ème semaine

♦ Vendredi 17 juin

L’Évangile à toute la création

Texte biblique : Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc (16, 14-18)

Enfin, il se manifesta aux Onze eux-mêmes pendant qu’ils étaient à table : il leur reprocha leur manque de foi et la dureté de leurs cœurs parce qu’ils n’avaient pas cru ceux qui l’avaient contemplé ressuscité. Puis il leur dit : « Allez dans le monde entier. Proclamez l’Évangile à toute la création. Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé ; celui qui refusera de croire sera condamné. Voici les signes qui accompagneront ceux qui deviendront croyants : en mon nom, ils expulseront les démons ; ils parleront en langues nouvelles ; ils prendront des serpents dans leurs mains et, s’ils boivent un poison mortel, il ne leur fera pas de mal ; ils imposeront les mains aux malades, et les malades s’en trouveront bien. »

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Ça change tout

Les onze apôtres ont vu mourir Jésus, l’ami avec qui ils ont tout partagé pendant ces trois dernières années. Ils n’y comprennent rien, ils se sentent perdus, et ils se demandent ce qui va leur arriver, à eux qui l’ont suivi. Comment pourraient-ils donner foi à ceux qui disent l’avoir vu vivant ? Qui donc aurait pu le relever de la mort ? Mais voici que soudain Jésus se manifeste à eux, et qu’il les envoie proclamer la bonne nouvelle à toute la création.

Lorsque le Ressuscité fait irruption dans notre vie, lorsqu’il passe à travers nos portes fermées et qu’il s’invite à notre table, il nous est soudainement impossible de nous taire. Sa présence parmi nous et en nous devient envoi vers le monde. Car lorsque nous sommes saisis d’une certitude, celle-ci transforme toute notre manière de penser et d’agir. Seulement voilà, la Résurrection est-elle réellement pour nous une certitude ? Change-t-elle quelque chose dans notre vie ? Le Christ Jésus nous reprochera-t-il, comme aux Onze, notre manque de foi ? Il s’agit tout d’abord d’un choix à poser : rester enfermés dans l’étroitesse de nos raisonnements, ou nous lancer dans l’aventure de la foi. Certes la zizanie, l’hypocrisie, le péché, la maladie, la mort ne disparaîtront pas, ils continueront à nous menacer, mais croyons-nous qu’ils n’auront plus de pouvoir sur nous ? Croire que Jésus est ressuscité, cela change tout : c’est oser ouvrir nos cœurs à la victoire de l’amour !

Accueillons dans notre vie le Christ ressuscité, et laissons-nous fasciner, laissons-nous convaincre, laissons-le nous envoyer !

♦ Mercredi 15 juin

Tu dis et elle existe

Texte biblique : Livre de Judith (16, 13-16)

Je chanterai pour mon Dieu un chant nouveau. Seigneur, tu es grand, tu es glorieux, admirable de force, invincible. Que ta création, tout entière, te serve ! Tu dis, et elle existe. Tu envoies ton souffle : elle est créée. Nul ne résiste à ta voix. Si les bases des montagnes croulent dans les eaux, si les rochers, devant ta face, fondent comme cire, tu feras grâce à ceux qui te craignent. Oui, tout sacrifice d’agréable odeur est peu de chose ; encore moins, toute graisse pour l’holocauste en ton honneur ; mais celui qui craint le Seigneur est grand, plus que tout.

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Tu es grand

La belle Judith, grâce à sa foi en Dieu, son courage et son intelligence, vient d’écarter le danger d’une invasion en décapitant le chef de l’armée ennemie. Le peuple bénit sa libératrice. Judith, quant à elle, fait monter vers Dieu son action de grâce, car elle sait que c’est à lui qu’elle doit sa victoire. Elle chante sa majesté et sa toute-puissance, devant lesquelles s’incline toute la création.

Il nous arrive à tous de nous sentir bien petits devant la grandeur de Dieu. « Qu’est-ce que l’homme pour que tu penses à lui ? », demande le psalmiste, fasciné par la splendeur des œuvres de Dieu, qui nous renvoient à la toute-puissance du Créateur*. Nous percevons à la fois l’immensité de l’univers, et notre place, voulue par Dieu, dans cette immensité. Nous nous trouvons alors face à l’un des paradoxes de notre nature humaine : c’est lorsque nous faisons le choix de la dépendance, de la petitesse, que se manifeste toute la vérité de notre grandeur.
Avec saint Paul qui s’exclame « lorsque je suis faible, c’est alors que je suis fort »**, nous percevons que la dignité de l’être humain est précisément la liberté d’opérer ce choix, de se reconnaître créature, d’accepter de ne pas tout maîtriser : celui qui aime le Seigneur est grand, plus que tout.

Accueillons notre vraie grandeur, et choisissons de nous faire tout petits devant notre Créateur. Comme Judith, revêtus de la force de Dieu, nous chanterons alors le chant nouveau de ceux qui partagent la victoire de leur Seigneur.

* Psaume 8, 5.
** Seconde Lettre aux Corinthiens 12, 10.

♦ Lundi 13 juin

La création artistique

Texte biblique : Livre de l'Exode (31, 1-11)

Le Seigneur parla à Moïse. Il dit : « Vois : j’ai appelé par son nom Beçalel, fils d’Ouri, fils de Hour, de la tribu de Juda. Je l’ai rempli de l’esprit de Dieu pour qu’il possède la sagesse, l’intelligence, la connaissance et le savoir-faire pour toutes sortes de travaux : la création artistique, le travail de l’or, de l’argent, du bronze, la taille des pierres précieuses, la sculpture sur bois et toutes sortes de travaux. Et c’est moi qui lui donne comme adjoint Oholiab, fils d’Ahisamak, de la tribu de Dane. C’est moi qui donne la sagesse à tout artisan habile, pour qu’il fasse tout ce que je t’ai ordonné, c’est-à-dire : la tente de la Rencontre, l’arche du Témoignage, le propitiatoire qui la couvre, tous les accessoires de la Tente, la table et ses accessoires, le chandelier d’or pur et tous ses accessoires, l’autel de l’encens, l’autel de l’holocauste et tous ses accessoires, la cuve et son support, les vêtements liturgiques, les vêtements sacrés pour le prêtre Aaron, les vêtements que porteront ses fils pour exercer le sacerdoce, l’huile de l’onction, l’encens aromatique pour le sanctuaire. Ils feront exactement comme je te l’ai ordonné. »

Écouter Parole de Dieu + méditation

Tous artistes

Alors que les Israélites marchaient dans le désert, Dieu avait ordonné à Moïse : « Fais-moi un sanctuaire, que je puisse résider parmi eux. »* Seul, Moïse n’aurait pas été capable de réaliser ce qui lui avait été ordonné. Mais le Seigneur a appelé Belçalel par son nom, il lui a donné sa sagesse et toutes les compétences nécessaires, ainsi qu’un adjoint pour le seconder. Rien n’est indifférent à Dieu  : dans ce texte de l’Exode, les détails sont nombreux, la description est précise, elle comprend l’essentiel comme l’accessoire, et tout est ordonné à la gloire de Dieu.

En appelant chacun, chacune de nous par son nom, Dieu nous dit qu’il nous connaît, que nous avons du prix à ses yeux**, qu’il compte sur nous pour parachever son œuvre, et qu’il nous donne tout ce dont nous avons besoin pour mener à bien la mission unique qu’il nous a confiée. Il ne s’agira peut-être pas pour nous de travailler l’or ni de tailler des pierres précieuses. Mais nous pouvons être certains que lorsque nous accueillons cette mission, nos activités de chaque jour deviennent louange à la gloire de Dieu. Dans la routine du quotidien, il peut nous arriver de nous demander si la succession de nos journées et la répétition des mêmes gestes ont un sens – souvenons-nous alors que même l’accessoire a parfaitement sa place dans l’œuvre de la création ! Chacun de nous, là où il vit, est parole de Dieu pour le monde, un monde assoiffé de beauté autant que de vérité.

Accueillons dans la reconnaissance et l’humilité la mission et les dons qui nous sont confiés par le Créateur : nous sommes les habiles artisans de son dessein d’amour.

* Livre de l’Exode 25, 8.
** Livre d’Isaïe 43, 1.4.

♦ 1ère semaine

♦ Vendredi 8 juin

Déluge et  alliance

Texte biblique : Genèse 9, 8-16

Dieu dit encore à Noé et à ses fils : « Voici que moi, j’établis mon alliance avec vous, avec votre descendance après vous, et avec tous les êtres vivants qui sont avec vous : les oiseaux, le bétail, toutes les bêtes de la terre, tout ce qui est sorti de l’arche. Oui, j’établis mon alliance avec vous: aucun être de chair ne sera plus détruit par les eaux du déluge, il n’y aura plus de déluge pour ravager la terre. » 
Dieu dit encore : « Voici le signe de l’alliance que j’établis entre moi et vous, et avec tous les êtres vivants qui sont avec vous, pour les générations à jamais : je mets mon arc au milieu des nuages, pour qu’il soit le signe de l’alliance entre moi et la terre. Lorsque je rassemblerai les nuages au-dessus de la terre, et que l’arc apparaîtra au milieu des nuages, je me souviendrai de mon alliance qui est entre moi et vous, et tous les êtres vivants : les eaux ne se changeront plus en déluge pour détruire tout être de chair. L’arc sera au milieu des nuages, je le verrai et, alors, je me souviendrai de l’alliance éternelle entre Dieu et tout être vivant qui est sur la terre. »

Écouter Parole de Dieu + méditation

Hymne à la fidélité

« Voici que moi, j’établis mon alliance avec vous. » Une fois encore, Dieu prend l’initiative : c’est lui qui décide d’établir son alliance avec le monde, tout comme il avait décidé de séparer la lumière des ténèbres, et comme il avait choisi d’insuffler sa propre vie en l’être humain. Cette création qui est débordement de son amour, Dieu ne peut l’abandonner à elle-même, il ne veut pas la voir ravagée. Pour lui assurer qu’elle est définitivement attachée à son cœur, il s’engage dans une alliance éternelle. L’arc qui relie le ciel et la terre en est le signe : Dieu se souviendra toujours de son alliance. Mais comme les hommes ont quelque peu tendance à oublier, il ne cessera de renouveler ses promesses à son peuple : « Sans fin je lui garderai mon amour, mon alliance avec lui sera fidèle. »*

Toute l’histoire du salut sera marquée par le drame de l’infidélité répétée du peuple, à laquelle répondra toujours l’amoureuse fidélité de Dieu. Chaque renouvellement de l’alliance sera une nouvelle déclaration d’amour de notre Père du Ciel, un engagement encore plus profond, jusqu’à envoyer son Fils, jusqu’à la folie de la Croix et la victoire de la Résurrection. 
Accueillons dans l’action de grâce l’alliance que Dieu ne cesse d’établir avec chacun d’entre nous, jour après jour, comme il la conclut avec l’ensemble de sa création. Chaque fois que nous prions « Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours », souvenons-nous de cette alliance, et faisons de notre louange un hymne à la fidélité de l’Éternel !

* Psaume 88, 29.

♦ Mercredi 8 juin

Création de l'homme

Texte biblique : Genèse 2, 4-8

Telle fut l’origine du ciel et de la terre lorsqu’ils furent créés. Lorsque le Seigneur Dieu fit la terre et le ciel, aucun buisson n’était encore sur la terre, aucune herbe n’avait poussé, parce que le Seigneur Dieu n’avait pas encore fait pleuvoir sur la terre, et il n’y avait pas d’homme pour travailler le sol. Mais une source montait de la terre et irriguait toute la surface du sol.
Alors le Seigneur Dieu modela l’homme avec la poussière tirée du sol ; il insuffla dans ses narines le souffle de vie, et l’homme devint un être vivant. Le Seigneur Dieu planta un jardin en Éden, à l’orient, et y plaça l’homme qu’il avait modelé.

Écouter Parole de Dieu + méditation

Souffle vital

« Et l’homme devint un être vivant. » L’auteur de la Genèse nous propose ici un récit d’une simplicité désarmante, qui pourtant nous renvoie au mystère de ce que nous sommes, de notre origine et de notre finalité. Car si nous n’étions que terre modelée, notre seule perspective serait un retour à la terre. Notre séjour dans le monde se limiterait au travail de cette terre. Mais si le souffle qui nous anime n’est rien de moins que le souffle même de Dieu, alors nous vivons de la vie de Dieu. Et cela change tout ! Notre quotidien prend un sens, c’est-à-dire à la fois une signification et une direction. Nous ne vivons plus simplement pour nous, mais pour lui rendre gloire ; et nous sommes appelés à retourner à celui qui nous a insufflé la vie. Notre vie ne nous appartient pas : « Si nous vivons, nous vivons pour le Seigneur ; si nous mourons, nous mourons pour le Seigneur », précisera saint Paul*.
Admirable collaboration entre le Créateur et l’être humain ! Pour que l’herbe pousse sur la terre, il faut à la fois que Dieu fasse pleuvoir et que l’homme travaille le sol. Notre Créateur nous place dans le jardin qu’il a préparé pour nous. Il nous demande de l’habiter, il compte sur nous, et nous savons qu’il ne nous laissera jamais seuls pour le faire fleurir et donner ses fruits.

Accueillons la vie, ce trésor que Dieu a choisi de partager avec nous pour l’éternité. Nous sommes certes conscients de notre pauvreté, car nous portons ce trésor dans des vases d’argile**, mais n’oublions pas que nous sommes riches de la confiance de notre Créateur, qui fait de nous les jardiniers du monde.

* Lettre aux Romains 14, 8.
** Seconde Lettre aux Corinthiens 4, 7.

♦ Lundi 6 juin

Au commencement

Texte biblique : Genèse 1, 1-5

AU COMMENCEMENT, Dieu créa le ciel et la terre. La terre était informe et vide, les ténèbres étaient au-dessus de l’abîme et le souffle de Dieu planait au-dessus des eaux. Dieu dit : « Que la lumière soit. » Et la lumière fut. Dieu vit que la lumière était bonne, et Dieu sépara la lumière des ténèbres. Dieu appela la lumière « jour », il appela les ténèbres « nuit ». Il y eut un soir, il y eut un matin : premier jour.

Écouter Parole de Dieu + méditation

Pleine Lumière

Premier livre de la Bible, premier chapitre, premier verset. Au commencement, alors que tout n’est que ténèbres, Dieu nous donne sa première parole : « Que la lumière soit. » La terre est encore informe et vide, mais le Créateur se manifeste en lui donnant ce dont elle aura toujours le plus besoin : l’assurance que l’obscurité n’aura jamais le dernier mot. Lorsque les temps seront accomplis, Dieu nous livrera son ultime parole* : Jésus, son Fils, la lumière du monde, que les ténèbres ne peuvent arrêter**. La lumière est la première et la dernière parole de Dieu sur le monde, elle est sa volonté et sa présence, pour toute la création et pour chacun d’entre nous.

Demandez à un enfant pourquoi il n’aime pas l’obscurité, il vous répondra peut-être : parce que j’ai peur. Peur de me perdre, peur de trébucher, peur de dangers insaisissables. Lorsque nous n’y voyons plus clair, lorsque nous nous sentons envahis par les ténèbres, laissons-nous recréer, laissons-nous renouveler par cet amour*** qui ne demande qu’à habiter en nous. En entendant : « Que la lumière soit », ayons la certitude de cette présence qui chasse toute angoisse, qui nous ouvre la route, qui nous accompagne. Si, comme le dit saint Grégoire le Grand, nous mettons tous nos soins à reconnaître le cœur de Dieu dans les paroles de Dieu, alors la lumière de chaque journée deviendra signe de l’amour du Créateur.

Accueillons la lumière, premier don de Dieu au monde, première parole d’amour qui nous est sans cesse reproposée pour devenir fils de lumière !

* Lettre aux Hébreux 1, 1-2.
** Évangile selon saint Jean, 1, 4-5.
*** Livre de Sophonie 3, 17.

Sœur Marie-Laetitia Youchtchenko - Rome
Dominicaine apostolique, sœur Marie-Laetitia vit en Italie et partage son temps entre l'accompagnement spirituel et la prédication.

Introduction

Jacques, un ami, père de famille engagé dans la société et dans l'Église, m'a confié un jour qu'il lisait chaque matin la Parole de Dieu. Cela a profondément transformé sa vie. Tel verset l'aidait à prendre une décision, tel autre, à supporter un moment pénible.

En effet, pour expérimenter la présence de Dieu dans son quotidien, se ressourcer..., il n'y a rien de mieux que la lecture de la Bible !  Avec « Marie qui méditait toutes ces choses dans son cœur » (Luc, 2, 19), nous découvrons que le Christ demeure en nous quand ses paroles demeurent en nous (Jean 15). Alors nous devenons une Parole pour nos frères, nos amis, nos collègues... 
Pour discerner la volonté de Dieu, il faut être guidé à travers des thèmes sur des parcours bien balisés. C'est notre souhait le plus cher pour cette 3e saison de Lumières dans la Bible. 

Lumières dans la Bible redémarre le lundi 6 juin 2022 avec une mini-retraite de trois semaines (3 jours par semaine) sur le thème essentiel de la Création dans la Bible. Sœur Marie-Laetitia Youchtchenko méditera des textes choisis dans l'Ancien et le Nouveau Testament.
Pour cette 3e saison, nous approfondirons les thèmes de la Création, l'Amitié, l'Intelligence, la Pauvreté, la Miséricorde, la Fraternité, la Sainteté, la Gloire et vous découvrirez de nouveaux prédicateurs :
  • une laïque dominicaine de Strasbourg : Jacqueline Cuche
  • une sœur : sœur Marie-Laetitia Youchtchenko (Congrégation Romaine de Saint-Dominique) 
  • deux frères : frère Norbert-Marie Sonnier (couvent de Poitiers) et frère Xavier Loppinet (couvent de Nancy).
Chaque méditation est accompagnée d'une photo et attendez-vous à une belle surprise.... Nous avons gardé les comédiens pour la lecture des textes et les sœurs moniales dominicaines de Beaufort pour les introductions musicales.

 


 

La doctrine sociale de L’Église

♦ 5ème et dernière semaine

10. Pour une finance responsable (1er juin)

On peut tous changer le monde avec notre argent, qu’on en ait beaucoup ou qu’on n’en ait pas beaucoup. Quand on achète ou quand on met de côté, notre argent travaille à des choses différentes ! Alors, à mon niveau personnel, comme chrétien et comme épargnant, que puis-je faire avec mon argent ? Comme le dit Jean Paul II dans l’encyclique Centesimus Annus :« Il est “nécessaire de s'employer à modeler un style de vie dans lequel les éléments qui déterminent les choix de consommation, d'épargne et d'investissement soient la recherche du vrai, du beau et du bon, ainsi que la communion avec les autres hommes pour une croissance commune. » (Centesimus Annus, §36)

Comme chrétien et comme épargnant, que puis-je faire avec mon argent ? Est-ce que je vais financer des œuvres de mort ou de vie ? Vais-je rechercher le seul profit ou un tout petit peu améliorer le monde avec mes économies ? 
Voilà des sujets bien concrets ! Le pape lui-même incite les financiers à être toujours plus responsables et l’Église catholique en France a beaucoup réfléchi à l'utilisation de l'épargne. 
Frère Pierre Januard, enseignant et chercheur en théologie et en économie, nous introduit à la

Que faire de son épargne ?

Texte complet

Quizz final

9. La sainteté est-elle allergique à l'argent ? (29 mai)

Jésus a souvent évoqué, avec ses contemporains, le sujet de l'usage de l'argent. Dans les actes des apôtres, la première communauté chrétienne mettait tout en commun. S'en inspirant, beaucoup de saints choisissent radicalement la pauvreté. Cela fait d'ailleurs partie des vœux religieux. Si l'argent n'a pas d'odeur, est-il toujours anti-évangélique ?

« Tous les croyants ensemble mettaient tout en commun ; ils vendaient leurs propriétés et leurs biens et en partageaient le prix entre tous selon les besoins de chacun » (Actes 4, 44-45)
Les premières communautés chrétiennes ont mis la barre un peu haute, mais ce n’est pas un peu utopique ? Ou communiste ? Soyons un peu plus réalistes mais demandons-nous si c’est possible, aujourd’hui, d’avoir des biens et de vivre aussi de partage et de gratuité ?
L’argent est nécessaire pour vivre et ce thème revient d’ailleurs souvent dans l’Évangile. Par exemple Jésus nous met en garde en ce qui concerne l’argent et les richesses.

Dans cette vidéo, sœur Christine Gautier n'hésite pas à bousculer nos principes. L'argent peut se mettre au service de l'amour. Jésus le traduit en récit dans la parabole du Bon Samaritain.
En 2022, sœur Christine Gautier est moniale contemplative au monastère de Dax. Elle a enseigné la théologie à Rome, à l'Université Pontificale Saint Thomas d'Aquin. Sa thèse avait été remarquée et a reçu le prestigieux prix Henri de Lubac, en 2016 : Collaborateurs de Dieu, Providence et travail humain chez saint Thomas d'Aquin (Cerf, 2015)

La sainteté, allergique à l'argent ?

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Quizz

♦ 4ème semaine

8. Entreprise : concilier bien commun et bénéfices (25 mai)

Nous avons déjà défini les enjeux d'une spiritualité du travail au plan individuel, mais s'autorise-t-on à l'étendre au niveau de l'entreprise ? L'entreprise doit répondre à certains objectifs (rentabilité, respect des conditions de travail et de l'environnement ...) mais plus largement sa vocation est de se mettre au service du bien commun.

On entend souvent que le but de l’entreprise, c’est le profit ; ou que l’argent, c’est le nerf de la guerre. Tout ça n’est pas très motivant quand on se réveille le matin pour aller travailler… Pourtant nous sommes nombreux à travailler en entreprise et à y être heureux. On apprécie les relations, on sent que notre travail est utile, on progresse soi-même… Bref, une autre force que l’argent est en jeu… Sans doute bien plus forte !
Quand on vous demande ce que vous faites comme travail, répondez-vous que vous produisez de l’argent ? Sans doute pas ! Composer  de belles compositions fleuries permet de témoigner de l’amour ou de l’amitié. Au restaurant, bien nourrir ses clients. A l’hôpital,  prodiguer les meilleurs soins aux patients. Au tribunal,  participer à la juste défense de ses clients. En ville, assurer la sécurité, etc. C’est là la contribution de chacun au bien commun...

Dans cette vidéo, Thomas Ailleret, auteur de Vivre en chrétien, quésaco ?, une introduction à la Doctrine sociale de l’Église, livre sa vision positive de l'entreprise. Cadre dans l'industrie, il nous montre que l'entreprise peut vraiment participer à l’œuvre de Dieu.

« J’aime vraiment voir la doctrine sociale comme un jaillissement d’amour, un débordement d’amour. »

Comment être heureux au travail ?

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Quizz

7. Devenir saint au boulot... (22 mai)

L’Évangile interroge notre vision de la société et nos grands choix politiques, mais il inspire aussi notre vie de tous les jours. Chaque matin, nous sommes invités à vivre une nouvelle journée à la suite du Christ et nous en passons une bonne partie à travailler. Est-ce pour gagner de l'argent, s'occuper ou pour rencontrer des collègues ? L'écriture et la tradition de l'Église voient dans l'expérience du travail un moyen de se sanctifier.

Dans cette vidéo, sœur Christine Gautier nous fait découvrir une vraie spiritualité du travail, à l'écoute de saint Paul, de saint Thomas d'Aquin et de grands papes du XXe siècle. L'Église encourage une collaboration des différents groupes humains en favorisant la participation et l'expression des dons de chacun. Ainsi le travail pourra nous rendre meilleurs ensemble !

Sœur Christine Gautier : en 2022, elle est moniale contemplative au monastère de Dax. Elle a enseigné la théologie à Rome, à l'Université Pontificale Saint Thomas d'Aquin. Sa thèse avait été remarquée et a reçu le prestigieux prix Henri de Lubac, en 2016 : Collaborateurs de Dieu, Providence et travail humain chez saint Thomas d'Aquin (Cerf, 2015)

Le travail, une mission ? Devenir saint au boulot ?

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Quizz

♦ 3ème semaine

6. Accueillir l'étranger, une évidence ? (19 mai)

L'accueil de l'étranger est une question importante dans nos élections. Certains se demandent si on doit accueillir tout le monde, alors que d'autres s'engagent pour donner aux migrants un minimum de dignité.
Dans le monde, il y a toujours plus de migrants. Aujourd’hui, les migrants internationaux, ceux qui ne vivent pas dans leur pays d’origine, représentent un humain sur 30 : 280 millions de personnes en 2020 contre 173 en 2000. Pas étonnant que ça préoccupe le pape François ! Pourtant, certains se demandent un peu de quoi il se mêle quand il nous demande de les accueillir ! Mais au fond, que disent la Bible et la tradition chrétienne sur cette question ?

Dans cette vidéo, sans angélisme ni cynisme, mais avec réalisme et générosité, frère Jacques-Benoît Rauscher nous explique comment la Bible et la tradition de l'Église peuvent nous aider à nous forger une opinion sur la question, même si on peut trouver dans la Bible dans la tradition chrétienne deux éléments a priori opposés sur cette question.

Frère Jacques-Benoît Rauscher enseigne la théologie morale et l'éthique sociale à l'Université de Fribourg en Suisse. Avant d'entrer dans l'Ordre dominicain, il était professeur de Sciences Économiques et Sociales et participait à une équipe de recherche en sociologique (Sciences Po/ CNRS). Il a récemment publié quelques ouvrages : L’Église catholique est-elle anticapitaliste ? (Presses de Sciences Po, 2019) - Des enseignants d'élite ? Sociologie des professeurs de classes préparatoires (Cerf, 2019) - Découvrez la doctrine sociale de l’Église avant d'aller voter (Cerf, 2022).

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5. Des critères non négociables, une utopie ? (15 mai)

Voter est une chance mais ce n'est pas facile quand on a des critères de foi et d'éthique ! 
Alors comment choisir ? Nous avons personnellement des critères non-négociables, qui peuvent être différents de ceux de notre voisin à l'église. Mais existe-t-il une liste de thèmes fondamentaux sur laquelle l’Église s'est prononcée ?

Dans cette vidéo, sœur Christine Gautier, dominicaine et Thomas Ailleret échangent librement sur ce sujet. Ils nous aident à mettre en perspective ces "critères non-négociables" de choix dans l'engagement du citoyen chrétien.
Thomas Ailleret travaille dans l'industrie, en Vendée, d'où il est bien placé pour s'interroger sur la manière dont notre foi peut nous aider à vivre dans la société. Membre de la communauté de l'Emmanuel, il fait connaître la doctrine sociale de l’Église, par exemple en publiant : "Vivre en chrétien, quésaco ?" (Cerf, 2020).

Vivre dans la société...

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Quizz

♦ 2ème semaine

4. Tous dignes ! Un peu de respect SVP (11 mai)

S'il y a bien une cause qui fait l'unanimité, c'est la dignité de la personne.

Cela ne va pas de soi, il nous faut en permanence être vigilant, voire nous battre, pour que chacun soit respecté. 
C'est ce qu'ont fait en leur temps deux grands chrétiens : frère Antonio de Montesinos, ce dominicain qui prêchait contre l'esclavage au XVIe siècle, et Dorothy Day, cette mystique qui défendait la cause des ouvriers et la paix aux États-Unis. Découvrez ces deux figures originales qui peuvent nous inspirer aujourd'hui !

Au cœur de l'engagement politique, il y a la reconnaissance de la valeur humaine.
Pourtant, tout le monde ne l'entend pas de la même manière. Dans cette vidéo, frère Jacques-Benoît Rauscher nous explique les fondements théologiques et les conséquences de la dignité infinie de chaque personne, créée à l'image de Dieu et appelée à la sainteté.

Préserver la dignité humaine… tout le monde est d’accord avec le principe. Mais en pratique c’est beaucoup plus compliqué. Regardez : certains vont parler du « droit de mourir dans la dignité » pour légitimer le suicide assisté ou l’euthanasie. D’autres vont vous dire que de telles pratiques sont contraires à la dignité de l’homme qui implique que la vie soit préservée jusqu’au bout. Alors qu’entend-on par « dignité humaine » ? Le chrétien a-t-il une vision spécifique de cette dignité ?

D'où vient la dignité humaine ?

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3. S'engager en politique, par amour ! (8 mai)

Entre deux périodes d'élections, il n'est pas superflu pour des chrétiens de s'intéresser aux critères de l'engagement politique.
Par le passé, l'Église a formé de grands hommes d'État. Pourtant aujourd'hui, en s'engageant en politique, on risque de compromettre notre idéal. Et puis, il y a déjà tant à faire dans nos familles, nos associations et nos paroisses ! Alors, faut-il encore s'engager en politique ?
Ouiiii ! Dans cette vidéo, frère Jacques-Benoît Rauscher nous exhorte à ne pas nous dérober devant l'état de la politique actuelle, mais à prendre nos responsabilités. A l'école de saint Thomas d'Aquin, il nous encourage à développer notre intelligence pratique pour mieux saisir les opportunités et pour servir le bien commun.
D'ailleurs, la doctrine sociale de l'Église est-elle de droite ou de gauche ?

Vous connaissez Ponce Pilate ? Ce procureur romain qui a reçu Jésus au moment de son procès. Voyant que Jésus était condamné de façon injuste, Ponce Pilate a eu cette phrase célèbre : « je m’en lave les mains ». Il voulait dire par là : « je ne vais pas m’engager davantage pour cet homme ». Il ne se rendait sans doute pas compte que cet homme, c’était le Fils de Dieu que, par son manque d’engagement, il contribuait à condamner.
Et nous, quand on refuse de faire un pas, de s’engager pour d’autres, n’est-ce pas pour le Christ qu’on reste indifférent ?

Une forme élevée de charité : la politique

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♦ 1ère semaine

2. L’Église milite pour les femmes (4 mai)

L'égalité homme/femme est un enjeu de société urgent et polémique, sur lequel le Vatican semble en retrait, voire en retard. Voyons de plus près ce qu'il en est !  
Cette égalité est déjà proclamée par saint Paul, dans la lettre aux Galates. Alors comment se fait-il que les catholiques ne soient pas en pointe sur ce sujet de société ?

Sœur Christine Gautier s'est attaquée à cette question épineuse. Elle nous fait découvrir les prises de position des papes depuis 150 ans, leurs évolutions, les progrès qu'ils souhaitent pour les femmes et ceux auxquels ils contribuent.
La doctrine sociale de l’Église, c'est aussi se mettre à l'écoute du monde pour vivre toujours plus proche du Christ.

Honneur aux femmes

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Quizz

1. Vivre la doctrine sociale de l’Église (1er mai)

La « doctrine sociale de l’Église » (DSE), une expression archaïque guère séduisante. Pourtant elle répond à une urgence : nous avons besoin, comme croyant, de réfléchir à la manière dont nous voulons vivre en société. Nous rêvons de transformer le monde !

Avec cette première vidéo, nous entrons au cœur du sujet, guidé par un trio ultra-compétent. Sœur Christine Gautier nous explique, en partant de la Bible que nous ne pouvons vivre avec Dieu sans avoir le souci des autres, en particulier les plus vulnérables.
Cet engagement s'est adapté aux défits de chaque époque. Frère Jacques-Benoît Rauscher récapitule les intuitions géniales des papes depuis la révolution industrielle. 
Thomas Ailleret, jeune manager, nous montre avec des exemples concrets, comment les principes qui structurent la pensée sociale de l’Église peuvent être vécus au quotidien, en famille ou dans la vie professionnelle.

Alors, si vous voulez révolutionner votre style au travail, regardez vite cette première vidéo :

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Quizz

Introduction

Une doctrine... sociale... de l’Église...

https://www.theodom.org/video/doctrine-sociale-eglise/  avec quizz pour vérifier

Plongés dans le temps pascal, nous fêtons la résurrection du Christ, l'avènement d'un monde nouveau. Évidemment ce nouveau monde de justice et d'amour ne se construit pas sans nous ! Comment vivre en chrétien dans la société ? Les chrétiens ont-ils quelque chose à dire à la société lorsqu’elle fait des choix ? C’est ce que nous croyons. En cette période d'élections, comment l’Église nous aide à poser les choix justes ?

Avoir la foi, ça change les choses, ça change notre regard sur les autres, sur le travail, sur l’argent, sur la personne humaine… Depuis que notre société actuelle est apparue, façonnée par la démocratie et l’économie d’entreprise, l’Église a développé toute une réflexion riche et profonde pour discerner, à l’écoute de chaque époque, la manière dont la Bible peut aider les chrétiens à œuvrer à un monde plus juste. C’est ce qu’on appelle la doctrine sociale de l’Église...

Pour cette série, vous rencontrerez de nouveaux visages : frère Jacques-Benoît Rauscher, qui enseigne l’éthique à Fribourg, sœur Christine Gautier, de Dax, qui a travaillé sur la théologie du travail, Thomas Ailleret, de la Communauté de l’Emmanuel, en Vendée, et frère Pierre Januard, spécialiste des questions de finance responsable.

Présentation et programme

10 vidéos sur la pensée sociale de l'Église





1. Vivre la doctrine sociale de l’Église

2. L’Église milite pour les femmes !

3. S'engager en politique, par amour !

4. Un peu de respect svp !

5. Des critères non négociables, une utopie ?

6. Accueillir l'étranger, une évidence ?

7. Devenir saint au boulot...

8. Entreprise : concilier bien commun et bénéfices

9. La sainteté est-elle allergique à l'argent ?

10. Pour une finance responsable










 

 

 ♦ Thème : la fidélité

« Il ne faut pas lire la Bible, il faut l’écouter,
et ce n’est pas pour rien que nous sommes invités
à chaque tournant de page à prêter l’oreille. » Paul Claudel

Avec le frère Denis Bissuel qui est assistant d'une fédération de sœurs moniales contemplatives et prédicateur de retraites.
La fidélité : une réalité pas simple à définir et encore moins à vivre ! Il y a une affirmation centrale de la Bible, comme un roc sur lequel on peut s'appuyer : « Dieu est fidèle ». Dieu s'est engagé auprès de son peuple pour être avec lui et le libérer, et Dieu tient ses promesses. Et c'est tellement important, la fidélité, que Dieu nous demande, à nous aussi d'être fidèles, fidèles à nos paroles et à nos engagements. Nous allons découvrir, pendant cette retraite, ce que la Bible dit de la fidélité, celle de Dieu et la nôtre.

♦ Vendredi 18 février

Dieu fidèle

Texte biblique : Hébreux 10, 22-25

Avançons-nous vers Dieu avec un cœur sincère et dans la plénitude de la foi, le cœur purifié de ce qui souille notre conscience, le corps lavé par une eau pure. Continuons sans fléchir d’affirmer notre espérance, car il est fidèle, celui qui a promis. Soyons attentifs les uns aux autres pour nous stimuler à vivre dans l’amour et à bien agir. Ne délaissons pas nos assemblées, comme certains en ont pris l’habitude, mais encourageons-nous, d’autant plus que vous voyez s’approcher le Jour du Seigneur.

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Encourageons-nous

Nous connaissons tous un jour ou l’autre ces moments de fatigue et de lassitude où tout nous pèse. C’est vrai pour le travail, la prière, et la présence de nos proches, c’est vrai aussi de la participation à l’assemblée dominicale. Il peut parfois nous prendre l’envie de tout laisser tomber et de nous retirer pour être « tranquilles ». Ne délaissons pas nos assemblées, comme nous en avertit l’auteur de la lettre aux Hébreux. On n’est pas chrétien tout seul. Encourageons-nous pour vivre notre foi les uns avec les autres, unis dans l’amour et la communion fraternelle. Celui qui s’isole risque de perdre l’endurance et l’espérance, et l’ardeur de sa charité se refroidira. La foi chrétienne est une foi vivante et aimante, nous devons nous stimuler les uns les autres à vivre dans l’amour, le porter littéralement à son paroxysme. D’où l’exhortation à persévérer.

Mais le texte nous rappelle aussi que notre assemblée est orientée, tournée vers le Christ, soleil levant, pour célébrer le Jour du Seigneur, sa venue. Ce chemin conduit à la plénitude de la vie. Persévérons dans la foi, l’espérance et l’amour, dans l’attente du Jour du Seigneur, son retour glorieux. Dieu accomplit toujours ce qu’il a promis.

On n’est pas plus malins ni plus solides les uns que les autres. Plus que jamais, en période incertaine et troublée, il faut tenir bon. D’autres avant nous ont traversé des périodes difficiles, pensons aux martyrs et aux chrétiens encore persécutés aujourd’hui. Mais est-ce que nous vivons aussi suffisamment de l’avent de Dieu ?

♦ Mercredi 16 février

Dieu reste fidèle à sa parole

Texte biblique : 2 Timothée 2, 11-13

Voici une parole digne de foi : Si nous sommes morts avec lui, avec lui nous vivrons. Si nous supportons l’épreuve, avec lui nous régnerons. Si nous le rejetons, lui aussi nous rejettera. Si nous manquons de foi, lui reste fidèle à sa parole, car il ne peut se rejeter lui-même.

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Parole tenue

Paul sait de quoi il parle quand il s’adresse ainsi à Timothée, son enfant dans la foi*. Paul a persécuté les chrétiens, mais un jour, sur le chemin de Damas**, une lumière l’enveloppe, il est précipité à terre comme mort avec le Christ, une voix l’appelle pour renaître avec lui. Maintenant, il ne peut plus douter parce qu’il l’a expérimenté. Jésus le Christ est ressuscité, il est vainqueur de la mort et de toutes les forces du mal, et il nous entraîne avec lui de la mort à la vie. Et la face du monde en est changée.
Paul va passer le reste de sa vie à annoncer cette Bonne Nouvelle. Il ne peut plus se taire. De persécuteur il est devenu prédicateur, héraut de l’Évangile, prêt à endurer les épreuves au nom du Seigneur Jésus.

Nous ne vivons pas tous une expérience aussi forte et radicale que Paul, même si elle ressemble à l’aventure de beaucoup de convertis aujourd’hui. Cependant, Paul nous invite tous à annoncer sans peur l’Évangile à temps et à contretemps, et à prêcher comme saint Dominique par la parole et par l’exemple. Il n’est pas facile le combat de la foi ! Paul le sait, il a enduré l’épreuve, il a été enchaîné comme un malfaiteur, mais on n’enchaîne pas la Parole de Dieu***, elle est Parole de vie, d’amour et de liberté ! Dieu nous a donné sa Parole et il la tient. Si nous-mêmes nous tenons à la Parole de Dieu, sa Parole nous tiendra.

* 1re lettre de Paul à Timothée 1, 2.
** Livre des Actes des Apôtres 9, 1-22.
*** 2e lettre de Paul à Timothée 2,9.

♦ Lundi 14 février

Dieu fidèle dans la tentation

Texte biblique : 1 Corinthiens 10, 10-13

Cessez de récriminer comme l’ont fait certains d’entre eux : ils ont été exterminés. Ce qui leur est arrivé devait servir d’exemple, et l’Écriture l’a raconté pour nous avertir, nous qui nous trouvons à la fin des temps. Ainsi donc, celui qui se croit solide, qu’il fasse attention à ne pas tomber. L’épreuve qui vous a atteints n’a pas dépassé la mesure humaine. Dieu est fidèle : il ne permettra pas que vous soyez éprouvés au-delà de vos forces. Mais avec l’épreuve il donnera le moyen d’en sortir et la force de la supporter.

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Fidélité éprouvée

« Arrêtez de faire n’importe quoi et de vous plaindre tout le temps. Faites confiance au Seigneur, il est fidèle et il vous soutiendra dans vos épreuves. » Voilà en substance ce que saint Paul écrit aux chrétiens de Corinthe.
Pour appuyer son propos, Paul fait référence à l’épisode de la traversée du désert. Ce n’est pas qu’un événement passé, mémoriel, il doit servir d’exemple et d’avertissement. Fatigués par cette longue marche parfois difficile, beaucoup sont tentés de faire demi-tour, regrettant les marmites d’Égypte, les poissons, concombres et autres melons qu’ils pouvaient manger. Ils en viennent à récriminer contre Moïse* et contre Dieu. Au fond, ils ont perdu confiance, oubliant la présence et la fidélité de Dieu, et préfèrent se débrouiller tout seuls.

Ainsi Paul met en garde les Corinthiens en les avertissant du danger qu’ils courent s’ils se croient assez solides pour tenir bon par eux-mêmes dans les épreuves et les défis de l’existence. Dans une société très mélangée comme l’était celle de Corinthe et comme l’est la nôtre aujourd’hui, largement indifférente, voire hostile à l’Évangile, les sollicitations et les tentations sont nombreuses. Il n’est pas facile, surtout quand ça va mal, de rester fidèles à nos engagements, à l’appel du Christ, à l’Évangile.

L’apôtre Paul nous encourage et nous rappelle que Dieu est fidèle, il ne nous laissera pas tomber. Au contraire, Dieu nous soutient dans les épreuves et nous aide à en sortir. Sa fidélité appelle et soutient la nôtre.

* Cf. Livre des Nombres 11, 5 et 17, 6.

♦ Vendredi 11 février

Fidélité en promesses

Texte biblique : Romains 15, 7-9

Accueillez-vous donc les uns les autres, comme le Christ vous a accueillis pour la gloire de Dieu. Car je vous le déclare : le Christ s’est fait le serviteur des Juifs, en raison de la fidélité de Dieu, pour réaliser les promesses faites à nos pères ; quant aux nations, c’est en raison de sa miséricorde qu’elles rendent gloire à Dieu, comme le dit l’Écriture : C’est pourquoi je proclamerai ta louange parmi les nations, je chanterai ton nom.

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Fidélité universelle

Dans notre passage, Paul s’adresse à la communauté chrétienne de Rome qui connaît des tensions. Mais quelle communauté n’en connaît pas ? Il leur demande d’adopter une attitude plus fraternelle en s’accueillant mutuellement les uns les autres, « comme le Christ vous a accueillis pour la gloire de Dieu ». Pour Paul, ce n’est possible qu’en son Nom. Et qu’a fait le Christ pour nous accueillir ?
Rappelons-nous la dernière Cène, il s’est mis à notre service. Jésus-Christ va jusqu’à laver les pieds de ses disciples* et donner sa vie par amour pour ses frères, car « il n’est pas venu pour être servi mais pour servir, et donner sa vie en rançon pour la multitude. »** Jésus s’est donné tout entier et jusqu’au bout dans le service de ses frères. Par ce don total de lui-même, il les arrache au pouvoir de la mort, et le salut de Dieu parvient à toutes les nations. Toute l’activité de Jésus a été au service de son peuple, qui s’étend aussitôt et très largement à tout le monde. Et son geste apporte le salut à l’humanité entière.

En nous accueillant les uns les autres comme le Christ nous accueille, sans distinction ni exclusion, nous sortons par le haut des tensions et des conflits. En nous mettant patiemment et fidèlement au service les uns des autres, c’est la fidélité et la miséricorde de Dieu que nous vivons et proclamons jusqu’aux extrémités du monde.

* Évangile selon saint Jean 13, 1-16.
** Évangile selon saint Marc 10, 45.

♦ Mercredi 9 février

Serviteur fidèle

Texte biblique : Matthieu 24, 44-47

Tenez-vous prêts, vous aussi : c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra. Que dire du serviteur fidèle et sensé à qui le maître a confié la charge des gens de sa maison, pour leur donner la nourriture en temps voulu ? Heureux ce serviteur que son maître, en arrivant, trouvera en train d’agir ainsi ! Amen, je vous le déclare : il l’établira sur tous ses biens.

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Relation durable

Ce texte de l’évangile de saint Mathieu évoque la venue du Fils de l’Homme à la fin des temps. Pouvons-nous rester à l’attendre les bras croisés ? Que faisons-nous de la maison qu’il nous a confiée ? À l’heure des locations entre particuliers, nous savons qu’on ne prête pas sa maison à n’importe qui. Il nous faut des garanties, ou trouver quelqu’un en qui nous avons confiance. Eh bien c’est la même chose : Dieu nous fait donc assez confiance pour nous donner les clés de sa maison, mais il attend en retour que nous la respections.
Dans Laudato si’, le pape François lance à tous un appel à la responsabilité. Notre maison commune est menacée par les dégâts que nous lui causons, il devient urgent de la sauvegarder*. Cette maison commune est bien concrète : notre environnement, la terre et tous ceux qui l’habitent. Ce n’est pas une location de vacances. Dieu nous a donné cette terre pour que nous la cultivions. En la respectant, elle donnera par notre travail de bons fruits. Alors nous la garderons en bons et fidèles serviteurs**.

La maison commune n’est pas seulement un lieu d’habitation, mais elle est habitée par une maisonnée. Le serviteur fidèle et sensé fait fructifier les talents qu’il a reçus : ses aptitudes, son intelligence, son énergie…, il les met au service du bien commun et de ses frères et sœurs, toujours disposé à leur donner la nourriture en temps voulu. 
Dieu nous a confié et sa maison et les gens de sa maison, inséparablement : l’écologie intégrale. Elle est de la responsabilité de tous et de chacun. Le pape le répète à volonté : « Il faut reprendre conscience que nous avons besoin les uns des autres, que nous avons une responsabilité vis-à-vis des autres et du monde. »*** Voilà un chemin de bonheur pour l'accueillir lors de sa venue.

* Lettre encyclique Laudato si’ du pape François n°13.
** Cf. livre de la Genèse 2, 15.
*** Lettre encyclique Laudato si’ du pape François n°229.

♦ Lundi 7 février

Un ami fidèle

Texte biblique : Siracide 6, 14-17

Un ami fidèle, c’est un refuge assuré, celui qui le trouve a trouvé un trésor. Un ami fidèle n’a pas de prix, sa valeur est inestimable. Un ami fidèle est un élixir de vie que découvriront ceux qui craignent le Seigneur. Celui qui craint le Seigneur choisit bien ses amis, car son compagnon lui ressemblera.

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Élixir de vie

La crainte de Dieu est ce qu’on éprouve devant sa grandeur, ce sentiment d’adoration avec le Tout Autre. Comment cette attitude, évoquée dans notre texte, peut-elle nous introduire à une relation d’égal à égal avec un ami  ? Comme dans la relation avec Dieu, l’amitié suppose la proximité et la distance, la patience et elle se vérifie sur la durée, sur notre capacité à nous parler et à nous taire ensemble. Comment trouver l’ami fidèle ?

« Si tu veux acquérir un ami, dit le sage  »* Étonnant, à quelques siècles de distance le poète-aviateur dit pratiquement la même chose  : « Il n’existe point de marchands d’amis… Si tu veux un ami, apprivoise-moi ! »** Si les réseaux sociaux peuvent multiplier les « amis » à l’infini et jusqu’à saturation, rares sont les vrais amis. Dans nos temps de prière, sachons aussi présenter nos proches au Seigneur.
Les amis fidèles, sur qui on peut compter dans les moments heureux comme dans les épreuves, savent être à nos côtés pour rire ou pleurer avec nous, parler et écouter, être là tout simplement. La Bible l’exprime bien : « Il y a celui qui est ton ami quand cela lui convient, mais qui ne reste pas avec toi au jour de ta détresse. »*** L’amitié fidèle fait du bien, elle rallonge les jours. Baume, élixir de vie que découvriront ceux qui craignent le Seigneur, ceux qui restent reliés à lui dans l’écoute et la confiance. Pour aimer, nous n’avons qu’un cœur pour aimer Dieu et les autres. La vie avec Dieu nourrit la relation avec nos amis, même les incroyants.

* Livre de Ben Sira 6, 7.
** Antoine de Saint-Exupéry, Le petit prince XXI.
*** Livre de Ben Sira 6, 8.

♦ Vendredi 4 février

Toi, mon épouse pour toujours

Texte biblique : Osée 2, 16-22

Mon épouse infidèle, je vais la séduire, je vais l’entraîner jusqu’au désert, et je lui parlerai cœur à cœur. Et là, je lui rendrai ses vignobles, et je ferai du Val d’Akor (c’est-à-dire « de la Déroute ») la porte de l’Espérance. Là, elle me répondra comme au temps de sa jeunesse, au jour où elle est sortie du pays d’Égypte. En ce jour-là – oracle du Seigneur –, voici ce qui arrivera : Tu m’appelleras : « Mon époux » et non plus : « Mon Baal » (c’est-à-dire « mon maître »). J’éloignerai de ses lèvres les noms des Baals, on ne prononcera plus leurs noms. En ce jour-là je conclurai à leur profit une alliance avec les bêtes sauvages, avec les oiseaux du ciel et les bestioles de la terre ; l’arc, l’épée et la guerre, je les briserai pour en délivrer le pays ; et ses habitants, je les ferai reposer en sécurité. Je ferai de toi mon épouse pour toujours, je ferai de toi mon épouse dans la justice et le droit, dans la fidélité et la tendresse ; je ferai de toi mon épouse dans la loyauté, et tu connaîtras le Seigneur.

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Amoureux

Avec Abraham, Dieu a scellé une alliance indéfectible avec son peuple. La preuve, il s’est engagé à ses côtés pour le libérer de l’esclavage d’Égypte. La fidélité nous libère. Dieu ne laissera pas tomber son peuple quand il traversera des temps difficiles et incertains. Même lorsqu’il sera tenté de s’éloigner de Dieu, d’aller chercher ailleurs le réconfort et la sécurité, au risque de se faire avoir et de se perdre, Dieu restera fidèle.
Dieu tient à son peuple. Il est comme un époux qui tient à son épouse bien-aimée, dit le prophète Osée. Il va la rechercher quand elle s’égare, et ne va pas hésiter à tout faire pour qu’elle revienne à lui et soit son épouse pour toujours. Mieux que cela, Dieu est tenu par son peuple comme une mère est tenue par l’enfant qu’elle porte en elle : « Vais-je t’abandonner et te livrer Israël ? Non ! Mon cœur se retourne contre moi ; en même temps mes entrailles frémissent. »* Dieu tient aussi à nous comme un amoureux qui ne peut pas se passer de nous. « Parce que tu as du prix à mes yeux, que tu as de la valeur et que je t’aime. »** Voilà la seule et unique raison : Dieu est fidèle, il tient à nous parce qu’il nous aime.

C’est pourquoi le Seigneur notre Dieu veut nous sortir de la vallée de la Déroute pour que nous marchions avec lui comme des amoureux vers la porte grande ouverte de l’Espérance.

* Livre d’Osée 11, 8.
*** Livre d’Isaïe 43, 4.

♦ Mercredi 2 février

Chanter la fidélité du Seigneur

Texte biblique : Psaume 88, 2-8

L’amour du Seigneur, sans fin je le chante ;
ta fidélité, je l’annonce d’âge en âge.
Je le dis : C’est un amour bâti pour toujours ;
ta fidélité est plus stable que les cieux.
« Avec mon élu, j’ai fait une alliance,
j’ai juré à David, mon serviteur :
J’établirai ta dynastie pour toujours,
je te bâtis un trône pour la suite des âges. »
Que les cieux rendent grâce pour ta merveille,
Seigneur, et l’assemblée des saints, pour ta fidélité.

Écouter Parole de Dieu + méditation

Amen

Si la fidélité se limitait à l’envoi de vœux une fois par an, coutume respectable, cela n’irait pas très loin. Appuyons-nous sur notre expérience. La fidélité est le propre de ces personnes qui inspirent la confiance, sur qui on peut compter et s’appuyer en toute tranquillité parce qu’elles sont fiables et « tiennent la route ». Dieu est là, présent aussi dans le frère ou l’ami fidèle qui se tient à nos côtés.
Pour la Bible, ce mot fidélité pourrait aussi bien être traduit par vérité, solidité, stabilité. En hébreu, Amen est de la même racine que fidélité, il exprime notre adhésion, notre foi en Dieu, un Dieu fidèle à ses promesses, parce qu’il nous aime. Amour et fidélité sont souvent liés dans les psaumes, car la fidélité est une dimension forte de l’amour. Sur Dieu comme sur un ami, nous pouvons prendre appui sur son amour et sur sa fidélité dans notre existence de chaque jour, et comme avec un Dieu nous croyons en lui. Notre psaume a sans doute été écrit pendant ce temps très éprouvant de l’exil à Babylone, quand le peuple se demandait si Dieu ne l’avait pas oublié. C’est dans ces moments difficiles que nous avons peut-être le plus besoin de chanter l’amour de Dieu et sa fidélité.
Au couvent, chaque jour à l’office liturgique, par le chant et la prière nous faisons mémoire de la présence indéfectible de Dieu. Pas seulement pour nous, mais pour toute cette belle ville de Marseille. Là où nous sommes, dans cette fidélité à la louange, appelons cette présence aimante de Dieu. Que les cieux te rendent grâce, Seigneur, pour ta merveille et ta fidélité.

♦ Lundi 31 janvier

Fidélité à la Loi

Texte biblique : Jacques 5, 14-16

Je vous prendrai du milieu des nations, je vous rassemblerai de tous les pays, je vous conduirai dans votre terre. Je répandrai sur vous une eau pure, et vous serez purifiés ; de toutes vos souillures, de toutes vos idoles, je vous purifierai. Je vous donnerai un cœur nouveau, je mettrai en vous un esprit nouveau. J’ôterai de votre chair le cœur de pierre, je vous donnerai un cœur de chair. Je mettrai en vous mon esprit, je ferai que vous marchiez selon mes lois, que vous gardiez mes préceptes et leur soyez fidèles. Vous habiterez le pays que j’ai donné à vos pères : vous, vous serez mon peuple, et moi, je serai votre Dieu.

Écouter Parole de Dieu + méditation

Fidèle à la joie

La question de la fidélité est posée au peuple, à chacun d’entre nous, et donc à moi aussi. Sans la grâce de Dieu, est-ce que je suis sûr de pouvoir rester fidèle à mon engagement religieux « jusqu’à la mort », comme je l’ai promis en 1987 ? La vie est tellement incertaine et fragile, changeante et imprévisible. Pourtant, la Bible nous exhorte sans cesse à rester fidèles. Nous remarquons aussi qu’au regard de la Bible l’infidélité conduit en général à des catastrophes, Dieu veut donc les éviter. Il veut que nous soyons fidèles et il nous donne sa propre fidélité à lui pour l’être et le rester. C’est ce que le prophète Ézéchiel vient dire au peuple d’Israël alors qu’il est en exil, déporté à Babylone. C’est une situation dramatique, mais Dieu est fidèle*. Il s’engage auprès de son peuple pour le libérer, le ramener sur sa terre. Enfin, à l’infidélité du peuple Dieu répond en changeant ce qui est à la racine de cette infidélité : « Je vous donnerai un cœur nouveau, un esprit nouveau. »

Avec cette transformation, l’homme renouvelé est comme une nouvelle créature qui peut marcher dans la fidélité à la Loi, c’est-à-dire confiant en la Parole de Dieu. Il ne s’agit pas de marcher sous l’autorité contraignante d’un chef tout puissant qui nous donnerait des ordres. Non, la Loi de Dieu, c’est sa Parole qui nous renouvelle et nous fait du bien. Chemin du bonheur**, ses préceptes réjouissent le cœur***. Là où l’infidélité nous faisait errer, le cœur triste, la fidélité nous maintient dans l’alliance vivifiante avec Dieu, et les uns avec les autres. Et cela, j’ai pu le découvrir et le vivre depuis plus de trente ans.

* Livre d’Isaïe 49, 7.
** Psaume
119, 1.
*** Psaume 18, 9.

♦ Introduction

Chaque semaine, nos prédicateurs méditent 3 textes choisis dans la Bible pour vous guider dans votre vie spirituelle et aussi vous permettre de trouver davantage Dieu dans votre vie quotidienne.

 


♦ Thème : la force

« Il ne faut pas lire la Bible, il faut l’écouter,
et ce n’est pas pour rien que nous sommes invités
à chaque tournant de page à prêter l’oreille. » Paul Claudel

Depuis lundi 10 janvier, pendant 3 semaines, les lundis, mercredis et vendredis, nous méditons les textes bibliques sur ce thème avec sœur Marie-Théo Manaud de la Congrégation Romaine de Saint-Dominique. Elle méditera des textes choisis dans l'Ancien et le Nouveau Testament pour nous guider dans notre vie spirituelle et nous permettre de trouver Dieu dans notre vie quotidienne.

♦ Vendredi 28 janvier

La force de la prière

Texte biblique : Jacques 5, 14-16

L’un de vous est malade ? Qu’il appelle les Anciens en fonction dans l’Église : ils prieront sur lui après lui avoir fait une onction d’huile au nom du Seigneur. Cette prière inspirée par la foi sauvera le malade : le Seigneur le relèvera et, s’il a commis des péchés, il recevra le pardon. Confessez donc vos péchés les uns aux autres, et priez les uns pour les autres afin d’être guéris. La supplication du juste agit avec beaucoup de force.

Écouter Parole de Dieu + méditation

Course de relais

Une course de relais particulière, force de communion fraternelle, véritable témoin passé de main en main pour franchir la ligne d’arrivée, victoire finale, vie en plénitude et salut des frères.
Un semi-marathon en relais, par groupes de trois pour notre équipe de l’Athletica Vaticana. Habituée aux distances plus longues, sept kilomètres me semblaient un jeu d’enfant. Une particularité pourtant me mettait déjà le cœur et les jambes en mouvement. Le témoin que nous allions nous transmettre, fil conducteur de communion, n’était pas banal. Rien à voir avec ce bâton symbolique ; il avait pour nous le visage, le sourire éclatant de Sara, douze ans, atteinte d’une forme de myopathie, que nous allions pousser dans son fauteuil tout au long de nos 21 kilomètres. Je n’avais encore jamais éprouvé à ce point cette capacité à puiser en moi l’énergie pour courir, pousser, continuer, durer. Mais d’où me venait-elle ? Double source ! Sara se révélait un véritable coach, conseillant, encourageant, exultant, cherchant à épouser chaque mouvement, chaque courbe pour ne faire qu’un seul corps avec moi et son fauteuil. Percevant ma fatigue, ma difficulté, elle actionnait ses roues pour m’aider : force conjointe, unie, démultipliée, force reçue alors que je pensais donner. J’avais « reçu » Sara dans l’élan d’une course, commencée à plein régime, des mains de notre ami Gianpaolo et j’allais la transmettre à son papa pour passer la ligne d’arrivée : force de l’amour ouvert à la communion, engagé, appelant en responsabilité. Il ne m’était pas possible de m’arrêter ou de ralentir le rythme de cette course pour la vie. Quelle puissance dans la communion, vrai catalyseur d’une force qui relève et exulte en pleine vie !

♦ Mercredi 26 janvier

S’en remettre à Dieu

Texte biblique : Philippiens 4, 10-13

J’ai éprouvé une grande joie dans le Seigneur à voir maintenant refleurir vos bonnes dispositions pour moi : elles étaient bien vivantes, mais vous n’aviez pas occasion de les montrer. Ce ne sont pas les privations qui me font parler ainsi, car j’ai appris à me contenter de ce que j’ai. Je sais vivre de peu, je sais aussi être dans l’abondance. J’ai été formé à tout et pour tout : à être rassasié et à souffrir la faim, à être dans l’abondance et dans les privations. Je peux tout en celui qui me donne la force.

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Entre tes mains

De l’abondance au dénuement, de la pleine force à la grande faiblesse, de la jubilation à l’angoisse, de tout à rien, il y a un Tout-en-Lui, la force de Dieu enracinée au cœur de notre existence.

Une simple poignée de main et tout était dit : « Je peux tout en celui qui me donne la force. » Une main amie serre la mienne, me révélant une rare puissance par une pression si faible. Une main dans l’étau d’un début de paralysie : plongeant son regard dans le mien, là où amour et vérité se manifestent sans voile où le pieux mensonge n’a pas sa place, elle me demande : « Tu sens comme je serre fort ? » Avec émotion, serrant avec tendresse sa main, je réponds : « Je sens toute la force que tu y mets ». Ce n’était pas une façon de la rassurer – elle est bien consciente de cette force qui s’échappe – mais l’expression de ce que je percevais. Puissance d’une vie enracinée à la Source de la force, dans le Nom du Dieu-fort. Face à la détresse, à la maladie, à cette faiblesse qui limite, il y a une saine révolte, mouvement de refus, force de la volonté, de la colère même. Une force précieuse, mais qui ne dure pas et porte vite à l’épuisement si elle ne s’alimente pas à une Source plus profonde. Dans ce cœur plongé dans le Christ, force de l’Amour offert, un autre mouvement peu à peu, une alliance dans la faiblesse. Ce n’est pas une soumission contrainte, passive, mais un abandon sans cesse à re-choisir dans une confiance travaillée, sculptée par l’amour fort, sûr. Un amour accueilli en chaque respiration, en chaque étincelle d’une plénitude en action. Amour offert, manifesté dans la force d’une vie concentrée sur l’essentiel : transmettre la force de sa Parole, amour incarné pour la vie éternelle !

♦ Lundi 24 janvier

La force dans la faiblesse

Texte biblique : I Corinthiens 1, 24-29

Pour ceux que Dieu appelle, qu’ils soient Juifs ou Grecs, ce Messie, ce Christ, est puissance de Dieu et sagesse de Dieu. Car ce qui est folie de Dieu est plus sage que les hommes, et ce qui est faiblesse de Dieu est plus fort que les hommes. Frères, vous qui avez été appelés par Dieu, regardez bien  : parmi vous, il n’y a pas beaucoup de sages aux yeux des hommes, ni de gens puissants ou de haute naissance. Au contraire, ce qu’il y a de fou dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi, pour couvrir de confusion les sages  ; ce qu’il y a de faible dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi, pour couvrir de confusion ce qui est fort ; ce qui est d’origine modeste, méprisé dans le monde, ce qui n’est pas, voilà ce que Dieu a choisi, pour réduire à rien ce qui est  ; ainsi aucun être de chair ne pourra s’enorgueillir devant Dieu.

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Douce-Puissance de Dieu

Douce-Puissance de Dieu* : une toute-puissance divine reformulée. Dieu n’est pas ce Tout-Puissant terrifiant qui dirige et gouverne le monde et ses créatures par une force devant laquelle l’homme devrait trembler et tomber à genoux. Non ! Dieu n’a pour seule puissance que l’Amour. Il ne sait rien d’autre qu’aimer, infiniment, totalement, sans jamais se reprendre. Un élan permanent dans le don de tout son « être-Dieu » pour et en l’homme. Douce-Puissance d’un amour qui ne cesse de passer en chaque créature et pour toujours. Puissance de la faiblesse qui ne peut que se proposer sans jamais s’imposer : Dieu nouveau-né s’offre à nous, en attente de notre amour, pour venir habiter nos vies de sa plénitude.

Ce qui est faible, ce qui est fou, ce qui n’est pas ou n’est plus renferme une puissance, intensité de désir, de présence, élan en don permanent, source d’une vie que rien ne peut éteindre.
Qui n’a jamais fait l’expérience de la force du regard d’un malade qui n’a plus que ses yeux pour dire sa vie et son amour ou celle d’un homme à l’heure de son passage en Ciel passant le témoin dans un souffle-en-mots. « Donnez, donnez, donnez » ont été les derniers mots de mon père quelques jours avant sa mort. Quelle résonance aujourd’hui encore dans ma vie, ardeur d’un amour qui ne peut et ne sait rien d’autre que s’élancer vers le frère. Force dérisoire et pourtant puissance transformante, renversante. Douce-Puissance de Dieu en chacune de nos existences, au creux de nos faiblesses, de nos pauvretés, de nos folies mêmes. Il est là, tout là, simplement là ! Osons avec lui cette folie d’être des doux-puissants !

* Florin Callerand, fondateur de la Communauté de la Roche d’Or.

♦ Vendredi 21 janvier

Vous recevrez une force

Texte biblique : Actes des apôtres 1, 7-9

Jésus répondit aux apôtres : « Il ne vous appartient pas de connaître les temps et les moments que le Père a fixés de sa propre autorité. Mais vous allez recevoir une force quand le Saint-Esprit viendra sur vous ; vous serez alors mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre. » Après ces paroles, tandis que les Apôtres le regardaient, il s’éleva, et une nuée vint le soustraire à leurs yeux.

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Dans le vent

Route du Rhum, Vendée Globe : prestigieuses courses en solitaire où le marin est au défi de la mer et du vent. Seul maître à bord, il ne pourra rien malgré l’extrême précision de son matériel s’il ne fait alliance avec le vent, brise légère ou bourrasque violente. Une vigilance continue est requise pour interpréter les instruments de bord comme les éléments naturels. Ses victoires et ses échecs lui sont ses premiers alliés, mais il ne décidera jamais de la présence du vent, de sa force, ni de son orientation. Il doit être à l’affût du moindre signe pour orienter son bateau et choisir ses voiles, être prêt à accueillir ce souffle avec gratitude et efficacité. Il ne s’agit pas d’une béate passivité dans l’attente de l’Esprit qui fait toute chose. Si le marin ne veut pas être ballotté par les flots et les vents, il lui faut être éveillé, préparé pour que le vent s’engouffre dans des voiles tendues et orientées. Il offre la force qui devient alliance entre le Souffle, la voile et la dextérité de l’homme.

Être envoyés dans la force de l’Esprit pour rendre témoignage au Christ nous demande pleine collaboration. L’Esprit, pour souffler dans nos voiles et donner envergure à notre vie, nécessite notre adhésion. Faire des choix, poser des actes qui engagent notre liberté et notre responsabilité. C’est le chemin des béatitudes, des hommes marcheurs au souffle de l’Esprit. Dans cette alliance créative entre l’Esprit et nos talents, nous devenons témoins actifs et engagés.

Notre vie déployée au grand vent de Dieu, voile gonflée de sa présence s’offrant à tout homme. Grand-voile, foc, génois, spi, blanches immaculées ou bigarrées pour exprimer et offrir la présence du Christ au cœur de nos vies. Chacun sa voile, chacun sa béatitude !

♦ Mercredi 19 janvier

Une force sortie de lui

Texte biblique : Luc 8, 43-48

Une femme qui avait des pertes de sang depuis douze ans, et qui avait dépensé tous ses biens chez les médecins sans que personne n’ait pu la guérir, s’approcha de lui par-derrière et toucha la frange de son vêtement. À l’instant même, sa perte de sang s’arrêta. Mais Jésus dit : « Qui m’a touché ? » Comme ils s’en défendaient tous, Pierre lui dit : « Maître, les foules te bousculent et t’écrasent. » Mais Jésus reprit : « Quelqu’un m’a touché, car j’ai reconnu qu’une force était sortie de moi. » La femme, se voyant découverte, vint, toute tremblante, se jeter à ses pieds ; elle raconta devant tout le peuple pourquoi elle l’avait touché, et comment elle avait été guérie à l’instant même. Jésus lui dit : « Ma fille, ta foi t’a sauvée. Va en paix. »

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Appel d'air

Un petit souffle pour une grande flamme ! Un appel d’air : c’est tout simple, mais impressionnant. Un petit souffle de rien du tout sur une flamme moribonde et il nous faut bondir en arrière pour ne pas avoir un retour de flamme tant elle se ravive avec ardeur et puissance.Elle a fait tout ce qu’elle pouvait cette pauvre femme, cherchant désespérément, dépensant tous ses biens pour colmater la brèche par où s’enfuyait la vie et ranimer ce souffle en elle. Ajouter du papier ou du bois sur une petite flamme mourante ne donne rien, pire encore, cela l’asphyxie, étouffe la vie. Il faut au contraire ouvrir, laisser entrer l’air, ce passage a priori insignifiant du souffle sur le feu. Ce simple contact et le courant passe, un appel d’air ravive la flamme et produit cette soudure : effet chalumeau !
Voici cette femme raccordée à la source. Son désir de vivre la pousse encore dans un dernier mouvement. Elle n’a plus rien à perdre, elle a déjà frappé aux portes des plus grands pontes. Un geste simple, humble pourtant audacieux que son cœur et sa foi lui dictent. Il lui faut passer outre les interdits rituels, se faufiler, se baisser même pour simplement, mais avec quelle force, toucher, non Jésus, ni même son vêtement, mais la frange du manteau. Appel d’air, souffle puissant, elle est atteinte en plein cœur par la force de la vie qui coule à nouveau en cette femme, non plus à sa perte, mais replacée dans le courant de la source. Elle s’échappait sans contrôle et la portait à la mort, elle est raccordée, réorientée, et lui donne vie nouvelle, établie dans la paix.

Ayons l’audace des petits gestes, folie de la confiance, laissons passer le souffle de vie, appel d’air aux creux de nos asphyxies.

♦ Lundi 17 janvier

L'aimer de toute sa force

Texte biblique : Marc 12, 29-33

Jésus fit cette réponse au scribe : « Voici le premier commandement : Écoute, Israël : le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force. Et voici le second : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là. » Le scribe reprit : « Fort bien, Maître, tu as dit vrai : Dieu est l’Unique et il n’y en a pas d’autre que lui. L’aimer de tout son cœur, de toute son intelligence, de toute sa force, et aimer son prochain comme soi-même, vaut mieux que toute offrande d’holocaustes et de sacrifices. »

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Sans mesure !

Mesure tes forces ! Conseil prévenant pour éviter la fatigue et atteindre le but. Oui, mais l’Amour appelle un engagement de tout l’être : « La mesure de l’amour c’est d’aimer sans mesure. » Saint Augustin a fait l’expérience d’une passion désordonnée, éphémère comme l’écume des vagues laissant un goût d’amertume. Il est alors saisi par l’amour brûlant, qui monte du plus profond du cœur, prend toute la personne et se donne sans mesure, un amour en sortie permanente. De l’écume à la lame de fond. Cette puissance de vie se reçoit branchée à la source. Dans cet embrassement total au Seigneur, cette relation de profonde intimité au Dieu de la vie, je reçois cette puissance d’aimer, cette force pour franchir les montagnes et soulever les obstacles les plus impressionnants. Combien d’actes héroïques accomplis dans la force d’un amour qui ne peut accepter de baisser les bras devant la souffrance ou le drame ? 
Puissance de l’amour qui ne peut se limiter, le Cantique des cantiques nous le chante : « L’amour est fort comme la mort. Les grandes eaux ne pourront éteindre l’amour, ni les fleuves l’emporter. » * Au-delà même de la mort, l’amour persiste. Aussi vrai que la mort est au rendez-vous de la vie, tel est l’amour que rien ne peut arrêter quand il engage tout notre être.

Je me souviens du récit d’une maman, ni wonder woman, ni magicienne, qui a vu son enfant pris au piège sous une roche éboulée. Sans réaliser l’inutilité de ses efforts, elle s’arc-boute pour soulever cette pierre et parvient à dégager sa petite. Elle n’a jamais pu par la suite bouger d’un millimètre ce rocher ! Miracle ? Assurément celui d’un amour qui déploie au-delà du possible et du raisonnable toute la puissance de nos forces.

* Cantique des cantiques ch. 8, v. 6.7.

♦ Vendredi 14 janvier

Soyez forts

Texte biblique : Psaume 30, 25

Soyez forts, prenez courage, vous tous qui espérez le Seigneur !

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Allez, Allez !

Ce matin d’automne et de confinement, derrière ma fenêtre, je regarde la pluie tomber légèrement sur l’herbe d’un beau vert tendre. Une certaine mélancolie habitée d’une lumière particulière, il y a quelque chose d’appelant, d’invitant, quelque chose qui susurre la vie plus forte. 
Ce matin, c’est le 1er novembre et la farandole de tous les saints m’apparaît, danse lumineuse d’un bonheur à pleins poumons. J’entends alors cette invitation comme un encouragement adressé personnellement à chacun de nous : oui, toi qui cours la course de la vie, toi qui espères le Seigneur à chaque pas de cette danse, sois forte, prends courage ! Depuis plusieurs années, je participe, à Rome, à la « corsa dei Santi » le jour de la Toussaint. Les derniers mètres, le dernier sprint nous met en droite ligne de la place Saint-Pierre.

Une expérience unique, franchir ces derniers mètres, en cette fête de tous les saints, les yeux fixés sur « l’Église universelle ».
J’imagine tous les saints, petits et grands, connus et inconnus, d’hier et d’aujourd’hui, de tous lieux et de tout temps, rassemblés là dans les bras que forment les colonnades de la place. Je me sens portée, galvanisée par une joie puissante, celle de mes frères et sœurs aînés qui ont parcouru la route et sont aujourd’hui en pleine lumière. Leur joie contagieuse, promesse assurée, espérance garantie, m’appelle en avant, elle vient faire jaillir en moi cette énergie pour ce dernier effort avant de franchir la ligne d’arrivée ! Force de l’espérance, force de la fraternité entre ciel et terre ! Ils ne se limitent pas à nous attendre « là-haut », ils viennent nous donner le rythme de la course, le pas de la danse !

♦ Mercredi 12 janvier

 

La force du Seigneur

Texte biblique : 1 Samuel 2, 6-10

Le Seigneur fait mourir et vivre ; il fait descendre à l’abîme et en ramène ; le Seigneur rend pauvre et riche ; il abaisse et il élève. De la poussière, il relève le faible, il retire le malheureux de la cendre pour qu’il siège parmi les princes, et reçoive un trône de gloire. Au Seigneur, les colonnes de la terre : sur elles, il a posé le monde. Il veille sur les pas de ses fidèles, et les méchants périront dans les ténèbres. La force ne rend pas l’homme vainqueur : les adversaires du Seigneur seront brisés. Le Très-Haut tonnera dans les cieux ; le Seigneur jugera la terre entière. Il donnera la puissance à son roi, il relèvera le front de son messie.

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Force arc-en-ciel

D’une extrémité à l’autre de la vie, du plus profond de la terre au plus haut dans les cieux, du plus petit des hommes au plus puissant, le Seigneur déploie la force de sa présence tel un arc-en-ciel traçant un pont entre ciel et terre, à l’horizon de nos paysages. « Je gravis les cieux : tu es là ; je descends chez les morts : te voici. Je prends les ailes de l’aurore et me pose au-delà des mers : même là ta main me conduit, ta droite me saisit. »* Rien en dehors de lui, rien qui ne puisse être traversé, pénétré, enveloppé, renversé par cette présence aimante et puissante. Rien à voir avec une omniprésence inquisitrice, cette sensation oppressante d’être sous surveillance permanente, dans l’œil du cyclone, non, c’est la puissance d’un Amour qui est. Le Seigneur « est » et tout est pétri de la permanence de son être qui remet en justice par le simple fait « d’être-en-lui ». Non, ce n’est pas par une puissance guerrière, obtenue à la force des poignets ou par son bras armé que l’homme trouvera justice et victoire, mais accueillant la puissance d’une Présence qui se lève en lui comme sur toute la terre, arc-en-ciel au cœur de sa vie. « O Seigneur notre Dieu qu’il est grand ton nom par toute la terre ! Jusqu’aux cieux ta splendeur est chantée par la bouche des enfants, des tout-petits : rempart que tu opposes à l’adversaire. »**Voilà sa force : le chant de confiance des enfants, des tout-petits devant la splendeur de sa Présence enveloppant la terre et la vie de tout homme. Puissance désarmante de la confiance du petit, il lance son regard vers la source de l’Amour et nous invite à nous laisser traverser par cet arc-en-ciel en terre !

* Psaume 138, 8-10.
** Psaume 8, 2.3.

♦ Lundi 10 janvier

 

 La force de sa main

Texte biblique : Exode 13; 3

Moïse dit au peuple : « Souvenez-vous de ce jour, le jour de votre sortie du pays d’Égypte, la maison d’esclavage, car c’est par la force de sa main que le Seigneur vous en a fait sortir. On ne mangera pas de pain levé, ce jour-là. »

Écouter Parole de Dieu + méditation

Stop, je passe !

Quelle est donc cette main qui libère les Hébreux du pays d’Égypte ? Main levée, étendard arrêtant l’ennemi, ouvrant la mer en deux pour laisser passer le peuple choisi. La force d’une main qui se fait autorité, arrête, force le respect et dicte une loi de liberté, une loi pour la vie. Il serait pourtant si facile de passer outre, abaisser, renverser. Une main n’est qu’une main et aussi forte qu’elle soit devant la puissance d’une armée, que peut-elle ? Elle est l’expression et le prolongement d’une intention, la main tendue se place dans l’alignement du cœur, elle en indique l’intention et en devient la manifestation. C’est bien par la force de son Amour que le Seigneur libère son peuple de l’esclavage, puissance de l’amour manifestée à main nue et bras tendus.
Il me vient le récit d’une maman d’une jeune fille trisomique en apprentissage d’autonomie : Lucrezia s’apprête à traverser une rue, elle lâche la main protectrice de sa maman, se place bien en vue sur le passage piéton et étend largement les deux bras de chaque côté, les mains bien tendues pour manifester avec autorité son intention de traverser, forcer l’attention et s’assurer ainsi une traversée en toute sécurité ! Magnifique geste de puissance, pleine manifestation de sa volonté d’atteindre son but et pourtant, ce ne sont que deux bras tendus, il ne faudrait qu’une seconde d’inattention pour réduire à néant son désir de vivre libre, autonome et heureuse ! Lucrezia s’est ouvert là un chemin de liberté, confiante et sûre de la force de ce geste transmis et appris. Oui, la main du Seigneur est forte, car son Amour est puissance de vie.

À mains tendues, forts de cet Amour, forçons le passage, ouvrons les chemins de liberté.

♦ Introduction

Depuis deux ans, l’équipe de Lumières dans la Bible souhaite donner aux croyants d’aujourd’hui le goût d’écouter l’Ecriture. Il faut que s’établisse un contact vivant avec un être vivant. Le christianisme est la religion d’une parole à entendre, suivant l’ordre du Seigneur : « Écoute Israël ».

Pour faciliter cette écoute, nous veillons à soigner particulièrement la lecture des passages bibliques par des comédiens très expérimentés dans les studios de RCF. La qualité doit être irréprochable. De la même manière, nous avons fait le choix de l’audio pour l’enregistrement des méditations. N’est-il pas vrai que « la foi naît de ce que l’on entend ; et ce que l’on entend, c’est la parole du Christ. » (Romains 10, 17) ?

En mars 2022, Lumières dans la Bible laissera la place à la retraite de carême et reprendra à la Pentecôte 2022 avec huit nouveaux thèmes: la création, l’amitié, l’intelligence ... Quatre prédicateurs passionnés sont déjà au travail : deux frères, une sœur apostolique dominicaine et une laïque dominicaine.
Dans la joie de vous retrouver autour de la Bible, je vous souhaite une année comblée de la lumière étincelante qui vient de Dieu !

Je suis sœur Marie-Théo de la Congrégation Romaine de saint Dominique de la Province Italo-Suisse. Je vis à Rome où j'exerce la charge de prieure provinciale.
A mes heures perdues, ou plutôt pour reprendre force et souffle, pour accueillir le rythme de la vie, le rythme de Dieu au cœur de ma vie, je m'adonne à la course à pied. Oui, à la course à pied, alors je vous invite à prendre le départ avec moi et à me suivre ces 3 semaines durant dans cet esprit, dans cet élan de la course, au rythme de cette vie qui pulse dans nos artères.

Ensemble, en parcourant la Parole, nous allons découvrir le secret de la « Force ». A l'école des petits, avec tendresse, avec humour, au creux de l'impuissance, de l'amour, de la passion, du rêve, de la joie, dans le vent de la course, nous allons cueillir le tonus de la faiblesse.

Un élan qui nous traverse, qui nous appelle, qui nous entraîne dans ce mouvement permanent, ce souffle de l'amour.
Alors, prenez votre souffle, respirez c'est parti ! On y va, en avant, en élan !

 



 

Pourquoi le mal ?

♦ 6 février 2022 : 5e et dernière semaine

(Reprise de ThéoDom au moment du Carême)

D'où vient le mal ?

Découvrir - S’entraîner - Approfondir

Dans d’autres vidéos, on a abordé le problème du mal d’un point de vue théorique, maintenant, on va l’aborder grâce à des récits. En effet, la Bible nous explique beaucoup de choses par des histoires, comme celle du début de la Genèse par exemple. Et quand l'Écriture n’explique pas tout, les chrétiens y voient une invitation à un dialogue qui ne s'arrête jamais.

Le récit originaire a encore quelque chose à nous dire :

la Genèse commentée

Je voudrais vous parler de deux épopées sur l’origine du mal, qui s’inspirent du livre de la Genèse :  l’Histoire Spirituelle, un poème en latin écrit par un évêque gaulois au Ve siècle, Avit de Vienne ; et Paradise Lost (le Paradis perdu), le chef-d’œuvre d’un poète anglais au XVIIe siècle, John Milton.

Trois livres, trois époques, trois langues, trois contextes très différents : et pourtant, ils vont tous dans le même sens, ils partagent une même réponse chrétienne à la question de la Théodicée.
Théodicée, ce mot signifie : « la justification de Dieu », ou « comment dédouaner Dieu de la responsabilité du mal dans le monde qu’il a créé ? »

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Le Anges et démons influencent-ils nos choix ?

Vous en voyez dans des films, certaines bandes dessinées en sont remplies, peut-être qu’ils vous font peur la nuit… Je parle des démons. Et pourtant, la théologie n’en parle quasiment plus, l’Église éventuellement un tout petit peu… Il est donc temps de reprendre en main la question du  diable et des démons. Je vous propose un début, de voir qui ils sont et comment ils agissent.

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♦ 30 janvier 2022 : 4e semaine

Que devons-nous faire face au mal ?

Découvrir - S’entraîner - Approfondir

Y-a-t-il des "guerres justes" ?

Le Pape François dans son discours d’Hiroshima de 2019 a condamné la possession d’armes atomiques, qu’il juge immorale et criminelle. Mais vous me direz, qui est le pape pour condamner la guerre et ses pratiques ?

En 2021, frère Etienne est frère étudiant au couvent de Lyon. Avant d'entrer dans l'Ordre des Dominicains, il travaillait comme analyste marketing dans l'industrie de la défense.

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Le Christ nous invite-t-il à nous soumettre ou à lutter ?

Contre le mal, fatalité ou liberté ?

Frère Matthew : Le mal est partout dans le monde, mais qu’est-ce que j’y peux ? Je ne peux pas faire advenir la paix dans le monde ou soigner toutes les maladies ! Je ne peux pas grand-chose. Au fond, je dois peut-être accepter mon impuissance et faire confiance à Dieu.

Souvent, à la messe, quand nous écoutons les lectures, la vie de Jésus nous apparaît remplie de contradictions ! 
Dans le Temple de Jérusalem, il chasse les marchands avec des fouets et des cordes ; à l'inverse, il se laisse faire lors de son arrestation, demandant à Pierre de ranger son épée. Le Christ a envoyé ses disciples libérer avec puissance les possédés mais c'est par sa faiblesse qu'il nous sauve sur la croix.
Quels exemples de la vie du Christ devons-nous imiter ? Comment pouvons-nous essayer de traduire la vie du Sauveur dans notre vie personnelle ?

Dans cette vidéo, les frères Matthew Jarvis et Filip-Maria Ekman échangent leurs arguments : une discussion passionnante !

Texte complet

Les chrétiens et la guerre

Lors du tournage de la série sur le mal, les frères ont passé une soirée à parler de la guerre : en voici les meilleurs moments.

♦ 23 janvier 2022 : 3e semaine

Le mal, est-il un parasite ?

Découvrir - S’entraîner - Approfondir

Le mal n'existerait pas... sans le bien ?

D’où vient le mal ? Si Dieu est le Créateur de tout l’univers, il a aussi créé le mal.  Alors, il n’est pas bon... S'il n'a pas créé le mal, alors il n'est pas unique et tout-puissant... L'énigme semble impossible à résoudre.
Et pourtant, depuis l'Antiquité, les Pères de l'Eglise y réfléchissent. A l'école de l’Écriture, ils nous aident à comprendre que le mal ne tient pas devant le bien absolu qu'est Dieu.

Frère Matthew Jarvis, frère anglais qui a déjà nourri plusieurs réflexions sur notre site, nous éclaire sur cette question philosophique et nous aide à nous tourner résolument vers le bien.

Texte complet

La psychologie et Catherine de Sienne

nous aident à accepter le mal en nous

Loin d'être abstrait, le mystère du mal nous touche au plus intime de notre vie. Comment acceptons-nous le mal qui est en nous ? 

L’Évangile le dit bien : nul n'est bon que Dieu seul. Un homme, une femme ne peuvent être totalement bons, purs de tout mal. Si Dieu est totalement bon, alors devons-nous nous sentir coupables du mal qui est en nous ?
Au XXe siècle, le célèbre psychiatre suisse Carl Jung aimait s'entretenir avec son ami dominicain anglais Victor White sur ce sujet. Frère Filip-Maria Ekman, frère suédois, formé aux États-Unis, nous rapporte leurs échanges puis nous fait rencontrer la mystique dominicaine Catherine de Sienne (XIVe siècle) : cette sainte nous invite à mieux nous connaître, en toute vérité, avec nos ombres et nos lumières.



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♦ 16 janvier 2022 : 2e semaine

Quand rien ne va plus, où est Dieu ? Que fait Dieu, face au mal ?

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Job, le juste touché par la souffrance. Pourquoi le mal ?

Dans la Bible, le livre de Job nous invite à réfléchir à la question du juste confronté au malheur. Comment un homme bon, père de famille, entouré d'amis peut-il être aussi éprouvé ? Tout le livre nous montre son attitude avec ses proches et même avec Dieu pour nous interroger sur l'origine du mal.

Catherine Vialle, professeur d'Ancien Testament à la faculté de théologie de l'Université Catholique de Lille, nous résume ce livre de sagesse, avec une exceptionnelle clarté. Elle présente les grandes tensions qui traversent le livre : aucun mal ne peut remettre en cause l'immense bonté et la toute-puissance de Dieu.

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Les derniers mots du Christ : Dieu aussi a souffert

Jésus nous apporte sa Bonne Nouvelle : en lui, nous avons la certitude que Dieu n'est pas indifférent au mal. Dans cette deuxième vidéo, Frère Pierre de Marolles nous montre que, sur la croix, les dernières paroles du Christ sont porteuses d'une espérance inouïe.

 

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L'espérance de la Cananéenne et la nuit obscur de Tauler

ThéoDom vous propose cette semaine une troisième vidéo originale du frère Filip-Maria Ekman : le récit de la Cananéenne dans l'évangile de Matthieu (Mt 15, 21-28) nous aide à donner un sens au «silence de Dieu», que nous avons l'impression de vivre parfois. Déjà au XIVe siècle, le mystique dominicain Jean Tauler s'appuyait sur ce récit de guérison pour aider ses auditeurs à tenir bon dans les épreuves. 

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♦ 9 janvier 2022 : 1ère semaine

Face au mal, la prière de l'exorciste ?

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Pourquoi le Christ fait-il des exorcismes ?

Nous parlons aujourd'hui du mal, de Satan, de possession et d'exorcismes, ce sont là des choses étranges. Est-ce que vraiment Jésus a fait des exorcismes ? Dans cette vidéo, sœur Caroline, exégète, nous aide à distinguer ce qui est de l'ordre de la guérison et de la maladie, de ce qui est de l'ordre de l'exorcisme et du démon.

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Rencontre avec frère Reginald Blondeel, exorciste. 

On ne trouve pas seulement des exorcismes dans les Évangiles, les romans fantastiques ou les films d'horreur ! Dans chaque diocèse, un prêtre exorciste est mandaté par l'évêque pour exercer ce ministère.
A Nancy, l'exorciste diocésain est, depuis deux ans, un frère : frère Reginald est exorciste du couvent de Nancy et Toul depuis 2019. Il a longtemps été aumônier d’hôpital, aumônier de prison, aumônier militaire, directeur régional du pèlerinage du Rosaire...

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Introduction et Programme

A vous et vos familles, nous souhaitons une bonne et sainte année 2022. Avec un tout nouveau site beaucoup plus intuitif, nous serons à vos côtés pour vous accompagner et vous aider à approfondir votre foi.

Dès le 9 janvier 2021, ThéoDom aborde un sujet grave : le mal. Nous traversons tous des épreuves personnelles et collectives, et sommes parfois bouleversés par elles : pourquoi le Dieu de toute bonté permet-il ces souffrances ? Cette énigme préoccupe les auteurs de la Bible, les théologiens et les croyants depuis des siècles.
En 12 vidéos, l'équipe ThéoDom puise des éléments dans l’Écriture et la tradition pour nourrir notre réflexion et nous aider à garder confiance.

Cette année encore, vous découvrirez de nouveaux prédicateurs et en retrouverez d'autres. Chacun abordera le thème du mal avec son expérience et sa formation. Sœur Caroline Runacher, Catherine Vialle et frère Pierre de Marolles, biblistes vous aideront à scruter la Parole de Dieu : la Bible nous montre Dieu présent au côté du souffrant. Frère Réginald Blondeel témoignera comme exorciste du diocèse de Nancy et Toul. Les frères Etienne d'Ardhailon, Filip-Maria Ekman et Matthew Jarvis sont étudiants à Lyon et nous proposeront un dialogue entre la foi et différents domaines de réflexion (philosophie, littérature, psychologie, et même gestion de conflits).

 11 vidéos sur « le mal »

1) Face au mal, la prière de l'exorciste ?

Pourquoi le Christ fait-il des exorcismes ?

Rencontre avec frère Reginald Blondeel, exorciste.



2) Que fait Dieu face au mal ?

Job, le juste touché par la souffrance : pourquoi le mal ?

Les derniers mots du Christ : Dieu aussi a souffert.

L'espérance de la Cananéenne et la nuit obscure de Tauler



3) Le mal est-il un parasite ?

Le mal n'existe pas... sans le bien.

La psychologie et Catherine de Sienne nous aident à accepter le mal en nous.



4) Que devons-nous faire face au mal ?

Y a-t-il des "guerres justes" ?

Le Christ nous invite-t-il à nous soumettre ou à lutter ?



5) D'où vient le mal ?

Le récit originaire a encore quelque chose à nous dire.

Anges et démons influencent-ils nos choix ?