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PAROISSE SAINTE FAMILLE de PAU

Abou-Gosh (ou Abu-Gosh) est un village israélien du district de Jérusalem, qui, au IXe siècle, s'appelait Karyat el-Anab, et dont la population est majoritairement musulmane.

L'appellation du lieu Abou-Gosh provient du nom de la famille propriétaire du terrain depuis le XVIe siècle. La famille Abou-Gosh est une famille musulmane originaire du Caucase. On estime que 98 % de la population musulmane d'Abou-Gosh est descendante de cette famille. Au cours des XVIIIe et XIXe siècles, la famille Abou-Gosh se rend célèbre dans la région, entre autres, par les relations d'amitié qu'elle a su tisser avec la population juive. Il faut signaler que, même au plus fort de la Guerre d'Indépendance, la population arabe d'Abou-Gosh n'a jamais pris part aux conflits entre Juifs et Arabes.

Dans ce village, un territoire français avec l'une des plus belles églises de l'époque croisée et un monastère bénédictin qui a pour objectif de tisser des liens de fraternité avec juifs, musulmans et chrétiens de différentes confessions.


Écoutons le frère Olivier : avec son humour et sa foi profonde en Dieu et en l'homme, son témoignage marque tous les pèlerins, comme nous ce 24 mai 2019, ainsi que tous ceux qui viennent à Abu-Gosh, quelle que soit leur croyance.

(La vidéo s'est divisée en deux parties, donc les lire en suivant)

« ... Pourquoi cette fondation ici ? Don Grammont, ce saint homme, avait toujours eu les yeux tournés vers Jérusalem, de même la Mère prieure du monastère voisin... il y avait quelque chose en germe dans l'histoire de nos communautés monastiques pour une fondation ici... Don Grammont éprouvait une tendresse pour les racines de notre foi chrétienne sur cette terre de la Bible, il éprouvait aussi une tendresse pour les racines de notre foi chrétienne dans le peuple de la Bible, le peuple juif. Don Grammont nous disait souvent : "Mes frères, n'oublions jamais de regarder vers ce rocher dont nous avons été taillés, nous chrétiens"... Une branche coupée d son tronc ne vit pas. Dieu s'est incarné dans un peuple...

En 1976, Don Grammont envoie trois moines pour aller à Jérusalem... Pendant ce temps des tractations se font avec le Quai d'Orsay pour Abu-Gosh qui était disponible. Il avait laissé aux trois moines un message extrêmement simple :

« Soyez une présence cordiale »

Dans ces deux mots, il y a tout ce que nous devrions être ici : tout un programme à la source de notre foi, à l'écoute du mystère d'Israël, nos racines, et il avait ajouté "sans exception"...
Les gens du village ont très bien accueilli les trois frères. Le lendemain de leur arrivée, le maire du village, un vieux sage musulman, est venu en disant : "J'entends que les bénédictins reviennent, nous vous attendions, soyez bénis. Si vous avez besoin de quoi que ce soit, je suis là, je vois que vous n'avez pas de voiture... vous prenez la mienne si vous avez besoin" L'accueil oriental !
Les frères arrivent dans ce village entièrement musulman, on peut y voir un paradoxe, une contradiction... Les frères ont vu tout de suite un signe de Dieu pour une ouverture plus large... »

Et cette ouverture continue de vivre à Abu-Gosh.

« Il n'est pas rare que lorsque je reçois des jeunes militaires Israéliens, l'un d'eux me dise en sortant d'ici : "Une visite comme celle que l'on vient d'avoir ici aujourd'hui me redonne espoir dans l'avenir de mon pays"... Il doit se dire : si moi, jeune de 20 ans, juif, Israélien, soldat, si je peux être dans cette qualité de rencontre avec un moine chrétien catholique, français, qui n'a plus 20 ans... ce sont des horizons qui s'ouvrent... On n'a jamais le droit de perdre l'espérance et surtout :

On n'a jamais le droit de désespérer du cœur de l'homme »

Suit le témoignage d'un jeune militaire qui a bouleversé le frère Olivier.

Voir aussi le site de l'abbaye : https://abbaye-abugosh.info/fr/accueil

ainsi que la vidéo faite par les moines et les moniales
sur l'histoire et la présentation de l'abbaye :