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PAROISSE SAINTE FAMILLE de PAU
Les témoignages sont les suivants :

- Le peuple de la rue, les invisibles
- « J'ai trouvé Dieu au Liban » Rachelle Moussalem
- Auprès des migrants :
    Lamdedusa : ceux qui agissent pour les migrants 28'
    Les migrants 23'30"
    Moria, par delà l'enfer 52'10"
    Mauritanie : un prêtre auprès des migrants 26'
    L'accueil des migrants à Calais 10'16"
- « Ces Incroyables croyants »
- Des repères pour la rentrée : Marguerite Léna. L'esprit de l'éducation. Un pensionnat pour les îles Marquises.
   Et « Dieu à l'école de la République » : une formation unique née du souhait de plusieurs ministres du culte, - prêtre, imam, rabbin...
- La foi de nos campagnes
- Des vacances solidaires avec le Secours Catholique.
- « Liban, le chaos, l'urgence, l'espérance », un an après l'explosion du 4 août 2020.
- « La solitude de l'ermite » avec sœur Catherine.
- « Revivre au Rwanda », ou être médiatrice pour réconcilier son propre pays.
- « Sous les ailes de l'Archange » : Riton est exorciste au Mont Saint-Michel.
- « Écrire sa route » malgré un lourd passé de souffrance...
- « Le village Saint-Joseph, un autre chemin » un chemin de fraternité.
- « Je viens à vous » ou comment André est passé de l'enfer à la lumière grâce à la "Petite Thérèse.
- Via Podiensis, la voie de la confiance
- Témoignages de prêtres et comment, en famille, accueillir ces vocations
- « Le Rocher » oasis des cités
- Juste ouvrir notre cœur au Christ
- Catéchumènes, ces adultes qui choisissent le Christ
- Avec la communauté de Taizé, méditer, avec leur diversité, les textes de la Bible

 Témoignages
  • Le peuple de la rue, les invisibles

Serge Moati est journaliste. Son film, une enquête au plus près de l’humanité qui disparaît parce qu’à la regarder nous avons peur, peur que cela puisse aussi nous arriver de “tomber dans la rue”. En gros plan, voire très gros plan, il capte les visages de Doriane, Jean-Claude, Robert, Jean-Philippe, Philippe, Yves, Joël, Denis, icônes de tous ceux que nous voyons sur les trottoirs de nos villes mais que la République ne voit pas, dit Serge Moati en préambule à son film, qui est aussi un manifeste.
La nuit, le jour, les camionnettes du Samu social sillonnent les rues. Le “115” reçoit 15 000 appels par jour et secourt 40 000 SDF par an. C’est l’hiver, il pleut, il neige, la fête de Noël se prépare. Mais pour celles et ceux qui dorment dehors, cela ne signifie plus rien. Seule la survie compte. Les maraudeurs en gilet bleu vont à la rencontre de cette humanité cassée. Leur rôle dans l’urgence : sauver des vies par une soupe, une couverture, un sourire, du lien, écouter, réconforter, sans être des “héros sauveurs”.

Mais comment ces femmes et ces hommes se sont-ils retrouvés à vivre à dehors ? Comment leurs existences se sont-elles fracassées ? Pourront-ils reprendre pied dans la société ? Ils racontent la perte d’une femme, d’un enfant, d’une mère. Et l’alcool pour ne pas être mal, comme un anesthésiant à la douleur. Mais l’amour aussi.
Avec beaucoup d’empathie et sans aucun misérabilisme, Serge Moati livre ici un film fort dont on ne sort pas indemne. Il rend aussi un hommage au Samu social et à son fondateur, Xavier Emmanuelli, que Serge Moati considère comme un “saint laïc” de notre temps.

  • « J'ai trouvé Dieu au Liban » Rachelle Moussalem

Rachelle Moussalem, 29 ans, est une architecte d’origine franco-libanaise. Durant son enfance, ses parents ne vont à l’église qu’à Noël et Pâques : « je ne connaissais pas la valeur de la messe, de l’eucharistie et même pourquoi Jésus fut crucifié ». Elle a 19 ans quand ses parents se séparent. Elle doit alors quitter la France pour aller vivre au Liban avec son père et ses frères. « Dans ma détresse, j’ai prié Dieu et saint Charbel ! ». Elle croise alors des personnes qui lui font découvrir Dieu. A son retour en France en janvier 2020, suite à la crise au Liban, elle fréquente de nouveau des personnes qui n’ont pas Dieu dans leur vie. Elle comprend alors sa mission : ramener les personnes à Dieu. Sur le plateau de KTO, elle vient témoigner de ce qu’est sa vie avec Dieu : « Nous avons besoin de témoignages de jeunes de différentes cultures pour pouvoir toucher un grand nombre de jeunes ! ».

  • Auprès des migrants :

Lampedusa : ceux qui agissent pour les Migrants

Depuis 1992, la petite île italienne de Lampedusa au large des côtes tunisiennes et libyennes est le théâtre d’arrivées massives de migrants cherchant à rejoindre l’Europe. Aujourd’hui sur l’île, ces migrants sont invisibles, retenus dès leur débarquement dans le hotspot de l’île ou dans des ferrys ancrés au large. Pourtant, le phénomène n’a pas baissé, ni les drames qui se jouent régulièrement au large. Mais à Lampedusa, à l’image de l’Europe, les regards se sont détournés.
Fin août, alors que l’activité de Lampedusa se concentre sur le tourisme, David Milliat est parti à la rencontre de ceux et celles qui continuent dagir et d’interpeller les consciences de l’île et du monde. Il rencontre :
José, pilote français de l’association Pilotes volontaires qui vole pour localiser les migrants en détresse dans leurs bateaux de fortune ;
Marta, médiatrice de Mediterranean Hope (programme migrants et refugiés de la Fédération des églises protestantes d'Italie - FCEI), la seule association autorisée à venir en aide aux migrants lors de leur débarquement ;
le curé Don Carmelo qui interpelle ses paroissiens ;
Soeur Franca Littarru, Petite Soeur de Jésus, particulièrement investie aux côtés des migrants.
Tous tentent à leur mesure de faire encore résonner le message que le pape François avait délivré lors de sa venue le 8 juillet 2013 fustigeant dans son homélie "La mondialisation de l’indifférence nous rend tous "innommés", responsables sans nom et sans visage".

Les migrants 23'30"

Bernard Henrot, prêtre ouvrier de Dunkerque, partage intégralement les conditions de vie des travailleurs étrangers dans leur communauté. Ce qui signifie vivre dans un cantonnement réservé aux travailleurs étrangers et  partager ainsi le quotidien des ouvriers immigrés. L’existence de cet homme, prêtre ouvrier, comme celle de ses camarades dont il se fait indirectement le porte parole, nous permet de saisir d’une manière sensible différents aspects du problème des “migrants” en nous introduisant dans un monde en marge de notre société.

Moria, par delà l'enfer 52'10"

Créé en 2015 pour accueillir 2000 réfugiés, le camp de Moria en comptait plus de 19 000 en 2020. La situation s’est lourdement aggravé en mars de cette année-là quand le camp s’est retrouvé isolé du reste du monde en raison de l’épidémie du coronavirus. C’est dans ce contexte de désastre humanitaire que le père Maurice Joyeux, du service Jésuite des Réfugiés, revient à Moria avec Mortaza Behboudi, journaliste. Ils sont rejoints par la réalisatrice Laurence Monroe. Caméra au poing, de mars à septembre 2020, l’équipe partage le quotidien de ces exilés, contraint de vivre dans des conditions indignes, sans eau, sans hygiène, sans soin, sans éducation, sans revenus. Le plus grand camp de réfugiés d’Europe s’est transformé en un gigantesque bidonville et une prison à ciel ouvert. C’est l’enfer.
Etre présent, écouter, observer fut la première priorité de Maurice Joyeux. Il accueille la colère des demandeurs d’asile, leur fatigue, leur découragement face à leur sentiment d’abandon de la part de la communauté européenne et internationale alors qu’ils ont risqué leur vie pour arriver là, qu’ils ont juste fui la guerre, les persécutions. De rétention, le camp est devenu un camp de détention où ils attendent un rendez-vous qui ne vient pas pour avancer dans leur dossier. Où sont les droits de l’homme, l’accueil chrétien ?
Maurice Joyeux a repéré le travail d’Elahah, une jeune femme qui apprend à lire aux enfants et il accompagne son rêve d’avoir une école où instruire les plus jeunes. Candy, une africaine médecin, pallie l’engorgement de l’hôpital de fortune installé dans le camp. Se réconforter en aidant les autres c’est la solution qu'Abdoulaye a trouvé pour ne pas sombrer.. Dans une autre école, Massi accueille les différentes communautés congolaise, somalienne et afghane pour instruire mais aussi pour occuper les journées, donner de l’espoir. Pour les jeunes en danger parce que désœuvrés, l’apprentissage de la guitare leur permet d’exprimer sentiments et émotions.Olivier, journaliste congolais, aide le père Joyeux dans le camp dans la mise en place d'une solidarité alimentaire.
Protestez, existez, entretenez l’espoir, encourage Maurice Joyeux. Face à la détresse, il prône aussi de faire valoir le beau et le bon, le meilleur des remèdes.
En juillet, l’Europe accueille quelques centaines de réfugiés mais il en reste toujours 17 000 à Moria où le confinement dans le camp a été prolongé pour la 6ème fois. En septembre, le camp brûle entièrement. Les fleurs d’espérance qui avaient poussé là sous la forme de cahiers d’école, de guitares, de tableaux, de cerfs-volants ont été réduits en cendres. Un nouveau camp se créé.

Mauritanie : un prêtre auprès des migrants 26'

Ils sont neuf religieux catholiques en Mauritanie, cette terre d’Islam grande comme deux fois la France. Un pays d’Afrique de l’Ouest de 3 millions d’habitants, qui voient régulièrement partir des pirogues où s’entasse la jeunesse mauritanienne partant à l’assaut de l’Europe. La plupart ne revient pas, et se perd au fond de l’Atlantique. Ces jeunes Mauritaniens, le père Jérôme Dukiya veut les convaincre qu’ ils sont l’avenir de leur pays, qu’ils ont un avenir en Mauritanie. Avec un léger accent anglais qui rappelle son Nigeria natal, le Père Jérôme Dukiya explique dans un français impeccable sa mission : « J’appartiens à la Congrégation du Saint-Esprit et ma mission est d’être aux côtés des plus pauvres ».
A Nouadhibou, capitale économique de la Mauritanie, le Père Jérôme Dukiya est un homme aux multiples tâches : organisation d’un tournoi de football, direction d’un jardin d’enfant… « Mon but est de rendre leur dignité aux hommes et aux femmes de ce pays. C’est ce que nous faisons notamment en formant des femmes aux métiers à tisser. L’esprit spiritain, c’est être à l’écoute des plus pauvres.» Le Père Dukiya se désole des départs vers l’Europe, de ces voyages vers l’inconnu, à l’issue souvent tragique : « Les jeunes de Mauritanie sont persuadés que seul l’argent compte, d’où leur attirance pour l’Europe.»
La fin du tournoi de football s’est faite sans l’équipe des Camerounais de la ville, décimée par une noyade qui a emporté la plupart des joueurs partis tenter de rejoindre les côtes européennes. « En Afrique, les plus pauvres souffrent beaucoup de la politique de l’Europe par rapport à notre continent. Tout ceci doit changer ». Et l’évêque de Mauritanie, Monseigneur Happe, de conclure : « Aussi longtemps que la lumière brille, elle attire toujours les papillons. Fermer les frontières ne sert à rien. Le gâteau existe, et il faut le partager ! »
Une production : CFRT/ France2/ Bonobo Productions

L'accueil des migrants à Calais 10'16"

Dans quelles conditions les associations calaisiennes poursuivent-elles leur soutien sans faille aux exilés migrants à Calais ? Reportage sur le terrain.
Donner à manger et secourir les réfugiés qui veulent passer en Angleterre coûte que coûte, allant même à traverser la Manche sur des embarcations de fortune au péril de leur vie, sont pour les chrétiens engagés de Calais une action citoyenne mais avant tout évangélique. Ainsi du Père Philippe Demeestère qui accueille dans les locaux de sa paroisse des mineurs isolés. A l'accueil de jour du Secours Catholique, offrir un espace de repos et de paix est essentiel pour que les réfugiés conservent leur dignité et leur humanité. Pour toutes ces raisons, toutes les mesures prises pour empêcher l'installation de nouveaux campements ne découragent pas les bénévoles, comme "Mamie portable".
Depuis plus de 20 ans, La voix du Nord traite de la crise migratoire à Calais. Le journal en est la mémoire. Sous tension, la ville a récemment érigé des barrières pour se protéger des migrants. Dans le même temps, elle essaie, par différents projets culturels et touristiques, de se donner une nouvelle image car elle a aussi besoin de se relever.

Plus de vidéos dans « Rencontrer l'étranger, une chance pour tous »

  • « Ces incroyables croyants »

Un témoin, prêtre écrivain, bien connu dans notre Béarn, Jean Casanave ou Jan de Bartaloumé, nous parle des croyants d'hier et d'aujourd'hui.

Jean Casanave est un prêtre béarnais. Il a été aumônier de jeunes scolaires, d’université, curé de paroisse et pendant trente ans responsable de la formation permanente des chrétiens. Il partage ses « ruminations » dans jeancasanave.blogspot.com

Interviewé par un journaliste de Radio-Lapurdi, il nous présente son livre : « Pourquoi une Église si fortement et massivement implantée dans la culture française et européenne depuis des siècles s’est-elle si rapidement effritée au cours des trois dernières générations ? »... mais en gardant l'espérance...

Extrait de son blog : A  travers le portrait de trois générations qui plongent leurs racines culturelles et religieuses dans la France rurale du siècle précédent, Jan de Bartaloumè retrace l’histoire du divorce non acté officiellement mais consommé dans les faits  entre l’Eglise et notre société.
Par ce récit, dans lequel chacun retrouvera une part de son expérience, il rend d’abord  hommage aux baptisés de sa génération qui ont été les premiers laïcs  à s’engager nombreux  dans l’évangélisation de leurs frères. Pris en étau aujourd’hui entre le rigorisme d’une nouvelle génération et la radicalisation de certains cathos, beaucoup se sont démobilisés. L’auteur ne s’attarde pas à ranimer la braise des nostalgies ni à gratter les plaies saignantes. Il préfère rallumer l’espérance et ouvrir un avenir possible. Il s’adresse également aux générations suivantes en leur montrant que la crise que nous traversons est peut-être un signal de Dieu qui se dégage encore une fois des idoles que nous lui avons façonnées et dont ces générations  se veulent à juste titre les athées.
Ce livre se garde bien de donner une solution à la question posée par l’éditeur, car ce serait prétendre indiquer à l’Esprit de Dieu un itinéraire imposé à sa manifestation. Il se contente de déblayer les routes encombrées par nos idoles pour que les baptisés, retrouvant leur vocation intégrale et indispensable, ouvrent les chemins d’une Église régénérée.

Écouter l'interview

  • Des repères pour la rentrée

Marguerite Léna. L'esprit de l'éducation

La philosophie et l’enseignement sont ses deux passions. De façon originale, cette professeure donne des repères et renouvelle ce que doit être, fondamentalement, l’acte d’enseigner et d’éduquer.
Le documentaire alterne ses propos à sa table de travail et ses différents cours à l’école Sainte-Marie de Neuilly, cours d’initiation à la philosophie en 6ème, cours de théologie en khâgn et cours de philosophie au collège des Bernardins, suivi par des séminaristes et des laïcs. Elle ponctue ses propos de nombreuses références et citations, entre autres de Lévinas, Arendt, Claudel, Saint Paul, Valéry, Bernanos et Paul Ricoeur.
“La volonté d’apporter de l’intelligence dans le monde”
Comment éveiller l’intelligence des jeunes ? Comment enseigner aujourd’hui ? Ou encore, est-il toujours nécessaire d’enseigner la philosophie ? Alors que notre société s’interroge sur l’éducation et l’enseignement, le témoignage de Margerite Léna est plus que précieux. De façon originale, cette professeure de philosophie donne des repères et renouvelle ce que doit être, fondamentalement, l’acte d’enseigner et d’éduquer. Une parole forte et rigoureuse, soutenue par son expérience, et qui touchera parents, enseignants et éducateurs.
Être “l’instrument d’un commencement”
Élève de Paul Ricoeur, Marguerite Léna est une philosophe reconnue, spécialiste des questions d’éducation. On lui doit plusieurs livres : L’esprit de l’éducation, Le passage du témoin ou Honneur aux maîtres. Passionnée par l’enseignement, elle devient membre de la communauté Saint-François-Xavier et sera professeur de philosophie à Sainte-Marie de Neuilly. Elle enseigne aujourd’hui au collège des Bernardins à Paris.
La communauté Saint-François-Xavier
En 1911, Madeleine Daniélou fonde une communauté apostolique de femmes consacrées, la communauté apostolique Saint-François-Xavier, de spiritualité ignatienne et qui se consacre à l’enseignement. En 1913, les collèges “Sainte-Marie” naissent autour d’une idée : permettre à des jeunes filles d’accéder aux études supérieures.

Un pensionnat pour les îles Marquises

En 1923, l’ouverture d’un internat aux îles Marquises a pour mission la protection des jeunes filles et donc d’un peuple décimé par la venue des marins au 18ème siècle. Sœur Rose et ses pensionnaires témoignent.
La population marquisienne a failli périr dans sa rencontre avec la civilisation occidentale des baleiniers au 18ème siècle. Devant cette hécatombe, les Sœurs Saint-Joseph de Cluny ont transformé en 1923 une simple école en internat pour filles. En les soustrayant à leurs familles, elles étaient protégées des maladies notamment sexuelles qui auraient pu les rendre stériles. La sauvegarde d’un peuple a ainsi été assurée. Sœur Rose a répondu à cet appel missionnaire. Présente depuis 1947 au pensionnat d’Atuona, elle a formé des générations de pensionnaires. Arrachées à leur famille, obligées à parler la langue française, ces petites filles sont aujourd’hui des femmes. Leurs mauvais souvenirs de jeunesse chez les Soeurs se sont estompés puisqu’elles reconnaissent la qualité de l’éducation reçue au point d’envoyer leurs propres filles au pensionnat. Aujourd’hui, l’identité culturelle des Marquises est menacée par l’inéluctable mondialisation. Un regret partagé par les jeunes et les anciens.

Dieu à l'école de la République

Assistez à une formation unique ! Elle est née du souhait de plusieurs ministres du culte, - prêtre, imam, rabbin… - de favoriser le dialogue entre religions, tout en s’interrogeant sur leurs places respectives au sein de la culture française. C'est le programme Emouna, l'amphi des religions.

Comment imaginer un imam, un rabbin, un prêtre, un pasteur et un bouddhiste parler ensemble de laïcité, d’avortement, d’art, de l’égalité entre les femmes et les hommes et de tous les sujets sensibles avec une totale liberté de parole et de ton ?
En poussant la porte d’Emouna, l’Amphi des religions, et en s’installant avec eux pendant un an. Cette formation unique au monde réunit depuis 2016 à Sciences Po Paris une trentaine d’étudiants issus des six grandes religions présentes en France. Elle a été initiée par un groupe de leaders religieux en septembre 2016, en réaction aux attentats de 2015.
Juifs, musulmans, protestants, bouddhistes, catholiques et orthodoxes, les étudiants acceptent de relever le défi et d’étudier ensemble les rapports entre les religions et la société et de se former au leadership et au management éthique de leurs communautés. Au fil des semaines, le film saisit la dynamique à l’œuvre entre ces femmes et ces hommes que rien ne prédisposait à se rencontrer.
A travers des rencontres humaines, des échanges interconfessionnels, des débats d’idées passionnés, des ateliers et des jeux de rôles inattendus, le film observe les multiples étapes vers une ouverture à l’altérité. Un art de la rencontre et de l’échange qui pourrait représenter l’image même de ce bien vivre ensemble que les sociétés occidentales cherchent désespérément à (re)construire dans une époque marquée du sceau de la violence des faits religieux.

Reconquérir un vivre-ensemble fissuré par les intégrismes religieux, tel le but d’Emouna (« confiance » en hébreu). Cette dernière s’installe à mesure de jeux de rôle et de dialogue. Une histoire hors normes dont il est urgent de rendre compte pour montrer que tout est encore possible.

  • La foi de nos campagnes

La foi de nos campagnes, d’Emmanuel Querry
(merci au CFRT/Vodéus et à la Présence Protestante pour ce reflet de la vie spirituelle dans nos campagnes où beaucoup de lieux de culte n'ont ni prêtre ni pasteur)
Fermeture des services de proximité, baisse de la fréquentation des lieux de culte, crises des vocations… Ces problématiques concourent à la désertification des campagnes et accentuent le désert spirituel. Conscients de ce fléau, des chrétiens protestants et catholiques s’engagent sur leur territoire. À la manière d’un road movie, le film accompagne plusieurs habitants de la France rurale dans sa diversité géographique et sociologique. Un documentaire teinté d’espérance qui montre des petites graines, semées ici ou là, pour apporter un nouveau souffle fraternel et spirituel dans nos campagnes.

 

  • Des vacances solidaires avec le Secours Catholique

Pendant une semaine cet été, une dizaine de jeunes bénévoles âgés de 18 à 30 ans s’engagent avec le Secours Catholique dans le Val D’Oise. Hébergés toute la semaine par les Pères Blancs à Mours, les jeunes sont chargés de proposer des animations pour les enfants de la communauté Rom qui habitent dans le bidonville de Mery-sur-Oise. Rencontre avec ces jeunes pour qui été rime avec solidarité.

  • « Liban, le chaos, l'urgence et l'espérance »

Merci à KTO, présentation de Philippine de Saint Pierre.

Le 4 août 2020, l’explosion de 2750 tonnes de nitrates d’ammonium dans le port de Beyrouth souffle une partie de la ville, faisant près de 200 morts et 6500 blessés - mais aussi des milliers d’immeubles détruits et de familles sans abri. Ce drame survient alors que Liban est déjà confronté à une triple crise : économique, financière et sociale. Plus de la moitié des Libanais vivent désormais sous le seuil de pauvreté, le système politique est paralysé malgré l’aspiration de la population au départ des dirigeants actuels. Comment les Libanais luttent-ils pour leur survie ? Comment organisent-il la solidarité dans un quotidien plus chaotique que jamais, notamment avec l’aide des associations chrétiennes qui agissent auprès de tous, sans discrimination ? Comment les chrétiens du Liban gardent-ils l’espérance d’une résurrection pour leur pays ? Reportages à Beyrouth avec l’OEuvre d’Orient, Malte Liban et Caritas Liban. 

Liban : l’action de l’Oeuvre d’Orient

  • « Lancer des ponts »

Merci au CFRT/Vodéus pour ces témoignes très forts de personnes qui, souvent malgré ce qu'ils ont vécu, ont été un pont pour redonner l'espérance aux autres.

« La solitude de l'ermite » de Marie Viloin

C’est dans un cabanon à 1600 mètres d’altitude accessible uniquement à pied, sans confort, ni eau ni électricité, que vit Sœur Catherine. Il y a vingt-cinq ans, elle a choisi cette vie d’ermitage. Elle n’a alors qu’une trentaine d’années, lorsque Dieu, qui lui est étranger, lui manifeste sa présence jusqu’à l’amener à choisir de vivre dans un paysage sauvage en haut d’une montagne, dans la solitude et la prière. Comment une vie hors du monde peut-elle participer de cette relation qu’elle découvre à peine ? Et inversement, comment une vie de solitude peut-elle être nourrie sans l’autre mais avec l’Autre ? "Ma vie ici me prépare à la rencontre avec Dieu, après la mort." De cette vocation très personnelle se dégage une dimension plus universelle, la relation à tisser avec Dieu au quotidien.

« Habiter au creux du Rocher, c'est habiter au creux de l'amour de Dieu »

« Revivre au Rwanda » de Bernard Mangiante

Médiatrice Mukayitasire consacre sa vie à tenter de reconstruire l’humanité de son peuple, brisé par le génocide rwandais de 1994. Novice chez les Sœurs de Sainte-Marie, elle se préparait à prononcer ses vœux définitifs lorsque fut déclenché le génocide. Elle a vu sa famille massacrée. Psychologue clinicienne, Médiatrice apporte aujourd’hui son aide dans ces villages où coexistent de part et d’autre d’une rue, Tutsis et Hutus. Elle anime des groupes composés de rescapés et d’ex-génocidaires pour construire une coexistence pacifiée au Rwanda.

« Sous les ailes de l’Archange » de Grégoire Gosset

Riton, curé de l’église Saint-Pierre du Mont-Saint-Michel, est prêtre exorciste et éducateur en prison. Dans sa petite sacristie accrochée au Rocher, il répond à tous les courriers de ceux qui ne peuvent pas venir au Mont mais qui en rêvent. Dans la plupart de ces lettres adressées à l’Archange, Riton y lit un besoin d’espérer et souvent, en profondeur, un besoin d’être aimé. Ce documentaire est une rencontre inattendue dans un décor fabuleux, entre terre et mer, là où le sable paraît vivant. C’est le portrait de celui qui a fait de l’écoute un pont entre les hommes pour mieux entendre Dieu

« Écrire sa route » d’Amalia Escriva

Irène Josianne Ngouhada est camerounaise, diplômée en droit et en gestion, et œuvre au sein d’une association pour l’insertion des mineurs étrangers isolés. En 2010, elle quitte le Cameroun où elle est en conflit avec sa famille, arrive en Algérie, puis en France. Au long de ce trajet dangereux, elle affronte toutes sortes d’épreuves : système des passeurs, vols, extorsion d’argent, chantage, harcèlement sexuel. La réalisatrice convoque des personnes qui ont représenté pour Irène Josianne, depuis son enfance difficile, des mains tendues qu’elle a su serrer. C’est le récit d’une femme qui a emprunté le chemin de la migration et qui a trouvé refuge après une épopée humaine, racontée sous plusieurs angles.

Le village Saint-Joseph, un autre chemin...

Le village Saint-Joseph, à Plounévez-Quintin dans les Côtes-d’Armor, a été créé en 2000 par Katia et Nathanaël Gay. Dans ce lieu d’accueil, d’écoute et de prière se reconstruisent SDF, handicapés, toxicomanes, repris de justice. Ils s’appellent Jean-Michel, Franck ou Marcel et reprennent vie un peu plus chaque jour au contact de l’amour qu’ils reçoivent et qu’ils donnent au foyer. Nathanaël et Katia accueillent tous ceux qui frappent à leur porte comme de véritables envoyés de Dieu. Au fil du temps, leur maison est devenue un lieu de résurrection.
À travers les témoignages des résidents, ce film retrace le parcours chaotique d’égarés de la vie qui retrouvent enfin leur chemin.

Ce dimanche 18 juillet 2021, la messe du Jour de Seigneur y a été célébrée en plein air, avec une joyeuse animation.
A revoir dans Célébration CFRT.

« Je viens à vous » de Laurence Chartier :

Témoignage d'un homme qui est passé de l'enfer à la lumière grâce à la « Petite Thérèse ».

Plus que des modèles, les saints peuvent être de véritables sources d’inspiration, voire de puissants intermédiaires avec Dieu, à l’image de Sainte-Thérèse de Lisieux. André Pighiera peut en témoigner. Habité pendant des années par la souffrance et le désespoir, André découvre un livre sur la petite Carmélite. Cette lecture va totalement bouleverser sa vie. Il se convertit, rempli d’une certitude, celle de l’amour inconditionnel de Dieu. Un parcours qui montre de façon lumineuse combien les saints et les saintes peuvent intervenir puissamment dans nos vies et constituer des ponts évidents entre Dieu et l'humanité.

André : « Quand le partage est accompli, l’Évangile est annoncé...
Je voudrais que l'on voit en moi celui qui m'anime...
Je voudrais surtout être une balise si vous êtes désespéré : pensez qu'un jour,
vous avez croisé un type désespéré, perdu, plus proche de la mort que de la vie,
et que ce type-là, il s'en est sorti. Cherche Dieu, cherche-le toujours
et ne t'inquiète pas, c'est lui qui te trouvera ! »

  • Via Podiensis, la voie de la confiance

En quête de spiritualité et d’un nouveau sens à donner à leur vie, cinq détenus avec six accompagnateurs partent sur le chemin de Compostelle et empruntent la Via Podiensis, la voie du Puy en Velay. Cette marche, c’est Bruno, aumônier Catholique de la maison d’arrêt de Lyon-Corbas, qui en est à l’initiative et qui la dirige.Marc, réalisateur de documentaires les accompagne. Deux ans plus tard, profondément marqué par ces quelques semaines passées au contact de ce petit groupe, l’auteur repart en solitaire sur ce même chemin. Il veut comprendre comment ces 200 km l’ont transformé. Entre « chemin intérieur » et « tranches de vie », un film à la première personne qui prend la forme d’un voyage poétique. Celui d’un cinéaste-marcheur devenu pèlerin. -

Une coproduction KTO/REAL PRODUCTIONS 2020 - Réalisée par Marc Jonas.

  • Témoignages de prêtres

En cette période de juin 2021, 130 prêtres ont été ordonnés.
Voici quelques beaux témoignages :

Noé Niyigena, Dieu Décide 

Né au Rwanda, sans bras, Noé Niyigéna est adopté par une famille belge catholique. Très tôt, il a eu « soif de faire la volonté de Dieu ».
KTO/MERAPI PRODUCTIONS 2019 - Réalisé par Bruno Aguila

Deux nouveaux aumôniers aux armées

Samedi 19 juin 2021 à 10h aux Invalides, Edwin et Nicolas ont été ordonnés prêtres pour le Diocèse aux Armées françaises. Découvrez leur témoignages et une réaction de parents

https://www.facebook.com/dioceseauxarmeesfrancaises/videos/2953923848260585/

Vocations religieuses ou sacerdotales :
comment accueillir le choix de son fils ?

Les parents nourrissent souvent des rêves de réussite professionnelle et familiale pour leurs enfants. Ils encouragent, soutiennent et, quand ils le peuvent, financent leurs études ; de même pour un mariage. Alors que se passe-t-il quand un fils annonce à ses parents qu’il renonce à tout cela pour servir le Christ ? Comment accueillir cette vocation sacerdotale en tant que parents ? Quels renoncements et quelles joies ? Témoignages et points de repères dans Vies de Famille.

  • « Le Rocher », oasis des cités

Depuis 20 ans, les familles et les volontaires engagés au sein de l'association Le Rocher, Oasis des Cités ont bâti des ponts avec les habitants de quartiers urbains en difficulté. Associons-Nous au Rocher, ce vendredi 14 mai, en direct à 20h45. Posez leur vos questions !

L'association Le Rocher, Oasis des Cités propose des actions à taille humaine : animations, cafés de rue, tournées nocturnes à la rencontre des grands jeunes, aide à la scolarisation ou à la parentalité, sports et sorties... À travers ces multiples activités se révèle un autre visage des habitants des quartiers prioritaires.

Alors que l'actualité est marquée par l'insécurité, la lutte contre les trafics et les problématiques d'intégration, découvrez les reportages ainsi que le témoignage de familles et de jeunes volontaires qui ont fait le choix de vivre en immersion. Ils vont à la rencontre des enfants, des ados et des familles. Animés par leur foi, ils osent l'espérance au cœur des quartiers et de la vie des habitants.

(Voir le reportage complet de KTO)

  • « Juste ouvrir notre cœur au Christ » : Thomas Belleil

Les communautés nouvelles ? Thomas Belleil a bien connu. Ses parents engagés dans un des mouvements lui ont donné l’occasion de grandir dans cet environnement spirituel sans le forcer non plus à y adhérer. Aujourd’hui, le jeune a 26 ans et, après une expérience chez les Évangéliques, a re-choisi de grandir dans l’Église catholique. Il annonce même l’Évangile auprès des membres d’Aïn Karem. Il vient de publier un livre intitulé "Mission (im)possible. Petit guide pour oser évangéliser" (Ed.Béatitudes). Pour lui, le travail du chrétien est simple : "On a un Dieu qui vient nous libérer, nous faciliter la tâche. Notre travail est juste d’ouvrir notre cœur !".

  • Catéchumènes : ces adultes qui choisissent le Christ

En France, 4000 adultes se préparent à recevoir le baptême dans la nuit de Pâques. Leurs parcours de conversion intriguent et relèvent d’un long cheminement. Pourquoi ont-ils fait le choix de devenir chrétien ? Comment est-ce vécu par leur entourage ? La préparation est-elle adaptée ? Et après le baptême, comment trouver sa place dans les communautés chrétiennes ?
La rédaction de KTO vous invite à découvrir ces nouveaux baptisés, leur parcours, leurs attentes, leurs doutes, mais surtout leur joie d’avoir rencontré le Christ. (09/04/2021)

  • Avec la Communauté de Taizé :

méditer, avec leur diversité, les textes de la Bible

Ils viennent de France, d’Europe et d’ailleurs. Stanislas, Romain, Thomas, Noelly et Alix sont des jeunes qui connaissent ou découvrent la Bible. A Taizé où ils sont rassemblés, ils expérimentent l’apport d’une lecture partagée des textes bibliques. Comprendre la Bible n’est pas une affaire cérébrale. Elle demande l’ouverture du cœur, l’abandon propice à l’écoute. Parole de Dieu transmise par les hommes à travers l’histoire, elle continue d’interroger. Si ses différentes traductions témoignent de sa multiplicité de sens, elle porte l’unité des chrétiens qu’elle réunit dans un même message. Accessible à tous, elle offre un chemin de vie. Les frères de la communauté de Taizé et ces jeunes nous guident vers une vision renouvelée de la Bible comme lieu de méditation sur soi porteur d’ouverture à l’autre.

Une production : CFRT/ France 2/ Biblia