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PAROISSE SAINTE FAMILLE de PAU

Quatrième grande étape : l'accueil à la Synagogue

Martine Benaïm, qui est l'une des figures très fidèle du groupe inter-religieux de Pau, a été heureuse d'accueillir de nouveau les représentants des autres religions. Ils se sont exprimés sur la Paix au nom de leur communauté. Puis Martine nous a ouverts au Judaïsme, en partant de tous les symboles présents dans cette petite Synagogue.

Jean-Michel Baux-Lequeu a lu un extrait du

« Document sur la fraternité humaine

pour la Paix mondiale et la coexistence commune ».

Déclaration commune du pape François et du grand imam d’Al-Azhar, Ahmed al Tayeb, signée le 4 février 2019 à Abu Dhabi.

Avant-Propos

La foi amène le croyant à voir dans l’autre un frère à soutenir et à aimer. De la foi en Dieu, qui a créé l’univers, les créatures et tous les êtres humains – égaux par Sa Miséricorde –, le croyant est appelé à exprimer cette fraternité humaine, en sauvegardant la création et tout l’univers et en soutenant chaque personne, spécialement celles qui sont le plus dans le besoin et les plus pauvres.
Partant de cette valeur transcendante, en diverses rencontres dans une atmosphère de fraternité et d’amitié, nous avons partagé les joies, les tristesses et les problèmes du monde contemporain, au niveau du progrès scientifique et technique, des conquêtes thérapeutiques, de l’époque digitale, des mass media, des communications ; au niveau de la pauvreté, des guerres et des malheurs de nombreux frères et sœurs en diverses parties du monde, à cause de la course aux armements, des injustices sociales, de la corruption, des inégalités, de la dégradation morale, du terrorisme, de la discrimination, de l’extrémisme et de tant d’autres motifs.
De ces échanges fraternels et sincères, que nous avons eus, et de la rencontre pleine d’espérance en un avenir lumineux pour tous les êtres humains, est née l’idée de ce « Document sur la Fraternité humaine ». Un document raisonné avec sincérité et sérieux pour être une déclaration commune de bonne et loyale volonté, destinée à inviter toutes les personnes qui portent dans le cœur la foi en Dieu et la foi dans la fraternité humaine, à s’unir et à travailler ensemble, afin que ce Document devienne un guide pour les nouvelles générations envers la culture du respect réciproque, dans la compréhension de la grande grâce divine qui rend frères tous les êtres humains.

Document

- Au nom de Dieu qui a créé tous les êtres humains égaux en droits, en devoirs et en dignité, et les a appelés à coexister comme des frères entre eux, pour peupler la terre et y répandre les valeurs du bien, de la charité et de la paix.
- Au nom de l’âme humaine innocente que Dieu a interdit de tuer, affirmant que quiconque tue une personne est comme s’il avait tué toute l’humanité et que quiconque en sauve une est comme s’il avait sauvé l’humanité entière.
- Au nom des pauvres, des personnes dans la misère, dans le besoin et des exclus que Dieu a commandé de secourir comme un devoir demandé à tous les hommes et, d’une manière particulière, à tout homme fortuné et aisé.
- Au nom des orphelins, des veuves, des réfugiés et des exilés de leurs foyers et de leurs pays ; de toutes les victimes des guerres, des persécutions et des injustices ; des faibles, de ceux qui vivent dans la peur, des prisonniers de guerre et des torturés en toute partie du monde, sans aucune distinction.
- Au nom des peuples qui ont perdu la sécurité, la paix et la coexistence commune, devenant victimes des destructions, des ruines et des guerres.
- Au nom de la « fraternité humaine » qui embrasse tous les hommes, les unit et les rend égaux.
- Au nom de cette fraternité déchirée par les politiques d’intégrisme et de division, et par les systèmes de profit effréné et par les tendances idéologiques haineuses, qui manipulent les actions et les destins des hommes.
- Au nom de la liberté, que Dieu a donnée à tous les êtres humains, les créant libres et les distinguant par elle.
- Au nom de la justice et de la miséricorde, fondements de la prospérité et pivots de la foi.
- Au nom de toutes les personnes de bonne volonté, présentes dans toutes les régions de la terre.

Au nom de Dieu et de tout cela, Al-Azhar al-Sharif – avec les musulmans d’Orient et d’Occident –, conjointement avec l’Église catholique – avec les catholiques d’Orient et d’Occident –, déclarent adopter la culture du dialogue comme chemin ; la collaboration commune comme conduite ; la connaissance réciproque comme méthode et critère.

En conclusion nous souhaitons que :

- cette Déclaration soit une invitation à la réconciliation et à la fraternité entre tous les croyants, ainsi qu’entre les croyants et les non-croyants, et entre toutes les personnes de bonne volonté ;
- soit un appel à toute conscience vivante qui rejette la violence aberrante et l’extrémisme aveugle ; appel à qui aime les valeurs de tolérance et de fraternité, promues et encouragées par les religions ;
- soit un témoignage de la grandeur de la foi en Dieu qui unit les cœurs divisés et élève l’esprit humain ;
- soit un symbole de l’accolade entre Orient et Occident, entre Nord et Sud, et entre tous ceux qui croient que Dieu nous a créés pour nous connaître, pour coopérer entre nous et pour vivre comme des frères qui s’aiment.

Ceci est ce que nous espérons et cherchons à réaliser, dans le but d’atteindre une paix universelle dont puissent jouir tous les hommes en cette vie.

Pour en savoir plus et voir le texte complet, cliquer ICI

Martine a ensuite présenté la Synagogue, sa construction,
les vitraux des maîtres verriers Mauméjean, son mobilier, mais aussi le Shabbat, la prière...


L'autel, le Chandelier à 7 branches ou Menorah et les vitraux

La Menorah (Exode 25, 31-40) est le plus vieux symbole du judaïsme, mais également le plus important bien avant l’étoile de David apparu tardivement. Depuis 1949 la ménorah forme les armoiries de l’État d’Israël et apparaît sur tous ses documents officiels.

L’étoile de David était un symbole dans plusieurs cultures et religions millénaires avant de devenir tardivement associée au judaïsme. L'étoile de David est appelée en hébreu מגן דוד : maguen David ou maghen Dawid, littéralement « bouclier de David », en latin scutum Davidis. Elle se compose de deux triangles équilatéraux superposés : l’un dirigé vers le haut, l’autre vers le bas. Le triangle dont la base est en bas symboliserait l'aspiration de l'homme vers Dieu et l'autre triangle celle de Dieu vers l'homme.
Aujourd’hui, on le trouve notamment sur le drapeau de l’État d’Israël, mais aussi sur les façades des synagogues du monde entier. On rencontre également les appellations de Sceau de Salomon (latin : sigillum Salomonis), double triangle, triangle de Salomon, étoile de Sion.


Les « Dix commandements » ou plutôt, pour les Juifs, les « Dix Paroles » en hébreux et en Français,
dont la 1ère est « Je suis l’Éternel qui t'a tiré de la servitude de l'Egypte »

Et puis il y a l'armoire qui contient les rouleaux de la Torah, ils ont accepté de l'ouvrir pour nous.


Sur le mur du fond, ces panneaux avec des intentions de prière.

L'un des rabbins nous a ensuite parlé des fêtes juives avant de répondre à des questions diverses

Journal La Croix : Le judaïsme distingue les grandes fêtes, fixées par la Torah, et les petites fêtes d’institution rabbinique, en général liées à des événements historiques.
Parmi les grandes fêtes :
Pessah (Pâque), Chavouot (Pentecôte), Soukot (Fête des Cabanes, dite aussi de Tentes ou des Tabernacles) portent le nom de « fêtes de pèlerinage » parce qu’elles rappellent les trois étapes de la sortie d’Égypte. Ce sont des fêtes joyeuses.

Aux temps bibliques, elles étaient marquées par la montée de tout le peuple au Temple de Jérusalem. Jésus a connu et vécu les célébrations festives : « Chaque année, ses parents se rendaient à Jérusalem pour la fête de Pâque. Quand il eut douze ans, ils y montèrent, comme c’était la coutume, pour la fête » (Lc, 2,41-42). « Durant le séjour qu’il fit à Jérusalem pour la Pâque, beaucoup crurent en son Nom » (Jn, 2,23). « La fête juive des Tentes approchait… Quand ses frères furent montés à la fête, il y monta lui aussi » (Jn, 7,2 et 10).

Roch Hachana (Nouvel An), Yom Kippour (Jour du pardon) sont appelées par la tradition les fêtes austères, en raison de la gravité, de la solennité qui les caractérisent. Elles évoquent le jugement et le pardon de l’homme, appellent tous les juifs à une confrontation avec Dieu, avec eux-mêmes, avec la communauté.

Et c'est dans la joie et en chantant la Paix que s'est terminée cette marche de la paix.

Cette journée a été un nouveau grand pas vers le respect et l'amitié inter-religieuse.
Il restera longtemps dans les mémoires ces rencontres entre nous, où chacun a appris et même montré à l'autre ce qu'il vivait, afin de mieux se comprendre et de pouvoir ainsi partager d'autres moments ensemble car la Paix, l'amour, la solidarité, le bonheur de l'autre, sont des désirs communs à chaque croyance ou spiritualité.