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PAROISSE SAINTE FAMILLE de PAU

Ce dimanche 6 octobre restera mémorable dans l'histoire de l'amitié inter-religieuse qui se vit à Pau. Et tout cela grâce à un évènement d'il y a 800 ans, mais surtout grâce aux deux acteurs de cet évènement : François d'Assise et le Sultan Al-Malik Al-Kamïl,  et nous avons eu la joie d'être invités à cet anniversaire par la fraternité franciscaine de Pau, et de fêter avec elles la Saint François d'Assise 2019.

Cinq temps forts ont ponctué cette journée :

Revivons cette journée pleine de promesse


 

 

 

 

 

 

Aussi invraisemblable que cela paraisse, la visite de Frère François au Sultan est un fait historique qui a bien eu lieu en 1219. Pendant que les armées de la cinquième croisade assiégeaient les musulmans à Damiette, en Égypte, François décida de quitter le camp des croisés, avec un compagnon, pour aller trouver le Sultan, vêtus d'une simple bure.
Dès que les soldats de la garde les aperçoivent, ils se précipitent sur eux et les traitent sans ménagement. A grands cris, François et son compagnon crient « Le Sultan, le Sultan ! ». On ne sait pas comment les gardes ont annoncé au Sultan que deux hommes pauvrement vêtus, venant du camp des croisés, désiraient le rencontrer. Ce que l'on sait, par contre, c'est qu'il les reçut et les traita avec courtoisie. Il fit "soigner François" peut-être des coups reçus.

Saint Bonaventure raconte : « Le Prince leur demanda qui les envoyait. François répondit qu'il avait été envoyé d'au-delà des mers, non par un homme mais par le Dieu Très-Haut, pour lui indiquer, à lui et à son peuple la voie du salut. Tout en disant intégralement sa foi chrétienne, à aucun moment il n'a de parole offensantes contre le Coran, ni contre Mahomet. »

On ne sait combien de temps François resta chez lui, mais une estime réciproque naquit entre ces deux hommes. Le Sultan, profondément religieux admirait la Foi et la douceur de ce soufi chrétien. François, quant à lui, était impressionné par le respect que les musulmans portaient au nom d'Allah, et par leur fidélité à la prière cinq fois par jour.
Par la suite François indiquera que tout frère envoyé chez les Sarrasins et autres infidèles devront ne faire ni procès ni dispute, être soumis à toute créature humaine, à cause de Dieu, et confesser qu'ils sont chrétiens et, s'ils voient que telle est la volonté de Dieu, annoncer la Parole de Dieu.

Écoutons, grâce à Violaine de Radio-Présence, Jean-Michel Baux-Lequeu qui nous parle
de cet évènement ainsi que des très riches rencontres que nous allons faites cette journée.

Pour cela, cliquer sur la photo.

 

Rendez-vous à Saint Jean-Baptiste du Hameau

8h45 devant l'église Saint Jean-Baptiste du Hameau : lieu du départ de notre marche, quelques explications sur la raison de notre marche, un refrain et déjà le groupe grandit avec sa diversité de culture et de religion, mais avec une envie commune : se rencontrer, apprendre à mieux se connaitre et vivre ensemble quelque chose de fort... car c'est Saint François et la Paix qui nous ont donné rendez-vous.


Départ vers la mosquée en passant au milieu de l'immense et magnifique marché du dimanche matin et de l'un des quartiers rénovés, très agréable. Cette première marche est déjà une belle occasion de se rencontrer.

Première grande étape : la mosquée

et, quel accueil chaleureux !

 

« ... Aujourd'hui, on commémore un geste entre deux personnes de religions différentes, en temps de guerre, de troubles, et qui ont réussi à travers leur foi, leur spiritualité, à dépasser ces troubles-là et à créer un lien fraternel. Donc je pense que c'est un petit peu l'objectif de chaque religion de transcender l'être humain pour traverser ses mauvais côtés, ses mauvais penchants. C'est l'objectif même de l'Islam de répandre le bien et, lorsque l'on reçoit du mal de l'autre, de répondre par le bien comme le dit un passage coranique... C'est ce geste-là du pas vers l'autre que nous commémorons aujourd'hui. Je tenais à souligner le geste qu'a fait le prophète, dès son arrivée à Médine, la première chose qu'il a faite, c'est qu'il a établi un pacte de citoyenneté avec les citoyens, musulmans ou non musulmans... »

Ils nous ont aussi expliqué le sens de la prière, cinq fois par jour, et montré l'appel à la prière.

Puis des questions ont été abordées comme :
- Pourquoi il n'y a pas d'image
- Sunnites et Chiites
- L'entrée en religion

 

Ce qui en ressort, c'est, au niveau de l'!islam, le respect malgré les différences,
même si, au niveau géo-politique, difficultés et conflits sont loin d'être résolus.

Après cela, ils nous ont partagé un peu de leur prière avec quelques versets du Coran.

Et dehors, autour du thé, de chaleureux échanges
ainsi que des mercis pour ce temps que nous avons vécu.


En route, tous ensemble, vers la

deuxième grande étape : l'église Saint Jean-Baptiste du Hameau

pour la messe de la Saint François


Photo de droite :
De gauche à droite, au 1er rang des représentants du Judaïsme, de l'Islam et du Bouddhisme.

Comme à la Mosquée, quelle joie d'être là, tous ensemble, avec nos diversités !

Seigneur, fais de nous des ouvriers de paix.
Seigneur, fais de nous des bâtisseurs d'amour.

Là où demeure la haine, que nous apportions l'amour,
Là où se trouve l'offense, que nous mettions le pardon.

Là où grandit la discorde, que nous fassions l'unité,
Là où séjourne l'erreur, que nous mettions la vérité.

Là où persistent les ténèbres, que nous mettions la lumière,
Là où règne la tristesse, que nous fassions chanter la joie.

Donne-nous de consoler, plutôt que d'être consolés,
Donne-nous de comprendre plus souvent que d'être compris.

 

 
Pendant la messe, le curé de la paroisse, André Etcheverry, explique chaque geste.

« Nous voici, Seigneur, en Dieu soyons toujours gracieux, dirige en nous notre cœur, notre intelligence et la sagesse nécessaire pour écouter, apprendre, enseigner et accomplir ta Parole...
Alors frères et sœurs, que notre prière soit celle-ci : ô toi qui est là, reste présent à tous nos dialogues pour que nous puissions aider nos contemporains à rechercher la Paix en vivant, non pas comme nous l'avons fait pendant des siècles, l'un sans l'autre et encore moins l'un contre l'autre, mais vraiment l'un avec l'autre pour donner au monde une affirmation d'un psalmiste que je trouve extraordinaire : l'avenir de l'homme, c'est la Paix. »

Un bien beau moment... qui a duré : le geste de Paix.

Et à la fin de la messe, sous le regard de Saint François, les gestes de fraternité et même d'amitié se multiplient. Mais n'oublions pas que depuis longtemps, des membres des différentes religions et spiritualités de Pau se retrouvent pour échanger sur des thèmes qui concernent tout être humain. Ce qui est nouveau cet année, c'est cet échange concret où chacun est invité à voir le culte ou la tradition de l'autre : se découvrir à travers la pratique de la foi... un chemin de rencontre et de Paix.

 

Pique-nique partagé à la salle paroissiale

Un autre moment de rencontre bien agréable, même si certains responsables du culte musulman
ont dû s'absenter en raison de leurs temps de prière, nous les retrouverons plus tard.


 

En passant devant une fresque de "Street-art" et dans un bel écrin de verdure,
nous sommes arrivés à la MJC du Laü, où c'est le dernier jour d'une fête Thibétaine.

Troisième grande étape : accueil par les responsables bouddhistes

Nous sommes accueillis par une responsable de la Communauté Bouddhiste,
et, en attendant de s'entretenir avec les moines Tibétains
qui sont là en l'honneur de a fête Tibétaine.

L'un d'eux a réalisé un petit Mandala et la responsable nous l'explique,
Nous aurons la chance de la voir à la fin de la rencontre.

Mandala de sable tibétain

(D'après Wikipedia car la vidéo n'était pas suffisamment audible) Mandala (मण्डल) est un terme sanskrit, en tibétain : དཀྱིལ་འཁོར, Wylie : dkyil 'khor, THL : kilkor, signifiant cercle, et par extension, sphère, environnement, communauté. Les mandalas sont en premier lieu des aires rituelles utilisées pour évoquer des divinités hindoues. Le bouddhisme héritier de ces pratiques utilise également les mandalas pour ses rites et ses pratiques de méditation.

Dans le bouddhisme vajrayāna, il existe différentes formes de mandala, structure complexe peinte ou sculptée en ronde bosse utilisé pour la progression initiatique, ou bien encore diagramme fait de sable coloré, il est utilisé surtout pour la méditation. Le diagramme est dans tous les cas rempli de symboles ; il peut être associé à une divinité. Certains mandalas, très élaborés et codifiés, en deviennent semi-figuratifs, semi-abstraits.

La construction du mandala est en elle-même une pratique spirituelle. Dans la salle, d'autres moines méditent et prient afin de renforcer la bodhicitta et ainsi bénir le mandala, qui sera offert aux Bouddhas et à l'univers. Le mandala est ensuite « détruit » et le sable est rassemblé devant tout le monde pour une offrande spirituelle à une divinité. Les mandalas sont aussi là pour montrer que tout est éphémère... 

Les moines comme bien d'autres personnes du lieu s'occupent de notre confort en nous apportant des chaises, afin que nous puissions bien profiter de l'échange avec les moines. Mais avant un beau geste de bienvenue envers un membre de chaque communauté religieuse a eu lieu : le moine a offert à chacun un Khata ou écharpe de félicité, décorée de signes de bon augure et de mantras, en soie blanche.

 
Parlant plus facilement tibétain que français, le moine nous présente sa traductrice.

 

 

 

Un bel échange suit, tout d'abord sur les Tibétains en France et dans le monde,
échange troublé par une légère averse qui nous fat changer de lieu.

La deuxième partie de l'échange est plus spirituelle

Dans le bouddhisme tibétain, la prière est un accompagnement des pratiques comme la méditation ou les enseignements1. Elle est parlée ou chantée et permet d'avoir une intention altruiste et de se concentrer sur un but : l'éveil.

Extrait : « Dans le Bouddhisme également, la prière est centrale, elle sert à différents types de buts. Les religieux peuvent faire des prières à l'intention des personnes malades ou des personnes décédées, toutes autres sortes de prières comme pour la paix dans le monde, il y a aussi des prières pour qu'une personne retrouve la santé, etc... Il y a donc différents angles, différents niveaux, il y a aussi les prières que chaque individu fait personnellement dans sa pratique, par exemple quand il reçoit une initiation. Il y a aussi des engagements que les individus reçoivent : ils doivent dont s'engager dans certaines prières consécutives de l'initiation qu'ils ont reçue, par exemple s'ils ont reçu une initiation du Bouddha de la compassion, ils vont égrener un type de prière...
La pratique principale et première, avant la prière, c'est de faire apparaitre dans son esprit une intention bénéfique, dans l'esprit d'être utile, d'aider les autres, de développer de l'amour. C'est cette intention qui est première et la prière vient dans le sillage de cette intention...
Le but du Bouddhisme est de parvenir à rendre tous les êtres heureux... »

Voici le Mandala exécuté avec beaucoup de délicatesse et de sens par le moine Tibétain :

Vers 18h, pour marquer la fin de ces jours de fête Tibétaine, destruction du Mandala.
Le sable est récupéré pour être offert.


Quatrième grande étape : l'accueil à la Synagogue

Martine Benaïm, qui est l'une des figures très fidèle du groupe inter-religieux de Pau, a été heureuse d'accueillir de nouveau les représentants des autres religions. Ils se sont exprimés sur la Paix au nom de leur communauté. Puis Martine nous a ouverts au Judaïsme, en partant de tous les symboles présents dans cette petite Synagogue.

Jean-Michel Baux-Lequeu a lu un extrait du

« Document sur la fraternité humaine

pour la Paix mondiale et la coexistence commune ».

Déclaration commune du pape François et du grand imam d’Al-Azhar, Ahmed al Tayeb, signée le 4 février 2019 à Abu Dhabi.

Avant-Propos

La foi amène le croyant à voir dans l’autre un frère à soutenir et à aimer. De la foi en Dieu, qui a créé l’univers, les créatures et tous les êtres humains – égaux par Sa Miséricorde –, le croyant est appelé à exprimer cette fraternité humaine, en sauvegardant la création et tout l’univers et en soutenant chaque personne, spécialement celles qui sont le plus dans le besoin et les plus pauvres.
Partant de cette valeur transcendante, en diverses rencontres dans une atmosphère de fraternité et d’amitié, nous avons partagé les joies, les tristesses et les problèmes du monde contemporain, au niveau du progrès scientifique et technique, des conquêtes thérapeutiques, de l’époque digitale, des mass media, des communications ; au niveau de la pauvreté, des guerres et des malheurs de nombreux frères et sœurs en diverses parties du monde, à cause de la course aux armements, des injustices sociales, de la corruption, des inégalités, de la dégradation morale, du terrorisme, de la discrimination, de l’extrémisme et de tant d’autres motifs.
De ces échanges fraternels et sincères, que nous avons eus, et de la rencontre pleine d’espérance en un avenir lumineux pour tous les êtres humains, est née l’idée de ce « Document sur la Fraternité humaine ». Un document raisonné avec sincérité et sérieux pour être une déclaration commune de bonne et loyale volonté, destinée à inviter toutes les personnes qui portent dans le cœur la foi en Dieu et la foi dans la fraternité humaine, à s’unir et à travailler ensemble, afin que ce Document devienne un guide pour les nouvelles générations envers la culture du respect réciproque, dans la compréhension de la grande grâce divine qui rend frères tous les êtres humains.

Document

- Au nom de Dieu qui a créé tous les êtres humains égaux en droits, en devoirs et en dignité, et les a appelés à coexister comme des frères entre eux, pour peupler la terre et y répandre les valeurs du bien, de la charité et de la paix.
- Au nom de l’âme humaine innocente que Dieu a interdit de tuer, affirmant que quiconque tue une personne est comme s’il avait tué toute l’humanité et que quiconque en sauve une est comme s’il avait sauvé l’humanité entière.
- Au nom des pauvres, des personnes dans la misère, dans le besoin et des exclus que Dieu a commandé de secourir comme un devoir demandé à tous les hommes et, d’une manière particulière, à tout homme fortuné et aisé.
- Au nom des orphelins, des veuves, des réfugiés et des exilés de leurs foyers et de leurs pays ; de toutes les victimes des guerres, des persécutions et des injustices ; des faibles, de ceux qui vivent dans la peur, des prisonniers de guerre et des torturés en toute partie du monde, sans aucune distinction.
- Au nom des peuples qui ont perdu la sécurité, la paix et la coexistence commune, devenant victimes des destructions, des ruines et des guerres.
- Au nom de la « fraternité humaine » qui embrasse tous les hommes, les unit et les rend égaux.
- Au nom de cette fraternité déchirée par les politiques d’intégrisme et de division, et par les systèmes de profit effréné et par les tendances idéologiques haineuses, qui manipulent les actions et les destins des hommes.
- Au nom de la liberté, que Dieu a donnée à tous les êtres humains, les créant libres et les distinguant par elle.
- Au nom de la justice et de la miséricorde, fondements de la prospérité et pivots de la foi.
- Au nom de toutes les personnes de bonne volonté, présentes dans toutes les régions de la terre.

Au nom de Dieu et de tout cela, Al-Azhar al-Sharif – avec les musulmans d’Orient et d’Occident –, conjointement avec l’Église catholique – avec les catholiques d’Orient et d’Occident –, déclarent adopter la culture du dialogue comme chemin ; la collaboration commune comme conduite ; la connaissance réciproque comme méthode et critère.

En conclusion nous souhaitons que :

- cette Déclaration soit une invitation à la réconciliation et à la fraternité entre tous les croyants, ainsi qu’entre les croyants et les non-croyants, et entre toutes les personnes de bonne volonté ;
- soit un appel à toute conscience vivante qui rejette la violence aberrante et l’extrémisme aveugle ; appel à qui aime les valeurs de tolérance et de fraternité, promues et encouragées par les religions ;
- soit un témoignage de la grandeur de la foi en Dieu qui unit les cœurs divisés et élève l’esprit humain ;
- soit un symbole de l’accolade entre Orient et Occident, entre Nord et Sud, et entre tous ceux qui croient que Dieu nous a créés pour nous connaître, pour coopérer entre nous et pour vivre comme des frères qui s’aiment.

Ceci est ce que nous espérons et cherchons à réaliser, dans le but d’atteindre une paix universelle dont puissent jouir tous les hommes en cette vie.

Pour en savoir plus et voir le texte complet, cliquer ICI

Martine a ensuite présenté la Synagogue, sa construction,
les vitraux des maîtres verriers Mauméjean, son mobilier, mais aussi le Shabbat, la prière...


L'autel, le Chandelier à 7 branches ou Menorah et les vitraux

La Menorah (Exode 25, 31-40) est le plus vieux symbole du judaïsme, mais également le plus important bien avant l’étoile de David apparu tardivement. Depuis 1949 la ménorah forme les armoiries de l’État d’Israël et apparaît sur tous ses documents officiels.

L’étoile de David était un symbole dans plusieurs cultures et religions millénaires avant de devenir tardivement associée au judaïsme. L'étoile de David est appelée en hébreu מגן דוד : maguen David ou maghen Dawid, littéralement « bouclier de David », en latin scutum Davidis. Elle se compose de deux triangles équilatéraux superposés : l’un dirigé vers le haut, l’autre vers le bas. Le triangle dont la base est en bas symboliserait l'aspiration de l'homme vers Dieu et l'autre triangle celle de Dieu vers l'homme.
Aujourd’hui, on le trouve notamment sur le drapeau de l’État d’Israël, mais aussi sur les façades des synagogues du monde entier. On rencontre également les appellations de Sceau de Salomon (latin : sigillum Salomonis), double triangle, triangle de Salomon, étoile de Sion.


Les « Dix commandements » ou plutôt, pour les Juifs, les « Dix Paroles » en hébreux et en Français,
dont la 1ère est « Je suis l’Éternel qui t'a tiré de la servitude de l'Egypte »

Et puis il y a l'armoire qui contient les rouleaux de la Torah, ils ont accepté de l'ouvrir pour nous.


Sur le mur du fond, ces panneaux avec des intentions de prière.

L'un des rabbins nous a ensuite parlé des fêtes juives avant de répondre à des questions diverses

Journal La Croix : Le judaïsme distingue les grandes fêtes, fixées par la Torah, et les petites fêtes d’institution rabbinique, en général liées à des événements historiques.
Parmi les grandes fêtes :
Pessah (Pâque), Chavouot (Pentecôte), Soukot (Fête des Cabanes, dite aussi de Tentes ou des Tabernacles) portent le nom de « fêtes de pèlerinage » parce qu’elles rappellent les trois étapes de la sortie d’Égypte. Ce sont des fêtes joyeuses.

Aux temps bibliques, elles étaient marquées par la montée de tout le peuple au Temple de Jérusalem. Jésus a connu et vécu les célébrations festives : « Chaque année, ses parents se rendaient à Jérusalem pour la fête de Pâque. Quand il eut douze ans, ils y montèrent, comme c’était la coutume, pour la fête » (Lc, 2,41-42). « Durant le séjour qu’il fit à Jérusalem pour la Pâque, beaucoup crurent en son Nom » (Jn, 2,23). « La fête juive des Tentes approchait… Quand ses frères furent montés à la fête, il y monta lui aussi » (Jn, 7,2 et 10).

Roch Hachana (Nouvel An), Yom Kippour (Jour du pardon) sont appelées par la tradition les fêtes austères, en raison de la gravité, de la solennité qui les caractérisent. Elles évoquent le jugement et le pardon de l’homme, appellent tous les juifs à une confrontation avec Dieu, avec eux-mêmes, avec la communauté.

Et c'est dans la joie et en chantant la Paix que s'est terminée cette marche de la paix.

Cette journée a été un nouveau grand pas vers le respect et l'amitié inter-religieuse.
Il restera longtemps dans les mémoires ces rencontres entre nous, où chacun a appris et même montré à l'autre ce qu'il vivait, afin de mieux se comprendre et de pouvoir ainsi partager d'autres moments ensemble car la Paix, l'amour, la solidarité, le bonheur de l'autre, sont des désirs communs à chaque croyance ou spiritualité.

 


Les Psaumes de la Bible vus par les juifs,

les Catholiques et les Protestants

dans la salle paroissiale de Bizanos.

La liturgie juive, l’Église catholique et les églises de la Réforme réservent une large place aux 150 psaumes de la Bible, ceux-ci ne résonnent pas nécessairement de la même façon aux oreilles d’un Juif, d’un catholique ou d’un protestant.
Afin de ne pas en rester à des généralités sur le psautier, le Service diocésain pour les Relations avec le judaïsme (64) et la paroisse St Jean du Lanot ont demandé à un rabbin, un religieux franciscain et à un pasteur de lire et commenter un psaume de leur choix et d’évoquer la place que tiennent ces textes dans chacune de leur tradition.

le Rav Mendel Matusof (communauté juive de Pau) (ps. 117/116)
le frère franciscain Jean-Marc Pasquier (ps. 42-43/41-42)
Michel Jacob, pasteur de l’Église protestante unie (Pau) (ps. 110/109)

Service Diocésain pour les Relations avec le Judaïsme (64) : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Pour voir les notes de l'abbé Dominique,

cliquer ICI.


 

 Ce dimanche 27 octobre 2019, pour les 800 ans de la rencontre du sultan d’Égypte et St François d’Assise, Le Jour du Seigneur consacre son magazine au dialogue islamo-chrétien. Une messe anniversaire sera ensuite célébrée en la Cathédrale Notre-Dame à Créteil.

(Vidéo à la fin)

  • 10h30 Magazine

« Le dialogue islamo-chrétien, une simple amitié ? »
A l’occasion du 800ème anniversaire de la rencontre entre saint François d’Assise et le Sultan d’Égypte al-Malik al-Kamil à Damiette, le Jour du Seigneur s’interroge sur la nature du dialogue islamo–chrétien. Souvent présenté comme un simple témoignage de fraternité et de vivre-ensemble, ce dialogue entre catholiques et musulmans n’est-il pas aussi spirituel, voire théologique ? Sur le plateau de cette émission, David Milliat reçoit Fr. Jean Druel, dominicain, directeur de l’IDEO (Institut Dominicain d’Etudes Orientales).

  • 11h Messe

En direct de la cathédrale Notre-Dame à Créteil, construite au milieu des immeubles (Val-de-Marne)
Prédicateur : Mgr Jean-Marc Aveline, archevêque de Marseille
Président : Mgr Michel Santier, évêque de Créteil
Cette célébration, animée par la famille franciscaine, fête les 800 ans de la rencontre de saint François d’Assise et du sultan d’Egypte à Damiette en 1219, en pleine croisade. Musulmans et chrétiens engagés dans le dialogue inter-religieux assisteront à cette messe qui fait mémoire d’un événement marquant pour le dialogue islamo-chrétien.

Le geste de Paix

  • 11h55 Parole inattendue

Ce dimanche, la parole est à Anne-Dauphine Julliand, écrivain, qui réagit à l’extrait « Il est proche du cœur brisé » (psaume 33).