Thème :

« Ils nous ont témoigné une humanité peu ordinaire »
(Actes 28,2)


Pour 2020, les chrétiens de Malte et Gozo ont choisi le texte des Actes des Apôtres, chapitre 28, le naufrage de Paul à Malte pour soutenir notre prière.

Tous les ans, les chrétiens maltais rendent grâce pour cet évènement à l’origine de la foi chrétienne dans l’île. L’hospitalité n’est pas une vertu spécifiquement chrétienne et d’ailleurs ceux qui accueillent Paul et ses compagnons d’infortune font preuve avant tout « d’humanité » dans leur hospitalité. Cette Semaine, mettons-nous donc en situation d’hôtes de l’unité comme un don du Christ fait à son Église. Peut-être nous faudra t-il comme les passagers du bateau de Paul « jeter du fret par-dessus bord » mais nous pourrons ainsi faire preuve d’hospitalité envers les chrétiens d’autres confessions, envers nos prochains si différents soient-ils, envers les étrangers… Le naufrage de Paul à Malte montre qu’à travers les voyages périlleux et les rencontres fortuites, l’annonce de l’Évangile du salut pour tous les hommes en Jésus-Christ se réalise. Que cette semaine de prière pour l’unité des chrétiens soit l’occasion de témoigner, de prier et d’accueillir ensemble « pour que le monde croie ».

A Pau

Programme :

-   Avec le groupe œcuménique de Pau, un chemin d’unité ouvert à tous pour découvrir les différentes Eglises :
12h30 : Eglise Réformée, Maison paroissiale 7 rue R. Planté, repas tiré du sac puis découverte.
14h00 : Eglise Anglicane "Saint Andrew's", 2 rue O'Quinn.
15h00 : Eglise orthodoxe, de France "Notre Dame des Anges", 5 bis rue Carrère.
16h00 : Eglises Evangéliques "Assemblée de frères", 5 rue de Ségure.
17h00 : Eglise Catholique "Saint Jacques", place de la Libération,

avec, pour finir, à 18h00, la prière pour l’Unité des Chrétiens.

Isabelle Pommel (L'écouter)


 

Une riche journée de partage où l'amitié continue de grandir entre les communautés.

Le repas partagé à la Maison paroissiale de l’Église réformée

Un grand merci à chacun et en particulier à Isabelle et à tous ceux qui ont préparé cette journée.

 

L’Église Anglicane Saint-Andrew

 

C'est John Arthur, fidèle de l’Église Anglicane, qui nous accueille pour nous en parler

Un extrait du « Petit Futé 2020 qui traduit bien l'impression que l'on a en rentrant et en voyant le chœur : « En forme de basilique, Saint-Andrew a été construite en 1888, à l’initiative du révérend Réginald Acland-Troyte (chapelain de 1885 à 1922). Cet édifice est un petit bijou décoré dans le style néomédiéval anglais, avec de jolis vitraux et surtout un style extérieur sobre qui se dément dès que la porte s'ouvre. A l’intérieur, la peinture de l'autel dans le chœur qui représente un Christ en croix avec à l'horizon Pau et le château d’Henri IV, exécuté avec minutie... »

Alors ouvrons nos yeux pour en découvrir les merveilles... parfois très discrètes !

John- Arthur : Notre autel de 1920, don du prêtre de l'époque après l'entente cordiale, veut exprimer
le lien entre les Anglais de Pau et l'état qui nous accueille, d'où les personnages et les monuments :

à gauche Sainte Jeanne avec son église à Domrémy et la cathédrale de Reims,
à droite Saint Georges avec l'abbaye de Westminster et la cathédrale Saint-Paul à Londres,
et au pied du Christ, Le château de Pau, les églises, Saint-Martin, Saint-Jacques.

Il y a aussi Sainte Cécile car la musique est très importante pour nous

et l'église Saint-Andrew, très discrète en bas à droite, à l'image de ce qu'elle est vue de l'extérieur.

Et c'est avec un chant et une prière que s'est achevée cette rencontre.

 

L’Église Catholique Orthodoxe de France

 

Une toute petite chapelle très chaleureuse, avec aussi le château de Pau !

 

Le Père Benoît, évêque d'Aquitaine ... plein d'humour, et le Père Spiridon,
prêtre recteur de cette paroisse Sainte Marie des Anges

Père Benoît : Depuis 50 ans, la liturgie est célébrée tous les mercredis à 18h30 et tous les dimanches à 10h30, avec les Laudes à 10h00.

Questions ;
- La disposition des lieux : comme dans toutes les églises orthodoxes, il y a dans le chœur, le "Christ en Gloire" avec, à gauche la Vierge Marie, et à droite Saint Jean-Baptiste. Si le chœur avait été un peu plus grand, il y aurait aussi les Saints liés avec la paroisse, ici à Pau il y aurait eu le patron de la ville de Pau, Saint Martin. Il y aurait eu aussi Saint Jacques et d'autres saints locaux : Saint Julien de Lescar avec la cathédrale (qui est ici sur l'un des murs latéraux) et Sainte Quitterie  qui est aussi passée à Lescar. Et la différence avec ce que disait Jean-Édouard, ici on a le droit de prier les saints car on encourage la proximité de l’être humain avec les saints qui sont véritablement vivants, ils sont près de nous, ils sont là, certains peuvent les ressentir , comme l'évêque Jean, et même goûter le parfum des saints. Les saints et les anges sont véritablement présents dans la divine liturgie ; nous considérons que l’Église rassemblée avec les anges est une réalité expérimentale mais que nous ne voyons pas.
Dans les églises russes, il y a l'iconostase (séparation entre le lieu où sont les fidèles et le "sacré" réservé au prêtre) Ici, il n'y a qu'un jubé ouvert (ouverture plus large marqué par les deux piliers portant chacun une icône) avec à droite le Christ et à gauche la Vierge.

Père Spiridon : sur les portes royales des iconostases il y a en général l'Annonciation, ici elle est à l'entrée de l'église... avec le château de Pau (photo au dessus de la porte d'entrée)

Père Benoît :
- Ici, les premiers orthodoxes, c'est vers 1870, car si, à cause du climat, les Anglais sont venus ici, les Russes sont aussi venus ici : il y avait l’Église de Paris, celle de Cannes et celle de Pau, ils étaient place Royale où l'on voit sur une porte "Hôtel de la Paix". Il y a une 1ère Béarnaise orthodoxe célèbre : elle habitait Gélos, elle part en cure à Aix-la-Chapelle où elle rencontre un général russe, ils se plaisent, il l'emmène vers la Chine et c'est là-bas qu'elle est devenue orthodoxe, c'est la princesse Isabelle de Richemond. Ils ont donné des icônes pour la paroisse russe de Pau, Saint-Alexandre-Nevski.
- La "Présence" : elle est manifestée par la veilleuse sur l'autel, et celle au-dessus, près de la colombe de  l'Esprit Saint. Mais sur l'autel, on ne met pas en valeur l'Eucharistie que l'on garde pour les malades, c'est discret, il n'y a pas de tabernacle.
- Les rideaux : on les met au moment le plus sacré, le canon Eucharistique, au moment de la transformation du pain et du vin en Corps et Sang du Christ.

Fin de la 1ère vidéo sur l'histoire et autres questions :
les icônes, la tradition, la Trinité...

 

L'Assemblée de Frères

avec le Frère Étienne Larribau, dans un décor dénudé qui change des autres églises.









Paix aux frères, et amour, avec la foi, de la part de Dieu le Père et du Seigneur Jésus Christ !
Que la grâce soit avec tous ceux qui aiment notre Seigneur Jésus Christ en pureté ! (Eph 6, 23-24)

Pour finir, quelques gâteaux et boissons avant de partir vers la dernière étape.

 

L’Église Catholique

présentée par le curé de la paroisse du Christ Sauveur : le Père Jean-Jacques Dufau.


 

Le temps de prière pour l'Unité des Chrétiens

Un temps de prière à plusieurs voix pour vivre vraiment la communion

Le temps de la Parole : Évangile selon Saint Marc

 

Le Symbole des Apôtres dans sa version œcuménique :

Chers frères et sœurs, unis dans le Seigneur Jésus Christ, proclamons notre foi commune
en un seul Dieu, Père, Fils et Saint-Esprit.

Je crois en Dieu, le Père tout puissant, créateur du ciel et de la terre.
Je crois en Jésus Christ, son Fils unique, notre Seigneur,
qui a été conçu du Saint-Esprit, et qui est né de la Vierge Marie ;
Il a souffert sous Ponce Pilate,
Il a été crucifié, Il est mort et a été enseveli,
Il est descendu aux enfers,
le troisième jour, Il est ressuscité des morts,
Il est monté aux cieux,
Il siège à la droite de Dieu, le Père tout puissant,
d'où Il viendra juger les vivants et les morts.
Je crois en l'Esprit Saint,
à l’Église, à sa sainteté, à sa catholicité,
à la communion des saints,
la rémission des péchés,
la résurrection de la chair,
et la vie éternelle. Amen.

Des représentants de chaque Église ou du groupe œcuménique ont apporté une lumière

Un symbole fort que ces lumières, qui représentent chaque sensibilité,
soient ensemble près de la barque qui représente l’Église, l'ensemble de tous les Chrétiens.

 

Et un grand merci aussi à nos jeunes animateurs de chants et à Eric Saint-Marc au grand orgue.