Autour de la fête de l'Assomption de la Vierge Marie, plusieurs pèlerinages ont eu lieu, même si les conditions n'ont pu être les mêmes que les autres années en raison de la crise sanitaire : limitation à 5000 pèlerins, au lieu de 20 000, à Lourdes et surtout  absence des malades, jugés trop fragiles...


L'Assomption de Marie par Nicolas Poussin

 


 

Un peu d'histoire :

Si nous relions toutes les cinq villes où Marie est apparue au XIXe siècle, un M apparaît sur la carte de France : LOURDES – PONTMAIN - PELLEVOISIN - PARIS - LA SALETTE.

1- Lourdes
La Vierge Marie apparaît à Bernadette et révèle qu’elle est l’Immaculée Conception, en confirmant un nouveau dogme de l’Église.
Lourdes est devenu un sanctuaire de conversions et de guérisons où les foules viennent du monde entier.

2- Pontmain
Notre Dame de l'Espérance.
« Mais, priez mes enfants, Dieu vous exaucera en peu de temps. Mon fils se laisse toucher.»

3- Pellevoisin
Notre Dame de Miséricorde .
La Vierge Marie apparaît 15 fois à Estelle, la guérit et l’enseigne avec douceur. Elle porte le Scapulaire du Sacré-Coeur de Jésus et demande sa dévotion.
« Publie ma gloire »

4- Paris
Coeur plein d’amour de Marie, lié à celui de Jésus.
Chapelle de la Médaille Miraculeuse.

5- La Salette
Notre Dame Réconciliatrice.
En septembre 1846, la Sainte Vierge apparaît à deux petits bergers Maximin et Françoise-Mélanie. Elle est en pleurs et leur annonce un message prophétique.

Et au XXe siècle :

6- L’Île Bouchard
Notre-Dame de la Prière.
Du 8 au 14 décembre 1947, la Vierge Marie, accompagnée en permanence (fait unique) de l’archange Gabriel, apparaît 10 fois à quatre petites filles dans l’église paroissiale St Gilles de L’Île-Bouchard en Touraine.
Elle demande de prier pour la France, pour les pécheurs, et promet de donner du bonheur dans les familles.

Pèlerinages

Au cours de l'histoire, les Français ont toujours eu recours aux processions et aux prières en situation de crise ou de pandémie, comme c'est le cas aujourd’hui.

La France compte près de 2 900 lieux actifs (où il y a au moins un pèlerinage ou une procession par an) de dévotion mariale en France, avec notamment « 140 sanctuaires répertoriés dans le Finistère, 119 dans les Côtes-d'Armor, 110 dans le département du Nord, 103 en Haute-Corse ».

Le 2 juin, deux processions sont parties respectivement du sanctuaire Notre-Dame de La Salette (Isère) et de Lourdes (Hautes-Pyrénées). L’une doit rejoindre la chapelle de la Rue du Bac dans le 7e arrondissement de Paris tandis que l’autre passe par le sanctuaire de Pontmain (Mayenne). Les deux se retrouveront au sanctuaire Notre-Dame-de-Miséricorde, à Pellevoisin (Indre) le 12 septembre, jour de la fête du Saint Nom de Marie. Ils auront parcouru un total de plus de 2 000 km.

Chaque 15 août, jour de fête nationale autrefois, de grandes processions s'élançait, spécialement depuis la cathédrale de Paris, en mémoire du vœu de Louis XIII qui consacra la France à Marie.

 


 

Les temps forts en plus des nombreux temps de prière

Méditations, témoignages, célébrations... pour tous ceux qui n'ont pu aller à Lourdes
grâce à "La Croix-Croire" et à "KTO"

Pour en savoir plus : temps de prière en lien avec chaque signe de Lourdes
cliquez ICI

♦ Jeudi 13 août

Les signes de Lourdes : le rocher

Pour Bernadette, ce fut un bonheur immense, indéfinissable, unique, de voir la « Dame » dans ce rocher, dans ce trou béant. Le ciel a visité la terre. Bernadette dira qu’elle aime prier pour ses amis à la grotte, située en bas de la ville dominée par le château fort de la ville.

Les pas de Bernadette

Anne-Dauphine Julliand : « De la fragilité à la consolation »

Mariée et mère de 4 enfants, Anne-Dauphine Julliand a surmonté la perte de ses deux filles, Thaïs et Azylis, emportées par une maladie génétique rare. Une épreuve relatée dans deux livres (Deux petits pas sur le sable mouillé et Une journée particulière, publiés aux Arènes) qui ont touché le cœur des lecteurs. On lui doit aussi un documentaire et un roman explorant les thèmes de la fragilité et de l’espérance. Ses chroniques publiées chaque mois dans le magazine Panorama témoignent de sa foi et de son regard lumineux sur le quotidien.

Table ronde : « Quand la maladie nous marque et nous menace »

Rencontre avec le P. Benoît Grière, médecin et supérieur général des Assomptionnistes et le Dr. Bertrand Galichon, président des médecins catholiques.

Être brancardier

Les premiers services du pèlerinage

♦ Vendredi 14 août

Le second signe de Lourdes : la lumière

Le 19 février 1858, Bernadette s’est rendue à la grotte, pour la première fois, avec un cierge bénit. C’est de son geste qu’est née l’habitude de déposer et d’allumer un cierge. Les cierges sont la trace de la prière de tant de gens, qui ont apporté le poids souvent immense des intentions de beaucoup d’autres.

Le chemin de croix des Espélugues

Sur la colline ou dans la montagne, il s’étend sur près de 1 500 mètres. Le premier chemin de croix a été tracé en 1884 et remplacé en 1912 par celui que nous connaissons aujourd’hui. Les 15 stations sont jalonnées de 115 statues en fonte patinée.

Olivier Delacroix : « Quand Dieu s'invite sur le petit écran »

Depuis neuf ans, le visage d’Olivier Delacroix est devenu familier sur le petit écran, où son émission « Dans les yeux d’Olivier » rencontre un franc succès. Son credo : donner la parole aux invisibles de notre époque. Depuis septembre, il anime aussi chaque soir la libre antenne d’Europe 1. Les sujets sociétaux et humains le passionnent. Y compris ceux touchant à la spiritualité et à la foi, sur lesquels il pose un regard sensible. Et quand cet intervieweur hors pair consent à inverser les rôles, il se livre avec une vérité désarmante.

Jean-Marie Bockel : « Aux sources de l’engagement »

Sénateur du Haut-Rhin, ancien ministre et député et ancien maire de Mulhouse, c'est un homme engagé politiquement mais aussi comme époux, père de famille et spirituellement (scoutisme...).

Le service des piscines

♦ Samedi 15 août

Le troisième signe de Lourdes : les pèlerins

Dès le début des apparitions, des curieux viennent à la grotte. Et parmi eux, de nombreuses personnes malades. Aujourd’hui, ce sont plusieurs millions de pèlerins, malades ou non, qui viennent prier Marie. Des bénévoles, les hospitaliers, assurent le bon fonctionnement des pèlerinages et accompagnent les plus fragiles.

Le Rosaire

Le chapelet est un « petit chapeau » ou une sorte de couronne. On avait coutume, au Moyen Âge, de couronner de roses les statues de la Vierge, chaque rose symbolisant une prière, d’où le mot de rosaire. À l’origine, il comprenait 150 Je vous salue Marie, qui rappellent les 150 psaumes de la Bible, le « psautier de Marie »

Le rosaire a longtemps compté quinze mystères, répartis en trois séries : les mystères joyeux, douloureux et glorieux. En 2002, dans sa lettre apostolique Rosarium Virginis Mariae, le pape Jean-Paul II a ajouté cinq nouveaux mystères, les mystères lumineux, traçant ainsi une immense fresque de la foi.

Explication des mystères

Raphaël Cornu-Thénard, architecte et père de six enfants, est connu dans l’Église pour avoir fondé Annuncio et le Congrès Mission. Ce grand festival chrétien de l’évangélisation aura lieu en septembre à Paris. À l’occasion du Pèlerinage national, à Lourdes, il partage la foi qui l’anime et redit la nécessité, pour les chrétiens, de vivre l’unité.

Messe de l'Assomption depuis la basilique souterraine de Lourdes avec le Cardinal Parolin

L’Angélus du Pape François

La prière pour la France et le monde

Le chapelet à la grotte

« La popote » du Pèlerinage National à Lourdes

♦ Dimanche 16 août

Le quatrième signe de Lourdes : la source d'eau

Le 25 février 1858, la « Dame » demande à Bernadette de gratter le sol du fond de la grotte, en lui disant : « Allez à la source, boire et vous y laver. » À ces mots, de l’eau boueuse commence à couler, suffisamment pour que Bernadette puisse s’en frotter le visage. Puis, en boire.

Mgr Benoist de Sinéty : « Ouvrons nos églises aux plus pauvres »

«Certains se souviennent de l’homélie qu’il prononça lors des obsèques de Johnny. D’autres du livre dans lequel il appelait à trouver des solutions pour faire une place aux migrants. Aujourd’hui, Mgr Benoist de Sinety, vicaire général du diocèse de Paris, nous appelle à redoubler d’attention pour les plus pauvres, fragilisés par la crise sanitaire.»

« L’action du patron chrétien se régénère dans la prière »

Témoignage de Philippe Royer, président des Entrepreneurs et dirigeants chrétiens (EDC).


 

 

Une semaine avant l'Assomption, la basilique Notre Dame de Pontmain, en Mayenne, accueillait la messe du « Jour du Seigneur »

L'Apparition mariale de Pontmain est l'événement survenu le 17 janvier 1871 dans le petit village de Pontmain, en Mayenne. Sept enfants au total déclarant voir « une belle dame », mais seuls les trois plus âgés seront reconnus officiellement par l’Église lors de la reconnaissance officielle de l'apparition. L'apparition débute vers 18 h, et va durer environ 3h. Elle regroupe progressivement les habitants du village, qui ne voient rien, sauf quelques enfants qui décrivent les évolutions de la vision au cours du temps, au rythme des prières de l'assemblée. Dès le lendemain le curé du village interroge les enfants et note un premier récit avant d'en informer l'évêque. Très vite une enquête canonique est ouverte, et un an plus tard, le 2 février 1872, Mgr Casimir Wicart reconnaît officiellement l'apparition de la Vierge de Pontmain, et autorise sa dévotion.

« Mais, priez mes enfants,
Dieu vous exaucera en peu de temps. Mon fils se laisse toucher.»

Le Pèlerinage
Dès les premiers jours qui suivent l'apparition, avant même l'avis de l’Église sur l'authenticité ou non de l'apparition, des pèlerins se rendent sur le lieu pour y prier car ils voient dans le départ rapide des troupes allemandes du département - guerre Franco-Prussienne - (dans les jours qui suivent l'apparition), le signe de la protection de la Vierge. C'est pourquoi, immédiatement des pèlerinages spontanés s'organisent à Pontmain. L'abbé Richard dénombrera le 2 mars (soit un peu plus d'un mois après l'apparition), environ 400 pèlerins dans le village. Au printemps, on compte déjà entre 3 000 et 4 000 personnes par jour.

À la suite de l'apparition et de sa reconnaissance canonique, l'abbé Guérin, curé de Pontmain, assure l'accueil des pèlerins avec les religieuses de l'école. Mais après sa mort en 1872, l'évêque appelle les Missionnaires Oblats de Marie-Immaculée pour animer les premiers pèlerinages et prêcher dans la région. L'affluence des pèlerins à Pontmain a été rapide. Pour le premier anniversaire des apparitions, le 17 janvier 1872, on comptait déjà 8 000 personnes. Venant d'abord du département, les pèlerins viennent progressivement de la France entière, puis de l'étranger.
On compte aujourd'hui environ 300 000 pèlerins par an et 4 000 (par jour) lors des grandes fêtes (comme l'Assomption)

La basilique
Après le décès du curé du village, le père Guérin, l'évêque Mgr Wicart confie, le 29 mai 1872 aux missionnaires oblats de Marie-Immaculée le soin d'accueillir les pèlerins qui se rendent sur le lieu d'apparition, et d'y construire un sanctuaire8. Monseigneur Wicart, évêque de Laval, pose la première pierre de l'église le 17 juin 1873, mais il meurt peu après. Ses successeurs suivent sa voie. L'église est achevée en 1890, mais elle n'est consacrée que le 15 octobre 1900 par Mgr Pierre Geay.
Le 21 février 1905, le pape Pie X érige l'église au rang de basilique.

Homélie du 9 août 2020 à Pontmain

Texte à lire ou à écouter

 


 

A l'image de Lourdes où, sur le rocher - ce premier signe de Lourdes - Marie a donné à Bernadette ce message pour qu'une basilique soit construite afin d'accueillir pour prier des pèlerins du monde entier, quelles que soient leurs conditions, bien-portants, malades, handicapés, riches ou pauvres... Un jeune homme, Cyril Tisserand, a fondé, il y a 17 ans, une association appelée « Le Rocher », car dit-il : « un rocher, c'est solide ! ».
Dans la première vidéo, voir comment, à la suite de l'invitation du Pape Jean-Paul II, il est devenu, avec d'autres, « bâtisseur d'humanité » dans les cités des banlieues.

Dans la deuxième vidéo, voir comment ce projet s'est développé grâce à la prière quotidienne, malgré la terrible épreuve du décès de sa femme à l'âge de 30 ans, et comment cette mort est devenue une force pour continuer...

 Un très beau témoignage comme celui d'un couple de Bayonne
qui était parti dans les cités de Marseille pour vivre la même chose :

« être bâtisseur d'humanité »