Un grand merci à KTO et au CFRT/Jour du Seigneur et CFRT/Vodéus
pour les nombreux documents mis à notre disposition.

(Pour certaines vidéos, celles du CFRT/Vodéus, on peut vous demander de vous inscrire,
ça ne pose pas de problème, l'inscription est gratuite,
mais parfois, ils peuvent vous proposer de les aider, comme le fait aussi KTO.)


 

Du mardi 2 au lundi 8 novembre, les évêques de France se sont réunis en assemblée plénière à Lourdes.

Le programme de l’assemblée a été modifié avec une journée supplémentaire. Et près d’une centaine de personnes ont été invitées pour participer à ce travail, des victimes, des membres de la CORREF et de différents mouvements ecclésiaux, comme Promesses d'Église, ainsi que des personnes membres de cellules d'écoute, de jeunes adultes, des responsables dans l'enseignement catholique, des prêtres, des diacres et des directeurs des services nationaux de la CEF.
Cette assemblée a été rythmée par la prière, l’écoute et l’échange.

Ils ont été encouragés par le Pape à « prendre soin du peuple chrétien blessé et scandalisé » et à « prendre toutes les mesures nécessaires pour que l'Église soit une maison sûre pour tous » (KTO, Jour du Seigneur 10h30 le 7)

Texte du pape François

Présentation du travail sur le rapport de la CIASE
introduit par Mgr de Moulins-Beaufort

Temps mémoriel et temps pénitentiel
avec les évêques de France à Lourdes

Et la semaine a été marquée ce samedi 6 novembre à 10h30 par ces deux temps

Texte de Mgr Eric de Moulins-Beaufort
Tous les autres textes très forts aussi sont à écouter dans la vidéo

Témoignages
de Mgr Dominique Lebrun, archevêque de Rouen,
et Mgr Jean-Marc Aveline, archevêque de Marseille.

Arrivés à Lourdes inquiets et divisés, deux évêques témoignent de l’expérience spirituelle vécue durant leur assemblée plénière largement consacrée à l’élaboration des mesures pour lutter contre les abus sexuels dans l’Église, après la publication du rapport de la CIASE. Mgr Dominique Lebrun, archevêque de Rouen, et Mgr Jean-Marc Aveline, archevêque de Marseille, ont répondu à Étienne Loraillère, envoyé spécial de KTO à Lourdes.


Documentaire et messe du Jour du Seigneur
dimanche 7 novembre à Lourdes

Le Jour du Seigneur consacre son émission à l’assemblée annuelle des évêques de France à Lourdes.

10h30 : Documentaire
Sur ce plateau en direct, David Milliat reçoit Mgr Eric de Moulins-Beaufort, archevêque de Reims et président de la Conférence des évêques de France (CEF). Ils reviennent sur le séisme provoqué par la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église. Comment les évêques ont-ils accueilli ce rapport ? Quelles propositions l’Église peut-elle mettre en place pour appliquer ces préconisations ?

11h : Messe 
Célébrée en direct en direct de la basilique Notre-Dame-du-Rosaire à Lourdes (Hautes-Pyrénées)
Cette messe est célébrée en présence de tous les évêques de France.
Président : Mgr Eric de Moulins-Beaufort, archevêque et président de la Conférence des évêques de France
Prédicateur : Mgr André Dupuy, Chapelain au sanctuaire de Lourdes.

Documentaire + messe

Texte de l'homélie

Clôture de l'assemblée plénière
par le discours de Mgr Éric de Moulins-Beaufort,
président de la Conférence des évêques de France, le lundi 8 novembre à 10h30.


Sous la photo de la plaque révélée de « L'enfant qui pleure »

Texte du discours

 L'essentiel des mesures expliqué ce lundi soir par Mgr Eric de Moulins-Beaufort

 

Texte complet transmis par la CEF

Documentaire du Jour du Seigneur
dimanche 14 novembre

Missionnée par l’Église de France, la CIASE - Commission Indépendante sur les Abus Sexuels dans l’Église - présidée par Jean-Marc Sauvé, a étudié pendant deux ans et demi les faits de pédocriminalité perpétrés par des prêtres, religieux et religieuses dans l’Église depuis 1950.
Après un premier film consacré à l'écoute des victimes, un deuxième à la délicate question de la réparation, ce troisième volet documentaire donne la parole aux membres de cette commission sans précédent durant leur dernière année d’enquête.
Professionnels de tous horizons (philosophe, magistrat, professeur de droit canon, théologien ...), les commissaires de la CIASE ne comptent aucun clerc ou victime parmi eux. Jean-Marc Sauvé a dès le départ conçu que le travail de la commission ne pouvait se faire sans l'écoute des victimes. Pour cela, il fallait les aider à parler et aller à leur rencontre dans plusieurs villes de France. 
La parole des victimes a révélé la douleur qui les a ravagées, l'absence de proportionnalité entre les gestes et le ressenti, le mécanisme d'abus de pouvoir et d'emprise lié au sacerdoce, le "paradoxe qu'une institution censée apporter le salut sème la mort." Ainsi, en parallèle de l'effondrement des victimes répond l'effondrement de l’Église.
Pour élaborer ses recommandations, la commission a travaillé en collaboration avec les victimes et les associations de victimes pour que l’Église soit une maison "sûre pour tous". Remise en cause du droit canon, vraie reconnaissance de la part de l’Église du mal qu'elle a fait, et "justice réparatrice" ou "réparative" sont les trois éléments clés de ce processus qui a déjà permis aux victimes de ne plus se définir comme telles mais comme témoins.
Avec, par ordre d'apparition :
Antoine Garapon, magistrat ; Astrid Katijn, professeur universitaire droit canonique ; Christine Lazerges, présidente émérite de la CNC des droits de l'homme ; Joël Molinaro, théologien.

Deuxième volet : la question de la réparation

Premier volet : l'écoute des victimes


 

Prière proposée par la CEF

Seigneur,
L’Église de France s’apprête à recevoir, mardi 5 octobre,
le rapport de la Commission Indépendante sur les Abus sexuels dans l’Église.

Nous te confions toutes les personnes qui ont subi
des violences et agressions sexuelles dans l’Eglise :
que dans les épreuves elles puissent toujours compter
sur ton appui et notre soutien.

Qu’à l’image de ton Fils, nous prenions soin des plus petits et des plus fragiles
pour faire de notre Église une « maison sûre ».

Donne-nous ton Esprit d’humilité pour
vivre dans l’espérance les jours qui viennent.

Le mardi 5 octobre 2021 à partir de 9h, Jean-Marc Sauvé, président de la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l'Église (CIASE), a remis son rapport en présence de personnes victimes d'abus sexuels, à l’auditorium Marceau Long à Paris. KTO a retransmis en direct sur son antenne et ses plateformes digitales :

-    La synthèse du rapport : Les étapes et les conclusions, par Jean-Marc Sauvé
-    La remise du rapport à Mgr Eric de Moulins-Beaufort, président de la Conférence des évêques de France (CEF), et à Sœur Véronique Margron, présidente de la Conférence des religieux et religieuses de France (CORREF)
-    La conférence de presse et les questions des journalistes, avec Jean-Marc Sauvé et des membres de la CIASE. La conférence a été animée parOlivia Mons, porte-parle de la fédération France Victimes.

Mais tout d'abord :

La CIASE ? Et qui est Jean-Marc Sauvé ?

- La Commission indépendante sur les abus sexuels dans l'Église est constituée de 22 membres, de différentes professions : magistrats, avocats, théologiens, sociologues, psychologue, etc. Son fonctionnement est indépendant de la CEF et de la CORREF.

Quelle est la mission de la CIASE ? La lettre de mission de la CEF et de la CORREF du 20 novembre 2018 détermine trois axes : faire la lumière sur les abus sexuels commis sur mineurs et personnes vulnérables depuis les années 1950; étudier la manière dont les affaires ont été traitées; et évaluer les mesures prises par l’Église en France depuis les années 2000 pour faire des préconisation. Une convention a été signée avec le Président de la CEF et la CIASE qui fixe les moyens financiers et garantit l'indépendance et la confidentialité des travaux de la CIASE, jusqu'à la publication de son rapport.

Comment se sont déroulés les travaux de la CIASE ? La CIASE a notamment recueilli des témoignages de victimes, accompagnée par France Victimes (Fédération des associations d’aide aux victimes).

Dan, Marie-Noëlle, François et Sophie

Ce sont les quatre témoins qui ont accepté de parler. Ils étaient enfant ou adolescent, faisaient confiance à un prêtre, une religieuse, une sœur, un père spirituel. Ils ont été doublement abusé, physiquement mais aussi spirituellement. Inimaginable, inoubliable, impardonnable. Ces blessures ne se sont pas refermées avec le temps. Pour échapper à la peur, à cette souffrance de ne pas se sentir normal, de n’être pas entendu, cru, ils ont pu mettre leur vie en danger en adoptant des conduites extrêmes. Ces abus ont entaché leur vie, définitivement. Pourtant, ces jeunes devenus adultes n’ont pas perdu la foi.
Nous les écoutons comme les ont écoutés les membres de la CIASE. Et comme eux, nous comprenons les conséquences indélébiles des faits de pédocriminalité. La CIASE changera-t-elle quelque chose dans l’Eglise ? Les quatre témoins saluent l’initiative mais n’osent encore trop espérer.

Cette écoute a débouché sur des questionnaires avec les victimes. Des auditions plus longues avec des personnes victimes ou des experts, historiens, psychiatres, théologiens, philosophes, ont également été menées. La CIASE a par ailleurs réalisé un travail de recherche à plus grande échelle : Quelle importance ont les abus dans l’Église par rapport au reste de la société ? Comment les abus sexuels ont été ou pas traités dans les différents milieux dans lesquels ils se sont produits ? Avec les archives de l'État, de l'Église et de la presse, la CIASE a cherché à évaluer le nombre des auteurs d’abus et des victimes.

La réparation 

Missionnée par l’Église de France, la CIASE scrute les faits de pédocriminalité perpétrés par des prêtres, religieux et religieuses dans l’Église sur une période de 70 ans pour pouvoir contribuer à la réparation du mal subis par les victimes.
Pendant son tour de France, des victimes et proches de victimes interpellent tour à tour la commission lors de réunions publiques avec des questions souvent dérangeantes. Elle doit alors expliquer son travail sur la prise en compte des victimes, la réforme de l’institution ecclésiale, la soif de réparation. Leurs questions, leurs colères et leurs attentes sont aussi, en miroir, celles que nous pouvons porter.

- Qui est Jean-Marc Sauvé ? Vice-président honoraire du Conseil d'Etat, il a été le président de cette institution de 2006 à 2018 tout en présidant parallèlement le conseil d'administration de l'ENA et la Commission pour la transparence financière de la vie politique. Haut-fonctionnaire, auteur de plusieurs rapports, il a exercé diverses responsabilités au sein de différents ministères et secrétaire général du Gouvernement de 1995 à 2006. Il préside actuellement les conseils d'administration de la Fondation Apprentis d'Auteuil et de la Cité internationale universitaire de Paris, ainsi que les Comités d'éthique de Paris 2024 (Jeux Olympiques de Paris).

Toutes les étapes qui ont permis d'aboutir à ce rapport :

historique depuis la création de la CIASE

- 7 novembre 2018 : Lors de l'Assemblée plénière à Lourdes, les évêques de France décident de la création d'une commission indépendante.

Novembre 2018 : « Brisons le silence » (< 33 min)

David Milliat reçoit Sœur Véronique Margron, théologienne dominicaine et Mgr Eric de Moulins-Beaufort, archevêque de Reims autour du scandale de la pédophilie dans l'Eglise.
Les deux invités réagissent à deux reportages :
"La parole de Christian Burdet" de V. Roué : Il témoigne des abus qu'il a subis dans son enfance par le père Bernard Preynat.
"Des victimes face aux évêques" d'E. Jacquemard : Sept victimes de prêtres pédophiles rencontrent les évêques à Lourdes à l'occasion de leur assemblée plénière.

- 13 novembre 2018 : Jean-Marc Sauvé accepte de présider la commission à la demande de la CEF et de la CORREF (Conférence des religieux et religieuses de France).

- 8 février 2019 : Les 21 membres de la CIASE se réunissent pour une première réunion de travail.

Avril 2019 : « L’Église peut-elle survivre au scandale ? » (> 24 min)

David Milliat reçoit le Père Frédéric Ozanne, prêtre de la Mission de France et Sœur Anne Descour, religieuse de l'Assomption au sujet de l’Église face au scandale de la pédophilie. Les deux religieux partagent la honte des victimes mais voient toujours l'Evangile comme une référence et un ancrage.
Ils réagissent au reportage d'E. Quéry consacré au collectif "Que la lumière soit" fondé par Louis Pradel à Lyon pour lutter contre l'abus des mineurs dans l’Église.

- 3 juin 2019 au 31 octobre 2020 : France Victimes (Fédération des associations d’aide aux victimes) lance un appel à témoignages, en concertation avec la CIASE. Environ 6 500 victimes ou témoins ont contacté la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église (Ciase).

Novembre 2020 : « Crise de l’Église, la colère est-elle passée ? » (< 24 min)

David Milliat reçoit Dominique Greiner, assomptionniste rédacteur en chef au quotidien La Croix et Isabelle Le Bourgeois, psychanalyste pour dresser le bilan de l'opération #reparonsleglise lancée par La Croix et Pèlerin auprès de leurs lecteurs.
Ils réagissent au reportage de F. Jacovlev sur l'association "Comme une mère aimante" fondée par Camille de Metz-Noblat avec six mères de familles de Versailles pour soutenir les victimes d'abus sexuels dans l’Église.

- 22 au 24 février 2021 : Les évêques de France participent à une assemblée plénière extraordinaire sur les abus sexuels.

- 2 mars 2021 : Lors d'un point étape, Jean-Marc Sauvé fait état de l'avancement des travaux de la commission.

- 26 mars 2021 : L'assemblée plénière des évêques de France vote onze résolutions fortes contre la pédophilie. Ils publient également une lettre aux catholiques sur la lutte contre la pédophilie.

- 19 et 20 avril 2021 : La CORREF vote en assemblée générale un dispositif de lutte contre les abus.

Aujourd'hui, une question pour certains :

Peut-on encore faire confiance à l'église ?

La question a été posée au père Amédée

 

Christine : une renaissance grâce à frère Pierre (26 min)

Christine Aulenbacher naît en 1963 dans une famille d’ouvriers en Moselle. Enfant non désirée d’une fratrie de quatre enfants, elle garde des souvenirs douloureux de son enfance. À l’âge de 8 ans, alors qu’elle est en colonie de vacances, elle découvre l’abbaye cistercienne de Tamié en Savoie. Elle se souvient de son bonheur de participer aux offices. À 14 ans, elle rejoint l’équipe d’animation pastorale de son quartier. C’est à cette époque qu’elle commence à subir des abus sexuels d’un prêtre de sa paroisse. Dès lors, la vie de Christine bascule : anorexie, boulimie… Ses parents ne veulent rien voir et surtout ne rien savoir. L’Église ferme aussi les yeux… De victime, Christine devient coupable.
Thérapies, retraites charismatiques de « guérison », tentations morbides… rythment sa vie jusqu’au jour où, de retour à Tamié, elle croise la route de frère Pierre. En offrant son aide, ce moine permet à Christine de « renaître à la vie », à l’âge de 43 ans. Depuis, Christine revient, chaque année, effectuer une retraite à l’Abbaye.
Formée en psychologie, Christine accompagne aujourd’hui des adolescents et des adultes en souffrance et en quête de sens. Elle enseigne aussi la théologie à l’Université catholique de Strasbourg. En 2011, elle publie Il était une foi… Cistelle, chercheuse de lumière, un conte autobiographique dans lequel elle raconte son itinéraire existentiel et spirituel.

Octobre, remise du rapport, conférences...

- Mardi 5 octobre 2021 : deux ans et demi après la création de la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l'Église (CIASE), son président Jean-Marc Sauvé remet son rapport. Missionnée par la Conférence des évêques de France (CEF) et de la Conférence des religieux et religieuses de France (CORREF), en novembre 2018, la commission a réalisé des travaux de manière indépendante afin de faire la lumière sur les abus sexuels sur mineurs dans l’Église catholique depuis 1950 et proposer des mesures correctives et réparatrices. 

Vidéo avec aussi des témoignages des membres de la CIASE (2h 16 min)

Rapport de la CEF et de la CORREF

« Honte, gratitude, détermination »

Allocution de Mgr Eric de Moulins-Beaufort
Après avoir reçu le rapport

Résumé de la CIASE : (48 pages)

https://www.ktotv.com/uploads/2812.3149268bfcadb2c9c948013520a67d7b.pdf#

Le rapport général est accessible sur le site de la ciase.fr

Le communiqué des associations, collectifs et groupes de personnes victimes :

https://www.ktotv.com/uploads/2815.d7399b766b8825e11a495eb9cf583adb.pdf#

- Mercredi 6 octobre 2021 :

Après la remise du rapport de la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église (CIASE), KTO reçoit Jean-Marc Sauvé, président de la commission. Retour sur les conclusions de la CIASE, ainsi que sur les mois de travaux difficiles, l’écoute des personnes victimes, l’enquête menée dans les diocèses et auprès des congrégations religieuses. 

- Vendredi 8 octobre 2021 : Après la publication du rapport de la CIASE, la rédaction de KTO propose un premier échange avec sœur Véronique Margron, présidente de la Conférence des religieux et religieuses de France (CORREF), Mgr Olivier Leborgne, vice-président de la Conférence des évêques de France (CEF), Antoine Garapon, membre de la CIASE, magistrat, secrétaire général de l’Institut des hautes études sur la justice, et de deux personnes victimes d'abus sexuels, Brigitte Navail, membre du collectif Foi et résilience, et père Patrick C. Goujon, jésuite et auteur de Prière de ne pas abuser (Éditions du Seuil). Ce dialogue était ouvert aux questions des téléspectateurs.

- Dimanche 10 octobre 2021 :

 A la demande de l’Église, Jean-Marc Sauvé a choisi 21 membres de tous horizons sur la base de leurs compétences pour ce travail d'enquête et d'écoute. Après deux ans et demi d'étude sur une période de 1950 à aujourd'hui, le président de la CIASE a remis son rapport à la Conférence des Évêques de France qui lui avait confié cette mission, jeudi 7 octobre 2021.
David Milliat s'est entretenu avec Jean-Marc Sauvé dans la journée qui a suivie.

Les chiffres sont appel : 2500 pages, 216 000 mineurs abusés par des clercs, religieuses ou religieux, 330 000 mineurs abusés si on compte ceux qui l'ont été par des laïcs en mission pour l’Église.
Jean-Marc Sauvé témoigne de sa fatigue après ces 32 mois de travail qui ont permis aux victimes de devenir des témoins.
Il y a une gravité supplémentaire dans le fait que les abus aient été commis par des religieux qui ont perpétré une "œuvre de mort" avec Dieu en alibi. Cela dénature le message du salut et maintenant il confesse croire à l'existence du Mal.
Reportage sur trois membres de la CIASE : Joël Molinaro, théologien ; Carole Damiani, psychologue ; Sadek Beloncif, professeur des Universités et practicien hospitalier.
Quels sont les changements à faire dans l’Église ? Il existe des abus d'autorité, de conscience et spirituels qui peuvent basculer dans le champ sexuel. L’Église doit être en capacité de revisiter l'ensemble des enseignements qui peuvent aboutir à des abus d'autorité, être attentive aux dérives de l'accompagnement spirituel et de la confession. Il faut aussi revoir la morale sexuelle dans l’Église.
Reportage sur l'association Parler et Revivre : Olivier Savignac, abusé sexuellement, a fondé l'association Parler et Revivre dans laquelle Nicolas Scalbert témoigne.
Comment réparer l'irréparable ? L'institution a failli. Il y a d'abord besoin d'une reconnaissance de responsabilité vis-à-vis des victimes mais aussi des fidèles. Ensuite, il faut réparer en mettant un dispositif de reconnaissance de qualité de victime et indemniser les préjudices qui ont été subis.
Où trouve-t-il l'espérance ? Dans l'attente vis-à-vis de l’Église catholique qui a pris la décision courageuse de faire la lumière, a ouvert ses archives, a montré le chemin. Dans la foi du croyant pour qui la mort n'est pas la fin de l'Histoire.
En conclusion : "Ce à quoi nous sommes convoqués c'est à une conversion profonde, de l'institution, des chrétiens, du peuple de Dieu, pour passer de ce que nous avons constaté une œuvre de mort, pour passer de la mort à la vie."