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PAROISSE SAINTE FAMILLE de PAU

 

 Réactions et prières du Pape François

Très tôt, le vendredi 15 au matin, par la voix de son porte-parole, le P. Federico Lombardi, puis sur son compte Twitter, le pape a exprimé sa solidarité avec les victimes et le peuple français.

« Nous avons suivi cette nuit avec une énorme préoccupation les terribles nouvelles de Nice », a déclaré le P. Lombardi, qui a lu un communiqué écrit en français.

« Nous exprimons de la part du Pape François notre participation et notre solidarité avec la souffrance des victimes et du peuple français tout entier » en « un jour qui devait être un grand jour de fête », poursuit le porte-parole du Saint-Siège.

« Nous condamnons de la manière la plus absolue toute manifestation de folie homicide, de haine, de terrorisme et toute attaque contre la paix », a conclu le père Lombardi.

Sur Twitter : « Je prie pour les victimes de l'attentat de Nice et les familles. Je demande à Dieu de changer le cœur des violents aveuglés par la haine » Pape François.

Samedi :

Paolo Celi, président de l'association amitié France-Italie raconte sa conversation avec le pape suite à l'attentat de Nice :
« J'ai ce soir eu une conversation personnelle avec le Saint Père, Pape François, je ne vous cache pas mon émotion et mon soulagement en entendant sa voix.

Il m'a demandé de passer un message a toutes les familles impliquées de près ou de loin a cette terrible tragédie, a tous les Niçois et au peuple de France: il est horrifié par les événements et demandes profondément et enfin la Paix entre les hommes de toute race, religion, appartenance.

Il ne comprends pas qu'on puisse s'en prendre à des enfants et à leurs familles réunies pour participer à un moment de bonheur.

Il demande a tous de prier pour les victimes et pour lui afin qu'il ait la force d'accomplir son travail. Il est à nos côtes, il est avec nous, il a voulu manifester tout cela en m'appelant personnellement et directement.

Il m a demandé ensuite de porter ce message a M. Estrosi, ce que j'ai fait et ils se sont aussi parlés au téléphone. Demain dimanche, bien sûr, le pape François parlera de Nice dans l'angelus du dimanche. »

Dimanche, lors de l'Angélus :

« Je suis proche de chaque famille et de la nation française tout entière », a déclaré le pape François devant des milliers de fidèles rassemblés place Saint-Pierre à l’occasion de la prière de l’angélus, dimanche 17 juillet, après l’attentat de Nice qui a fait 84 morts et des dizaines de blessés.

« La douleur est vive dans nos cœurs après ce massacre qui dans la soirée de jeudi à Nice a fauché tant de vies innocentes », a encore dit le pape argentin, appelant les fidèles à une prière en silence. « Que Dieu, père plein de bonté, accueille toutes les victimes dans sa paix, soutienne les blessés et conforte leurs proches ; qu’il fasse disparaître tout projet de terreur et de mort, afin qu’aucun homme n’ose plus verser le sang de son frère ».

Le pape a également adressé un « salut paternel et fraternel à tous les habitants de Nice et à toute la population française ».

Réaction de la Conférence de Évêques de France (CEF)

« La Conférence des évêques de France s’associe pleinement à la douleur des proches et des familles des victimes. Elle les assure de ses pensées et de ses prières. Mgr Georges Pontier, archevêque de Marseille, Président de la CEF, invite tous les catholiques de France à prier spécialement pour les victimes et leurs proches lors des messes de ce dimanche 17 juillet.

Cette tragédie vient s’ajouter à la triste liste d’actes terroristes qui endeuillent notre pays et d’autres pays dans le monde depuis de nombreux mois. Quel qu’en soit le motif, cette barbarie est inacceptable, intolérable.

Notre pays a été meurtri alors qu’il vivait un moment d’union nationale. Plus que jamais, la solidarité nationale doit être plus forte que le terrorisme. Dans la douleur du jour, il nous faut garder la certitude que l’unité est supérieure à la division. »

Mgr Marceau, évêque de Nice : « Notre département est, une fois encore, profondément touché et blessé. La violence aveugle, la haine de l’autre, la barbarie ont porté et donné la mort. C’est un homme qui a été ainsi ce vecteur. Des victimes innocentes sont touchées. Des familles et amis des victimes sont sous le choc, comme toutes les personnes présentes au moment des  faits, les témoins et les personnels qui ont œuvré toute la nuit. Devant ces scènes insoutenables, on ne comprend pas. L’on ne peut pas comprendre un acte inhumain. Rien ne peut légitimer la folie meurtrière, la barbarie.

Devant un comportement incompréhensible et fou, les « pourquoi » ne trouvent pas   de réponse. Qu’y a-t-il dans le cœur de l’homme pour qu’il soit porteur de mort ? Est-il fait pour aimer ou pour tuer ? Ces moments tragiques ne doivent pas susciter repliement sur soi, enfermement, discrimination et je souhaite que personne ne puisse rester dans la solitude d’un moment si terrible pour des familles, des personnes choquées.

N’ayez pas peur d’aller à la rencontre de prêtres, de personnes qui peuvent vous aider. Ne gardez pas pour vous ce qui peut devenir la violence, la haine peut-être. Cet homme-là ne peut pas réussir à susciter ce qui a été dans son cœur. Ce ne peut pas   être possible.

Je souhaite que la proximité que nous pouvons nous manifester les uns envers les autres, habitants de Nice, dans nos quartiers, dans nos communautés chrétiennes, dans tous les lieux où nous nous retrouvons pour le travail, les associations, porte soutien et espérance. Que la solidarité ne se départisse pas. Je lance un message aussi de compassion, de consolation. N’hésitons pas à nous dire ce qui blesse notre cœur, c’est cela l’humanité.

L’année de la Miséricorde est un appel à changer les cœurs. Par la prière, tournons- nous vers celui qui est le maître de l’Amour. Le Christ a été touché au cœur à la croix. De son cœur transpercé, de son cœur blessé à mort, le cœur de Dieu, l’eau et le sang ont coulé, nous dit l’apôtre Jean. Des flots d’amour ont coulé pour la terre. Ne laissons pas ce trésor se perdre. Chrétiens, catholiques, portons autour de nous ce message d’amour. Des frères en ont besoin. Nous en avons besoin. Notre société en a besoin. Que ces moments tragiques soient loin de nous enfermer, loin de faire de nous ce que cet homme a voulu faire. Portons un message qui dise la force du cœur de l’Homme. La mort n’aura pas le dernier mot. »