Mot latin signifiant « un espace de trois jours », le Triduum pascal, qui va de la messe du soir le Jeudi Saint au dimanche de Pâques inclus, est le centre de gravité de l’année liturgique.

Qu’est-ce que le Triduum pascal ?

De la Cène à la Résurrection s’écoulent ces trois jours auxquels le Seigneur a souvent fait allusion dans l’Évangile et qui, ensemble, constituent le Mystère pascal.

- Lors de la dernière Cène, Jésus a offert son Corps et son Sang en nourriture à ses Apôtres. La célébration du Jeudi Saint fait mémoire du Lavement des pieds, qui a la même signification que l’Eucharistie : Jésus est venu pour se faire serviteur et offrir sa vie.
- Dans la liturgie du Vendredi Saint, nous méditons le mystère de la mort du Christ et nous adorons la Croix, sur laquelle l’œuvre du salut est accomplie.
- Suite à ce combat victorieux, l’Église contemple le Christ au tombeau, dans le « repos » du Samedi Saint. Elle est comme Marie, parfaite croyante qui conserva la foi et qui espéra contre toute espérance en la résurrection de Jésus.
- Après la longue veille dans l’obscurité de la Vigile pascale, l’Alléluia de la résurrection retentit de nouveau. Le feu de l’amour de Dieu illumine la nuit : le Christ a vaincu la mort, et nous avec lui.

Revivons ces trois jours avec le Pape François et ses prières, ses messages.

ainsi que l'appel pour le Sri Lanka après le drame effroyable de Pâques
(Pape, évêques du Sri Lanka et AED : Aide à l'Eglise en Détresse)


Comme chaque année, c'est devant les détenus d'une prison que notre Pape a célébré la messe du Jeudi Saint avec le rite du lavement des pieds. L'accueil a été chaleureux dans cette Prison de Velletri à Rome, et l'assistance y était nombreuse.



... Nous avons entendu ce qu’a fait Jésus. C’est intéressant. L’Évangile dit : « Jésus sachant que le Père avait remis tout entre ses mains », c’est-à-dire que Jésus avait tout le pouvoir, tout. Puis, il commence à faire ce geste de laver les pieds. C’est un geste que faisaient les esclaves à cette époque, parce qu’il n’y avait pas de goudron sur les routes et quand les gens arrivaient, ils avaient de la poussière sur les pieds: quand ils arrivaient dans une maison pour une visite ou un repas, il y avait les esclaves qui lavaient les pieds. Et Jésus fait ce geste : il lave les pieds. Il accomplit un geste d’esclave : Lui, qui avait tout le pouvoir. Lui, qui était le Seigneur, il fait ce geste d’esclave. Puis, il conseille à tous: « Faites ce geste également parmi vous ». C’est-à-dire servez-vous les uns les autres, soyez frères dans le service, pas dans l’ambition, comme ceux qui dominent les autres, non, soyez frères dans le service. Tu as besoin de quelque chose, d’un service ? Je te le rends. Voilà la fraternité. La fraternité est humble, toujours : elle est au service. Et moi j’accomplirai ce geste — l’Église veut que l’évêque l’accomplisse tous les ans, une fois par an, au moins le Jeudi Saint — pour imiter le geste de Jésus et aussi pour faire du bien à travers l’exemple également à soi-même, parce que l’évêque n’est pas le plus important, mais il doit être le plus serviteur. Et chacun de nous doit être le serviteur des autres...

Texte complet en cliquant sur la photo suivante.

 

Beaucoup de cadeaux échangés et de gestes...

 


 

La Passion de Notre Seigneur Jésus Christ

en la Basilique Saint-Pierre de Rome

Le Chemin de Croix au Colisée de Rome, avec notre Pape
et sur une méditation de Sœur Eugenia Bonetti.

AVEC LE CHRIST ET AVEC LES FEMMES SUR LE CHEMIN DE LA CROIX

Introduction

40 jours sont maintenant passés depuis que, avec l’imposition des cendres, nous avons débuté le parcours du carême. Nous avons revécu aujourd’hui les dernières heures de la vie terrestre du Seigneur Jésus, jusqu’au moment où, suspendu sur la croix, il a crié son : « consummatum est », « tout est accompli ». Rassemblés en ce lieu, dans lequel des milliers de personnes ont subi dans le passé le martyre pour être restées fidèles au Christ, nous voulons maintenant parcourir ce « chemin douloureux » unis à tous les pauvres, aux exclus de la société et aux nouveaux crucifiés de l’histoire d’aujourd’hui, victimes de nos fermetures, des pouvoirs et des législations, de l’aveuglement et de l’égoïsme, mais surtout de notre cœur endurci par l’indifférence. Cette dernière, une maladie dont nous aussi, chrétiens, nous souffrons. Puisse la Croix du Christ, instrument de mort mais aussi de vie nouvelle, qui tient unis dans une étreinte terre et ciel, Nord et Sud, Est et Ouest, illuminer les consciences des citoyens, de l’Église, des législateurs et de tous ceux qui se réclament disciples du Christ, afin que la Bonne Nouvelle de la rédemption parvienne à tous.

Méditation complète à lire en cliquant sur l'image de la Croix

ou à écouter :

Conclusion

Nous voudrions nous rappeler l’histoire de la petite Favour, âgée de 9 mois, partie du Nigéria avec ses jeunes parents à la recherche d’un avenir meilleur en Europe. Durant le long et dangereux voyage en Méditerranée, sa maman et son papa sont décédés ainsi qu’une centaine de personnes qui avaient mis leur confiance en des trafiquants sans scrupules pour pouvoir parvenir à la “terre promise”. Seule Favour a survécu ; comme Moïse, elle a été, elle aussi, sauvée des eaux. Que sa vie devienne une lumière d’espérance sur le chemin vers une humanité plus fraternelle !

Prière : Au terme de ta Via Crucis, nous te prions, Seigneur, de nous apprendre à veiller, avec ta mère et les femmes qui t’ont accompagné au Calvaire, dans l’attente de ta résurrection. Qu’elle soit une lumière d’espérance, de joie, de vie nouvelle, de fraternité, d’accueil et de communion entre les peuples, les religions et les lois, afin que tous les fils et les filles de l’homme soient vraiment reconnus dans leur dignité de fils et filles de Dieu et ne soient plus jamais traités comme des esclaves.

Amen !


Message de notre Pape et Bénédiction Urbi et Orbi

Chers frères et sœurs, bonne fête de Pâques !

Aujourd’hui l’Église renouvelle l’annonce des premiers disciples : ‘‘Jésus est ressuscité’’. Et de bouche en bouche, de cœur en cœur, elle rappelle l’invitation à la louange : ‘‘Alléluia… Alléluia’’. Ce matin de Pâques, jeunesse éternelle de l’Église et de l’humanité tout entière, je voudrais adresser à chacun d’entre vous les premières paroles de la récente Exhortation apostolique consacrée en particulier aux jeunes :

« Il vit, le Christ, notre espérance et il est la plus belle jeunesse de ce monde. Tout ce qu’il touche devient jeune, devient nouveau, se remplit de vie. Les premières paroles que je voudrais adresser à chacun des jeunes chrétiens sont donc : Il vit et il te veut vivant ! Il est en toi, il est avec toi et jamais ne t’abandonne. Tu as beau t’éloigner, le Ressuscité est là, t’appelant et t’attendant pour recommencer. Quand tu te sens vieilli par la tristesse, les rancœurs, les peurs, les doutes ou les échecs, il sera toujours là pour te redonner force et espérance » (Christus vivit, nn. 1-2).

Chers frères et sœurs, ce message est adressé en même temps à chaque personne et au monde entier. La Résurrection du Christ est le début d’une vie nouvelle pour chaque homme et chaque femme, parce que le vrai renouvellement part toujours du cœur, de la conscience. Mais Pâques est aussi le début du monde nouveau, libéré de l’esclavage du péché et de la mort : le monde finalement ouvert au Royaume de Dieu, Royaume d’amour, de paix et de fraternité...

Beaucoup de jeunes étaient présents

... Face aux nombreuses souffrances de notre temps, que le Seigneur de la vie ne nous trouve pas froids et indifférents. Qu’il fasse de nous des constructeurs de ponts et non pas de murs. Lui, qui nous donne sa paix, qu’il fasse cesser le bruit des armes, aussi bien dans les situations de guerre que dans nos villes, et qu’il inspire les gouvernants des Nations afin qu’ils s’engagent à mettre fin à la course aux armements et à la diffusion préoccupante des armes, surtout dans les pays économiquement plus développés. Que le Ressuscité, qui a ouvert grand les portes du sépulcre, ouvre nos cœurs aux besoins des personnes défavorisées et sans défense, des pauvres, des sans emploi, des personnes marginalisées, de ceux qui frappent à notre porte à la recherche de pain, d’un refuge et de la reconnaissance de leur dignité.

Chers frères et sœurs, le Christ vit ! Il est espérance et jeunesse pour chacun d’entre nous et pour le monde entier. Laissons-nous renouveler par lui ! Bonne Pâques !

Message complet en cliquant ICI

 


Après son message de Pâques, le Saint Père a tenu à dire un mot particulier
sur le drame du Sri Lanka, pays où est retournée Sœur Anne-Caroline.

Chers frères et sœurs,

J’ai appris avec tristesse et douleur la nouvelle des graves attentats qui, précisément aujourd’hui, jour de Pâques, ont apporté le deuil et la douleur dans des églises et d’autres lieux de rassemblement, au Sri Lanka. Je désire manifester ma proximité affectueuse à la communauté chrétienne, frappée alors qu’elle était en prière, et à toutes les victimes d’une violence aussi cruelle. Je confie au Seigneur ceux qui sont tragiquement disparus et je prie pour les blessés et tous ceux qui souffrent à cause de cet événement dramatique.

Je renouvelle mes vœux de joyeuses Pâques à vous tous, venus d’Italie et de divers pays, ainsi qu’à tous ceux qui sont unis à nous à travers la télévision, la radio et les autres moyens de communication. A ce propos, je suis heureux de rappeler qu’il y a soixante-dix ans, précisément à Pâques 1949, un Pape parlait pour la première fois à la télévision. Le vénérable Pie XII s’est adressé aux téléspectateurs de la télévision française, en soulignant que les regards du Successeur de Pierre et des fidèles pouvaient également se rencontrer grâce à un nouveau moyen de communication. Cet anniversaire me donne l’occasion d’encourager les communautés chrétiennes à utiliser tous les outils que la technique met à disposition pour annoncer la bonne nouvelle du Christ ressuscité, pour communiquer, et pas seulement pour se contacter.

Illuminés par la lumière de Pâques, apportons le parfum du Christ ressuscité dans la solitude, dans la misère, dans la douleur de tant de nos frères, en renversant la pierre de l’indifférence. Sur cette place, la joie de la résurrection est symbolisée par les fleurs, qui cette année aussi, viennent des Pays-Bas, tandis que celles de la basilique Saint-Pierre viennent de Slovénie. Un grand remerciement spécial aux donateurs de ces splendides hommages floraux !

Et s’il vous plaît, n’oubliez pas de prier pour moi. Bon déjeuner de Pâques et au revoir !

Voir aussi l'appel de l'Aide à l’Église en Détresse - AED

« Nous devons faire face à cette situation avec foi et courage. Une foi et un courage que tous doivent partager, d'autant plus que parmi les morts et les blessés, il y a des fidèles de différentes religions. Je remercie les bienfaiteurs et les amis de l'Aide à l'Église en Détresse de leur sollicitude et les assure de mes prières. Merci de votre solidarité. » Mgr Mendis, évêque de Chilaw, Sri Lanka

Pour en savoir plus, cliquer sur la photo ci-dessus

« Merci beaucoup pour votre solidarité avec nous en ce moment de grande tristesse. Les catholiques et les hommes de bonne volonté de notre nation sont en deuil au plus profond de leur cœur. C'est vraiment une situation incroyable. Toutes nos églises sont gardées par la police. Les forces de sécurité m'ont demandé de ne pas sortir le dimanche après-midi de Pâques. Vos prières sont très appréciées par la communauté catholique en ce moment de chagrin et de peine immense. Que Dieu vous bénisse. » Mgr Harold Anthony Perera, évêque de Kurunegala, Sri Lanka

AED - Sri Lanka

« Par la prière, unissons-nous à la communauté chrétienne du Sri Lanka frappée par la violence aveugle le jour de Pâques. Confions au Seigneur Ressuscité les victimes, les blessés et la souffrance de tous. » Pape François, 22 avril 2019