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Prières pour le temps de Noël

Un vrai Noël d'espérance...

Regarde l'étoile - espérance,
Elle te montrera la route de la sérénité

même au cœur des souffrances, des absences, des peurs...

Écoute l'espérance,
Elle te dira que Jésus est venu par amour pour toi...

Vis l'espérance, don de l'esprit,
Tu accepteras tes pauvretés, tes limites dans la paix.

Parle d'espérance,
Tu seras témoin de vie.

Enracine-toi en Jésus espérance,

par le oui de Marie, tu vivras heureuse...

Christ est présent, Il t'offre sa tendresse.
Accueille sa joie.
C'est Noël !


La nuit ne serait jamais que nuit

La nuit ne serait jamais que nuit
si le cri d’un tout-petit ne l’avait désarçonnée.
Les ténèbres ne seraient jamais que ténèbres
si la lumière ne s’était risquée à les découdre.
Le malheur ne serait jamais que malheur
si un visage n’en avait partagé la lourdeur.

Noël, une mémoire qui enfante l’histoire
Une promesse ourlée à la détresse
Une parole à l’aplomb du monde
Pour ouvrir une faille
Pour éclairer la paille
Pour inciter aux semailles.

Dieu en l’humain est toujours possible
pour qui accueille sa fragilité comme un berceau !

Francine Carrillo, pasteur protestante


Espérer, c’est…

Espérer, c’est respirer

La Bible nous enseigne que l’homme naît du souffle de la vie que "Yahvé lui a soufflé dans les narines". "Celui qui renaît du souffle est libre comme le vent", nous murmurent les évangiles. Le souffle ? Nul ne sait d’où il vient ni où il va : il est ce qui nous emporte plus loin que le présent.

Seigneur, transforme-moi en être mobile, curieux de respirer un air toujours différent.

Espérer, c’est marcher

Marcher est une merveille qui dit que nous ne sommes pas attachés à un milieu donné, que nous cherchons toujours notre chemin. Nous n’arrêtons pas de changer, éprouvant que nous n’advenons à nous-mêmes qu’en nous dépassant toujours.

Seigneur, donne-moi de repartir à nouveau et à nouveau.

Espérer, c’est être en route

Nous ne sommes pas arrivés et nous cherchons encore le but. L’homme n’est ni d’ici, ni d’ailleurs. Il est entre deux, il advient sans cesse. Nous sommes des migrants.

Seigneur, apprends-moi à aimer cette grande migration qu’est la vie.

Espérer, c’est désirer

C’est-à-dire vivre dans le monde comme si nous ne pouvions nous résoudre à en rester là. Nous ne sommes jamais satisfaits des demeures établies. Où que nous habitions, nous regardons plus loin, vers des futurs.

Seigneur, cultive en moi l’énergie du désir.

Espérer, c’est imaginer

L’homme n’est jamais tout à fait là où ses pieds le posent. Il est plus grand que ce qu’il est. Celui qui espère peut traverser des murs.

Seigneur, éveille en moi l’inimaginable de ta Parole.

Espérer, c’est être pétri d’avenir

Notre histoire ne cesse de nous attendre. Pour devenir ce que nous ne sommes pas. L’homme part pour être lui-même. Et il ne devient qu’à la condition de savoir passer. Nul ne se trouve que s’il accepte de se perdre.

Seigneur, fais-moi passer, traverser, aller de moi vers l’autre.

Espérer, c’est faire confiance en l’avenir


S’en remettre "à la grâce de Dieu", c’est-à-dire être par ce qui vient, par les autres, par les événements. Espérer, c’est accepter de se laisser faire et de naître en toute rencontre. Celui qui espère ose s’en remettre à l’autre. L’espérance est un geste qui nous engage dans une partie risquée dont nul ne sait l’issue.

Seigneur, devant toi, avec toi, je dis "oui" à l’inconnu de la vie.

Jean-Yves Bazion


Méditation sur la Famille

à l'occasion de la fête de la Sainte Famille

Homélie de la messe de la Sainte Famille, le 29 décembre 2019 à Beaune

Par F. Gabriel Nissim

Frères et sœurs,

Je souhaite que vous ayez passé un bon Noël, et j’espère que, pour beaucoup d’entre vous, cela aura été l’occasion d’une fête familiale dans la bonne humeur et la joie de se retrouver.

En même temps, je pense à ceux d’entre vous qui seront restés seuls : la solitude est encore plus douloureuse en ces fêtes de fin d’année. Et il y a aussi ces souffrances ravivées quand l’un ou l’autre membre de la famille est loin, quand tel autre a refusé de venir, ou quand les reproches, les jalousies refont surface… Non, la famille ce n’est de loin pas toujours facile, tout simplement parce que c’est notre premier lieu de vie.

Pourtant, ce dimanche, fêter la Sainte Famille, c’est nous inviter à porter un autre regard sur nos familles. Sainte famille : la famille de Joseph, Marie et Jésus, mais pas seulement. Dans nos familles à nous aussi, il y a de la sainteté, bien plus que nous ne pourrions le penser. 

Attention : sainte famille ne veut pas dire famille parfaite. Une famille parfaite, ça n’existe pas. D’ailleurs la Bible porte un regard très réaliste sur la famille : Caïn et Abel, Joseph et ses frères, et jusqu’aux frères de Jésus, qui le prenaient pour un fou.

Mais la sainteté de Dieu, quand elle rejoint nos vies, ce n’est ni la perfection ni la pureté absolue. La sainteté, ce n’est pas l’absence de mal, mais c’est quand nous sommes plus forts que le mal, quand, malgré le mal, nous réussissons à continuer à aimer – à aimer quand même. La sainteté de la famille, c’est, malgré le mal, faire que la lumière reste allumée dans la maison. Que la lumière reste allumée en moi, alors qu’il y aurait tant de raisons pour qu’elle s’éteigne.

Par exemple, quand des parents qui se sont séparés acceptent pourtant d’être là ensemble pour l’anniversaire d’un enfant, pour qu’il ait ce jour-là son papa et sa maman avec lui. Ou quand, nous saisissons l’occasion d’un décès, d’un mariage, d’un Noël, pour en faire des retrouvailles et nous réconcilier, même après de longues années de brouille.

Mais je voudrais surtout vous rendre attentifs à trois façons de vivre la sainteté dans nos familles, trois attitudes toutes naturelles où nous rejoignons la sainteté de Dieu.

D’abord la nourriture. Nourrir la vie des autres, pour qu’ils vivent. C’est ce que nous faisons chaque jour. Dès la naissance, la maman qui nourrit, qui allaite son enfant, en lui donnant d’elle-même comme elle l’a déjà fait durant neuf mois. Et ensuite, pendant des années, cette responsabilité des parents de nourrir leurs enfants de tant de manières, et dans de multiples domaines. Voilà de la sainteté : car Dieu est celui qui non seulement donne la vie, mais veut la nourrir sans cesse pour qu’elle se développe. A chaque repas, à chaque nourriture partagée, oui, quelque chose de la sainteté de Dieu prend chair en nous – notre famille devient un lieu de sainteté.

Une deuxième façon de vivre la sainteté en famille, c’est d’aider. Aider, devant la maladie, devant le vieillissement, le handicap. Savez-vous qu’aujourd’hui, en France, ce ne sont pas moins de onze millions d’entre nous qui donnent de leur temps, de leurs forces à aider leurs proches : ceux qu’on appelle désormais « les aidants ». C’est bien de la sainteté qu’ils mettent ainsi dans leur famille comme en eux-mêmes. Et le Christ pourra leur dire un jour : ce que tu as fait pour eux, c’est à moi que tu l’as fait.

Et une troisième attitude où la sainteté de Dieu vient habiter nos familles, c’est quand nous élevons nos enfants. Elever des enfants, c’est le rôle tout naturel de la famille. Mais est-ce que nous réalisons combien ce mot « élever » est fort et signifiant ? Pas seulement faire grandir, mais faire aller plus haut, et encore plus haut. Elever les autres vers ce qu’ils sont appelés à devenir – des enfants de Dieu, capables d’aimer comme Dieu aime. Voilà un vrai chemin de sainteté pour la famille : chercher à nous élever les uns les autres vers toujours plus d’amour. Pas seulement les parents vers les enfants, mais les époux entre eux, les enfants vers les parents, les frères et sœurs entre eux. Voilà ce qui devrait être notre préoccupation première au sein de nos familles : chercher à nous élever mutuellement dans notre capacité d’aimer – est-ce que nous y pensons assez ?

Nourrir, aider, élever, voilà ce qu’ont vécu Joseph, Marie, Jésus entre eux, comme nous le vivons nous aussi, au quotidien. Voilà ce dont l’Enfant Jésus que nous fêtons ici, a eu besoin, comme tous les enfants. Trois façons pour que la sainteté, le souffle même de Dieu rejoigne nos enfants. Et voilà de la joie que Dieu a envie de partager avec nous.

Même si souvent cela n’aura rien de facile. Mais c’est pour que la lumière reste allumée dans la maison. La lumière de Noël. Cette lumière que l’Enfant Jésus voudrait voir briller dans chacune de nos familles.

Références bibliques : Si 3, 2-6. 12-14 ; Ps 127 ; Col 3, 12-21 ; Mt 2, 13-15. 19-23

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