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L'Avent, un temps privilégié pour s'ouvrir à ce grand mystère de Noël où Dieu se donne par amour pour nous ; il se fait petit enfant pour nous montrer le chemin de l'humilité, de la Paix et il nous invite à l'Espérance et au partage.

- Le Père René-Luc de la paroisse étudiante de Montpellier nous dit, à sa façon, ce qu'est l'Avent (Jour du Seigneur) - Quelques temps forts de l'Avent dans la paroisse (Gürs) ou sur l'agglomération (Concerts).
- Des conférences pour approfondir des passages de la Bible, avec Mgr Pierre Molères, et des conférences pour nous ouvrir à ce qui s'est vécu ou se vit dans notre monde, avec nos trois prêtres.
- La démarche de Paix de notre Pape François lors de son voyage au Bangladesh au début de l'Avent.


  Extrait : « ... Nous ne faisons pas seulement une crèche pour préparer la célébration de l’anniversaire de Jésus à Noel, mais nous nous préparons à sa venue aujourd’hui sous trois formes : Il peut venir à nous par notre mort, il peut venir à nous par la fin du monde, et il peut venir à nous dans le quotidien de notre vie.
C’est ce troisième mode de la venue de Jésus, le renforcement de sa présence dans notre vie, qui est la grâce particulière de l’avent.
Dans cet évangile, Jésus nous donne en exemple un portier. Il nous dit que ce portier doit être vigilant, il doit bien faire son travail et ne pas être endormi si son maître rentre à l’improviste. Ce que jésus nous demande, ce n’est donc pas seulement de beaucoup veiller et prier dans cette période, mais de bien faire notre travail comme doit le faire ce portier. Tu es étudiant, étudie. Tu es chef d’entreprise, dirige comme il se doit. Tu es mère au foyer, mets-y tout ton cœur. Chacun de vous a un travail qui lui est propre et en cette période de l’avent, il faut nous y appliquer, car c’est une manière d’accueillir Jésus dans nos vies... »

Texte complet en cliquant sur sa photo.


  • Un petit groupe de jeunes de CM2 de l'école Sainte Ursule ont réfléchi sur la Paix
    et sont ensuite allés au camp de Gürs.

Rien de tel que le froid pour essayer de comprendre ce que la vie a pu être dans ce camp et tous les morts de 1941 à 1943.

Un film explique les trois périodes du camp de Gürs. De nombreux dessins et photos de l'époque l'illustrent, des écrits l'alimentent, car la culture, avec la religion, étaient des moyens de tenir bon.
Période espagnole (1939-1940)
Période des "indésirables" (été 1940)
Période juive (1940-1944)

La solidarité a été aussi une aide précieuse.

« Beaucoup d'internés considèrent que le dévouement de ces Justes a constitué une de leurs rares raisons de garder leur foi en l'homme et en Dieu »

A l'entrée de la forêt qui a été plantée pour faire oublier le camp, l'îlot de représailles. et au milieu de la forêt, une allée de 2 km de long, la longueur du camp. Les 13 îlots d'habitation comprenaient 25 baraques en bois, chacune pouvait contenir 60 personnes.

Le collège de Gélos en a construit une sur le modèle de l'époque.

Les toilettes... sans intimité, car le bois a servi à se chauffer lors des terribles hivers.

Sur le parcours, des panneaux avec des explications et des questions d'enfants
et surtout avec des planches qui n'existaient pas avant et ont remplacé la boue de cet ancien marécage.

Extrait de l'histoire du camp par l'amicale du camp : « Le règne de la boue est total au camp de Gurs. Il rend redoutable tout sortie à l'extérieur des baraques et imprègne toutes les activités à l'intérieur des chambrées. La saleté est présente partout: sur le plancher humide, dans la paille des lits, à l'intérieur des habits, dans les valises, au milieu des ustensiles de cuisine, etc.  

Quels que soient les efforts des internés pour lutter contre elle, quelle que soit la discipline imposée par les chefs de baraque, rien n'a pu empêcher la boue d'imprégner tous les actes de la vie quotidienne. Sa présence obsédante est vécue comme une véritable torture. Elle est à l'origine de l'abattement et de la démoralisation des internés. »

Une petite course pour se réchauffer fait du bien !

 

Un rejeton de l'arbre de la Paix de Guernica (seul arbre qui avait résisté).

Le cimetière, un moment fort avec plus de 1000 tombes, dont plusieurs de bébés.
Mais il ne faut pas oublier tous ces juifs (plus de 4000) qui ont été envoyés
vers les camps d'extermination de Drancy et Auschwitz,
une valise et des rails rappellent ces départs à partir de la gare d'Oloron.

En 2000, des jeunes allemands, français et israéliens se sont retrouvés pour nettoyer les tombes
lors d'un rassemblement international, l'arbre qu'ils ont planté en est le témoin.

C'est avec la prière de Saint François que la visite s'achève.

Pour en savoir plus, voir la 3ème partie avec les conférences de l'Avent dans la paroisse, sur le thème de la Paix à partir du camp de GÛrs,
ou voir le reportage de l'année dernière qui contient des photos et des dessins de l'époque du camp.

  • L'Avent, période aussi de concerts.

Concert de louanges avec le groupe Exo :

Chris et Laura Christensen sont fondateurs du groupe de musique Exo qui a inondé le monde francophone d’une vague de louange joyeuse et d’adoration profonde par leurs chants et leurs concerts. Ils sont pionniers dans le développement de la louange pour l’Église et sont devenus un modèle et une inspiration pour beaucoup.

Cliquer sur leur photo pour accéder à leur site officiel.

Il y avait beaucoup d'évènements ce soir-là, mais ceux qui étaient présents en l'église Saint Jacques ont apprécié ce temps de partage, de louange, de prière.

Petit extrait

Stabat Mater :

C’est à un concert exceptionnel que nous a convié Foi et culture le 1er décembre. A été en effet donné en première paloise le STABAT MATER composé par LUIGI BOCCHERINI (1743-1805), dans sa version originale pour soprano solo et quintette à cordes de 1781.

Les 6 artistes sont palois :
Marie-Aimée Etchegorry, soprano
Gilles Rupert et Jean-Noël Berra, violons
Marie-José Zawartka Vera, Alto
Julianne Trémoulet et Pierre-Yves Ardoy, violoncelles.

Et deux fantaisies de Mozart pour orgue mécanique.

En l'église Notre Dame du Bout du Pont

 Petit extrait

Le chœur d'hommes Alexandre Nevsky de Saint Pétersbourg

en l'église Saint Jacques.

Le Chœur d'Hommes Alexandre Nevsky de Saint-Petersbourg (anciennement Le Chœur du Monastère de la Trinite Saint-Alexandre Nevsky de Saint-Petersbourg) a été fondé en 1996 lors de la restauration de la vie monastique dans l'enceinte de ce monastère fondé par Pierre Le Grand durant les premières années de la construction de Saint-Pétersbourg.
L'ensemble est constitué en majeure partie de chanteurs professionnels et également d'étudiants en technique vocale et en direction chorale du Conservatoire d'Etat Rimsky-Korsakoff de Saint-Pétersbourg. Le haut niveau de leur formation musicale leur permet l'exécution d'un répertoire très varié.
Ce répertoire est constitué de pièces religieuses de la tradition monastique et d'œuvres sacrées de compositeurs russes : Degtiarev, Kalinnikov, Tchesnokov, Tchaikovsky, Bortniansky, Arkhanguelsky, Rimsky-Korsakoff...

Extrait : 3 chants pour Noël


 

Conférence de Mgr Pierre Molères le Vendredi 8 décembre

Thème : « Ne nous laisse pas entrer en tentation – Les combats du Christ au désert »

Cette conférence de Mgr Pierre Molères, évêque émérite du diocèse, était organisée dans le cadre des "Plus" du service de la Formation permanente du Béarn. Mgr Pierre Molères a participé aux travaux de la commission des épiscopats francophones pour les textes liturgiques.

Avant la conférence au CDB, en cette fête de l'Immaculée Conception, le 8 décembre, Mgr Pierre Molères a présidé l'eucharistie, en l'église Notre Dame du Bout du Pont, pour le 85ème anniversaire de sa consécration.

Voir l'album photo du doyenné Pau-Périphérie.

 

Conférences dans la paroisse

  • Lundi 4 déc. « Paix aux hommes que Dieu aime » : abbé Louis Pucheu.

Thème de la Paix abordée à partir d'un film (passé à la télévision en octobre 2017) retraçant l'histoire du camp de Gürs et du message de paix qui en émane.

Pour en savoir plus, voir le site très complet de l'Amicale du camp de Gürs avec ses explications, sa vidéo de présentation et de nombreux témoignages des trois périodes du camp :

Période espagnole (1939-1940)
Période des "indésirables" (été 1940)
Période juive (1940-1944)

Le camp était le plus grand de France et la "3ème ville des Pyrénées Atlantiques" par sa population (plus de 60 000 personnes de 52 nations), après Pau et Bayonne.

  • Lundi 11 déc. « Les défis de la Mission au Congo Brazza » : père Servais

(résumé dès que possible)

  • Lundi 18 déc. « Politique et religion, quelle cohabitation ? » : Père Amédée.

Conclusion : que dois faire l’Église, que dois faire le politique...


 La démarche de Paix de notre Pape François

lors de son voyage au Bangladesh.

(Quelques rencontres parmi beaucoup d'autres)

  •  Avec les jeunes

« ... Chers jeunes du Myanmar, après avoir entendu vos voix et vous avoir écouté chanter aujourd’hui, je voudrais vous appliquer ces paroles à vous (« comme ils sont beaux les pas des messagers qui annoncent une bonne nouvelle ! » cf. Rm 10, 15 ; Is 52, 7). Oui, vos pas sont beaux, et il est beau et encourageant de vous voir, parce que vous nous portez « une bonne nouvelle », la bonne nouvelle de votre jeunesse, de votre foi et de votre enthousiasme. Bien sûr, vous êtes une bonne nouvelle parce que vous êtes des signes concrets de la foi de l’Église en Jésus Christ, qui nous apporte une joie et une espérance qui n’auront jamais de fin.
Certains se demandent comment est-il possible de parler de bonnes nouvelles quand beaucoup souffrent autour de nous. Où sont les bonnes nouvelles quand tant d’injustice, de pauvreté et de misère jettent une ombre sur nous et sur notre monde ? Mais je voudrais que de ce lieu parte un message très clair. Je voudrais que les gens sachent que vous, jeunes hommes et jeunes femmes du Myanmar, vous n’avez pas peur de croire en la bonne nouvelle de la miséricorde de Dieu, parce qu’elle a un nom et un visage : Jésus Christ. Comme messagers de cette bonne nouvelle, vous êtes prêts à porter une parole d’espérance à l’Église, à votre pays, au monde. Vous êtes prêts à porter la bonne nouvelle aux frères et aux sœurs qui souffrent et qui ont besoin de vos prières et de votre solidarité, mais aussi de votre passion pour les droits humains, pour la justice et pour la croissance de ce que Jésus donne : l’amour et la paix. [...]

Ici dans cette belle Cathédrale dédiée à l’Immaculé Conception, je vous encourage à regarder Marie. Quand elle a dit oui au message de l’ange, elle était jeune comme vous ; mais elle a eu le courage de faire confiance à la bonne nouvelle qu’elle avait entendue et de la traduire dans une vie de fidèle dévouement à sa vocation, de total don de soi et de confiance complète à la tendre prévenance de Dieu. Comme Marie, puissiez-vous être tous humbles mais courageux pour porter Jésus et son amour aux autres !... »

(Texte complet)

  • Lors de la rencontre inter-religieuse et œcuménique

« ... Notre rencontre qui rassemble les représentants des diverses communautés religieuses de ce pays représente un moment très significatif de ma visite au Bangladesh. Nous sommes réunis pour approfondir notre amitié et pour exprimer notre désir commun du don d’une paix authentique et durable. [...]
Les paroles que nous avons écoutées, mais aussi les chants et les danses qui ont animé notre assemblée, nous ont parlé de manière éloquente du désir d’harmonie, de fraternité et de paix incarnés dans les enseignements des religions du monde. Puisse notre rencontre de cet après-midi être un signe clair des efforts des leaders et des adeptes des religions présentes dans ce pays pour vivre ensemble dans le respect réciproque et la bonne volonté. Au Bangladesh, où le droit à la liberté religieuse est un principe fondamental, que cet engagement soit un appel respectueux mais ferme à qui cherchera à fomenter des divisions, de la haine et de la violence au nom de la religion.
C’est un signe particulièrement réconfortant de notre temps que les croyants et les personnes de bonne volonté se sentent toujours plus appelés à coopérer à la formation d’une culture de la rencontre, du dialogue et de la collaboration au service de la famille humaine. Cela requiert plus qu’une simple tolérance. Cela nous stimule à tendre la main à l’autre dans une attitude de confiance réciproque et de compréhension, pour construire une unité qui intègre la diversité non comme une menace, mais comme une source potentielle d’enrichissement et de croissance. Cela nous incite à nous exercer à l’ouverture du cœur, de manière à voir les autres comme un chemin, non pas comme un obstacle.
Permettez-moi d’explorer brièvement quelques caractéristiques essentielles de cette “ouverture du cœur” qui est la condition pour une culture de la rencontre.
En premier lieu, celle-ci est une porte... L’ouverture du cœur est aussi semblable à une échelle qui rejoint l’Absolu... L’ouverture du cœur est aussi un chemin qui conduit à la recherche de la bonté, de la justice et de la solidarité. Cela incite à rechercher le bien de nos proches. [...]

Un esprit d’ouverture, d’acceptation et de coopération entre les croyants ne contribue pas simplement à une culture d’harmonie et de paix ; celui-ci est son cœur battant. Comme notre monde a besoin de ce cœur qui bat avec force, pour contrer le virus de la corruption politique, les idéologies religieuses destructrices, la tentation de fermer les yeux face aux besoins des pauvres, des réfugiés, des minorités persécutées et des plus vulnérables ! Cette ouverture est nécessaire pour accueillir les personnes de notre monde, spécialement les jeunes, qui parfois se sentent seuls et déconcertés dans la recherche du sens de la vie !»

(texte complet)

  • Après le témoignage de deux collégiens

« ... Quand un peuple, une religion ou une société deviennent un “petit monde”, ils perdent le meilleur de ce qu’ils ont et ils se précipitent dans une mentalité présomptueuse, celle du “je suis bon, tu es mauvais”. Upasana, tu as mis en évidence les conséquences de cette manière de penser, quand tu as dit : « nous perdons la direction et nous nous perdons nous-mêmes » et « la vie devient insensée pour nous ». C’est bien vrai ! La sagesse de Dieu nous ouvre aux autres. Elle nous aide à regarder au-delà de nos commodités personnelles et des fausses sécurités qui nous font devenir aveugles devant les grands idéaux qui rendent la vie plus belle et digne d'être vécue.

Je suis content qu’avec les catholiques, il y ait avec nous beaucoup de jeunes amis musulmans et d’autres religions. En vous trouvant ensemble ici aujourd’hui, vous montrez votre détermination à promouvoir un climat d’harmonie, où on se tend la main les uns aux autres, en dépit de vos différences religieuses. Cela me rappelle une expérience que j’ai eue à Buenos Aires, dans une nouvelle paroisse située dans un quartier extrêmement pauvre. Un groupe d’étudiants était en train de construire des locaux pour la paroisse et le prêtre m’avait invité à aller les trouver. Ainsi j’y suis allé, et quand je suis arrivé dans la paroisse, le prêtre me les a présentés l’un après l’autre, en disant : « Celui-ci est l’architecte, il est juif, celui-ci est communiste, celui-ci est catholique pratiquant » (Salut aux jeunes du Centre culturel P.F. Varela, La Havane, 20 septembre 2015). Ces étudiants étaient tous différents, mais ils travaillaient tous pour le bien commun. Cela est important ! N’oubliez pas : différents, mais travaillant pour le bien commun, en harmonie ! Avez-vous compris ? C’est la belle harmonie que l’on perçoit ici au Bangladesh. Ces étudiants, différents entre eux, étaient ouverts à l’amitié sociale et déterminés à dire non à tout ce qui aurait pu les détourner de la proposition de se trouver ensemble et de s’aider les uns les autres.
La sagesse de Dieu nous aide aussi à regarder au-delà de nous-mêmes pour discerner la bonté de notre patrimoine culturel. Votre culture vous enseigne à respecter les aînés. Cela est très important. [...]

Upasana et Anthony, vous avez conclu vos témoignages avec des paroles d’espérance. La sagesse de Dieu renforce en nous l’espérance et elle nous aide à affronter l’avenir avec courage. Nous chrétiens, nous trouvons cette espérance dans la rencontre personnelle avec Jésus dans la prière et dans les Sacrements, et dans la rencontre concrète avec lui dans les pauvres, dans les malades, dans les personnes qui souffrent et dans celles qui sont abandonnées. En Jésus nous découvrons la solidarité de Dieu, qui marche constamment à nos côtés.

Chers jeunes, chers amis, en regardant vos visages, je suis rempli de joie et d’espérance : joie et espérance pour vous, pour votre pays, pour l’Église et pour vos communautés. Que la sagesse de Dieu puisse continuer à inspirer votre engagement à grandir dans l’amour, dans la fraternité et dans la bonté !... »

(Texte complet)