Une très belle fête de Noël comme chaque année, dans la paroisse ; beaucoup de monde à chacune des messes. Un très grand merci à tous ceux qui ont œuvré pour que ces messes soient belles, priantes et joyeuses.
Que la Paix, l'Espérance et la Joie de Noël vous accompagne.

Vous pourrez trouver aussi, dans cette page, l'homélie de la Nuit de Noël et le message avant la bénédiction Urbi et Orbi de notre Pape François


 

Après avoir évolué pendant tout le temps de l'Avent,
la crèche est prête à accueillir Jésus, le "Prince de la Paix",
tout comme les enfants...

et certains vont exprimer leur joie
en rythmant les chants pendant la célébration.
Merci à Bruno à l'orgue, à Marie-Aimée et Lætitia (2ème messe) pour les chants,
car la musique et les chants font partie de la joie de Noël.
Merci aussi à tous ceux qui étaient présents... assis ou debout... pour leurs chants et leurs prières.

Revenons sur quelques uns de ces moments de joie ou de prière

 

 

A côté de la crèche, luit la lumière de la Paix de Bethléem

 

Christ est venu semer l'amour, donne l'amour à ton frère,
Christ est venu semer la joie, donne la joie à ton frère,
Christ est venu semer l'espoir, donne l'espoir à ton frère,
Christ est venu semer la paix, donne la paix à ton frère.

 

Ave Maria de Gounod
avec la belle voix de soprano de Marie-Aimée, accompagnée par Bruno.

La prière de Saint François d'Assise sur la Paix :
une bien belle invitation pour faire vivre Noël autour de soi !


Une très belle veillée a précédé la messe de la Nuit de Noël.
La chorale, fidèle pour animer les temps forts, était là pour porter la joie et la prière.
Un grand merci à chacun et à tous ceux qui ont préparé et animé ces deux temps forts.

Une veillée (où hélas je n'ai pu être) avec de beaux textes,
mais voici toutefois quelques extraits.

Noël des enfants du monde :

Enfants de Palestine ou enfants d'Israël, d'Amérique ou de Chine,
En ce jour de Noël, que ton regard se pose sur la terre ou le ciel,
Ne retiens qu'une chose : il faut croire à Noël.

Matin couleur de cendre ou matin d'arc en ciel,
Qu'importe il faut attendre en ce soir de Noël que les fusils se taisent
Et répondent à l'appel de cette parenthèse qui s'appelle Noël.

Un jour viendra peut-être, un jour au gout de miel,
Où l'on verra paraitre un oiseau dans le ciel aux plumes de lumière,
Un oiseau éternel, colombe pour la Terre, un oiseau de Noël.

La voici, la nuit de Dieu,
D'où le jour va naître comme un feu.

1 - Toute  nuit revit dans le silence le secret qui fit le premier jour.
Cette  nuit nous chante la naissance où Dieu met au monde son amour.

2 - Tout nuit pressent que la lumière jaillira de l'aube qu'elle attend
Cette nuit apprend que sa lumière donnera le jour à tout vivant.

4 - Toute nuit apporte à nos misères les bienfaits du calme reposant
Cette nuit tout nous vient d'une mère qui nous fait le don de son enfant.

Messe de la Nuit de Noël

Douce Nuit

 



 

Homélie du Pape François lors de la Nuit de Noël,
en cliquant sur la photo suivante.

Extrait :

« Marie « mit au monde son fils premier-né ; elle l’emmaillota et le coucha dans une mangeoire, car il n’y avait pas de place pour eux dans la salle commune » (Lc 2, 7). Par cette expression simple mais claire, Luc nous conduit au cœur de cette nuit sainte : Marie mit au monde, Marie nous donna la Lumière. Un récit simple pour nous immerger dans l’événement qui change pour toujours notre histoire. Tout, dans cette nuit, devenait source d’espérance. [...]

... arriver à Bethléem et faire l’expérience que c’était une terre qui ne les attendait pas, une terre où il n’y avait pas de place pour eux.
Et justement là, dans cette situation qui était un défi, Marie nous a offert l’Emmanuel. Le Fils de Dieu a dû naître dans une étable parce que les siens n’avaient pas de place pour lui. « Il est venu chez lui, et les siens ne l’ont pas reçu » (Jn 1, 11). Et là… dans l’obscurité d’une ville qui n’a ni espace ni place pour l’étranger qui vient de loin, dans l’obscurité d’une ville en plein mouvement et qui, dans ce cas, semblerait vouloir se construire en tournant le dos aux autres, précisément là, s’allume l’étincelle révolutionnaire de la tendresse de Dieu. À Bethléem, s’est ouverte une petite brèche pour ceux qui ont perdu leur terre, leur patrie, leurs rêves ; même pour ceux qui ont cédé à l’asphyxie causée par une vie renfermée.

Dans les pas de Joseph et de Marie, se cachent de nombreux pas. Nous voyons les traces de familles entières qui, aujourd’hui, se voient obligées de partir. Nous voyons les traces de millions de personnes qui ne choisissent pas de s’en aller mais qui sont obligées de se séparer de leurs proches, sont expulsées de leur terre. Dans beaucoup de cas, ce départ est chargé d’espérance, chargé d’avenir ; dans beaucoup d’autres, ce départ a un seul nom : la survie. Survivre aux Hérode de l’heure qui, pour imposer leur pouvoir et accroître leurs richesses, n’ont aucun problème à verser du sang innocent. [...]

La foi de cette nuit nous porte à reconnaître Dieu présent dans toutes les situations où nous le croyons absent. Il se trouve dans l’hôte indiscret, bien des fois méconnaissable, qui marche par nos villes, dans nos quartiers, voyageant dans nos autobus, frappant à nos portes.
Et cette même foi nous incite à faire de la place à une nouvelle créativité sociale, à ne pas avoir peur de faire l’expérience de nouvelles formes de relation dans lesquelles personne ne doit sentir qu’il n’a pas de place sur cette terre. Noël, c’est le temps pour transformer la force de la peur en force de la charité, en force pour une nouvelle créativité de la charité. La charité qui ne s’habitue pas à l’injustice comme si celle-ci était naturelle, mais qui a le courage, au milieu des tensions et des conflits, de se faire ‘‘maison du pain’’, terre d’hospitalité. Saint Jean-Paul II nous le rappelait : « N’ayez pas peur ! Ouvrez, ouvrez toutes grandes les portes au Christ « (Homélie de la Messe d’inauguration du Pontificat, 22 octobre 1978).

Dans l’Enfant de Bethléem, Dieu vient à notre rencontre pour faire de nous des protagonistes de la vie qui nous entoure. Il s’offre afin que nous le prenions dans les bras, afin que nous le soulevions et l’embrassions. Afin qu’en Lui, nous n’ayons pas peur de prendre dans les bras, de soulever et d’embrasser celui qui a soif, l’étranger, celui qui est nu, celui qui est malade, le détenu (cf. Mt 25, 35-36). « N’ayez pas peur ! Ouvrez, ouvrez toutes grandes les portes au Christ ». En cet Enfant, Dieu nous invite à prendre en charge l’espérance. Il nous invite à être des sentinelles pour beaucoup de personnes qui ont cédé sous le poids du désespoir qui naît du fait de trouver fermées de nombreuses portes. En cet Enfant, Dieu fait de nous des protagonistes de son hospitalité.

Émus par la joie du don, petit Enfant de Bethléem, nous te demandons que tes pleurs nous réveillent de notre indifférence, ouvrent nos yeux devant celui qui souffre. Que ta tendresse réveille notre sensibilité et fasse que nous nous sentions invités à te reconnaître dans tous ceux qui arrivent dans nos villes, dans nos histoires, dans nos vies. Que ta tendresse révolutionnaire nous amène à nous sentir invités à prendre en charge l’espérance et la tendresse de nos gens. »

 

Message du Pape François lors de la Bénédiction de Noël Urbi et Orbi,
en cliquant sur la photo.

Extrait :

« À Bethléem, Jésus est né de la Vierge Marie. Il n’est pas né d’une volonté humaine, mais du don d’amour de Dieu le Père, qui « a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle » (Jn 3,16). [...]
Aujourd’hui, alors que soufflent sur le monde des vents de guerre et qu’un modèle de développement déjà dépassé continue à engendrer de la dégradation humaine, sociale et environnementale, Noël nous renvoie au signe de l’Enfant, et nous appelle à le reconnaître sur les visages des enfants, spécialement de ceux pour qui, comme pour Jésus, « il n’y a plus de place dans la salle commune » (Lc 2,7).
Nous voyons Jésus dans les enfants du Moyen Orient, qui continuent à souffrir à cause de l’aggravation des tensions entre Israéliens et Palestiniens...
Nous voyons Jésus sur les visages des enfants syriens, encore marqués par la guerre qui a ensanglanté le pays en ces  années...
Nous voyons Jésus dans les enfants de l’Afrique, en particulier en ceux qui souffrent au Sud Soudan, en Somalie, au Burundi, dans la République Démocratique du Congo, dans la République Centrafricaine et au Nigéria.
Nous voyons Jésus dans les enfants du monde entier là où la paix et la sécurité sont menacées par le risque de tensions et de nouveaux conflits...
Nous voyons Jésus dans les enfants dont les parents n’ont pas de travail et ont du mal à leur offrir un avenir sûr et serein. Et dans ceux dont l’enfance a été volée, obligés de travailler depuis tout-petits ou enrôlés comme soldats par des mercenaires sans scrupule.

Nous voyons Jésus dans les nombreux enfants contraints de quitter leurs propres pays, de voyager seuls dans des conditions inhumaines, proies faciles des trafiquants d’êtres humains...
 
Chers frères et sœurs,
A nous aussi est montré le signe de Noël : « un nouveau-né emmailloté… » (Lc 2,12). Comme la Vierge Marie et saint Joseph, comme les bergers de Bethléem, accueillons dans l’Enfant Jésus l’amour de Dieu fait homme pour nous, et engageons-nous, avec sa grâce, à rendre notre monde plus humain, plus digne des enfants d’aujourd’hui et de demain.

A vous, chers frères et sœurs, arrivés de toutes les parties du monde sur cette place, et à tous ceux qui, de différents pays, sont reliés par la radio, la télévision et les autres moyens de communication, j’adresse mes vœux les meilleurs.

Que la naissance du Christ Sauveur renouvelle nos cœurs, qu’elle suscite le désir de construire un avenir plus fraternel et solidaire, qu’elle apporte à tous joie et espérance. Joyeux Noël !