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Le temps de l'Avent :

- un temps pour se préparer à accueillir, chaque jour un peu plus, le Seigneur au plus profond de soi - Méditations, témoignages...
- un temps pour redécouvrir le sens de Noël avec "Croire" et Notre Pape François.
- un temps pour approfondir les textes - Conférences
- un temps pour la solidarité

- et pour certains un pas de plus vers le baptême

 


Et aussi un temps pour la JOIE

Une page pour retrouver quelques extraits des belles méditations et des témoignages proposés par « Avent dans la Ville »

♦ Samedi 1er Décembre :

« Comment vivre de la Joie ? »

« Que ma joie soit en vous et que votre joie soit parfaite » (Jn 15, 11)

Il y a bien des occasions légitimes de pleurer et de se lamenter : le monde va mal, les hommes sont fous et méchants, la planète est malade, l’avenir est sombre, notre vie est pleine de ratages, de déceptions, pauvre en amour, mais riche en trahison, souffrances, défaillances de santé.
Mais le temps de l’avent nous invite à une conversion. Une conversion en trois temps pour accueillir la joie que Dieu veut nous offrir à la crèche.

- D’abord, faire mémoire.
Célébrer les moments où le souffle chaud et enivrant de la joie nous a enveloppés, nous a soulevés dans un bonheur inoubliable. C’est souvent dans notre enfance qu’il faut chercher ces moments de pur bonheur, de joie émerveillée.

- Ensuite, ouvrir nos yeux et nos oreilles pour voir ce que la grisaille veut nous cacher :
les gens sont plus beaux qu’on ne croit. Le monde recèle des merveilles. Dans la routine d’une journée banale, une mélodie du bonheur joue peut-être en sourdine. Enfin, partir à l’exploration de notre cœur. Dieu y a enfoui un trésor. La joie ne demande qu’à sourdre en nous. Au plus profond de notre être, il y a la joie de se savoir connu par Dieu, aimé de lui, capable à notre tour d’aimer, de danser, de jouer, de rire, d’avoir un regard bienveillant sur les autres.

- La joie est un choix.
L’avent est le moment privilégié pour développer en nous toutes les potentialités de la joie que contient un cœur vaste. Avec l’avent est venu le temps de l’insurrection de la joie. C’est par la joie qu’on peut commencer à changer le monde. C’est par la joie de l’avent qu’on peut commencer notre métamorphose de sainteté.

(texte en PDF)

♦ Vendredi 7 Décembre :

« L'Amour est Don de Dieu »

« Dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri » (Mt 8, 8)

L’humoriste Jean-Marie Bigard que nous interrogeons sur la joie de Dieu, la joie qui vient du ciel à Noël, a tenu à parler d’abord de l’amour de Dieu. Il se réfère à la lecture que nous entendions mardi dans la messe, au début de l’avent. Il est saisissant de sentir combien la Parole de Dieu, toujours nouvelle, touche les hommes les plus divers avec force aujourd’hui encore.

Le mystère de Dieu est bien là : l’amour reçu et partagé. C’est ce que Dieu fait à Noël : il nous envoie l’amour incarné en son Fils pour que nous « diffusions à profusion cet amour ». Comme Jean-Marie, prions « derrière le rideau » ou dans notre chambre pour que la révolution de l’amour triomphe en ces jours de grâces.

Une semaine de témoignages de jeunes

qui sont parfois passés des épreuves à la Joie.

♦ Samedi 8 Décembre : 

« Tout est grâce »

« Toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu » (Romains 8, 28)

David de Paris : J’ai appris, dès mon enfance, à remercier Dieu en toutes circonstances, même dans les moments difficiles, quand on se sent seul, abandonné et que l’on se demande : est-il vraiment là ? Si nous nous posons cette question, c’est que nous nous sommes égarés.

Converti de l’islam au catholicisme, j’ai été rejeté par ma famille, obligé de quitter mon pays natal. Je suis arrivé en France comme un pauvre réfugié malheureux. Le prix à payer a été lourd. J’ai tout perdu. Mais j’ai tout gagné dans le Christ : depuis 5 ans, la vie dans ce pays m’a apporté plein de belles choses, la joie, la réussite dans mes études et l’amitié avec des gens en or, une amitié qui double les joies et réduit de moitié les peines. Le Christ agit dans nos faiblesses en faisant de nous des merveilles, car une grâce cachée dans l’épreuve est comme une perle cachée dans son coquillage : il suffit de croire, d’oser l’ouvrir, de patienter, d’accepter ses faiblesses et de recevoir. Sur ce chemin, on croise d’autres éprouvés, comme cette famille de réfugiés irakiens que j’ai connue à Lyon, si heureuse maintenant, qu’elle prie même pour ses persécuteurs et rend grâce à Dieu pour toutes choses.

D’où vient cette joie qui brille dans leurs yeux ?
L’amour est le secret de cette joie intérieure et Jésus en est la source. Abandonner cet amour, c’est se séparer du Christ en plein combat, c’est se trouver seul sur le champ de bataille. Accrochez-vous toujours à son amour, vous y puiserez la joie qu’aucune peine ne pourra vaincre. Et comme le dit Saint Paul : « Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur, je le répète, réjouissez-vous. »*

* Livre de saint Paul aux Philippiens (4, 4)

(texte en PDF)

♦ Dimanche 9 Décembre :

« De la désespérance à la joie »

« Chaque fois que je prie pour vous, c’est avec joie que je le fais,
dans la communion » (Philippiens 1, 4)

Cédric de Lille : Lors d’une retraite pour adolescents un prêtre nous bénit ainsi : « Je vous condamne à la joie du Seigneur à perpétuité ! » Quelle claque je me suis prise ! En effet, j’ai vécu un début de vie pas simple, mes parents se déchirent, ma mère m’abandonne à 6 mois, la violence jusqu’à mes 8 ans, la dépression, la désespérance durant mon adolescence… La joie, j’ai mis du temps à la trouver !

C’est à 20 ans que je ferai ma première expérience d’une joie profonde avec le Seigneur. Quelle joie de se savoir aimé et de voir une Église qui s’aime ! Pour vous dire à quel point j’étais bloqué, au début de mon chemin de conversion, je ne supportais pas la prière de louange.

Et pourtant, un des premiers fruits de la prière de louange, c’est la joie. Dieu a beaucoup d’humour, car rapidement j’ai rencontré des jeunes chrétiens qui lançaient un groupe de prière de louange : je me suis retrouvé responsable de ce groupe pendant 4 ans ! Moi, le « p’tit » jeune sans grande talent, timide et pas très gai. Comme le dit Saint Paul dans la 2  lecture, « chaque fois que je prie pour vous tous, c’est avec joie que je le fais ». Je sais que Dieu libère, guérit, console et transforme mon cœur petit à petit pour me faire rentrer dans une vraie joie profonde ! Aujourd’hui, j’anime des messes, des veillées de louange et je témoigne auprès des jeunes de ma joie de vivre avec Jésus. Je crois que la joie est aussi un choix de notre part à renouveler chaque matin. Et qu’elle est possible même dans l’épreuve et la souffrance ! Comme une ancre au fond de nos cœurs. Quand je regarde ma femme qui a subi un cancer à l’âge de 12 ans et qui a toujours cette pêche et cette joie de vivre, ça booste ma vie ! Je remercie Dieu pour la moindre chose qu’il me donne plutôt que de me plaindre ! Avec Jésus, j’exulte de joie sous l’action de l’Esprit saint comme dans l’évangile de Luc 10, 21.

(texte en PDF)

♦ Lundi 10 Décembre :

« Feu d'artifice »

« Sauve-moi Seigneur par ton amour » (Psaume 6, 8)

Laurène de Paris (Etudiante rescapée des attentats du 13 novembre 2015) : Un soir comme un autre à Paris, en novembre 2015. Je dîne avec une amie dans un restaurant en bas de chez moi. De violents coups de pétard éclatent à côté de nous. Mon corps sent instinctivement qu’il est en danger de mort. Je me jette à terre. Je suis prostrée, mais mon esprit comprend qu’on nous tire dessus et qu’aucune issue n’est possible… Mon âme implore le Seigneur : « Sauve-moi, Dieu de miséricorde ! » 130 innocents seront tués ce soir-là.

Notre joie de chrétien ne peut pas se draper d’artifices ou de naïveté : nous savons que la vie offre à chacun son lot d’épreuves et d’humiliations. Mais l’ange n’est-il pas apparu aux bergers au cœur de l’obscurité ? Je crois que c’est dans nos nuits que nous pouvons hurler vers le Christ et savoir pleinement qu’il est notre unique secours. Par son Incarnation et sa Passion, le Seigneur nous rejoint dans toute notre misère. Et il en a triomphé. Elle est là, la source de ma joie et de mon espérance. L’Amour ne passera pas. La vraie joie n’est pas un feu de paille sensible et autocentré, mais un moteur ardent pour me tourner vers l’autre.

Nous sommes tous invités à regarder et à aimer passionnément cette société complexe, injuste et violente ! Quelle joie de savoir que je peux chaque jour bâtir la paix à mon niveau : un regard dans le métro, une critique gardée pour soi au boulot, un temps d’écoute avec un ami, un engagement dans une association de quartier… La mort, la douleur, la violence, la bêtise, la folie n’auront pas le dernier mot ! À nous d’annoncer et de répandre le feu de la joie, sincère et juste, de servir ses frères !

(Texte en PDF)

♦ Mardi 11 Décembre :

« Des rencontres, une rencontre »

« Qui vous accueille m’accueille » (Matthieu 11, 40)

Adrien (étudiant et chef scout) : Le Seigneur Jésus me rend visite chaque jour. Plusieurs fois par jour et même des dizaines de fois par jour. Ce n’est pas une rencontre abstraite, intellectuelle ou seulement spirituelle ; non, il me parle, il me regarde. Il me touche. Car, en fait, c’est le Christ qui vient à moi au travers de chaque personne que je rencontre dans ma journée.

C’est merveilleux : le Christ me propose de le rencontrer dans chaque interaction, quel qu’en soit le contexte. Ce mendiant, dès le matin dans le métro, c’est le Christ qui vient me saluer et me demander si j’aurai le cœur généreux aujourd’hui. Ce collègue, que je vois chaque matin en réunion, c’est à nouveau lui – difficile pourtant de voir le prêcheur des foules de Galilée dans ce triste orateur.

C’est normal : la rencontre est d’autant plus exigeante qu’elle est régulière. Si ma volonté est éprouvée, c’est peut-être que le Christ veut me montrer une partie de lui-même que je n’ai pas su voir. Ou c’est peut-être que Jésus me joue un tour.
Mon quotidien est bien ordinaire. Métro, boulot, (apéro), dodo. Pourtant, j’y trouve une source de joie extraordinaire : déceler la présence du Christ en chacune des personnes que je croise. Cette joie entraîne d’autres joies. Si je tâche de voir le Christ dans cette personne, je vais apprendre à l’aimer. Si je grandis dans ma capacité à aimer, je trouverai la paix profonde qui est source de la vraie joie. Je serai alors capable, comme les bergers, de reconnaître et d’aimer l’enfant-Dieu qui vient dans la crèche.

(Texte en PDF)

♦ Mercredi 12 Décembre :

« L’amour est joie de Dieu »

« La joie du Seigneur est notre rempart » (Néhémie 8, 10)

Amicie et Côme (Jeune couple marié cet été)

La joie annoncée par les anges, c’est celle de la venue d’un Sauveur. Dieu ne nous a pas oubliés ! Il vient nous tirer du pétrin ou de l’engourdissement. Ce salut s’est révélé il y a deux mille ans, mais aujourd’hui encore, le Sauveur agit parmi nous. Il naît à chaque instant de notre vie.
Pour nous deux, 2018 a été l’année de notre mariage en Bourgogne. Ce premier avent de notre couple nous offre l’occasion de méditer sur la forme que revêt cette annonce du salut dans notre vie quotidienne.
La joie naît d’abord du bonheur d’être ensemble, chaque jour l’un pour l’autre. C’est aussi de savoir que nous faisons la volonté du Père. C’est surtout la grâce que nous recevons de Dieu en étant à la place qu’Il a voulue pour nous. Quand on engage sa vie sur le chemin où Dieu nous appelle, une joie sereine s’empare de nous : nous savons que nous nous sommes embarqués pour une aventure qui nous dépasse et nous transcende.
Dans le mariage, Dieu vient à notre rencontre à travers notre conjoint.

Les époux sont l’un pour l’autre le signe visible de l’Amour de Dieu pour nous tous. C’est cet Amour que Dieu nous a manifesté en venant à notre rencontre dans notre humanité. Notre conjoint devient donc le relais de l’Amour de Dieu dans notre vie. Cette révélation nous invite à exercer notre regard pour voir en l’autre les étincelles de Dieu avant de récapituler ses défauts, ses manquements, ses erreurs. Cette certitude que l’autre est l’intermédiaire de Dieu nous illumine de joie. Cette certitude que l’autre est l’envoyé de Dieu nous pousse à pardonner ses travers. Dieu est là, dans la chair de l’autre, plus précisément dans ce qui nous lie l’un l’autre, dans l’amour. C’est parce que Dieu est source de notre amour que nous pouvons grandir tous les deux sur le chemin que nous avons choisi d’emprunter ensemble, où le Seigneur nous guide et nous attend. Nous sommes comme Joseph et Marie (toute proportion gardée !). Nous croyons que Dieu nous a guidés l’un vers l’autre pour être ensemble signe de son Amour. L’enfant de la crèche nous sourit déjà, parce qu’il aime notre amour.

(Texte en PDF)

Après ces témoignages, retrouvons

quelques méditations des frères dominicains

 ♦ Jeudi 13 Décembre :

« Invités à la joie ? »

« Laissez-moi vous le redire : soyez dans la joie » (Philippiens 4, 4)

Frère Bernard-Dominique (Dominicain depuis 1954) : Invités à la joie ? Pour répondre à cette invitation, il faut être fou ou amoureux !
Aux yeux des gens réalistes, on passe un peu pour des illuminés lorsqu’on parle de joie… Il y a tellement de raisons de ne pas se réjouir : insécurité, injustice, chômage, maladie sont des réalités quotidiennes. Nos vies personnelles sont tout sauf de longs fleuves tranquilles ! Quant aux joies qui existent, certaines sont factices et destructrices. Il y a des joies qui se vendent : pensez à la débauche de propositions commerciales à l’occasion de Noël. Mais, Dieu merci, certaines sont réelles et vraies.
La joie véritable ne se vend pas. Elle peut naître alors même que nous vivons l’absence : c’est le cas lorsque quelqu’un que l’on aime nous annonce sa visite. Les jours qui précèdent sont colorés d’une attente joyeuse et lorsque, sur le quai de gare ou dans le hall d’aéroport, je devine au loin sa silhouette, mon cœur se met à battre plus vite. Tel est le climat de l’avent que nous sommes invités à vivre ! « Le Seigneur va venir, Le Seigneur vient ! ».

Le personnage de Jean-Baptiste, qui marque ce temps liturgique, m’émeut, lui qui dit : « Moi je ne suis pas le Christ, mais j’ai été envoyé devant lui […] j’entends sa voix […] Telle est ma joie : elle est parfaite. »* La joie est plus profonde que la gaîté. La joie naît dans le cœur de celui qui aime et qui se donne. C’est elle qu’évoque Jésus, au soir du jeudi saint, alors même qu’il sait que ses disciples vont l’abandonner ; mais le moment est venu de leur montrer à quel point il les aime en même temps que Dieu son Père. Ce qu’il va faire est fou aux yeux des hommes : de la mort, qui est la situation de séparation maximum, il va faire le moment de communion maximum, puisque c’est par amour pour son Père et par amour pour nous qu’il donne sa vie !
Nous sommes parfois dans la tristesse ; mais dans chaque eucharistie, Jésus nous fait communier à sa joie, comme il l’a dit à ses apôtres : « Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous et que votre joie soit parfaite. »**

* Jn ch 3, v 28
** Jn ch 15, v11

(Texte en PDF)

 ♦ Vendredi 14 Décembre :

« La joie de Dieu à Noël »

« Pousse des crie de joie, peuple du Seigneur !
Voici que ton roi vient vers toi dans l'humilité » (Zacharie 9, 9)

« La joie de Noël, c’est Dieu qui descend dans le cœur des hommes. En présence de ce bébé dans la crèche, on se sentait rempli de joie… ».

C’est ainsi que l’humoriste Jean-Marie Bigard nous parle cette semaine de la joie qui est un don de Dieu. Il nous explique comment la joie est l’antidote contre le péché : « Cette joie dissout le mal ».
Dans ce deuxième entretien, après son bouleversant témoignage sur l’amour de Dieu vendredi dernier, il nous propose d’être des artisans de joie pour contribuer au Salut du monde.

« Le rire est un don de Dieu »

Dans cette 3e vidéo, le fameux humoriste nous parle de la prière : « les prières servent la gloire de Dieu, la paix et l’amour entre les hommes » et du rire qui est un don de Dieu, du rire missionnaire.

 ♦ Lundi 24 Décembre :

« La joie d'un peuple »

« Grâce à la tendresse à l’amour de notre Dieu » (Évangile selon saint Luc 1, 78)

Soeur Dominique (Monastère de la Clarté Notre-Dame) :
C’est qu’elle grandit, cette petite joie, quand nous en prenons soin, elle n’est pas là pour rester petite. Annoncée à la voisine, au marché, la voici qui court, elle a soif d’horizon rempli d’hommes et de femmes assoiffés d’une source pure et joyeuse, car nous sommes faits pour un bonheur qui désaltère, nous sommes faits pour la nouveauté que porte toute joie quand elle est une vraie joie, elle nous rajeunit !
« Venez, crions de joie pour le Seigneur  ! » (Psaume 94)
La joie, même si elle s’exprime selon la langue, la culture de chacun, reste universelle, destinée à tous, à tous les hommes de la terre. Nous la reconnaissons sur le visage d’un Français, d’un Inuk, d’un Wolof, offerte à tous !
Lorsque Zacharie parle après avoir été muet neuf mois, c’est pour dire la joie. Il bénit le Seigneur. Il fait connaître au monde la source de cette joie universelle : non pas la puissance d’une armée au chef invincible, non pas une abondance offerte à portée de main distribuée par un père Noël riche et ventripotent.

La source de toute joie est un enfant qui naîtra demain, fruit de l’infinie tendresse miséricordieuse de Dieu, celle qui doit se crier sur le toit du monde, car elle va naître dans la maison commune qu’est notre planète, comme le dit le pape François. La tendresse du Père miséricordieux prend demain le visage d’un enfant, la joie de Dieu va visiter son peuple cette nuit, la petite joie dont tu as pris soin va devenir une grande joie !

(Texte en PDF)


 

♦ Avec « Croire » (groupe Bayard Presse)

Malgré tout !

Cette année, il faudra un sursaut de foi pour se souhaiter un "Joyeux Noël", non ? Le mois de décembre qui vient de s'écouler n'a pas été de tout repos, entre les violences des casseurs, les inquiétudes des gilets jaunes et celles des lycéens, l’attentat du marché de Noël de Strasbourg. Et pourtant, malgré tout, l’Évangile n'a de cesse d'encourager à s'engager vers le positif, l'avenir, le possible. Et non, ce n'est pas de l'angélisme ! C'est la force de l'espérance, en écho à l’Évangile de la messe du jour de Noël qui nous précise — dans une plus juste traduction que la traduction liturgique : "Au commencement était le Verbe et le Verbe était tourné vers Dieu et le Verbe était Dieu". Le Verbe était "tourné vers Dieu", c'est-à-dire : vers la vie ! Sans attendre Noël, acceptons sans attendre, cette belle invitation toute remplie d'espérance. Une espérance, malgré tout !

Sébastien Antoni, assomptionniste et journaliste à Croire

 ♦ Avec Notre Pape François (audience du 19 décembre 2018)

« Frères et sœurs,

A six jours de Noël, les décorations et les lumières rappellent partout que ce sera la fête. Mais quel Noël voudrait Dieu, quels cadeaux et quelles surprises ? En regardant le premier Noël de l’histoire, nous découvrons les goûts de Dieu. Qu’il s’agisse de Marie ou de Joseph, Noël a apporté dans leur vie des changements inattendus. Mais c’est dans la nuit de Noël que survient la plus grande des surprises : le Très-Haut est un petit bébé et la Parole de Dieu est un enfant, "incapable de parler", accueilli par de simples bergers et non pas par les autorités de l’époque ! Ainsi, Noël est la célébration de l’inédit de Dieu, ou mieux encore, d’un Dieu inédit qui renverse nos logiques et nos attentes. Et vivre Noël, c’est se laisser bousculer par ses surprenantes nouveautés. C’est accueillir la revanche de l’humilité sur l’arrogance, de la simplicité sur l’abondance, du silence sur le vacarme, de la prière sur mon temps, de Dieu sur mon ego! Malheureusement, on peut se tromper de fête et préférer à la nouveauté du Ciel la routine de la terre ! S’il vous plaît, ne faisons pas de Noël une fête mondaine et ne mettons pas de côté le Roi de la fête : ne nous laissons pas entraîner sur la voie des futilités, mais soyons des veilleurs en priant ! Comme Joseph, donnons de l’espace au silence ; comme Marie, ayons confiance en Dieu et disons-lui : "Me voici" ; comme Jésus, faisons-nous proches de celui qui est seul, du pauvre, pour trouver, à la suite des bergers, la lumière dans la pauvre grotte de Bethléem !

Je souhaite à tous un bon Noël, riche des surprises de Jésus ! Avec l’aide de Marie et de Joseph, Puissions-nous les accueillir, et ainsi faire nôtres les goûts de Dieu et nous laisser surprendre par eux.
Que Dieu vous bénisse ! »

 


♦ 1ère Conférence de l'Avent :

« L'appel à la Sainteté

dans le monde actuel »

Méditation sur l'Exhortation du Pape François
« Soyez dans la joie et l’allégresse » Gaudete et exsultate
par les pères Pierre Haramburu et Amédée

(vidéo et méditation complète en préparation)

Extraits :
C’est un appel qui existe dès le début de la Bible ; voici comment le Seigneur le proposait à Abraham : « Marche en ma présence et sois parfait » (Gn 17, 1) L’humble objectif du pape François est de faire résonner, une fois de plus, aujourd’hui cet appel.
  • Premier chapitre : l’appel à la sainteté.
Cet appel n’est pas réservé à ceux qui sont déjà dans le ciel, c’est nous tous qui sommes appelés à devenir des saints. Le Pape aime voir la sainteté chez les papas et mamans qui doivent élever avec amour leurs enfants, chez les religieuses âgées qui continuent de sourire, chez chacun et chacune d’entre nous au cœur même de nos activités du quotidien...

Nous connaissons bien les saints et les saintes de Dieu que nous donne l’Eglise, mais il y a quantité d’hommes, de femmes, de jeunes qui vivent saintement chaque jour et le Pape François nous dit : « La sainteté, c’est le plus beau visage de l’Eglise ». Cet appel à la sainteté il s’adresse à toi aussi, car le Pape tutoie dans le document, et il cite le Lévitique : « Vous êtes devenus saints car je suis saint » (Lv 11, 44) et le Concile Vatican II l’a souligné avec force…

Alors comment devenir des saints au quotidien ?

Le Pape nous dit, c’est très simple, c’est en faisant notre devoir d’état, là où nous sommes, chaque jour...
c’est dans mon devoir d’état, dans mon travail, dans ma famille, dans mes responsabilités, qu’en grandissant et en faisant partager mes talents, et en mettant beaucoup d’amour dans tout ce que je fais, que peu à peu je vais grandir dans la sainteté...
Nous sommes tous appelés à être des saints en vivant avec amour et en offrant un témoignage personnel dans nos activités quotidiennes. Le Pape nous dit : « Laisse la grâce de ton baptême grandir en toi… choisis Dieu sans relâche, ne te décourage pas, parce que tu as la force de l’Esprit Saint en toi »...
Il nous donne l’exemple de la Vierge Marie, qui dans sa vie toute humble, toute discrète, est devenue la Mère de Dieu et Mère de l’Eglise. Il cite aussi le cardinal chinois François-Xavier Nguyên Van Thuân qui écrivait en prison : « Je saisis les occasions qui se présentent chaque jour, pour accomplir les actes ordinaires de façon extraordinaire »...
Le pape nous invite à la prière, à avoir ce lien fort avec Jésus par la prière, ce cœur à cœur avec lui et à avoir un équilibre entre prière et action. Si notre action est nourrie par la prière, alors Jésus passe à travers nous...

Et dans ce premier chapitre, le Pape termine par ces deux phrases : « N’aie pas peur de la sainteté, elle ne t’enlèvera pas les forces, ni la vie, ni la joie. N’aie pas peur de viser plus haut, de te laisser aimer et libérer par Dieu. »

  • Deuxième chapitre : Deux ennemis subtils de la sainteté.

Dans ce chapitre, tout en parlant de la sainteté, le pape aborde la question des hérésies qui la contaminent : le gnosticisme et le pélagianisme.
Le Pape : « Voyons ces deux formes de sécurité, doctrinale ou disciplinaire, qui donnent lieu à un élitisme narcissique et autoritaire, où, au lieu d’évangéliser, on analyse et classifie les autres, et, au lieu de faciliter l’accès à la grâce, les énergies s’usent dans le contrôle. Dans ces deux cas, ni Jésus Christ ni les autres n’intéressent vraiment »

Le gnosticisme.

C’est d’abord un mouvement religieux qui s’est développé au 2ème et au 3ème siècle après Jésus Christ, constituant un immense défi pour la foi catholique et même la foi chrétienne de façon générale. C’est une hérésie qui propose à des initiés une voie vers le salut par la connaissance de certaines vérités sur Dieu, sur la création et sur le monde, disons que c’est une doctrine où une certaine connaissance apporte à l’homme le salut, autrement dit cette doctrine offre le salut sur la base d’une connaissance subjective enfermant l’homme dans les limites de la raison. Dans ce contexte, il suffit d’être un peu théologien, intelligent et puis on devient saint...
Le Pape rappelle ici que ce qui peut me conduire à la sainteté, ce n’est pas d’abord par la connaissance, mais l’amour et la charité, ce qui est le fondement d’une vie de Sainteté.

Le pélagianisme.

Il est issu du gnosticisme parce que, avec le cours de l’histoire, les hommes se sont rendus compte que ce n’est pas la connaissance qui conduit au salut, la connaissance ne peut pas aider l’homme à s’épanouir. Donc ils vont déplacer la question… et baser le chemin de la sainteté sur la force de la volonté humaine… Ça, c’est un autre danger. Fondé par un moine breton Pélage, vers 411, Saint Augustin va combattre toute sa vie cette hérésie...
Axés sur le principe de la volonté du Créateur et sur la dignité privilégiée de la nature humaine, Pélage refusait de reconnaitre les déficiences de cette nature humaine : la faiblesse, le péché, la nécessité de recourir à un secours surnaturel… En revanche, il considérait l’appel à la grâce comme un moyen impropre à stimuler le ciel : ce recours à la grâce, c’est l’excuse des hommes lâches et vicieux...

Pour le Pape, c’est la grâce divine, l’Esprit de Dieu, qui doit soutenir la volonté humaine... Il est évident que la nature humaine laissée à elle-même ne peut rien, elle est marquée par des fragilités, et la grâce ne peut faire de nous des surhommes. Il faut accepter et accueillir humblement cette réalité, ce qui implique le recours constant à la miséricorde divine. Il est intéressant dans cette vision de voir que la grâce ne peut faire de nous des surhommes, parce que parfois, on a l’impression, qu’avec la grâce de Dieu, le chemin du bonheur est automatiquement ouvert pour nous… mais cette grâce n’est pas de la magie qui va faire que, du jour au lendemain, ta vie va se transformer d’un coup., mais cette grâce vient nous mettre sur le chemin de la sainteté, ce qui ne veut pas dire qu’il n’y aura pas de difficultés, ni que c’est la fin de ta fragilité ou de tes péchés ; et même, le chemin de la sainteté exige de te reconnaitre pécheur

(Texte méditation chapitres 1 et 2)

(vidéo 1 et 2)

(suite bientôt)


♦ Avec l'aumônerie de la prison de Pau

Pour préparer les colis de Noël pour les personnes détenues de la maison d'arrêt de Pau nous avons besoin de votre soutien.
Les besoins sont les suivants : shampoing, gel douche, dentifrice, des serviettes hygiéniques pour le Quartier des Femmes. Des blocs de papier à lettre, des timbres ou des enveloppes pré timbrées, mais aussi du papier Canson pour ceux qui dessinent, des feutres, des pelotes de laine pour le quartier des femmes, des sacs de voyage en bon état pour préparer les sorties ou encore des bandes dessinées pour le quartier des mineurs.

♦ Avec le Secours Catholique

Les enfants étant invités à donner des jouets pour les enfants défavorisés, ceux-ci étant ensuite distribués par le Secours Catholique.

♦ Avec les équipes Saint Vincent de Paul

Quel beau travail que celui des précieuses « petites mains » de l'équipe... et quelle patience !

Grand choix de couronnes de l'Avent... pour toutes les saisons

Les gourmands pouvaient aussi y trouver leur bonheur...

 


 

♦ Pour plusieurs enfants lors de la messe des familles

Qu'ils soient se Sainte Jeanne-Élisabeth, de Sainte Ursule ou des écoles publiques en suivant le catéchisme à la paroisse, ils se sont réunis un peu avant la messe, aidés par leurs directeurs ou leurs catéchistes, les uns pour préparer un geste sur le chemin de leur Première Communion...

Petits personnages qu'ils ont collé pendant l'accueil sur un panneau représentant un chemin,
disant ainsi leur désir de faire leur Première Communion

... Et les autres pour dire leur désir de rentrer dans la grande famille des Chrétiens par le Baptême.

Extrait de la messe qui a suivi, avec le soutien, pour l'animation, de l'orchestre des familles.

Après l'appel de M. le curé, certains ont osé exprimer leur désir de faire la Première Communion.

Après la bénédiction avec le signe de croix sur les catéchumènes, qui est repris par toute l'assemblée, la 1ère bougie de l'Avent est allumée. La messe continue et la sœur est bien présente pour guider les plus jeunes.

(Fin de l'extrait)

♦ Pour Julien lors de la messe animée par les jeunes

Entrons dans cette célébration

Entrée en catéchuménat de Julien :

Julien : « ... Depuis l'an dernier, j'ai commencé la catéchèse avec le Père Amédée : j'apprends à découvrir l'amour de Dieu et de Jésus Christ, son Fils. Je veux en être témoin avec vous et tout le peuple chrétien... »

Père Amédée : « ... Jésus, c'est quelqu'un qui veut faire de tous les hommes ses amis. Il nous demande de l'aimer. Veux-tu devenir son ami ?
- Oui.

- Tu as découvert que Jésus t'appelle par ton nom. Veux-tu le suivre ?
- Oui.

- C'est Dieu qui nous appelle à devenir des amis de Jésus, comme il t'appelle à être toujours avec lui... c'est pourquoi je vais te marquer du signe de la Croix de Jésus Christ.
Tout au long de ta vie, cette Croix te rappellera son amour, ne l'oublie jamais. »

Sois marqué de la Croix de Jésus Christ, c'est Dieu lui-même qui te marque de cette Croix.
Sois marqué de la Croix de Jésus Christ sur les oreilles pour que tu entendes ce que te dit Jésus Christ.

Sois marqué de la Croix de Jésus Christ sur le yeux pour que tu vois ce que fait Jésus.
Sois marqué de la Croix de Jésus Christ sur tes lèvres pour que tu saches répondre à Jésus quand il t'appelle.

Sois marqué de la Croix de Jésus Christ sur ton cœur pour que tu saches accueillir Jésus dans ton cœur.
Sois marqué de la Croix de Jésus Christ sur tes épaules pour que tu aies en toi la force de Jésus.

Sois marqué tout entier du signe de la Croix, au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit, pour que tu vives avec Jésus maintenant et pour les siècles des siècles. Amen...

 

Signature du registre par Julien et ses accompagnateurs