Que la Lumière qui a illuminé cette nuit
continue d'éclairer votre vie en la remplissant de joie et d'espérance.

Retrouvons quelques temps forts de cette nuit e du jour de Noël
- à Rome avec notre Pape : homélie de la Nuit et message Urbi et Orbi
- en Suisse avec « Le Jour du Seigneur »
- la Nuit de Noël dans notre paroisse : 18h00 et 22h30 à Sainte Thérèse - 20h00 à Sainte Bernadette


 

 

Homélie du Pape François - Messe de la Nativité 2019

« Sur les habitants du pays de l’ombre, une lumière a resplendi » (Is 9, 1). Cette prophétie de la première Lecture s’est réalisée dans l’Évangile : en effet, alors que les bergers veillaient la nuit sur leurs terres, « la gloire du Seigneur les enveloppa de sa lumière » (Lc 2, 9). Dans la nuit de la terre est apparue une lumière venant du ciel. Que signifie cette lumière apparue dans l’obscurité ? L’Apôtre Paul nous le suggère, lui qui nous a dit : « La grâce de Dieu est apparue ». La grâce de Dieu, qui « s’est manifestée pour le salut de tous les hommes » (Tt 2, 11), a enveloppé le monde cette nuit.

Mais qu’est-ce que cette grâce ? C’est l’amour divin, l’amour qui transforme la vie, qui renouvelle l’histoire, qui libère du mal, qui répand la paix et la joie. Cette nuit, l’amour de Dieu s’est montré à nous : c’est Jésus. En Jésus, le Très Haut s’est fait petit, pour être aimé de nous. En Jésus, Dieu s’est fait Enfant, pour se laisser embrasser par nous. Mais, nous pouvons encore nous demander, pourquoi saint Paul appelle la venue de Dieu dans le monde “grâce” ? Pour nous dire qu’elle est complètement gratuite. Alors qu’ici sur terre, tout paraît répondre à la logique du donner pour avoir, Dieu arrive gratuitement. Son amour n’est pas négociable : nous n’avons rien fait pour le mériter et nous ne pourrons jamais le récompenser.

La grâce de Dieu est apparue. Cette nuit, nous nous rendons compte que, tandis que nous n’étions pas à la hauteur, Il s’est fait pour nous petitesse ; tandis que nous allions à nos affaires, Il est venu au milieu de nous. Noël nous rappelle que Dieu continue d’aimer tout homme, même le pire. A moi, à toi, à chacun de nous aujourd’hui, il dit : “Je t’aime et je t’aimerai toujours, tu es précieux à mes yeux”. Dieu ne t’aime pas parce que tu penses juste et que tu te comportes bien ; il t’aime et c’est tout. Son amour est inconditionnel, il ne dépend pas de toi. Tu peux avoir des idées erronées, tu peux avoir créé des situations très compliquées, mais le Seigneur ne renonce pas à t’aimer. Combien de fois ne pensons-nous pas que Dieu est bon si nous sommes bons et qu’il nous châtie si nous sommes mauvais. Ce n’est pas ainsi. Dans nos péchés, il continue de nous aimer. Son amour ne change pas, il n’est pas susceptible ; il est fidèle, il est patient. Tel est le don que nous trouvons à Noël : nous découvrons avec stupeur que le Seigneur est toute la gratuité possible, toute la tendresse possible. Sa gloire ne nous aveugle pas, sa présence ne nous effraie pas. Il naît pauvre de tout, pour nous conquérir avec la richesse de son amour.

La grâce de Dieu est apparue. Grâce est synonyme de beauté. Cette nuit, dans la beauté de l’amour de Dieu, nous redécouvrons aussi notre beauté, parce que nous sommes les bien-aimés de Dieu. Dans le bien et dans le mal, dans la santé et dans la maladie, heureux ou tristes, à ses yeux nous apparaissons beaux : non pas pour ce que nous faisons, mais pour ce que nous sommes. Il y a en nous une beauté indélébile, intangible, une beauté irrépressible qui est le noyau de notre être. Aujourd’hui Dieu nous le rappelle, en prenant avec amour notre humanité et en la faisant sienne, “en l’épousant” pour toujours.

Vraiment la « grande joie » annoncée cette nuit aux bergers est « pour tout le peuple ». Parmi ces bergers, qui n’étaient certes pas des saints, nous y sommes aussi, avec nos fragilités et faiblesses. Comme il les a appelés, Dieu nous appelle aussi, parce qu’il nous aime. Et, dans les nuits de la vie, à nous comme à eux il dit : « Ne craignez pas » (Lc 2, 10). Courage, ne perds pas confiance, ne perds pas l’espérance, ne pense pas qu’aimer est du temps perdu ! Cette nuit, l’amour a vaincu la crainte, une espérance nouvelle est apparue, la douce lumière de Dieu a vaincu les ténèbres de l’arrogance humaine. Ô Humanité, Dieu t’aime et pour toi il s’est fait homme, tu n’es plus seule !

Chers frères et sœurs, que faire devant cette grâce ? Une seule chose : accueillir le don. Avant d’aller à la recherche de Dieu, laissons-nous chercher par lui. Ne partons pas de nos capacités, mais de sa grâce, parce que c’est Lui, Jésus, le Sauveur. Posons le regard sur l’Enfant et laissons-nous envelopper de sa tendresse. Nous n’aurons plus d’excuses pour ne pas nous laisser aimer par Lui : ce qui dans la vie va mal, ce qui dans l’Église ne fonctionne pas, ce qui dans le monde ne va pas ne sera plus une justification. Cela passera au second plan, parce que devant l’amour fou de Jésus, un amour toute douceur et proximité, il n’y a pas d’excuses. La question à Noël est : “Est-ce que je me laisse aimer par Dieu ? Est-ce que je m’abandonne à son amour qui vient pour me sauver ?”.

Un don aussi grand mérite une profonde gratitude. Accueillir la grâce est savoir remercier. Mais nos vies sont souvent vécues loin de la gratitude. Aujourd’hui, c’est le jour idéal pour nous approcher du tabernacle, STLS de la crèche, de la mangeoire, pour dire merci. Accueillons le don qui est Jésus, pour ensuite devenir don comme Jésus. Devenir don est donner du sens à la vie. Et c’est le meilleur moyen pour changer le monde : nous changeons, l’Église change, l’histoire change quand nous commençons non pas à vouloir changer les autres, mais nous-mêmes, en faisant de notre vie un don.

Jésus nous le montre cette nuit : il n’a pas changé l’histoire en forçant quelqu’un ou à force de paroles, mais avec le don de sa vie. Il n’a pas attendu que nous devenions bons pour nous aimer, mais il s’est donné gratuitement à nous. Nous aussi, n’attendons pas que notre prochain devienne bon pour lui faire du bien, que l’Église soit parfaite pour l’aimer, que les autres nous considèrent pour les servir. Commençons les premiers. Ça, c’est accueillir le don de la grâce. Et la sainteté n’est autre que conserver cette gratuité.

Une belle légende raconte qu’à la naissance de Jésus, les bergers accourraient à la grotte avec divers dons. Chacun apportait ce qu’il avait, celui-ci des fruits de son travail, celui-là quelque chose de précieux. Mais, tandis que tous se dépensaient avec générosité, il y avait un berger qui n’avait rien. Il était très pauvre, il n’avait rien à offrir. Tandis que tous rivalisaient pour présenter leurs dons, il se tenait de côté, tout honteux. A un certain moment, saint Joseph et la Vierge se trouvèrent en difficulté pour recevoir tous ces dons, surtout Marie, qui devait porter l’Enfant. Alors, en voyant ce berger avec les mains vides, elle lui demanda de s’approcher. Et elle lui mit dans les bras Jésus. Ce berger, en l’accueillant, se rendit compte d’avoir reçu ce qu’il ne méritait pas, d’avoir entre les bras le don le plus grand de l’histoire. Il regarda ses mains, ces mains qui lui paraissaient toujours vides : elles étaient devenues le berceau de Dieu. Il se sentit aimé et, en surmontant la honte, il commença à montrer Jésus aux autres, parce qu’il ne pouvait pas garder pour lui le don des dons.

Cher frère, chère sœur, si tes mains te semblent vides, si tu vois ton cœur pauvre d’amour, cette nuit est pour toi. La grâce de Dieu est apparue pour resplendir dans ta vie. Accueille-la et la lumière de Noël brillera en toi.

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Message Urbi et Orbi du Pape François - Jour de Noël 2019

Mercredi 25 décembre 2019

« Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière » (Is 9, 1).

Chers frères et sœurs, joyeux Noël !

Du sein de la mère Église, cette nuit, le Fils de Dieu, fait homme, est né de nouveau. Son nom est Jésus, qui signifie Dieu sauve. Le Père, Amour éternel et infini, l’a envoyé dans le monde non pas pour le condamner, mais pour le sauver (cf. Jn 3, 17). Le Père l’a donné, avec une immense miséricorde. Il l’a donné pour tous. Il l’a donné pour toujours. Et Il est né, comme une petite flamme allumée dans l’obscurité et dans le froid de la nuit.

Cet Enfant, né de la Vierge Marie, est la Parole de Dieu faite chair. La Parole qui a orienté le cœur et les pas d’Abraham vers la terre promise, et continue d’attirer ceux qui font confiance aux promesses de Dieu. La Parole qui a guidé les Hébreux sur le chemin de l’esclavage à la liberté, et continue à appeler les esclaves de tout temps, même d’aujourd’hui, à sortir de leurs prisons. C’est une Parole plus lumineuse que le soleil, incarnée dans un petit fils d’homme, Jésus, lumière du monde.

Pour cela, le prophète s’exclame : « Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière » (Is 9, 1). Oui, il y a des ténèbres dans les cœurs humains, mais plus grande est la lumière du Christ. Il y a des ténèbres dans les relations personnelles, familiales, sociales, mais plus grande est la lumière du Christ. Il y a des ténèbres dans les conflits économiques, géopolitiques et écologiques, mais plus grande est la lumière du Christ.

Que le Christ soit lumière pour les nombreux enfants qui subissent la guerre et les conflits au Moyen Orient et dans divers Pays du monde. Qu’Il soit le réconfort du bien-aimé peuple syrien qui ne voit pas encore la fin des hostilités qui ont déchiré le Pays en cette décennie. Qu’Il secoue les consciences des hommes de bonne volonté. Qu’Il inspire aujourd’hui les gouvernants et la communauté internationale à trouver des solutions qui garantissent la sécurité et la coexistence pacifique des peuples de la Région et qu’Il mette fin à leurs indicibles souffrances. Qu’Il soit un soutien pour le peuple libanais, afin qu’il puisse sortir de la crise actuelle et redécouvre sa vocation d’être un messager de liberté et d’harmonieuse coexistence pour tous.

Que le Seigneur Jésus soit lumière pour la Terre Sainte où Il est né, le Sauveur de l’homme, et où continue l’attente de nombreuses personnes qui, bien qu’étant fatigués mais sans se décourager, attendent des jours de paix, de sécurité et de prospérité. Qu’Il soit la consolation pour l’Iraq, traversé par des tensions sociales, et pour le Yémen, éprouvé par une grave crise humanitaire.

Que le petit Enfant de Bethléem soit une espérance pour tout le Continent américain, où plusieurs Nations traversent une période d’agitations sociales et politiques. Qu’Il fortifie le cher peuple vénézuélien, longuement éprouvé par des tensions politiques et sociales et qu’Il ne lui fasse pas manquer l’aide dont il a besoin. Qu’Il bénisse les efforts de tous ceux qui s’engagent pour favoriser la justice et la réconciliation et s’efforcent de surmonter les multiples crises et les nombreuses formes de pauvreté qui offensent la dignité de toute personne.

Qu’Il soit la lumière, le Rédempteur du monde, pour la chère Ukraine, qui aspire à des solutions concrètes pour une paix durable.

Que le Seigneur qui est né soit la lumière pour les peuples de l’Afrique, où persistent des situations sociales et politiques qui contraignent souvent les personnes à émigrer, en les privant d’une maison et d’une famille. Qu’Il soit la paix pour la population qui vit dans les régions orientales de la République Démocratique du Congo, meurtrie par des conflits persistants. Qu’Il soit le réconfort pour tous ceux qui souffrent à cause des violences, des calamités naturelles ou des urgences sanitaires. Qu’Il soit le réconfort pour tous ceux qui sont persécutés à cause de leur foi religieuse, spécialement les missionnaires et les fidèles kidnappés, et pour tous ceux qui tombent victimes des attaques de la part des groupes extrémistes, surtout au Burkina Faso, au Mali, au Niger et au Nigéria.

Que le Fils de Dieu, descendu du Ciel sur la terre, soit une défense et un soutien pour tous ceux qui, à cause de ces différentes injustices et d’autres, doivent émigrer dans l’espérance d’une vie sûre. C’est l’injustice qui les oblige à traverser des déserts et des mers, transformés en cimetières. C’est l’injustice qui les contraint à subir des abus innommables, l’esclavage de toutes sortes et des tortures dans des camps de détention inhumains. C’est l’injustice qui les refoule des lieux où ils pourraient avoir l’espérance d’une vie digne et leur fait trouver des murs d’indifférence.

Que l’Emmanuel soit lumière pour toute l’humanité blessée. Qu’il assouplisse notre cœur souvent endurci et égoïste et qu’Il fasse de nous des instruments de son amour. Qu’à travers nos pauvres visages, Il donne son sourire aux enfants du monde entier : à ceux qui sont abandonnés et à ceux qui ont subi des violences. A travers nos pauvres faibles bras, qu’Il revête les pauvres qui n’ont rien pour se couvrir, qu’Il donne le pain aux affamés, qu’Il soigne les malades. Par notre fragile compagnie, qu’Il soit proche des personnes âgées et de celles qui sont seules, des migrants et des marginalisés. En ce jour de fête, qu’Il donne à tous sa tendresse et illumine les ténèbres de ce monde.

Vœux de Noël après le Message Urbi et Orbi

Chers frères et sœurs,

Je renouvelle mes vœux de joyeux Noël à vous tous, venus de toutes les parties du monde sur cette place, et à toutes les personnes de divers pays reliés par la radio, la télévision et d’autres moyens de communication. Je vous remercie pour votre présence en ce jour de joie.

Nous sommes tous appelés à donner l’espérance au monde, en annonçant par la parole et surtout par le témoignage de notre vie que Jésus, notre paix, est né.

S’il vous plaît, n’oubliez pas de prier pour moi, bon déjeuner de Noël et au revoir !


 

« Le Jour du Seigneur » Homélie de la messe de Noël 2019

par Don Italo Molinaro à Lugano (Suisse)

Il y a un don, une grâce, une lumière, qui sont à jamais cachés dans le cœur du monde : Jésus. Dieu l’a envoyé et l’a mis au monde parmi nous, comme la lumière toujours plus forte de nos ténèbres. Et aujourd’hui nous avons chanté que toute la terre a vu cette lumière, qui est le salut de notre Dieu. C’est notre bonne nouvelle en ce jour de Noël, la fête de la naissance de Jésus à Bethléem.

Nous, chrétiens, cependant, en disant cela, nous ne sommes pas des triomphalistes. Et nous ne sommes pas naïfs non plus. En fait, nous croyons certainement en la Lumière qui illumine chaque homme, mais nous voyons aussi, dans le monde et dans nos cœurs, les effets des ténèbres. Au contraire, il nous semble parfois que les ténèbres éteignent l’une après l’autre les lumières dont nous avons besoin pour vivre.

Par exemple, nous sommes alarmés par les conflits et les problèmes sociaux qui en sont la cause. Nous sommes en colère parce que dans le monde, la distance entre les pauvres et les riches s’accroît. La crise écologique nous inquiète et nous estimons que sur ces questions, la vérité est l’otage d’immenses intérêts économiques. La révolution numérique ouvre d’énormes possibilités mais risque de nous transformer en consommateurs manipulables à volonté. Et parfois, ceux qui ressentent le fardeau de l’échec se sentent désespérés.

Pourtant, malgré l’obscurité, nous sommes ici pour célébrer à nouveau la naissance de la Lumière et nous voulons être une “ville de Noël”! Comment est-il possible de croire encore en la Lumière ?

Pour voir la lumière, il faut peut-être d’abord reconnaître les ténèbres ! Le chemin de la lumière part en effet de la capacité à comprendre que nous souffrons dans les profondeurs : quelles sont les blessures à la base de tout ce qui nous fait souffrir aujourd’hui ? Quelle est notre vraie obscurité qui éteint la lumière ?

Peut-être que les humains souffrent tellement aujourd’hui parce que nos vies manquent d’humanité. Les peurs et les désirs frustrés qui marquent notre époque nous enlèvent les plus belles qualités humaines et nous sommes comme une crèche où l’on vole, une à la fois, toutes les figurines. Et à la fin, la mangeoire de cette crèche qui est notre vie, reste vide : l’enfant a disparu au centre de notre crèche ! L’humain a disparu !

Il est important de voir et de comprendre en quoi consiste ce manque d’humain, cette absence de lumière. Il est important de comprendre ces ténèbres et d’avoir le courage de les porter devant le Christ, la lumière qui vient dans le monde ! Parce que si nous ne reconnaissons pas nos ténèbres, nous ne pouvons jamais imaginer de quelle lumière nous avons besoin ! C’est peut-être aussi pour cela que nous voulons encore construire les crèches, comme le Pape François nous l’a enseigné cette année : vivre l’expérience d’être devant un signe de Jésus, un “Signe Admirable”, à qui nous pouvons aussi présenter notre obscurité.

Prions donc aujourd’hui pour recevoir la lumière ! Nous voulons nourrir notre désir de lumière et nous demandons à Jésus d’éclairer notre humanité en nous donnant l’occasion de redécouvrir une plus belle manière d’être humain.

Mais concrètement, qu’est-ce que l’humain ? Nous découvrons que la lumière de Jésus nous attire vers l’empathie et l’amour, et nous montre la beauté d’une vie qui reconnaît la dignité de tout être vivant, dans la justice et la liberté. La lumière de Jésus nous montre le potentiel de la miséricorde pour rendre nos relations plus sereines. La lumière de Jésus allume les espoirs et les perspectives, et nous motive à être un don pour les autres. La lumière de Jésus nous enseigne à être ensemble et à nous accueillir dans la diversité des cultures, des religions, des couleurs, des sexes, des âges et des états de santé. La lumière de Jésus nous donne deux ailes pour voler : aimer et nous laisser aimer.

L’évangéliste Jean dans l’Évangile d’aujourd’hui, résume cette humanité pleine de lumière par une parole : Les enfants ! Jean nous rappelle que ceux qui acceptent la Lumière reçoivent le pouvoir de devenir « enfants de Dieu ». Nous sommes tellement habitués à ces expressions que nous ne comprenons plus leur force. S’il y a des enfants, cela signifie que la vie continue et peut s’épanouir. S’il y a des enfants, cela signifie que la réalité humaine est encore ouverte à un avenir et à une croissance. S’il y a des enfants, il y a aussi des relations et des liens de famille et d’amour. Et puis, si nous sommes enfants de Dieu, cela signifie que notre cœur humain a en lui une véritable ressemblance divine, un gène divin pour ainsi dire, une lumière divine ! Si nous sommes enfants, enfants de la Lumière, la crèche de notre vie se transforme et nous la découvrons avec émerveillement, habitée par de nombreuses personnes. Elle peut peut-être aussi accueillir le Fils de Dieu !

Si nous sommes dans les ténèbres, même une petite lumière divine dans le fond de notre cœur peut faire une différence. Et comme l’a écrit le poète OG Mandino: “J’aimerai la lumière parce qu’elle illumine mon chemin, et je supporterai les ténèbres parce qu’elles me montrent les étoiles”. Parfois, nous avons aussi besoin d’obscurité ! Que les ténèbres nous montrent les étoiles, et que l’étoile du Christ rallume les lumières de l’être humain dans notre ville. Pour que ce soit vraiment la ville de Noël.

Amen.

références bibliques : Is 52, 7-10 ; Jn 1, 1-18

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Revenons sur cette très belle célébration dans une église comble,
hélas je ne pouvais pas me dédoubler pour être à la même heure à Sainte Bernadette.
(donc si certains ont des photos, merci de les faire passer)

Merci à Pierre et à sa sœur pour leur animation car en cette nuit de Noël,
tous les organistes étaient pris... et Robert était à Sainte Bernadette.

Après l’Évangile, un bien beau moment lorsque les enfants ont accompagné la venue de Jésus.

 (Diaporama en cliquant sur les photos)

« Une Lumière a resplendi... »
écoutons le Père Amédée

Dans les mercis on oublie parfois de citer certaines personnes. C'est pour cela que je profite de cette célébration pour dire merci à celles (ou ceux) qui mettent tout leur cœur pour faire ces belles prières universelles... qui n'oublient personne, et merci aussi à tous ceux que l'on ne voit pas et qui œuvrent pour que nos églises soient belles, qui préparent tout pour les célébrations comme, en particulier, nos sœurs indiennes, et n'oublions pas de féliciter les "artistes" car quelles belles décorations florales et quelle belle crèche !...

Offertoire avec l'aide de notre fidèle Thierry
qui sait être toujours présent dans les grandes fêtes de la foi.

 

Savoir s'émerveiller...


 

Arrivée au milieu de cette Nuit de Noël,
c'est la lumière qui m'accueille, quelle belle illustration du sens de Noël :

« Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande Lumière » (Isaïe 9, 1)

 

Un grand merci à Robert à l'orgue et à la chorale paroissiale qui animent la célébration.

 

Offertoire

Entre le bœuf et l'âne gris, dors, dors, dors le petit fils,
mille anges divins, mille séraphins, volent à l'entour de ce grand Dieu d'amour.

Entre les roses et les lys, dors, dors, dors le petit fils,
mille anges divins, mille séraphins, volent à l'entour de ce grand Dieu d'amour.

Entre les pastoureaux ravis, dors, dors, dors le petit fils,
mille anges divins, mille séraphins, volent à l'entour de ce grand Dieu d'amour.

Comme à Sainte Thérèse, un grand merci aux "artistes" qui nous font de belles crèches chaque année et de magnifiques bouquets, et merci aussi aux servants qui accompagnent si bien les prêtres pendant les cérémonies.

  


 

 

Revenons à cette veillée (à lire ou à écouter)qui a précédé la célébration présidée
par l'abbé François Bisch, et qui a été animée par la Chorale de la Sainte Famille d'Afrique et des Îles.

Voix 1 : Les ténèbres rôdent autour de moi. La nuit obscure m'empêche de trouver le chemin du bonheur. Je marche mais le brouillard, parfois très dense, me cache l'itinéraire désiré. Je me fourvoie dans des sentiers de traverse qui m'éloignent du but et m'apportent plus de tristesse que de joie.
Y aurait-il pour moi un passeur de bonheur ?
Y aurait-il pour mes frères d'infortune une petite espérance pour nos cœurs et nos vies endolories ?
Y aurait-il pour les familles, pour les Nations, un passage pour le Vivre-ensemble ? Ce Vivre-ensemble dont nous rêvons tous secrètement...
Y aurait-il quelque part un Sauveur qui fasse enfin advenir la justice et l'amour ?

Voix 2 : Déjà au temps du prophète Isaïe, Dieu nous l'avait annoncé « Moi, le Seigneur, je suis ton Sauveur. Ton Rédempteur, c'est le fort de Jacob. Mon salut viendra comme la lumière. Mon salut sera éternel et ma justice n'aura pas de fin. Au temps favorable, je t'exhausserai. Si tu me suis, tu ne trébucheras pas, car le Seigneur sera ta lumière éternelle et ton Dieu sera ta beauté. »

Voix 1 : Alors, Jésus, ne serais-tu pas celui-là qui affermisse nos pas et illumine nos regard ?
Ne serais-tu pas, aujourd'hui plus que jamais, la Porte du Royaume de l'Amour ? Le chemin, la vérité, la vie en plénitude ?

La ténèbre n'est point ténèbre devant toi,
La nuit comme le jour est lumière.

Voix 2 : « LE VERBE S'EST FAIT CHAIR ! »

Ver l'an 90 de notre ère, l'Apôtre Saint Jean a eu cette trouvaille ou plutôt cette illumination de le dire ainsi : « Le Verbe s'est fait chair ! ». Et voilà des siècles et des siècles que les disciples de Jésus le disent et se le disent comme une Nouvelle exaltante autant que merveilleuse !
Oui, cette nouvelle a traversé des siècles pour venir jusqu'à nous, ce soir. Elle a franchi les frontières et les mers, elle a passé au-delà de toutes nos guerres, nos ruptures et dissensions, au-delà de nos doutes et de nos malheurs, pour s'offrir en tendresse d'un amour infini, car elle a toute la fraîcheur des commencements, comme celle d'une naissance :

Voix 1 : « Au commencement était le Verbe, et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu. Il était au commencement auprès de Dieu. C'est par lui que tout est venu à l'existence, et rien se ce qui s'est fait ne s'est fait sans lui. En lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes. »

Voix 2 : Et  c'est pourquoi,  des hommes, des femmes, des enfants et des jeunes gens y ont CRU, jusqu'à choisir de donner leur vie pour lui, de se mettre à son service, sous son influence, par amour. De la crèche à la Croix, Jésus le Sauveur les a entraînés en Résurrection de Vie.
Qu'il laisse encore ce soir murmurer en nos cœurs et dans notre monde d'aujourd'hui, cette parole d'Isaïe :

« Ah ! si tu déchirez les cieux et si tu descendais ! »

Venez Divin Messie

Voix 1 : « LE VERBE ÉTAIT LA VRAIE LUMIÈRE »

« La Lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l'ont pas arrêtée. Le Verbe était la Vraie Lumière, qui éclaire tout homme en venant dans le monde. Il était dans le monde, et le monde était venu par lui à l'existence. Mais le monde ne l'a pas reconnu. Il est venu chez lui, et les siens ne l'ont pas reçu. »

Mais à tous ceuc qui l'ont reçu, il a donné de pouvoir devenir enfant de Dieu, eux qui croient en son nom. Ils ne sont pas nés du sang, ni d'une volonté charnelle, ni d'une volonté d'homme : ils sont nés de Dieu.

Voix 2 :

Seigneur, c'est Toi le Créateur de toute chose.
Tu nous as donné la vie ; nous la tenons de Toi et nous t'en rendons grâce.
Tu veux aussi la rendre plus belle dans ta Lumière qui chasse nos ténèbres.
Viens nous apprendre à discerner ce que tu désires de nous,
afin qu'en ce Noël, dans nos cœurs et dans notre monde,
règnent l'harmonie et la paix qui vient de ton amour.

Douce nuit

Voix 1 : « LE VERBE S'EST FAIT CHAIR ET IL A HABITE PARMI NOUS »

« Ces paroles ne finissent jamais de nous étonner, dit e Pape François... Dieu s'est fait mortel, fragile comme nous, il a partagé notre condition humaine, excepté le péché, mais il a pris sur lui les nôtres, comme s'ils étaient les siens. Il est entré dans notre histoire, il est devenu pleinement "Dieu-avec nous" ! Comme un ferment de bonheur.
La naissance de Jésus nous montre alors que que Dieu a voulu s'unir à chacun de nous, pour nous communiquer sa vie et sa joie.

Voix 2 : Ainsi Dieu qui nous aime est Dieu qui marche avec nous. Noël nous révèle l'amour immense de Dieu pour l'humanité. C'est de là aussi que dérive aussi notre enthousiasme, notre espérance de chrétiens, qui savons que dans notre pauvreté, nous sommes aimés, nous sommes visités, nous sommes accompagnés par Dieu, et nous voyons le monde et l'histoire comme le lieu où marcher, avec Lui et entre nous, vers les cieux nouveaux et la terre nouvelle »

Avec tous les enfants du monde, « Cieux, criez de joie, terre, jubile ! Montagnes, éclatez en cris joyeux ! Car le Seigneur console son peuple »

Voix 1 : « NOUS AVONS VU SA GLOIRE »

Nous avons vu sa gloire, la gloire qu'il tient de son Père comme Fils unique, plein de grâce et de vérité. Tous, nous avons eu part à sa plénitude, nous avons reçu grâce après grâce : car la loi fut donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ.

Voix 2 : Le mystère ineffable, Dieu s'est fait l'un de nous !
Le Fils de Dieu est devenu un nouveau-né, Le Tout-Puissant est venu apprendre nos langages d'homme, à la grandeur il a préféré l'humilité, aux richesses de ce monde, il a préféré la pauvreté pour mizux vivre en proximité aimante ; à la domination, il a préféré l'obéissance au Père.

Hymne à la nuit

Seigneur, viens apporter à la terre le calme enchantement de ton mystère.
L'amour que tu nous donnes est si doux, si doux est le concert de tes anges
chantant l'espérance, si grand est ton pouvoir
transformant tout en rêve heureux.

Seigneur, ô laisse encore à la terre le calme enchantement de ton mystère.
La joie que tu donnes est si douce,
est-il une beauté aussi belle que ta grâce,
est-il une vérité plus douce que l'espérance ?

Voix 1 : « VIENS, SEIGNEUR, NOUS T'ATTENDONS »

Ensemble, dans le silence, contemplons le Mystère qui nous mène à la Lumière de NOËL et allumons dans nos cœurs un feu de joie et d'action de grâce.

Dieu notre Père, en cette nuit tu nous as donné ton Fils bien-aimé, Jésus, cadeau pour notre terre. Que Noël nous fasse renaître en ouvriers de paix et en porteurs de la Bonne Nouvelle de l'Emmanuel.

Rentrons maintenant dans l'Eucharistie de cette nuit de Noël.

Puis c'est la joie s'est manifestée avec le Gloria

Liturgie de la Parole

« Prendre le temps du silence et de l'émerveillement... »

Car c'est dans le silence de la nuit, que l'ange a parlé à Marie, à Joseph,
et que les berger ont accueilli la Bonne Nouvelle de la naissance du Sauveur.

La bénédiction solennelle

Un grand merci à chacun et à la chorale pour sa ferveur, sa joie, et son bonheur communicatif
de chanter et de prier pour le Seigneur et pour Marie à la fin des célébrations.