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PAROISSE SAINTE FAMILLE de PAU

8 février, une célébration animée (à chaque messe) par le SEM, Service Évangélique des Malades : une équipe toujours très dévouée pour visiter et apporter un peu de chaleur humaine à nos malades, pour leur porter aussi le réconfort par la présence, l'écoute, la Parole de Dieu, la prière et, lorsqu'ils le souhaitent, la Communion au Corps du Christ. Un grand merci à tous ces bénévoles ainsi qu'à tous ceux qui accompagnent les malades : soignants et aidants.

Une autre étape sera vécue, pour ceux et celles qui le désirent, le dimanche 22 mars, où ils pourront recevoir une force supplémentaire avec l'onction du Sacrement des malades.

Avec quelques bénévoles du SEM paroissial.

 

Le même jour sur France 2, au Jour du Seigneur

Prières et méditation

pour les malades, les soignants et les aidants

Homélie de la messe du 9 février 2020 à Marseille

Dimanche de la Santé

Le Jour du Seigneur. Prédicateur : Yves Combeau
Chapelle Saint-Joseph de l’EHPAD Saint-Barthélemy

« Partage ton pain avec celui qui a faim,
accueille chez toi les pauvres sans abri,
couvre celui que tu verras sans vêtement,
ne te dérobe pas à ton semblable.
Alors ta lumière jaillira comme l’aurore,
devant toi marchera ta justice,
et la gloire du Seigneur fermera la marche. »

Ce n’est pas sans émotion que je relis ces versets d’Isaïe. Ni sans étonnement. Ce n’est pas sans émotion parce qu’il semble qu’ils ont été écrits pour ici et aujourd’hui, pour ce dimanche et pour cette assemblée, à Saint-Barthélemy, avec vous, qui vivez dans cette maison, vous, frères de Saint-Jean-de-Dieu, vous, amis, visiteurs, famille, soignants. Et ce n’est pas sans étonnement parce que ces versets sont des versets de triomphe et de gloire.

Spontanément nous n’associons pas le service et la gloire, et lorsque nous changeons un malade ou poussons un chariot, nous ne voyons pas l’aurore du jour de Dieu précéder nos pas. Spontanément, nous associons le service avec l’humilité. Nous savons assez ce qu’il de discret, de répétitif et, souvent, d’ingrat. Vous le savez, frères et sœurs qui participez à cette messe par la télévision et qui avez souvent la charge d’un conjoint malade. — Nous associons le service avec l’humilité, avec le devoir, avec le sacrifice. Mais pas avec la gloire. Or c’est bien de gloire que parle Isaïe. Et de la gloire véritable, qui n’est pas l’orgueil, mais la révélation du visage de Dieu et de notre propre vrai visage de fils et filles de Dieu. La gloire de Jésus, ce ne sont pas les trompettes et les tambours. Jésus n’est pas orgueilleux. Jésus n’avait ni cortège ni habit doré. La gloire de Jésus, dit l’Évangile, c’est d’avoir servi et aimé jusqu’au bout. Et c’est dans le service qu’est apparu son visage véritable, c’est dans le lavement des pieds qu’il s’est révélé en vérité.

Et nous, nous nous révélons à nous-mêmes lorsque nous nous mettons au service d’autrui. Notre habit de gloire, c’est notre blouse blanche et nos gants en caoutchouc. C’est là que nous prenons notre visage véritable. Lorsque nous marchons à petits pas pour accompagner un ami à la promenade, lorsque nous nous asseyons à côté d’un lit pour écouter et consoler, lorsque nous préparons un repas pour notre famille.

Cette expérience, nous pouvons tous la faire. Le service d’autrui commence par un simple sourire gratuit, par quelques minutes d’écoute désintéressée. Et tous nous savons ce qu’elle procure. Bien plus que la conscience d’un devoir accompli, elle donne un sentiment un peu mystérieux — un sentiment d’accomplissement, celui d’être à notre place, celui d’être bien, bien dans nous-mêmes, bien dans notre vie, là où nous devons être.

Beaucoup de nos contemporains cherchent le sens de leur vie. Ils se demandent qui ils sont, et pourquoi ils vivent. Vous, frères et sœurs, vous êtes la réponse. La réponse est : le sens de la vie est de se donner soi-même, c’est-à-dire d’aimer. Les hommes et les femmes sont faits pour accueillir, pour partager, pour protéger. Lorsqu’ils le font, leur cœur s’allège. Si humble que soit le service, si discret que soit le geste fraternel, il nous rapproche toujours plus de notre vérité, de la vérité de notre cœur, qui est la vérité même de Dieu.

Toi qui est au service de ton frère, de ton époux, de ton épouse, de ton ami, de l’inconnu, de l’étranger, « ta lumière se lèvera dans les ténèbres, et ton obscurité sera lumière de midi ».

Prière universelle

Si tu appelles, le Seigneur répondra ; si tu cries, il dira :
« Me Voici », confiants en ces paroles du prophète Isaïe,
tournons nos regards vers le Père de toute miséricorde et présentons-lui nos prières.

Écoute-nous Seigneur Ton amour est si fort
Écoute-nous Seigneur Écoute-nous encore

Tu vois, Seigneur, ton Église qui te prie pour ses frères touchés
par la maladie, le handicap, le grand âge.
Donne-lui d’être, signe de ta présence aimante auprès de ceux qui souffrent.
Nous t’en prions, Seigneur.

Tu sais, Seigneur, les difficultés de choix politiques, économiques, éthiques
auxquelles sont confrontés nos dirigeants.
Inspire-leur les décisions qui placent l’homme au centre.
Nous t’en prions, Seigneur.

Tu connais, Seigneur, les difficultés que vivent les soignants.
Sois avec eux dans cette mission pour qu’ils rayonnent
de ton humanité, de ta tendresse et de ta délicatesse.
Nous t’en prions, Seigneur.

Tu protèges, Seigneur, ceux qui comptent sur toi.
Par l’intercession de St Jean de Dieu, patron, des malades et des soignants,
accorde nous le réconfort et le soutien que nous espérons de toi.
Nous t’en prions, Seigneur.

Père de toute miséricorde, vois notre désir d’être sel de la terre et lumière du monde
Qu’à travers ce que nous ferons de bien, gloire te soit rendue à jamais,
toi qui nous aimes pour les siècles des siècles. Amen.

« Prière pour les Malades » de Saint Jean de Dieu

« Seigneur, daigne exaucer notre Prière pour tous les affligés et ceux qui les soignent !
Pour ceux qui t'aiment et t'offrent leurs souffrances :
soutiens leur cœur devant les défaillances de leur nature.
Pour ceux qui te cherchent :
fais briller à leurs yeux la lumière de ta Croix d'où descendent le pardon et la paix.
Pour ceux qui te méconnaissent : fais entendre la parole de consolation :
« Venez à moi, vous tous qui souffrez, et je vous soulagerai ».
Pour tous ceux qui sont au service des souffrants et qui veillent sur eux :
à tous Seigneur, donne le calme, le courage, la paix et la consolation.
Accorde ta miséricorde Seigneur, à ceux que tu rappelleras à toi ! Ainsi soit-il. »

Saint Jean de Dieu (1495-1550)

C'est un sermon de Saint Jean d'Avila, futur docteur de l'Église, qui tire le jeune Portugais Jean Cidade de son errance à travers l'Espagne. Ce prêche suscite en Saint Jean de Dieu une vive compassion pour les nécessiteux. Bouleversé par l'état déplorable des hôpitaux, Saint Jean de Dieu loue à Grenade une maison où il soigne les malades et fait l'aumône. Son amour pour les pauvres gagne d'autres compagnons qui poursuivent son œuvre après sa mort. La maison donne naissance à un ordre religieux : les « Hospitaliers de Saint-Jean-de-Dieu».