SteFamille-600x200
PAROISSE SAINTE FAMILLE de PAU

 

♦ Samedi et Dimanche, solennité de la Pentecôte

Retour sur cette fête et ce plaisir de nous retrouver

A voir sur « Pentecôte 2020 »

cette page « 'Dé)confinement, en paroisse... » s'arrêtant ici

♦ Samedi 30 mai

Messes de la solennité de la Pentecôte

Samedi 30 mai : 18h à Sainte Thérèse et 18h30 à Sainte Bernadette
(le décalage de 30 minutes entre les deux est fait pour permettre aux paroissiens
qui ne peuvent pas entrer à Sainte Thérèse, d'avoir le temps d'aller à Sainte Bernadette,
voir ci-dessous)


Dimanche 31 mai : 9h à Sainte Thérèse - 10h30 et 18h30 à Sainte Bernadette

Pour les messes, des mesures sanitaires sont obligatoires :

  • Masque obligatoire pour les plus de 11 ans ; l'obligation du port du masque ne fait pas obstacle à ce que celui-ci soit momentanément retiré pour l'accomplissement des rites qui le nécessitent. » (Journal Officiel)
  • Lavage des mains avec du gel hydroalcoolique, avant et après la célébration
  • Respect des distances : 1 mètre, dans et aux abords de l'église

Voici les capacités modifiées des églises en observant un taux de remplissage sanitaire d’un tiers pour assurer les distances requises.

  • 140 personnes à l’intérieur de l’église Sainte Bernadette
  • 100 personnes à l’intérieur de l’église Sainte Thérèse

Cela implique que lorsqu'une église atteint sa capacité modifiée, chacun doit accepter de se rendre à une autre messe.

A noter :

- Pour marquer la clôture du mois de mai, mois consacré à Marie, le pape François a prié le chapelet, devant la réplique de la grotte de Lourdes installée dans les jardins du Vatican. Il sera en communion de prière avec de nombreux sanctuaires mariaux dans le monde : Lourdes (France), Fatima (Portugal), Lujan (Argentine), Guadalupe (Mexique), San Giovanni Rotondo et Pompéi (Italie)... Ce temps est dédié aux personnes marquées par la pandémie de Covid-19. KTO s’associe à Vatican Media et au Conseil pontifical pour la Promotion de la Nouvelle Evangélisation, pour vous permettre de vous permettre de prier avec le Saint-Père.

- La communauté des Béatitudes de Nay rouvre ses portes mais avec 20 places seulement disponibles dans leur chapelle.

Retrouvez ICI toutes leurs propositions, y compris pour cet été.

- Pour préparer cette fête de la venue de l'Esprit Saint, youPRAY propose ICI une mini-retraite de 30 minutes.

 

♦ Lundi 25 mai, Messe Chrismale

♦ Samedi 23 et dimanche 24 mai

Organisation formidable grâce à nos prêtres et aux bénévoles
pour que les mesures sanitaires soient respectées

Un GRAND MERCI à chacun,

mais aussi aux paroissiens qui ont parfaitement respecté les consignes et ont ainsi fait de ces messes un moment de bonheur, bonheur de se retrouver dans la simplicité, bonheur de communier et de retrouver nos prêtres, qui eux aussi ont été très heureux de nous retrouver et de nous faire vivre l'Eucharistie.

Retrouvons quelques uns de ces moments tant attendus pendant 2 mois
lors des deux messes de Ste Thérèse (Pour Ste Bernadette ce sera une prochaine fois)

Samedi à 18h : Une soixantaine de paroissiens
et parmi nous une belle voix, discrète, pour soutenir notre prière par le chant...

Dimanche à 9h : une quarantaine de paroissiens et les mêmes règles se "sécurité"
avec les sens de parcours pour qu'à la communion, personne ne se croise

 

Le plaisir aussi de retrouver nos animateurs de chants et nos lecteurs

♦ Samedi 23 mai

Le gouvernement a levé « l'interdiction générale de réunion
dans les lieux de culte »
, ce 23 mai.

Les messes peuvent donc reprendre aux horaires habituels dès la fête de la Pentecôte, avec la mise en place, bien sûr, des mesures sanitaires.

Pour les messes, des mesures sanitaires sont obligatoires :
  • Masque obligatoire pour les plus de 11 ans ; l'obligation du port du masque ne fait pas obstacle à ce que celui-ci soit momentanément retiré pour l'accomplissement des rites qui le nécessitent. » (Journal Officiel)
  • Lavage des mains avec du gel hydroalcoolique, avant et après la célébration
  • Respect des distances : 1 mètre, dans et aux abords de l'église

Voici les capacités modifiées des églises en observant un taux de remplissage sanitaire d’un tiers pour assurer les distances requises.

  • 140 personnes à l’intérieur de l’église Sainte Bernadette
  • 100 personnes à l’intérieur de l’église Sainte Thérèse

Cela implique que lorsqu'une église aura atteint sa capacité modifiée, chacun devra accepter de se rendre à une autre messe. 

Communiqué de Mgr Aillet

♦ Mercredi 20 mai à 10h, obsèques de M. l'Abbé Jean Possompès

Retrouvez son parcours de foi ci-dessous au vendredi 15 mai

En raison des circonstances actuelles, les obsèques ont eu lieu dans l’intimité familiale, le mercredi 20 mai 2020 à 10h en l'église Sainte Thérèse de Pau

Le livret de messe :

Livret_de_messe_à_imprimer_.pdf
livret_de_messe_numérique.pdf

Détails pratiques :

- Que ceux qui veulent transmettre un message l'envoient à : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.">- Afin de retransmettre en direct cet accompagnement de l'abbé Jean vers le Père, des moyens techniques ont été nécessaires et cela a un coût assez élevé : 1000 € (frais de connexion + les frais du caméraman qui se charge de tout cela).
Pour ceux d'entre vous qui le pourraient et qui le voudraient Maïthé Mothes récoltera dans sa boîte aux lettres toute participation à ces frais (2 Av de la Fontaine Trespoey - Pau). Pour ceux d'entre vous qui feraient un chèque, mentionner à l ordre de Maite Mothes et au dos de ce dernier "obsèques Jean Possompes". Si pas de chèque mentionner la même chose sur l'enveloppe contenant l'argent.
Si la somme récoltée est supérieure aux frais de cette diffusion, le surplus permettra de faire dire des messes pour notre cher  abbé Jean Possompès.

♦ Lundi 18 mai

. Important, voici la lettre de notre évêque sur ce déconfinement et ses possibilités :

Cliquez ici

et le mot des évêques de France

. Et voici une proposition de Nathalie Y. pour ce mois de Marie :

« Une Minute avec Marie » || Parrainage

(d'autres propositions avec Marie sont sur "Messes et méditations/messes dominicales...")

. Réouverture de la Bibliothèque de Culture Religieuse à partir du lundi 25 mai

- les lundis de 9h30 à 11h30
- les mercredis de 15h30 à 17h30
- les vendredis de 15h30 à 17h30

avec toutes les conditions sanitaires requises
(Braderie début novembre)

 -------------------------------------------------------------------------------------------------

De plus voir cette proposition affichée dans les deux églises :



En cette période si particulière de pandémie, il est proposé à tous ceux qui le veulent de déposer leurs intentions de prière. Ces intentions seront portées par notre communauté paroissiale de la Sainte Famille.

Que pouvons-nous proposer en plus de cela ?

Selon les recommandations express de notre pape François. 
Après ces 9 semaines de confinement où la prière a eu pour « compagne » dans bien des cas, solidarité, action concrète, comment, à notre niveau, continuer d'aider ceux qui sont durement touchés par la crise ? Comment les rejoindre ? Que pouvons-nous proposer pour que la solidarité ne retombe pas ?...

En lien avec cette question, voir dimanche 17 mai, sur France 2, le documentaire de 10h30 (Le Jour du Seigneur) :
« Avons-nous enfin compris que nous étions dépendants les uns des autres ? »
Cette crise soudaine et violente nous a amenés bien souvent à revoir notre rapport aux autres. Rapport à la valeur que nous donnons à la réussite sociale quand les soignants, et plus largement ceux qui sont aux service des autres, sont devenus indiscutablement nos héros. Rapport aux plus fragiles, les SDF, les migrants, les personnes âgées quand, étant nous-mêmes en situation d’épreuve, nous redécouvrons l’empathie. Rapport au reste de l’humanité, affrontant mondialement le même fléau. Pourrons-nous nous en sortir autrement que tous ensemble, en unissant nos efforts, depuis nos familles et voisinages jusqu’à ceux qui vivent aux antipodes ?
Et revoir sur notre site celui du 10 mai. Elle a été rajoutée dans témoignages : « Covid-19 : des liens réinventés »

---------------------------------------------------------------------------------------------

♦ Dimanche 17 mai, 6e dimanche de Pâques

Méditation du Père Amédée A. BADAKA

Nous sommes aujourd’hui au sixième dimanche de pâques. Avant toute chose, je me permets de vous partager les nouvelles de notre vie paroissiale. Vous le savez, depuis lundi nous avons repris progressivement les activités dans notre paroisse. Elles concernent essentiellement l’adoration perpétuelle, les confessions individuelles, l’accueil, l’écoute et l’accompagnement spirituel. A ce jour, tout se passe bien. J’ai revu un bon nombre de nos paroissiens qui sont contents de retrouver notre cadre habituel de célébrations communautaires. J’ai célébré providentiellement avec quelques-uns durant la semaine. Les prêtres pouvant célébrer l’Eucharistie individuellement, c’est ainsi qu’au moment où j’entre discrètement pour dire la messe du jour, les deux ou trois fidèles qui sont en adoration du Christ, devant le Saint Sacrement exposé dans l’église de sainte Thérèse, s’unissent donc à moi et nous élevons la coupe du salut en présentant au Seigneur les intentions de tous nos paroissiens et en implorant d’auprès du Seigneur sa protection sur toute l’humanité.


Nous pouvons rendre grâce au Seigneur pour le don de la vie et de la foi. En échangeant avec un bon nombre de paroissiens, je me suis rendu compte que beaucoup tiennent encore bon et ne désespèrent point en la bonté et en l’amour de Dieu qui nous accompagne. Il est vrai que ces temps ont été beaucoup plus dur pour d’autres. Prions pour eux en demandant au Christ Ressuscité de consoler les cœurs et les âmes. Qu’il donne à chacun de nous la claire vision de ce qu’il doit faire et surtout la force de pouvoir l’accomplir.

Malgré tout, continuons de respecter les gestes barrières et les dispositions de sécurité afin de nous protéger et de protéger les autres. L’heure n’est pas encore au relâchement. La vie humaine n’a de prix devant Dieu et devant son Eglise. C’est donc un acte de charité par excellence de se protéger et de veiller à la protection des autres.

Revenant à la liturgie du jour, ce dimanche précède immédiatement l’ascension, la montée du Christ au ciel. C’est donc sur les adieux du Christ, sur sa promesse de revenir et d’envoyer l’Esprit Saint. Il sera toujours avec vous précise l’Evangile. Cet Esprit de vérité nous protégera contre nos doutes, nos hésitations, nos faux-pas, nos lenteurs. Il nous préservera de dévier de l’Evangile afin de vivre dans l’amour de Dieu, gardant ainsi ses commandements. Cet Esprit nous habite. Il demeure auprès de nous, Il est en nous. Il est l’âme de l’Eglise et de ses fidèles. Au centre de la célébration se tient le Christ pascal qui nous donne sa paix et sa joie.

Dans la première lecture, notre attention se porte sur cette communauté de Jérusalem à laquelle le Christ va retirer sa présence visible. Elle sort donc de Jérusalem et va proclamer le Christ en Samarie. Les actions et les bienfaits s’inscrivent dans la continuité du Christ : les mêmes signes de délivrance des possédés, de guérisons d’infirmes, la même joie de la population. Philippe l’un des sept premiers diacres est le héros de cette mission salutaire. Les apôtres envoient Pierre et Jean pour confirmer l’œuvre du diacre Philippe. A la suite du diacre Philippe, nous sommes invités à produire les mêmes fruits de joie, d’amour et de paix dans nos communautés paroissiales et dans nos différents cadres de vie.

Dans la deuxième lecture Pierre encourage la jeune Eglise à tenir bon dans un monde hostile, à être prête à expliquer la foi à tous ceux qui en demandent raison. C’est le dimanche de l’expansion et de l’espérance. Un appel à sortir pour dire joyeusement le Christ. Dans notre société où nous sommes confrontés à des hommes et des femmes qui cherchent ou qui parfois sont indifférents à nos appels, ne cédons point au découragement. Ne craignons personne. Rendons compte de notre espérance. Regardons le Christ pascal et imitons-le.

« Confiance c’est la main du Seigneur qui nous conduit », dit sainte Thérèse de l’Enfant Jésus.

♦ Vendredi 15 mai

Décès de M. l'abbé Jean Possompès

Ceux d’entre nous qui étaient déjà paroissiens il y a une vingtaine d’années à Sainte Thérèse se souviennent de l’abbé Jean Possompès, de ses sermons animés dits sans note, souvent les yeux fermés, arpentant l’allée centrale devant l’hôtel.
Après une douloureuse lutte contre la maladie il a rejoint la maison du Père dans la nuit de jeudi à vendredi. Jusqu’au bout de ses forces, il a vécu pleinement son sacerdoce continuant l’accompagnement spirituel au centre diocésain et nous pouvions le voir encore célébrer certaines messes le matin à Sainte Bernadette il y a quelques mois. 

Ses obsèques auront lieu à PAU le mercredi 20 mai à 10 heures dans l’intimité en raison des restrictions dues à la crise sanitaire, mais pourront être suivies par tous, via le site internet du diocèse. Nous serons ainsi en union de prière pour accompagner notre cher abbé dans la joie éternelle. (Sylvia)

Rappel à Dieu de notre aumônier des AFC 64

- Chers adhérents,

Nous venons vous annoncer le rappel à Dieu ce matin de l'abbé Jean Possompès qui était l'aumônier de la Fédération des AFC 64 depuis de nombreuses années.
Unissons-nous dans la prière mercredi matin à l'occasion de ses obsèques.

- Monseigneur Marc Aillet, évêque de Bayonne, Lescar et Oloron, les prêtres, les diacres du diocèse, vous font part du rappel à Dieu de l’Abbé Jean Possompès survenu le vendredi 15 mai, à l’âge de 78 ans.
En raison des circonstances actuelles, les obsèques auront lieu le mercredi 20 mai 2020, dans l’intimité familiale,
Une messe sera célébrée ultérieurement.
Requiescat in pace...

- Né le 30 octobre 1942 à Anglet ;
Ordonné prêtre le 23 décembre 1966 à Mauléon ;
Etudiant à Rome ;
Nommé aumônier du Lycée des jeunes filles de PAU le 24 septembre 1967 ;
Nommé aumônier du C. E. S. Marguerite de Navarre de Pau, le 2 octobre 1974 ;
Nommé aumônier du Collège Marracq et aumônier-adjoint du Lycée René Cassin de Bayonne, le 27 septembre 1978 ;
Nommé au Sous-secteur de Pau Nord-Est, curé de la paroisse Sainte Thérèse le 26 septembre 1979 ;
Nommé en outre aumônier du Secours Catholique (Délégation du Béarn), le 5 novembre 1980 ;
Nommé accompagnateur à l’aumônerie du Collège Jeanne d’Albret de Pau, le 24 octobre 2001 ;
Nommé curé de la paroisse Saint-Pierre-de-Moncade-Orthez tout en restant juge à l’Officialité de Seconde Instance et intervenant au Séminaire Interdiocésain, le 1er mai 2002 ;
Nommé pour un an administrateur paroissial de la paroisse St. Jean-Baptiste-des-Rivières-Castetis, le 7 juillet 2008 ;
Nommé dans le doyenné de Pau-Périphérie, curé de la paroisse St. Jean-Bosco de Lons, le 15 juin 2009 ;
Nommé en mission d’accompagnement spirituel, à partir du 1er septembre

♦ Dimanche 10 mai, 5e dimanche de Pâques

Méditation du Père Amédée A. BADAKA

Chers paroissiens et paroissiennes.

Je suis heureux de revenir vers vous en ce cinquième dimanche de pâques dernier jour de notre confinement strict. Avant tout, rendons grâce au Seigneur pour ses bienfaits dans nos vies et dans l’histoire de notre pays et de l’humanité. Malgré les dures épreuves qui secouent notre Nation et le monde entier, Dieu reste toujours présent dans nos vies. Nous constatons les fruits des efforts de nos gouvernements, des médecins et de chacun. Continuons de prier pour les malades et ceux qui sont morts surtout de cette épidémie. Que Dieu console les cœurs. Restons toujours vigilants car, malgré le déconfinement, l’heure n’est pas encore au relâchement. Respectons toujours les mesures barrières.

Revenons maintenant à la liturgie du jour. Mes frères et sœurs, après les dimanches où le Christ habitue ses disciples à sa résurrection, voici deux dimanches des adieux. L’Ascension n’est plus loin. Le Christ donne à ses apôtres ses dernières recommandations et les assure de sa présence dans l’Esprit Saint. L’évangile est tiré du grand et émouvant discours des adieux. En même temps se mettent en place les structures de l’Église naissance. Ce dimanche des adieux devient le dimanche des ministères. Pierre en donne la base, dans sa méditation sur le sacerdoce royal de tout baptisé, tandis que les Actes nous racontent l’institution des diacres. Loin de nous distraire du Mystère pascal, ces vues sur l’Église le concrétisent. L’Église est la résurrection en marche. Comme l’amour du Christ gardait les disciples unis en une communauté chaude, comme ils se serraient les coudes pour tenir dans l’épreuve, comme chacun assumait le rôle qui lui était départi- ainsi sommes-nous invités, en ce dimanche, à approfondir encore l’esprit de famille qui a reçu un nouvel élan dans la Nuit pascale. A nous de demander aussi quel ministère la communauté est en droit d’attendre de nous.

Demandons la grâce du discernement et mettons nos charismes et nos dons au service de l’Église paroissiale, locale et universelle.

♦ Samedi 9 mai

Important message de nos prêtres

Mesures relatives au déconfinement

dans la paroisse sainte Famille de Pau (11 mai 2020)

(texte à imprimer ici ou avec la feuille dominicale plus complète)

Chers frères et sœurs,

Nous vous rejoignons tous et chacun, en pensant aussi aux adorateurs et adoratrices de la chapelle d’adoration qui se situe juste à l’entrée de l’église sainte Thérèse (côté droit). Les mesures drastiques contre la propension du coronavirus prise par le gouvernement depuis le 15 mars 2020 nous avaient obligé à rompre temporairement avec les différentes célébrations dans nos paroisses. A ce jour nous approchons lentement du bout du tunnel.

L’homme n’étant pas seulement un être matériel, l’aspect spirituel reste fondamental et il importe d’en prendre soin. Ainsi donc, avec la levée du confinement à partir du 11mai prochain, notre paroisse sainte Famille de Pau reprend progressivement ses habitudes.

Nous n’avons pas encore droit aux célébrations eucharistiques communautaires. Par contre nous pouvons reprendre l’adoration dans l’église, les confessions auprès d’un prêtre et la possibilité d’avoir un accompagnement spirituel.

C’est dans ce contexte que nous portons à votre connaissance les mesures spirituelles de déconfinement sur notre paroisse.

 

          1. À partir du lundi 11 mai 6h, l’adoration perpétuelle en l’église sainte Thérèse reprend son cours normal. Le saint Sacrement sera exposé cette fois-ci dans l’église pour permettre aux autres fidèles qui le désirent de venir adorer le Seigneur présent dans le Très saint Sacrement de l’autel. À cet effet, chaque adorateur est prié de respecter son heure d’adoration. À défaut trouver un remplaçant comme nous en avions l’habitude.

NB : À l’entrée de l’église, on disposera du gel hydro-alcoolique qu’il faudra utiliser nécessairement en entrant et en ressortant. De plus, il faut respecter les distances…

L’église de sainte Thérèse reste ouverte tous les jours de 6h à 22h. À partir de 22h, les portes seront fermées et l’on n’accédera à l’église que par le code. En dehors des adorateurs qui connaissent déjà le code, celui qui veut y entrer peut appeler le père Amédée pour avoir le code.

           2. Le lundi 11 mai 2020 de 9h à 12h : Confessions à la fois à sainte Thérèse et à sainte Bernadette.

            3. Le mardi 12 mai 2020 de 15h30 à 18h et le samedi 16 mai de 9h à 12h : disponibilité des prêtres à sainte Thérèse et à sainte Bernadette pour l’écoute et l’accompagnement spirituel.
Appeler soit le père Pierre, soit le père Amédée :
- père Pierre HARAMBURU (06 85 61 10 56) pour sainte Bernadette
- père Amédée BADAKA (07 68 05 42 94) pour sainte Thérèse.

          4. En cette période de déconfinement nous pouvons aménager notre programme pour passer prier dans l’une de nos deux églises. On peut allumer une bougie pour intercéder pour les autres et prier pour nous-mêmes.

Autres remarques très importantes

     - Nous devons rester toujours prudents afin de protéger notre vie et celle des autres en continuant de respecter les gestes barrières. On ne s’embrasse pas, on ne serre pas la main, on ne s’approche pas. On se saluera fraternellement et chaleureusement mais de loin.

     - Pour les personnes qui désirent se confesser ou échanger avec un prêtre, le masque est indispensable. Dans les autres cas où les gestes barrières, dont les distances, peuvent être respectés, le masque reste souhaitable : voir une partie de l'article de la ville de Pau (Manager centre ville) reçu lundi 11 mai :

"...Et enfin, pour finir sur une note joyeuse et qui redonne le sourire ! Le Préfet Eric Spitz a annoncé que nous pourrons circuler dans tout le département 64, non limité aux 100 km annoncés initialement, dans les limites géographiques et administratives du département des Pyrénées-Atlantiques. Une bonne nouvelle pour les amoureux de la mer et de la montagne ! Même s'il ne faut pas oublier de respecter les mesures et gestes barrières qui s'imposent encore, pour se protéger et protéger les autres, qui plus est en ce moment, à l'heure du déconfinement progressif où nous restons plus que jamais vulnérables. Le port du masque reste essentiel..."

En vous souhaitant une bonne sortie du confinement, vos pères vous expriment leur communion de prières;
Nous vous embrassons et nous sommes heureux de vous revoir très vite.

Le programme de cette semaine est valable jusqu'au déconfinement

de la Célébration eucharistique communautaire et paroissiale

♦ Jeudi 7 mai

Méditation du Père Amédée A. BADAKA

Pour les adorateurs et les paroissiens de la Sainte Famille
Fraternellement

Amédée

Nous n’entendons plus parler régulièrement des vertus chrétiennes ou même des vertus de façon générale. Toutes sonnent mal. Aucune n’a sa place dans notre culture contemporaine en dehors du contexte purement ecclésial. Il est difficile de vivre humble. Pour obtenir une promotion, il faut absolument se mettre en valeur. Les modes d’évaluation sont basés sur la compétition et l’ambition. Un jour viendra on se rendra compte que pour vivre il faut écraser les autres, les abaisser pour s’élever. L’homme devient donc un loup pour l’homme.

Comment donc vivre humble dans cette civilisation de la vedette ou du meilleur vendeur. Le Seigneur nous parle de cette vertu par un geste qu’il fait et les commentaires qu’il prononce.
Jésus, avant la fête de Pâques, lave les pieds de ses disciples. Jésus se fait serviteur, il se propose aux autres comme l’homme disponible. N’oublions pas donc ce geste de Jésus sitôt terminée la célébration du jeudi saint. Souvent cette célébration reste gravée dans notre mémoire comme une belle célébration. Il faudra l’après avec cette attitude de Jésus.

Parmi les paroles de Jésus, celle-ci retient mon attention en rapport avec l’humilité : le serviteur n’est pas plus grand que son maître, ni l’envoyé plus grand que celui qui l’envoie.
Cela nous invite, nous qui devons porter le message de l’Évangile, à une grande humilité. Ce que nous avons à dire nous devons le prendre à la source. Saint Paul reprenait cette exhortation en disant : ne vous laissez pas emporter au gré des nouvelles doctrines, vous n’avez qu’à prêcher Jésus et Jésus crucifié.

L’humilité nous est aussi proposé dans l’Évangile de cette liturgie quand Jésus accepte de donner son pain à celui qui va lui donner un coup de pied. C’est là le point culminant de cette relation avec les autres. Rappelons que la trahison nous guette, et acceptons chez les autres ces faiblesses. C’est alors que l’humilité prend le nom de charité.

Bonne réception et heureux de vous revoir très vite.

♦ Mercredi 6 mai

Ce soir la méditation fait place à la solidarité

Appel Urgent

Appel à dons et bénévoles pour fournir des sur-blouses aux soignants

L'antenne de Pau de l'association "Over the blues", qui fabrique des sur-blouses pour les soignants des EHPAD, cliniques et hôpitaux locaux, lance un appel aux dons et aux bénévoles.

Actuellement, 15 couturières sur l'agglomération de Pau ont déjà pourvu deux EHPAD en sur-blouses. Les besoins sont assez importants : il manque localement des draps/tissus/élastiques et des bénévoles pour couper les tissus et coudre les sur-blouses.
Les besoins sont les suivants :
- dons de draps et tissus, indifféremment, de toutes couleurs et motifs tant qu’ils sont sans trou ni tache.
- bénévoles pour couper les tissus, coudre les sur-blouses, coordonner les couturières, ou livrer les sur-blouses.
Une boîte est mise pour recevoir les tissus à l'entrée de l'église Saint-Julien.

Les sur-blouses fabriquées sont de véritables cadeaux pour les soignants et leur sont offertes comme des produits "de luxe" en les accompagnant d'un petit mot ou dessin d'encouragement fait par les enfants et en les enveloppant joliment.

Inscription sur le site : https://over-the-blues.com/
ou contact : Estelle de La Houplière 06 62 22 56 86
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

♦ Dimanche 3 mai, 4e dimanche de Pâques

En ce dimanche du Bon Pasteur, prions pour les vocations

Méditation du Père Amédée A. BADAKA

Progressivement le temps de Pâques est en train de nous conduire vers la Pentecôte. Nous avons hâte de retrouver la communauté et les célébrations paroissiales. Cela se comprend puisque l’Église est à la fois une communauté visible et invisible. Son aspect visible se manifeste assez concrètement à travers les célébrations communautaires et lorsque cet aspect vient à nous manquer l’on peut se sentir seul et solitaire, coupé de la famille paroissiale. Nous vous rassurons tous et chacun de nos prières. Nos célébrations prennent en compte toutes les intentions qui habitent le cœur de tous les paroissiens. Certains rendent grâce pour des évènements heureux par-delà la situation difficile dans laquelle nous plonge cette crise sanitaire. D’autres parallèlement portent des souffrances dues à la fragilité de leur santé, aux décès dans leur famille, à la solitude qui devient lourde…etc.

Mes chers frères et sœurs en Christ, ce quatrième dimanche de Pâques est illuminé par la figure du bon Pasteur. Que l’image ne nous trompe pas. Si ce Pasteur est célèbre pour sa bonté, il n’a rien d’un fade. C’est un Pasteur qui ne craint pas d’aller au-devant du danger, de se faire Agneau et de se laisser immolé par son troupeau. Cependant l’Agneau immolé s’est redressé dans sa résurrection. Il est maintenant plus que jamais le Bon Pasteur, le Vrai.

Par la voix de Pierre, le premier pasteur de l’Église il nous demande de nous convertir, ce qui veut dire de changer de vie pour regarder dans le sens du Bon Pasteur. Le même Pierre nous montre encore le Pasteur qui s’est sacrifié ; il nous invite à le suivre même si le chemin est parfois ardu. Cela nous plonge dans une vie d’oblation qui peut nous faire frémir au point où Pierre nous prie de ne pas perdre courage et de tenir bon, car le Christ notre berger a triomphé et maintenant il veille sur nous. Nous ne sommes pas un troupeau insensible qui suit sans s’interroger. Ce dimanche qui valorise le berger valorise aussi la brebis. Car c’est notre personnalité personnelle que le Berger interpelle, lui qui nous connaît par notre nom propre, par ce que nous sommes et avons de plus personnel. Nous sommes donc invités à vivre en chrétiens adultes, responsables et debout.

Nous voici invités à célébrer l’eucharistie, non comme un troupeau amorphe, un groupe qui assiste à la célébration du prêtre, mais comme une assemblée où chacun participe selon la diversité de ses engagements.

Profitons des grâces de cette eucharistie pour nous unir davantage à la vie du Bon Pasteur. Profitons de cette période de confinement où nous disposons du temps pour nous reconnecter à la prière quotidienne, à la lecture et la méditation de la Parole de Dieu et en consacrant un temps à l’adoration au Seigneur. Ça sera l’occasion de confier au Seigneur les souffrances de l’Église et de l’humanité.

Sainte Thérèse de l’enfant Jésus nous dit :
« 
Confiance c’est la main du Seigneur qui nous conduit. »

Grande union de prières avec chacun.

♦ Vendredi 1er mai, fête de Saint Joseph travailleur

Intentions de messe et une très belle homélie sur le "manque" (de Communion)
dans "Messes dominicales et de semaine" : Prions en Église

♦ Jeudi 30 avril

Méditation du Père Amédée A. BADAKA

Pour vous paroissiens et adorateurs de la chapelle d'adoration perpétuelle ma petite méditation du jour.
Je vous embrasse tous et fraternellement
Amédée

Jeudi 3e semaine de pâques 2020

L’Église nous fait méditer en ce jour un extrait du discours de Jésus sur le pain de vie. Ce discours nous amène à considérer une dimension importante de l’action du Christ Sauveur. Essayons de remémorer les différentes étapes de ce discours et de sa progression.

Le premier temps est la multiplication des pains, le miracle de nourrir une foule et qui amène les gens à rechercher celui qui offre à manger. Ensuite, Jésus prend sa distance, il se retire la nuit et rejoint ses disciples le lendemain sur l’autre rive. Cette distance implique une signification profonde. Jésus va donc identifier le nouveau pain à sa propre personne : vivra celui qui sera en relation avec lui. Le but de cette relation consiste à donner un moyen à l’homme afin de lui permettre d’entrer dans la résurrection du Christ. Aujourd’hui particulièrement Jésus nous dit de quelle manière sa personne deviendra pour nous source de résurrection : sa chair donnée.

Le pain que je donnerai c’est ma chair donnée pour la vie du monde, il y a un mouvement qui se vit dans le Christ. C’est le don suprême de toute son activité, de tout ce qui s’inscrit dans sa chair, à travers les fatigues, les oppositions, les veilles, les marches jusqu’à sa mort sur la croix.

Le Christ a été l’homme pour les autres, non pas seulement en idéal ou en esprit : il a vécu ce don dans sa propre chair. Ainsi peut-il mieux que quiconque joindre son dynamisme de vie et son expression charnelle pour affirmer que le don de sa vie est le don de sa chair.

Pour nous, communier à cette chair, et être participants de la résurrection, c’est prendre au sérieux la volonté et le fait du Christ de laisser sa vie à la disposition des autres (c’est-à-dire à notre portée), et de vivre unis à Lui avec nos fatigues, nos peines et nos difficultés du temps présent.

Dans l’espérance de nous revoir, je vous exprime fraternellement ma communion priante.

♦ Dimanche 26 avril, 3e dimanche du temps pascale

Méditation du Père Amédée A. BADAKA

La rencontre des deux disciples d’Emmaüs, déçu, est une rencontre que chacun de nous est invité à faire. Cette rencontre se réalise particulière à travers les Ecritures et la fraction du pain (L’Eucharistie).

D’abord saint Luc souligne la déception et la tristesse des deux voyageurs. C’était au soir tombant, sur la route déserte, les deux disciples cheminent tout seuls, tournant le dos à Jérusalem. Dans leur cœur, la nuit est encore plus sombre ; pas un rayon de lumière n’éclaire l’ombre épaisse de leur désespoir. Leur conversation est totalement orientée vers le passé, une histoire à laquelle ils ont cru et qui les a tragiquement déçus. C’est pourquoi ils parlent de Jésus comme d’un rêve brisé ou d’une aventure brutalement interrompue. N’attendant plus rien de lui, ils décident de rentrer chez eux en se séparant des autres disciples. A quoi bon rester à Jérusalem où tout parle encore de lui ? Leur peine est si profonde qu’ils ne reconnaissent même pas l’inconnu qui les rejoint sur la route. De quoi discutez-vous en chemin ? leur demande-t-il ? A cette question, ils s’arrêtent tout tristes, puis, épanchant leur cœur, ils lui font part de leur rêve déçu. Celui dont ils parlent est à leurs côtés, mais ils ne le reconnaissent pas encore, comme il nous arrive souvent à nous aussi, lorsque nous sommes trop pris par nos souffrances. Ils parlent abondamment de lui sans pourtant saisir l’essentiel.

Plongés dans leur tristesse, ils auraient pu le renvoyer poliment. Mais au contraire, ils lui parlent volontiers et l’écoutent avec une joie toute particulière. Voilà quelques qualités qui les prédisposaient à la rencontre avec le Christ. Nous sommes nous aussi appelés à partager cette joie de la rencontre du Christ même au sein de notre confinement. La souffrance et le désespoir ne doivent pas prendre le dessus sur nos espoirs et nos joies. A ce stade du récit, saint Luc livre un premier indice pour faire une expérience du ressuscité : la Parole de Dieu lue avec foi et méditée en l’appliquant à la réalité. Reprenant les informations données par les deux voyageurs, l’inconnu en dévoile le sens. A la lumière des Ecritures, tout s’éclaire et ils comprennent que la croix, loin d’être un accident de parcours, rentre plutôt dans un projet mystérieux de Dieu. Le premier lieu où le lecteur est invité à chercher le Ressuscité c’est donc l’Ecriture, Parole de Dieu accueillie avec foi pour éclairer les évènements. En ce temps de souffrance et de confinement quelle place réservons-nous à la Parole de Dieu ?

Aussi c’est le geste décisif qui ouvre les yeux des disciples. De manière fort curieuse, ce n’est pas le maître de maison qui partage le pain pour donner aux convives. C’est plutôt l’étranger qui invite. Il est partout chez lui, même là où, apparemment, il entre pour la première fois. Cela nous rappelle que l’Eucharistie est toujours un don que nous recevons, même si de toute évidence, c’est nous qui la préparons et la célébrons. Dès qu’il est reconnu, Jésus disparaît. Sa présence visible devient inutile là où il est accueilli dans la foi. Le Christ disparaît à leurs yeux, mais il continue d’être présent dans leur vie. C’est pourquoi en ce temps de confinement l’Eglise nous invite à nous unir aux différentes célébrations eucharistiques qui sont faites dans nos églises. Ne négligeons pas de vivre cette nouvelle forme de participer à l’Eucharistie qui nous unit au Christ. Rendons grâce au Seigneur pour ses bienfaits spirituels et temporels dans nos vies et dans notre monde.

Ensemble dans le Christ et pour le Christ, ensemble pour vie paroissiale.

♦ Samedi 25 avril

Père Pierre Haramburu

Bonjour à chacun,

Voici un interview du Cardinal  Robert Sarah.
Alors que le monde entier est percuté par le coronavirus, le cardinal Robert Sarah, confiné au Vatican, analyse les ressorts de cette crise absolument inédite.

« Cette épidémie disperse la fumée de l’illusion »

(Texte complet)

Extraits :

Ce virus a agi comme un révélateur. En quelques semaines, la grande illusion d'un monde matérialiste qui se croyait tout-puissant semble s'être effondrée. Il y a quelques jours, les politiciens nous parlaient de croissance, de retraites, de réduction du chômage. Ils étaient sûrs d'eux. Et voilà qu'un virus, un virus microscopique, a mis à genoux ce monde qui se regardait, qui se contemplait lui-même, ivre d'autosatisfaction parce qu'il se croyait invulnérable.

La crise actuelle est une parabole. Elle révèle combien tout ce en quoi on nous invitait à croire était inconsistant, fragile et vide. On nous disait : vous pourrez consommer sans limites ! Mais l'économie s'est effondrée et les Bourses dévissent. Les faillites sont partout. On nous promettait de repousser toujours plus loin les limites de la nature humaine par une science triomphante. On nous parlait de PMA, de GPA, de transhumanisme, d'humanité augmentée. On nous vantait un homme de synthèse et une humanité que les biotechnologies rendraient invincible et immortelle. Mais nous voilà affolés, confinés par un virus dont on ne sait presque rien. L' « épidémie » était un mot dépassé, médiéval. Il est soudain devenu notre quotidien.
Je crois que cette épidémie a dispersé la fumée de l'illusion. L'homme soi-disant tout-puissant apparaît dans sa réalité crue. Le voilà nu. Sa faiblesse et sa vulnérabilité sont criantes. Le fait d'être confinés à la maison nous permettra, je l'espère, de nous tourner de nouveau vers les choses essentielles, de redécouvrir l'importance de nos rapports avec Dieu, et donc la centralité de la prière dans l'existence humaine. Et, dans la conscience de notre fragilité, de nous confier à Dieu et à sa miséricorde paternelle...

L'expérience du confinement a permis à beaucoup de redécouvrir que nous dépendons réellement et concrètement les uns des autres. Quand tout s'effondre, seuls demeurent les liens du mariage, de la famille, de l'amitié. Nous avons redécouvert que, membres d'une nation, nous sommes liés par des liens invisibles mais réels. Nous avons surtout redécouvert que nous dépendons de Dieu...

Avez-vous remarqué la vague de silence qui a déferlé sur l'Europe ? Brusquement, en quelques heures, même nos villes bruyantes se sont apaisées. Nos rues souvent grouillantes de monde et de machines sont aujourd'hui désertes, silencieuses. Beaucoup se sont retrouvés seuls, en silence, dans des appartements qui sont devenus comme autant d'ermitages ou de cellules monacales.

Quel paradoxe ! Il aura fallu un virus pour que nous nous taisions...

Et si, tout simplement, dans ce silence, cette solitude, ce confinement, nous osions prier ? Si nous osions transformer notre famille et notre maison en église domestique. Une église est un lieu sacré qui nous rappelle qu'en cette maison de prière tout doit être vécu en cherchant à orienter toute chose et tout choix vers la Gloire de Dieu. Et si, tout simplement, nous osions accepter notre finitude, nos limites, notre faiblesse de créature ?

J'ose vous inviter à vous tourner vers Dieu, vers le Créateur, vers le Sauveur. Lorsque la mort est si massivement présente, je vous invite à vous poser la question : la mort est-elle vraiment la fin de tout ? ou bien n'est-elle pas un passage, douloureux certes, mais qui débouche sur la vie ? C'est pour cela que le Christ ressuscité est notre grande espérance. « Regardons vers Lui. Attachons-nous à Lui. Il est la Résurrection et la Vie. Qui croit en Lui, même s'il meurt, vivra, et quiconque vit et croit en Lui ne mourra jamais » (Jn 11,25-26). Ne sommes-nous pas comme Job dans la Bible ? Appauvris de tout, les mains vides, le cœur inquiet : que nous reste-t-il ? La colère contre Dieu est absurde. Il nous reste l'adoration, la confiance et la contemplation du mystère.

Si nous refusons de croire que nous sommes le fruit d'un vouloir amoureux de Dieu tout-puissant, alors tout cela est trop dur, alors tout cela n'a pas de sens. Comment vivre dans un monde où un virus frappe au hasard et fauche des innocents ? Il n'y a qu'une réponse : la certitude que Dieu est amour et qu'il n'est pas indifférent à notre souffrance. Notre vulnérabilité ouvre notre cœur à Dieu et elle incline Dieu à nous faire miséricorde. Je crois qu'il est temps d'oser ces mots de foi. Le temps est fini des fausses pudeurs et des hésitations pusillanimes. Le monde attend de l'Église une parole forte, la seule parole qui donne l'Espérance et la confiance, la parole de la foi en Dieu, la parole que Jésus nous a confiée...

Et sa conclusion :
On voit ressurgir des cœurs l'esprit de don de soi et de sacrifice. On a l'impression que la pression médiatique nous avait contraints à cacher la meilleure part de nous-mêmes. On nous avait appris à admirer les “gagnants”, les “loups”, ceux qui réussissaient, quitte à écraser les autres au passage. Voilà que soudain on admire et applaudit avec respect et gratitude les aides-soignantes, les infirmières, les médecins, les volontaires et les héros du quotidien. Tout d'un coup, on ose acclamer ceux qui servent les plus faibles. Notre temps avait soif de héros et de saints, mais il le cachait et en avait honte.

Serons-nous capables de garder cette échelle de valeurs ? Serons-nous capables de refonder nos cités sur autre chose que la croissance, la consommation et la course à l'argent ? Je crois que nous serions coupables si, au sortir de cette crise, nous replongions dans les mêmes erreurs. Cette crise démontre que la question de Dieu n'est pas seulement une question de conviction privée, elle interroge le fondement de notre civilisation.

A lire en entier et à méditer 

♦ Jeudi 23 avril

Méditation du Père Amédée A. BADAKA

Bonjour à tous, paroissiens de la sainte Famille de Pau, adorateurs et adoratrices de la chapelle d’adoration perpétuelle. Dans le silence de nos confinement le Seigneur nous rejoint sans cesse particulièrement à travers les messes suivies sur différentes chaînes, la lecture et la méditation de la Parole de Dieu, la communion spirituelle à laquelle l’Eglise nous invite. Dieu n’oublie jamais son peuple, Il est là présent dans nos vies.

Avec le Concile Vatican II, nous avons repris conscience de la valeur et de l’autonomie des réalités terrestres, du projet humain. La terre n’est qu’une vallée de larmes, la matière et le corps sont des réalités indispensables. Le salut de Dieu doit aussi atteindre toute sa réalité et nous édifier dans notre propre corps. Saint Paul nous le rappelle : la création tout entière gémit et espère le salut.

Le chrétien ne peut pas se réfugier dans une pure spiritualité, dans l’au-delà. Rappelons-nous que Marx a dénoncé cette conception de l’homme qui doit endurer sa souffrance sur terre pour avoir une meilleure place dans l’au-delà ou encore de l’homme qui ne fait rien devant l’injustice et les maux sous prétexte que Dieu punira les riches et récompensera les pauvres.
Par contre il est difficile de distinguer les valeurs du ciel et de la terre. Cependant il me semble que c’est ce que le Christ fait aujourd’hui dans l’évangile du jour. Il dit que la terre et le ciel ont chacun leur langage. Le langage terrestre est facile à définir : c’est celui de nos sens par lesquels nous recevons la connaissance et que nous retransmettons.

Le langage du ciel est plus difficile à percevoir : c’est celui du témoignage. Celui qui vient du ciel témoigne de ce qu’il a vu et a entendu. Le témoin est celui qui atteste que telle ou telle réalité est vraie, même si les gens qui entendent son témoignage n’ont pas connu cette chose ou cette personne, ou encore n’ont pas vécu l’évènement.
Jésus Christ est le Témoin de Dieu, celui qui relève ce qui se passe en Dieu. A notre tour, nous devenons des témoins de Dieu, si adhérons à son témoignage, c’est-à-dire si nous acceptons dans la foi que ce ses paroles sont vraies.
Le langage parlé dans la célébration eucharistique est un langage de témoignage : le Christ présent dans la communauté atteste l’action de Dieu à travers les signes. Et pour bien comprendre nos célébrations quotidiennes, il faut donc accepter le témoignage de Dieu et son langage. Restons tous ensemble dans la communion spirituelle.

♦ Dimanche 19 avril

Dimanche de la Divine Miséricorde avec Sainte Faustine

Le Père Pierre Haramburu nous a préparé à cette fête (Mardi, vendredi et samedi)

Méditation du 2e dimanche du temps pascal par le Père Amédée A. BADAKA

Aujourd’hui l’Église centre sa méditation sur la miséricorde divine, un mystère qu'il faut apprendre à redécouvrir. Il faut rappeler que c’est le Pape Jean Paul II qui, depuis l’année 2000, a demandé à l’Église entière de célébrer en ce deuxième dimanche de Pâques la fête de la miséricorde divine. C’était lors de la canonisation de sœur Faustine à qui Jésus, à travers une apparition, avait montré son côté ouvert d’où jaillissaient deux rayons illuminant le monde. Ces deux rayons, lui a-t-il expliqué, représentent sa miséricorde qui se déverse sur l’humanité entière.

Le terme miséricorde, étymologiquement, exprime, l’ouverture du cœur de Dieu qui se penche vers la misère de l’homme pour le sauver. Aujourd’hui plus que jamais le monde a besoin de l’annonce de cette miséricorde divine pour croire au Dieu vainqueur de la mort. La première lecture, extraite du livre des Actes des Apôtres, nous présente comment la communauté des croyants s’est ouverte à l’accueille de cette bonne nouvelle pour en devenir des messagers.

D’abord le ministère de l’enseignement se révèle comme la référence de la communauté des croyants. Autour des douze se réunissent les disciples pour approfondir leur foi en écoutant le témoignage et les instructions de ceux qui ont eu le privilège de vivre avec le Christ. A la lumière de la résurrection, ils interprètent les Ecritures en montrant comment elles s’accomplissent en Jésus.

Aussi les disciples mettent en commun des biens matériels en vue de venir en aide aux plus pauvres. Il est vrai que les disciples ne renonçaient pas à leurs biens pour devenir plus pauvres, mais plutôt pour qu’il n’y ait plus de pauvres parmi eux. Une belle œuvre de miséricorde ! En outre, le signe de la fraction du pain, moment central de la vie communautaire, qui évoque l’eucharistie où le Christ est offert et reçu. Ce geste leur communiquait la force et l’énergie spirituelle pour témoigner du Christ mort et ressuscité. La prière qui avait aussi un caractère communautaire venait édifier chaque membre.

Frères et sœurs, ces caractéristiques de la première communauté doivent édifier et inspirer nos communautés d’aujourd’hui. Car le monde saura que nous sommes de vrais disciples du Christ ressuscité si nous sommes fidèles à l’enseignement reçu des apôtres (encore faut-il bien le connaître et se l’approprier), à la charité fraternelle, à l’Eucharistie et à la prière.

Et maintenant nous pouvons méditer en ce jour sur notre ouverture à la miséricorde divine, comment nous nous l’approprions et la pratiquons dans nos vies. Comment vivons ces caractéristiques de la première communauté en ce temps de confinement ?
Approchons-nous donc de la miséricorde divine et puisons-y des grâces et des forces pour notre vie humaine et spirituelle.

♦ Samedi 18 avril

(Préparer le dimanche de la divine miséricorde : 3ème partie)

Chapelet de la Miséricorde pour temps de pandémie

En ce Samedi précédant le Dimanche de la Divine Miséricorde, confions particulièrement dans notre prière du chapelet, les intentions suivantes :

- Pour le Saint Père François, les cardinaux, les prêtres, les diacres, les séminaristes : que l'Esprit Saint les soutienne dans leur mission et leur vocation.

- Pour notre évêque Marc, notre diocèse de Bayonne, chacune de nos paroisses : que l'Esprit Saint renouvelle en chacun la joie de l’Évangile.

- Pour tous les malades du Covid-19 atteints dans le monde, pour tous les personnels soignants, pour toutes les personnes qui vont mourir aujourd'hui, que l'Esprit Saint, le Consolateur, apaise les souffrances.

- Pour toutes les personnes pour qui l'avenir économique s'annonce sombre ou très sombre, (secteurs de la restauration, petites et moyennes entreprises...etc...), pour tous ceux et  celles qui perdent pied, qui perdent confiance, ou sombrent dans l'abattement , le découragement. Pour les personnes qui ne supportent plus confinement, l'isolement, la solitude, viens, Esprit Saint, soulager, et réconforter.

- Pour ceux et celles qui ont à prendre, en ces heures incertaines, des décisions importantes pour les peuples et les nations : que vienne sur eux ton Esprit de Sagesse, de Conseil et de Force.

♦ Vendredi 17 avril

(Préparer le dimanche de la divine miséricorde : 2ème partie)

Avec Sainte Faustine , contempler la Miséricorde du Seigneur

La miséricorde du Seigneur je chanterai,
pour les siècles devant tout le peuple,
car c'est le plus grand attribut de Dieu,
et pour nous un incessant miracle.

Tu jaillis de la Trinité divine
Mais d'un seul sein plein d'amour ;
La miséricorde du Seigneur se montrera dans l'âme
Dans la plénitude, quand le voile tombera.

De la source de Ta miséricorde, Ô Seigneur,
Découle tout bonheur et toute vie ;
Ainsi donc,toutes les créature et toutes les œuvres
  chantez dans le ravissement un chant de miséricorde.

Les entrailles de la miséricorde divine sont ouvertes,
Par la vie de Jésus cloué sur la Croix;
Tu ne dois pas douter, ni désespérer, pécheur,
Mais avoir confiance en la miséricorde, car toi aussi tu peux devenir saint.

Deux sources en forme de rayons ont jailli du Cœur de Jésus,
Non pour les anges, ni pour les chérubins, ni pour les séraphins,
Mais pour le salut de l'homme pécheur.

( Sainte Faustine, Petit Journal, Deuxième cahier ).

♦ Jeudi 16 avril

Méditation du jeudi de l’octave pascal par le Père Amédée A. BADAKA

Je vous rejoins en ce jeudi de pâques, chers paroissiens et adorateurs et adoratrices de la chapelle d’adoration perpétuelle. C’est dans la joie du Christ ressuscité, que je partage avec vous la Bonne Nouvelle de la résurrection. Christ est ressuscité alléluia, alléluia ! Il est vraiment ressuscité alléluia alléluia ! C’est ce message de la résurrection qui est au cœur de l’Évangile de ce jour, où saint Luc nous rapporte comment Jésus ressuscité se montre à ses disciples rentrant à Emmaüs, le but étant de les faire entrer dans la plénitude du message de Pâques. En effet, pour eux que la passion du Christ scandalise, le Ressuscité leur explique le plan de Dieu qu’ils n’avaient pas su lire dans les Écritures. Puis à ces hommes déroutés, Il leur demande de devenir témoins en rayonnant leur foi à partir de Jérusalem jusqu’au bout de la terre.

Croire en Jésus n’est pas un privilège à garder pour soi, c’est au contraire un appel à crier partout la Bonne Nouvelle. Notre foi a-t-elle cette dimension d’appel qui nous fait passer nos problèmes personnels et collectifs pour entrer dans une mission universelle de salut ? La joie de la résurrection du Christ que nous vivons en ce moment doit ouvrir nos cœurs aux dimensions plus large de notre vie personnelle.

Je ne doute pas que l’épreuve sanitaire vécu actuellement, nous imposant l’obligation du confinement, pour nous protéger et protéger la vie des autres, peut aussi nous dérouter comme les disciples du Christ. Nous pensions que le Seigneur éloigne de nous les maux et les malheurs du siècle, Dieu nous a finalement abandonné à notre sort. Quel espoir nous reste-t-il ? Mais ceux qui savent comprendre les faits peuvent toujours y voir le plan de Dieu.

Car Dieu, dans sa bonté et dans l’amour dont parle la révélation, dans toutes les souffrances et dans toutes les épreuves, envisage le bien de l’homme. C’est pourquoi, comme les disciples d’Emmaüs, nous sommes invités à ne point tomber dans le découragement stérile mais à nous saisir de cette épreuve comme un piédestal pour grandir dans la foi et dans l’amour de nos frères. En suivant les documentaires sur la pandémie du Covid 19, je suis agréablement séduit par l’expression de la solidarité et de la charité qui se développent de plus en plus entre les hommes au milieu de cette épreuve. Dieu soit loué et que tout se passe pour sa plus grande gloire.

Mes chers frères et sœurs, après le déconfinement, j’espère retrouver tous nos paroissiens, les adorateurs et adoratrices de la chapelle d’adoration perpétuelle pour continuer ensemble notre vie à la suite du Christ Ressuscité. Il n’y a aucune raison de tomber dans la lassitude pour reprendre le chemin d’Emmaüs. Non ! Car « ainsi est-il écrit que le Christ souffrirait, qu’il ressusciterait d’entre les morts le troisième jour, et que la conversion serait proclamée en son nom, pour le pardon des péchés, à toutes les nations, en commençant par Jérusalem. » À nous d’en être les témoins. Tournons-nous vers le Christ !

Voici le jour que fit le Seigneur, qu’il soit pour nous jour de fête et de joie ! Alléluia.

♦ Mardi 14 avril

(Préparer le dimanche de la divine miséricorde : 1ère partie)

Sainte Faustine, dans le monde Hélène Kowalska, est née en Pologne le 25 Août 1905. C'est la troisième de dix enfants, d'une famille pauvre et pieuse. Dès l'enfance, elle se distingue par sa piété, son obéissance et une grande sensibilité à la misère humaine.
Elle ne fréquente l'école que trois ans, puis, à l'âge de seize ans, elle quitte la maison natale pour s'engager comme servante. Elle avait entendu l'appel à la vie religieuse dès l'âge de sept ans, et désire entrer à quinze ans dans la vie religieuse. Mais ses parents s'y opposent, ce qui lui cause un immense chagrin. Elle est obligée de mener une vie qui lui paraît contraire à ses aspirations.

Le 1er Août 1923, alors qu'elle participe à un bal avec sa sœur, elle voit soudain Jésus tout couvert de plaies, qui lui dit : « Jusqu'à quand dois-je supporter que tu me trompes ? »
Cette vision la transporte dans un autre monde. Prétextant alors un mal de tête, elle quitte la soirée et va se réfugier à l'église. Là, devant le tabernacle, elle entend Jésus lui dire : « Va à Varsovie, et rentre au couvent ».
Aussitôt, elle part à Varsovie, n'emportant absolument rien. La Providence va veiller sur elle malgré des péripéties, et enfin, au bout d'un an, elle entre chez les religieuses de Notre Dame de la Miséricorde, à Varsovie.

Cependant, le Seigneur lui a accordé des grâces extraordinaire : visions, révélations, stigmates cachés, don de prophétie, connaissance des secrets des âmes... et surtout il lui fait connaître le mystère profond de la Miséricorde Divine, amour et compassion de Dieu pour tout homme.
« Ma fille, les flammes de ma Miséricorde me consument, je désire les déverser dans les âmes humaines », lui dit-il.

Le Christ miséricordieux lui apparaît pour la première fois le 22 février 1931, dans sa cellule et lui demande de peindre un tableau le représentant : « Peins un tableau de ce que tu vois, avec l'inscription : j'ai confiance en Toi. Je désire qu'on honore cette image, d'abord dans votre chapelle, puis dans le monde entier ».
Il lui enseigne la dévotion à la Divine Miséricorde et la charge de la répandre dans le monde entier.
« Je t'envoie, lui dit-il, vers toute l'humanité avec ma miséricorde. Je ne veux pas punir l'humanité endolorie, mais je désire la guérir, en l'étreignant sur mon cœur miséricordieux... Tu es la secrétaire de ma miséricorde, je t'ai choisie pour cette fonction dans cette vie et dans la vie future... pour faire connaître aux âmes la grande miséricorde que j'ai envers elles, et les exhorter à la confiance en l'abîme de ma miséricorde.

Sœur Faustine se rendait très bien compte que la sainteté ne dépendait pas des apparitions ou des visions, mais de la pratique des vertus unie à la dévotion à la Divine Miséricorde.
La profondeur de sa vie spirituelle se révèle dans le "Petit Journal", qu'elle écrit régulièrement durant les quatre dernières années de sa vie.Sœur Faustine nous fait ainsi découvrir les aspects saillants de la Miséricorde divine.
Confidente du Cœur de Jésus, c'est ainsi qu'elle a été choisie comme apôtre de la Miséricorde de Dieu pour notre temps :
« L'humanité ne trouvera pas de paix tant qu'elle ne se tournera pas avec confiance vers le Miséricorde de Dieu ».

Elle meurt le 05 Octobre 1938, à l'âge de 33 ans, des suites d'une tuberculose pulmonaire et intestinale.
Faustine a été la première canonisée de l'Année Sainte du Grand jubilé, le 30 Avril 2000, deuxième dimanche de Pâques, où est lu le récit de l'apparition du Christ à Thomas dans l’Évangile selon Saint Jean (20, 24 - 29 ).
Le Saint Pape voulait ainsi mettre le début du troisième millénaire sous le signe de la Miséricorde.
Dans son homélie de la canonisation de Sainte Faustine, il dira :
« La canonisation de Sœur Faustine revêt une éloquence particulière : par cet acte, j'entends transmettre aujourd'hui ce message au nouveau millénaire. Je le transmets à tous les hommes pour qu'ils apprennent à connaître toujours mieux le vrai visage de Dieu et le vrai visage de leurs frères. »

Il est alors important que nous recevions entièrement le message qui provient de la Parole de Dieu en ce deuxième de Pâques, qui, désormais, dans toute l’Église, prendra le nom de " dimanche de la Miséricorde Divine ".
« Et toi Faustyna, don de Dieu à notre temps, don de la terre de Pologne, à toute l’Église, obtiens-nous de percevoir la profondeur de la Miséricorde Divine, aide-nous à en témoigner auprès de nos frères.
Que ton message de lumière et d'espérance se diffuse dans le monde entier, pousse les pécheurs à la conversion, dissipe les rivalités et les haines, incite les hommes et les nations à la pratique de la fraternité.
Aujourd'hui, en tournant le regard avec toi vers le visage du Christ ressuscité, nous faisons nôtre ta prière d'abandon confiant, et nous disons avec une ferme espérance : Jésus, j'ai confiance en Toi ».

Le Saint Père Jean Paul II a été un ardent apôtre de la Miséricorde Divine, à la suite de Sainte Faustine.
Jeune prêtre, déjà très sensible à ce message, il allait souvent prier dans ce couvent.
Devenu pape, il dédie en 1980, sa deuxième encyclique, (Dives in misericordia, Dieu riche en Miséricorde) à ce sujet, attirant l'attention de l’Église et du monde sur cet attribut de Dieu qu'est la Miséricorde). Sa première encyclique,était centrée sur le mystère du Christ-Jésus, le Rédempteur de l'homme, (Redemptor hominis, 1979).

Et dans son désir de "transmettre au monde ce feu de la Miséricorde", le Saint Pape choisira de "confier solennellement le monde à la Divine Miséricorde", le 17 Août 2002, tout comme il avait confié le troisième millénaire à Marie, le 08 Octobre 2000, lors du Jubilé des évêques à Rome.
« Comme le monde a besoin de la Miséricorde de Dieu ! » lança-t-il lors de son homélie .
Ainsi, pour Saint Jean Paul II, l'heure était venue « où le message de la Divine Miséricorde doit répandre l'espérance dans les cœurs et devenir l'étincelle d'une nouvelle civilisation : la civilisation de l'amour ». (Homélie au Parc Blondia,18 Août 2002 ).

Nous continuerons dans les jours suivants , notre méditation, avec des extraits du "Petit Journal" de Sainte Faustine.