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PAROISSE SAINTE FAMILLE de PAU

 

De nouveaux témoignages du camp (personnes du camp et réalisateurs du projet) en fin de page

[Levée de fonds pour le projet de Maurice Joyeux]

Père Maurice Joyeux est en ce moment, et depuis le début de la crise sanitaire, sur le camp de Moria. Situé sur l'île de Lesbos (Grèce), Moria est le plus grand « HOTSPOT » européen où survivent plus de 18 000 réfugiés. Durant la crise sanitaire, les réfugiés se sont retrouvés confinés en enfer, abandonnés de tous. Sa dernière action avant de quitter le camp est de réaliser un film-documentaire. Soutenons-le !

Merci à ceux qui ont déjà donné ! Grâce à vous, en 48h, nous avons atteint 37 % de notre objectif !
Pour atteindre 100% dans 28 jours continuons à partager le lien de la plateforme autour de nous !

Toutes les infos du projet sont ici :

https://fr.ulule.com/camp-de-moria-documentaire/

Présentation :qu'est-ce qu'un HOTSPOT ?

Projet :

Faire circuler l’espérance grâce à un film-documentaire c’est le projet de Maurice Joyeux, jésuite membre de la « Task Force Mission et Identité » de JRS International (Service Jésuite des Réfugiés), de Mortaza Behboudi, journaliste afghan réfugié depuis 5 ans en France et de Laurence Monroe réalisatrice qui vient de les rejoindre sur place. Maurice et Mortaza sont arrivés sur le camp au début de la crise du coronavirus afin de donner la parole aux hommes, aux femmes et aux enfants de Moria.

Un film-documentaire de 52 min pour vivre avec les réfugiés, pour entendre leur histoire, pour être témoin de leur fraternité, leur créativité et aussi pour voir ce qui se vit de grave mais de grand.

En signe d'espérance : les enfants de Moria font voler des cerfs-volants afghans, écoutons-les !

 

A quoi va servir le financement ?

Pour et avec les personnes réfugiées sur cette terre d'Europe : aidez-nous à faire ce film !
Ce film, nous vous proposons d'en devenir coproducteurs et diffuseurs !
Pour cela :

  • Participez à la levée de fonds Ulule
  • Relayez nos appels dans vos réseaux

Le projet s’étend sur 3 semaines :

  • L’équipe du film s'est réunie mercredi 17 juin 2020 à Moria pour commencer le tournage
  • Cette lévée de fond a été lancée le dimanche 21 juin à 12h

Informations pratiques :

  • La participation est libre
  • Nous ne sommes pas une association loi 1901, aucun reçu fiscal ne pourra être délivré
  • Une adresse postale vous sera demandée lors de votre don pour l'envoi de l’album du tournage, du DVD du film ou d'une invitation à l'avant-première
  • Nous visons une levée de fonds égale ou supérieure à 8 000€, tout excédant sera versée à l'association TOLOU, fondée avec l'aide de Maurice Joyeux, qui œuvre pour l'éducation des enfants du camp de Moria
  • N'hesitez pas à poser vos questions ci-dessous, à me contacter sur la plateforme ou en dernier recours à me contacter au 07 81 46 84 09

Maurice Joyeux est en ce moment, et depuis le début de la crise sanitaire, sur le camp de Moria à Lesbos. Sa dernière action avant de quitter le camp est de réaliser un film.
Il va quitter Lesbos mais ce film va nous permettre de rester en lien avec les réfugiés et de leur donner de la voix.

Quelques mots de Maurice Joyeux sj :

« Cette Grèce, où j’achève 10 années passionnantes et rudes, 
Cette Grèce, berceau de la civilisation européenne, est devenue le théâtre d’une tragédie.
A tous les morts en mer, s’ajoutent les milliers familles endeuillées qui fuyaient la guerre et la corruption.
Elles attendaient de l’Europe une sécurité. Elles sont retenues enfermées dans des camps de la honte, indignes et coûteux. 
Elles qui méritent respect, attention, accueil intelligent, Ici dans le camp de Moria à Lesbos, elles sont entassées en enfer.
J’ai choisi de collaborer à ce film comme une voix, pour ces 'sans voix ni voie'. Pour que leur dignité, leur courage et audacieuse liberté réveillent notre humanité et nourrissent aussi notre espérance.
Beaucoup d’entre vous nous avez déjà soutenus avec l’aide alimentaire, l’accès à l’éducation pour les enfants. Désormais aidez-nous à leur donner une voix. 
Merci de nous aider à réaliser et à faire circuler ce film qui témoigne pour eux et plaide pour leur libération. »

MORIA : Visite dans la maison d'une famille de réfugiés

Dans la jungle de Lesbos, voici une « maison » en toile plastique, les étagères sont fabriquées avec des sacs en plastique, pas d'eau courante, eau uniquement en bouteilles plastiques.
Une famille de 7 personnes y survit depuis des mois sans eau courante, évacuation des eaux usées.

Gros plan sur Mortaza Behboudi, co-réalisateur du documentaire

Mortaza Behboudi, journaliste afghan réfugié depuis 5 ans en France et coréalisateur du documentaire, est le seul reporter présent sur le camp de Moria depuis le début de la crise sanitaire.
Il répond sans cesse a des demandes d’interviews de bien des médias, tout en filmant et en étant interprète bénévole à la clinique du camp où il a travaillé 8h par jour.
C’est lui qui a introduit Maurice auprès de bien des réfugiés dans le camp.
La violence du camp, il en est vraiment témoin. Il a été menacé d’arrestation par un député grec d’extrême droite parce qu’il fait son travail de journaliste : informer les médias de ce qui se passe à Moria.
Il a dû avertir Reporter Sans Frontière de ces menaces.
C’est un homme libre, courageux, très généreux. Il n’a que 26 ans.
Réfugié lui-même, Mortaza a mis au point un dispositif ultra discret pour pouvoir filmer dans la jungle malgré les peurs et les interdits.
Quelques mots de Mortaza Behboudi :
« Ma famille a quitté l’Afghanistan à cause de la guerre quand j’avais seulement 2 ans et nous avons vécu en Iran en tant que refugiés. La vie là-bas est dure. Mon père – poète de carrière – a dû travailler dans la construction pour pouvoir boucler les fins de mois et j’ai moi-même commencé à travailler quand j’avais 9 ans. Néanmoins, j’étais déterminé à faire des études universitaires, donc quand j’ai eu 17 ans, je suis retourné à Kaboul et je me suis inscrit en Sciences politiques.
Pendant mes études, je me suis intéressé à la photographie et j’ai commencé à travailler en tant que photojournaliste dans un magazine hebdomadaire, élargissant rapidement mon activité à d’autres types de média. La guerre commencée par les Talibans est une grande source de violence, et à partir de 2015, les Talibans et l’Etat Islamique ont créé des ‘trous noirs’ d’information dans tout le pays. Il est alors devenu évident que je devais partir.
Je suis arrivé à Paris en 2015 sans rien et seul, et j’ai dormi dans les rues pendant deux semaines. J’ai ensuite pu rester à la Maison des Journalistes. Dès mon arrivée, j’ai réussi à assurer mon statut de réfugié et maintenant je suis inscrit à un Master à la Sorbonne. Mais surtout, je continue à travailler comme journaliste, en rapportant les problèmes des réfugiés, mais également en mettant l’accent sur des thèmes culturels, sportifs et politiques. C’est impossible pour les gens de comprendre ce qui se passe vraiment dans des pays comme la Syrie, l’Iraq et l’Afghanistan sans des voix et des journalistes locaux. Je suis fier d’être afghan et je continuerai à me battre pour que ces histoires soient écoutées. »

Les deux réalisateurs racontent leur nuit dans le camp

Interview de Grâce pour le documentaire

A 15 ans, Grâce a du fuir son pays avec sa mère et sa petite sœur car son père est un assassin...
A Lesbos, les Africaines du camps se coiffent et se maquillent pour dépasser la détresse...