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PAROISSE SAINTE FAMILLE de PAU

 

Dans le Jour du Seigneur :

« Comment gagner contre l’épidémie de pauvreté ? »

avec ATD Quart Monde (début de la vidéo suivante)

 

Notre pape, la CEF (Conférence des évêques de France), des associations... tous posent la même question : va-ton revenir à l'avant-Covid ou au contraire, se désencombrer des poids du passé pour reconstruire un monde plus humain et plus respectueux de la nature car « Tout est lié » ?

Il y a cinq ans, le Pape François publiait son encyclique « Laudato Si’ », véritable plaidoyer pour une écologie intégrale. « Tout est lié », l’une des expressions récurrentes de ce texte est le titre choisi pour ce nouveau format en ligne et gratuit lancé par la Conférence des évêques de France. Et le Pape François d’expliquer ce « tout est lié » :

« Étant donné l’ampleur des changements, il n’est plus possible de trouver une réponse spécifique et indépendante à chaque partie du problème. Il est fondamental de chercher des solutions intégrales qui prennent en compte les interactions des systèmes naturels entre eux et avec les systèmes sociaux. Il n’y a pas deux crises séparées, l’une environnementale et l’autre sociale, mais une seule et complexe crise socio-environnementale. Les possibilités de solution requièrent une approche intégrale pour combattre la pauvreté, pour rendre la dignité aux exclus et simultanément pour préserver la nature. » (Laudato Si § 139).

Pour aller plus loin, plusieurs pistes de réflexion :

- Prendre le temps d'une relecture de ce temps de confinement

- Un résumé de « Laudato Si' » en 9 points avec les prières du Pape (2015 et 2020)

- Le webzine de l'écologie intégrale avec la CEF et le discours final de l'assemblée plénière des évêques de France

- L'appel à la conversion du CERAS

- L'appel du père Maurice Joyeux au camp de Moria avec les réfugiés


 

Grâce au centre spirituel de Saint-Hugues :

d'inspiration ignatienne, Pères Jésuites, comme la CVX, le MEJ...

A faire seul ou en petit groupe. (Texte imprimable)

On peut s'aider du texte du « combat de Jacob » (Ge 32, 23-32) pour mettre cette période dans la lumière du Seigneur.

Le mystérieux combat de Jacob :

« Cette nuit-là, Jacob se leva, il prit ses deux femmes, ses deux servantes, ses onze enfants, et passa le gué du Yabboq. Il leur fit passer le torrent et fit aussi passer ce qui lui appartenait. Jacob resta seul. Or, quelqu’un lutta avec lui jusqu’au lever de l’aurore. L’homme, voyant qu’il ne pouvait rien contre lui, le frappa au creux de la hanche, et la hanche de Jacob se démit pendant ce combat. L’homme dit : « Lâche-moi, car l’aurore s’est levée. » Jacob répondit : « Je ne te lâcherai que si tu me bénis. » L’homme demanda : « Quel est ton nom ? » Il répondit : « Jacob. » Il reprit : « Ton nom ne sera plus Jacob, mais Israël (c’est-à-dire : Dieu lutte), parce que tu as lutté avec Dieu et avec des hommes, et tu l’as emporté. » Jacob demanda : « Fais-moi connaître ton nom, je t’en prie. » Mais il répondit : « Pourquoi me demandes-tu mon nom ? » Et là il le bénit. Jacob appela ce lieu Penouël (c’est-à-dire : Face de Dieu), « car, disait-il, j’ai vu Dieu face à face, et j’ai eu la vie sauve. » Au lever du soleil, il passa le torrent à Penouël. Il resta boiteux de la hanche. »

Je relis cette période de « nuit »...

où mes repères habituels (travail, relations, amis, réunions CVX, ...) ont été mis entre parenthèses, se sont estompés. Je me remémore ce temps, plus calme ou plus tumultueux, de repos ou de fatigue, de paix ou de stress, d'intériorité ou de vide, d'inquiétude ou de sérénité, ...

Un temps qui m'a révélé à moi-même :

- Quels ont été mes manques, mes découvertes, mes appuis, mes étonnements ?

- Quelles ont été mes difficultés pendant cette période ? Comment je m'en suis sorti ? Qu'est-ce qui m'a aidé ?

- Quels ont été au contraire les cadeaux reçus, des autres, de Dieu ?

- Comment ma « vision » du monde a-t-elle évolué ou changé ?

- Dans ce contexte de retour à la « normale » (ou presque), où « l'aube se lève », quels sont les changements, les petits pas réalistes) que j'ai envie de prolonger, transposer dans ma vie qui reprend, peut-être autrement ?

- Quelles conversions puis-je avoir à faire ?

- Quel témoignage pourrais-je faire ? Comment puis-je dire, raconter ce que j'ai vécu ?

- Quelles peurs ou résistances sont en moi maintenant ? Quelle espérance ?

Je garde le souvenir de ce temps qui s'achève

je « dresse un petit autel » :

un aspect, une révélation, une prière qui signifie un temps où j'ai rencontré (ou me suis débattu avec) Dieu.
Je peux l'inscrire sur un signet.

Réorienter ma vie, mes choix

Pour une décision qui engagerait plus ma personne dans une nouvelle « vie » : comment puis-je poser une question concrète en vue d'un discernement spirituel ?

 

♦ Avec les pistes et propositions d'Olivier Belleil (youPRAY) :

Sortir du confinement... dans l'Esprit Saint !

Le confinement a été une période tout a fait exceptionnelle pour chacun d'entre nous et pour l'ensemble des pays touchés par la pandémie.
Ce temps de "jachère sociale et parfois aussi professionnelle" a peut-être été l'occasion de regarder nos vies, nos choix ou nos priorités d'une manière nouvelle.
Alors pour ne pas simplement repartir comme avant, Olivier Belleil nous donne quelques clés pour mettre à profit la période de confinement que nous avons vécue. En quatre étapes :
- faire une relecture : mettre des mots sur les difficultés et grâces vécues pendant le confinement
- confier ce que j'ai vécu et la nouvelle période qui s'ouvre au Seigneur en faisant un petit pèlerinage
- discerner les appels que Dieu a mis dans mon cœur pour l'après-confinement
- vivre cette période qui s'ouvre avec un moral de vainqueur

A écouter (21 min 34 s)

 

Le prêtre de Bordeaux Pierre-Alain Lejeune avait posé très tôt la question de « l'après confinement »,
souvenons-nous !


 

LES FIORETTI A SAINTE THERESE

Un jardin « Humain » à Pau

(Texte complet imprimable)

Mgr Aupetit commentait le confinement des apôtres apeurés dans le Cénacle, ainsi que leur surgissement dans Jérusalem après le passage de l’Esprit Saint : « Et vous, disait-il, qu’allez-vous faire pour annoncer l’Évangile quand vous sortirez du confinement ? »

Si vous avez été attentifs, vous avez vu ces derniers temps de l’animation sur le terrain qui entoure l’église Sainte Thérèse. Dans les herbes volontairement non fauchées, commencent à pousser tomates, courgettes, salades, potimarrons, carottes, pommes de terre et autres légumes en tout genre. Dans un avenir proche, ce jardin accueillera aussi de petits bassins favorisant la biodiversité et l’équilibre des plantations, quelques arbres fruitiers à l’automne, des fleurs bien sûr, pour le plaisir des yeux et le travail au combien important des abeilles… Par ailleurs, un lieu de convivialité va s’ouvrir d’ici la fin du mois de Juin dans des locaux donnant sur ce jardin, afin de recevoir toutes les bonnes volontés désireuses de s’engager pour la préservation de notre maison à tous, cette belle planète terre !

Le diocèse a donc mis le terrain de Sainte Thérèse à la disposition de l’association « LES FIORETTI » afin de cultiver ce havre de paix au cœur du centre-ville de Pau. Il faut apporter notre pierre à l’édifice de la transition écologique et notre paroisse est la première communauté du Béarn à obtenir le label « Église Verte ». Ce label nous accompagnera dans notre démarche écologique globale, car cela peut paraître difficile tant les enjeux sont immenses et les solutions semblent complexes.

Pour en savoir plus sur « Église verte », cliquer sur le logo

C’est donc un projet soutenu par la paroisse de la Sainte famille, agréé par le diocèse de Bayonne pour faire vivre localement l’encyclique « Laudato Si’ » du Pape François.

Il est mené par deux jeunes paroissiens, qui ont récemment quitté leur position chez Total pour se lancer dans cette aventure :

  • Pierre Emmanuel Gabe, marié et père de deux enfants. Ingénieur en informatique aux racines béarnaises. Il est passionné de permaculture et aime travailler le bois.

  • Paul Patry, fiancé, Normand de cœur et Palois d’adoption. Cet Ingénieur de formation mécanique pratique des sports de glisse et adore cuisiner ! Il est membre de l’Equipe d’animation paroissiale.

Tous deux sont d’une nature curieuse, autodidactes dans bien des domaines et de bons musiciens ! Ils animent chaque dimanche soir la chorale de la messe à Sainte Bernadette.

Voici quelques éléments du projet :

  • Développer sur un espace réduit les méthodes de la permaculture (maraîchage bio sur sol vivant, concentration des cultures, coopération des différentes espèces, engrais naturels, paillage, économie d’eau, absence de tout produit non naturel)

  • Faire de ce lieu une vitrine de ce que pourrait être l’agriculture de demain, particulièrement dans les zones urbaines.

  • Faire travailler des personnes très éloignées de l’emploi, et en particulier des réfugiés irakiens dont la communauté est nombreuse autour de la paroisse, ainsi que des personnes en situation de handicap, afin de mieux les intégrer dans la société.

  • Former nos concitoyens à cette technique de maraîchage et leur donner envie de cultiver éthiquement leur propre jardin.

  • Développer une dynamique d’échange et de partage à travers un lieu de convivialité qui accueillera divers évènements, dans le but de lutter contre l’isolement et la solitude de certaines personnes.

  • Initier des scolaires au fonctionnement de la nature pour les conduire à l’amour et au respect de la Création (n’ayons pas peur des grands mots)

On imagine facilement tous les développements possibles… Toutes les suggestions, toutes les contributions seront les bienvenues.

Pour en savoir plus, des informations seront données à la fin des prochaines messes, et des tracts seront distribués.

Sinon, RDV sur le site de l’association : www.lesfioretti.fr

A NOTER SURTOUT : le weekend de présentation des 27 et 28 juin fera office d’inauguration officielle. On espère vous y voir très nombreux !!!

Voici le programme :

Samedi 27 à Sainte Thérèse :

  • 19h15 : après la messe de 18h00 animée par les jeunes, projection du documentaire « Chrétiens Chlorophylles, garder le jardin » en extérieur sur le terrain

  • 20h10 : Présentation du projet

  • 20h30 : Pique-nique sur le terrain, auberge espagnole. Soirée conviviale et chantante.

Dimanche 28 juin à Sainte Thérèse :

  • 9h00 : messe

  • 11h00 : messe présidée par Mgr Aillet, dans l'église, puis bénédiction du terrain

  • 12h30 : Pique-nique sur le terrain, auberge espagnole

  • 18h30 : messe animée par les jeunes
  • Visites du terrain en permanence

  • Buvette & casse-croute

  • Animations en tous genres pour les petits et les grands…

Bande annonce du film

Nous aider

Comme on le dit souvent « On n’a rien sans rien », et ce projet n’échappe pas à la règle. Ce weekend de présentation aura aussi pour objet de collecter des fonds. Les institutionnels et plusieurs fondations sont déjà contactées, et un financement participatif sera mis en place par l’intermédiaire d’une plateforme internet mais tout cela prend du temps...

Pour que ce projet démarre rapidement, nous comptons sur un fort soutien des paroissiens à travers une adhésion à l’association (10€/an), ainsi que des dons défiscalisables (bulletin de souscription ici). Un stand « nous aider » sera installé afin de nous booster financièrement dans cette première phase cruciale de lancement. Vous y trouverez toutes les informations sur les dépenses à prévoir dans les prochains mois et sur notre budget prévisionnel. Une fois les investissements initiaux réalisés, la pérennité économique de cette association sera assurée par la vente de la production ainsi que par les formations proposées. Pour que le démarrage puisse se faire rapidement nous solliciterons donc votre générosité.

Il ne s’agit pas que d’un geste symbolique (même si les petits ruisseaux font les grands fleuves et que toutes participations seront bien utiles à cette cause !), puisqu’il faudrait recueillir rapidement 50.000€. Cela peut paraître beaucoup, mais si on trouve 200 personnes qui peuvent donner 250€ défiscalisables à 66% sur leurs impôts, cela ne leur coutera que 82.50€ au final. Ces deux jeunes cadres - qui abandonnent une vie professionnelle prometteuse pour s’engager dans une aventure où ils ne sont pas sûr de pouvoir gagner le 1/3 de leur ancien salaire - y croient ! Ce « monde de demain » dont tout le monde parle, il ne va pas se mettre en place sans un énorme effort. Mais nôtre force, c’est notre nombre et notre unité dans ce combat ! Effort de la collectivité, effort de la paroisse, effort de chacun de nous… Vous êtes donc chaleureusement invité à réaliser cet effort ensemble lors du weekend de présentation.


Une des plus célèbres Fioretti : La conversion du loup de Gubbio

Fioretti, les petites fleurs, c’est un recueil des miracles de St François d’Assise, dont on connait l’amour de la nature. Toutes proportions gardées, il faudrait que ce projet, grâce à l’appui de bénévoles et de tous les paroissiens, soit l’occasion de petits miracles à l’échelle du quartier Trespoey !

 



 

Pas le temps de lire l’encyclique ? Pour vous aider à comprendre malgré tout Laudato Si, la rédaction du Pèlerin a réuni les citations les plus fortes en 9 thèmes.

(Texte à imprimer)

1- Notre planète est un don, pas un dû

Si l’homme, créé à l’image de Dieu, a pour mission de « cultiver et garder » la terre (Gn 2, 15), il n’en est que l’intendant, pas le maître.

« L’harmonie entre le Créateur, l’humanité et l’ensemble de la Création a été détruite par le fait d’avoir prétendu prendre la place de Dieu, en refusant de nous reconnaître comme des créatures limitées (§ 66).

Nous ne sommes pas Dieu. La terre nous précède et nous a été donnée (…). Chaque communauté peut prélever de la bonté de la terre ce qui lui est nécessaire pour survivre, mais elle a aussi le devoir de la sauvegarder et de garantir la continuité de sa fertilité pour les générations futures (§ 67). »

2- Tous habités par l’Esprit

Il ne s’agit pas de sacraliser la nature, mais de reconnaître qu’elle partage avec l’humanité un même mystère de vie et d’existence.

« L’être humain, doué d’intelligence et d’amour, attiré par la plénitude du Christ, est appelé à reconduire toutes les créatures à leur Créateur (§ 83).Tout l’univers matériel est un langage de l’amour de Dieu, de sa tendresse démesurée envers nous (§ 84).
En toute créature habite son Esprit vivifiant qui nous appelle à une relation avec lui (§ 88).
(…) Créés par le même Père, nous et tous les êtres de l’Univers, sommes unis par des liens invisibles, et formons une sorte de famille universelle (§89).
Une personne de la Trinité s’est insérée dans le cosmos créé, en y liant son sort jusqu’à la croix. Dès le commencement du monde, mais de manière particulière depuis l’Incarnation, le mystère du Christ opère secrètement dans l’ensemble de la réalité naturelle, sans pour autanten affecter l’autonomie (§ 99).

La vie éternelle sera un émerveillement partagé, où chaque créature, transformée d’une manière lumineuse, occupera sa place (§ 243).  »

3- Une communauté de destin

La perte de la biodiversité est un scandale. Nous nous privons d’un patrimoine précieux et d’un don de Dieu.

« Notre maison commune est comme une sœur, avec laquelle nous partageons l’existence et comme une mère, belle, qui nous accueille à bras ouverts (§ 1).
Chaque année, disparaissent des milliers d’espèces végétales et animales que nous ne pourrons plus connaître, que nos enfants ne pourront  pas voir, perdues pour toujours (…). À cause de nous, des milliers d’espèces ne rendront plus gloire à Dieu par leurs existences et ne pourront plus nous communiquer leur propre message. Nous n’en avons pas le droit (§ 33). »

4- Les pauvres : loin des yeux, loin du cœur

Derrière les statistiques mondiales sur la pauvreté, le chômage, les migrations, il y a des personnes concrètes.

« Souvent on n’a pas une conscience claire des problèmes qui affectent parti­culièrement les exclus. Ils sont la majeure partie de la planète, des milliers de millions de personnes. Aujourd’hui, ils sont présents dans les débats politiques et économiques internationaux, mais il semble  souvent que leurs problèmes se posent (…) de manière marginale.

De fait, au moment de l’action concrète, ils sont relégués fréquemment à la dernière place. Cela est  dû en partie au fait que beaucoup  de professionnels, de leaders d’opinion, de moyens de communication et de centres de pouvoir sont situés loin d’eux (…) (§ 49).
Ne pensons pas seulement aux pauvres de l’avenir, souvenons-nous déjà des pauvres d’aujourd’hui, qui ont peu d’années de vie sur cette Terre et qui ne peu-vent pas continuer d’attendre (§ 162).  »

5- Un appel à la cohérence

Défendre les espèces menacées, oui ! Mais sans oublier l’embryon humain.

« L’incohérence est évidente de la part de celui qui lutte contre le trafic d’animaux en voie d’extinction mais qui reste complètement indifférent face à la traite des personnes, se désintéresse des pauvres, ou s’emploie à détruire un autre être humain qui lui déplaît. Ceci met en péril le sens de la lutte pour l’environnement. (§ 93)

Quand on ne reconnaît pas, dans la réalité même, la valeur d’un pauvre, d’un embryon humain, d’une personne vivant une situation de handicap – pour prendre seulement quelques exemples – on écoutera difficilement les cris de la nature elle-même. Tout est lié.  » (§ 117)

6- L’école des petits gestes

Des petits gestes ne sauvent pas la planète. Mais ils changent notre attention aux autres.

« Si une personne a l’habitude de se couvrir un peu au lieu d’allumer le chauffage, alors que sa situation économique lui permettrait de consommer et de dépenser plus, cela suppose qu’elle a intégré des convictions et des sentiments favorables à la préservation de l’environnement. Accomplir le devoir de sauvegarder la création par de petites actions quotidiennes est très noble, et il est merveilleux que l’éducation soit capable de les susciter jusqu’à en faire un style de vie.  » (§ 211)

7- Et si on ralentissait ?

La croissance n’a pas de sens si elle bafoue la justice sociale.

« Personne ne prétend vouloir retourner à l’époque des cavernes, cependant il est indispensable de ralentir la marche pour regarder la réalité d’une autre manière, recueillir les avancées positives et durables, et en même temps récupérer les valeurs et les grandes finalités qui ont été détruites par une frénésie mégalomane (§ 114).
Nous savons que le comportement de ceux qui consomment et détruisent toujours davantage n’est pas soutenable, tandis que d’autres ne peuvent pas vivre conformément à leur dignité humaine. C’est pourquoi l’heure est venue d’accepter une certaine décroissance dans quelques parties du monde, mettant à disposition des ressources pour une saine croissance en d’autres parties (§ 193). »

8- La beauté sauvera le monde

La contemplation du monde est un chemin de vie spirituelle.

« L’Univers se déploie en Dieu, qui le remplit tout entier. Il y a donc une mystique dans une feuille, dans un chemin, dans la rosée, dans le visage du pauvre. L’idéal n’est pas seulement de  passer de l’extérieur à l’intérieur pour découvrir l’action de Dieu dans l’âme, mais aussi d’arriver  à le trouver en toute chose (§ 233).  »

9- Assoupis… ou responsables ?

Favoriser une gouvernance mondiale des enjeux écologiques est urgent. Religieux, scientifiques et écologistes ont aussi à entrer en dialogue.

« Une écologie superficielle ou apparente se développe, qui consolide un certain assoupissement et une joyeuse irresponsabilité. Comme cela arrive ordinairement aux époques de crises profondes qui requièrent des décisions courageuses, nous sommes tentés de penser que ce qui est  en train de se passer n’est pas certain (§ 59).
Le XXIe siècle (…) est le théâtre d’un affaiblissement  du pouvoir des États nationaux, surtout parce que la dimension économique et financière, de caractère transnational, tend à prédominer sur la politique. Dans ce contexte, [les] institutions internationales (…) doivent être plus fortes et efficacement organisées, et dotées de pouvoir pour sanctionner (§ 175).
La majorité des habitants de la planète se déclare croyante, et cela devrait inciter les religions à entrer dans un dialogue en vue de la sauvegarde de la nature, de la défense des pauvres, de la construction de réseaux de respect et de fraternité. Un dialogue entre les sciences elles-mêmes est aussi nécessaire parce que chacune a l’habitude de s’enfermer dans les limites de son propre langage (…).
Un dialogue ouvert et respectueux devient aussi nécessaire entre les différents mouvements écologistes, où les luttes idéologiques ne manquent pas. La gravité de la crise écologique exige que tous nous pensions au bien commun et avancions sur un chemin de dialogue qui demande patience, ascèse et générosité, nous souvenant toujours que « la réalité est supérieure à l’idée » (§ 201). »

Prières du Pape dans Laudato Si' en 2015
et pour l’anniversaire des 5 ans : 24 mai 2020
ICI


 

♦  Dimanche 19 juillet, 5e séance : des ressources pour imaginer l'avenir

Décider de vivre en chrétien, c'est essayer de suivre les enseignements du Christ, pour nous et vis à vis des autres. Mais comment devons-nous nous comporter avec la création ?

Depuis les premiers temps de l’Église, les moniales et les moines vivent unis au Christ, en harmonie avec la nature. Frère Rémi-Michel Marin-Lamellet nous montre comment ces priants peuvent continuer à nous inspirer aujourd'hui.

Les problèmes environnementaux sont nombreux et sont une préoccupation pour chacun de nous.
Pourtant, dans le passé, le monde a déjà connu des crises écologiques et les premiers théologiens chrétiens sont restés confiants dans l'avenir, en se reposant sur l'amour de Dieu pour sa création. Frère Daniel-Martin João Livongue nous explique la vision du monde des Pères de l’Église, qui nous aide à fonder notre espérance en Dieu.

Thème (vidéo 1) + test + approfondissement (vidéo 2) avec textes écrits

♦  Dimanche 12 juillet, 4e séance : vers une morale écologique

L'attention à l'environnement est d'abord une question pratique. Alors, que faire sur le terrain ? L’Église peut nous éclairer dans nos choix concrets. C'est ce qu'a fait le pape François avec l'Encyclique Laudato si. Sans proposer un prêt-à-penser aux allures de solution miracle, il éveille en nous une attention à l'essentiel.

En effet, «l'écologie intégrale» nous incite à soigner les relations que nous avons avec tout ce qui nous entoure. Frère Benoît Ente nous aide à convertir notre rapport au monde et à nous-même, en profondeur.

Notre relation à l'environnement est essentielle. Quand nous l'abîmons, nous altérons notre relation à Dieu. Frère Marc Bellion nous propose de penser, dans notre examen de conscience, à notre péché contre l'environnement. Il nous invite à demander pardon au Seigneur pour le mal que nous causons à sa création.

Thème (vidéo 1) + test + approfondissement (vidéo 2) avec textes écrits

♦  Dimanche 5 juillet, 3e séance : l’Église et l'environnement

Nous sommes tous concernés par l'écologie. Le pape François a fait de l’Église un vrai acteur de sensibilisation à ces questions. Pourtant cela ne semble pas toujours avoir été le cas. Les catholiques, comme beaucoup, ont longtemps placé ailleurs leurs priorités.

Dans cette vidéo, Thérèse Hugerot, spécialiste en sciences de l'environnement, nous dresse un panorama des grands engagements de l’Église pour la Terre. Vous découvrirez, peut-être avec surprise, des prises de parole prophétiques.

« Remplissez la terre et dominez-la », dit Dieu à Adam et Eve, au début de la Genèse. Cette volonté de domination sur la nature n'est-elle pas la cause profonde de la crise écologique ? C'est l'hypothèse que faisait Lynn White, un historien des années 1970. Forte de cet argument, Thérèse débat avec frère Benoît Ente : les chrétiens peuvent-ils vraiment vivre en communion avec la nature ?

Thème (vidéo 1) + test + approfondissement (vidéo 2) avec textes écrits

♦  Dimanche 28 juin, 2e séance : la diversité de la vie dans le dessein de Dieu

La semaine dernière, nous avons vu que Dieu s'implique dans sa création. Le Christ s'est incarné pour le salut des humains, mais qu'en est-il du monde végétal et animal ?

Parlons par exemple de la biodiversité. Elle semble être une préoccupation scientifique plus que théologique : en effet, personne ne prend plus la Bible pour un livre sur la nature. Mais comme l'écrit le pape François : "la science et la religion, qui proposent des approches différentes de la réalité, peuvent entrer dans un dialogue intense et fécond pour toutes deux."

Écoutez donc frère Marc Bellion de Nancy, biologiste et théologien. Il nous aide à voir les richesses spirituelles qu'apporte la diversité de la création.

Le frère Marc Bellion est dominicain de la Province de France. Après un doctorat en biologie obtenu à l'université de Nancy, il est entré dans l'Ordre dominicain et réside au couvent Sainte-Marie-du-Chêne à Nancy. Il prépare un doctorat en théologie à l'université de Metz. Il est membre du Groupe Albert-le-Grand qui rassemble des dominicain(e)s réfléchissant sur des questions scientifiques

Mon chat va-t-il ressusciter ? Cette question peut paraître puérile, et pourtant... Souvent, dans la Bible, le salut des animaux est lié au salut des hommes.

À partir de l'Arche de Noé, frère Bernard-Didier Ntamak du Cameroun nous montre comment l'alliance que Dieu fait avec les humain englobe toute la création.

Frère Didier est actuellement au couvent de l'Annonciation, à Paris. Il est bibliste et a une expérience riche en pastorale des jeunes : il a été l'aumônier de l'université de Douala (Cameroun).

Thème (vidéo 1) + test + approfondissement (vidéo 2 avec texte écrit)

♦  Dimanche 21 juin, 1ère séance : le regard que Dieu porte sur la terre

Après la pandémie, nous aimerions construire un monde plus harmonieux avec notre environnement : comment pouvons-nous nous laisser guider par Jésus ?

Quand nous avons des choix à faire, la Bible est là pour nous inspirer ; le Christ reste toujours notre exemple. Dans cette première vidéo, le frère Benoît Ente explore pour nous la relation que Jésus cultive avec la nature. Vous allez être surpris de redécouvrir combien le Christ est à l'écoute des êtres vivants et du cosmos !

Et Dieu dans tout ça ? Les catastrophes naturelles toujours plus nombreuses pourraient nous faire croire que Dieu a abandonné sa création et qu'elle est donc sans importance. Il n'en est rien. Frère Christian Eeckhout nous fait prendre de la hauteur. Pour nous, il pointe du doigt les preuves d'amour et d'engagement de Dieu à l'égard de sa création.

Depuis la Genèse jusqu'à la Pentecôte, il nous fait redécouvrir le mystère de la Trinité. La création, l'Incarnation et le don de l'Esprit Saint nous révèlent combien Dieu s'implique pour nous.

Thème (vidéo 1) + test + approfondissement (vidéo 2 avec texte écrit)

♦ Présentation

La pandémie que nous vivons nous a bousculés dans notre quotidien. Mais elle nous a aussi permis de nous interroger : Comment voulons-nous habiter notre planète ? Quelles relations allons-nous inventer entre nous et avec la création ? Cinq ans après l'encyclique Laudato Si, les questions soulevées sont toujours pressantes.

Pour cette série, ThéoDom a rassemblé une équipe de théologiens en herbe, bien enracinés dans la foi : les frères Benoît Ente, Marc Bellion et Christian Eeckhout, que les habitués des séries ThéoDom reconnaîtront. Thérèse Hugerot, une jeune doctorante qui intervient dans les sessions d'été ThéoDom, frère Bernard Didier Ntamak Songue du couvent de l'Annonciation à Paris et deux frères étudiants.

L'encyclique du Pape François était en avance sur son temps. Ces dix vidéos vous aideront à mieux comprendre les enjeux d'une écologie intégrale qui s'appuie sur la Parole de Dieu.

Vidéo de Présentation :

À partir du dimanche 21 juin, et pendant 5 semaines, ThéoDom vous aide à cultiver une écologie chrétienne :

1ère séance : le regard que Dieu porte sur la terre
•Jésus était-il un écolo ?
•Dieu a-t-il abandonné sa création ?

2e séance : la diversité de la vie dans le dessein de Dieu
•Dieu et la biodiversité...
•Le salut des animaux...

3e séance : que dit l’Église de l'environnement ?
•L’Église et la terre
•Les chrétiens sont-ils responsables de la crise écologique ?

4e séance : vers une morale écologique ?
•L'écologie intégrale !
•Peut-on pécher contre la nature ?

5e séance : des ressources pour imaginer l'avenir.
•La vie monastique, un modèle de vie durable ?
•Quelle espérance chrétienne face à la crise ?

Bon été avec ThéoDom !

 


 

En novembre 2019, l’Assemblée plénière des évêques de France revêtait un caractère inédit en plongeant dans une réflexion large sur l’écologie intégrale. Malgré l’épisode de confinement vécu ces derniers mois, l’élan donné lors de cette assemblée réunissant plus de 200 personnes en plus des évêques sera poursuivi au moins pour les 2 ans à venir. Le magazine en ligne toutestlie.catholique.fr se veut aussi être un outil d’accompagnement de cet élan en participant à la réflexion, en dialoguant avec le monde, en mettant en lumière des actions.

La Conférence des évêques de France constitue un observatoire unique de l’Église en France. A travers les quatre grandes rubriques (constater, enraciner, comprendre et agir) qui structurent ce magazine à l’image des quatre propositions de Laudato Si, le magazine sera le reflet de cette vision large de l’Église.

Questionnements, débats, initiatives, actions engagées durablement, expérimentations, le webzine toutestlie.catholique.fr rendra compte de ce qui se vit à différents niveaux de l’Église et dans la société.Par son approche éditoriale, ce webzine permettra de faire les liens entre diverses réalités et actions en et hors Église. Ce magazine en ligne, à l’instar de la première démarche à laquelle nous sommes tous invités en matière d’écologie sera aussi un outil de contemplation.

S’enrichissant en permanence, toutestlie.catholique.fr invitera à porter un regard joyeux sur le monde ; un regard d’espérance. Enfin, parmi les multiples dimensions et réalités que recouvre l’écologie intégrale, le magazine sera aussi une invitation à l’action de grâce, à la prière, à l’intercession.

L’écologie intégrale est un chemin pour « faire Église » : ce magazine en sera le reflet

Présentation du webzine "Tout est lié"

Il y a cinq ans, le pape François dans l'encyclique Laudato Si' invitait à lier urgence de la transition écologique et urgence de la prise de conscience des inégalités sociales : écologie environnementale et sociale sont liées, "tout est lié". L'Église catholique y apporte l’Évangile de la Création.

Cinq après la sortie du texte, un virus minuscule vient bouleverser le monde et son économie et nous montre à quel point prendre soin de la biodiversité, des moyens économiques, sanitaires et commerciaux est essentiel. La santé publique est devenue un bien commun sur le théâtre de cette crise mondiale qui nous fait découvrir notre fragilité, Nous qui nous croyons à l'abri derrière la science et la technologie, nous redécouvrons que la santé publique est un bien commun, que la solidarité est venue soutenir.

Comment passe-t-on du Covid-19 à l'écologie intégrale ? Quelles sont les propositions hors et dans l'Église pour vivre la conversion écologique ? L'Évangile est en jeu dans ce mouvement.

Retrouvez cette vidéo et d'autres éclairages sur le rapport de l'Église à l'écologie intégrale, dans le 1er numéro du webzine toutestlie.catholique.fr

 

L’Église en déconfinement, Sans langue de buis, avec KTO

03/06/2020 :
Le président de la Conférence des évêques de France, Mgr Eric de Moulins-Beaufort, est l’invité de l’émission Sans langue de Buis, en direct ce mercredi 3 juin à 20h40. Alors que le déconfinement s’opère en France, que révèle cette crise sanitaire ?

Discours de clôture par Mgr de Moulins-Beaufort, président de la CEF

de l'assemblée plénière des évêques de France

Texte complet du discours

Prière au Sacré-Cœur du Conseil des évêques de France,
Prière reprise à la fin du discours de clôture

"Seigneur Jésus, notre lumière, notre force, notre paix, notre joie, après ces mois d’épreuve sanitaire, en communion avec tous nos frères et sœurs dans la foi, nous nous confions à toi. Nous te confions ceux qui sont morts et ceux qu’ils laissent dans le chagrin. Nous venons aussi te rendre grâce et te confier notre pays.

Sois béni d’avoir été à nos côtés alors que nous traversions l’épreuve de la pandémie, comme tu nous as protégés en bien d’autres circonstances de notre histoire.

Sois béni pour la prière que ton Esprit a maintenue vivante alors que ceux qui croient en toi ne pouvaient se rassembler pour te célébrer.

Sois béni pour les multiples gestes fraternels à l’égard des plus démunis et pour le dévouement des soignants et de tous ceux qui, dans la discrétion, ont permis notre vie quotidienne.

Sois béni pour l’accompagnement des malades et le soutien aux familles éprouvées. Sois béni pour l’engagement de ceux qui doivent veiller sur toutes les composantes de notre communauté nationale.

Nous t’en prions, accorde maintenant à tous la grâce du discernement et de la détermination pour mettre en œuvre les conversions nécessaires et faire face aux difficultés économiques, aux défis et aux opportunités de la période à venir.

À chacun des membres de ton Église, accorde d’être attentif à tous et d’annoncer ton Évangile.

Seigneur Jésus, remplis-nous de l’amour qui jaillit de ton Cœur transpercé, libère-nous de toute peur, fais de nous des témoins de l’espérance dont tu nous rends capables, jusqu’au jour où tu nous accueilleras dans la Cité céleste. AMEN".


 

Le CERAS :

Le Centre de recherche et d’action sociales (Ceras) est une association fondée par la compagnie de Jésus il y a plus d’un siècle. Jésuites et laïcs y travaillent ensemble au service de trois missions : accompagner les associations engagées dans le champ social, mettre en débat les questions qu’elles portent notamment à travers la revue Projet, les former dans ses champs de compétences.
Le Ceras édite la Revue Projet, et anime le site Doctrine Sociale Catholique en partenariat avec la Conférence des évêques.
Par ailleurs, il accompagne les associations du champ social à travers des formations sur ses thèmes de recherche : travail, écologie, migrations, doctrine sociale de l’Église… Consultez notre brochure.
Dans le cadre de ces missions, le Ceras coordonne un colloque international sur le thème « Quel travail pour une transition écologique solidaire ? ».

Face aux crises ouvrir un chemin de Conversion

Extraits :

... La crise sanitaire pourrait-elle être le kairos, « le moment favorable », qui nous conduira à changer réellement ? Le pape François nous y invite, espérant « que cette période de danger nous fera abandonner le pilotage automatique, secouera nos consciences endormies et permettra une conversion humaniste et écologique pour mettre fin à l’idolâtrie de l’argent et pour placer la dignité et la vie au centre de l’existence » (François, Lettre aux Mouvements populaires, 12 avril 2020).

Au cœur de nos confinements comme au sortir de ces quarantaines, comment répondrons-nous à cet appel à la conversion ?

N’abandonnons pas l’écologie intégrale, n’abandonnons pas un style de vie prophétique, n’abandonnons pas le désir d'une conversion communautaire radicale. L'Église que nous sommes est attendue sur ce terrain.

Le déconfinement qui s'annonce nous offre l'occasion de devenir cette « Église en sortie » que le pape François appelle de ses vœux. Et nous serons peut-être les premiers surpris de découvrir que la richesse de l’expérience communautaire vécue dans la célébration eucharistique se vit aussi dans les actions et les combats au service de nos frères et sœurs, ceux d’aujourd’hui et ceux de demain.
Le chemin de la conversion n’est pas un chemin de solitude. Nous nous y engageons, ensemble, avec d’autres, au service du « monde d’après ». Ce monde n'est pas un rêve, mais une tâche qui commence maintenant, dans l'espérance de la « terre nouvelle » que nous attendons comme un don, mais où nous retrouverons, transfigurés, tous les fruits de notre labeur au service de la dignité de tous et de la communion fraternelle (Gaudium et Spes, GS 39).

Beaucoup de chrétiens ont déjà fait preuve d’une grande envie de s’engager depuis le début du confinement. Beaucoup ont déjà mis leurs vies au service de cette « détermination ferme et persévérante de travailler pour le bien commun ; c’est-à-dire pour le bien de tous et de chacun parce que, tous, nous sommes vraiment responsables de tous. » (Sollicitudo rei socialis, SRS 38). Tous, car cette crise n’est pas qu’un défi réservé aux chrétiens mais concerne l’ensemble de la famille humaine. Il est temps de transformer l’essai, collectivement...

Dossier complet


 

De nouveaux témoignages du camp (personnes du camp et réalisateurs du projet) en fin de page

[Levée de fonds pour le projet de Maurice Joyeux]

Père Maurice Joyeux est en ce moment, et depuis le début de la crise sanitaire, sur le camp de Moria. Situé sur l'île de Lesbos (Grèce), Moria est le plus grand « HOTSPOT » européen où survivent plus de 18 000 réfugiés. Durant la crise sanitaire, les réfugiés se sont retrouvés confinés en enfer, abandonnés de tous. Sa dernière action avant de quitter le camp est de réaliser un film-documentaire. Soutenons-le !

Merci à ceux qui ont déjà donné ! Grâce à vous, en 48h, nous avons atteint 37 % de notre objectif !
Pour atteindre 100% dans 28 jours continuons à partager le lien de la plateforme autour de nous !

Toutes les infos du projet sont ici :

https://fr.ulule.com/camp-de-moria-documentaire/

Présentation :qu'est-ce qu'un HOTSPOT ?

Projet :

Faire circuler l’espérance grâce à un film-documentaire c’est le projet de Maurice Joyeux, jésuite membre de la « Task Force Mission et Identité » de JRS International (Service Jésuite des Réfugiés), de Mortaza Behboudi, journaliste afghan réfugié depuis 5 ans en France et de Laurence Monroe réalisatrice qui vient de les rejoindre sur place. Maurice et Mortaza sont arrivés sur le camp au début de la crise du coronavirus afin de donner la parole aux hommes, aux femmes et aux enfants de Moria.

Un film-documentaire de 52 min pour vivre avec les réfugiés, pour entendre leur histoire, pour être témoin de leur fraternité, leur créativité et aussi pour voir ce qui se vit de grave mais de grand.

En signe d'espérance : les enfants de Moria font voler des cerfs-volants afghans, écoutons-les !

 

A quoi va servir le financement ?

Pour et avec les personnes réfugiées sur cette terre d'Europe : aidez-nous à faire ce film !
Ce film, nous vous proposons d'en devenir coproducteurs et diffuseurs !
Pour cela :

  • Participez à la levée de fonds Ulule
  • Relayez nos appels dans vos réseaux

Le projet s’étend sur 3 semaines :

  • L’équipe du film s'est réunie mercredi 17 juin 2020 à Moria pour commencer le tournage
  • Cette lévée de fond a été lancée le dimanche 21 juin à 12h

Informations pratiques :

  • La participation est libre
  • Nous ne sommes pas une association loi 1901, aucun reçu fiscal ne pourra être délivré
  • Une adresse postale vous sera demandée lors de votre don pour l'envoi de l’album du tournage, du DVD du film ou d'une invitation à l'avant-première
  • Nous visons une levée de fonds égale ou supérieure à 8 000€, tout excédant sera versée à l'association TOLOU, fondée avec l'aide de Maurice Joyeux, qui œuvre pour l'éducation des enfants du camp de Moria
  • N'hesitez pas à poser vos questions ci-dessous, à me contacter sur la plateforme ou en dernier recours à me contacter au 07 81 46 84 09

Maurice Joyeux est en ce moment, et depuis le début de la crise sanitaire, sur le camp de Moria à Lesbos. Sa dernière action avant de quitter le camp est de réaliser un film.
Il va quitter Lesbos mais ce film va nous permettre de rester en lien avec les réfugiés et de leur donner de la voix.

Quelques mots de Maurice Joyeux sj :

« Cette Grèce, où j’achève 10 années passionnantes et rudes, 
Cette Grèce, berceau de la civilisation européenne, est devenue le théâtre d’une tragédie.
A tous les morts en mer, s’ajoutent les milliers familles endeuillées qui fuyaient la guerre et la corruption.
Elles attendaient de l’Europe une sécurité. Elles sont retenues enfermées dans des camps de la honte, indignes et coûteux. 
Elles qui méritent respect, attention, accueil intelligent, Ici dans le camp de Moria à Lesbos, elles sont entassées en enfer.
J’ai choisi de collaborer à ce film comme une voix, pour ces 'sans voix ni voie'. Pour que leur dignité, leur courage et audacieuse liberté réveillent notre humanité et nourrissent aussi notre espérance.
Beaucoup d’entre vous nous avez déjà soutenus avec l’aide alimentaire, l’accès à l’éducation pour les enfants. Désormais aidez-nous à leur donner une voix. 
Merci de nous aider à réaliser et à faire circuler ce film qui témoigne pour eux et plaide pour leur libération. »

MORIA : Visite dans la maison d'une famille de réfugiés

Dans la jungle de Lesbos, voici une « maison » en toile plastique, les étagères sont fabriquées avec des sacs en plastique, pas d'eau courante, eau uniquement en bouteilles plastiques.
Une famille de 7 personnes y survit depuis des mois sans eau courante, évacuation des eaux usées.

Gros plan sur Mortaza Behboudi, co-réalisateur du documentaire

Mortaza Behboudi, journaliste afghan réfugié depuis 5 ans en France et coréalisateur du documentaire, est le seul reporter présent sur le camp de Moria depuis le début de la crise sanitaire.
Il répond sans cesse a des demandes d’interviews de bien des médias, tout en filmant et en étant interprète bénévole à la clinique du camp où il a travaillé 8h par jour.
C’est lui qui a introduit Maurice auprès de bien des réfugiés dans le camp.
La violence du camp, il en est vraiment témoin. Il a été menacé d’arrestation par un député grec d’extrême droite parce qu’il fait son travail de journaliste : informer les médias de ce qui se passe à Moria.
Il a dû avertir Reporter Sans Frontière de ces menaces.
C’est un homme libre, courageux, très généreux. Il n’a que 26 ans.
Réfugié lui-même, Mortaza a mis au point un dispositif ultra discret pour pouvoir filmer dans la jungle malgré les peurs et les interdits.
Quelques mots de Mortaza Behboudi :
« Ma famille a quitté l’Afghanistan à cause de la guerre quand j’avais seulement 2 ans et nous avons vécu en Iran en tant que refugiés. La vie là-bas est dure. Mon père – poète de carrière – a dû travailler dans la construction pour pouvoir boucler les fins de mois et j’ai moi-même commencé à travailler quand j’avais 9 ans. Néanmoins, j’étais déterminé à faire des études universitaires, donc quand j’ai eu 17 ans, je suis retourné à Kaboul et je me suis inscrit en Sciences politiques.
Pendant mes études, je me suis intéressé à la photographie et j’ai commencé à travailler en tant que photojournaliste dans un magazine hebdomadaire, élargissant rapidement mon activité à d’autres types de média. La guerre commencée par les Talibans est une grande source de violence, et à partir de 2015, les Talibans et l’Etat Islamique ont créé des ‘trous noirs’ d’information dans tout le pays. Il est alors devenu évident que je devais partir.
Je suis arrivé à Paris en 2015 sans rien et seul, et j’ai dormi dans les rues pendant deux semaines. J’ai ensuite pu rester à la Maison des Journalistes. Dès mon arrivée, j’ai réussi à assurer mon statut de réfugié et maintenant je suis inscrit à un Master à la Sorbonne. Mais surtout, je continue à travailler comme journaliste, en rapportant les problèmes des réfugiés, mais également en mettant l’accent sur des thèmes culturels, sportifs et politiques. C’est impossible pour les gens de comprendre ce qui se passe vraiment dans des pays comme la Syrie, l’Iraq et l’Afghanistan sans des voix et des journalistes locaux. Je suis fier d’être afghan et je continuerai à me battre pour que ces histoires soient écoutées. »

Les deux réalisateurs racontent leur nuit dans le camp

Interview de Grâce pour le documentaire

A 15 ans, Grâce a du fuir son pays avec sa mère et sa petite sœur car son père est un assassin...
A Lesbos, les Africaines du camps se coiffent et se maquillent pour dépasser la détresse...