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PAROISSE SAINTE FAMILLE de PAU

 

♦ Dimanche 20 décembre : 4e dimanche de l'Avent

Virgo Dei Genitrix : Chantons avec les Dominicains

Les frères dominicains interprètent cette antique hymne en grégorien : « Vierge-Marie, Celui que l’univers ne saurait contenir s’est logé en ton sein pour se faire homme. »

Le Messie sera fils de Marie

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (Lc 1, 26-38)

En ce temps-là, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth, à une jeune fille vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph ; et le nom de la jeune fille était Marie. L’ange entra chez elle et dit : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. » À cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation.
L’ange lui dit alors : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ; il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n’aura pas de fin. »
Marie dit à l’ange : « Comment cela va-t-il se faire, puisque je ne connais pas d’homme ? »
L’ange lui répondit : « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c’est pourquoi celui qui va naître sera saint, il sera appelé Fils de Dieu. Or voici que, dans sa vieillesse, Élisabeth, ta parente, a conçu, elle aussi, un fils et en est à son sixième mois, alors qu’on l’appelait la femme stérile. Car rien n’est impossible à Dieu. »
Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole. » Alors l’ange la quitta

Méditation :

Le « oui de Marie »

Frère Pascal Marin, Couvent de la Tourette à Eveux
« Marie dit alors : "Voici la servante du Seigneur ;
que tout m’advienne selon ta parole." »
(Lc 1, 38))

Marie aura un jour sa place parmi les disciples de Jésus. Ainsi, les Actes des Apôtres la présentent assidue à la prière avec les apôtres et quelques femmes, petite communauté, cellule souche de l’Église à venir. Mais le récit de l’Annonciation nous apprend quelle place a Marie dans l’assemblée des disciples de Jésus-Christ. Elle est la toute première. Car dès avant Sa naissance, avant même Sa conception, elle aura foi en Lui.

Première disciple, elle montre aussi ce qu’est la foi. La foi ne consiste pas d’abord en mots. Ou alors, en fait de mots, il s’agit d’un seul mot. La foi est un « oui », celui qui résonne dans le « que tout m’advienne selon ta parole ». La foi est un « oui » à la vie reçue de Dieu, envers et contre tout, en dépit de tout ce qui pourrait nous inciter à dire « non ». La foi s’engage à avancer là où on ne sait pas aller, là où cela semble impossible de passer. Là où il semble évident qu’on ne pourra pas y arriver tout seul, sans qu’une route s’ouvre devant nous, sans qu’un sol porte nos pas, sans qu’un Esprit de force nous soutienne et nous oriente.

Une jeune fille qui ne connaît pas d’homme ne peut pas enfanter. Il est impossible à une vieille femme de mettre au monde. Cela m’est impossible de continuer à vivre dans cette situation qui me parait bloquée, d’y trouver une issue. C’est pour moi impossible de vivre cet échec, cette situation de solitude, ces épreuves du deuil, de la santé, de l’âge. C’est impossible encore qu’il me faille mourir un jour et vivre aujourd’hui en marchant vers la mort. Alors, avec ta grâce et par la prière de Marie, oui, Seigneur, j’y vais. Oui, je viens vers Toi !

Extrait de Marche dans la Bible (2016-2017)

Tous les textes + chant (Voici la lumière de Dieu) + page enfant (Théobule)

Voici la demeure de Dieu parmi les hommes,
Marie, terre admirable, terre de la promesse,
Mère de l´Emmanuel.

L´ange du Seigneur fut envoyé à Marie, et la Vierge fut éblouie par la lumière.
Écoute, Marie, Vierge du Christ : tu concevras et tu enfanteras un fils,
Tu es le paradis nouveau et la terre promise, en toi le soleil a établi sa demeure.

Le Seigneur t’a regardée dans son amour, reçois la parole que par l’ange il t’envoie ;
Il vient vers nous, le Dieu véritable, il revêt dans ton sein la chair du premier Adam,
Engendré par le Père et né dans le temps, Dieu et homme,
lumière et vie, le créateur du monde.

Voici la mère de mon Sauveur qui vient à moi, Bienheureuse es-tu, toi qui as cru,
Et béni le fruit de tes entrailles, ce qui est engendré en toi vient de l’Esprit-Saint
Dès que ta salutation a retenti à mes oreilles, l’enfant a tressailli d’allégresse en mon sein.

Réjouissez-vous avec moi, bien-aimés du Seigneur ;
Mon cœur est devenu le temple de Dieu,
Il s’est penché sur son humble servante, il a fait de mon sein la porte du ciel,
En moi il a pris chair, le Fils unique du Père, Jésus, le plus beau des enfants des hommes.

Gloire au Père qui a choisi Marie, pour être la mère de son fils bien-aimé,
Gloire au Fils venu vers nous dans sa grande pitié ;
Il nous a visités dans la faiblesse de la chair,
Et nous chantons l’Esprit, vivifiant et saint, qui a inondé Marie de sa lumière.

Interprété par Choeur dans la ville
Auteur : J.-P. Revel et D. Bourgeois, A. Gouzes

Pour les enfants

L'Annonciation
Suivons Marie qui a dit oui à l'ange pour être la maman de Jésus.

Coloriage + vidéo + jeux... :
https://www.theobule.org/video/l-annonciation/499

♦ Dimanche 13 décembre : 3e dimanche de l'Avent

Il est au milieu de nous

Avant tous les siècles : Chantons avec les dominicains !
Un petit chœur de frères dominicains interprète pour Dimanche dans la ville cette antienne composée par le frère André Gouzes : il s’agit de la sagesse, figure de l’Ancien Testament que la Tradition prête tour à tour au Christ lui-même ou à la Vierge-Marie. Les versets du psaume 44 soulignent comment la Tradition interprète l’élection de la Vierge-Marie par Dieu.

(vidéo)

Il se tient au milieu de nous

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (Jn 1, 6-8. 19-28)

Il y eut un homme envoyé par Dieu ; son nom était Jean. Il est venu comme témoin, pour rendre témoignage à la Lumière, afin que tous croient par lui. Cet homme n’était pas la Lumière, mais il était là pour rendre témoignage à la Lumière.
Voici le témoignage de Jean, quand les Juifs lui envoyèrent de Jérusalem des prêtres et des lévites pour lui demander : « Qui es-tu ? » Il ne refusa pas de répondre, il déclara ouvertement : « Je ne suis pas le Christ. » Ils lui demandèrent : « Alors qu’en est-il ? Es-tu le prophète Élie ? » Il répondit : « Je ne le suis pas. – Es-tu le Prophète annoncé ? » Il répondit : « Non. » Alors ils lui dirent : « Qui es-tu ? Il faut que nous donnions une réponse à ceux qui nous ont envoyés. Que dis-tu sur toi-même ? » Il répondit : « Je suis la voix de celui qui crie dans le désert : Redressez le chemin du Seigneur, comme a dit le prophète Isaïe. » Or, ils avaient été envoyés de la part des pharisiens. Ils lui posèrent encore cette question : « Pourquoi donc baptises-tu, si tu n’es ni le Christ, ni Élie, ni le Prophète ? » Jean leur répondit : « Moi, je baptise dans l’eau. Mais au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas ; c’est lui qui vient derrière moi, et je ne suis pas digne de délier la courroie de sa sandale. »

Cela s’est passé à Béthanie, de l’autre côté du Jourdain, à l’endroit où Jean baptisait.

Méditation :

Ce que nous ne percevons pas (encore)

Sœur Marie Monnet, Communauté de Bruxelles
« Jean leur répondit : "Moi, je baptise dans l’eau.
Mais au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas ;
c’est lui qui vient derrière moi,
et je ne suis pas digne de délier la courroie de sa sandale." »
(Jn 1, 26-26)

Pourquoi le message de Lourdes parvient-il par la jeune Bernadette et non par une religieuse diplômée en théologie ou mieux encore, par un évêque ?
Les prêtres et les anciens du peuple sont adaptés à une certaine logique. Ils sont déroutés par ce que représente Jean le Baptiste et le seront davantage encore par Jésus. Nous aussi, nous aimons la voie hiérarchique : diplômes, autorisations, certifications, labels… C’est la logique administrative qui cautionne et sécurise.
Les saints, eux, contrairement aux modèles figés que l’on nous présente parfois, sont des créatifs. Ils sont des pionniers, des premiers de cordée, ils ouvrent des voies. Ils obéissent à une autre logique, celle de Jean-Baptiste et de Jésus. Ils sont habités de l’Esprit et se laissent guider, avec une infinie liberté, une infime sûreté, sans évidence ni point d’appui. Là est leur « héroïsme ».
Jésus fait partie de ces gens-là. Il ne se cache pas derrière un titre, un diplôme, une référence, une marque, un maître à penser. Il n’assène pas sa propre vérité, Il la laisse percevoir, sans l’imposer. C’est une adhésion du cœur, de l’esprit, non une contrainte. De ce fait, nous ne sommes pas des robots, des gens dressés. Ce qui est extraordinaire, ce qui devrait nous étonner, c’est que nous pouvons douter. Nous pouvons douter de l’autorité de Jésus. Lui-même le permet. Lui-même le désire. Lui-même le suscite.
Cette manière de se dire doit nous éveiller à ce que nous ne percevons pas. « Il y a parmi vous quelqu’un que vous ne connaissez pas ». Parmi nous, il y a peut-être beaucoup plus que ce que nous voyons et percevons. Il y a peut-être quelque chose, quelqu’un qui ne s’impose pas.
La véritable autorité émane des êtres qui font tout ce qu’ils peuvent, ni plus ni moins. Le Messie agit et c’est ensuite qu’Il est reconnu. Même si dans nos vies, nous peinons à L’y percevoir, osons le Lui demander. « Si Tu es là, dis-le-moi, j’aimerais Te rencontrer ».

Extrait de Marche dans la Bible (2016-2017)         

Tous les textes + chant (Viens, sois ma lumière) + page enfant (Théobule)

Viens, sois ma lumière, mon feu d’amour, porte-moi dans les cœurs des pauvres.
Chez les malades, chez les mourants, allume la flamme de mon amour !

Viens, sois ma lumière, mon feu d’amour, porte-moi dans les cœurs des pauvres.
Je les désire et je les aime, d
onne-moi leurs âmes, j’ai soif d’amour !

J’ai l’ardent désir d’allumer la lumière de l’amour dans le cœur de chaque créature de Dieu.
Ta vocation est d’aimer, de t’offrir, de sauver des âmes.
C’est en faisant ce pas que tu réaliseras le désir de mon cœur pour toi !

Je suis prête à accepter tout ce qu’il donne et à donner tout ce qu’il prend
Avec un grand sourire, un grand sourire. Porte-moi dans les cœurs des pauvres.
Chez les malades, chez les mourants, allume la flamme de mon amour !

Je suis la lumière du monde, qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres
Mais aura la lumière de la vie !
Moi je ne suis qu’un petit instrument entre ses mains
Et c’est précisément parce que je ne suis rien qu’il veut se servir de moi…

Interprété par Choeur dans la ville
T : d’après les écrits de Mère Teresa
M : Anne-Sophie Rahm

Pour les enfants

 

Pourquoi Dieu a-t-il voulu être homme ?
Nous nous préparons à la venue de Jésus dans la crèche. Le frère Jean-Baptiste nous explique pourquoi Dieu a voulu en Jésus se faire homme.

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https://www.theobule.org/video/pourquoi-dieu-a-t-il-voulu-etre-un-homme/64

♦ Dimanche 6 décembre : 2e dimanche de l'Avent

Aplanissons la route

Vienne la rosée : Chantons avec les dominicains !
Cette hymne de l’avent, interprétée par des frères dominicains, rappelle l’attente du peuple de Dieu : c’est le prophète Isaïe qui appelait la venue de la rosée divine pour féconder la terre et donner du pain. Cette rosée, c’est le Christ ! Oui, qu’il vienne dans nos vies y déposer la douceur et la grâce !

Jean-Baptiste annonce la venue du Seigneur

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc (Mc 1, 1-8)

Commencement de l’Évangile de Jésus, Christ, Fils de Dieu.
Il est écrit dans Isaïe, le prophète : Voici que j’envoie mon messager en avant de toi, pour ouvrir ton chemin. Voix de celui qui crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers. Alors Jean, celui qui baptisait, parut dans le désert. Il proclamait un baptême de conversion pour le pardon des péchés.
Toute la Judée, tous les habitants de Jérusalem se rendaient auprès de lui, et ils étaient baptisés par lui dans le Jourdain, en reconnaissant publiquement leurs péchés. Jean était vêtu de poil de chameau, avec une ceinture de cuir autour des reins ; il se nourrissait de sauterelles et de miel sauvage. Il proclamait : « Voici venir derrière moi celui qui est plus fort que moi ; je ne suis pas digne de m’abaisser pour défaire la courroie de ses sandales. Moi, je vous ai baptisés avec de l’eau ; lui vous baptisera dans l’Esprit Saint. »

Méditation :

Quel Baptême ?
Frère Jean-Pierre Brice Olivier, Couvent de l'Annonciation à Paris
« Jean proclamait un baptême de conversion pour le pardon des péchés »
(Mc 1, 4)

Le baptême de conversion et de pardon des péchés par l’austère Jean Baptiste se situe avant l’annonce du Royaume par Jésus. Ce texte nous fait passer du baptême d’eau à celui dans l’Esprit Saint. La conversion ne peut se contenter d’un changement de conduite ou d’une métamorphose vertueuse des comportements. Même si cela améliore l’image et facilite sûrement une meilleure place dans le groupe familial ou social, c‘est encore extérieur, comme l’eau du Jourdain qui ne pénètre pas le corps.
Jésus baptise dans l’Esprit Saint, il ne s’agit plus d’un cérémonial mais d’un don considérable : celui d’une Personne de la Trinité à l’intérieur de nous-mêmes qui habite toute notre chair. Il n’est plus question de rite plus ou moins magique ou symbolique, mais bien d’entrer dans l’exigence d’une relation, de personne à personne.

Le baptême n’est plus une empreinte ou un cachet qui me donne un ticket d’entrée dans une église et des droits sur le ciel, mais il est le sceau par excellence de celui qui aime et qui donc connaît Dieu parce qu’il est né de Dieu (1 Jean 4, 7-10). Alors, peu importe : faire partie d’une race ou d’une Église, être pieux ou païen, appartenir à Apollos ou à Pierre, être riche ou pauvre, en prison ou libre, naître samaritaine ou grec, homme ou femme ; peu importent même les comportements et les actes, prostituée ou larron… l’unique distinction, qui authentifie le baptême dans l’Esprit, c’est d’aimer en vérité, comme le Christ, dans un don jusqu’au sang.
Extrait de Signes dans la Bible (2015-2016)       

Tous les textes + chant (Préparez les chemins du Seigneur) + page enfant (Théobule)

Pour les enfants

Jean-Baptiste dans le désert
Jean-Baptiste annonce à tous la venue prochaine de Jésus. Quelle belle nouvelle !

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https://www.theobule.org/video/jean-baptiste-dans-le-desert/502

♦ Dimanche 29 novembre : 1er dimanche de l'Avent

Ouverture de l'année liturgique B

A l'improviste

Nous entrons dans l'Avent !

Justine et Eloi (7 ans) nous invitent à méditer avec « Avent dans la ville » (que vous retrouverez chaque vendredi ICI avec des pistes pour toute la semaine) sur la paix qu’apporte le Christ dans nos vies, sur la grâce qui nous transforme en artisans de paix.

Veillez !

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc (Mc 13, 33-37)

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Prenez garde, restez éveillés : car vous ne savez pas quand ce sera le moment. C’est comme un homme parti en voyage : en quittant sa maison, il a donné tout pouvoir à ses serviteurs, fixé à chacun son travail, et demandé au portier de veiller. Veillez donc, car vous ne savez pas quand vient le maître de la maison, le soir ou à minuit, au chant du coq ou le matin ; s’il arrive à l’improviste, il ne faudrait pas qu’il vous trouve endormis. Ce que je vous dis là, je le dis à tous : Veillez ! ».

Méditation :

Le chemin vers Noël

Frère Pierre-André Mauduit, Maison Sainte Marie Madeleine à Lund (Suède)

« Prenez garde, restez éveillés : car vous ne savez pas quand ce sera le moment »
(Mc 13, 33)

Nous y voilà ! C’est la nouvelle année qui commence pour l’Église et le maître mot de l’évangile est « prenez garde ». S’il est une valeur à la mode aujourd’hui, c’est bien celle-ci : le principe de précaution. Et comme à son habitude, le Seigneur cherche à me prendre à contre-pied pour m’éveiller à sa venue. À quoi faudrait-il que je fasse attention ? Faudrait-il que je fasse le pied de grue derrière la porte pour l’attendre et ainsi perdre mon temps ? Non ! Je suis plutôt invité à sortir de ma torpeur et à ouvrir mes yeux et mes oreilles. À éveiller mes cinq sens dans l’attente de la venue du Seigneur et à prendre le temps de savourer la beauté de sa création. L’attente qui m’est demandée n’est pas une attente servile, au garde-à-vous derrière la porte, mais celle, joyeuse, de la fiancée qui attend le retour de son amant. Cette attente où se conjuguent désir et excitation.

Un jour, avant de devenir dominicain, j’étais très accaparé à préparer mon appartement pour recevoir mes amis et offrir à l’un d’eux une soirée surprise. Pris dans l’excitation des préparatifs, me régalant par avance de la magnifique soirée que nous allions passer ensemble, je ne l’ai pas entendu sonner et je l’ai laissé attendre de longues minutes devant la porte.

« Prenons garde » que l’excitation des préparatifs ne nous empêche pas d’entendre la sonnette et d’aller ouvrir la porte. Le Seigneur est là, à notre porte, le laisserons-nous entrer ?

Extrait de Avent dans la ville (2014)

Tous les textes + chant (Écoute, ton Dieu t'appelle) + page enfant (Théobule)

Pour les enfants

Prenez garde, restez éveillés
Jésus nous dit cette semaine de nous préparer à sa venue : ne nous laissons pas surprendre, soyons prêts !
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♦ Dimanche 22 novembre : le Christ, roi de l'univers

Venez les bénis de mon cœur

On connait et on aime les représentations du Christ dans la crèche, au bord du Jourdain, à table chez Simon ou dans l'auberge d'Emmaüs. On est frappé par les représentations du Christ en sa passion et sur sa croix. On est entrainé par le souffle des représentations du Christ ressuscité. Mais comment peindre le Christ dans sa gloire éternelle ? L'art de l'icône y parvient, puisque l'œuvre est aussi un objet de vénération. La magnifique et bouleversante icône du Christ Pantocrator au monastère Ste Catherine du Sinaï parvient à cet exploit : montrer ensemble la divinité et la glorieuse humanité du sauveur. A contempler sans modération.


L'icône du Christ Pantocrator du monastère Sainte Catherine

La venue du Fils de l'homme, pasteur, roi et juge de l'univers

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 25, 31-46)

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Quand le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, et tous les anges avec lui, alors il siégera sur son trône de gloire. Toutes les nations seront rassemblées devant lui ; il séparera les hommes les uns des autres, comme le berger sépare les brebis des boucs : il placera les brebis à sa droite, et les boucs à gauche.
Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite : ‘Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la fondation du monde. Car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ; j’étais nu, et vous m’avez habillé ; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi !’

Alors les justes lui répondront : ‘Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu…? tu avais donc faim, et nous t’avons nourri ? tu avais soif, et nous t’avons donné à boire ? tu étais un étranger, et nous t’avons accueilli ? tu étais nu, et nous t’avons habillé ? tu étais malade ou en prison… Quand sommes-nous venus jusqu’à toi ?’

Et le Roi leur répondra : ‘Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait.’
Alors il dira à ceux qui seront à sa gauche : ‘Allez-vous-en loin de moi, vous les maudits, dans le feu éternel préparé pour le diable et ses anges. Car j’avais faim, et vous ne m’avez pas donné à manger ; j’avais soif, et vous ne m’avez pas donné à boire ; j’étais un étranger, et vous ne m’avez pas accueilli ; j’étais nu, et vous ne m’avez pas habillé ; j’étais malade et en prison, et vous ne m’avez pas visité.’
Alors ils répondront, eux aussi : ‘Seigneur, quand t’avons-nous vu avoir faim, avoir soif, être nu, étranger, malade ou en prison, sans nous mettre à ton service ?’
Il leur répondra : ‘Amen, je vous le dis : chaque fois que vous ne l’avez pas fait à l’un de ces plus petits, c’est à moi que vous ne l’avez pas fait.’ Et ils s’en iront, ceux-ci au châtiment éternel, et les justes, à la vie éternelle. »

Méditation :

C'est ton Seigneur

Frère Grégoire Laurent-Huyghues-Beaufond, Couvent du Saint Nom de Jésus à Lyon

«  Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l’avez fait
à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait.»

(Mt 25,40)

Nous : jeune fille insouciante ou prévoyante ? Serviteur joyeux d’avoir risqué pour l’amour du maître ses talents ou celui qui refuse d’avoir les mains pleines ? Brebis à droite, ou bouc à gauche du troupeau ? Notre Seigneur : maître de maison, époux, roi, juge ou berger ? On ne sait plus trop, à la fin de toutes ces paraboles, où donner de la tête, qui nous sommes, quelle image de Dieu privilégier.

Et en voici encore une série d’autres : j’avais faim, soif, j’étais nu, étranger, malade ou en prison. De quoi nous faire entendre nouvellement ces histoires de talents que l’on a ou pas fait fructifier, d’huile dont on a ou non fait des réserves. Voici que l’époux qui tarde, voici que le maître qui s’absente, il était là, à chaque instant, qu’il avait faim, qu’il avait soif, qu’il était nu, étranger, malade ou en prison. Faire des réserves d’huile ou bien produire du fruit, ce n’est pas une question de travail sur soi, c’est d’abord question de travailler et de peiner pour l’autre. Mes talents ? C’est tous les pauvres à moi confiés. La mèche de la lampe qui doit brûler ? C’est toute vie fragile à préserver.

Brebis ou boucs, c’est tour à tour que nous en sommes, tantôt à droite, tantôt à gauche. Douceurs des brebis, nous les avons. Les coups de cornes ? Nous en avons reçu de boucs, nous en donnons aussi. Notre tâche, tant qu’il fait jour, tant que nous avons gérance du domaine, c’est d’apprendre un peu plus chaque jour à renoncer aux coups de cornes ; c’est de plus en plus chaque jour, d’apprendre de qui a faim, a froid, a soif, d’apprendre de qui est malade, étranger ou en prison, d’apprendre de tout homme en détresse qui il est : c’est ton Seigneur.

Extrait de Matthieu Pas à pas (2019-2020)

Tous les textes + chant (Merveilleuses sont tes œuvres) + page enfant (Théobule)

Pour les enfants

Les petits, mes frères
Pour être l’ami de Jésus et entrer dans le Royaume de son Père, il faut devenir l’ami des plus petits, l’ami de ceux qui sont rejetés. Fêtons le Christ Roi !

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https://www.theobule.org/video/les-petits-mes-freres/48

♦ Dimanche 15 novembre

Faire fructifier les dons du Seigneur

Entretien avec Armelle, chef de Chœur dans la ville, s'exprime sur la parabole des talents

Armelle est engagée dans l'Église, dans une association, dans un mouvement éducatif. Elle est aussi l'animatrice de Chœur dans la ville. Ces différents engagements, les appels qui les ont provoqués l'ont fait réfléchir sur la parabole des talents : la confiance que Dieu met en nous, la joie qu'on reçoit lorsqu'on s'engage et la différence de traitement du maitre envers ces trois serviteurs. Le plus beau talent que Dieu nous donne, celui qui conditionne tous les autres, c'est l'amour.

Soyons vigilants pour attendre la Venue du Seigneur

Première lettre de Saint Paul apôtre au Thessaloniciens (1TH 5, 1-6)

Pour ce qui est des temps et des moments de la venue du Seigneur, vous n’avez pas besoin, frères, que je vous en parle dans ma lettre. Vous savez très bien que le jour du Seigneur vient comme un voleur dans la nuit. Quand les gens diront : « Quelle paix ! quelle tranquillité ! », c’est alors que, tout à coup, la catastrophe s’abattra sur eux, comme les douleurs sur la femme enceinte : ils ne pourront pas y échapper. Mais vous, frères, comme vous n’êtes pas dans les ténèbres, ce jour ne vous surprendra pas comme un voleur. En effet, vous êtes tous des fils de la lumière, des fils du jour ; nous n’appartenons pas à la nuit et aux ténèbres. Alors, ne restons pas endormis comme les autres, mais soyons vigilants et restons sobres.

Méditation :

Éveillé

Frère Jean-Pierre Brice Olivier Couvent de l'Annonciation à Paris

« Mais vous, frères, comme vous n’êtes pas dans les ténèbres,
ce jour ne vous surprendra pas comme un voleur.
En effet, vous êtes tous des fils de la lumière, des fils du jour. »
(1Th 5, 4-5)

Demeure éveillé, le jour du Seigneur viendra dans la nuit, par surprise, et ce jour surprendra ceux qui sont dans les ténèbres. Saisissant temps de Dieu où le jour vient la nuit, et ce jour forcément surprend les ténèbres. Cependant, il ne peut pas frapper de stupeur celui qui vit dans la lumière. Vous n’êtes pas dans les ténèbres, ce jour ne vous surprendra pas comme un voleur. Le jour de Dieu ne peut pas étonner ni foudroyer celui qui attend et désire avec ardeur sa venue, celui qui est toujours prêt à la rencontre avec son Seigneur. La clarté du jour ne peut pas stupéfier la lumière, l’éclair est moins violent de jour que de nuit. Veillons pour être au cœur de la nuit comme des lampes signes qui indiquent et rassurent, qui jamais ne s’éteignent et font reculer les obscurités. Car Dieu ne nous a pas destinés à subir la colère, mais à entrer en possession du salut par notre Seigneur Jésus Christ, mort pour nous afin de nous faire vivre avec lui, que nous soyons en train de veiller ou de dormir *. La catastrophe s’abattra sur ceux qui s’imaginent être dans la paix et la tranquillité, c’est à dire sur ceux qui ne portent pas l’inquiétude du Royaume à construire sans arrêt. Elle confondra ceux qui sont immobiles dans leur bonne conscience, dans leur routine, installés dans leur suffisance triomphante de petit monde. Elle sera une catastrophe seulement pour ceux qui jamais n’ont su faire en eux une place pour un autre.

Extrait de Signes dans la bible (2015-2016)

Tous les textes + chant (Jésus notre foi) + page enfant (Théobule)

Pour les enfants

La parabole des talents
La parabole des talents nous invite à prendre conscience de tous les talents que nous avons reçus : il faut les développer pour faire notre joie, celle de ceux qui nous entourent et la joie de Celui qui nous les a donnés.

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♦ Dimanche 8 novembre

Voici l'époux, sortez à sa rencontre

Frère Rémy Valléjo, Couvent Saint Thomas d'Aquin à Lille

Le couvent des dominicains de Lille, patrimoine architectural

Le frère Rémy Valléjo nous fait découvrir un joyau inconnu de l'architecture sacrée du XXe siècle en France : le couvent des dominicains de Lille, réalisé en 1957 par Pierre Pinsard. Aux prouesses que permet le béton, l'architecte a eu le génie d'associer la brique, le verre et le bois, les courbes et les voutes, les jardins et les arbres pour faire de ce chef d'œuvre un lieu propice à la vie fraternelle des religieux et à l'accueil des fidèles. Une thébaïde à découvrir, où Dieu habite le silence et la joie.

Parabole des dix jeunes filles

Évangile de Saint Matthieu : 25, 1-13

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples cette parabole : « Le royaume des Cieux sera comparable à dix jeunes filles invitées à des noces, qui prirent leur lampe pour sortir à la rencontre de l’époux. Cinq d’entre elles étaient insouciantes, et cinq étaient prévoyantes : les insouciantes avaient pris leur lampe sans emporter d’huile, tandis que les prévoyantes avaient pris, avec leurs lampes, des flacons d’huile. Comme l’époux tardait, elles s’assoupirent toutes et s’endormirent. Au milieu de la nuit, il y eut un cri : ‘Voici l’époux ! Sortez à sa rencontre.’ Alors toutes ces jeunes filles se réveillèrent et se mirent à préparer leur lampe. Les insouciantes demandèrent aux prévoyantes : ‘Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s’éteignent.’ Les prévoyantes leur répondirent : ‘Jamais cela ne suffira pour nous et pour vous, allez plutôt chez les marchands vous en acheter.’
Pendant qu’elles allaient en acheter, l’époux arriva. Celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces, et la porte fut fermée. Plus tard, les autres jeunes filles arrivèrent à leur tour et dirent : ‘Seigneur, Seigneur, ouvre-nous !’ Il leur répondit : ‘Amen, je vous le dis : je ne vous connais pas.’ Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l’heure. »

Méditation :

Lumière !

Frère Grégoire Laurent-Huyghues-Beaufond, Couvent du Saint Nom de Jésus à Lyon

« Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l’heure. » (Mt 25, 13)

Juste avant, Jésus a parlé maître et serviteur, Il en parlera bientôt avec l’histoire des talents. Entre les deux, une autre image : les jeunes filles sortant à la rencontre de l’époux. Peut-être pour que chacun puisse plus facilement se voir et se glisser dans l’une ou l’autre parabole : suivant les âges, le genre ou bien le caractère, on se voit plus facilement comme un serviteur, comme un ouvrier, comme une jeune fille. Sans doute aussi pour qu’on ne fasse pas d’erreur : Dieu n’est pas maître et époux, Il est comme… comme un époux ou comme un maître. Ce qui importe, c’est la relation qui se noue entre le serviteur et son maître, entre les invitées et puis l’Époux qui tarde.

Car il tarde et Jésus nous invite à veiller. Mais toutes, sages ou insouciantes, toutes attendent l’heure où – enfin ! – elles entreront avec lui dans la salle des noces. Toutes attendent, mais toutes s’endorment, les insouciantes comme les prévoyantes : le tort commun ? N’avoir pas su veiller. Le tort des insouciantes ? N’avoir pas fait réserve d’huile, bien sûr. Leur plus grand tort à toutes ? Penser qu’à l’heure où – enfin ! – l’Époux arrive, on peut s’absenter pour faire un tour chez le marchand. Si elles l’avaient accueilli, avec leurs lampes éteintes, tard soucieuses, mais soucieuses enfin de n’avoir pas fait réserve quand il en était temps, si elles l’avaient accueilli, tremblantes comme la flamme qui s’éteint… Lui les aurait vues et reconnues et lui, il leur aurait donné cette lumière qui leur manquait : cette lumière qui, indépendamment de nos maigres réserves, brille en son cœur et sur sa face*.

* Livre des Psaumes 4, 7

Extrait de Matthieu Pas à Pas (2019-2020)

Tous les textes + chant (Restez en tenue de service) + page enfant (Théobule)

Pour les enfants

Les vierges folles et les vierges sages
Encore une parabole de Jésus pour nous faire comprendre le Royaume de Dieu. Soyons prêts !

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♦ Dimanche 1er novembre, solennité de la Toussaint

Réjouissez-vous !

Frère Thomas-Marie Gillet, Couvent Saint Thomas d'Aquin à Lille

La Toussaint

Quand on fête la Toussaint, on célèbre nos saints préférés, on célèbre aussi tous les saints. On essaie de se mettre dans leur sillage pour apprendre à suivre le Christ. On se rappelle que notre vocation est de communier pleinement un jour avec Dieu, dans le Royaumes des élus. Nous comptons sur sa miséricorde et sur l’intercession des saints pour entrer un jour au paradis et goûter avec eux la paix et la joie éternelles.

Les Béatitudes

Évangile de Saint Matthieu : 5, 1-12a

En ce temps-là, voyant les foules, Jésus gravit la montagne. Il s’assit, et ses disciples s’approchèrent de lui. Alors, ouvrant la bouche, il les enseignait. Il disait :
« Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des Cieux est à eux.
Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés.
Heureux les doux, car ils recevront la terre en héritage.
Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés.
Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde.
Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu.
Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu.
Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des Cieux est à eux.
Heureux êtes-vous si l’on vous insulte, si l’on vous persécute et si l’on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi. Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse, car votre récompense est grande dans les cieux ! »

Méditation :

D'une montagne à l'autre

Frère Cyrille Marie Richard Couvent de Strasbourg

C’est l’Évangile de la messe de la Toussaint. On trouve en effet dans chaque béatitude une caractéristique de la vie de tel ou tel saint. Mais si ces huit béatitudes dessinent le portrait d’un homme, c’est avant tout celui de Jésus-Christ. Il est même celui qui a vécu de la manière la plus exemplaire chacune de ces béatitudes.

Jésus proclame « heureux » ceux qui accompliront le programme de ces huit phrases. Mais il ne faut pas se méprendre. Certains y ont vu non seulement la promesse d’une récompense future pour ceux qui souffrent, mais même une invitation à souffrir en vue d’être récompensé un jour. Il ne s’agit pas de cela. Le cœur de ce texte est une invitation à ressembler au Christ. Voici huit voies pour le rejoindre, huit sentiers pour gravir la montagne où Jésus se tient quand il proclame ces paroles. Certains monteront par la face nord, toute droite, mais verticale, et d’autres par le long sentier sinueux.

Pour saint Matthieu, ces paroles sont la loi nouvelle. Déjà, juste après la sortie d’Égypte, Dieu avait donné une loi sur le mont Sinaï. Les instructions étaient alors très claires : on ne devait pas gravir la montagne. Seul Moïse le pouvait. Le peuple n’avait pas même le droit de toucher le bord de la montagne tellement ce lieu était sacré.

Avec Jésus, les temps nouveaux sont arrivés. Ces béatitudes ne nous sont pas données pour rendre le monde un peu plus supportable en attendant le Ciel. Elles nous sont proposées pour vivre comme le Christ et avec lui, pour goûter dès maintenant, le Royaume des Cieux.

Extrait de Matthieu pas à pas (2018-2019)

Tous les textes + chant (Heureux les cœurs purs) + page enfant (Théobule)

Pour les enfants

Un saint est-il quelqu'un d'exceptionnel ?
C’est la Toussaint ! Fêtons tous les Saints qui nous ont précédés et faisons tout pour devenir saints nous aussi, comme nous l’explique le frère Nicolas.

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♦ Dimanche 25 octobre, 30e dimanche du Temps Ordinaire

Le plus grand commandement

Frère Grégoire Laurent-Huyghues-Beaufond, Couvent Saint Nom de Jésus à Lyon

Demandez et vous recevrez

Pourquoi Dieu n’exauce-t-il pas toutes nos prières ? Avec audace, le frère Grégoire nous entraine dans une réflexion sur la Providence, une théologie sur l’action de Dieu sur terre. C’est passionnant, stimulant, nourrissant pour notre foi et pour notre prière !

Amour de Dieu et amour du prochain

Évangile de Saint Matthieu : 22, 34-40

En ce temps-là, les pharisiens, apprenant que Jésus avait fermé la bouche aux sadducéens, se réunirent, et l’un d’entre eux, un docteur de la Loi, posa une question à Jésus pour le mettre à l’épreuve : « Maître, dans la Loi, quel est le grand commandement ? »
Jésus lui répondit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit. Voilà le grand, le premier commandement.
Et le second lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même.
De ces deux commandements dépend toute la Loi, ainsi que les Prophètes. »

Méditation :

Il n'y a qu'un amour

Frère Hervé Ponsot, Couvent de Montpellier

« Un docteur de la Loi, posa une question à Jésus pour le mettre à l’épreuve :
"Maître, dans la Loi, quel est le grand commandement ?" »
(Mt 22, 35-36)

Un scribe interroge Jésus sur le grand commandement, sous-entendu l’unique, et Jésus répond en en évoquant deux, l’amour de Dieu et celui du prochain : serait-il fâché avec la comptabilité ? La vérité est que l’un et l’autre commandements vont absolument de pair : pour prendre une image, ils sont les deux faces d’une seule et même pièce. Saint Jean développera et affirmera à l’envi ce point dans sa première lettre, en particulier dans les versets suivants : « Si quelqu’un dit : “J’aime Dieu” et qu’il déteste son frère, c’est un menteur : celui qui n’aime pas son frère, qu’il voit, ne saurait aimer le Dieu qu’il ne voit pas. Oui, voilà le commandement que nous avons reçu de lui : que celui qui aime Dieu aime aussi son frère »*.

En commentant justement la première épître de Jean, saint Augustin disait : « Il n’y a qu’un amour ! L’amour de Dieu et du prochain se complètent, se stimulent, ne font qu’un. Pour le dire autrement, l’amour n’a qu’un nom, il ne saurait se partager en deux et, de la sorte, se limiter. »

Voilà que la « mise à l’épreuve » de Jésus a échoué, notre récit pourrait s’arrêter là, mais la suite du récit marque un renversement significatif : en mettant en exergue d’apparentes contradictions dans le texte biblique, c’est maintenant Jésus qui met en difficulté ses opposants. Et son aisance en ce domaine de la lecture et de l’interprétation du texte biblique, plutôt familier aux pharisiens et aux scribes, surprend. Elle donne plus de poids en retour à sa réponse initiale sur le grand commandement.

* 1ère lettre de saint Jean ch 4, v 20-21

Extrait de Matthieu Pas à Pas (2019-2020)

Tous les textes + chant (Apprends-nous Seigneur à aimer) + page enfant (Théobule)

Pour les enfants

Parfois, je m'ennuie quand je prie...
Le frère Michel nous dit qu’il n’est pas toujours facile de prier mais que Dieu est toujours là pour nous écouter.

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♦ Dimanche 18 octobre, 29e dimanche du Temps Ordinaire

Dieu ou César ?

Frère Jean-Laurent Valois, Couvent Saint Thomas d'Aquin - Maison du 60

Le sens de la quête

La quête nous met mal à l'aise. Le bruit des pièces semble malséant au cœur de la messe. Le frère Jean-Laurent relève le défi de nous montrer pourquoi la quête trouve sa place au début de la liturgie eucharistique et quel sens spirituel revêt cette obole.

Les empires sont dans la main de Dieu

1ère lecture : Is 45, 1.4-6

Ainsi parle le Seigneur à son messie, à Cyrus, qu’il a pris par la main pour lui soumettre les nations et désarmer les rois, pour lui ouvrir les portes à deux battants, car aucune porte ne restera fermée :
« À cause de mon serviteur Jacob, d’Israël mon élu, je t’ai appelé par ton nom, je t’ai donné un titre, alors que tu ne me connaissais pas. Je suis le Seigneur, il n’en est pas d’autre : hors moi, pas de Dieu. Je t’ai rendu puissant, alors que tu ne me connaissais pas, pour que l’on sache, de l’orient à l’occident, qu’il n’y a rien en dehors de moi. Je suis le Seigneur, il n’en est pas d’autre. »

Méditation :

Le Messie de Cyrus à Jésus

Frère Pascal Marin, Couvent de la Tourette à Eveux

« Ainsi parle le Seigneur à son messie, à Cyrus,
qu’il a pris par la main pour lui soumettre les nations et désarmer les rois,
pour lui ouvrir les portes à deux battants. »
(Is 45, 1)

Comment se fait-il que Cyrus, puissant empereur des Perses, lui, un étranger pour le peuple hébreu, puisse être désigné par le prophète Isaïe comme « Messie » du Seigneur, c’est-à-dire ce roi d’Israël qui reçoit l’onction par la volonté même de Dieu ? La raison en est que Cyrus, victorieux de Babylone, va libérer les exilés de Juda et leur permettre de revenir à Jérusalem. En tant que roi, Cyrus est l’instrument du Dieu consolateur et libérateur, celui qui « ouvre les portes à deux battants ». Un Messie n’est donc pas un roi à la manière des autres, un souverain qui gouverne et préside à l’exercice de la justice. Le seul acte politique de Cyrus envers les déportés d’Israël est de les laisser partir. Par là, il est témoin d’une Justice d’une plus haute nature que celle qui fait les comptes et rétablit les équilibres dans les relations sociales, la justice-justesse du donnant-donnant.

Le geste messianique de Cyrus relève bien plutôt de la générosité radicale d’une justice qui ouvre, libère, pardonne. En des images très parlantes pour les hommes d’un pays aride, Isaïe décrit cette justice comme une pluie généreuse, bénédiction des bénédictions : « Cieux distillez d’en haut votre rosée, que des nuages pleuve la justice, que la terre s’ouvre, produise le salut ». Cyrus annonce celui qui est pour nous Le Messie. Jésus, lui, va fuir les foules qui veulent le faire roi, mais dans sa Passion et sur la Croix, il assume le titre de roi des Juifs. Il n’a rien d’un souverain à la manière d’Hérode ou de Ponce-Pilate. Il est le Seigneur des abandonnés, des exilés, des pauvres de cœur. Là, les mains nues, au plus bas de l’échelle du pouvoir et au plus haut de la Miséricorde, de Sa puissance recréatrice, il manifeste le vrai visage de Dieu.

Extrait de Marche dans la bible (2016-2017)

Tous les textes + chant (Apprends-nous Seigneur à aimer) + page enfant (Théobule)

Pour les enfants

Pourquoi on a écrit la Bible ?
C’est important de lire la Bible pour bien connaitre Dieu et appuyer notre foi sur ses beaux textes. Aujourd’hui, le frère Jean-Laurent nous explique pourquoi la Bible a été écrite.

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♦ Dimanche 11 octobre, 28e dimanche du Temps Ordinaire

Un banquet pour tous

Frère Philippe Verdin, Couvent Saint Thomas d'Aquin à Lille

Qui peut communier ?

Tout le monde ne peut pas communier ! Il faut que tous les fidèles qui s’avancent vers l’autel entrent dans un chemin de conversion. C’est difficile, voire impossible pour certains catholiques, comme par exemple les divorcés remariés. Le frère Philippe indique quelques chemins concrets que l’Église propose depuis l’exhortation Amoris Laetitia du pape François.

Parabole des invités au festin

Évangile de Saint Matthieu 22, 1-14

En ce temps-là, Jésus se mit de nouveau à parler aux grands prêtres et aux pharisiens, et il leur dit en paraboles : « Le royaume des Cieux est comparable à un roi qui célébra les noces de son fils. Il envoya ses serviteurs appeler à la noce les invités, mais ceux-ci ne voulaient pas venir. Il envoya encore d’autres serviteurs dire aux invités : ‘Voilà : j’ai préparé mon banquet, mes bœufs et mes bêtes grasses sont égorgés ; tout est prêt : venez à la noce.’ Mais ils n’en tinrent aucun compte et s’en allèrent, l’un à son champ, l’autre à son commerce ; les autres empoignèrent les serviteurs, les maltraitèrent et les tuèrent. Le roi se mit en colère, il envoya ses troupes, fit périr les meurtriers et incendia leur ville. Alors il dit à ses serviteurs : ‘Le repas de noce est prêt, mais les invités n’en étaient pas dignes. Allez donc aux croisées des chemins : tous ceux que vous trouverez, invitez-les à la noce.’ Les serviteurs allèrent sur les chemins, rassemblèrent tous ceux qu’ils trouvèrent, les mauvais comme les bons, et la salle de noce fut remplie de convives.

Le roi entra pour examiner les convives, et là il vit un homme qui ne portait pas le vêtement de noce. Il lui dit : ‘Mon ami, comment es-tu entré ici, sans avoir le vêtement de noce ?’ L’autre garda le silence. Alors le roi dit aux serviteurs : ‘Jetez-le, pieds et poings liés, dans les ténèbres du dehors ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents.’

Car beaucoup sont appelés, mais peu sont élus. »

Méditation :

Question de priorité

Sœur Sandrine Letrou, Communauté de Rennes

« Le repas de noce est prêt, mais les invités n’en étaient pas dignes.
Allez donc aux croisées des chemins : tous ceux que vous trouverez,
invitez-les à la noce. »
(Mt 22, 8-9)

Dans cette parabole, Jésus utilise l’image d’un banquet nuptial où sont conviés de nombreux invités triés sur le volet. Les mots roi, noce, fils évoquent le règne de Dieu. Ce festin des noces renvoie clairement au banquet messianique. L’appel lancé par Jésus et la révélation du mystère du Royaume sont pourtant difficiles à comprendre. Les convives refusent, quelquefois avec violence, de participer à la fête. L’indignité des convives réside dans leur manière de répondre à l’invitation. Mais le roi reste patient envers des invités inconvenants.
Cette parabole fait écho au refus d’une partie du peuple de l’Alliance de répondre à l’appel de Dieu. Tout au long de l’histoire, Dieu ne cesse de partir à la recherche de son peuple, multipliant les invitations à le suivre et les alliances. Par le refus de quelques-uns, le banquet s’ouvre à tous. Dès lors, tout homme peut entendre l’appel de Dieu et entrer dans la gratuité du Royaume. La table de Dieu s’élargit pour accueillir un nouveau peuple.
Je me souviens de mon cheminement vers la vocation religieuse où, durant des années, le Seigneur n’a cessé de m’appeler sans réponse de ma part. Nous connaissons les objections : pas le temps, pas raisonnable, trop occupée. Mais sa patience a fini par payer. Et je me suis présentée à ce banquet offert pour faire partie des convives.

Extrait de Matthieu pas à pas (2019-2020)

Tous les textes + chant (Allez à Jésus-Eucharistie) + page enfant (Théobule)

Pour les enfants

Les invités au festin

Pour Jésus, le Royaume de Dieu est une grande fête à laquelle nous sommes tous invités ! Chaque jour, Jésus nous appelle à rejoindre cette fête et à nous réjouir de tout ce que nous recevons de Lui. Alors, soyons prêts et prenons le temps de répondre à son invitation !

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♦ Dimanche 4 octobre, 27e dimanche du Temps Ordinaire

Vigne du Seigneur

Frères Emmanuel Dumont et Thomas-Marie Gillet, Couvent Saint Thomas d'Aquin à Lille

La prière du chapelet, c'est biblique ?

Le chapelet, une prière pour demeurés qui rabâchent les mêmes sempiternels « je vous salue, Marie » ? Le frère Thomas-Marie et le frère Emmanuel nous expliquent comment la prière du rosaire est inscrite dans la tradition biblique, comment elle éclaire les mystères du Christ présentés par l’Évangile, comment elle nous permet d’utiliser le geste et la respiration pour nourrir et incarner notre mouvement vers Dieu.
La semaine prochaine, se déroule à Lourdes le pèlerinage du Rosaire organisé par les Dominicains : soyons tous en union de prières les uns avec les autres, avec le chapelet, par exemple !

Parabole des vignerons meurtriers

Évangile de Saint Matthieu 21, 33-43

En ce temps-là, Jésus disait aux grands prêtres et aux anciens du peuple : « Écoutez cette parabole : Un homme était propriétaire d’un domaine ; il planta une vigne, l’entoura d’une clôture, y creusa un pressoir et bâtit une tour de garde. Puis il loua cette vigne à des vignerons, et partit en voyage. Quand arriva le temps des fruits, il envoya ses serviteurs auprès des vignerons pour se faire remettre le produit de sa vigne. Mais les vignerons se saisirent des serviteurs, frappèrent l’un, tuèrent l’autre, lapidèrent le troisième. De nouveau, le propriétaire envoya d’autres serviteurs plus nombreux que les premiers ; mais on les traita de la même façon. Finalement, il leur envoya son fils, en se disant : ‘Ils respecteront mon fils.’ Mais, voyant le fils, les vignerons se dirent entre eux : ‘Voici l’héritier : venez ! tuons-le, nous aurons son héritage !’ Ils se saisirent de lui, le jetèrent hors de la vigne et le tuèrent. Eh bien ! quand le maître de la vigne viendra, que fera-t-il à ces vignerons ? » On lui répond : « Ces misérables, il les fera périr misérablement. Il louera la vigne à d’autres vignerons, qui lui en remettront le produit en temps voulu. »

Jésus leur dit : « N’avez-vous jamais lu dans les Écritures : La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle : c’est là l’œuvre du Seigneur, la merveille devant nos yeux ! Aussi, je vous le dis : Le royaume de Dieu vous sera enlevé pour être donné à une nation qui lui fera produire ses fruits. »

Méditation sur cet Évangile

Lorsque tu parles aux pharisiens...
Sœur Anne Lécu, Communauté de Paris
« Finalement, il leur envoya son fils, en se disant : ‘Ils respecteront mon fils.’
Mais, voyant le fils, les vignerons se dirent entre eux :
‘Voici l’héritier : venez ! tuons-le, nous aurons son héritage !’
Ils se saisirent de lui, le jetèrent hors de la vigne et le tuèrent. »
(Mt 21, 37-39)

Lorsque tu parles aux pharisiens, nos frères de sang, Seigneur, tu n’y vas pas avec le dos de la cuillère. Ils devraient pourtant se douter que ta parole a le tranchant de la parole de Dieu. « Vous voulez accaparer l’héritage en tuant l’héritier ? Allez-y, tuez-le. Mais c’est mal connaître Dieu ! »

Ils n’ont pas compris, ces lettrés, que l’héritage et l’héritier sont la même réalité. Tu es la vigne, et l’héritier, mais aussi l’héritage, toi Dieu qui se donne, toi le don de Dieu. En tuant l’héritier, l’héritage échappe à la mort et revient à ceux qui ont toujours eu ta préférence, les petits, qui n’ont rien que leurs mains pour mendier et prier.
Ils oublient, ces lettrés, que de toujours à toujours, tu es un Dieu vagabond, surprenant, qui préfère la compagnie des exilés à l’heure où les gens bien se réunissent dans le temple pour se protéger des envahisseurs*. Ont-ils oublié que tu aimes la compagnie de Ruth**, l’étrangère, ou de Rahab, la prostituée de Jéricho*** ? Comprennent-ils que tu te promènes avec ton peuple sous une tente, afin de pouvoir l’accompagner partout où il va, même dans ses détours et ses bouderies, même s’il met quarante ans à parcourir un désert que l’on peut traverser en moins d’un mois ?
Même s’ils oublient, toi tu es fidèle. Et tu aimes évidemment aussi beaucoup ces pharisiens et ces grands prêtres qui n’y comprennent rien, attendant patiemment l’heure bénie où eux aussi tendront des mains de mendiants pour recevoir l’héritage qui leur est promis : toi, le Fils, qui se donne, à tous.

* Livre d’Ezéchiel, chap 9 et 10
** Livre de Ruth ; Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu, chap 1, verset 5
*** Livre de Josué chap 2 ; Évangile selon saint Matthieu chap 1, verset 5

Extrait de Signes dans la Bible (2014-2015)

Tous les textes + chant (Insondable la tendresse) + page enfant (Théobule)

Pour les enfants

Explique-moi la prière du Je vous salue, Marie ! (Partie 3)

Cette semaine, nous fêtons Notre Dame du Rosaire, c’est l’occasion pour le frère Antoine de nous expliquer la troisième partie du Je vous salue Marie.

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♦ Dimanche 27 septembre, 26e dimanche du Temps Ordinaire

Se convertir en actes

Céline Delloye

Les mystères de Marie sont nombreux et déroutants. Le frère Jean-Pierre Brice Olivier explique, dans un beau petit livre, comment ces dogmes sont des introductions à l’expérience de Dieu dont Marie fut la privilégiée. Marie, la plus humaine des humaines, est par là la plus proche de Dieu. Elle nous introduit au mystère de de notre propre communion avec le Seigneur.
« Toujours vierge, Marie en ses mystères » par le frère Jean-Pierre Brice Olivier Ed. du Cerf, (2018), 128 p., 10 €

La parabole des deux fils

Évangile de Saint Matthieu 21, 28-32

En ce temps-là, Jésus disait aux grands prêtres et aux anciens du peuple : « Quel est votre avis ? Un homme avait deux fils. Il vint trouver le premier et lui dit : ‘Mon enfant, va travailler aujourd’hui à la vigne.’ Celui-ci répondit : ‘Je ne veux pas.’ Mais ensuite, s’étant repenti, il y alla. Puis le père alla trouver le second et lui parla de la même manière. Celui-ci répondit : ‘Oui, Seigneur !’ et il n’y alla pas. Lequel des deux a fait la volonté du père ? » Ils lui répondent : « Le premier. »

Jésus leur dit : « Amen, je vous le déclare : les publicains et les prostituées vous précèdent dans le royaume de Dieu. Car Jean le Baptiste est venu à vous sur le chemin de la justice, et vous n’avez pas cru à sa parole ; mais les publicains et les prostituées y ont cru. Tandis que vous, après avoir vu cela, vous ne vous êtes même pas repentis plus tard pour croire à sa parole. »

Méditation sur cet Évangile

Fréquence évangélique

Sœur Anne-Claire Dangeard
Communauté de Paris

Un homme avait deux fils. Il vint trouver le premier et lui dit : « mon enfant, va travailler aujourd’hui à la vigne. »
Un homme avait deux fils, mais il était surtout propriétaire d’une vigne.
Un homme avait deux fils et il leur demande d’aller travailler pour lui à sa vigne. La suite de l’histoire, c’est un peu chacun de nous. L’un des fils refuse d’obéir à son père, mais finalement change d’avis et va travailler. L’autre lui donne une réponse positive, mais il ne va pas à la vigne.

Qui peut-il bien être ce père qui va trouver ses fils en les appelant « mon enfant » ? Un père aimant, un père confiant car le travail de la vigne n’est pas chose aisée. Il demande constance et persévérance tout au long de l’année. La vigne vit au rythme des saisons, et c’est son entretien quotidien, par le viticulteur, tout au long de l’année qui confère aux vins toute leur typicité et leur caractère.

De cette taille dépend toute la récolte à venir. Mal taillée la vigne ne portera pas de fruits, bien taillée elle révèlera toute sa richesse.

Cette histoire me fait penser au métronome des musiciens : à son tic, tac, inlassable, indiquant le tempo, vitesse à laquelle interpréter un morceau de musique. Et moi, quel est mon rythme ? Quelle est ma « fréquence évangélique » quand le père m’appelle à sa vigne ? Est-ce que je lui réponds ? Avec zèle, hésitation ou tremblement ? Grave, largo, lento, andante, moderato, allegretto, presto ou prestissimo ?

Au son de la harpe et de la cithare, comme dit le psalmiste, prenons la route et mettons nos pas dans ses pas.

Extrait de Signes dans la Bible (2015-2016)

Tous les textes + chant (Magnificat) + page enfant (Théobule)

Pour les enfants

Explique-moi la prière du Je vous salue, Marie ! (Partie 2)

C’est bientôt le Rosaire à Lourdes, pèlerinage organisé par les dominicains. A cette occasion, le frère Benoit continue l’explication de la belle prière du Je vous salue Marie.

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♦ Dimanche 20 septembre, 25e dimanche du Temps Ordinaire

La générosité de Dieu dépasse notre justice

Catherine Motte

Frère Kim En Joong, peintre de la lumière

Le frère Kim En Joong, dominicain, est témoin de la lumière. Ses œuvres picturales fluides et vives et ses vitraux abstraits chantent le magnificat dans les monuments qu'elles ornent. Elles témoignent de la présence de Dieu par la beauté.

La parabole du Maître de la vigne

Évangile de saint Matthieu 20, 1-16

En ce temps-là, Jésus disait cette parabole à ses disciples : « Le royaume des Cieux est comparable au maître d’un domaine qui sortit dès le matin afin d’embaucher des ouvriers pour sa vigne. Il se mit d’accord avec eux sur le salaire de la journée : un denier, c’est-à-dire une pièce d’argent, et il les envoya à sa vigne. Sorti vers neuf heures, il en vit d’autres qui étaient là, sur la place, sans rien faire. Et à ceux-là, il dit : ‘Allez à ma vigne, vous aussi, et je vous donnerai ce qui est juste.’ Ils y allèrent. Il sortit de nouveau vers midi, puis vers trois heures, et fit de même. Vers cinq heures, il sortit encore, en trouva d’autres qui étaient là et leur dit : ‘Pourquoi êtes-vous restés là, toute la journée, sans rien faire ?’ Ils lui répondirent : ‘Parce que personne ne nous a embauchés.’ Il leur dit : ‘Allez à ma vigne, vous aussi.’

Le soir venu, le maître de la vigne dit à son intendant : ‘Appelle les ouvriers et distribue le salaire, en commençant par les derniers pour finir par les premiers.’ Ceux qui avaient commencé à cinq heures s’avancèrent et reçurent chacun une pièce d’un denier. Quand vint le tour des premiers, ils pensaient recevoir davantage, mais ils reçurent, eux aussi, chacun une pièce d’un denier. En la recevant, ils récriminaient contre le maître du domaine : ‘Ceux-là, les derniers venus, n’ont fait qu’une heure, et tu les traites à l’égal de nous, qui avons enduré le poids du jour et la chaleur !’ Mais le maître répondit à l’un d’entre eux : ‘Mon ami, je ne suis pas injuste envers toi. N’as-tu pas été d’accord avec moi pour un denier ? Prends ce qui te revient, et va-t’en. Je veux donner au dernier venu autant qu’à toi : n’ai-je pas le droit de faire ce que je veux de mes biens ? Ou alors ton regard est-il mauvais parce que moi, je suis bon ?’

C’est ainsi que les derniers seront premiers, et les premiers seront derniers. »

Méditation sur cet Évangile

Être est la question

L’ouvrier, celui qui œuvre à la vigne, n’est pas embauché au regard de ses compétences et de ses diplômes. Le travail est assez simple pour que tout le monde puisse collaborer suivant qui il est, et le nombre d’heures travaillées n’a pas d’importance. Étonnant patron qui ne sélectionne pas ses employés, les rétribue tous de la même somme, sans tenir compte du temps passé à le servir, et qui, en plus, déclare donner ce qui est juste. La pièce d’argent n’est donc pas un salaire. Ce qui est donné par le maître de la vigne — le Seigneur — est d’un autre ordre : sans doute le don de la vie. Nous ne sommes donc pas dans un contrat contraignant et un calcul serré, mais, à l’opposé : dans le vivant débordant et surabondant. S’il apparaît identique pour tout le monde, le denier est en réalité parfaitement personnalisé et dépendant de celui qui le reçoit.

Alors à chacun de se déterminer face à cette gratification. Vous pouvez réagir comme les râleurs de la parabole et exiger avec colère et jalousie de recevoir ce qui vous revient à cause de votre labeur, ce à quoi vous estimez avoir droit parce que vous avez obéi aux commandements toute votre vie, et revendiquer le ciel… Ou bien, nous pouvons préférer recevoir les libéralités prodigues de la miséricorde en abondance.

La question n’est donc pas d’être de la première ou de la dernière heure, mais d’être. D’être dans l’heure présente. C’est ainsi que les derniers seront premiers et les premiers derniers.

Extrait de Signes dans la Bible (2015-2016)

Tous les textes + chant (Jésus ma joie) + page enfant (Théobule)

Pour les enfants

Explique-moi la prière du Je vous salue, Marie ! (Partie 1)

Nous vous proposons de découvrir ou redécouvrir la prière du Je vous salue Marie sur trois semaines. Premier rendez-vous aujourd’hui avec le frère Antoine.

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♦ Dimanche 13 septembre, 24e dimanche du Temps Ordinaire

Combien de fois dois-je pardonner ?

Frère Jean-Pierre Brice Olivier, Couvent de l'Annonciation à Paris

« Père, pardonne-leur »

Le Christ nous invite à pardonner. C’est difficile, très difficile. Il faut apprendre à pardonner, il faut aussi accepter de recevoir le pardon. Le frère Jean-Pierre Brice nous recommande d’entrer dans le dialogue de Jésus avec son Père pour accueillir la grâce immense du pardon.

Pardonner à ses frères...

Évangile de Saint Matthieu 18, 21-35

En ce temps-là, Pierre s’approcha de Jésus pour lui demander : « Seigneur, lorsque mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner ? Jusqu’à sept fois ? » Jésus lui répondit : « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix fois sept fois. Ainsi, le royaume des Cieux est comparable à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs. Il commençait, quand on lui amena quelqu’un qui lui devait dix mille talents (c’est-à-dire soixante millions de pièces d’argent). Comme cet homme n’avait pas de quoi rembourser, le maître ordonna de le vendre, avec sa femme, ses enfants et tous ses biens, en remboursement de sa dette. Alors, tombant à ses pieds, le serviteur demeurait prosterné et disait : "Prends patience envers moi, et je te rembourserai tout.” Saisi de compassion, le maître de ce serviteur le laissa partir et lui remit sa dette.

Mais, en sortant, ce serviteur trouva un de ses compagnons qui lui devait cent pièces d’argent. Il se jeta sur lui pour l’étrangler, en disant : “Rembourse ta dette !” Alors, tombant à ses pieds, son compagnon le suppliait : “Prends patience envers moi, et je te rembourserai.” Mais l’autre refusa et le fit jeter en prison jusqu’à ce qu’il ait remboursé ce qu’il devait. Ses compagnons, voyant cela, furent profondément attristés et allèrent raconter à leur maître tout ce qui s’était passé. Alors celui-ci le fit appeler et lui dit : “Serviteur mauvais ! je t’avais remis toute cette dette parce que tu m’avais supplié. Ne devais-tu pas, à ton tour, avoir pitié de ton compagnon, comme moi-même j’avais eu pitié de toi ?” Dans sa colère, son maître le livra aux bourreaux jusqu’à ce qu’il eût remboursé tout ce qu’il devait.
C’est ainsi que mon Père du ciel vous traitera, si chacun de vous ne pardonne pas à son frère du fond du cœur. »

Méditation sur cet évangile

Surendettement

Frère Adrien Candiard, Couvent du Caire

« Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à 70 fois sept fois. » (Mt 18, 21)

« Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi… » Quand nous parvenons à penser à ce que nous disons dans la prière, quand le Notre Père n’est pas une simple récitation machinale, c’est souvent le moment gênant. Car si Dieu ne pardonne pas mieux que moi, j’ai du souci à me faire. Si le pardon de Dieu se marchande, si je dois le payer de mon propre pardon, je risque de manquer de liquidités. Parce que pour l’heure, côté pardon, je ne suis pas nécessairement très riche. Il y a bien des petites choses que j’arrive à pardonner, mais pour les grandes, ce n’est pas gagné. Je voudrais bien, d’ailleurs, mais c’est trop dur. J’aurais l’impression de nier ou de minimiser le mal qu’on m’a fait. Je voudrais bien pardonner, parce que je sens que ce mal qu’on m’a fait continue à me ronger. Je voudrais bien, mais c’est au-dessus de mes forces. Et à cause de cela, le Seigneur ne me pardonnera pas ? C’est un peu la double peine…

À moins que nous ne le comprenions à l’envers, ce passage du Notre Père, et c’est ce que laisse entendre la parabole. Car le roi, qui représente Dieu, ne pose pas de conditions pour remettre une dette pourtant impossible à jamais rembourser : soixante millions de pièces d’argent ! Son pardon de nos fautes, de tous nos manques d’amour, est gratuit : c’est un cadeau qui ne se mérite pas. Et quel cadeau ! Car non seulement nos fautes sont pardonnées, mais nous voilà capables à notre tour de pardonner là où le pardon semblait impossible : je pardonne parce que je me sais pardonné, parce que la joie du pardon est communicative, parce que je peux regarder mes frères avec le regard de Dieu. Pardonne-nous, Seigneur, nos soixante millions de fautes ; alors nous pourrons à notre tour essayer de pardonner, avec ton pardon à toi, avec ton cœur à toi.

Extrait de Signes dans la Bible (2014-2015)

Tous les textes + chant (Écoute la voix du Seigneur) + page enfant (Théobule)

Pour les enfants

Prier ensemble et pardonner

Qu’on soit grand ou petit, quand on fait une bêtise, ce n’est pas facile de revenir sur ses pas et demander pardon. Et pourtant, cela donne la joie. Jésus nous invite à le prier pour lui demander la force de pardonner. Il nous assure qu’il écoute toujours nos prières.

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♦ Dimanche 6 septembre, 23e dimanche du Temps Ordinaire

La correction fraternelle

Frère Benoit Ente du Couvent Saint Thomas d'Aquin à Lille, Maison du 60 :

A qui parle-t-on pendant la messe ?

En fait, je ne me suis jamais vraiment posé cette question ! Le frère Benoit nous fait découvrir que pendant la messe, nous dialoguons tour à tour avec le Père, le Fils et le Saint-Esprit. A tour de rôle suivant ce qui est en jeu à différents moments de la célébration. Repérer à qui on s’adresse, c’est découvrir le mouvement et le rythme de la messe !

Le prophète est responsable de ses frères

Lecture du Livre d'Ezékiel 33, 7-9

La parole du Seigneur me fut adressée : « Fils d’homme, je fais de toi un guetteur pour la maison d’Israël. Lorsque tu entendras une parole de ma bouche, tu les avertiras de ma part. Si je dis au méchant : ‘Tu vas mourir’, et que tu ne l’avertisses pas, si tu ne lui dis pas d’abandonner sa conduite mauvaise, lui, le méchant, mourra de son péché, mais à toi, je demanderai compte de son sang. Au contraire, si tu avertis le méchant d’abandonner sa conduite, et qu’il ne s’en détourne pas, lui mourra de son péché, mais toi, tu auras sauvé ta vie. »

Méditation sur cette Parole

Ma prière porte le monde
Frère Nicolas Burle Couvent Saint Thomas d'Aquin à Lille

« Fils d'homme, je fais de toi un guetteur pour la maison d'Israël. » (Ez 33, 7)

La prière me semblait un acte volontariste, pauvre et solitaire.
Comment peut-on passer tant d’heures à se taire?
En vérité, je n’ai essayé qu’un instant et j’ai arrêté bien vite.
La prière, j’en étais convaincu, ne concerne qu’une élite.

J’ai été croyant et j’ai cherché Dieu avec insistance.
Mais je l’ai perdu avec la foi de mon enfance.
L’enfant qui savait simplement se mettre à genoux
Ne pouvait convaincre l’adulte qui croit vivre debout.

La vie me donna deux leçons contradictoires.
La première d’entre elle fut une magnifique histoire :
Une naissance, un enfant, qui élargissait mon cœur.
Comment aurais-je pu être seul et sans Dieu dans ce bonheur?

La seconde est celle de la mort, l’ordinaire drame,
Qui déchire nos cœurs par de grandes larmes.
A genoux comme autrefois, les mains jointes comme on se rend.
Je n’étais plus adulte ou enfant, athée ou ignorant.

Dieu, par la prière, préparait maintenant mon cœur
Pour les grandes peines et les humbles bonheurs :
“Avec moi tu traverseras les épreuves de la croix
Et tes joies ne te conduiront plus jamais loin de moi.

J’ai fait de toi un guetteur pour la maison d’Israël.
Tandis que l’aube soulève son aile,
Ou que le soir se couvre d’un velours sombre,
Tiens-toi sur les remparts du monde et avec nous fais nombre.

Car ta prière porte le monde et chacun de ses habitants.
Si tu manques à ton poste, qui sera ton remplaçant ?
Si tu ne m’écoutes pas, comment pourras-tu leur parler ?
Offre-toi à moi, comme mon Fils, et je t’exaucerai.”

Extrait de Marche dans la bible (2016-2017)

Tous les textes + chant (Ouvre mes yeux - M. Scouarnec) + page enfant (Théobule)

Pour les enfants

Pourquoi Jésus répète-t-il souvent Amen ?

Dans l’évangile de ce dimanche, Jésus emploie souvent le mot Amen. Que veut dire Amen ? Le frère Sylvain nous aide à comprendre ce mot.

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♦ Dimanche 26 juillet, 17e dimanche du Temps Ordinaire

Les paraboles du Royaume : trésor caché

Dieu fait tout pour que nous partagions un jour la gloire du Christ

Lettre de saint Paul apôtre aux Romains, 8, 28-30

Frères, nous le savons, quand les hommes aiment Dieu, lui-même fait tout contribuer à leur bien, puisqu’ils sont appelés selon le dessein de son amour. Ceux que, d’avance, il connaissait, il les a aussi destinés d’avance à être configurés à l’image de son Fils, pour que ce Fils soit le premier-né d’une multitude de frères. Ceux qu’il avait destinés d’avance, il les a aussi appelés ; ceux qu’il a appelés, il en a fait des justes ; et ceux qu’il a rendus justes, il leur a donné sa gloire

Méditation sur cette lettre

Tout est grâce ?

David jeune converti de l’islam au christianisme

J’ai appris, dès mon enfance, à remercier Dieu en toutes circonstances, même dans les moments difficiles, quand on se sent seul, abandonné et que l’on se demande : est-il vraiment là ? Si nous nous posons cette question, c’est que nous nous sommes égarés.
Converti de l’islam au catholicisme, j’ai été rejeté par ma famille, obligé de quitter mon pays natal. Je suis arrivé en France comme un pauvre réfugié malheureux. Le prix à payer a été lourd. J’ai tout perdu. Mais j’ai tout gagné dans le Christ : depuis 5 ans, la vie dans ce pays m’a apporté plein de belles choses, la joie, la réussite dans mes études et l’amitié avec des gens en or, une amitié qui double les joies et réduit de moitié les peines. Le Christ agit dans nos faiblesses en faisant de nous des merveilles, car une grâce cachée dans l’épreuve est comme une perle cachée dans son coquillage : il suffit de croire, d’oser l’ouvrir, de patienter, d’accepter ses faiblesses et de recevoir.

Sur ce chemin, on croise d’autres éprouvés, comme cette famille de réfugiés irakiens que j’ai connue à Lyon, si heureuse maintenant, qu’elle prie même pour ses persécuteurs et rend grâce à Dieu pour toutes choses. D’où vient cette joie qui brille dans leurs yeux ?
L’amour est le secret de cette joie intérieure et Jésus en est la source. Abandonner cet amour, c’est se séparer du Christ en plein combat, c’est se trouver seul sur le champ de bataille.

Accrochez-vous toujours à son amour, vous y puiserez la joie qu’aucune peine ne pourra vaincre.

Extrait de Avent dans la ville (2018)

Tous les textes + méditation

♦ Dimanche 19 juillet, 16e dimanche du Temps Ordinaire

Les paraboles du Royaume

L'ivraie

Évangile de Saint Matthieu 13, 24-43

En ce temps-là, Jésus proposa cette parabole à la foule : « Le royaume des Cieux est comparable à un homme qui a semé du bon grain dans son champ. Or, pendant que les gens dormaient, son ennemi survint ; il sema de l’ivraie au milieu du blé et s’en alla. Quand la tige poussa et produisit l’épi, alors l’ivraie apparut aussi. Les serviteurs du maître vinrent lui dire : ‘Seigneur, n’est-ce pas du bon grain que tu as semé dans ton champ ? D’où vient donc qu’il y a de l’ivraie ?’ Il leur dit : ‘C’est un ennemi qui a fait cela.’ Les serviteurs lui disent : ‘Veux-tu donc que nous allions l’enlever ?’ Il répond : ‘Non, en enlevant l’ivraie, vous risquez d’arracher le blé en même temps. Laissez-les pousser ensemble jusqu’à la moisson ; et, au temps de la moisson, je dirai aux moissonneurs : Enlevez d’abord l’ivraie, liez-la en bottes pour la brûler ; quant au blé, ramassez-le pour le rentrer dans mon grenier.’ » 
Il leur proposa une autre parabole : « Le royaume des Cieux est comparable à une graine de moutarde qu’un homme a prise et qu’il a semée dans son champ. C’est la plus petite de toutes les semences, mais, quand elle a poussé, elle dépasse les autres plantes potagères et devient un arbre, si bien que les oiseaux du ciel viennent et font leurs nids dans ses branches. »
Il leur dit une autre parabole : « Le royaume des Cieux est comparable au levain qu’une femme a pris et qu’elle a enfoui dans trois mesures de farine, jusqu’à ce que toute la pâte ait levé. » 
Tout cela, Jésus le dit aux foules en paraboles, et il ne leur disait rien sans parabole, accomplissant ainsi la parole du prophète : J’ouvrirai la bouche pour des paraboles, je publierai ce qui fut caché depuis la fondation du monde . 
Alors, laissant les foules, il vint à la maison. Ses disciples s’approchèrent et lui dirent : « Explique-nous clairement la parabole de l’ivraie dans le champ. » Il leur répondit : « Celui qui sème le bon grain, c’est le Fils de l’homme ; le champ, c’est le monde ; le bon grain, ce sont les fils du Royaume ; l’ivraie, ce sont les fils du Mauvais. L’ennemi qui l’a semée, c’est le diable ; la moisson, c’est la fin du monde ; les moissonneurs, ce sont les anges. De même que l’on enlève l’ivraie pour la jeter au feu, ainsi en sera-t-il à la fin du monde. Le Fils de l’homme enverra ses anges, et ils enlèveront de son Royaume toutes les causes de chute et ceux qui font le mal ; ils les jetteront dans la fournaise : là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. Alors les justes resplendiront comme le soleil dans le royaume de leur Père. 
Celui qui a des oreilles, qu’il entende ! »

Méditation sur cet évangile :

Chimiquement pur
Frère Adrien Candiard, Couvent du Caire

Rien de plus reposant qu’un bon western : les bons et les méchants y sont bien distincts ; leur affrontement ne laissera pas de place au doute ou à la nuance. Cela repose, parce que notre vie n’est jamais si simple. Bien et mal y sont irrémédiablement mêlés. Partout, et dans l’Église même, la générosité voisine avec la mesquinerie, la perversité cohabite avec la sainteté. Nous regrettons souvent ce monde tout en nuances de gris plutôt qu’en noir et blanc : si Dieu existe, pourquoi ne supprime-t-il pas le mal dans le monde ?
Par chance, Dieu n’est pas hanté comme nous par ce rêve d’un monde chimiquement pur, où le bien pourrait régner sans mélange. Car il sait trop bien, lui, qu’aucune frontière ne peut distinguer les bons et les mauvais, parce que le bon grain et l’ivraie, le bien et le mal, grandissent ensemble jusque dans notre propre cœur. De quel côté serais-je, moi, s’il s’avisait de faire le tri ? Si Dieu exauçait ma prière et exterminait le mal dans le monde, j’aurais peut-être du souci à me faire.

Mais le projet de Dieu, ce n’est pas le tri et la sélection : c’est que les hommes aient la vie, et la vie en abondance*. En bon jardinier, il sait qu’abondance et désordre sont inséparables : l’herbicide qui, pour détruire les mauvaises herbes, rend stérile le potager est un remède pire que le mal. La crainte scrupuleuse d’agir mal peut nous conduire à ne rien faire du tout.
La Bible nous invite au contraire, presque à toutes les pages, à ne pas avoir peur. À faire confiance à ce jardinier si expert qu’il peut transformer patiemment mon ivraie en un splendide épi de blé.

* : Évangile selon saint Jean, chapitre 10, verset 10

Extrait de Signes dans la Bible (2014-2015)

Tous les textes + méditation

♦ Dimanche 12 juillet, 15e dimanche du Temps Ordinaire

Les paraboles du Royaume

Le semeur

Évangile de Saint Matthieu 13, 1-23

Il leur dit beaucoup de choses en paraboles : « Voici que le semeur sortit pour semer. Comme il semait, des grains sont tombés au bord du chemin, et les oiseaux sont venus tout manger. D’autres sont tombés sur le sol pierreux, où ils n’avaient pas beaucoup de terre ; ils ont levé aussitôt, parce que la terre était peu profonde. Le soleil s’étant levé, ils ont brûlé et, faute de racines, ils ont séché. D’autres sont tombés dans les ronces ; les ronces ont poussé et les ont étouffés. D’autres sont tombés dans la bonne terre, et ils ont donné du fruit à raison de cent, ou soixante, ou trente pour un. Celui qui a des oreilles, qu’il entende ! »

Les disciples s’approchèrent de Jésus et lui dirent : « Pourquoi leur parles-tu en paraboles ? » Il leur répondit : « À vous il est donné de connaître les mystères du royaume des Cieux, mais ce n’est pas donné à ceux-là. À celui qui a, on donnera, et il sera dans l’abondance ; à celui qui n’a pas, on enlèvera même ce qu’il a. Si je leur parle en paraboles, c’est parce qu’ils regardent sans regarder, et qu’ils écoutent sans écouter ni comprendre. Ainsi s’accomplit pour eux la prophétie d’Isaïe : Vous aurez beau écouter, vous ne comprendrez pas. Vous aurez beau regarder, vous ne verrez pas. Le cœur de ce peuple s’est alourdi : ils sont devenus durs d’oreille, ils se sont bouché les yeux, de peur que leurs yeux ne voient, que leurs oreilles n’entendent, que leur cœur ne comprenne, qu’ils ne se convertissent, – et moi, je les guérirai.

Mais vous, heureux vos yeux puisqu’ils voient, et vos oreilles puisqu’elles entendent ! Amen, je vous le dis : beaucoup de prophètes et de justes ont désiré voir ce que vous voyez, et ne l’ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l’ont pas entendu.
Vous donc, écoutez ce que veut dire la parabole du semeur. Quand quelqu’un entend la parole du Royaume sans la comprendre, le Mauvais survient et s’empare de ce qui est semé dans son cœur : celui-là, c’est le terrain ensemencé au bord du chemin. Celui qui a reçu la semence sur un sol pierreux, c’est celui qui entend la Parole et la reçoit aussitôt avec joie ; mais il n’a pas de racines en lui, il est l’homme d’un moment : quand vient la détresse ou la persécution à cause de la Parole, il trébuche aussitôt. Celui qui a reçu la semence dans les ronces, c’est celui qui entend la Parole ; mais le souci du monde et la séduction de la richesse étouffent la Parole, qui ne donne pas de fruit. Celui qui a reçu la semence dans la bonne terre, c’est celui qui entend la Parole et la comprend : il porte du fruit à raison de cent, ou soixante, ou trente pour un. ».

Méditation sur cet Évangile

Pour une éducation des oreilles

Frère Jocelyn Dorvault

Une certaine idolâtrie du langage voudrait nous faire croire que « le mot est la chose », que la parole vraie doit, nécessairement, correspondre à ce qu’elle énonce. Sans écart. Et que cette parole, qui se transmettrait comme un trésor, serait en possession de celui qui la donne. Il faudrait ainsi être saint pour parler de sainteté, il faudrait être libre pour parler de liberté, il faudrait être pur pour parler de pureté… En fait, non ! Les mots, le langage, la parole même sont toujours au service de réalités qui les dépassent largement. Nous pouvons parler d’une liberté que nous ne possédons pas, mais que nous espérons, d’un amour, d’un pardon, d’une sainteté, d’une pureté que nous ne possédons pas, mais que nous désirons. Le fait d’être pécheur ne nous empêche pas de savoir parler du salut aux autres. La vérité est toujours au-delà de soi et c’est pourquoi elle déborde largement la parole. Dans la parole, nous offrons ce que nous n’avons pas.

L’écart de la Parole, c’est exactement ce que Jésus met en scène dans ses paraboles. Sa Parole n’est pas un en-soi : ni à lire au pied de la lettre ni à absolutiser. Même la Parole de Dieu s’incarne dans une formulation fragile et qu’on peut facilement contredire. Elle finira d’ailleurs clouée sur le bois. Jésus nous rappelle ainsi que la Parole n’est jamais qu’un outil fragile qui oriente notre regard vers un réel qui la déborde infiniment. Il nous faut donc être attentifs, vigilants, il faut interpréter, traduire, reformuler la Parole pour découvrir et comprendre sa vérité profonde. On ne peut pas se contenter d’une lecture littérale, au premier degré. Et ce qui est valable pour la Parole de Dieu, l’est aussi pour toutes les autres paroles, en particulier celles qui se présentent à nous comme absolues et définitives. Avec ses paraboles, Jésus nous invite donc à une écoute active, car ce qui l’intéresse, contrairement à tant de mauvais pasteurs, ce n’est pas de guider des sourds mais de leur ouvrir les oreilles.

Extrait de Matthieu Pas à Pas (2018-2019)

Tous les textes + méditation

♦ Dimanche 5 juillet, 14e dimanche du Temps Ordinaire

Vous trouverez le repos pour votre âme

Doux et humble de cœur

Évangile de Saint Matthieu 11, 25-30

En ce temps-là, Jésus prit la parole et dit : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits. Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance. Tout m’a été remis par mon Père ; personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler. Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme. Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. »

Méditation sur cet Évangile

De curieux ignorants
Frère Jocelyn Dorvault

Les petits, c’est nous. Il faut commencer par là. Puisque l’Évangile nous a été révélé, et que l’Évangile est révélé aux petits, alors, les « petits », c’est nous. Les petits ce sont ceux qui ne sont ni sages ni savants. C’est-à-dire ceux qui ne « savent » pas. Mais il est bon que nous ne sachions pas, car aux sages et aux savants, la Révélation reste cachée. C’est quoi le problème des savants ? 
Le danger, ce n’est pas la science, bien sûr, ni la recherche ou l’intelligence. Le danger c’est l’idolâtrie, l’enfermement du réel dans des définitions, des dogmes, des Lois, des pratiques, autant de choses qui sont certainement des formulations nécessaires, mais auxquelles il ne faudrait jamais s’arrêter. Le danger, c’est l’oubli de notre ignorance fondamentale et pourtant bonne puisqu’elle ouvre nos oreilles. En effet, celui qui ne sait pas écoute, car il a besoin d’apprendre. Mais celui qui croit savoir, aveuglé par ses certitudes, reste sourd à la nouveauté de Dieu et à la complexité du monde. Il n’est pourtant pas question de se résigner au « mystère » et encore moins de laisser les autres « savoir » à notre place. Nous ne sommes pas idiots, nous sommes justes ignorants. Et cette ignorance de Dieu, du monde et de nous-mêmes aussi bien souvent, qui nous invite à l’humilité, ne nous empêche pas d’être curieux. Et lorsque nous sommes humblement à l’écoute de l’Esprit, à l’écoute du monde, l’autre peut se révéler, non pas tel que nous croyons le connaître, mais tel qu’il est vraiment : sans cesse à découvrir. 
Alors, qu’attendons-nous pour ouvrir nos oreilles, discerner, interpréter, réfléchir, douter ? Avons-nous peur de nous perdre ? C’est pourtant sur ce chemin-là (1) que la vérité nous précède.

(1) Évangile selon saint Luc 24, 13-33

Extrait de Matthieu Pas à Pas (2018-2019)

Tous les textes + Chant + Page enfant (Théobule)

Pour les enfants

Des vacances avec Dieu pour les enfants !

Cet été, n’hésitez pas à voir et revoir les grands passages de l’Ancien et du Nouveau Testament ! Théobule vous propose une bibliothèque de plus de 400 vidéos, des coloriages, des jeux. Une bonne façon de passer l’été à la lumière de la Parole de Dieu !

Coloriage + vidéo + jeux... :
https://www.theobule.org/

Chers amis, Théobule fait sa pause estivale et profite de ce temps pour peaufiner le programme de la prochaine année scolaire. Si ce n'est pas déjà fait, n'hésitez pas à vous inscrire gratuitement à notre proposition. Ainsi chaque semaine, à partir du 21 septembre, vous recevrez nos mails hebdomadaires avec des vidéos et une fiche d'enseignement et d'activités pour méditer, prier, cogiter, jouer, créer et colorier sur un passage biblique.

Programme 2020-2021 : les 7 cadeaux de Dieu, les Sacrements
Découvrez ce beau programme :
https://www.theobule.org/le-programme-de-l-annee

♦ Dimanche 28 juin, 13e dimanche du Temps Ordinaire

Qui vous accueille m'accueille

Chers Amis,

Le Président-poète, Léopold Sdar Senghor, rêvait de voir s'épanouir entre l'Afrique et l'Europe la civilisation du donner et du recevoir. C'est à un tel échange que Dieu nous invite : accueillir et être accueilli, offrir et recevoir, partager avec mon frère mais aussi - incroyable opportunité ! - avec Dieu lui-même. Pour ceux qui partent bientôt en vacances, que ce temps de repos soit celui de l'accueil de Dieu.

Fraternellement.

Vidéo de la semaine
Frère Jean-Laurent Valois (Couvent Saint Thomas d'Aquin à Lille - Maison du 60)

Des vacances avec Dieu
Les vacances ? Youpi ! Mais attention de ne pas faire de ce temps béni une parenthèse creuse de notre année. Le frère Jean-Laurent nous suggère quelques pistes pour que l’été soit une période de rencontre avec les autres, de retrouvailles avec Dieu.

Méditation sur l’Évangile de St Matthieu (10, 37-42)

Récompense de prophète

Sœur Carine Michel  (communauté de Poitiers)

« Et celui qui donnera à boire, même un simple verre d’eau fraîche,
à l’un de ces petits en sa qualité de disciple, amen, je vous le dis :
non, il ne perdra pas sa récompense. » (Mt 10, 42)

L’une des façons d’entendre ce texte est de conclure que celui qui accueille son prochain recevra une récompense. Une récompense ? N’est-ce pas là une façon bien mercantile d’inciter à la charité ? N’est-ce pas contradictoire avec cette recommandation de Jésus : « quand tu fais l’aumône, que ta main gauche ignore ce que fait ta main droite »(1)?
Cela me rappelle Abraham et Sara qui accueillent généreusement trois mystérieux voyageurs aux chênes de Mambré(2). À l’issue de cette rencontre, Abraham et Sara reçoivent l’annonce de la naissance d’un fils, ce qui était leur vœu le plus cher. Quand on lit rapidement, ce récit peut nous laisser l’impression que la naissance à venir est une récompense pour l’accueil généreux qu’ils ont offert. Mais si nous prenons un peu de recul, et que nous regardons l’ensemble de la saga d’Abraham, nous nous rendons compte que la promesse d’une descendance a déjà été faite cinq fois(3). Ce récit annonce, en plus, la date de la naissance. Les trois voyageurs sont donc des messagers prophétiques.
Abraham les accueille avec ce qu’il est et ce qu’il a : un veau, des galettes et du lait. Il se rend ainsi disponible pour accueillir ce qu’ils sont. Il peut donc entendre la prophétie. Ainsi : « Qui accueille un prophète en tant que prophète recevra une récompense de prophète. »(4) La récompense dont parle le texte n’est pas un donnant-donnant, mais un accueil réciproque de l’autre, où l’altérité est une richesse. Jésus ne nous parle pas ici de charité, mais d’altérité. À travers l’autre, Dieu me rejoint dans ma vie quotidienne. Accueillir autrui c’est laisser Dieu me rejoindre à travers un visage.

(1)Évangile selon saint Matthieu 6, 11
(2)Livre de la Genèse 18, 1-15
(3)Livre de la Genèse 12, 2.7 ; 13, 15 ; 15, 4.18 ; 17, 4-8 ; 17, 16.19
(4)Évangile selon saint Matthieu 10, 41

Extrait de Matthieu Pas à Pas (2018-2019)

Tous les textes + Chant (Sauvés des mêmes eaux) + Page enfant (Théobule)

Pour les enfants

Doit-on aimer Dieu plus que ses parents ?
Les enfants se demandent s'il y a une hiérarchie dans l'amour :
Dieu d'abord, les parents ensuite ? Le frère Emmanuel les éclaire.

Coloriage + vidéo + jeux... :
https://www.theobule.org/video/est-ce-qu-on-doit-aimer-dieu-plus-que-ses-parents/201

♦ Dimanche 21 juin, 12e dimanche du Temps Ordinaire

Soyez sans crainte

Chers Amis,

Nous avons bien des motifs de crainte. Mais le Seigneur nous invite à la foi, à l'espérance, qui sont les antidotes à la crainte, et à la charité, qui bouscule toute crainte et nous pousse à l'audace. « En toi j'ai mis ma confiance, Ô Dieu ; c'est pourquoi je ne crains rien. Fais grandir ma foi, mon espérance et mon amour ! »

Fraternellement.

Vidéo de la semaine
Frère Thomas-Marie Gillet (couvent St Thomas d'Aquin à Lille)

Ambon, la solennisation de la Parole
Qu’est-ce qu’un ambon ? Pourquoi a-t-il une place importante dans la liturgie ? Le frère Thomas-Marie nous explique comment avec l’ambon, la Parole de Dieu est au cœur de la vie sacramentelle.

Méditation sur l’Évangile de St Matthieu (10, 26-33)

Piafs

Frère Jean-Pierre Brice Olivier (couvent de l'Annonciation à Paris)

« Ne craignez pas les hommes ; rien n'est voilé qui ne sera dévoilé,
rien n'est caché qui ne sera connu.
» (Mt 10, 26)

Jésus, dans l’évangile nous rappelle de ne pas craindre les hommes, quoi qu’ils fassent, ils ne parviennent pas à écorcher plus que l’enveloppe de notre corps. L’individu prédateur qui dissimule ses mauvaises intentions, se masque dans l’ombre, chuchote et murmure dans le but de tuer la chair de l’autre, de s’en emparer ou de la dévorer, ne peut attenter qu’à l’extérieur, au corps. Et cependant même nos cheveux sont comptés. Jésus lui-même a traversé cette réalité du monde tout au long de sa vie et jusqu’à la Passion et, bien sûr, cela reste monstrueux, toujours, qu’un individu ou un groupe sacrifie un être vivant à son égoïsme. 
Mais jamais quelqu’un ne peut toucher à ce qui en nous est inatteignable — sauf par Dieu et avec notre consentement —, à la part incorruptible de notre être : le « je suis » qui n’est jamais entamé par quiconque ni même par le mal. Il s’agit bien du haut lieu de notre vérité la plus authentique, celle connue de Dieu, en dehors de notre péché, et qui échappe à tout jugement. Ce sanctuaire inaltérable est sans doute notre cœur, le siège de l’amour, ce que l’évangile nomme l’âme. Et ce tabernacle a le pouvoir d’accomplir que notre chair — c’est à dire le tout de notre être vivant — soit déjà sauvée : parce qu’aimer en vérité fait sauter les verrous du mal qui nous emprisonne et nous libère du péché et de l’accusation. 
Soyons sans crainte, nous valons plus que le moineau sans souci qui se monnaye pour un demi sou.

Extrait de Signes dans la Bible (2015-2016)

Tous les textes + Chant (Mon Père, je m'abandonne à Toi) + Page enfant (Théobule)

Pour les enfants

Ceux qui ne connaissent pas Dieu iront au Paradis ?
Jésus nous dit que nous valons bien plus qu’une multitude de moineaux. Chacun a du prix aux yeux de Dieu. Le frère Marc-Antoine nous en dit plus sur l’amour de Dieu pour tous.

Coloriage + vidéo + jeux... :
https://www.theobule.org/video/est-ce-que-ceux-qui-ne-connaissent-pas-dieu-iront-au-paradis/308

♦ Dimanche 14 juin, fête du Corps et du Sang du Christ

 

Le pain pour la vie éternelle

Chers Amis,

Après le jeûne eucharistique imposé par le confinement, des fidèles du couvent ont dit leur joie de pouvoir à nouveau communier : « Parce que nous manquions de ce qui faisait la banalité de notre vie chrétienne, nous avons découvert la valeur de l'eucharistie pour notre vie spirituelle. » Sans la messe, nous avons survécu, mais d'une vie plus fade. Oui, devenons ce que nous recevons : le corps du Christ, le sel de la terre.

Fraternellement.

Vidéo de la semaine
Frère Jean-Pierre Brice Olivier (couvent de l'Annonciation à Paris)

« Jésus prit du pain »

Le nom originel de l'Eucharistie, c'est la fraction du pain. Le frère Jean-Pierre Brice Olivier montre la noblesse bouleversante de ce pain tout simple rompu et partagé. Il a choisi d'illustrer la Cène par cette œuvre où les acteurs porteurs de trisomie 21 manifestent eux aussi cette noblesse bouleversante de la simplicité.

Méditation sur la lecture du Deutéronome (8, 2-3. 14b-16a)

Sœur Anne Lécu (Communauté de Paris)

Ne nous lâche pas

Le nom originel de l'Eucharistie, c'est la fraction du pain. Le frère Jean-Pierre Brice Olivier montre la noblesse bouleversante de ce pain tout simple rompu et partagé. Il a choisi d'illustrer la Cène par cette œuvre où les acteurs porteurs de trisomie 21 manifestent eux aussi cette noblesse bouleversante de la simplicité.

Je voudrais ne jamais t’oublier. Te remercier d’avoir mis sur mes pas des hommes et des femmes de bienveillance et de bonté, qui sont ma joie. Te dire du plus profond de mes entrailles que je ne regrette rien. Que tout est bien ainsi. Même les larmes, même la peur au ventre, même les incertitudes qui me font crier vers toi. Je voudrais te le dire en secret, et ne l’imposer à personne, mais oui, mon Dieu, tout est bien avec toi.

Je ne comprends pourtant rien aux heures de nuit. Mais tu le sais, car je te l’ai assez dit. Je ne comprends surtout pas la peine que doivent porter ceux qui peinent déjà trop, ceux pour qui l’épreuve est trop longue, et la nuit trop épaisse. Je voudrais tant que tu irrigues leur soif, que tu aplanisses les monts arides et que tu adoucisses les déserts. Je ne comprends pas qu’il faille quarante ans pour traverser ce désert bizarre, cette étendue si petite finalement, que l’on pourrait le faire en cinq jours. A moins que ce ne soit pour apprendre ton pas… Car je sais de toute la force de ma petite foi que tu es là, dans ce désert, plus assoiffé que moi, plus fatigué que moi, plus inquiet que moi, plus perdu que moi, toi mon Dieu, perdu volontairement chez les hommes perdus, pour les trouver.

Je ne sais pas où tu nous emmènes, mais cela m’est égal si c’est avec toi, et tous ensemble que nous y allons. Ma maison, ce sont ceux que j’aime, et ma maison, c’est toi. Ô mon Dieu voyageur, ne nous lâche pas !

Et toi mon frère lecteur, compagnon de ces marches, sois sûr que notre grand Dieu tient ta main bien fort, surtout lorsqu’elle tremble. Oui, sois sûr !

Extrait de Signes dans la bible (2014-2015)

Tous les textes + Chant (Ô Vrai Corps de Jésus) + Page enfant (Théobule)

Pour les enfants

Que se passe-t-il à la messe ?
Le frère Nicolas nous décrit tous les grands moments de la messe et nous invite à y aller !

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https://www.theobule.org/video/que-se-passe-t-il-a-la-messe/129

♦ Dimanche 7 juin, solennité de la Sainte Trinité

Daigne marcher au milieu de nous

Chers Amis,

Durant le mois de juin, nous allons de fête en fête vers des fêtes qui n'auront pas de fin. Les fêtes de la foi sont souvent reportées cette année dans les paroisses, cependant la liturgie nous invite à la joie : Pentecôte, Trinité, Fête-Dieu… Entrons dans la fête de notre Seigneur, réjouissons-nous avec lui.

Fraternellement.
Frère Philippe Verdin, op - Responsable de Dimanche dans la ville

Méditation sur l'Évangile de Saint Jean (3, 16-18)

« Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle. Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. Celui qui croit en lui échappe au Jugement ; celui qui ne croit pas est déjà jugé, du fait qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu. »

Comprendre la Sainte Trinité :

La Trinité, un seul Dieu en trois personnes… Mon Dieu, que c’est compliqué ! Avec témérité, le frère Philippe récapitule comment et pourquoi Dieu est trois personnes, Père, Fils et Saint-Esprit.

Tous les textes + Chant (... Trinité bienheureuse) + Page enfant (Théobule)

Pour les enfants

 

La Trinité, ça veut dire quoi ?
Le frère Emmanuel nous emmène dans une ronde pour nous expliquer la Sainte Trinité.

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