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PAROISSE SAINTE FAMILLE de PAU

 

♦ Dimanche 27 septembre, 26e dimanche du Temps Ordinaire

Se convertir en actes

Céline Delloye

Les mystères de Marie sont nombreux et déroutants. Le frère Jean-Pierre Brice Olivier explique, dans un beau petit livre, comment ces dogmes sont des introductions à l’expérience de Dieu dont Marie fut la privilégiée. Marie, la plus humaine des humaines, est par là la plus proche de Dieu. Elle nous introduit au mystère de de notre propre communion avec le Seigneur.
« Toujours vierge, Marie en ses mystères » par le frère Jean-Pierre Brice Olivier Ed. du Cerf, (2018), 128 p., 10 €

La parabole des deux fils

Évangile de Saint Matthieu 21, 28-32

En ce temps-là, Jésus disait aux grands prêtres et aux anciens du peuple : « Quel est votre avis ? Un homme avait deux fils. Il vint trouver le premier et lui dit : ‘Mon enfant, va travailler aujourd’hui à la vigne.’ Celui-ci répondit : ‘Je ne veux pas.’ Mais ensuite, s’étant repenti, il y alla. Puis le père alla trouver le second et lui parla de la même manière. Celui-ci répondit : ‘Oui, Seigneur !’ et il n’y alla pas. Lequel des deux a fait la volonté du père ? » Ils lui répondent : « Le premier. »

Jésus leur dit : « Amen, je vous le déclare : les publicains et les prostituées vous précèdent dans le royaume de Dieu. Car Jean le Baptiste est venu à vous sur le chemin de la justice, et vous n’avez pas cru à sa parole ; mais les publicains et les prostituées y ont cru. Tandis que vous, après avoir vu cela, vous ne vous êtes même pas repentis plus tard pour croire à sa parole. »

Méditation sur cet Évangile

Fréquence évangélique

Sœur Anne-Claire Dangeard
Communauté de Paris

Un homme avait deux fils. Il vint trouver le premier et lui dit : « mon enfant, va travailler aujourd’hui à la vigne. »
Un homme avait deux fils, mais il était surtout propriétaire d’une vigne.
Un homme avait deux fils et il leur demande d’aller travailler pour lui à sa vigne. La suite de l’histoire, c’est un peu chacun de nous. L’un des fils refuse d’obéir à son père, mais finalement change d’avis et va travailler. L’autre lui donne une réponse positive, mais il ne va pas à la vigne.

Qui peut-il bien être ce père qui va trouver ses fils en les appelant « mon enfant » ? Un père aimant, un père confiant car le travail de la vigne n’est pas chose aisée. Il demande constance et persévérance tout au long de l’année. La vigne vit au rythme des saisons, et c’est son entretien quotidien, par le viticulteur, tout au long de l’année qui confère aux vins toute leur typicité et leur caractère.

De cette taille dépend toute la récolte à venir. Mal taillée la vigne ne portera pas de fruits, bien taillée elle révèlera toute sa richesse.

Cette histoire me fait penser au métronome des musiciens : à son tic, tac, inlassable, indiquant le tempo, vitesse à laquelle interpréter un morceau de musique. Et moi, quel est mon rythme ? Quelle est ma « fréquence évangélique » quand le père m’appelle à sa vigne ? Est-ce que je lui réponds ? Avec zèle, hésitation ou tremblement ? Grave, largo, lento, andante, moderato, allegretto, presto ou prestissimo ?

Au son de la harpe et de la cithare, comme dit le psalmiste, prenons la route et mettons nos pas dans ses pas.

Extrait de Signes dans la Bible (2015-2016)

Tous les textes + chant (Magnificat) + page enfant (Théobule)

Pour les enfants

Explique-moi la prière du Je vous salue, Marie ! (Partie 2)

C’est bientôt le Rosaire à Lourdes, pèlerinage organisé par les dominicains. A cette occasion, le frère Benoit continue l’explication de la belle prière du Je vous salue Marie.

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https://www.theobule.org/video/explique-moi-la-priere-du-quot-je-vous-salue-marie-quot-partie-3/601

♦ Dimanche 20 septembre, 25e dimanche du Temps Ordinaire

La générosité de Dieu dépasse notre justice

Catherine Motte

Frère Kim En Joong, peintre de la lumière

Le frère Kim En Joong, dominicain, est témoin de la lumière. Ses œuvres picturales fluides et vives et ses vitraux abstraits chantent le magnificat dans les monuments qu'elles ornent. Elles témoignent de la présence de Dieu par la beauté.

La parabole du Maître de la vigne

Évangile de saint Matthieu 20, 1-16

En ce temps-là, Jésus disait cette parabole à ses disciples : « Le royaume des Cieux est comparable au maître d’un domaine qui sortit dès le matin afin d’embaucher des ouvriers pour sa vigne. Il se mit d’accord avec eux sur le salaire de la journée : un denier, c’est-à-dire une pièce d’argent, et il les envoya à sa vigne. Sorti vers neuf heures, il en vit d’autres qui étaient là, sur la place, sans rien faire. Et à ceux-là, il dit : ‘Allez à ma vigne, vous aussi, et je vous donnerai ce qui est juste.’ Ils y allèrent. Il sortit de nouveau vers midi, puis vers trois heures, et fit de même. Vers cinq heures, il sortit encore, en trouva d’autres qui étaient là et leur dit : ‘Pourquoi êtes-vous restés là, toute la journée, sans rien faire ?’ Ils lui répondirent : ‘Parce que personne ne nous a embauchés.’ Il leur dit : ‘Allez à ma vigne, vous aussi.’

Le soir venu, le maître de la vigne dit à son intendant : ‘Appelle les ouvriers et distribue le salaire, en commençant par les derniers pour finir par les premiers.’ Ceux qui avaient commencé à cinq heures s’avancèrent et reçurent chacun une pièce d’un denier. Quand vint le tour des premiers, ils pensaient recevoir davantage, mais ils reçurent, eux aussi, chacun une pièce d’un denier. En la recevant, ils récriminaient contre le maître du domaine : ‘Ceux-là, les derniers venus, n’ont fait qu’une heure, et tu les traites à l’égal de nous, qui avons enduré le poids du jour et la chaleur !’ Mais le maître répondit à l’un d’entre eux : ‘Mon ami, je ne suis pas injuste envers toi. N’as-tu pas été d’accord avec moi pour un denier ? Prends ce qui te revient, et va-t’en. Je veux donner au dernier venu autant qu’à toi : n’ai-je pas le droit de faire ce que je veux de mes biens ? Ou alors ton regard est-il mauvais parce que moi, je suis bon ?’

C’est ainsi que les derniers seront premiers, et les premiers seront derniers. »

Méditation sur cet Évangile

Être est la question

L’ouvrier, celui qui œuvre à la vigne, n’est pas embauché au regard de ses compétences et de ses diplômes. Le travail est assez simple pour que tout le monde puisse collaborer suivant qui il est, et le nombre d’heures travaillées n’a pas d’importance. Étonnant patron qui ne sélectionne pas ses employés, les rétribue tous de la même somme, sans tenir compte du temps passé à le servir, et qui, en plus, déclare donner ce qui est juste. La pièce d’argent n’est donc pas un salaire. Ce qui est donné par le maître de la vigne — le Seigneur — est d’un autre ordre : sans doute le don de la vie. Nous ne sommes donc pas dans un contrat contraignant et un calcul serré, mais, à l’opposé : dans le vivant débordant et surabondant. S’il apparaît identique pour tout le monde, le denier est en réalité parfaitement personnalisé et dépendant de celui qui le reçoit.

Alors à chacun de se déterminer face à cette gratification. Vous pouvez réagir comme les râleurs de la parabole et exiger avec colère et jalousie de recevoir ce qui vous revient à cause de votre labeur, ce à quoi vous estimez avoir droit parce que vous avez obéi aux commandements toute votre vie, et revendiquer le ciel… Ou bien, nous pouvons préférer recevoir les libéralités prodigues de la miséricorde en abondance.

La question n’est donc pas d’être de la première ou de la dernière heure, mais d’être. D’être dans l’heure présente. C’est ainsi que les derniers seront premiers et les premiers derniers.

Extrait de Signes dans la Bible (2015-2016)

Tous les textes + chant (Jésus ma joie) + page enfant (Théobule)

Pour les enfants

Explique-moi la prière du Je vous salue, Marie ! (Partie 1)

Nous vous proposons de découvrir ou redécouvrir la prière du Je vous salue Marie sur trois semaines. Premier rendez-vous aujourd’hui avec le frère Antoine.

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https://www.theobule.org/video/explique-moi-la-priere-du-quot-je-vous-salue-marie-quot-partie-1/598

♦ Dimanche 13 septembre, 24e dimanche du Temps Ordinaire

Combien de fois dois-je pardonner ?

Frère Jean-Pierre Brice Olivier, Couvent de l'Annonciation à Paris

« Père, pardonne-leur »

Le Christ nous invite à pardonner. C’est difficile, très difficile. Il faut apprendre à pardonner, il faut aussi accepter de recevoir le pardon. Le frère Jean-Pierre Brice nous recommande d’entrer dans le dialogue de Jésus avec son Père pour accueillir la grâce immense du pardon.

Pardonner à ses frères...

Évangile de Saint Matthieu 18, 21-35

En ce temps-là, Pierre s’approcha de Jésus pour lui demander : « Seigneur, lorsque mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner ? Jusqu’à sept fois ? » Jésus lui répondit : « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix fois sept fois. Ainsi, le royaume des Cieux est comparable à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs. Il commençait, quand on lui amena quelqu’un qui lui devait dix mille talents (c’est-à-dire soixante millions de pièces d’argent). Comme cet homme n’avait pas de quoi rembourser, le maître ordonna de le vendre, avec sa femme, ses enfants et tous ses biens, en remboursement de sa dette. Alors, tombant à ses pieds, le serviteur demeurait prosterné et disait : "Prends patience envers moi, et je te rembourserai tout.” Saisi de compassion, le maître de ce serviteur le laissa partir et lui remit sa dette.

Mais, en sortant, ce serviteur trouva un de ses compagnons qui lui devait cent pièces d’argent. Il se jeta sur lui pour l’étrangler, en disant : “Rembourse ta dette !” Alors, tombant à ses pieds, son compagnon le suppliait : “Prends patience envers moi, et je te rembourserai.” Mais l’autre refusa et le fit jeter en prison jusqu’à ce qu’il ait remboursé ce qu’il devait. Ses compagnons, voyant cela, furent profondément attristés et allèrent raconter à leur maître tout ce qui s’était passé. Alors celui-ci le fit appeler et lui dit : “Serviteur mauvais ! je t’avais remis toute cette dette parce que tu m’avais supplié. Ne devais-tu pas, à ton tour, avoir pitié de ton compagnon, comme moi-même j’avais eu pitié de toi ?” Dans sa colère, son maître le livra aux bourreaux jusqu’à ce qu’il eût remboursé tout ce qu’il devait.
C’est ainsi que mon Père du ciel vous traitera, si chacun de vous ne pardonne pas à son frère du fond du cœur. »

Méditation sur cet évangile

Surendettement

Frère Adrien Candiard, Couvent du Caire

« Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à 70 fois sept fois. » (Mt 18, 21)

« Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi… » Quand nous parvenons à penser à ce que nous disons dans la prière, quand le Notre Père n’est pas une simple récitation machinale, c’est souvent le moment gênant. Car si Dieu ne pardonne pas mieux que moi, j’ai du souci à me faire. Si le pardon de Dieu se marchande, si je dois le payer de mon propre pardon, je risque de manquer de liquidités. Parce que pour l’heure, côté pardon, je ne suis pas nécessairement très riche. Il y a bien des petites choses que j’arrive à pardonner, mais pour les grandes, ce n’est pas gagné. Je voudrais bien, d’ailleurs, mais c’est trop dur. J’aurais l’impression de nier ou de minimiser le mal qu’on m’a fait. Je voudrais bien pardonner, parce que je sens que ce mal qu’on m’a fait continue à me ronger. Je voudrais bien, mais c’est au-dessus de mes forces. Et à cause de cela, le Seigneur ne me pardonnera pas ? C’est un peu la double peine…

À moins que nous ne le comprenions à l’envers, ce passage du Notre Père, et c’est ce que laisse entendre la parabole. Car le roi, qui représente Dieu, ne pose pas de conditions pour remettre une dette pourtant impossible à jamais rembourser : soixante millions de pièces d’argent ! Son pardon de nos fautes, de tous nos manques d’amour, est gratuit : c’est un cadeau qui ne se mérite pas. Et quel cadeau ! Car non seulement nos fautes sont pardonnées, mais nous voilà capables à notre tour de pardonner là où le pardon semblait impossible : je pardonne parce que je me sais pardonné, parce que la joie du pardon est communicative, parce que je peux regarder mes frères avec le regard de Dieu. Pardonne-nous, Seigneur, nos soixante millions de fautes ; alors nous pourrons à notre tour essayer de pardonner, avec ton pardon à toi, avec ton cœur à toi.

Extrait de Signes dans la Bible (2014-2015)

Tous les textes + chant (Écoute la voix du Seigneur) + page enfant (Théobule)

Pour les enfants

Prier ensemble et pardonner

Qu’on soit grand ou petit, quand on fait une bêtise, ce n’est pas facile de revenir sur ses pas et demander pardon. Et pourtant, cela donne la joie. Jésus nous invite à le prier pour lui demander la force de pardonner. Il nous assure qu’il écoute toujours nos prières.

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https://www.theobule.org/video/prier-ensemble-et-pardonner/204

♦ Dimanche 6 septembre, 23e dimanche du Temps Ordinaire

La correction fraternelle

Frère Benoit Ente du Couvent Saint Thomas d'Aquin à Lille, Maison du 60 :

A qui parle-t-on pendant la messe ?

En fait, je ne me suis jamais vraiment posé cette question ! Le frère Benoit nous fait découvrir que pendant la messe, nous dialoguons tour à tour avec le Père, le Fils et le Saint-Esprit. A tour de rôle suivant ce qui est en jeu à différents moments de la célébration. Repérer à qui on s’adresse, c’est découvrir le mouvement et le rythme de la messe !

Le prophète est responsable de ses frères

Lecture du Livre d'Ezékiel 33, 7-9

La parole du Seigneur me fut adressée : « Fils d’homme, je fais de toi un guetteur pour la maison d’Israël. Lorsque tu entendras une parole de ma bouche, tu les avertiras de ma part. Si je dis au méchant : ‘Tu vas mourir’, et que tu ne l’avertisses pas, si tu ne lui dis pas d’abandonner sa conduite mauvaise, lui, le méchant, mourra de son péché, mais à toi, je demanderai compte de son sang. Au contraire, si tu avertis le méchant d’abandonner sa conduite, et qu’il ne s’en détourne pas, lui mourra de son péché, mais toi, tu auras sauvé ta vie. »

Méditation sur cette Parole

Ma prière porte le monde
Frère Nicolas Burle Couvent Saint Thomas d'Aquin à Lille

« Fils d'homme, je fais de toi un guetteur pour la maison d'Israël. » (Ez 33, 7)

La prière me semblait un acte volontariste, pauvre et solitaire.
Comment peut-on passer tant d’heures à se taire?
En vérité, je n’ai essayé qu’un instant et j’ai arrêté bien vite.
La prière, j’en étais convaincu, ne concerne qu’une élite.

J’ai été croyant et j’ai cherché Dieu avec insistance.
Mais je l’ai perdu avec la foi de mon enfance.
L’enfant qui savait simplement se mettre à genoux
Ne pouvait convaincre l’adulte qui croit vivre debout.

La vie me donna deux leçons contradictoires.
La première d’entre elle fut une magnifique histoire :
Une naissance, un enfant, qui élargissait mon cœur.
Comment aurais-je pu être seul et sans Dieu dans ce bonheur?

La seconde est celle de la mort, l’ordinaire drame,
Qui déchire nos cœurs par de grandes larmes.
A genoux comme autrefois, les mains jointes comme on se rend.
Je n’étais plus adulte ou enfant, athée ou ignorant.

Dieu, par la prière, préparait maintenant mon cœur
Pour les grandes peines et les humbles bonheurs :
“Avec moi tu traverseras les épreuves de la croix
Et tes joies ne te conduiront plus jamais loin de moi.

J’ai fait de toi un guetteur pour la maison d’Israël.
Tandis que l’aube soulève son aile,
Ou que le soir se couvre d’un velours sombre,
Tiens-toi sur les remparts du monde et avec nous fais nombre.

Car ta prière porte le monde et chacun de ses habitants.
Si tu manques à ton poste, qui sera ton remplaçant ?
Si tu ne m’écoutes pas, comment pourras-tu leur parler ?
Offre-toi à moi, comme mon Fils, et je t’exaucerai.”

Extrait de Marche dans la bible (2016-2017)

Tous les textes + chant (Ouvre mes yeux - M. Scouarnec) + page enfant (Théobule)

Pour les enfants

Pourquoi Jésus répète-t-il souvent Amen ?

Dans l’évangile de ce dimanche, Jésus emploie souvent le mot Amen. Que veut dire Amen ? Le frère Sylvain nous aide à comprendre ce mot.

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♦ Dimanche 26 juillet, 17e dimanche du Temps Ordinaire

Les paraboles du Royaume : trésor caché

Dieu fait tout pour que nous partagions un jour la gloire du Christ

Lettre de saint Paul apôtre aux Romains, 8, 28-30

Frères, nous le savons, quand les hommes aiment Dieu, lui-même fait tout contribuer à leur bien, puisqu’ils sont appelés selon le dessein de son amour. Ceux que, d’avance, il connaissait, il les a aussi destinés d’avance à être configurés à l’image de son Fils, pour que ce Fils soit le premier-né d’une multitude de frères. Ceux qu’il avait destinés d’avance, il les a aussi appelés ; ceux qu’il a appelés, il en a fait des justes ; et ceux qu’il a rendus justes, il leur a donné sa gloire

Méditation sur cette lettre

Tout est grâce ?

David jeune converti de l’islam au christianisme

J’ai appris, dès mon enfance, à remercier Dieu en toutes circonstances, même dans les moments difficiles, quand on se sent seul, abandonné et que l’on se demande : est-il vraiment là ? Si nous nous posons cette question, c’est que nous nous sommes égarés.
Converti de l’islam au catholicisme, j’ai été rejeté par ma famille, obligé de quitter mon pays natal. Je suis arrivé en France comme un pauvre réfugié malheureux. Le prix à payer a été lourd. J’ai tout perdu. Mais j’ai tout gagné dans le Christ : depuis 5 ans, la vie dans ce pays m’a apporté plein de belles choses, la joie, la réussite dans mes études et l’amitié avec des gens en or, une amitié qui double les joies et réduit de moitié les peines. Le Christ agit dans nos faiblesses en faisant de nous des merveilles, car une grâce cachée dans l’épreuve est comme une perle cachée dans son coquillage : il suffit de croire, d’oser l’ouvrir, de patienter, d’accepter ses faiblesses et de recevoir.

Sur ce chemin, on croise d’autres éprouvés, comme cette famille de réfugiés irakiens que j’ai connue à Lyon, si heureuse maintenant, qu’elle prie même pour ses persécuteurs et rend grâce à Dieu pour toutes choses. D’où vient cette joie qui brille dans leurs yeux ?
L’amour est le secret de cette joie intérieure et Jésus en est la source. Abandonner cet amour, c’est se séparer du Christ en plein combat, c’est se trouver seul sur le champ de bataille.

Accrochez-vous toujours à son amour, vous y puiserez la joie qu’aucune peine ne pourra vaincre.

Extrait de Avent dans la ville (2018)

Tous les textes + méditation

♦ Dimanche 19 juillet, 16e dimanche du Temps Ordinaire

Les paraboles du Royaume

L'ivraie

Évangile de Saint Matthieu 13, 24-43

En ce temps-là, Jésus proposa cette parabole à la foule : « Le royaume des Cieux est comparable à un homme qui a semé du bon grain dans son champ. Or, pendant que les gens dormaient, son ennemi survint ; il sema de l’ivraie au milieu du blé et s’en alla. Quand la tige poussa et produisit l’épi, alors l’ivraie apparut aussi. Les serviteurs du maître vinrent lui dire : ‘Seigneur, n’est-ce pas du bon grain que tu as semé dans ton champ ? D’où vient donc qu’il y a de l’ivraie ?’ Il leur dit : ‘C’est un ennemi qui a fait cela.’ Les serviteurs lui disent : ‘Veux-tu donc que nous allions l’enlever ?’ Il répond : ‘Non, en enlevant l’ivraie, vous risquez d’arracher le blé en même temps. Laissez-les pousser ensemble jusqu’à la moisson ; et, au temps de la moisson, je dirai aux moissonneurs : Enlevez d’abord l’ivraie, liez-la en bottes pour la brûler ; quant au blé, ramassez-le pour le rentrer dans mon grenier.’ » 
Il leur proposa une autre parabole : « Le royaume des Cieux est comparable à une graine de moutarde qu’un homme a prise et qu’il a semée dans son champ. C’est la plus petite de toutes les semences, mais, quand elle a poussé, elle dépasse les autres plantes potagères et devient un arbre, si bien que les oiseaux du ciel viennent et font leurs nids dans ses branches. »
Il leur dit une autre parabole : « Le royaume des Cieux est comparable au levain qu’une femme a pris et qu’elle a enfoui dans trois mesures de farine, jusqu’à ce que toute la pâte ait levé. » 
Tout cela, Jésus le dit aux foules en paraboles, et il ne leur disait rien sans parabole, accomplissant ainsi la parole du prophète : J’ouvrirai la bouche pour des paraboles, je publierai ce qui fut caché depuis la fondation du monde . 
Alors, laissant les foules, il vint à la maison. Ses disciples s’approchèrent et lui dirent : « Explique-nous clairement la parabole de l’ivraie dans le champ. » Il leur répondit : « Celui qui sème le bon grain, c’est le Fils de l’homme ; le champ, c’est le monde ; le bon grain, ce sont les fils du Royaume ; l’ivraie, ce sont les fils du Mauvais. L’ennemi qui l’a semée, c’est le diable ; la moisson, c’est la fin du monde ; les moissonneurs, ce sont les anges. De même que l’on enlève l’ivraie pour la jeter au feu, ainsi en sera-t-il à la fin du monde. Le Fils de l’homme enverra ses anges, et ils enlèveront de son Royaume toutes les causes de chute et ceux qui font le mal ; ils les jetteront dans la fournaise : là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. Alors les justes resplendiront comme le soleil dans le royaume de leur Père. 
Celui qui a des oreilles, qu’il entende ! »

Méditation sur cet évangile :

Chimiquement pur
Frère Adrien Candiard, Couvent du Caire

Rien de plus reposant qu’un bon western : les bons et les méchants y sont bien distincts ; leur affrontement ne laissera pas de place au doute ou à la nuance. Cela repose, parce que notre vie n’est jamais si simple. Bien et mal y sont irrémédiablement mêlés. Partout, et dans l’Église même, la générosité voisine avec la mesquinerie, la perversité cohabite avec la sainteté. Nous regrettons souvent ce monde tout en nuances de gris plutôt qu’en noir et blanc : si Dieu existe, pourquoi ne supprime-t-il pas le mal dans le monde ?
Par chance, Dieu n’est pas hanté comme nous par ce rêve d’un monde chimiquement pur, où le bien pourrait régner sans mélange. Car il sait trop bien, lui, qu’aucune frontière ne peut distinguer les bons et les mauvais, parce que le bon grain et l’ivraie, le bien et le mal, grandissent ensemble jusque dans notre propre cœur. De quel côté serais-je, moi, s’il s’avisait de faire le tri ? Si Dieu exauçait ma prière et exterminait le mal dans le monde, j’aurais peut-être du souci à me faire.

Mais le projet de Dieu, ce n’est pas le tri et la sélection : c’est que les hommes aient la vie, et la vie en abondance*. En bon jardinier, il sait qu’abondance et désordre sont inséparables : l’herbicide qui, pour détruire les mauvaises herbes, rend stérile le potager est un remède pire que le mal. La crainte scrupuleuse d’agir mal peut nous conduire à ne rien faire du tout.
La Bible nous invite au contraire, presque à toutes les pages, à ne pas avoir peur. À faire confiance à ce jardinier si expert qu’il peut transformer patiemment mon ivraie en un splendide épi de blé.

* : Évangile selon saint Jean, chapitre 10, verset 10

Extrait de Signes dans la Bible (2014-2015)

Tous les textes + méditation

♦ Dimanche 12 juillet, 15e dimanche du Temps Ordinaire

Les paraboles du Royaume

Le semeur

Évangile de Saint Matthieu 13, 1-23

Il leur dit beaucoup de choses en paraboles : « Voici que le semeur sortit pour semer. Comme il semait, des grains sont tombés au bord du chemin, et les oiseaux sont venus tout manger. D’autres sont tombés sur le sol pierreux, où ils n’avaient pas beaucoup de terre ; ils ont levé aussitôt, parce que la terre était peu profonde. Le soleil s’étant levé, ils ont brûlé et, faute de racines, ils ont séché. D’autres sont tombés dans les ronces ; les ronces ont poussé et les ont étouffés. D’autres sont tombés dans la bonne terre, et ils ont donné du fruit à raison de cent, ou soixante, ou trente pour un. Celui qui a des oreilles, qu’il entende ! »

Les disciples s’approchèrent de Jésus et lui dirent : « Pourquoi leur parles-tu en paraboles ? » Il leur répondit : « À vous il est donné de connaître les mystères du royaume des Cieux, mais ce n’est pas donné à ceux-là. À celui qui a, on donnera, et il sera dans l’abondance ; à celui qui n’a pas, on enlèvera même ce qu’il a. Si je leur parle en paraboles, c’est parce qu’ils regardent sans regarder, et qu’ils écoutent sans écouter ni comprendre. Ainsi s’accomplit pour eux la prophétie d’Isaïe : Vous aurez beau écouter, vous ne comprendrez pas. Vous aurez beau regarder, vous ne verrez pas. Le cœur de ce peuple s’est alourdi : ils sont devenus durs d’oreille, ils se sont bouché les yeux, de peur que leurs yeux ne voient, que leurs oreilles n’entendent, que leur cœur ne comprenne, qu’ils ne se convertissent, – et moi, je les guérirai.

Mais vous, heureux vos yeux puisqu’ils voient, et vos oreilles puisqu’elles entendent ! Amen, je vous le dis : beaucoup de prophètes et de justes ont désiré voir ce que vous voyez, et ne l’ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l’ont pas entendu.
Vous donc, écoutez ce que veut dire la parabole du semeur. Quand quelqu’un entend la parole du Royaume sans la comprendre, le Mauvais survient et s’empare de ce qui est semé dans son cœur : celui-là, c’est le terrain ensemencé au bord du chemin. Celui qui a reçu la semence sur un sol pierreux, c’est celui qui entend la Parole et la reçoit aussitôt avec joie ; mais il n’a pas de racines en lui, il est l’homme d’un moment : quand vient la détresse ou la persécution à cause de la Parole, il trébuche aussitôt. Celui qui a reçu la semence dans les ronces, c’est celui qui entend la Parole ; mais le souci du monde et la séduction de la richesse étouffent la Parole, qui ne donne pas de fruit. Celui qui a reçu la semence dans la bonne terre, c’est celui qui entend la Parole et la comprend : il porte du fruit à raison de cent, ou soixante, ou trente pour un. ».

Méditation sur cet Évangile

Pour une éducation des oreilles

Frère Jocelyn Dorvault

Une certaine idolâtrie du langage voudrait nous faire croire que « le mot est la chose », que la parole vraie doit, nécessairement, correspondre à ce qu’elle énonce. Sans écart. Et que cette parole, qui se transmettrait comme un trésor, serait en possession de celui qui la donne. Il faudrait ainsi être saint pour parler de sainteté, il faudrait être libre pour parler de liberté, il faudrait être pur pour parler de pureté… En fait, non ! Les mots, le langage, la parole même sont toujours au service de réalités qui les dépassent largement. Nous pouvons parler d’une liberté que nous ne possédons pas, mais que nous espérons, d’un amour, d’un pardon, d’une sainteté, d’une pureté que nous ne possédons pas, mais que nous désirons. Le fait d’être pécheur ne nous empêche pas de savoir parler du salut aux autres. La vérité est toujours au-delà de soi et c’est pourquoi elle déborde largement la parole. Dans la parole, nous offrons ce que nous n’avons pas.

L’écart de la Parole, c’est exactement ce que Jésus met en scène dans ses paraboles. Sa Parole n’est pas un en-soi : ni à lire au pied de la lettre ni à absolutiser. Même la Parole de Dieu s’incarne dans une formulation fragile et qu’on peut facilement contredire. Elle finira d’ailleurs clouée sur le bois. Jésus nous rappelle ainsi que la Parole n’est jamais qu’un outil fragile qui oriente notre regard vers un réel qui la déborde infiniment. Il nous faut donc être attentifs, vigilants, il faut interpréter, traduire, reformuler la Parole pour découvrir et comprendre sa vérité profonde. On ne peut pas se contenter d’une lecture littérale, au premier degré. Et ce qui est valable pour la Parole de Dieu, l’est aussi pour toutes les autres paroles, en particulier celles qui se présentent à nous comme absolues et définitives. Avec ses paraboles, Jésus nous invite donc à une écoute active, car ce qui l’intéresse, contrairement à tant de mauvais pasteurs, ce n’est pas de guider des sourds mais de leur ouvrir les oreilles.

Extrait de Matthieu Pas à Pas (2018-2019)

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♦ Dimanche 5 juillet, 14e dimanche du Temps Ordinaire

Vous trouverez le repos pour votre âme

Doux et humble de cœur

Évangile de Saint Matthieu 11, 25-30

En ce temps-là, Jésus prit la parole et dit : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits. Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance. Tout m’a été remis par mon Père ; personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler. Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme. Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. »

Méditation sur cet Évangile

De curieux ignorants
Frère Jocelyn Dorvault

Les petits, c’est nous. Il faut commencer par là. Puisque l’Évangile nous a été révélé, et que l’Évangile est révélé aux petits, alors, les « petits », c’est nous. Les petits ce sont ceux qui ne sont ni sages ni savants. C’est-à-dire ceux qui ne « savent » pas. Mais il est bon que nous ne sachions pas, car aux sages et aux savants, la Révélation reste cachée. C’est quoi le problème des savants ? 
Le danger, ce n’est pas la science, bien sûr, ni la recherche ou l’intelligence. Le danger c’est l’idolâtrie, l’enfermement du réel dans des définitions, des dogmes, des Lois, des pratiques, autant de choses qui sont certainement des formulations nécessaires, mais auxquelles il ne faudrait jamais s’arrêter. Le danger, c’est l’oubli de notre ignorance fondamentale et pourtant bonne puisqu’elle ouvre nos oreilles. En effet, celui qui ne sait pas écoute, car il a besoin d’apprendre. Mais celui qui croit savoir, aveuglé par ses certitudes, reste sourd à la nouveauté de Dieu et à la complexité du monde. Il n’est pourtant pas question de se résigner au « mystère » et encore moins de laisser les autres « savoir » à notre place. Nous ne sommes pas idiots, nous sommes justes ignorants. Et cette ignorance de Dieu, du monde et de nous-mêmes aussi bien souvent, qui nous invite à l’humilité, ne nous empêche pas d’être curieux. Et lorsque nous sommes humblement à l’écoute de l’Esprit, à l’écoute du monde, l’autre peut se révéler, non pas tel que nous croyons le connaître, mais tel qu’il est vraiment : sans cesse à découvrir. 
Alors, qu’attendons-nous pour ouvrir nos oreilles, discerner, interpréter, réfléchir, douter ? Avons-nous peur de nous perdre ? C’est pourtant sur ce chemin-là (1) que la vérité nous précède.

(1) Évangile selon saint Luc 24, 13-33

Extrait de Matthieu Pas à Pas (2018-2019)

Tous les textes + Chant + Page enfant (Théobule)

Pour les enfants

Des vacances avec Dieu pour les enfants !

Cet été, n’hésitez pas à voir et revoir les grands passages de l’Ancien et du Nouveau Testament ! Théobule vous propose une bibliothèque de plus de 400 vidéos, des coloriages, des jeux. Une bonne façon de passer l’été à la lumière de la Parole de Dieu !

Coloriage + vidéo + jeux... :
https://www.theobule.org/

Chers amis, Théobule fait sa pause estivale et profite de ce temps pour peaufiner le programme de la prochaine année scolaire. Si ce n'est pas déjà fait, n'hésitez pas à vous inscrire gratuitement à notre proposition. Ainsi chaque semaine, à partir du 21 septembre, vous recevrez nos mails hebdomadaires avec des vidéos et une fiche d'enseignement et d'activités pour méditer, prier, cogiter, jouer, créer et colorier sur un passage biblique.

Programme 2020-2021 : les 7 cadeaux de Dieu, les Sacrements
Découvrez ce beau programme :
https://www.theobule.org/le-programme-de-l-annee

♦ Dimanche 28 juin, 13e dimanche du Temps Ordinaire

Qui vous accueille m'accueille

Chers Amis,

Le Président-poète, Léopold Sdar Senghor, rêvait de voir s'épanouir entre l'Afrique et l'Europe la civilisation du donner et du recevoir. C'est à un tel échange que Dieu nous invite : accueillir et être accueilli, offrir et recevoir, partager avec mon frère mais aussi - incroyable opportunité ! - avec Dieu lui-même. Pour ceux qui partent bientôt en vacances, que ce temps de repos soit celui de l'accueil de Dieu.

Fraternellement.

Vidéo de la semaine
Frère Jean-Laurent Valois (Couvent Saint Thomas d'Aquin à Lille - Maison du 60)

Des vacances avec Dieu
Les vacances ? Youpi ! Mais attention de ne pas faire de ce temps béni une parenthèse creuse de notre année. Le frère Jean-Laurent nous suggère quelques pistes pour que l’été soit une période de rencontre avec les autres, de retrouvailles avec Dieu.

Méditation sur l’Évangile de St Matthieu (10, 37-42)

Récompense de prophète

Sœur Carine Michel  (communauté de Poitiers)

« Et celui qui donnera à boire, même un simple verre d’eau fraîche,
à l’un de ces petits en sa qualité de disciple, amen, je vous le dis :
non, il ne perdra pas sa récompense. » (Mt 10, 42)

L’une des façons d’entendre ce texte est de conclure que celui qui accueille son prochain recevra une récompense. Une récompense ? N’est-ce pas là une façon bien mercantile d’inciter à la charité ? N’est-ce pas contradictoire avec cette recommandation de Jésus : « quand tu fais l’aumône, que ta main gauche ignore ce que fait ta main droite »(1)?
Cela me rappelle Abraham et Sara qui accueillent généreusement trois mystérieux voyageurs aux chênes de Mambré(2). À l’issue de cette rencontre, Abraham et Sara reçoivent l’annonce de la naissance d’un fils, ce qui était leur vœu le plus cher. Quand on lit rapidement, ce récit peut nous laisser l’impression que la naissance à venir est une récompense pour l’accueil généreux qu’ils ont offert. Mais si nous prenons un peu de recul, et que nous regardons l’ensemble de la saga d’Abraham, nous nous rendons compte que la promesse d’une descendance a déjà été faite cinq fois(3). Ce récit annonce, en plus, la date de la naissance. Les trois voyageurs sont donc des messagers prophétiques.
Abraham les accueille avec ce qu’il est et ce qu’il a : un veau, des galettes et du lait. Il se rend ainsi disponible pour accueillir ce qu’ils sont. Il peut donc entendre la prophétie. Ainsi : « Qui accueille un prophète en tant que prophète recevra une récompense de prophète. »(4) La récompense dont parle le texte n’est pas un donnant-donnant, mais un accueil réciproque de l’autre, où l’altérité est une richesse. Jésus ne nous parle pas ici de charité, mais d’altérité. À travers l’autre, Dieu me rejoint dans ma vie quotidienne. Accueillir autrui c’est laisser Dieu me rejoindre à travers un visage.

(1)Évangile selon saint Matthieu 6, 11
(2)Livre de la Genèse 18, 1-15
(3)Livre de la Genèse 12, 2.7 ; 13, 15 ; 15, 4.18 ; 17, 4-8 ; 17, 16.19
(4)Évangile selon saint Matthieu 10, 41

Extrait de Matthieu Pas à Pas (2018-2019)

Tous les textes + Chant (Sauvés des mêmes eaux) + Page enfant (Théobule)

Pour les enfants

Doit-on aimer Dieu plus que ses parents ?
Les enfants se demandent s'il y a une hiérarchie dans l'amour :
Dieu d'abord, les parents ensuite ? Le frère Emmanuel les éclaire.

Coloriage + vidéo + jeux... :
https://www.theobule.org/video/est-ce-qu-on-doit-aimer-dieu-plus-que-ses-parents/201

♦ Dimanche 21 juin, 12e dimanche du Temps Ordinaire

Soyez sans crainte

Chers Amis,

Nous avons bien des motifs de crainte. Mais le Seigneur nous invite à la foi, à l'espérance, qui sont les antidotes à la crainte, et à la charité, qui bouscule toute crainte et nous pousse à l'audace. « En toi j'ai mis ma confiance, Ô Dieu ; c'est pourquoi je ne crains rien. Fais grandir ma foi, mon espérance et mon amour ! »

Fraternellement.

Vidéo de la semaine
Frère Thomas-Marie Gillet (couvent St Thomas d'Aquin à Lille)

Ambon, la solennisation de la Parole
Qu’est-ce qu’un ambon ? Pourquoi a-t-il une place importante dans la liturgie ? Le frère Thomas-Marie nous explique comment avec l’ambon, la Parole de Dieu est au cœur de la vie sacramentelle.

Méditation sur l’Évangile de St Matthieu (10, 26-33)

Piafs

Frère Jean-Pierre Brice Olivier (couvent de l'Annonciation à Paris)

« Ne craignez pas les hommes ; rien n'est voilé qui ne sera dévoilé,
rien n'est caché qui ne sera connu.
» (Mt 10, 26)

Jésus, dans l’évangile nous rappelle de ne pas craindre les hommes, quoi qu’ils fassent, ils ne parviennent pas à écorcher plus que l’enveloppe de notre corps. L’individu prédateur qui dissimule ses mauvaises intentions, se masque dans l’ombre, chuchote et murmure dans le but de tuer la chair de l’autre, de s’en emparer ou de la dévorer, ne peut attenter qu’à l’extérieur, au corps. Et cependant même nos cheveux sont comptés. Jésus lui-même a traversé cette réalité du monde tout au long de sa vie et jusqu’à la Passion et, bien sûr, cela reste monstrueux, toujours, qu’un individu ou un groupe sacrifie un être vivant à son égoïsme. 
Mais jamais quelqu’un ne peut toucher à ce qui en nous est inatteignable — sauf par Dieu et avec notre consentement —, à la part incorruptible de notre être : le « je suis » qui n’est jamais entamé par quiconque ni même par le mal. Il s’agit bien du haut lieu de notre vérité la plus authentique, celle connue de Dieu, en dehors de notre péché, et qui échappe à tout jugement. Ce sanctuaire inaltérable est sans doute notre cœur, le siège de l’amour, ce que l’évangile nomme l’âme. Et ce tabernacle a le pouvoir d’accomplir que notre chair — c’est à dire le tout de notre être vivant — soit déjà sauvée : parce qu’aimer en vérité fait sauter les verrous du mal qui nous emprisonne et nous libère du péché et de l’accusation. 
Soyons sans crainte, nous valons plus que le moineau sans souci qui se monnaye pour un demi sou.

Extrait de Signes dans la Bible (2015-2016)

Tous les textes + Chant (Mon Père, je m'abandonne à Toi) + Page enfant (Théobule)

Pour les enfants

Ceux qui ne connaissent pas Dieu iront au Paradis ?
Jésus nous dit que nous valons bien plus qu’une multitude de moineaux. Chacun a du prix aux yeux de Dieu. Le frère Marc-Antoine nous en dit plus sur l’amour de Dieu pour tous.

Coloriage + vidéo + jeux... :
https://www.theobule.org/video/est-ce-que-ceux-qui-ne-connaissent-pas-dieu-iront-au-paradis/308

♦ Dimanche 14 juin, fête du Corps et du Sang du Christ

 

Le pain pour la vie éternelle

Chers Amis,

Après le jeûne eucharistique imposé par le confinement, des fidèles du couvent ont dit leur joie de pouvoir à nouveau communier : « Parce que nous manquions de ce qui faisait la banalité de notre vie chrétienne, nous avons découvert la valeur de l'eucharistie pour notre vie spirituelle. » Sans la messe, nous avons survécu, mais d'une vie plus fade. Oui, devenons ce que nous recevons : le corps du Christ, le sel de la terre.

Fraternellement.

Vidéo de la semaine
Frère Jean-Pierre Brice Olivier (couvent de l'Annonciation à Paris)

« Jésus prit du pain »

Le nom originel de l'Eucharistie, c'est la fraction du pain. Le frère Jean-Pierre Brice Olivier montre la noblesse bouleversante de ce pain tout simple rompu et partagé. Il a choisi d'illustrer la Cène par cette œuvre où les acteurs porteurs de trisomie 21 manifestent eux aussi cette noblesse bouleversante de la simplicité.

Méditation sur la lecture du Deutéronome (8, 2-3. 14b-16a)

Sœur Anne Lécu (Communauté de Paris)

Ne nous lâche pas

Le nom originel de l'Eucharistie, c'est la fraction du pain. Le frère Jean-Pierre Brice Olivier montre la noblesse bouleversante de ce pain tout simple rompu et partagé. Il a choisi d'illustrer la Cène par cette œuvre où les acteurs porteurs de trisomie 21 manifestent eux aussi cette noblesse bouleversante de la simplicité.

Je voudrais ne jamais t’oublier. Te remercier d’avoir mis sur mes pas des hommes et des femmes de bienveillance et de bonté, qui sont ma joie. Te dire du plus profond de mes entrailles que je ne regrette rien. Que tout est bien ainsi. Même les larmes, même la peur au ventre, même les incertitudes qui me font crier vers toi. Je voudrais te le dire en secret, et ne l’imposer à personne, mais oui, mon Dieu, tout est bien avec toi.

Je ne comprends pourtant rien aux heures de nuit. Mais tu le sais, car je te l’ai assez dit. Je ne comprends surtout pas la peine que doivent porter ceux qui peinent déjà trop, ceux pour qui l’épreuve est trop longue, et la nuit trop épaisse. Je voudrais tant que tu irrigues leur soif, que tu aplanisses les monts arides et que tu adoucisses les déserts. Je ne comprends pas qu’il faille quarante ans pour traverser ce désert bizarre, cette étendue si petite finalement, que l’on pourrait le faire en cinq jours. A moins que ce ne soit pour apprendre ton pas… Car je sais de toute la force de ma petite foi que tu es là, dans ce désert, plus assoiffé que moi, plus fatigué que moi, plus inquiet que moi, plus perdu que moi, toi mon Dieu, perdu volontairement chez les hommes perdus, pour les trouver.

Je ne sais pas où tu nous emmènes, mais cela m’est égal si c’est avec toi, et tous ensemble que nous y allons. Ma maison, ce sont ceux que j’aime, et ma maison, c’est toi. Ô mon Dieu voyageur, ne nous lâche pas !

Et toi mon frère lecteur, compagnon de ces marches, sois sûr que notre grand Dieu tient ta main bien fort, surtout lorsqu’elle tremble. Oui, sois sûr !

Extrait de Signes dans la bible (2014-2015)

Tous les textes + Chant (Ô Vrai Corps de Jésus) + Page enfant (Théobule)

Pour les enfants

Que se passe-t-il à la messe ?
Le frère Nicolas nous décrit tous les grands moments de la messe et nous invite à y aller !

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https://www.theobule.org/video/que-se-passe-t-il-a-la-messe/129

♦ Dimanche 7 juin, solennité de la Sainte Trinité

Daigne marcher au milieu de nous

Chers Amis,

Durant le mois de juin, nous allons de fête en fête vers des fêtes qui n'auront pas de fin. Les fêtes de la foi sont souvent reportées cette année dans les paroisses, cependant la liturgie nous invite à la joie : Pentecôte, Trinité, Fête-Dieu… Entrons dans la fête de notre Seigneur, réjouissons-nous avec lui.

Fraternellement.
Frère Philippe Verdin, op - Responsable de Dimanche dans la ville

Méditation sur l'Évangile de Saint Jean (3, 16-18)

« Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle. Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. Celui qui croit en lui échappe au Jugement ; celui qui ne croit pas est déjà jugé, du fait qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu. »

Comprendre la Sainte Trinité :
La Trinité, un seul Dieu en trois personnes… Mon Dieu, que c’est compliqué ! Avec témérité, le frère Philippe récapitule comment et pourquoi Dieu est trois personnes, Père, Fils et Saint-Esprit.

Tous les textes + Chant (... Trinité bienheureuse) + Page enfant (Théobule)

Pour les enfants

 

La Trinité, ça veut dire quoi ?
Le frère Emmanuel nous emmène dans une ronde pour nous expliquer la Sainte Trinité.

Coloriage + vidéo + jeux... :
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