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PAROISSE SAINTE FAMILLE de PAU

Lectures et méditations de la messe de dimanche 

 

♦ Dimanche 1er août, 18ème dimanche du temps ordinaire : « Pain de la vie »

La manne au désert

Livre de l'Exode 16, 2-4. 12-15

En ces jours-là, dans le désert, toute la communauté des fils d’Israël récriminait contre Moïse et son frère Aaron. Les fils d’Israël leur dirent : « Ah ! Il aurait mieux valu mourir de la main du Seigneur, au pays d’Égypte, quand nous étions assis près des marmites de viande, quand nous mangions du pain à satiété ! Vous nous avez fait sortir dans ce désert pour faire mourir de faim tout ce peuple assemblé ! »
Le Seigneur dit à Moïse : « Voici que, du ciel, je vais faire pleuvoir du pain pour vous. Le peuple sortira pour recueillir chaque jour sa ration quotidienne, et ainsi je vais le mettre à l’épreuve : je verrai s’il marchera, ou non, selon ma loi. J’ai entendu les récriminations des fils d’Israël. Tu leur diras : ‘Au coucher du soleil, vous mangerez de la viande et, le lendemain matin, vous aurez du pain à satiété. Alors vous saurez que moi, le Seigneur, je suis votre Dieu.’ »
Le soir même, surgit un vol de cailles qui recouvrirent le camp ; et, le lendemain matin, il y avait une couche de rosée autour du camp. Lorsque la couche de rosée s’évapora, il y avait, à la surface du désert, une fine croûte, quelque chose de fin comme du givre, sur le sol. Quand ils virent cela, les fils d’Israël se dirent l’un à l’autre : « Mann hou ? » (ce qui veut dire : Qu’est-ce que c’est ?), car ils ne savaient pas ce que c’était. Moïse leur dit : « C’est le pain que le Seigneur vous donne à manger. »

Méditation

Mann hou ?

Frère Adrien Candiard, couvent du Caire (Égypte)

La plupart des enfants sont curieux, ouverts à la nouveauté, joyeux de découvrir ; mais faites-les passer à table, et en général, c’est terminé. La curiosité vire à la méfiance, et devant un plat qui ne ressemble pas à la cuisine habituelle de maman, arrive la question, mi-surprise mi-dégoûtée : C’est quoi ? Qu’est-ce que c’est ? Ou, comme les Hébreux dans le désert, Mann hou ?
Cette question méfiante donnera son nom à la manne. Ce don de Dieu extraordinaire, qui nourrit le peuple au désert pendant des années, restera toujours de la manne, du « Qu’est-ce que c’est ? » L’intervention de Dieu dans nos vies nous semble toujours étrange, un peu dérangeante même quand elle est utile. Nous demandons parfois des miracles, mais le moindre signe, au fond, nous fait peur.
Il est alors tentant d’assigner à Dieu une place précise, pour qu’il ne devienne pas trop envahissant : aux hommes, la terre ; à lui le ciel, et éventuellement les églises. Dans mon emploi du temps, je lui donne la messe du dimanche, peut-être dix minutes matin et soir, et c’est déjà beaucoup. Qu’il ne s’avise pas de m’en demander davantage, de s’inviter dans mon boulot ou dans ma vie de famille : il y a le sacré, que je respecte, et il y a le profane, notre terrain à nous, que Dieu doit respecter. Mais l’évangile ne l’entend pas de cette oreille : le rideau du temple est déchiré, rien n’est sacré ni profane ; tout est lieu de rencontre entre Dieu et l’homme. C’est pourquoi la Bible ne cesse de nous répéter : « N’aie pas peur », comme on le dit aux enfants qui hésitent à manger. N’aie pas peur : l’intimité avec le Dieu vivant est le secret de la vie véritable.

Extrait de Signes dans la Bible (2014-2015)

Textes, méditation

Pour les Enfants

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♦ Dimanche 25 juillet, 17ème dimanche du temps ordinaire : « Rassasiée »

(Absente)

♦ Dimanche 18 juillet, 16ème dimanche du temps ordinaire : « Compassion »

La paix pour tous

Lettre de saint Paul aux Éphésiens 2, 13-18

Frères, maintenant, dans le Christ Jésus, vous qui autrefois étiez loin, vous êtes devenus proches par le sang du Christ. C’est lui, le Christ, qui est notre paix : des deux, le Juif et le païen, il a fait une seule réalité ; par sa chair crucifiée, il a détruit ce qui les séparait, le mur de la haine ; il a supprimé les prescriptions juridiques de la loi de Moïse. Ainsi, à partir des deux, le Juif et le païen, il a voulu créer en lui un seul Homme nouveau en faisant la paix, et réconcilier avec Dieu les uns et les autres en un seul corps par le moyen de la croix ; en sa personne, il a tué la haine. Il est venu annoncer la bonne nouvelle de la paix, la paix pour vous qui étiez loin, la paix pour ceux qui étaient proches. Par lui, en effet, les uns et les autres, nous avons, dans un seul Esprit, accès auprès du Père.

Méditation

Murmure

Sœur Marie-Patricia, Monastère de Saint Denis à la Réunion

Au cours de leur marche dans le désert, lieu de la tentation et des épreuves, les Hébreux récriminèrent contre Moïse et contre Dieu. Le peuple murmure. Qui n’a jamais murmuré contre Dieu ? L’échec, la maladie, le deuil, autant d’occasions pour accuser Dieu. Qui n’a jamais murmuré contre son prochain, les institutions publiques, l’Église ?
Le murmure naît d’un manque, d’un sentiment de frustration. On nous prive de ce dont nous avons ou croyons avoir besoin. De l’eau et de la nourriture pour les Hébreux dans le désert. La santé, un emploi, plus de pouvoir d’achat pour nous aujourd’hui.
Dans l’esprit de celui qui murmure, l’autre devient un ennemi. Son image est déformée. On est persuadé qu’il nous en veut, on ne s’adresse plus directement à lui et on fait monter une rumeur contre lui. Le murmure crée des murs dans les relations. Relation avec Dieu, relation avec nos frères et sœurs.
Face à cela, dans la foi, Moïse intercède. Il ne réagit pas comme le peuple le voit, en ennemi. Il ne critique pas. Au contraire, il est solidaire du peuple. Il est leur avocat auprès de Dieu et rétablit la relation entre Dieu et le peuple.
Moïse préfigure Jésus qui intercède pour nous auprès du Père. Pour supprimer tout murmure contre lui, Dieu se fait solidaire des hommes et devient homme lui-même. Jésus est le visage du Père qui n’est pas contre nous, mais avec nous, Emmanuel, Dieu-avec-nous. Jésus est notre avocat. Parce qu’il fait corps avec l’humanité jusque dans sa mort, il a rétabli les relations avec Dieu et les uns avec les autres.

Extrait de Carême dans la ville 2019

Pour les Enfants

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♦ Dimanche 11 juillet, 15ème dimanche du temps ordinaire : « Appelés »

Fais-nous voir ton amour

Psaume 84

Fais-nous voir ton amour, Seigneur
Donne-nous ton salut. (bis)

J’écoute : que dira le Seigneur Dieu ?
Ce qu’il dit, c’est la paix pour son peuple et ses fidèles.
Son salut est proche de ceux qui le craignent,
et la gloire habitera notre terre.

Amour et vérité se rencontrent,
justice et paix s’embrassent ;
la vérité germera de la terre
et du ciel se penchera la justice.

Le Seigneur donnera ses bienfaits,
et notre terre donnera son fruit.
La justice marchera devant lui,
et ses pas traceront le chemin.

Interprété par le Choeur Saint Ambroise, Paris

Méditation

La joie de ton peuple

« Car, lorsque je suis faible, c’est alors que je suis fort. » (2 Co 12, 10)
Frère Marc Bellion, couvent de Nancy

Quand Dieu vient sur la terre, quand Dieu naît de la même terre que les hommes, quand Jésus naît de la Vierge-Marie et vient vivre avec vous, il ne le fait pas comme une corvée. Le Fils de Dieu ne quitte pas le sein du Père, ne descend pas du ciel pour obéir en râlant. Il n’est pas la personne de la Trinité qui se dévoue. Il vient parmi nous avec joie. Dieu aime la terre. Dieu trouve sa joie dans la compagnie des hommes affirme le livre des proverbes. Mieux, il  danse pour nous avec des cris de joie écrit Sophonie le prophète. Il danse pour nous quand il nous rencontre ! Ce n’est pas le Dieu barbu et impassible avachi dans un nuage, comme se l’imaginent trop de nos contemporains. C’est un Dieu qui danse et qui crie quand il nous rencontre. Ce n’est pas un Dieu qui nous en veut d’avoir tué son fils, qui nous le fait payer, c’est un Dieu qui aime cette terre et l’a faite belle pour notre plaisir.
Dieu aime tellement cette terre qu’il y passe le plus clair de son temps. Dieu traverse nos vies. Mais nous ne le voyons pas. Nous sommes trop absorbés par nos soucis, nos envies, notre nombril. Dieu établit sa demeure dans notre cœur par la grâce du baptême. Nous le portons sans y penser.  Que par son Esprit-Saint le Seigneur nous fasse aimer cette terre. Que cette terre chante son amour du Seigneur.

Extrait de Psaumes dans la ville (2013-2014)

Textes, méditation

Pour les Enfants

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♦ Dimanche 4 juillet, 14ème dimanche du temps ordinaire : « Incompris »

Mon écharde et sa grâce

2ème lettre aux Corinthiens 12, 7-10

Frères, les révélations que j’ai reçues sont tellement extraordinaires que, pour m’empêcher de me surestimer, j’ai reçu dans ma chair une écharde, un envoyé de Satan qui est là pour me gifler, pour empêcher que je me surestime. Par trois fois, j’ai prié le Seigneur de l’écarter de moi. Mais il m’a déclaré : « Ma grâce te suffit, car ma puissance donne toute sa mesure dans la faiblesse. » C’est donc très volontiers que je mettrai plutôt ma fierté dans mes faiblesses, afin que la puissance du Christ fasse en moi sa demeure. C’est pourquoi j’accepte de grand cœur pour le Christ les faiblesses, les insultes, les contraintes, les persécutions et les situations angoissantes. Car, lorsque je suis faible, c’est alors que je suis fort.

Méditation

Ton Dieu sera ta force

« Car, lorsque je suis faible, c’est alors que je suis fort. » (2 Co 12, 10)
Frère Philippe Verdin, couvent Saint Thomas d'Aquin à Lille

« La raison du plus fort est toujours la meilleure. » Chacun de nous l’a déjà constaté, c’est le plus fort qui a eu raison. Il n’avait ni les meilleurs arguments, ni la plus noble intention, il avait seulement plus de puissance, d’argent, de ruse ou de sang-froid. Et Dieu, qu’on dit pourtant tout-puissant dans notre liturgie, pourquoi ne règle-t-il pas ses affaires et les nôtres en un claquement de doigts ? Il est le plus puissant : La raison du plus fort ne lui reviendrait-elle pas en tout premier lieu ?
En plus, puisqu’il est infiniment bon, impossible que cela soit à nos dépens.
Mais il semble que Dieu ait choisi une autre voie. Il n’est pas ami de la contrainte ni de la puissance démesurée. D’ailleurs, comme pour l’évolution des espèces, où les petits mammifères survécurent aux dinosaures surpuissants, il nous arrive aussi de l’emporter parfois sur le plus fort. Ainsi, dans la Bible, le petit David acheva-t-il le terrible Goliath (1er livre de Samuel, chap. 17).
Dieu est devenu un enfant faible, sans défense mais un des nôtres. Il a vécu cette faiblesse jusqu’au bout, mais par la seule force de son amour, il domine tout l’univers. Voilà l’exemple qu’il nous faut suivre. Les puissants sont toujours guettés par l’illusion de leur propre suffisance. Cet égoïsme ne peut mener qu’à leur perte. Sachons au contraire reconnaître notre faiblesse et notre dépendance, pour nous remettre à la grâce de Dieu et à la solidarité de la communauté.

Extrait de Avent dans la ville 2012

Textes, méditation et chant du jour

Chant : Jubilemus, exultemus

Jubilemus, exultemus,
Resonet coelum plausibus !
Jubilemus et cantemus !

(Jubilons, exultons
Que les cieux résonnent d’applaudissements !
Jubilons et chantons !)

Interprété par les petits chanteurs
de Saint Ferdinand des Ternes

Dirigé par Jean-François Hatton
François Couperin (XVIIème)

Pour les Enfants

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♦ Dimanche 27 juin, 13ème dimanche du temps ordinaire : « La foi au Christ »

Connaissez-vous Dom&Go ?

C’est bientôt les vacances d’été : des jeunes renoncent au farniente pour partir dans une aventure de services au bout du monde avec Dom&Go. Le frère Nicolas et les jeunes de Dom&Go nous expliquent l’originalité de ce volontariat dominicain.

La fille de Jaïre

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc (5, 21-43)

En ce temps-là, Jésus regagna en barque l’autre rive, et une grande foule s’assembla autour de lui. Il était au bord de la mer. Arrive un des chefs de synagogue, nommé Jaïre. Voyant Jésus, il tombe à ses pieds et le supplie instamment : « Ma fille, encore si jeune, est à la dernière extrémité. Viens lui imposer les mains pour qu’elle soit sauvée et qu’elle vive. » Jésus partit avec lui, et la foule qui le suivait était si nombreuse qu’elle l’écrasait.
Or, une femme, qui avait des pertes de sang depuis douze ans… – elle avait beaucoup souffert du traitement de nombreux médecins, et elle avait dépensé tous ses biens sans avoir la moindre amélioration ; au contraire, son état avait plutôt empiré – … cette femme donc, ayant appris ce qu’on disait de Jésus, vint par-derrière dans la foule et toucha son vêtement. Elle se disait en effet : « Si je parviens à toucher seulement son vêtement, je serai sauvée. » À l’instant, l’hémorragie s’arrêta, et elle ressentit dans son corps qu’elle était guérie de son mal. Aussitôt Jésus se rendit compte qu’une force était sortie de lui. Il se retourna dans la foule, et il demandait : « Qui a touché mes vêtements ? » Ses disciples lui répondirent : « Tu vois bien la foule qui t’écrase, et tu demandes : “Qui m’a touché ?” » Mais lui regardait tout autour pour voir celle qui avait fait cela. Alors la femme, saisie de crainte et toute tremblante, sachant ce qui lui était arrivé, vint se jeter à ses pieds et lui dit toute la vérité. Jésus lui dit alors : « Ma fille, ta foi t’a sauvée. Va en paix et sois guérie de ton mal. »
Comme il parlait encore, des gens arrivent de la maison de Jaïre, le chef de synagogue, pour dire à celui-ci : « Ta fille vient de mourir. À quoi bon déranger encore le Maître ? » Jésus, surprenant ces mots, dit au chef de synagogue : « Ne crains pas, crois seulement. » Il ne laissa personne l’accompagner, sauf Pierre, Jacques, et Jean, le frère de Jacques. Ils arrivent à la maison du chef de synagogue. Jésus voit l’agitation, et des gens qui pleurent et poussent de grands cris. Il entre et leur dit : « Pourquoi cette agitation et ces pleurs ? L’enfant n’est pas morte : elle dort. » Mais on se moquait de lui.
Alors il met tout le monde dehors, prend avec lui le père et la mère de l’enfant, et ceux qui étaient avec lui ; puis il pénètre là où reposait l’enfant. Il saisit la main de l’enfant, et lui dit : « Talitha koum », ce qui signifie : « Jeune fille, je te le dis, lève-toi! » Aussitôt la jeune fille se leva et se mit à marcher – elle avait en effet douze ans. Ils furent frappés d’une grande stupeur. Et Jésus leur ordonna fermement de ne le faire savoir à personne ; puis il leur dit de la faire manger.

Méditation

Confiance, lève-toi !

« Jésus (...) dit au chef de synagogue : "Ne crains pas, crois seulement." » (Mc 5, 36)
Frère Anton-Marie Milh, couvent Saint Hyacinthe à Fribourg

Quand j’avais cinq ans, mon père m’apprenait à faire du vélo. Au début, il me poussait dans le dos et me stabilisait pour éviter que je ne tombe. Lorsqu’il estimait que j’étais assez concentré sur mes pédales, il lâchait prise. Parfois ça se passait bien : je continuais jusqu’au premier carrefour, je m’arrêtais et je me tournais vers lui, tout fier d’avoir accompli ce chemin par moi-même. Parfois ça se passait mal : au bout de quelques secondes, je sentais qu’il ne me soutenait plus. Ma peur prenait alors le dessus sur ma confiance, et… je tombais. Alors, j’entendais la voix de mon père : « Lève-toi, ce n’est pas grave, on va essayer encore une fois ». C’est ainsi que j’ai appris à trouver mon équilibre en faisant confiance à mon père, à sa présence, même si je ne pouvais pas la sentir physiquement.
Chaque fois que je médite le passage de l’évangile sur la fille de Jaïre, me vient à l’esprit ce souvenir de mon enfance. La famille de Jaïre avait confiance en Jésus, mais c’était une confiance fragile…
Jésus permet qu’une femme malade le retienne, il prend du retard, et entretemps, la fille de Jaïre meurt. La famille envoie quelqu’un pour dire que ça ne vaut plus la peine de passer chez eux, leur fille est déjà décédée. Que pourrait encore faire le Maître ?
Mais Jésus vient à leur aide, il vient en aide à leur “peu de foi”: « Sois sans crainte ; aie seulement la foi. » Avec un geste intime – il prend la main de la fille – et en quelques mots seulement – « Fille, lève-toi » (Talitha koum) – il la ressuscite !
C’est ainsi qu’il nous invite à lui faire confiance et à nous lever, à ressusciter avec lui, même si on ne sent pas toujours sa présence.

Textes, méditation et chant du jour

Chant : Je veux voir Dieu

Je veux voir Dieu, je veux contempler mon Sauveur,
Je veux puiser à sa lumière la joie infinie de mon cœur (bis)

Dieu vivant, Dieu Trinité, Tu demeures en moi.
Viens y faire rayonner ta gloire !

Source infinie de bonté, fontaine de joie,
Toi seul peux me rassasier, Seigneur !

Tout mon être Te désire et mon cœur gémit :
Quand pourrai-je contempler ta face ?

Par ma foi et mon amour, je m’ouvre à ta grâce.
Que ta volonté se fasse en moi !

Interprété par Choeur dans la ville
T : P ME de l’Enfant Jésus
M : Fr JB de la sainte Famille

Pour les Enfants

Moi, je n'entends pas Dieu quand il me parle...
Il y a toujours beaucoup de bruits autour de nous. Frère Franck nous dit de faire silence pour entendre ce que Dieu nous dit dans notre cœur.

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♦ Dimanche 20 juin, 12ème dimanche du temps ordinaire : « Faire confiance »

Le Christ sur le lac de Génésareth de Eugène Delacroix

Eugène Delacroix a peint pas moins de 6 fois l’évangile de la tempête apaisée. Le thème convient au chantre du romantisme : nature indomptable, inquiétude et tourment. Pour le peintre comme pour nous, en des temps incertains, le Christ est signe de paix. Il nous rassure. Qu’il vienne apaiser les tempêtes de nos cœurs !

La tempête apaisée

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc (4, 35-41)

Toute la journée, Jésus avait parlé à la foule. Le soir venu, Jésus dit à ses disciples : « Passons sur l’autre rive. » Quittant la foule, ils emmenèrent Jésus, comme il était, dans la barque, et d’autres barques l’accompagnaient. Survient une violente tempête. Les vagues se jetaient sur la barque, si bien que déjà elle se remplissait.
Lui dormait sur le coussin à l’arrière. Les disciples le réveillent et lui disent : « Maître, nous sommes perdus ; cela ne te fait rien ? »
Réveillé, il menaça le vent et dit à la mer : « Silence, tais-toi ! » Le vent tomba, et il se fit un grand calme. Jésus leur dit : « Pourquoi êtes-vous si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ? » Saisis d’une grande crainte, ils se disaient entre eux : « Qui est-il donc, celui-ci, pour que même le vent et la mer lui obéissent ? »

Méditation

Lui dormait sur le coussin à l'arrière

« Les disciples réveillent Jésus et lui disent : 
"Maître, nous sommes perdus ; cela ne te fait rien ?" » (Mc 4, 38)
Soeur Anna Lécu, communauté de Paris

Comment veux-tu qu’on tienne le coup, Seigneur, si tu dors quand nous avons peur ? C’est le monde à l’envers : tu dors, bien confortablement sur ton coussin, toi qui n’as pas de pierre où reposer la tête ! Bien sûr, je peux faire un joli commentaire de ce passage, montrant que Marc nous raconte à l’avance ta résurrection : tu dormais, les forces de la mort menaçaient de t’emporter, et avec toi l’Église, la barque ; et voilà que tu te réveilles, que tu te relèves, et leur intimes le silence.
Il s’empêche ! Combien de fois avons-nous l’impression que tu dors ! Ne serait-il pas temps de te réveiller ? La peur nous fait du mal. La peur grignote la foi et la confiance et que va-t-il en rester au bout du compte ? Voilà, tu le sais. Je n’aime pas être secouée par la tempête. J’ai le mal de mer. Je ne suis pas fichue, comme Pierre, de te rejoindre et de marcher sur l’eau. Je coule, moi, si tu dors pendant que la barque se remplit d’eau. Quand tu dors, j’ai peur que tu ne te réveilles pas. Ou bien trop tard. En fait, je ne sais pas si j’ai cette foi que tu réclames. Voilà, c’est dit. Si tu dors, ma foi est emportée par le vent.
Ne dors pas, Seigneur. La tempête est en moi. Calme-la comme tu l’as déjà fait la grande nuit où tu priais ton Père en l’assurant que tous tes amis, même ceux qui venaient de te trahir, avaient cru en toi (*). Calme-la en m’assurant que toi tu crois en nous, en moi. Emmène-moi dans ta sieste, le temps que passe l’orage. S’il te plaît !

* Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean, chapitre 17, verset 6

Textes, méditation et chant du jour

Chant : Âme du Christ

Âme du Christ, sanctifie-moi ;
Corps du Christ, sauve-moi ;
Sang du Christ, enivre-moi ;
Eau du côté du Christ, lave-moi ;

Passion du Christ, fortifie-moi ;
Ô bon Jésus, exauce-moi ;
Dans Tes blessures, cache-moi ;
Ne permets pas que je sois séparé de Toi ;

De l’ennemi, défends-moi ;
À ma mort appelle-moi ;
Ordonne-moi de venir à Toi,
Pour qu’avec les Saints je te loue,
Dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

Interprété par les frères dominicains
T : Saint Ignace de Loyola
M : Joseph Gelineau

Pour les Enfants

Jésus apaise la tempête
Embarquons avec Jésus sur une mer déchainée et essayons de garder toujours confiance en son amour !

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♦ Dimanche 13 juin, 11ème dimanche du temps ordinaire : « Grandir »

Lire la parole de Dieu en paysan

Le frère Alexandre nous explique pourquoi il y a tant d’images bucoliques et agricoles dans la Bible. Ce n’est pas seulement parce que la société du temps des prophètes et de Jésus était paysanne, plus profondément c’est parce que Dieu veut utiliser un langage qui transcende les époques. A nous de redécouvrir les charmes simples de la nature !

La semence du Royaume

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc (4, 26-34)

En ce temps-là, parlant à la foule, Jésus disait : « Il en est du règne de Dieu comme d’un homme qui jette en terre la semence : nuit et jour, qu’il dorme ou qu’il se lève, la semence germe et grandit, il ne sait comment. D’elle-même, la terre produit d’abord l’herbe, puis l’épi, enfin du blé plein l’épi. Et dès que le blé est mûr, il y met la faucille, puisque le temps de la moisson est arrivé. »
Il disait encore : « À quoi allons-nous comparer le règne de Dieu ? Par quelle parabole pouvons-nous le représenter ? Il est comme une graine de moutarde : quand on la sème en terre, elle est la plus petite de toutes les semences. Mais quand on l’a semée, elle grandit et dépasse toutes les plantes potagères ; et elle étend de longues branches, si bien que les oiseaux du ciel peuvent faire leur nid à son ombre. »
Par de nombreuses paraboles semblables, Jésus leur annonçait la Parole, dans la mesure où ils étaient capables de l’entendre. Il ne leur disait rien sans parabole, mais il expliquait tout à ses disciples en particulier.

Méditation

Un arbre hospitalier

« Les oiseaux du ciel peuvent faire leur nid à son ombre. » (Mc 4, 32)
Frère Franck Dubois, Couvent de Strasbourg

« Quand est-ce qu’on arrive ? J’ai faim ! » L’oisillon s’impatiente, parti tôt le matin, avec toute sa famille. A peine sorti du nid, et déjà embarqué dans un vol au long cours. « Juste une petite pause alors. » Sur un champ à peine ensemencé ils se posent et s’ébrouent. L’oisillon n’en croit pas ses yeux qu’il frotte énergiquement à tire d’ailes : « que de graines ! » et se met à picorer.
« Malheureux ! dit sa mère, arrête cela de suite ! » « Mais maman, toutes ces graines, c’est providentiel ! » « Prends patience. Plus tard tu comprendras ». Soudain, le soleil lève, dardant droit ses rayons. Le vent du sud mugit, drainant une mer de sable sur la plaine dénudée. L’oisillon a peur. « Allons, dit le père, nous repartons ! »
Bien des années plus tard, l’oisillon déjà grand survole la même campagne. Le vent se lève brûlant comme le soleil. Inquiet le jeune père regarde ses petits. « Trouvons vite un refuge ! » Et soudain, dessous lui, au milieu de la plaine, un arbre magnifique aux branches étendues.
Bien des siècles plus tard, la ville avait poussé. Et l’arbre gigantesque fut abattu d’un coup. Un vieil homme à qui jadis appartenaient les terres en avait taillé deux poutres superbes. De nuit, il les planta au carrefour où autrefois s’élevait le bel arbre. La croix, resplendissante, dominait alentour. « Tiens, dit un voisin, as-tu vu ce matin au calvaire ? » « Non », dit l’ancien. « Une famille d’alouettes y a fait sa demeure ! »

Extrait de Signes dans la Bible (2014-2015)

Textes, méditation et chant du jour

Chant : Chez nous, soyez reine

Chez nous, soyez Reine, nous sommes à vous,
Régnez en souveraine, chez nous, chez nous.
Soyez la madone qu’on prie à genoux,
Qui sourit et pardonne, chez nous, chez nous.

Salut, brillante Étoile qui nous montrez les cieux !
Par vous Dieu se dévoile : jetez sur nous les yeux.

Brisez, Reine bénie, les chaînes du pécheur ;
Portez lumière et vie dans l’ombre de son cœur.

Vous êtes notre Mère, daignez à votre fils
Offrir l’humble prière de vos enfants chéris.

Gardez, ô Vierge pure, ô Cœur doux entre tous,
Nos âmes sans souillure, nos cœurs vaillants et doux.

Que notre chaste vie soit digne des élus, ;
Notre âme, un jour, ravie au ciel, verra Jésus.

Interprété par la Chorale du Pèlerinage du Rosaire
T : L.Benoit et M.Combe
M : Chanoine Huel
H : Y.Castagnet/M.Floret

Pour les Enfants

Est-ce que Dieu est un super héros ?
On dit toujours que Dieu peut tout, il a donc des supers pouvoirs, comme Superman ou Harry Potter ? Theobule a posé cette question au frère Olivier.

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♦ Dimanche 6 juin, solennité du très Saint Sacrement

Le Corps et le Sang du Christ

Les gestes de la communion

Recevoir le corps du Christ dans la main ou sur la langue, être plein de respect pour Dieu et en action de grâce avec les autres, dire « amen » : tous ces gestes sont importants et ont leur sens pour vivre la communion.

L'institution de l'Eucharistie

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc (14, 12-16. 22-26)

Le premier jour de la fête des pains sans levain, où l’on immolait l’agneau pascal, les disciples de Jésus lui disent : « Où veux-tu que nous allions faire les préparatifs pour que tu manges la Pâque ? » Il envoie deux de ses disciples en leur disant : « Allez à la ville ; un homme portant une cruche d’eau viendra à votre rencontre. Suivez-le, et là où il entrera, dites au propriétaire : “Le Maître te fait dire : Où est la salle où je pourrai manger la Pâque avec mes disciples ?” Il vous indiquera, à l’étage, une grande pièce aménagée et prête pour un repas. Faites-y pour nous les préparatifs. » Les disciples partirent, allèrent à la ville ; ils trouvèrent tout comme Jésus leur avait dit, et ils préparèrent la Pâque.
Pendant le repas, Jésus, ayant pris du pain et prononcé la bénédiction, le rompit, le leur donna, et dit : « Prenez, ceci est mon corps. » Puis, ayant pris une coupe et ayant rendu grâce, il la leur donna, et ils en burent tous. Et il leur dit : « Ceci est mon sang, le sang de l’Alliance, versé pour la multitude. Amen, je vous le dis : je ne boirai plus du fruit de la vigne, jusqu’au jour où je le boirai, nouveau, dans le royaume de Dieu. »
Après avoir chanté les psaumes, ils partirent pour le mont des Oliviers.

Méditation

Devenons ce que nous recevons

Nous sommes au soir du dernier repas de Jésus avec ses disciples : la sainte Cène. Jésus institue l’Eucharistie au moyen des paroles et des gestes que nous connaissons bien : « Pendant le repas, il prit du pain et, après avoir prononcé la bénédiction, il le rompit, le leur donna et dit : “Prenez, ceci est mon corps”. (…) Puis il prit la coupe, et après avoir rendu grâce, il la leur donna (…) et il leur dit, “Ceci est mon sang, le sang de l’Alliance, versé pour la multitude” ».
Ce soir-là, Jésus dévoile un peu plus qui il est !
Il se donne en nourriture à ses disciples. Il révèle ainsi qu’il est en personne le signe et la cause de notre salut et de notre union à Dieu. Il est en sa personne même l’union entre Dieu et les hommes. Il est l’unique médiateur de cette union et il s’offre à nous sous la forme du pain et du vin comme un pont pour rejoindre notre Père des cieux.
Autrement dit, au soir de la sainte Cène, le Christ Jésus nous révèle qu’il est personnellement le sacrement par excellence. Dans l’Eucharistie, Jésus s’offre comme donateur et moyen par lequel la vie même de Dieu nous est donnée.
À chaque messe, nous revivons ce dernier repas pascal, nous revivons ce don qui change le cours de l’histoire de l’humanité.
À chaque messe, lorsque nous communions au corps du Christ, nous célébrons le mémorial du mystère pascal de Jésus, et, comme nous le chantons dans l’Exultet au soir de la Vigile pascale, nous revivons personnellement et communautairement le relèvement de la mort et la mise à notre portée de l’éternité divine : « Ô nuit qui nous rend la grâce et nous ouvre la communion des saints (…) Ô nuit bienheureuse, où se rejoignent le ciel et la terre, où s’unissent l’homme et Dieu ! ».
L’Eucharistie, ce n’est rien de moins que cela : le Seigneur en personne qui se donne et transforme notre être de l’intérieur pour le conformer à son être divin !
Eh bien, devenons ce que nous recevons !

Textes, méditation et chant du jour

Chant : Tu es là présent

R/ Tu es là présent, livré pour nous.
Toi le tout petit, le serviteur.
Toi, le Tout Puissant,
humblement tu t’abaisses.

Tu fais ta demeure en nous, Seigneur.

Le pain que nous mangeons,
le vin que nous buvons,
c’est ton corps et ton sang,
Tu nous livres ta vie,
tu nous ouvres ton cœur,
tu fais ta demeure en nous, Seigneur.

Interprété par les Domini Cantores
Paroles et musique : S. Drouineau
Chants de l’Emmanuel

Pour les Enfants

Ceci est mon Corps
Comme les apôtres il y a 2000 ans, nous pouvons revivre à chaque messe le dernier repas de Jésus. Alors venons à sa table et mettons-nous en sa présence !

Coloriages et vidéo
https://www.theobule.org/video/ceci-est-mon-corps/21

La première communion des Apôtres pour les Enfants

Le deuxième dimanche après la Pentecôte, l'Église célèbre la fête du Saint Sacrement et médite plus particulièrement le sens de l'Eucharistie.
Ainsi, cette année, le dimanche 6 juin, nous rendrons grâce pour la présence du Christ dans l'hostie et réfléchirons à la place de ce sacrement dans nos vies.
Pour préparer cette fête avec les enfants, voici nos vidéos et notre fiche sur l'Eucharistie pour relire et méditer le récit de la Cène dans lequel saint Luc nous raconte la première communion des apôtres le jeudi saint.

♦ Dimanche 30 mai, solennité de la Sainte Trinité

Le Retable de l’adoration de la Sainte Trinité

par Albrecht Dürer

Représenter la Trinité ? Pas facile ! Il fallait le génie d'Albrecht Dürer pour montrer la relation d'amour entre le Père, le Fils et l'Esprit Saint et élever les saints dans cette communion trinitaire. Catherine nous dévoile comment la construction géométrique mais harmonieuse du tableau parvient merveilleusement à traduire cette aspiration et cette gloire.

Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (26, 16-20)

En ce temps-là, les onze disciples s’en allèrent en Galilée, à la montagne où Jésus leur avait ordonné de se rendre. Quand ils le virent, ils se prosternèrent, mais certains eurent des doutes. Jésus s’approcha d’eux et leur adressa ces paroles : « Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre. Allez ! De toutes les nations faites des disciples : baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, apprenez-leur à observer tout ce que je vous ai commandé. Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. »

Méditation

Comme un p'tit coquelicot

L’an passé, j’ai semé des coquelicots dans notre cloître. Au début, rien ne s’est passé, j’ai cru que c’était manqué – semé trop tôt ou les oiseaux. Mais un matin, une petite tache rouge dans un coin d’herbe. Timides, mais bien là malgré le vent, un par un ils ont poussé : de proche en proche, depuis ce coin jusqu’au milieu de la pelouse. Comme s’ils s’étaient passé le mot, il y en avait un, puis cinq, puis plus de dix chaque matin, baptisés de rosée. Cette année-là, ça a été vaste printemps, rouge et fragile, dans le jardin.
La mission de l’apôtre dans le jardin du monde, notre mission, puisque tous nous sommes apôtres, c’est : de toutes les nations, à tous les coins du monde, faire des disciples, les baptiser, les enseigner. Cela peut paraître au-dessus de nos forces, bien loin de nos pauvres moyens ? Imaginons-nous plutôt en coquelicot. Dire à nos voisins tout proches que le printemps est là, que le soleil s’est relevé ; montrer à nos prochains qu’il y a l’eau et la chaleur qu’il faut pour pouvoir sortir de terre. Notre mission, ce serait de nous dire et leur dire que ce pouvoir sortir n’est pas à nous d’abord, heureusement, puisqu’il nous vient du Christ, et c’est très rassurant. Tout ce qui nous est demandé, c’est de fleurir et de dire à ceux qui tardent ou qui sommeillent dans la terre, qu’il y a, pas loin, de la lumière, qu’ils peuvent aussi la boire et la porter. Et de proche en proche, cela peut faire vaste printemps sur notre Terre.

Extrait de Matthieu Pas à Pas (2019-2020)

Textes, méditation et chant du jour

Chant : Ô Père tout puissant

Ô Père, ô Tout-Puissant, ô Bienveillant Seigneur,
Ton Nom soit béni !
Pour le salut du genre humain, Tu as envoyé Ton Fils Bien-Aimé :
Quand le temps fut advenu, pour l’amour de chacun,
Tu as voulu qu’il vienne habiter chez les hommes.

Ô Verbe, ô Tout-Puissant, ô Très-Aimant Seigneur,
Ton Nom soit béni !
Pour le salut du genre humain, Tu as pris un corps semblable à nos corps :
Quand le temps fut advenu, pour l’amour de chacun,
Tu apparus au cœur désolé de ce monde.

Ô Souffle, ô Tout-Puissant, ô Bienfaisant Seigneur,
Ton Nom soit béni !
Pour le salut du genre humain, a grâce a choisi la Vierge Marie :
Quand le temps fut advenu, pour l’amour de chacun,
Tu l’as tenue très humble, au couvert de ton ombre.

Interprété par la Chorale du Pèlerinage du Rosaire
P et M : Rimaud/Godard

Pour les Enfants

Si Dieu peut tout, pourquoi il n'exauce pas toutes mes prières ?
Frère Nicolas nous explique que Dieu donne toujours le mieux pour nous. Alors, prions avec confiance !

Coloriages et vidéo :
https://www.theobule.org/video/si-dieu-peut-tout-pourquoi-il-n-exauce-pas-toutes-mes-prieres/59

♦ Dimanche 23 mai, solennité de la Pentecôte

L'Esprit Saint à l’œuvre

Monseigneur Antoine Hérouard, évêque auxiliaire du diocèse de Lille
Un évêque s’émerveille : l’Esprit-Saint est à l’œuvre là où on ne l’attend pas ! Oui Dieu parle, il nous entraine. Il fait toute chose nouvelle dans nos vies. Mgr Antoine Hérouard explique comment l’Esprit-Saint bouscule nos routines pour faire de nous des missionnaires.

L'Esprit vous guidera vers la vérité

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (15, 26-27 ; 16, 12-15)

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Quand viendra le Défenseur, que je vous enverrai d’auprès du Père, lui, l’Esprit de vérité qui procède du Père, il rendra témoignage en ma faveur. Et vous aussi, vous allez rendre témoignage, car vous êtes avec moi depuis le commencement.
J’ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais pour l’instant vous ne pouvez pas les porter. Quand il viendra, lui, l’Esprit de vérité, il vous conduira dans la vérité tout entière. En effet, ce qu’il dira ne viendra pas de lui-même : mais ce qu’il aura entendu, il le dira ; et ce qui va venir, il vous le fera connaître. Lui me glorifiera, car il recevra ce qui vient de moi pour vous le faire connaître. Tout ce que possède le Père est à moi ; voilà pourquoi je vous ai dit : L’Esprit reçoit ce qui vient de moi pour vous le faire connaître. »

Méditation

La vérité illumine les hommes

La main de Khadija était plus sûre que la mienne qui maintenait la chèvre. Bismillah ! Le geste précis ouvrit la carotide, le sang jaillit, le regard de l’animal devint vide, la chèvre mourut sans un cri. Honorant son devoir d’hospitalité, Khadija tuait la chèvre pour moi, l’ami de son fils, son hôte. Comme le père fait tuer le veau gras pour l’enfant prodigue revenu vers lui. Il fallut la dépouiller ; j’aidais, maladroitement, en tirant la peau pour que la mère de mon ami pût la détacher des muscles. Alors le couteau me taillada deux phalanges que j’avais trop approchées. Catastrophe ! Khadija blesse son hôte. Ce n’était presque rien, mais quel embarras pour elle, et pour moi quelle gêne ! Nous mangeâmes la viande le soir même. J’en ai gardé la brûlure des épices dans la bouche ; j’en ai gardé surtout la brûlure de l’hospitalité dans le cœur.
Ce sacrifice d’une chèvre en mon honneur, au nom de l’hospitalité dû à l’étranger, dans l’islam, signé dans mon corps par deux petites cicatrices à la main droite, m’a marqué comme l’expérience inaugurale de ma relation à l’islam. Un islam noble, généreux, hospitalier. Loin des caricatures jihadistes.
J’ai aussi découvert la vie de Siddhârta, celui qui allait devenir l’Éveillé, le Bouddha. Histoire d’un prince que son père avait voulu protéger du monde, mais qui, un jour, fait l’expérience de la souffrance de son peuple à travers quatre rencontres : celle d’un vieillard, d’un malade, d’un cadavre incinéré et d’un sage ermite. Il va chercher dans la méditation comment répondre à cette souffrance.
Nous n’avons besoin ni de l’islam ni du bouddhisme pour construire notre relation à Dieu. Nous la recevons du Christ, dont l’Esprit nous enseigne toute chose et nous conduit à la vérité tout entière (voir Jean, chap. 15, v. 13). Mais, à moins de penser que les autres religions sont l’œuvre du Tentateur ou de simples simulacres de vie spirituelle, pourquoi ne pas y reconnaître une présence de Dieu, un rayon de sa vérité ? Le concile Vatican II l’affirme : « On trouve quelque chose de la vérité et de la grâce aussi (chez eux), comme une présence secrète de Dieu. » (Ad gentes, 9.) Et : « Un rayon de cette Vérité qui illumine tous les hommes. » (Nostra ætate, 2 § 4.)
Le regard, le langage est différent, peut-être étrange et déconcertant. Il nous initie à d’autres fécondités de l’unique Esprit dans le cœur des hommes. C’est comme un cadeau supplémentaire, un don de Dieu qui ne nous est pas nécessaire pour le connaître, mais qu’il fait à ceux qui veulent s’en approcher. Les croyants des autres religions deviennent ainsi, par la grâce mystérieuse du Christ, prophètes pour nous chrétiens.

Extrait de Avent dans la ville (2019)

Textes, méditation et chant du jour

Chant : Veni Creator

Veni, creator Spiritus,
Mentes tuorum visita,
Imple superna gratia
Quae tu creasti pectora.

Qui diceris Paraclitus,
Donum Dei altissimi,
Fons vivus, ignis, caritas
Et spiritalis unctio.

Tu septiformis munere,
Digitus paternae dexterae,
Tu rite promissum Patris,
Sermone ditans guttura.

Accende lumen sensibus,
Infunde amorem cordibus,
Infirma nostri corporis
Virtute firmans perpeti.

Hostem repellas longius
Pacemque dones protinus;
Ductore sic te praevio
Vitemus omne noxium.

Per te sciamus da Patrem,
Noscamus atque Filium ;
Teque utriusque Spiritum
Credamus omni tempore.

Interprété par les frères dominicains

Pour les Enfants

Qu'est-ce que c'est la Sainte Trinité ?
Le frère Emmanuel explique à notre ami Théobule que Dieu, c’est comme une ronde : il y a une seule ronde mais trois enfants qui tournent en chantant.

Coloriages et vidéo :
https://www.theobule.org/video/qu-est-ce-que-c-est-la-sainte-trinite/199

Le souffle de l'Esprit Saint pour les Enfants

 

À la Pentecôte, comme il l'avait promis, Jésus envoie l'Esprit de Dieu. Les apôtres ont maintenant une force pour aller annoncer aux hommes la Bonne Nouvelle : la victoire sur le mal est désormais possible avec Jésus.
Avec les vidéos et la fiche de cette semaine, nous pouvons nous réjouir : aujourd'hui encore, le souffle de l'Esprit nous donne des forces !

♦ Dimanche 16 mai, 7e dimanche de Pâques

Soyons témoins

2021 : jubilé de la mort de saint Dominique. Si vous aimez les dominicaines et les dominicains, lisez comme Céline le petit livre du frère Alexandre Frezzato pour mieux connaitre Dominique et pour découvrir un maitre dans l’art de vivre en chrétien.
Saint Dominique, neuf jours pour le découvrir, frère Alexandre Frezzato, op (ed. Saint Augustin, 100 pages, 15€)

La prière de Jésus pour ses apôtres

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (17, 11b-19)

En ce temps-là, les yeux levés au ciel, Jésus priait ainsi : « Père saint, garde mes disciples unis dans ton nom, le nom que tu m’as donné, pour qu’ils soient un, comme nous-mêmes. Quand j’étais avec eux, je les gardais unis dans ton nom, le nom que tu m’as donné. J’ai veillé sur eux, et aucun ne s’est perdu, sauf celui qui s’en va à sa perte de sorte que l’Écriture soit accomplie. Et maintenant que je viens à toi, je parle ainsi, dans le monde, pour qu’ils aient en eux ma joie, et qu’ils en soient comblés. Moi, je leur ai donné ta parole, et le monde les a pris en haine parce qu’ils n’appartiennent pas au monde, de même que moi je n’appartiens pas au monde. Je ne prie pas pour que tu les retires du monde, mais pour que tu les gardes du Mauvais. Ils n’appartiennent pas au monde, de même que moi, je n’appartiens pas au monde.
Sanctifie-les dans la vérité : ta parole est vérité. De même que tu m’as envoyé dans le monde, moi aussi, je les ai envoyés dans le monde. Et pour eux je me sanctifie moi-même, afin qu’ils soient, eux aussi, sanctifiés dans la vérité. »

Méditation

Jésus prie pour nous

Le défi à relever est clair : Jésus n’est plus dans ce monde, mais nous, nous y sommes ! Jusqu’ici, il était auprès des disciples et pouvait donc les encourager, corriger leurs erreurs. Maintenant qu’il s’en retourne auprès du Père, que vont-ils devenir ? Comment allons-nous habiter ce monde sans nous y perdre, exposés à toute sorte d’incompréhension, parfois même à de la haine ? Jésus est clair : il prie pour nous, non pour que nous soyons retirés du monde, mais pour que nous y soyons ses témoins.
Il précise l’équipement de ses disciples. Tout d’abord la Parole du Père : c’est un don infiniment précieux. Elle va nous construire une identité au cœur de la société, une sorte de colonne vertébrale, mais d’autre part elle va parfois nous isoler en tant que « résistants ».
Ensuite et heureusement, Jésus prie pour ses disciples, il prie pour nous. Il demande au Père de nous sanctifier dans la vérité. Ce langage fait peur : Dieu et la vérité, n’est-ce pas source de violence et d’intolérance ? Pas dans la bouche de Jésus, dans la mesure où c’est comme Fils qu’il est la Vérité et nous apprend à l’être sous le regard du Père. « Garde-les dans ton Nom » supplie Jésus : or ce nom est celui de « Père ».
Enfin, Jésus précise le but de sa prière pour nous : « Qu’ils aient en eux ma joie et qu’ils en soient comblés ». Notre vocation n’est pas facile mais elle est belle : apprendre la fidélité à Dieu, l’unité entre nous, appuyés sur la prière de Jésus, avec par-dessus tout le don de sa joie.

Textes, méditation et chant du jour

Chant : Pour avancer ensemble

Pour avancer ensemble
sur le même chemin,
Pour bâtir avec Dieu
un monde plus humain,
Abreuvons-nous
aux mêmes sources
Et partageons le même pain,
Ouvrons nos cœurs
au même souffle,
Accueillons le royaume
qui vient !

R1. Exultons de joie :
proche est le règne de Dieu !
R2. Exultons de joie :
il est au milieu de nous !

Heureux qui observe le droit en toute chose. R1
Le Christ est venu accomplir toute justice ! R2

Heureux les habitants de la maison du Père ; R1
Le Christ est venu pour répandre l’Esprit. R2

Heureuse est l’église qui connaît sa louange ; R1
Le Christ est venu pour offrir l’action de grâce ! R2

Interprété par la Chorale du Pèlerinage du Rosaire
T : D. Rimaud
M : C. Villeneuve

Pour les Enfants

Des cœurs fidèles
C’était il y a deux mille ans, quand les premiers chrétiens s’organisaient pour vivre les enseignements de Dieu. Et aujourd’hui, nous pouvons vivre comme eux dans l’Église.

Coloriages et vidéo :
https://www.theobule.org/video/des-c%C5%93urs-fideles/33

♦ Dimanche 9 mai, 6e dimanche de Pâques

Aimez-vous comme je vous ai aimés

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (15, 9-17)

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour. Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme moi, j’ai gardé les commandements de mon Père, et je demeure dans son amour. Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite. Mon commandement, le voici : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime. Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande. Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ne sait pas ce que fait son maître ; je vous appelle mes amis, car tout ce que j’ai entendu de mon Père, je vous l’ai fait connaître. Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, c’est moi qui vous ai choisis et établis afin que vous alliez, que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure. Alors, tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donnera. Voici ce que je vous commande : c’est de vous aimer les uns les autres. »

Méditation

La fête des pauvres

J’ai un souvenir étonnamment précis de cette visite. Jeune frère, en formation à Lille, j’étais allé fêter l’anniversaire d’une vieille sœur dominicaine. Toutes ces sœurs étaient retraitées, après une longue vie de labeur au service des plus pauvres, à faire des ménages, des courses, des lessives…
Dans leur petit appartement, nous partageons un café (nous sommes dans le Nord !) et des biscuits. Beaucoup d’affection circulait entre les sœurs et nous. J’avais l’impression d’embrasser mes grands-mères. Des visages fatigués, des mains usées, mais des yeux vifs, joyeux. Toute une vie de service illuminait les regards.
Après un peu de temps, une fois le café bu et les gâteaux engloutis, arriva le moment des cadeaux. Les sœurs n’offrirent pas à leur aînée une icône, un vêtement ou un livre, mais elles lui remettaient une enveloppe avec de l’argent.
J’étais un peu choqué. Bien sûr, on peut offrir de l’argent à quelqu’un pour qu’il puisse s’acheter ce qu’il veut plutôt que choisir pour lui au risque de se tromper et de ne pas lui faire totalement plaisir. Mais n’y a-t-il pas justement dans le choix du cadeau un lien plus intime qui manifeste qu’on connaît celui qu’on veut célébrer ? Le choix peut être difficile, mais s’il est bien fait, c’est l’occasion de prouver son affection, qui compte peut-être encore davantage que le cadeau lui-même.
J’interrogeai discrètement une sœur et lui fis part de mon étonnement.
‒ Vous lui donnez de l’argent ?! Pourquoi pas plutôt un joli cadeau ?
‒ Mais c’est elle qui l’a demandé. Elle n’a jamais accepté de cadeau de toute sa vie. Elle a toujours réclamé qu’on lui offre de l’argent.
‒ Mais pourquoi ? Elle n’est tout de même pas aussi attachée à l’argent !
‒ Mais non, voyons ! Cet argent, elle peut le donner aux pauvres.
Je me suis retrouvé confus d’avoir imaginé que cette vieille sœur eût pu être intéressée par l’argent, honteux d’avoir été incapable d’imaginer combien elle vivait l’Évangile.
J’y ai souvent repensé depuis. L’attitude de cette sœur aînée est devenue pour moi un repère, une balise précieuse. Elle me rappelle que la mesure de l’Évangile, c’est d’être sans mesure. On n’est jamais arrivé au bout. À chaque fois elle réveille et réactive mon ambition de conversion. Cette vieille sœur est décédée. Mais elle reste prophète pour moi. Et sans doute pour beaucoup.

Extrait de Avent dans la ville (2019)

Textes, méditation et chant du jour

Chant : Viens en nous, Paraclet

Viens, Esprit Saint,
Toi le don de Jésus et du Père,
Viens en nous, Paraclet.
Viens, Esprit Saint,
Toi le don de Jésus et du Père,
Viens en nous, Trinité.
Viens, toi, le Consolateur,
Viens régner sur nos cœurs.

Veni Creator Spiritus
Mentes tuorum visita
Imple superna gratia
Quae tu creasti, pectora
Qui diceris Paraclitus
Altissimi donum Dei
Fons virus, ignis, caritas
Et spiritalis unctio.

Interprété par Choeur dans la ville
M : Communauté Saint Jean
T : Communauté Saint Jean et Veni Creator

Pour les Enfants

Aimez-vous les uns les autres
Jésus est amour ! Il nous donne son commandement le plus important, celui d’aimer les autres plus que tout. Alors, à nous de jouer !

Coloriages et vidéo :
https://www.theobule.org/video/aimez-vous-les-uns-les-autres/105

Le mois de Marie pour les enfants

Chers amis,

Pendant le mois de mai, nous nous proposons de poursuivre l'envoi de nos mails hebdomadaires. Certains enfants sont encore privés de leurs séances habituelles de caté et ce mois est riche en événements qui méritent d'être célébrés !

Puisque le mois de mai est le mois de Marie, nous invitons les enfants à :
- découvrir la prière du chapelet et la méditation des mystères : le frère Jean-Baptiste nous explique comment prier la Sainte Vierge nous rapproche de Jésus,
- lire l'évangile des noces de Cana : quand Marie est allée prier Jésus d'intervenir pour que la fête continue,
- compléter notre fiche d'activités, les enfants en apprendront un peu plus sur la maman de Jésus et approfondiront l'enseignement du frère Jean-Baptiste.

Les mystères du chapelet ?

♦ Dimanche 2 mai, 5e dimanche de Pâques : 1er dimanche du mois de Marie

Est-ce que Jésus est écolo ?

Si Jésus vivait aujourd’hui, serait-il écolo ? En fait, c’est lui l’inventeur de l’écologie ! Par son comportement et son enseignement, il proclame la communion de l’homme avec son environnement. Le frère Benoît nous rappelle que la nature est le temple de Dieu.

La vigne et les sarments

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (15, 1-8)

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Moi, je suis la vraie vigne, et mon Père est le vigneron. Tout sarment qui est en moi, mais qui ne porte pas de fruit, mon Père l’enlève ; tout sarment qui porte du fruit, il le purifie en le taillant, pour qu’il en porte davantage. Mais vous, déjà vous voici purifiés grâce à la parole que je vous ai dite. Demeurez en moi, comme moi en vous. De même que le sarment ne peut pas porter de fruit par lui-même s’il ne demeure pas sur la vigne, de même vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi.
Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruit, car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire. Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il est, comme le sarment, jeté dehors, et il se dessèche. Les sarments secs, on les ramasse, on les jette au feu, et ils brûlent. Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez tout ce que vous voulez, et cela se réalisera pour vous. Ce qui fait la gloire de mon Père, c’est que vous portiez beaucoup de fruit et que vous soyez pour moi des disciples. »

Méditation

Fiche métier : viticulteur

« Moi, je suis la vigne, et mon Père est le vigneron. »
« Moi je suis la vigne », nous dit le Seigneur et filant la métaphore voici qu’il nous invite à réviser nos connaissances sur ce bel arbre fruitier qu’est la vigne.
On appelle viticulteur celui qui cultive de la vigne et récolte le raisin, au rythme des saisons. Son travail de taille est important car il conditionne la qualité de la récolte des raisins. Il supervise et participe aux vendanges. Une fois le raisin récolté, il faut le vendre et l’acheminer vers une cave coopérative, un vigneron ou un négociant.
C’est cette image qu’utilise Saint Jean ici. Jésus est la vigne et son père le vigneron, ou plus exactement il est à la fois le viticulteur et le vigneron : celui qui entretien la vigne et celui qui en transforme le fruit. Il arrache les anciennes vignes, replante de nouvelles, taille, traite, coupe les sarments qui ne portent pas de fruit.
J’aime me dire que le viticulteur travaille essentiellement à l’extérieur. C’est pour moi une invitation à sortir de mon petit confort, à aller aux périphéries. Son travail est physique et s’adapte aux cycles de la vigne et aux saisons. Invitation à m’ouvrir au Seigneur sans tout maîtriser et entendre ses appels. Au-delà de ses connaissances en agronomie, le bon viticulteur doit aussi posséder une bonne connaissance du terrain. Il lui faut être patient et capable de gérer les coups durs et le stress liés aux conditions climatiques.
Le Père est le viticulteur et le vigneron : c’est lui qui transforme la vigne en vin. Celui qui demeure en lui et qui écoute sa Parole portera beaucoup de fruit et sera pour lui un disciple.
N’attendez pas la fin de l’été pour laisser le Père faire son œuvre en vous !

Extrait de Signes dans la Bible (2014-2015)

Textes, méditation et chant du jour

Chant : Ô Seigneur, à Toi la gloire

Ô Seigneur, à toi la gloire, la louange pour les siècles.
Ô Seigneur, à toi la gloire, éternel est ton amour !

Vous les cieux, (bis) vous les anges, (bis)
Toutes ses œuvres, (bis) bénissez votre Seigneur !

Astres du ciel, (bis) soleil et lune, (bis)
Pluies et rosées, (bis) bénissez votre Seigneur !

Feu et chaleur, (bis) glace et neige, (bis)
Souffles et vents, (bis) bénissez votre Seigneur !

Nuits et jours, (bis) lumière et ténèbres, (bis)
Éclairs et nuées, (bis) bénissez votre Seigneur !

Monts et collines, (bis) plantes de la terre, (bis)
Fauves et troupeaux, (bis) bénissez votre Seigneur !

Vous son peuple, (bis) vous ses prêtres, (bis)
Vous ses serviteurs, (bis) bénissez votre Seigneur !

Interprété par la Chorale du Pèlerinage du Rosaire
T et M : Elisabeth Baranger (1989, Éditions de l’Emmanuel,)

Pour les Enfants

Sur la route de Damas
Après la mort de Jésus, beaucoup de chrétiens convertis sont persécutés. Saul fait partie des persécuteurs les plus acharnés. Alors qu’il est en route pour Damas pour faire des arrestations, Saul fait une rencontre qui va bouleverser sa vie.

Coloriages et vidéo :
https://www.theobule.org/video/sur-la-route-de-damas/115

♦ Dimanche 25 avril, 4e dimanche de Pâques

Le berger - Journée mondiale des vocations

Visite du couvent dominicain de la Tourette à Eveux
Le frère Xavier Pollart, prieur de Sainte Marie de la Tourette raconte l’incroyable projet architectural de son couvent. Conçu par l’architecte Le Corbusier, classé au Patrimoine mondial de l’UNESCO, ce monument moderne de la vie religieuse étonne et fascine. Il rayonne par sa sobre et souveraine beauté mais surtout grâce à la communauté qui l’habite.

Enfants de Dieu, semblables au Christ

2e lecture : 1ère Lettre de Saint Jean (3, 1-2)

Bien-aimés, voyez quel grand amour nous a donné le Père pour que nous soyons appelés enfants de Dieu – et nous le sommes. Voici pourquoi le monde ne nous connaît pas : c’est qu’il n’a pas connu Dieu. Bien-aimés, dès maintenant, nous sommes enfants de Dieu, mais ce que nous serons n’a pas encore été manifesté. Nous le savons : quand cela sera manifesté, nous lui serons semblables car nous le verrons tel qu’il est.

Méditation :

Pleins feux sur la source

« Nous le verrons tel qu’il est ». A Poitiers, tout l’été, la façade de Notre-Dame-La-Grande est illuminée, chaque soir à la tombée de la nuit. Et c’est toujours magique de sentir la tension monter dans la foule en attendant que la façade s’illumine. Doucement, les couleurs montent, le silence se fait. On ouvre grands les yeux pour découvrir une explosion de couleurs qui révèlent tous les détails de la façade abîmée par le temps. Les apôtres reprennent visages, les colonnes fleurissent…
Le silence, et puis un doux murmure où chacun commente avec son voisin ce qu’il découvre.
Vient ensuite le moment que je préfère. Les gens se retournent pour découvrir la source lumineuse, le projeteur qui leur offre tant de merveilles. C’est comme s’ils revenaient à la source. Et quelle source !
Les uns ne verront qu’une prouesse technique, les autres rendront grâce pour tant de beauté. Moi, je veux voir dans ce projecteur niché entre deux fenêtres, LA source, Ma Source, mon moteur, mon carburant, appelez cela comme vous voudrez.
A Poitiers, sur la façade de Notre Dame la Grande, les soirs de Polychromies, on découvre toute l’histoire du salut, d’Adam et Eve à la naissance du Christ, de l’Ancien au Nouveau Testament. Et le Christ en gloire qui domine l’ensemble de la composition. Là-haut, au sommet de l’édifice.
C’est lui le secret, la source de tout.
Quelles couleurs est-ce que je décide de mettre aujourd’hui dans ma vie ? Choisissez bien, la palette est large : Chaque couleur a un sens. Chaque couleur est porteuse de symbole.
Rouge pourpre, couleur de Dieu et du manteau de Marie en iconographie. Rouge vif, symbole du sang des martyrs. Brun, couleur de la terre, symbole d’humilité, de la fragilité humaine. Jaune, couleur de la lumière et de la vie, symbole de l’éternité. Noir, absence de couleur, absence de Dieu. Blanc, rassemblement des couleurs, humanité rassemblée dans Christ. Bleu, couleur de l’eau, de la vie, symbole de l’humanité du Christ. Or, signe de richesse, symbole de la lumière de Dieu.

Extrait de Signes dans la Bible (2014-2015)

Textes, méditation et chant du jour

Chant : Choral du Bon Pasteur

Ô Seigneur, Pasteur fidèle, toi qui connais tes brebis,
Tu connais le cœur du Père et le Père te connaît.
Que nos cœurs à ta parole s’ouvrent et brûlent par ta grâce
Et s’éveillent à ta présence.

Toi, l’Agneau de la vraie Pâque, immolé sur une croix,
Bon Pasteur qui, pour ton peuple, livres ta vie à la mort.
Dans ta chair s’ouvre une porte ; dans le feu de tes blessures,
Resplendit l’Amour du Père.

Ta vie, c’est Toi qui la donnes, nul ne peut Te la ravir ;
Tu es venu dans le monde pour nous donner la vraie vie.
Fais nous vivre en ta promesse et grandir en ta parole :
« Aimez vous les uns les autres ».

Dans l’aurore de ta Pâque, Tu Te lèves du tombeau ;
Aux enfers et sur la terre, tu délivres ton troupeau` ;
Dans la joie de ta victoire, viens Seigneur, et ressuscite
Ceux qui cherchent ton visage.

Interprété par les frères dominicains
Musique : JS. Bach
Paroles : D. Bourgeois JP. Revel
Arrangement : A. Gouzes

Pour les Enfants

Jésus, Bon Berger
Dans cet évangile, Jésus se compare à un bon berger qui aime ses brebis. Sais-tu qui sont les brebis ?

Coloriages et vidéo :
https://www.theobule.org/video/jesus-bon-berger/148

♦ Dimanche 18 avril, 3e dimanche de Pâques

Sanctus : une porte ouverte sur le ciel

Quel est le sens du sanctus ? D’où vient-il ? Pourquoi cette louange se trouve au cœur de l’Eucharistie ? Le frère Philippe déroule l’enjeu liturgique du sanctus pour que nous puissions chanter à tue-tête cette invocation : elle est carrément une répétition générale de notre vie au paradis !

Les apôtres témoins de la résurrection

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (24, 35-48)

En ce temps-là, les disciples qui rentraient d’Emmaüs racontaient aux onze Apôtres et à leurs compagnons ce qui s’était passé sur la route, et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux à la fraction du pain.
Comme ils en parlaient encore, lui-même fut présent au milieu d’eux, et leur dit : « La paix soit avec vous ! » Saisis de frayeur et de crainte, ils croyaient voir un esprit. Jésus leur dit : « Pourquoi êtes-vous bouleversés ? Et pourquoi ces pensées qui surgissent dans votre cœur ? Voyez mes mains et mes pieds : c’est bien moi ! Touchez-moi, regardez : un esprit n’a pas de chair ni d’os comme vous constatez que j’en ai. » Après cette parole, il leur montra ses mains et ses pieds.
Dans leur joie, ils n’osaient pas encore y croire, et restaient saisis d’étonnement. Jésus leur dit : « Avez-vous ici quelque chose à manger ? » Ils lui présentèrent une part de poisson grillé qu’il prit et mangea devant eux. Puis il leur déclara : « Voici les paroles que je vous ai dites quand j’étais encore avec vous : “Il faut que s’accomplisse tout ce qui a été écrit à mon sujet dans la loi de Moïse, les Prophètes et les Psaumes.” »
Alors il ouvrit leur intelligence à la compréhension des Écritures. Il leur dit : « Ainsi est-il écrit que le Christ souffrirait, qu’il ressusciterait d’entre les morts le troisième jour, et que la conversion serait proclamée en son nom, pour le pardon des péchés, à toutes les nations, en commençant par Jérusalem. À vous d’en être les témoins. »

Méditation :

Je n'aime pas le poisson

Je n’aime pas le poisson. Pour un pécheur, le comble. Mais au bord du lac, on n’avait pas le choix. Un jour, tout a changé. Un homme est arrivé nous embarquant avec lui. Tout à sa suite avait une nouvelle saveur. Qu’importe ce que l’on mangeait, ce sont ses paroles qui nourrissaient. Combien de repas improvisés sur le lac, chez les uns et les autres, là où l’on nous recevait. Et puis, un dernier soir, il y eut ce repas, un peu de pain, du vin. Et le Maître de les bénir : « Ceci est mon corps, ceci est mon sang. »
Alors, quand il est revenu, au milieu de nous à Jérusalem, pas étonnant qu’il voulut encore manger. Le goût du poisson lui rappelait cela : les filets abandonnés au jour de notre appel, les foules nombreuses nourries avec si peu, les repas pris ensemble sur le bord de la route. Manger, pour faire mémoire des évènements passés. Mais manger avec lui, car il était bien là. Manger, pour poursuivre avec lui le chemin. Et pourtant, peu après, nous ne le revîmes plus.
Avait-il vraiment faim ? Sans doute, mais pas de poisson ni de pain. Je le compris ensuite. Il avait faim de nous. Faim de nous faire comprendre les signes qu’il posait. Faim que nous sortions de l’incrédulité. Jésus avait faim de notre foi.
Depuis le poisson n’a plus le même goût. J’en mange parfois debout, pressé sur le chemin, où je clame sans cesse la nouvelle joyeuse. Je repense à mon Maître, à toute sa saveur. J’ai faim de le revoir, au banquet éternel.

Extrait de Signes dans la Bible (2014-2015)

Textes, méditation et chant du jour

Chant : Dieu riche en miséricorde

Dieu riche en miséricorde, Tu veux pour nous la guérison.
Ton cœur de Père déborde de la richesse du pardon.

Tu sais tout le poids des péchés, Tu viens partager nos misères,
Amour infini, béni sois-tu.
Tu rends à chaque homme la paix, Tu combles d’amour les pécheurs
Et tu ouvres tes bras au prodigue, Amour infini, béni sois-tu.

Tu montres aux pécheurs le chemin, Tu soignes toujours le blessé,
Ami des pécheurs, béni sois-tu.
Tu ouvres à chaque homme ton cœur, Tu guides nos pas chancelants
Et tu souffres, attendant l’égaré, Ami des pécheurs, béni sois-tu.

Tu tournes vers nous ton regard, Tu vois la misère des cœurs,
Lumière de vie, béni sois-tu.
Tu sauves l’esprit abattu, Tu prends en pitié tes enfants
Et tu veux pour chacun le salut, Lumière de vie, béni sois-tu.

Tu partages le pain du pardon, Tu accueilles celui qui revient,
Fontaine de paix, béni sois-tu.
Tu pardonnes sans fin nos péchés, Tu recherches celui qui se perd,
Tu jubiles au retour du pécheur, Fontaine de paix, béni sois-tu.

Interprété par la Chorale du Pèlerinage du Rosaire
T : P.Guillevic M : R.Quesnel

Pour les Enfants

Prier, c'est seulement demander ?

Grâce aux conseils de sœur Marie-Dorothée, tu vas pouvoir facilement apprendre à prier.

Coloriages et vidéo :
https://www.theobule.org/video/est-ce-que-prier-c-est-seulement-demander/145

♦ Dimanche 11 avril, dimanche de la Divine Miséricorde

Sainte Faustine, apôtre de la Miséricorde

Pourquoi fêtons-nous la miséricorde le deuxième dimanche après Pâques ? Parce que le Seigneur nous l’a demandé ! Il apparut à Sœur Faustine et lui indiqua comment les fidèles devaient accueillir la miséricorde. Sainte Faustine s’inscrit dans la redécouverte spirituelle d’un Dieu plein d’amour.

 Thomas, le huitième jour...

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (20, 19-31)

C’était après la mort de Jésus. Le soir venu, en ce premier jour de la semaine, alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples étaient verrouillées par crainte des Juifs, Jésus vint, et il était là au milieu d’eux. Il leur dit : « La paix soit avec vous ! » Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur. Jésus leur dit de nouveau : « La paix soit avec vous ! De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie. » Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux et il leur dit : « Recevez l’Esprit Saint. À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus. »
Or, l’un des Douze, Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau), n’était pas avec eux quand Jésus était venu. Les autres disciples lui disaient : « Nous avons vu le Seigneur ! » Mais il leur déclara : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas ! »
Huit jours plus tard, les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison, et Thomas était avec eux. Jésus vient, alors que les portes étaient verrouillées, et il était là au milieu d’eux. Il dit : « La paix soit avec vous ! »
Puis il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d’être incrédule, sois croyant. » Alors Thomas lui dit « Mon Seigneur et mon Dieu ! » Jésus lui dit : « Parce que tu m’as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. » Il y a encore beaucoup d’autres signes que Jésus a faits en présence des disciples et qui ne sont pas écrits dans ce livre. Mais ceux-là ont été écrits pour que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et pour qu’en croyant, vous ayez la vie en son nom.

Méditation

Témoins du Ressuscité

Frère Alexandre Frezzato Couvent Saint Thomas d'Aquin à Lille

Aujourd’hui, huit jours après la résurrection, pour débuter le temps pascal, nous entendons le récit de deux apparitions du Christ ressuscité à ses disciples : la première apparition a lieu le soir même de la résurrection aux dix disciples, car Thomas l’apôtre est absent. Et la deuxième se déroule huit jours plus tard. Jésus apparaît alors aux onze disciples : Thomas est cette fois bien présent !
Alors, nous ne méditerons pas sur le doute de Thomas, ni sur sa volonté de voir pour croire. Je ne vous dirai pas non plus que nous sommes tous un peu comme Thomas… et que nous avons besoin de voir pour croire…
Je vous propose plutôt d’être attentifs à l’attitude des autres apôtres. Elle nous renseigne sur qui nous sommes et sur ce que nous avons à faire en tant que chrétiens !
Que deviennent-ils, ces apôtres, après avoir vu Jésus ressuscité au milieu d’eux ?
Ils sont transformés : ils reçoivent l’Esprit, sont envoyés pour continuer la mission que le Père a confiée à son Fils.
Et que font-ils après avoir expérimenté la présence du Ressuscité ?
Ils réalisent cette mission : ils témoignent de leur foi à Thomas qui était absent : « Nous avons vu le Seigneur ! ». Ce témoignage va susciter la rencontre personnelle de Thomas avec le Christ, son Seigneur et son Dieu !
Alors nous aussi, à l’exemple des disciples, laissons-nous transformer par la résurrection de Jésus, soyons apôtres et témoins ! Profitons de ce temps pour rayonner de la joie pascale et susciter la foi et la rencontre de nos proches et de nos contemporains avec le Christ ressuscité ! A nos amis et nos proches, osons dire : « j’ai rencontré le Seigneur ! Dieu est vivant dans ma vie, dans ta vie ! ».

Textes, méditation et chant du jour

Pour les Enfants

Notre programme du Carême tel que nous l'avions prévu est terminé. Cependant, l'actualité nous encourage à continuer, pour accompagner les enfants cette semaine encore.
Ainsi, nous vous partageons nos vidéos et notre fiche pour le dimanche de la Miséricorde Divine, le dimanche qui suit le dimanche de Pâques. Ce jour-là, la liturgie nous invite à lire, dans l'évangile de saint Jean, la rencontre entre l'apôtre Thomas et le Christ ressuscité.

Voici nos supports pour découvrir et méditer ce beau dialogue entre Jésus et son ami :
https://www.theobule.org/video/la-foi-de-thomas-jn-20-19-29/767

♦ Dimanche 4 avril, jour de Pâques : la foi des Apôtres

La résurrection selon Tolkien

La résurrection est le plus grand mythe de notre civilisation. Il trouve sa source dans la Résurrection du Christ ! Comme l’écrivait J.R.R. Tolkien, « le récit imaginaire est l’écho de l’evangelium », une bonne nouvelle : à la fin, tout sera sauvé. C’est pourquoi, le roman, Le Seigneur des Anneaux est le livre le plus lu de l’histoire de l’humanité : il s’inspire de l’évangile, il raconte une histoire de salut. La nôtre !

Frère Philippe Verdin, Couvent Saint Thomas d'Aquin à Lille

Le tombeau vide

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (20, 1-9)

Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin ; c’était encore les ténèbres. Elle s’aperçoit que la pierre a été enlevée du tombeau. Elle court donc trouver Simon-Pierre et l’autre disciple, celui que Jésus aimait, et elle leur dit : « On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l’a déposé. »
Pierre partit donc avec l’autre disciple pour se rendre au tombeau. Ils couraient tous les deux ensemble, mais l’autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au tombeau. En se penchant, il s’aperçoit que les linges sont posés à plat ; cependant il n’entre pas.
Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour. Il entre dans le tombeau ; il aperçoit les linges, posés à plat, ainsi que le suaire qui avait entouré la tête de Jésus, non pas posé avec les linges, mais roulé à part à sa place. C’est alors qu’entra l’autre disciple, lui qui était arrivé le premier au tombeau. Il vit, et il crut. Jusque-là, en effet, les disciples n’avaient pas compris que, selon l’Écriture, il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts.

Méditation

Et son nom fut sanctifié


Monseigneur David Macaire, Archevêque de Saint-Pierre et Fort-de-France (Martinique)

Il l’a voulu ! Il l’a attendu depuis le péché des origines, depuis la création, peut-être même de toute éternité, ce moment de victoire définitive sur le mal, cet instant où sa créature sera rendue aussi belle que possible à son image.
Les prophètes en avaient parlé, les Écritures l’avaient annoncé, viendrait le jour où tout mal et tout péché, et même la mort, seraient vaincus.
Ce que Dieu veut, ce n’est pas la mort, mais la vie. Il ne veut ni le péché, ni la condamnation, mais le pardon et le salut. C’est la Miséricorde qu’il veut et il la réalise par son Fils bien-aimé Jésus-Christ. Et voilà qu’en ce matin de Pâques, une fois pour toutes, la misère des hommes, la condamnation, sont vaincues par la résurrection de celui qui a aimé jusqu’au bout.
Aujourd’hui, Dieu veut mettre un comble à notre joie. Désormais, la source de la grâce est sans limite, ouverte en tout temps pour tous ceux qui ont soif. « Tout est accompli » dans le Christ et le bain de la Miséricorde est prêt pour la multitude. Il ne reste donc qu’à y plonger et à y demeurer fidèlement. Alors s’ouvrira le temps de l’humanité nouvelle, le temps de l’Église, le peuple sanctifié dans la louange et les « Alléluias » par les sacrements du salut.
Et comme sa Miséricorde ne trouve son accomplissement que dans une alliance personnelle avec chacun de nous, notre libre réponse individuelle viendra répondre à la libre initiative divine de répandre largement ses grâces. Allons ! Approchez-vous, tous les boiteux, tous les sourds, tous les aveugles, tous les pauvres et tous les impurs… sanctifiez le saint nom du Dieu qui vous aime. Faites mémoire en tout temps de la Miséricorde illimitée manifestée en ce jour.
Enfin, lorsque, un à un, ses enfants seront revenus de la mort à la vie, du péché au salut, alors s’accomplira la Miséricorde que Dieu veut. Et la fête n’aura pas de fin. Alléluia !

Extrait de Carême dans la ville 2016

Textes, méditation et chant du jour

Crions de joie pour le Seigneur

Crions de joie pour le Seigneur, allons à sa rencontre ! (bis)
Inclinons-nous pour l’adorer,
car c’est lui notre Dieu, car c’est lui notre Dieu !

C’est un Dieu grand que le Seigneur, le rocher qui nous sauve ! (bis)
À lui le monde en sa beauté,
ses mains l’ont façonné, ses mains l’ont façonné.

Et nous son peuple bien-aimé, qu’il guide en son amour ; (bis)
Ouvrons nos cœurs à son appel,
pour marcher dans ses voies, pour marcher dans ses voies.

Celui qui aime en vérité, demeure en ta lumière, (bis)
Viens embraser Seigneur nos vies
Au feu de ton Esprit, au feu de ton Esprit.

Interprété par les frères dominicains - N. Hermann

Pour les Enfants

La résurrection de Jésus

Fêtons Jésus, ressuscité, vivant pour toujours ! Accompagnons Marie-Madeleine, Simon-Pierre et l’autre disciple jusqu’au tombeau vide.

Coloriages et vidéo :
https://www.theobule.org/video/la-resurrection-de-jesus/192