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PAROISSE SAINTE FAMILLE de PAU

Lectures et méditations de la messe de dimanche 

♦ Dimanche 9 mai, 6e dimanche de Pâques

Aimez-vous comme je vous ai aimés

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (15, 9-17)

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour. Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme moi, j’ai gardé les commandements de mon Père, et je demeure dans son amour. Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite. Mon commandement, le voici : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime. Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande. Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ne sait pas ce que fait son maître ; je vous appelle mes amis, car tout ce que j’ai entendu de mon Père, je vous l’ai fait connaître. Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, c’est moi qui vous ai choisis et établis afin que vous alliez, que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure. Alors, tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donnera. Voici ce que je vous commande : c’est de vous aimer les uns les autres. »

Méditation

La fête des pauvres

J’ai un souvenir étonnamment précis de cette visite. Jeune frère, en formation à Lille, j’étais allé fêter l’anniversaire d’une vieille sœur dominicaine. Toutes ces sœurs étaient retraitées, après une longue vie de labeur au service des plus pauvres, à faire des ménages, des courses, des lessives…
Dans leur petit appartement, nous partageons un café (nous sommes dans le Nord !) et des biscuits. Beaucoup d’affection circulait entre les sœurs et nous. J’avais l’impression d’embrasser mes grands-mères. Des visages fatigués, des mains usées, mais des yeux vifs, joyeux. Toute une vie de service illuminait les regards.
Après un peu de temps, une fois le café bu et les gâteaux engloutis, arriva le moment des cadeaux. Les sœurs n’offrirent pas à leur aînée une icône, un vêtement ou un livre, mais elles lui remettaient une enveloppe avec de l’argent.
J’étais un peu choqué. Bien sûr, on peut offrir de l’argent à quelqu’un pour qu’il puisse s’acheter ce qu’il veut plutôt que choisir pour lui au risque de se tromper et de ne pas lui faire totalement plaisir. Mais n’y a-t-il pas justement dans le choix du cadeau un lien plus intime qui manifeste qu’on connaît celui qu’on veut célébrer ? Le choix peut être difficile, mais s’il est bien fait, c’est l’occasion de prouver son affection, qui compte peut-être encore davantage que le cadeau lui-même.
J’interrogeai discrètement une sœur et lui fis part de mon étonnement.
‒ Vous lui donnez de l’argent ?! Pourquoi pas plutôt un joli cadeau ?
‒ Mais c’est elle qui l’a demandé. Elle n’a jamais accepté de cadeau de toute sa vie. Elle a toujours réclamé qu’on lui offre de l’argent.
‒ Mais pourquoi ? Elle n’est tout de même pas aussi attachée à l’argent !
‒ Mais non, voyons ! Cet argent, elle peut le donner aux pauvres.
Je me suis retrouvé confus d’avoir imaginé que cette vieille sœur eût pu être intéressée par l’argent, honteux d’avoir été incapable d’imaginer combien elle vivait l’Évangile.
J’y ai souvent repensé depuis. L’attitude de cette sœur aînée est devenue pour moi un repère, une balise précieuse. Elle me rappelle que la mesure de l’Évangile, c’est d’être sans mesure. On n’est jamais arrivé au bout. À chaque fois elle réveille et réactive mon ambition de conversion. Cette vieille sœur est décédée. Mais elle reste prophète pour moi. Et sans doute pour beaucoup.

Extrait de Avent dans la ville (2019)

Textes, méditation et chant du jour

Chant : Viens en nous, Paraclet

Viens, Esprit Saint,
Toi le don de Jésus et du Père,
Viens en nous, Paraclet.
Viens, Esprit Saint,
Toi le don de Jésus et du Père,
Viens en nous, Trinité.
Viens, toi, le Consolateur,
Viens régner sur nos cœurs.

Veni Creator Spiritus
Mentes tuorum visita
Imple superna gratia
Quae tu creasti, pectora
Qui diceris Paraclitus
Altissimi donum Dei
Fons virus, ignis, caritas
Et spiritalis unctio.

Interprété par Choeur dans la ville
M : Communauté Saint Jean
T : Communauté Saint Jean et Veni Creator

Pour les Enfants

Aimez-vous les uns les autres
Jésus est amour ! Il nous donne son commandement le plus important, celui d’aimer les autres plus que tout. Alors, à nous de jouer !

Coloriages et vidéo :
https://www.theobule.org/video/aimez-vous-les-uns-les-autres/105

Le mois de Marie pour les enfants

Chers amis,

Pendant le mois de mai, nous nous proposons de poursuivre l'envoi de nos mails hebdomadaires. Certains enfants sont encore privés de leurs séances habituelles de caté et ce mois est riche en événements qui méritent d'être célébrés !

Puisque le mois de mai est le mois de Marie, nous invitons les enfants à :
- découvrir la prière du chapelet et la méditation des mystères : le frère Jean-Baptiste nous explique comment prier la Sainte Vierge nous rapproche de Jésus,
- lire l'évangile des noces de Cana : quand Marie est allée prier Jésus d'intervenir pour que la fête continue,
- compléter notre fiche d'activités, les enfants en apprendront un peu plus sur la maman de Jésus et approfondiront l'enseignement du frère Jean-Baptiste.

Les mystères du chapelet ?

♦ Dimanche 2 mai, 5e dimanche de Pâques : 1er dimanche du mois de Marie

Est-ce que Jésus est écolo ?

Si Jésus vivait aujourd’hui, serait-il écolo ? En fait, c’est lui l’inventeur de l’écologie ! Par son comportement et son enseignement, il proclame la communion de l’homme avec son environnement. Le frère Benoît nous rappelle que la nature est le temple de Dieu.

La vigne et les sarments

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (15, 1-8)

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Moi, je suis la vraie vigne, et mon Père est le vigneron. Tout sarment qui est en moi, mais qui ne porte pas de fruit, mon Père l’enlève ; tout sarment qui porte du fruit, il le purifie en le taillant, pour qu’il en porte davantage. Mais vous, déjà vous voici purifiés grâce à la parole que je vous ai dite. Demeurez en moi, comme moi en vous. De même que le sarment ne peut pas porter de fruit par lui-même s’il ne demeure pas sur la vigne, de même vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi.
Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruit, car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire. Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il est, comme le sarment, jeté dehors, et il se dessèche. Les sarments secs, on les ramasse, on les jette au feu, et ils brûlent. Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez tout ce que vous voulez, et cela se réalisera pour vous. Ce qui fait la gloire de mon Père, c’est que vous portiez beaucoup de fruit et que vous soyez pour moi des disciples. »

Méditation

Fiche métier : viticulteur

« Moi, je suis la vigne, et mon Père est le vigneron. »
« Moi je suis la vigne », nous dit le Seigneur et filant la métaphore voici qu’il nous invite à réviser nos connaissances sur ce bel arbre fruitier qu’est la vigne.
On appelle viticulteur celui qui cultive de la vigne et récolte le raisin, au rythme des saisons. Son travail de taille est important car il conditionne la qualité de la récolte des raisins. Il supervise et participe aux vendanges. Une fois le raisin récolté, il faut le vendre et l’acheminer vers une cave coopérative, un vigneron ou un négociant.
C’est cette image qu’utilise Saint Jean ici. Jésus est la vigne et son père le vigneron, ou plus exactement il est à la fois le viticulteur et le vigneron : celui qui entretien la vigne et celui qui en transforme le fruit. Il arrache les anciennes vignes, replante de nouvelles, taille, traite, coupe les sarments qui ne portent pas de fruit.
J’aime me dire que le viticulteur travaille essentiellement à l’extérieur. C’est pour moi une invitation à sortir de mon petit confort, à aller aux périphéries. Son travail est physique et s’adapte aux cycles de la vigne et aux saisons. Invitation à m’ouvrir au Seigneur sans tout maîtriser et entendre ses appels. Au-delà de ses connaissances en agronomie, le bon viticulteur doit aussi posséder une bonne connaissance du terrain. Il lui faut être patient et capable de gérer les coups durs et le stress liés aux conditions climatiques.
Le Père est le viticulteur et le vigneron : c’est lui qui transforme la vigne en vin. Celui qui demeure en lui et qui écoute sa Parole portera beaucoup de fruit et sera pour lui un disciple.
N’attendez pas la fin de l’été pour laisser le Père faire son œuvre en vous !

Extrait de Signes dans la Bible (2014-2015)

Textes, méditation et chant du jour

Chant : Ô Seigneur, à Toi la gloire

Ô Seigneur, à toi la gloire, la louange pour les siècles.
Ô Seigneur, à toi la gloire, éternel est ton amour !

Vous les cieux, (bis) vous les anges, (bis)
Toutes ses œuvres, (bis) bénissez votre Seigneur !

Astres du ciel, (bis) soleil et lune, (bis)
Pluies et rosées, (bis) bénissez votre Seigneur !

Feu et chaleur, (bis) glace et neige, (bis)
Souffles et vents, (bis) bénissez votre Seigneur !

Nuits et jours, (bis) lumière et ténèbres, (bis)
Éclairs et nuées, (bis) bénissez votre Seigneur !

Monts et collines, (bis) plantes de la terre, (bis)
Fauves et troupeaux, (bis) bénissez votre Seigneur !

Vous son peuple, (bis) vous ses prêtres, (bis)
Vous ses serviteurs, (bis) bénissez votre Seigneur !

Interprété par la Chorale du Pèlerinage du Rosaire
T et M : Elisabeth Baranger (1989, Éditions de l’Emmanuel,)

Pour les Enfants

Sur la route de Damas
Après la mort de Jésus, beaucoup de chrétiens convertis sont persécutés. Saul fait partie des persécuteurs les plus acharnés. Alors qu’il est en route pour Damas pour faire des arrestations, Saul fait une rencontre qui va bouleverser sa vie.

Coloriages et vidéo :
https://www.theobule.org/video/sur-la-route-de-damas/115

♦ Dimanche 25 avril, 4e dimanche de Pâques

Le berger - Journée mondiale des vocations

Visite du couvent dominicain de la Tourette à Eveux
Le frère Xavier Pollart, prieur de Sainte Marie de la Tourette raconte l’incroyable projet architectural de son couvent. Conçu par l’architecte Le Corbusier, classé au Patrimoine mondial de l’UNESCO, ce monument moderne de la vie religieuse étonne et fascine. Il rayonne par sa sobre et souveraine beauté mais surtout grâce à la communauté qui l’habite.

Enfants de Dieu, semblables au Christ

2e lecture : 1ère Lettre de Saint Jean (3, 1-2)

Bien-aimés, voyez quel grand amour nous a donné le Père pour que nous soyons appelés enfants de Dieu – et nous le sommes. Voici pourquoi le monde ne nous connaît pas : c’est qu’il n’a pas connu Dieu. Bien-aimés, dès maintenant, nous sommes enfants de Dieu, mais ce que nous serons n’a pas encore été manifesté. Nous le savons : quand cela sera manifesté, nous lui serons semblables car nous le verrons tel qu’il est.

Méditation :

Pleins feux sur la source

« Nous le verrons tel qu’il est ». A Poitiers, tout l’été, la façade de Notre-Dame-La-Grande est illuminée, chaque soir à la tombée de la nuit. Et c’est toujours magique de sentir la tension monter dans la foule en attendant que la façade s’illumine. Doucement, les couleurs montent, le silence se fait. On ouvre grands les yeux pour découvrir une explosion de couleurs qui révèlent tous les détails de la façade abîmée par le temps. Les apôtres reprennent visages, les colonnes fleurissent…
Le silence, et puis un doux murmure où chacun commente avec son voisin ce qu’il découvre.
Vient ensuite le moment que je préfère. Les gens se retournent pour découvrir la source lumineuse, le projeteur qui leur offre tant de merveilles. C’est comme s’ils revenaient à la source. Et quelle source !
Les uns ne verront qu’une prouesse technique, les autres rendront grâce pour tant de beauté. Moi, je veux voir dans ce projecteur niché entre deux fenêtres, LA source, Ma Source, mon moteur, mon carburant, appelez cela comme vous voudrez.
A Poitiers, sur la façade de Notre Dame la Grande, les soirs de Polychromies, on découvre toute l’histoire du salut, d’Adam et Eve à la naissance du Christ, de l’Ancien au Nouveau Testament. Et le Christ en gloire qui domine l’ensemble de la composition. Là-haut, au sommet de l’édifice.
C’est lui le secret, la source de tout.
Quelles couleurs est-ce que je décide de mettre aujourd’hui dans ma vie ? Choisissez bien, la palette est large : Chaque couleur a un sens. Chaque couleur est porteuse de symbole.
Rouge pourpre, couleur de Dieu et du manteau de Marie en iconographie. Rouge vif, symbole du sang des martyrs. Brun, couleur de la terre, symbole d’humilité, de la fragilité humaine. Jaune, couleur de la lumière et de la vie, symbole de l’éternité. Noir, absence de couleur, absence de Dieu. Blanc, rassemblement des couleurs, humanité rassemblée dans Christ. Bleu, couleur de l’eau, de la vie, symbole de l’humanité du Christ. Or, signe de richesse, symbole de la lumière de Dieu.

Extrait de Signes dans la Bible (2014-2015)

Textes, méditation et chant du jour

Chant : Choral du Bon Pasteur

Ô Seigneur, Pasteur fidèle, toi qui connais tes brebis,
Tu connais le cœur du Père et le Père te connaît.
Que nos cœurs à ta parole s’ouvrent et brûlent par ta grâce
Et s’éveillent à ta présence.

Toi, l’Agneau de la vraie Pâque, immolé sur une croix,
Bon Pasteur qui, pour ton peuple, livres ta vie à la mort.
Dans ta chair s’ouvre une porte ; dans le feu de tes blessures,
Resplendit l’Amour du Père.

Ta vie, c’est Toi qui la donnes, nul ne peut Te la ravir ;
Tu es venu dans le monde pour nous donner la vraie vie.
Fais nous vivre en ta promesse et grandir en ta parole :
« Aimez vous les uns les autres ».

Dans l’aurore de ta Pâque, Tu Te lèves du tombeau ;
Aux enfers et sur la terre, tu délivres ton troupeau` ;
Dans la joie de ta victoire, viens Seigneur, et ressuscite
Ceux qui cherchent ton visage.

Interprété par les frères dominicains
Musique : JS. Bach
Paroles : D. Bourgeois JP. Revel
Arrangement : A. Gouzes

Pour les Enfants

Jésus, Bon Berger
Dans cet évangile, Jésus se compare à un bon berger qui aime ses brebis. Sais-tu qui sont les brebis ?

Coloriages et vidéo :
https://www.theobule.org/video/jesus-bon-berger/148

♦ Dimanche 18 avril, 3e dimanche de Pâques

Sanctus : une porte ouverte sur le ciel

Quel est le sens du sanctus ? D’où vient-il ? Pourquoi cette louange se trouve au cœur de l’Eucharistie ? Le frère Philippe déroule l’enjeu liturgique du sanctus pour que nous puissions chanter à tue-tête cette invocation : elle est carrément une répétition générale de notre vie au paradis !

Les apôtres témoins de la résurrection

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (24, 35-48)

En ce temps-là, les disciples qui rentraient d’Emmaüs racontaient aux onze Apôtres et à leurs compagnons ce qui s’était passé sur la route, et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux à la fraction du pain.
Comme ils en parlaient encore, lui-même fut présent au milieu d’eux, et leur dit : « La paix soit avec vous ! » Saisis de frayeur et de crainte, ils croyaient voir un esprit. Jésus leur dit : « Pourquoi êtes-vous bouleversés ? Et pourquoi ces pensées qui surgissent dans votre cœur ? Voyez mes mains et mes pieds : c’est bien moi ! Touchez-moi, regardez : un esprit n’a pas de chair ni d’os comme vous constatez que j’en ai. » Après cette parole, il leur montra ses mains et ses pieds.
Dans leur joie, ils n’osaient pas encore y croire, et restaient saisis d’étonnement. Jésus leur dit : « Avez-vous ici quelque chose à manger ? » Ils lui présentèrent une part de poisson grillé qu’il prit et mangea devant eux. Puis il leur déclara : « Voici les paroles que je vous ai dites quand j’étais encore avec vous : “Il faut que s’accomplisse tout ce qui a été écrit à mon sujet dans la loi de Moïse, les Prophètes et les Psaumes.” »
Alors il ouvrit leur intelligence à la compréhension des Écritures. Il leur dit : « Ainsi est-il écrit que le Christ souffrirait, qu’il ressusciterait d’entre les morts le troisième jour, et que la conversion serait proclamée en son nom, pour le pardon des péchés, à toutes les nations, en commençant par Jérusalem. À vous d’en être les témoins. »

Méditation :

Je n'aime pas le poisson

Je n’aime pas le poisson. Pour un pécheur, le comble. Mais au bord du lac, on n’avait pas le choix. Un jour, tout a changé. Un homme est arrivé nous embarquant avec lui. Tout à sa suite avait une nouvelle saveur. Qu’importe ce que l’on mangeait, ce sont ses paroles qui nourrissaient. Combien de repas improvisés sur le lac, chez les uns et les autres, là où l’on nous recevait. Et puis, un dernier soir, il y eut ce repas, un peu de pain, du vin. Et le Maître de les bénir : « Ceci est mon corps, ceci est mon sang. »
Alors, quand il est revenu, au milieu de nous à Jérusalem, pas étonnant qu’il voulut encore manger. Le goût du poisson lui rappelait cela : les filets abandonnés au jour de notre appel, les foules nombreuses nourries avec si peu, les repas pris ensemble sur le bord de la route. Manger, pour faire mémoire des évènements passés. Mais manger avec lui, car il était bien là. Manger, pour poursuivre avec lui le chemin. Et pourtant, peu après, nous ne le revîmes plus.
Avait-il vraiment faim ? Sans doute, mais pas de poisson ni de pain. Je le compris ensuite. Il avait faim de nous. Faim de nous faire comprendre les signes qu’il posait. Faim que nous sortions de l’incrédulité. Jésus avait faim de notre foi.
Depuis le poisson n’a plus le même goût. J’en mange parfois debout, pressé sur le chemin, où je clame sans cesse la nouvelle joyeuse. Je repense à mon Maître, à toute sa saveur. J’ai faim de le revoir, au banquet éternel.

Extrait de Signes dans la Bible (2014-2015)

Textes, méditation et chant du jour

Chant : Dieu riche en miséricorde

Dieu riche en miséricorde, Tu veux pour nous la guérison.
Ton cœur de Père déborde de la richesse du pardon.

Tu sais tout le poids des péchés, Tu viens partager nos misères,
Amour infini, béni sois-tu.
Tu rends à chaque homme la paix, Tu combles d’amour les pécheurs
Et tu ouvres tes bras au prodigue, Amour infini, béni sois-tu.

Tu montres aux pécheurs le chemin, Tu soignes toujours le blessé,
Ami des pécheurs, béni sois-tu.
Tu ouvres à chaque homme ton cœur, Tu guides nos pas chancelants
Et tu souffres, attendant l’égaré, Ami des pécheurs, béni sois-tu.

Tu tournes vers nous ton regard, Tu vois la misère des cœurs,
Lumière de vie, béni sois-tu.
Tu sauves l’esprit abattu, Tu prends en pitié tes enfants
Et tu veux pour chacun le salut, Lumière de vie, béni sois-tu.

Tu partages le pain du pardon, Tu accueilles celui qui revient,
Fontaine de paix, béni sois-tu.
Tu pardonnes sans fin nos péchés, Tu recherches celui qui se perd,
Tu jubiles au retour du pécheur, Fontaine de paix, béni sois-tu.

Interprété par la Chorale du Pèlerinage du Rosaire
T : P.Guillevic M : R.Quesnel

Pour les Enfants

Prier, c'est seulement demander ?

Grâce aux conseils de sœur Marie-Dorothée, tu vas pouvoir facilement apprendre à prier.

Coloriages et vidéo :
https://www.theobule.org/video/est-ce-que-prier-c-est-seulement-demander/145

♦ Dimanche 11 avril, dimanche de la Divine Miséricorde

Sainte Faustine, apôtre de la Miséricorde

Pourquoi fêtons-nous la miséricorde le deuxième dimanche après Pâques ? Parce que le Seigneur nous l’a demandé ! Il apparut à Sœur Faustine et lui indiqua comment les fidèles devaient accueillir la miséricorde. Sainte Faustine s’inscrit dans la redécouverte spirituelle d’un Dieu plein d’amour.

 Thomas, le huitième jour...

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (20, 19-31)

C’était après la mort de Jésus. Le soir venu, en ce premier jour de la semaine, alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples étaient verrouillées par crainte des Juifs, Jésus vint, et il était là au milieu d’eux. Il leur dit : « La paix soit avec vous ! » Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur. Jésus leur dit de nouveau : « La paix soit avec vous ! De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie. » Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux et il leur dit : « Recevez l’Esprit Saint. À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus. »
Or, l’un des Douze, Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau), n’était pas avec eux quand Jésus était venu. Les autres disciples lui disaient : « Nous avons vu le Seigneur ! » Mais il leur déclara : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas ! »
Huit jours plus tard, les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison, et Thomas était avec eux. Jésus vient, alors que les portes étaient verrouillées, et il était là au milieu d’eux. Il dit : « La paix soit avec vous ! »
Puis il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d’être incrédule, sois croyant. » Alors Thomas lui dit « Mon Seigneur et mon Dieu ! » Jésus lui dit : « Parce que tu m’as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. » Il y a encore beaucoup d’autres signes que Jésus a faits en présence des disciples et qui ne sont pas écrits dans ce livre. Mais ceux-là ont été écrits pour que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et pour qu’en croyant, vous ayez la vie en son nom.

Méditation

Témoins du Ressuscité

Frère Alexandre Frezzato Couvent Saint Thomas d'Aquin à Lille

Aujourd’hui, huit jours après la résurrection, pour débuter le temps pascal, nous entendons le récit de deux apparitions du Christ ressuscité à ses disciples : la première apparition a lieu le soir même de la résurrection aux dix disciples, car Thomas l’apôtre est absent. Et la deuxième se déroule huit jours plus tard. Jésus apparaît alors aux onze disciples : Thomas est cette fois bien présent !
Alors, nous ne méditerons pas sur le doute de Thomas, ni sur sa volonté de voir pour croire. Je ne vous dirai pas non plus que nous sommes tous un peu comme Thomas… et que nous avons besoin de voir pour croire…
Je vous propose plutôt d’être attentifs à l’attitude des autres apôtres. Elle nous renseigne sur qui nous sommes et sur ce que nous avons à faire en tant que chrétiens !
Que deviennent-ils, ces apôtres, après avoir vu Jésus ressuscité au milieu d’eux ?
Ils sont transformés : ils reçoivent l’Esprit, sont envoyés pour continuer la mission que le Père a confiée à son Fils.
Et que font-ils après avoir expérimenté la présence du Ressuscité ?
Ils réalisent cette mission : ils témoignent de leur foi à Thomas qui était absent : « Nous avons vu le Seigneur ! ». Ce témoignage va susciter la rencontre personnelle de Thomas avec le Christ, son Seigneur et son Dieu !
Alors nous aussi, à l’exemple des disciples, laissons-nous transformer par la résurrection de Jésus, soyons apôtres et témoins ! Profitons de ce temps pour rayonner de la joie pascale et susciter la foi et la rencontre de nos proches et de nos contemporains avec le Christ ressuscité ! A nos amis et nos proches, osons dire : « j’ai rencontré le Seigneur ! Dieu est vivant dans ma vie, dans ta vie ! ».

Textes, méditation et chant du jour

Pour les Enfants

Notre programme du Carême tel que nous l'avions prévu est terminé. Cependant, l'actualité nous encourage à continuer, pour accompagner les enfants cette semaine encore.
Ainsi, nous vous partageons nos vidéos et notre fiche pour le dimanche de la Miséricorde Divine, le dimanche qui suit le dimanche de Pâques. Ce jour-là, la liturgie nous invite à lire, dans l'évangile de saint Jean, la rencontre entre l'apôtre Thomas et le Christ ressuscité.

Voici nos supports pour découvrir et méditer ce beau dialogue entre Jésus et son ami :
https://www.theobule.org/video/la-foi-de-thomas-jn-20-19-29/767

♦ Dimanche 4 avril, jour de Pâques : la foi des Apôtres

La résurrection selon Tolkien

La résurrection est le plus grand mythe de notre civilisation. Il trouve sa source dans la Résurrection du Christ ! Comme l’écrivait J.R.R. Tolkien, « le récit imaginaire est l’écho de l’evangelium », une bonne nouvelle : à la fin, tout sera sauvé. C’est pourquoi, le roman, Le Seigneur des Anneaux est le livre le plus lu de l’histoire de l’humanité : il s’inspire de l’évangile, il raconte une histoire de salut. La nôtre !

Frère Philippe Verdin, Couvent Saint Thomas d'Aquin à Lille

Le tombeau vide

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (20, 1-9)

Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin ; c’était encore les ténèbres. Elle s’aperçoit que la pierre a été enlevée du tombeau. Elle court donc trouver Simon-Pierre et l’autre disciple, celui que Jésus aimait, et elle leur dit : « On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l’a déposé. »
Pierre partit donc avec l’autre disciple pour se rendre au tombeau. Ils couraient tous les deux ensemble, mais l’autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au tombeau. En se penchant, il s’aperçoit que les linges sont posés à plat ; cependant il n’entre pas.
Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour. Il entre dans le tombeau ; il aperçoit les linges, posés à plat, ainsi que le suaire qui avait entouré la tête de Jésus, non pas posé avec les linges, mais roulé à part à sa place. C’est alors qu’entra l’autre disciple, lui qui était arrivé le premier au tombeau. Il vit, et il crut. Jusque-là, en effet, les disciples n’avaient pas compris que, selon l’Écriture, il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts.

Méditation

Et son nom fut sanctifié


Monseigneur David Macaire, Archevêque de Saint-Pierre et Fort-de-France (Martinique)

Il l’a voulu ! Il l’a attendu depuis le péché des origines, depuis la création, peut-être même de toute éternité, ce moment de victoire définitive sur le mal, cet instant où sa créature sera rendue aussi belle que possible à son image.
Les prophètes en avaient parlé, les Écritures l’avaient annoncé, viendrait le jour où tout mal et tout péché, et même la mort, seraient vaincus.
Ce que Dieu veut, ce n’est pas la mort, mais la vie. Il ne veut ni le péché, ni la condamnation, mais le pardon et le salut. C’est la Miséricorde qu’il veut et il la réalise par son Fils bien-aimé Jésus-Christ. Et voilà qu’en ce matin de Pâques, une fois pour toutes, la misère des hommes, la condamnation, sont vaincues par la résurrection de celui qui a aimé jusqu’au bout.
Aujourd’hui, Dieu veut mettre un comble à notre joie. Désormais, la source de la grâce est sans limite, ouverte en tout temps pour tous ceux qui ont soif. « Tout est accompli » dans le Christ et le bain de la Miséricorde est prêt pour la multitude. Il ne reste donc qu’à y plonger et à y demeurer fidèlement. Alors s’ouvrira le temps de l’humanité nouvelle, le temps de l’Église, le peuple sanctifié dans la louange et les « Alléluias » par les sacrements du salut.
Et comme sa Miséricorde ne trouve son accomplissement que dans une alliance personnelle avec chacun de nous, notre libre réponse individuelle viendra répondre à la libre initiative divine de répandre largement ses grâces. Allons ! Approchez-vous, tous les boiteux, tous les sourds, tous les aveugles, tous les pauvres et tous les impurs… sanctifiez le saint nom du Dieu qui vous aime. Faites mémoire en tout temps de la Miséricorde illimitée manifestée en ce jour.
Enfin, lorsque, un à un, ses enfants seront revenus de la mort à la vie, du péché au salut, alors s’accomplira la Miséricorde que Dieu veut. Et la fête n’aura pas de fin. Alléluia !

Extrait de Carême dans la ville 2016

Textes, méditation et chant du jour

Crions de joie pour le Seigneur

Crions de joie pour le Seigneur, allons à sa rencontre ! (bis)
Inclinons-nous pour l’adorer,
car c’est lui notre Dieu, car c’est lui notre Dieu !

C’est un Dieu grand que le Seigneur, le rocher qui nous sauve ! (bis)
À lui le monde en sa beauté,
ses mains l’ont façonné, ses mains l’ont façonné.

Et nous son peuple bien-aimé, qu’il guide en son amour ; (bis)
Ouvrons nos cœurs à son appel,
pour marcher dans ses voies, pour marcher dans ses voies.

Celui qui aime en vérité, demeure en ta lumière, (bis)
Viens embraser Seigneur nos vies
Au feu de ton Esprit, au feu de ton Esprit.

Interprété par les frères dominicains - N. Hermann

Pour les Enfants

La résurrection de Jésus

Fêtons Jésus, ressuscité, vivant pour toujours ! Accompagnons Marie-Madeleine, Simon-Pierre et l’autre disciple jusqu’au tombeau vide.

Coloriages et vidéo :
https://www.theobule.org/video/la-resurrection-de-jesus/192