Dimanche dans la ville reprends ce 19 septembre :
lectures et méditations de la messe de dimanche

Quant à Théobule, à partir du 25 septembre, il se consacrera
à faire découvrir le Notre Père, Phrase par phrase.


♦ Dimanche 19 septembre, 25e dimanche du temps ordinaire :

« Comme un enfant »

Vidéo de la semaine :

Les enfants nous évangélisent

Pourquoi Jésus remet-il les enfants au centre ?
Christiane Pacotte, catéchiste enthousiaste nous déroule
comment les petits régénèrent notre foi
et sont des témoins de la présence de Dieu dans les familles.

Annonce de la passion

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc (9, 30-37)

En ce temps-là, Jésus traversait la Galilée avec ses disciples, et il ne voulait pas qu’on le sache, car il enseignait ses disciples en leur disant : « Le Fils de l’homme est livré aux mains des hommes ; ils le tueront et, trois jours après sa mort, il ressuscitera. » Mais les disciples ne comprenaient pas ces paroles et ils avaient peur de l’interroger.
Ils arrivèrent à Capharnaüm, et, une fois à la maison, Jésus leur demanda : « De quoi discutiez-vous en chemin ? » Ils se taisaient, car, en chemin, ils avaient discuté entre eux pour savoir qui était le plus grand. S’étant assis, Jésus appela les Douze et leur dit : « Si quelqu’un veut être le premier, qu’il soit le dernier de tous et le serviteur de tous. » Prenant alors un enfant, il le plaça au milieu d’eux, l’embrassa, et leur dit : « Quiconque accueille en mon nom un enfant comme celui-ci, c’est moi qu’il accueille. Et celui qui m’accueille, ce n’est pas moi qu’il accueille, mais Celui qui m’a envoyé. »

Méditation

Comme un enfant, accepter d'apprendre pour devenir disciples

« Prenant alors un enfant, il le plaça au milieu d’eux, l’embrassa, et leur dit :
"Quiconque accueille en mon nom un enfant comme celui-ci, 

c’est moi qu’il accueille."
» (Mc 9, 36-37)
Frère Jean-Michel Poffet, Couvent Saint Hyacinthe à Fribourg (Suisse)

C’est ce qui s’appelle « remettre les pendules à l’heure ». Jésus traverse la Galilée « incognito » prenant du temps pour enseigner ses disciples, sur la route, mais plus encore « à la maison », « assis » précise même l’évangéliste pour souligner l’importance de ce moment d’intimité et de formation, à l’écart. Pourquoi cette insistance ? Parce que Jésus vient de leur annoncer sa Passion : bientôt il va être crucifié à Jérusalem, prix qu’il va payer par fidélité à la volonté du Père : aimer les hommes jusqu’au bout. Les disciples sont effrayés par cette perspective, on peut les comprendre.
Mais la situation est plus grave encore, car derrière le dos de Jésus ils discutaient non pour savoir comment suivre leur Maître mais ils se demandaient qui était le plus grand parmi eux. On ne sait s’il faut en rire ou pleurer ! Tel est l’être humain, au naturel, attiré par le pouvoir et la grandeur.
En fin pédagogue, Jésus place alors un enfant au milieu des disciples. Dans le monde oriental, les enfants étaient nombreux et comptaient peu. Ne disait-on pas : « sans compter les femmes et les enfants… ». C’est pourtant comme un enfant qu’il nous faut apprendre à accueillir l’Évangile ; comme un enfant, apprendre à recevoir plus qu’à dominer ; comme un enfant, apprendre à s’émerveiller plutôt qu’à tout programmer ; comme un enfant accepter d’apprendre… pour devenir disciple. Alors seulement, nous nous remettrons à la suite de Jésus et comme des enfants nous pourrons nommer Dieu « notre Père ».

Textes, méditation et chant du jour

Chant : Chantons à Dieu

Chantons à Dieu ce chant nouveau,
Disons sa gloire immense,
À tout vivant, ce Dieu très haut
Présente son Alliance.
Un cœur ouvert : le Fils livré !
Un vent de joie : l’Esprit donné.
Rendons à Dieu sa grâce.

Honneur à toi, premier vivant !
À toi la gloire, ô Père !
Louange à toi dans tous les temps,
Seigneur de ciel et terre !
Ta voix murmure : « viens au jour » ;
Ton cœur nous dit : « Je suis l’Amour ».
Aimez-vous tous en frères. »

Jésus, au prix du sang versé,
Tu dis l’amour du Père !
Ô viens, Seigneur du plein été,
Nous prendre en ta lumière.
Délivre-nous de tout péché ;
Enseigne-nous à tout donner.
Rénove enfin la terre.

Esprit de Dieu, vivant amour,
Refais nos vies nouvelles.
Engendre-nous, mets-nous au jour ;
Maintiens nos cœurs fidèles.
Réveille-nous de notre nuit ;
Ranime en nous le feu de vie.
Ô feu de joie nouvelle !

Interprété par les frères dominicains
M : Praetorius

Pour les Enfants

Pourquoi Jésus ne veut pas être roi ?
Le frère Benoît nous explique que Dieu ne veut pas être un roi guerrier ou écrasant mais un roi d’amour.

Coloriage et vidéo
https://www.theobule.org/video/pourquoi-jesus-ne-veut-il-pas-etre-roi/223


Anciennes méditations avec quelques grandes fêtes

♦ Dimanche 6 juin, solennité du très Saint Sacrement

Le Corps et le Sang du Christ

Les gestes de la communion

Recevoir le corps du Christ dans la main ou sur la langue, être plein de respect pour Dieu et en action de grâce avec les autres, dire « amen » : tous ces gestes sont importants et ont leur sens pour vivre la communion.

L'institution de l'Eucharistie

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc (14, 12-16. 22-26)

Le premier jour de la fête des pains sans levain, où l’on immolait l’agneau pascal, les disciples de Jésus lui disent : « Où veux-tu que nous allions faire les préparatifs pour que tu manges la Pâque ? » Il envoie deux de ses disciples en leur disant : « Allez à la ville ; un homme portant une cruche d’eau viendra à votre rencontre. Suivez-le, et là où il entrera, dites au propriétaire : “Le Maître te fait dire : Où est la salle où je pourrai manger la Pâque avec mes disciples ?” Il vous indiquera, à l’étage, une grande pièce aménagée et prête pour un repas. Faites-y pour nous les préparatifs. » Les disciples partirent, allèrent à la ville ; ils trouvèrent tout comme Jésus leur avait dit, et ils préparèrent la Pâque.
Pendant le repas, Jésus, ayant pris du pain et prononcé la bénédiction, le rompit, le leur donna, et dit : « Prenez, ceci est mon corps. » Puis, ayant pris une coupe et ayant rendu grâce, il la leur donna, et ils en burent tous. Et il leur dit : « Ceci est mon sang, le sang de l’Alliance, versé pour la multitude. Amen, je vous le dis : je ne boirai plus du fruit de la vigne, jusqu’au jour où je le boirai, nouveau, dans le royaume de Dieu. »
Après avoir chanté les psaumes, ils partirent pour le mont des Oliviers.

Méditation

Devenons ce que nous recevons

Nous sommes au soir du dernier repas de Jésus avec ses disciples : la sainte Cène. Jésus institue l’Eucharistie au moyen des paroles et des gestes que nous connaissons bien : « Pendant le repas, il prit du pain et, après avoir prononcé la bénédiction, il le rompit, le leur donna et dit : “Prenez, ceci est mon corps”. (…) Puis il prit la coupe, et après avoir rendu grâce, il la leur donna (…) et il leur dit, “Ceci est mon sang, le sang de l’Alliance, versé pour la multitude” ».
Ce soir-là, Jésus dévoile un peu plus qui il est !
Il se donne en nourriture à ses disciples. Il révèle ainsi qu’il est en personne le signe et la cause de notre salut et de notre union à Dieu. Il est en sa personne même l’union entre Dieu et les hommes. Il est l’unique médiateur de cette union et il s’offre à nous sous la forme du pain et du vin comme un pont pour rejoindre notre Père des cieux.
Autrement dit, au soir de la sainte Cène, le Christ Jésus nous révèle qu’il est personnellement le sacrement par excellence. Dans l’Eucharistie, Jésus s’offre comme donateur et moyen par lequel la vie même de Dieu nous est donnée.
À chaque messe, nous revivons ce dernier repas pascal, nous revivons ce don qui change le cours de l’histoire de l’humanité.
À chaque messe, lorsque nous communions au corps du Christ, nous célébrons le mémorial du mystère pascal de Jésus, et, comme nous le chantons dans l’Exultet au soir de la Vigile pascale, nous revivons personnellement et communautairement le relèvement de la mort et la mise à notre portée de l’éternité divine : « Ô nuit qui nous rend la grâce et nous ouvre la communion des saints (…) Ô nuit bienheureuse, où se rejoignent le ciel et la terre, où s’unissent l’homme et Dieu ! ».
L’Eucharistie, ce n’est rien de moins que cela : le Seigneur en personne qui se donne et transforme notre être de l’intérieur pour le conformer à son être divin !
Eh bien, devenons ce que nous recevons !

Textes, méditation et chant du jour

Chant : Tu es là présent

R/ Tu es là présent, livré pour nous.
Toi le tout petit, le serviteur.
Toi, le Tout Puissant,
humblement tu t’abaisses.

Tu fais ta demeure en nous, Seigneur.

Le pain que nous mangeons,
le vin que nous buvons,
c’est ton corps et ton sang,
Tu nous livres ta vie,
tu nous ouvres ton cœur,
tu fais ta demeure en nous, Seigneur.

Interprété par les Domini Cantores
Paroles et musique : S. Drouineau
Chants de l’Emmanuel

Pour les Enfants

Ceci est mon Corps
Comme les apôtres il y a 2000 ans, nous pouvons revivre à chaque messe le dernier repas de Jésus. Alors venons à sa table et mettons-nous en sa présence !

Coloriages et vidéo
https://www.theobule.org/video/ceci-est-mon-corps/21

La première communion des Apôtres pour les Enfants

Le deuxième dimanche après la Pentecôte, l'Église célèbre la fête du Saint Sacrement et médite plus particulièrement le sens de l'Eucharistie.
Ainsi, cette année, le dimanche 6 juin, nous rendrons grâce pour la présence du Christ dans l'hostie et réfléchirons à la place de ce sacrement dans nos vies.
Pour préparer cette fête avec les enfants, voici nos vidéos et notre fiche sur l'Eucharistie pour relire et méditer le récit de la Cène dans lequel saint Luc nous raconte la première communion des apôtres le jeudi saint.

♦ Dimanche 30 mai, solennité de la Sainte Trinité

Le Retable de l’adoration de la Sainte Trinité

par Albrecht Dürer

Représenter la Trinité ? Pas facile ! Il fallait le génie d'Albrecht Dürer pour montrer la relation d'amour entre le Père, le Fils et l'Esprit Saint et élever les saints dans cette communion trinitaire. Catherine nous dévoile comment la construction géométrique mais harmonieuse du tableau parvient merveilleusement à traduire cette aspiration et cette gloire.

Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (26, 16-20)

En ce temps-là, les onze disciples s’en allèrent en Galilée, à la montagne où Jésus leur avait ordonné de se rendre. Quand ils le virent, ils se prosternèrent, mais certains eurent des doutes. Jésus s’approcha d’eux et leur adressa ces paroles : « Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre. Allez ! De toutes les nations faites des disciples : baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, apprenez-leur à observer tout ce que je vous ai commandé. Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. »

Méditation

Comme un p'tit coquelicot

L’an passé, j’ai semé des coquelicots dans notre cloître. Au début, rien ne s’est passé, j’ai cru que c’était manqué – semé trop tôt ou les oiseaux. Mais un matin, une petite tache rouge dans un coin d’herbe. Timides, mais bien là malgré le vent, un par un ils ont poussé : de proche en proche, depuis ce coin jusqu’au milieu de la pelouse. Comme s’ils s’étaient passé le mot, il y en avait un, puis cinq, puis plus de dix chaque matin, baptisés de rosée. Cette année-là, ça a été vaste printemps, rouge et fragile, dans le jardin.
La mission de l’apôtre dans le jardin du monde, notre mission, puisque tous nous sommes apôtres, c’est : de toutes les nations, à tous les coins du monde, faire des disciples, les baptiser, les enseigner. Cela peut paraître au-dessus de nos forces, bien loin de nos pauvres moyens ? Imaginons-nous plutôt en coquelicot. Dire à nos voisins tout proches que le printemps est là, que le soleil s’est relevé ; montrer à nos prochains qu’il y a l’eau et la chaleur qu’il faut pour pouvoir sortir de terre. Notre mission, ce serait de nous dire et leur dire que ce pouvoir sortir n’est pas à nous d’abord, heureusement, puisqu’il nous vient du Christ, et c’est très rassurant. Tout ce qui nous est demandé, c’est de fleurir et de dire à ceux qui tardent ou qui sommeillent dans la terre, qu’il y a, pas loin, de la lumière, qu’ils peuvent aussi la boire et la porter. Et de proche en proche, cela peut faire vaste printemps sur notre Terre.

Extrait de Matthieu Pas à Pas (2019-2020)

Textes, méditation et chant du jour

Chant : Ô Père tout puissant

Ô Père, ô Tout-Puissant, ô Bienveillant Seigneur,
Ton Nom soit béni !
Pour le salut du genre humain, Tu as envoyé Ton Fils Bien-Aimé :
Quand le temps fut advenu, pour l’amour de chacun,
Tu as voulu qu’il vienne habiter chez les hommes.

Ô Verbe, ô Tout-Puissant, ô Très-Aimant Seigneur,
Ton Nom soit béni !
Pour le salut du genre humain, Tu as pris un corps semblable à nos corps :
Quand le temps fut advenu, pour l’amour de chacun,
Tu apparus au cœur désolé de ce monde.

Ô Souffle, ô Tout-Puissant, ô Bienfaisant Seigneur,
Ton Nom soit béni !
Pour le salut du genre humain, a grâce a choisi la Vierge Marie :
Quand le temps fut advenu, pour l’amour de chacun,
Tu l’as tenue très humble, au couvert de ton ombre.

Interprété par la Chorale du Pèlerinage du Rosaire
P et M : Rimaud/Godard

Pour les Enfants

Si Dieu peut tout, pourquoi il n'exauce pas toutes mes prières ?
Frère Nicolas nous explique que Dieu donne toujours le mieux pour nous. Alors, prions avec confiance !

Coloriages et vidéo :
https://www.theobule.org/video/si-dieu-peut-tout-pourquoi-il-n-exauce-pas-toutes-mes-prieres/59

♦ Dimanche 23 mai, solennité de la Pentecôte

L'Esprit Saint à l’œuvre

Monseigneur Antoine Hérouard, évêque auxiliaire du diocèse de Lille
Un évêque s’émerveille : l’Esprit-Saint est à l’œuvre là où on ne l’attend pas ! Oui Dieu parle, il nous entraine. Il fait toute chose nouvelle dans nos vies. Mgr Antoine Hérouard explique comment l’Esprit-Saint bouscule nos routines pour faire de nous des missionnaires.

L'Esprit vous guidera vers la vérité

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (15, 26-27 ; 16, 12-15)

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Quand viendra le Défenseur, que je vous enverrai d’auprès du Père, lui, l’Esprit de vérité qui procède du Père, il rendra témoignage en ma faveur. Et vous aussi, vous allez rendre témoignage, car vous êtes avec moi depuis le commencement.
J’ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais pour l’instant vous ne pouvez pas les porter. Quand il viendra, lui, l’Esprit de vérité, il vous conduira dans la vérité tout entière. En effet, ce qu’il dira ne viendra pas de lui-même : mais ce qu’il aura entendu, il le dira ; et ce qui va venir, il vous le fera connaître. Lui me glorifiera, car il recevra ce qui vient de moi pour vous le faire connaître. Tout ce que possède le Père est à moi ; voilà pourquoi je vous ai dit : L’Esprit reçoit ce qui vient de moi pour vous le faire connaître. »

Méditation

La vérité illumine les hommes

La main de Khadija était plus sûre que la mienne qui maintenait la chèvre. Bismillah ! Le geste précis ouvrit la carotide, le sang jaillit, le regard de l’animal devint vide, la chèvre mourut sans un cri. Honorant son devoir d’hospitalité, Khadija tuait la chèvre pour moi, l’ami de son fils, son hôte. Comme le père fait tuer le veau gras pour l’enfant prodigue revenu vers lui. Il fallut la dépouiller ; j’aidais, maladroitement, en tirant la peau pour que la mère de mon ami pût la détacher des muscles. Alors le couteau me taillada deux phalanges que j’avais trop approchées. Catastrophe ! Khadija blesse son hôte. Ce n’était presque rien, mais quel embarras pour elle, et pour moi quelle gêne ! Nous mangeâmes la viande le soir même. J’en ai gardé la brûlure des épices dans la bouche ; j’en ai gardé surtout la brûlure de l’hospitalité dans le cœur.
Ce sacrifice d’une chèvre en mon honneur, au nom de l’hospitalité dû à l’étranger, dans l’islam, signé dans mon corps par deux petites cicatrices à la main droite, m’a marqué comme l’expérience inaugurale de ma relation à l’islam. Un islam noble, généreux, hospitalier. Loin des caricatures jihadistes.
J’ai aussi découvert la vie de Siddhârta, celui qui allait devenir l’Éveillé, le Bouddha. Histoire d’un prince que son père avait voulu protéger du monde, mais qui, un jour, fait l’expérience de la souffrance de son peuple à travers quatre rencontres : celle d’un vieillard, d’un malade, d’un cadavre incinéré et d’un sage ermite. Il va chercher dans la méditation comment répondre à cette souffrance.
Nous n’avons besoin ni de l’islam ni du bouddhisme pour construire notre relation à Dieu. Nous la recevons du Christ, dont l’Esprit nous enseigne toute chose et nous conduit à la vérité tout entière (voir Jean, chap. 15, v. 13). Mais, à moins de penser que les autres religions sont l’œuvre du Tentateur ou de simples simulacres de vie spirituelle, pourquoi ne pas y reconnaître une présence de Dieu, un rayon de sa vérité ? Le concile Vatican II l’affirme : « On trouve quelque chose de la vérité et de la grâce aussi (chez eux), comme une présence secrète de Dieu. » (Ad gentes, 9.) Et : « Un rayon de cette Vérité qui illumine tous les hommes. » (Nostra ætate, 2 § 4.)
Le regard, le langage est différent, peut-être étrange et déconcertant. Il nous initie à d’autres fécondités de l’unique Esprit dans le cœur des hommes. C’est comme un cadeau supplémentaire, un don de Dieu qui ne nous est pas nécessaire pour le connaître, mais qu’il fait à ceux qui veulent s’en approcher. Les croyants des autres religions deviennent ainsi, par la grâce mystérieuse du Christ, prophètes pour nous chrétiens.

Extrait de Avent dans la ville (2019)

Textes, méditation et chant du jour

Chant : Veni Creator

Veni, creator Spiritus,
Mentes tuorum visita,
Imple superna gratia
Quae tu creasti pectora.

Qui diceris Paraclitus,
Donum Dei altissimi,
Fons vivus, ignis, caritas
Et spiritalis unctio.

Tu septiformis munere,
Digitus paternae dexterae,
Tu rite promissum Patris,
Sermone ditans guttura.

Accende lumen sensibus,
Infunde amorem cordibus,
Infirma nostri corporis
Virtute firmans perpeti.

Hostem repellas longius
Pacemque dones protinus;
Ductore sic te praevio
Vitemus omne noxium.

Per te sciamus da Patrem,
Noscamus atque Filium ;
Teque utriusque Spiritum
Credamus omni tempore.

Interprété par les frères dominicains

Pour les Enfants

Qu'est-ce que c'est la Sainte Trinité ?
Le frère Emmanuel explique à notre ami Théobule que Dieu, c’est comme une ronde : il y a une seule ronde mais trois enfants qui tournent en chantant.

Coloriages et vidéo :
https://www.theobule.org/video/qu-est-ce-que-c-est-la-sainte-trinite/199

Le souffle de l'Esprit Saint pour les Enfants

 

À la Pentecôte, comme il l'avait promis, Jésus envoie l'Esprit de Dieu. Les apôtres ont maintenant une force pour aller annoncer aux hommes la Bonne Nouvelle : la victoire sur le mal est désormais possible avec Jésus.
Avec les vidéos et la fiche de cette semaine, nous pouvons nous réjouir : aujourd'hui encore, le souffle de l'Esprit nous donne des forces !

♦ Dimanche 11 avril, dimanche de la Divine Miséricorde

Sainte Faustine, apôtre de la Miséricorde

Pourquoi fêtons-nous la miséricorde le deuxième dimanche après Pâques ? Parce que le Seigneur nous l’a demandé ! Il apparut à Sœur Faustine et lui indiqua comment les fidèles devaient accueillir la miséricorde. Sainte Faustine s’inscrit dans la redécouverte spirituelle d’un Dieu plein d’amour.

 Thomas, le huitième jour...

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (20, 19-31)

C’était après la mort de Jésus. Le soir venu, en ce premier jour de la semaine, alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples étaient verrouillées par crainte des Juifs, Jésus vint, et il était là au milieu d’eux. Il leur dit : « La paix soit avec vous ! » Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur. Jésus leur dit de nouveau : « La paix soit avec vous ! De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie. » Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux et il leur dit : « Recevez l’Esprit Saint. À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus. »
Or, l’un des Douze, Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau), n’était pas avec eux quand Jésus était venu. Les autres disciples lui disaient : « Nous avons vu le Seigneur ! » Mais il leur déclara : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas ! »
Huit jours plus tard, les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison, et Thomas était avec eux. Jésus vient, alors que les portes étaient verrouillées, et il était là au milieu d’eux. Il dit : « La paix soit avec vous ! »
Puis il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d’être incrédule, sois croyant. » Alors Thomas lui dit « Mon Seigneur et mon Dieu ! » Jésus lui dit : « Parce que tu m’as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. » Il y a encore beaucoup d’autres signes que Jésus a faits en présence des disciples et qui ne sont pas écrits dans ce livre. Mais ceux-là ont été écrits pour que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et pour qu’en croyant, vous ayez la vie en son nom.

Méditation

Témoins du Ressuscité

Frère Alexandre Frezzato Couvent Saint Thomas d'Aquin à Lille

Aujourd’hui, huit jours après la résurrection, pour débuter le temps pascal, nous entendons le récit de deux apparitions du Christ ressuscité à ses disciples : la première apparition a lieu le soir même de la résurrection aux dix disciples, car Thomas l’apôtre est absent. Et la deuxième se déroule huit jours plus tard. Jésus apparaît alors aux onze disciples : Thomas est cette fois bien présent !
Alors, nous ne méditerons pas sur le doute de Thomas, ni sur sa volonté de voir pour croire. Je ne vous dirai pas non plus que nous sommes tous un peu comme Thomas… et que nous avons besoin de voir pour croire…
Je vous propose plutôt d’être attentifs à l’attitude des autres apôtres. Elle nous renseigne sur qui nous sommes et sur ce que nous avons à faire en tant que chrétiens !
Que deviennent-ils, ces apôtres, après avoir vu Jésus ressuscité au milieu d’eux ?
Ils sont transformés : ils reçoivent l’Esprit, sont envoyés pour continuer la mission que le Père a confiée à son Fils.
Et que font-ils après avoir expérimenté la présence du Ressuscité ?
Ils réalisent cette mission : ils témoignent de leur foi à Thomas qui était absent : « Nous avons vu le Seigneur ! ». Ce témoignage va susciter la rencontre personnelle de Thomas avec le Christ, son Seigneur et son Dieu !
Alors nous aussi, à l’exemple des disciples, laissons-nous transformer par la résurrection de Jésus, soyons apôtres et témoins ! Profitons de ce temps pour rayonner de la joie pascale et susciter la foi et la rencontre de nos proches et de nos contemporains avec le Christ ressuscité ! A nos amis et nos proches, osons dire : « j’ai rencontré le Seigneur ! Dieu est vivant dans ma vie, dans ta vie ! ».

Textes, méditation et chant du jour

Pour les Enfants

Notre programme du Carême tel que nous l'avions prévu est terminé. Cependant, l'actualité nous encourage à continuer, pour accompagner les enfants cette semaine encore.
Ainsi, nous vous partageons nos vidéos et notre fiche pour le dimanche de la Miséricorde Divine, le dimanche qui suit le dimanche de Pâques. Ce jour-là, la liturgie nous invite à lire, dans l'évangile de saint Jean, la rencontre entre l'apôtre Thomas et le Christ ressuscité.

Voici nos supports pour découvrir et méditer ce beau dialogue entre Jésus et son ami :
https://www.theobule.org/video/la-foi-de-thomas-jn-20-19-29/767

♦ Dimanche 4 avril, jour de Pâques : la foi des Apôtres

La résurrection selon Tolkien

La résurrection est le plus grand mythe de notre civilisation. Il trouve sa source dans la Résurrection du Christ ! Comme l’écrivait J.R.R. Tolkien, « le récit imaginaire est l’écho de l’evangelium », une bonne nouvelle : à la fin, tout sera sauvé. C’est pourquoi, le roman, Le Seigneur des Anneaux est le livre le plus lu de l’histoire de l’humanité : il s’inspire de l’évangile, il raconte une histoire de salut. La nôtre !

Frère Philippe Verdin, Couvent Saint Thomas d'Aquin à Lille

Le tombeau vide

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (20, 1-9)

Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin ; c’était encore les ténèbres. Elle s’aperçoit que la pierre a été enlevée du tombeau. Elle court donc trouver Simon-Pierre et l’autre disciple, celui que Jésus aimait, et elle leur dit : « On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l’a déposé. »
Pierre partit donc avec l’autre disciple pour se rendre au tombeau. Ils couraient tous les deux ensemble, mais l’autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au tombeau. En se penchant, il s’aperçoit que les linges sont posés à plat ; cependant il n’entre pas.
Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour. Il entre dans le tombeau ; il aperçoit les linges, posés à plat, ainsi que le suaire qui avait entouré la tête de Jésus, non pas posé avec les linges, mais roulé à part à sa place. C’est alors qu’entra l’autre disciple, lui qui était arrivé le premier au tombeau. Il vit, et il crut. Jusque-là, en effet, les disciples n’avaient pas compris que, selon l’Écriture, il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts.

Méditation

Et son nom fut sanctifié


Monseigneur David Macaire, Archevêque de Saint-Pierre et Fort-de-France (Martinique)

Il l’a voulu ! Il l’a attendu depuis le péché des origines, depuis la création, peut-être même de toute éternité, ce moment de victoire définitive sur le mal, cet instant où sa créature sera rendue aussi belle que possible à son image.
Les prophètes en avaient parlé, les Écritures l’avaient annoncé, viendrait le jour où tout mal et tout péché, et même la mort, seraient vaincus.
Ce que Dieu veut, ce n’est pas la mort, mais la vie. Il ne veut ni le péché, ni la condamnation, mais le pardon et le salut. C’est la Miséricorde qu’il veut et il la réalise par son Fils bien-aimé Jésus-Christ. Et voilà qu’en ce matin de Pâques, une fois pour toutes, la misère des hommes, la condamnation, sont vaincues par la résurrection de celui qui a aimé jusqu’au bout.
Aujourd’hui, Dieu veut mettre un comble à notre joie. Désormais, la source de la grâce est sans limite, ouverte en tout temps pour tous ceux qui ont soif. « Tout est accompli » dans le Christ et le bain de la Miséricorde est prêt pour la multitude. Il ne reste donc qu’à y plonger et à y demeurer fidèlement. Alors s’ouvrira le temps de l’humanité nouvelle, le temps de l’Église, le peuple sanctifié dans la louange et les « Alléluias » par les sacrements du salut.
Et comme sa Miséricorde ne trouve son accomplissement que dans une alliance personnelle avec chacun de nous, notre libre réponse individuelle viendra répondre à la libre initiative divine de répandre largement ses grâces. Allons ! Approchez-vous, tous les boiteux, tous les sourds, tous les aveugles, tous les pauvres et tous les impurs… sanctifiez le saint nom du Dieu qui vous aime. Faites mémoire en tout temps de la Miséricorde illimitée manifestée en ce jour.
Enfin, lorsque, un à un, ses enfants seront revenus de la mort à la vie, du péché au salut, alors s’accomplira la Miséricorde que Dieu veut. Et la fête n’aura pas de fin. Alléluia !

Extrait de Carême dans la ville 2016

Textes, méditation et chant du jour

Crions de joie pour le Seigneur

Crions de joie pour le Seigneur, allons à sa rencontre ! (bis)
Inclinons-nous pour l’adorer,
car c’est lui notre Dieu, car c’est lui notre Dieu !

C’est un Dieu grand que le Seigneur, le rocher qui nous sauve ! (bis)
À lui le monde en sa beauté,
ses mains l’ont façonné, ses mains l’ont façonné.

Et nous son peuple bien-aimé, qu’il guide en son amour ; (bis)
Ouvrons nos cœurs à son appel,
pour marcher dans ses voies, pour marcher dans ses voies.

Celui qui aime en vérité, demeure en ta lumière, (bis)
Viens embraser Seigneur nos vies
Au feu de ton Esprit, au feu de ton Esprit.

Interprété par les frères dominicains - N. Hermann

Pour les Enfants

La résurrection de Jésus

Fêtons Jésus, ressuscité, vivant pour toujours ! Accompagnons Marie-Madeleine, Simon-Pierre et l’autre disciple jusqu’au tombeau vide.

Coloriages et vidéo :
https://www.theobule.org/video/la-resurrection-de-jesus/192