Les méditations quotidiennes continuent

De même, les célébrations dominicales ou celles des grandes fêtes avec le CFRT/Le Jour du Seigneur (documentaires compris) et KTO, pour permettre, en particulier à ceux qui travaillent le dimanche, de les retrouver. A voir dans la partie célébrations avec le CFRT ou KTO.

Les témoignages ont été déplacés dans une page à part.



 

 Méditations quotidiennes avec le supplément de la revue Prier : « Prier au quotidien »
Excusez-moi si certains jour je la mets un peu plus tard dans la journée au lieu du matin

Depuis la rentrée septembre 2021, les méditations sont toutes d'un frère de Taizé,
sauf celles du dimanche qui restent du pape François

♦ Dimanche 19 septembre : 25ème dimanche du temps ordinaire

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc (Mc 9, 30-37)

En ce temps-là, Jésus traversait la Galilée avec ses disciples, et il ne voulait pas qu’on le sache, car il enseignait ses disciples en leur disant : « Le Fils de l’homme est livré aux mains des hommes ; ils le tueront et, trois jours après sa mort, il ressuscitera. » Mais les disciples ne comprenaient pas ces paroles et ils avaient peur de l’interroger.
Ils arrivèrent à Capharnaüm, et, une fois à la maison, Jésus leur demanda : « De quoi discutiez-vous en chemin ? » Ils se taisaient, car, en chemin, ils avaient discuté entre eux pour savoir qui était le plus grand. S’étant assis, Jésus appela les Douze et leur dit : « Si quelqu’un veut être le premier, qu’il soit le dernier de tous et le serviteur de tous. »
Prenant alors un enfant, il le plaça au milieu d’eux, l’embrassa, et leur dit :
« Quiconque accueille en mon nom un enfant comme celui-ci, c’est moi qu’il accueille. Et celui qui m’accueille, ce n’est pas moi qu’il accueille, mais Celui qui m’a envoyé. »

Méditation

Jésus parle un langage de service, d'humiliation, il dit même : « Je ne suis pas venu pour être servi, mais pour servir. » Au contraire, le langage du monde est : « Qui a le plus de pouvoir pour commander ? » Et ce langage mondain est l'ennemi de Dieu. Quand, en effet, il y a de la vanité, une envie mondaine d'avoir le pouvoir, pas de servir, mais d'être servi, l'on fait feu de tout bois. Ainsi, par exemple, il y a les bavardages, le fait de salir les autres. Nous savons tous que l'envie et les jalousies empruntent ce chemin et détruisent.

Voilà les deux façons de parler : d'un côté, l'esprit du monde, qui est l'esprit de richesse, vanité et orgueil ; de l'autre, Jésus qui dit : « Le Fils de l'homme est remis entre les mains des hommes et ils le tueront. » || est venu pour servir et il nous a enseigné la route à suivre dans la vie chrétienne : le service, l'humilité. Du reste, quand les grands saints disaient qu'ils se sentaient très pécheurs, c'est parce qu'ils avaient compris cet esprit du monde qui était en eux et ils avaient de nombreuses tentations mondaines.
En effet, aucun de nous ne peut dire : « Non, moi non, pas moi... je suis une personne sainte, propre. » Nous sommes tous tentés par ces choses, nous sommes tentés de détruire l'autre pour monter. C'est une tentation mondaine qui divise et détruit aussi l'Église.

D’après le pape François (méditation matinale à la maison Sainte-Marthe)

♦ Samedi 18 septembre

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (Lc 8, 4-15)

En ce temps-là, comme une grande foule se rassemblait, et que de chaque ville on venait vers Jésus, il dit dans une parabole : « Le semeur sortit pour semer la semence, et comme il semait, il en tomba au bord du chemin. Les passants la piétinèrent, et les oiseaux du ciel mangèrent tout. Il en tomba aussi dans les pierres, elle poussa et elle sécha parce qu’elle n’avait pas d’humidité. Il en tomba aussi au milieu des ronces, et les ronces, en poussant avec elle, l’étouffèrent. Il en tomba enfin dans la bonne terre, elle poussa et elle donna du fruit au centuple. » Disant cela, il éleva la voix : « Celui qui a des oreilles pour entendre, qu’il entende ! » Ses disciples lui demandaient ce que signifiait cette parabole. Il leur déclara : « À vous il est donné de connaître les mystères du royaume de Dieu, mais les autres n’ont que les paraboles. Ainsi, comme il est écrit : Ils regardent sans regarder, ils entendent sans comprendre. Voici ce que signifie la parabole. La semence, c’est la parole de Dieu. Il y a ceux qui sont au bord du chemin : ceux-là ont entendu ; puis le diable survient et il enlève de leur cœur la Parole, pour les empêcher de croire et d’être sauvés. Il y a ceux qui sont dans les pierres : lorsqu’ils entendent, ils accueillent la Parole avec joie ; mais ils n’ont pas de racines, ils croient pour un moment et, au moment de l’épreuve, ils abandonnent. Ce qui est tombé dans les ronces, ce sont les gens qui ont entendu, mais qui sont étouffés, chemin faisant, par les soucis, la richesse et les plaisirs de la vie, et ne parviennent pas à maturité. Et ce qui est tombé dans la bonne terre, ce sont les gens qui ont entendu la Parole dans un cœur bon et généreux, qui la retiennent et portent du fruit par leur persévérance. »

Méditation

Dieu ne s'impose pas, il souhaite que nous prenions part à la vie qu'il nous donne. Ainsi il nous est donné la liberté de l'accueillir, de répondre ou non à son amour. Ici, Jésus se heurte à la limite humaine du discours. Il ne peut parler personnellement aux gens trop nombreux. Mais la parabole qu'il leur raconte est un premier contact, l'ébauche d'une relation qui nécessite que l'auditeur fasse un pas vers Jésus à son tour. Ainsi pour ceux qui décident de le suivre, ses disciples, Jésus peut prendre le temps d'une explication, d'un partage approfondi en réponse à une attente. Pour accueillir la Parole et vivre pleinement, Jésus nous invite à persévérer dans la foi en gardant un cœur bon et généreux. Il ne s'agit pas de tout comprendre tout de suite, mais d'être à l'écoute, de chercher à approfondir la relation avec Jésus et d'essayer de mettre en pratique le peu que nous comprenons de l'Évangile.

♦ Vendredi 17 septembre

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (Lc 8, 1-3)

En ce temps-là, il arriva que Jésus, passant à travers villes et villages, proclamait et annonçait la Bonne Nouvelle du règne de Dieu. Les Douze l’accompagnaient, ainsi que des femmes qui avaient été guéries de maladies et d’esprits mauvais : Marie, appelée Madeleine, de laquelle étaient sortis sept démons, Jeanne, femme de Kouza, intendant d’Hérode, Suzanne, et beaucoup d’autres, qui les servaient en prenant sur leurs ressources.

Méditation : « Voici la servante du Seigneur »

Jésus se déplace, il va de ville en ville, à la rencontre des autres. Il invite à le suivre dans ce mouvement. Ce mouvement ne s'est pas arrêté. Aujourd'hui encore, nous recevons la bonne nouvelle du règne de Dieu. Elle nous invite à ne pas rester dans notre coin mais à la partager. Les guérisons qui accompagnent ces rencontres témoignent d'une attention pour chaque situation particulière. Jésus se laisse toucher personnellement par chaque personne. Il ne vient pas imposer un message, mais accueillir et partager. L'amour de Dieu qu'il rend ainsi présent contient toujours une invitation à une réponse. Ces réponses sont aussi diverses que le sont celles et ceux qui partagent à leur tour leurs ressources et leur vie avec Jésus. La grande diversité des personnes qui suivent Jésus montre que Dieu veut être proche de chaque être humain, indépendamment de son milieu, de sa classe sociale. Luc souligne tout particulièrement la présence de femmes auprès de Jésus en rappelant leurs noms. 

♦ Jeudi 16 septembre

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (Lc 7, 36-50)

En ce temps-là, un pharisien avait invité Jésus à manger avec lui. Jésus entra chez lui et prit place à table. Survint une femme de la ville, une pécheresse. Ayant appris que Jésus était attablé dans la maison du pharisien, elle avait apporté un flacon d’albâtre contenant un parfum. Tout en pleurs, elle se tenait derrière lui, près de ses pieds, et elle se mit à mouiller de ses larmes les pieds de Jésus. Elle les essuyait avec ses cheveux, les couvrait de baisers et répandait sur eux le parfum. En voyant cela, le pharisien qui avait invité Jésus se dit en lui-même : « Si cet homme était prophète, il saurait qui est cette femme qui le touche, et ce qu’elle est : une pécheresse. » Jésus, prenant la parole, lui dit : « Simon, j’ai quelque chose à te dire. – Parle, Maître. » Jésus reprit : « Un créancier avait deux débiteurs ; le premier lui devait cinq cents pièces d’argent, l’autre cinquante. Comme ni l’un ni l’autre ne pouvait les lui rembourser, il en fit grâce à tous deux. Lequel des deux l’aimera davantage ? » Simon répondit : « Je suppose que c’est celui à qui on a fait grâce de la plus grande dette. – Tu as raison », lui dit Jésus. Il se tourna vers la femme et dit à Simon : « Tu vois cette femme ? Je suis entré dans ta maison, et tu ne m’as pas versé de l’eau sur les pieds ; elle, elle les a mouillés de ses larmes et essuyés avec ses cheveux. Tu ne m’as pas embrassé ; elle, depuis qu’elle est entrée, n’a pas cessé d’embrasser mes pieds. Tu n’as pas fait d’onction sur ma tête ; elle, elle a répandu du parfum sur mes pieds. Voilà pourquoi je te le dis : ses péchés, ses nombreux péchés, sont pardonnés, puisqu’elle a montré beaucoup d’amour. Mais celui à qui on pardonne peu montre peu d’amour. » Il dit alors à la femme : « Tes péchés sont pardonnés. » Les convives se mirent à dire en eux-mêmes : « Qui est cet homme, qui va jusqu’à pardonner les péchés ? » Jésus dit alors à la femme : « Ta foi t’a sauvée. Va en paix ! »

Méditation

Simon le pharisien semble être proche de Dieu et connaître Jésus : il l'invite chez lui et Jésus l'appelle par son nom. Cependant, on voit qu'il ne sait pas vraiment qui est Jésus. Par contre, la femme qui semble à l'écart, exclue à cause de ses péchés, sait qui est Jésus, et son amour déborde. Cet amour la pousse à agir de façon démesurée. En Jésus, elle reconnaît Dieu et sa miséricorde qui sauve. À la lumière de l'amour qui pardonne, ses péchés ne sont plus un poids insurmontable. À l'inverse, le pharisien est aveuglé par ses jugements et ne comprend pas l'attitude de Jésus. En effet, il est facile d'enfermer d'autres dans nos jugements qui ne laissent pas de place au changement et entretiennent les blessures. Ouvrons-nous plutôt à l'amour de Jésus qui guérit et libère .

Un frère de Taizé

♦ Mercredi 15 septembre : Notre Dame des Douleurs

(la Vierge, debout au pied de la Croix, a le cœur transpercé par la douleur. Elle participe ainsi intérieurement à la Passion de son fils.)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (Jn 25-27)

Près de la croix de Jésus se tenaient sa mère  et la sœur de sa mère, Marie, femme de Cléophas, et Marie Madeleine. Jésus, voyant sa mère, et près d’elle le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton fils. » Puis il dit au disciple : « Voici ta mère. » Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui.

Méditation : Voici ta mère !

Jésus a enseigné par sa vie. Il a témoigné de l'amour de Dieu jusqu'au bout, jusqu'à donner sa vie. On aurait pu croire qu'avec la mort sur la croix, son enseignement tomberait dans l'oubli et ceux qu'il a réunis (ses disciples, les personnes qui l'ont accompagné...) seraient dispersés, divisés. Cependant à la croix, en réunissant sa mère et son disciple, Jésus fait entrevoir que quelque chose va continuer. La mort n'aura pas le dernier mot. La résurrection triomphera de la croix. Plutôt que la division, une famille plus large se construit déjà autour du Christ. Marie et les disciples vont rester ensemble et être un témoignage d'Église. Ils préfigurent l'Église dont le Christ est la tête et qui est aujourd'hui répandue à travers le monde. Dans nos vies, l'amour de Dieu nous accompagne, même dans l'épreuve. Il peut devenir concret et palpable dans la communauté ecclésiale. Quels signes d'amour continuent malgré l'épreuve ? Dieu nous unit dans une grande famille humaine. Comment l'amour de Dieu m'aide à me faire plus proche de l'autre ?

Un frère de Taizé

♦ Mardi 14 septembre : fête de la Croix glorieuse

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (Lc 3, 13-17)

En ce temps-là, Jésus disait à Nicodème : « Nul n’est monté au ciel sinon celui qui est descendu du ciel, le Fils de l’homme. De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé, afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle. Car Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle. Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé.

Méditation : Loué sois-tu, Père, pour ton Fils Jésus !

Dieu veut pour chaque être humain la vie éternelle. Jésus nous guide sur ce chemin, afin que nous ne nous perdions pas. Dieu ne nous donne pas un règlement ou une règle à suivre, mais une personne, son Fils unique. Il nous offre une relation personnelle. Au lieu de juger, Jésus vient sauver et transmettre l'amour de Dieu en se faisant proche de nous. Pour témoigner de cet amour de Dieu, Jésus va aller jusqu'à mourir sur une croix en refusant de répondre à la violence par la violence. Mais la mort n'aura pas le dernier mot. Elle sera vaincue par la résurrection de Jésus. Par la prière, nous pouvons donner une place à cette relation offerte dans notre vie. Parfois il nous est difficile de croire, mais Jésus ne cesse pas de nous accompagner. Osons tourner notre regard vers lui et mettons notre confiance, même toute humble, dans cette relation avec Lui.

Un frère de Taizé

♦ Lundi 13 septembre

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (Lc 7, 1-10)

En ce temps-là, lorsque Jésus eut achevé de faire entendre au peuple toutes ses paroles, il entra dans Capharnaüm. Il y avait un centurion dont un esclave était malade et sur le point de mourir ; or le centurion tenait beaucoup à lui. Ayant entendu parler de Jésus, il lui envoya des notables juifs pour lui demander de venir sauver son esclave. Arrivés près de Jésus, ceux-ci le suppliaient instamment : « Il mérite que tu lui accordes cela. Il aime notre nation : c’est lui qui nous a construit la synagogue. » Jésus était en route avec eux, et déjà il n’était plus loin de la maison, quand le centurion envoya des amis lui dire : « Seigneur, ne prends pas cette peine, car je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit. C’est pourquoi je ne me suis pas autorisé, moi-même, à venir te trouver. Mais dis une parole, et que mon serviteur soit guéri ! Moi, je suis quelqu’un de subordonné à une autorité, mais j’ai des soldats sous mes ordres ; à l’un, je dis : “Va”, et il va ; à un autre : “Viens”, et il vient ; et à mon esclave : “Fais ceci”, et il le fait. » Entendant cela, Jésus fut en admiration devant lui. Il se retourna et dit à la foule qui le suivait : « Je vous le déclare, même en Israël, je n’ai pas trouvé une telle foi ! » Revenus à la maison, les envoyés trouvèrent l’esclave en bonne santé.

Méditation : J'ai confiance en toi, Jésus !

Le centurion fait preuve d'amour, même au-delà des barrières entre groupes de populations. Il traverse les clivages non seulement entre le peuple juif et l'occupant romain mais aussi entre maître et esclave. Il se soucie de l'un de ses serviteurs comme d'un fils. Il se soucie aussi de Jésus : parce qu'il sait qu'entrer dans sa maison rendrait un juif impur, il envoie des messagers lui dire : « Je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit. » Il reconnaît Jésus comme Seigneur, il compte sur lui et il n'a pas besoin de le voir pour croire en lui. Humblement il place sa confiance en Dieu, en Jésus. La foi, ce n'est pas appartenir à un groupe ou à une religion. À l'image du centurion, c'est être perméable à l'amour, reconnaître la présence de Dieu et placer sa confiance en lui. Il y a quelque chose à recevoir humblement de Dieu. Comment l'accueillir ? Qu'en faire ? Cela est entre nos mains. Comment accueillir l'amour et aimer à notre tour, se laisser ainsi transformer ? Comment reconnaître dans notre vie la présence de Dieu, source de tout amour ? Osons placer notre confiance en lui malgré nos limites et les barrières qui peuvent être fixées.

Un frère de Taizé

♦ Dimanche 12 septembre : 24ème dimanche du temps ordinaire

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc (Mc 8, 27-35)

En ce temps-là, Jésus s’en alla, ainsi que ses disciples, vers les villages situés aux environs de Césarée-de-Philippe. Chemin faisant, il interrogeait ses disciples : « Au dire des gens, qui suis-je ? » Ils lui répondirent : « Jean le Baptiste ; pour d’autres, Élie ; pour d’autres, un des prophètes. » Et lui les interrogeait : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? » Pierre, prenant la parole, lui dit : « Tu es le Christ. » Alors, il leur défendit vivement de parler de lui à personne.  Il commença à leur enseigner qu’il fallait que le Fils de l’homme souffre beaucoup, qu’il soit rejeté par les anciens, les grands prêtres et les scribes, qu’il soit tué, et que, trois jours après, il ressuscite.  Jésus disait cette parole ouvertement. Pierre, le prenant à part, se mit à lui faire de vifs reproches. Mais Jésus se retourna et, voyant ses disciples, il interpella vivement Pierre : « Passe derrière moi, Satan ! Tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes. » Appelant la foule avec ses disciples, il leur dit : « Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive. Car celui qui veut sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie à cause de moi et de l’Évangile la sauvera. »

Méditation

Le Seigneur veut que ses disciples établissent une relation personnelle avec lui et l'accueillent ainsi au centre de leur vie. C'est pourquoi il les presse de se placer en toute vérité 'face à eux-mêmes : « Mais pour vous, qui suis-je ? » Aujourd'hui, Jésus adresse cette demande à chacun de nous : « Toi, qui dis-tu que je suis ? » Chacun est appelé à répondre, dans son cœur, en se laissant éclairer par la lumière que le Père nous donne pour connaître son Fils Jésus. Et il peut nous arriver à nous aussi, comme à Pierre, d'affirmer : « Tu es le Christ. » Cependant, quand Jésus nous dit clairement que sa mission ne s'accomplit pas sur la voie large du succès, mais sur le sentier ardu du Serviteur souffrant, humilié, rejeté et crucifié, il peut nous arriver à nous aussi, comme à Pierre, de protester et de nous rebeller parce que cela est en opposition avec nos attentes. Dans ces moments-là, nous méritons nous aussi le reproche salutaire de Jésus : « Passe derrière moi, Satan... ! » La profession de foi en Jésus-Christ ne peut pas s'arrêter aux paroles, mais elle requiert d'être authentifiée par des choix et des gestes concrets, par une vie marquée par l'amour de Dieu, par une vie pleine d'amour pour notre prochain. Nous ne trouvons le bonheur que quand l'amour, le vrai, nous rencontre, nous surprend, nous transforme. L'amour transforme tout !

D'après le pape François (angélus du 16 septembre 2018)

♦ Samedi 11 septembre

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (Lc 6, 43-49)

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Un bon arbre ne donne pas de fruit pourri ; jamais non plus un arbre qui pourrit ne donne de bon fruit. Chaque arbre, en effet, se reconnaît à son fruit : on ne cueille pas des figues sur des épines ; on ne vendange pas non plus du raisin sur des ronces. L’homme bon tire le bien du trésor de son cœur qui est bon ; et l’homme mauvais tire le mal de son cœur qui est mauvais : car ce que dit la bouche, c’est ce qui déborde du cœur. Et pourquoi m’appelez-vous en disant : “Seigneur ! Seigneur !” et ne faites-vous pas ce que je dis ? Quiconque vient à moi, écoute mes paroles et les met en pratique, je vais vous montrer à qui il ressemble. Il ressemble à celui qui construit une maison. Il a creusé très profond et il a posé les fondations sur le roc. Quand est venue l’inondation, le torrent s’est précipité sur cette maison, mais il n’a pas pu l’ébranler parce qu’elle était bien construite. Mais celui qui a écouté et n’a pas mis en pratique ressemble à celui qui a construit sa maison à même le sol, sans fondations. Le torrent s’est précipité sur elle, et aussitôt elle s’est effondrée ; la destruction de cette maison a été complète. »

Méditation : Mon Seigneur et mon Dieu !

« Seigneur ! Seigneur ! » Quelle belle manière de commencer une prière ! Ces mots peuvent être le signe d'une authentique ouverture à Dieu. Pourtant, le Christ rappelle à ses disciples qu'il ne suffit pas de dire « Seigneur, Seigneur » pour vivre selon l'Évangile. Il nous rend attentifs à la nécessité de mettre en cohérence nos paroles avec nos actes. Ensuite, le Christ donne à ceux qui le suivent trois indications sur la juste attitude du disciple. D'abord, venir à lui, Jésus : mettre nos pas dans les siens, à sa suite. Ensuite, l'écouter, c'est-à-dire nous rendre disponibles de cœur et d'esprit. Enfin, mettre en pratique ses paroles afin de quitter la passive posture de l'observateur pour entrer en action. En agissant ainsi, dit le Christ, nous bâtissons notre maison sur le roc. Creuser dans le sol pour poser de solides fondations, ce n'est pas le plus spectaculaire. Nous pouvons parfois nous décourager en faisant un tel travail exigeant et apparemment inutile. En fait, l'encouragement du Christ à agir ainsi peut être aussi reçu comme une promesse. En prenant le temps d'approfondir notre relation personnelle avec Dieu, nous construisons notre vie sur une fondation solide.

Un frère de Taizé.

♦ Vendredi 10 septembre

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (Lc 6, 39-42)

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples en parabole : « Un aveugle peut-il guider un autre aveugle ? Ne vont-ils pas tomber tous les deux dans un trou ? Le disciple n’est pas au-dessus du maître ; mais une fois bien formé, chacun sera comme son maître. Qu’as-tu à regarder la paille dans l’œil de ton frère, alors que la poutre qui est dans ton œil à toi, tu ne la remarques pas ? Comment peux-tu dire à ton frère : “Frère, laisse-moi enlever la paille qui est dans ton œil”, alors que toi-même ne vois pas la poutre qui est dans le tien ? Hypocrite ! Enlève d’abord la poutre de ton œil ; alors tu verras clair pour enlever la paille qui est dans l’œil de ton frère. »

Méditation : Rends-moi doux et humble de cœur !

La poutre nous empêche de voir clair et, pourtant, elle ne nous gêne pas pour voir la paille dans l’œil du voisin. Voir clair ce n'est donc pas avoir un œil d'aigle remarquant tous les détails chez ceux qui nous entourent. Le problème n'est pas la présence de la poutre mais l'incapacité à la remarquer et le manque de volonté de la retirer de l’œil. L'y laisser, c'est accepter de ne pas regarder en face nos propres manquements, nos propres compromissions avec ce qui est juste. En un mot, c'est donner droit de cité au péché qui est en nous. Pire encore, accepter de laisser la poutre dans notre œil fausse nos relations. À cause d'elle, nous ne pouvons plus remplir notre rôle de frère bienveillant sans tomber dans une hypocrisie crasse. Personne ne peut éviter de se retrouver de temps en temps avec une poutre dans l’œil : nous sommes tous pécheurs. Mais il est essentiel de ne pas trop s'en accommoder si nous voulons pouvoir rester des frères ou des sœurs les uns pour les autres. Surtout, restons conscients que nous avons autant de chemin à faire que le frère chez qui nous apercevons la paille.

Un frère de Taizé.

♦ Jeudi 9 septembre

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (Lc 6, 27-38)

En ce temps-là, Jésus déclarait à ses disciples : « Je vous le dis, à vous qui m’écoutez : Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent. Souhaitez du bien à ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous calomnient. À celui qui te frappe sur une joue, présente l’autre joue. À celui qui te prend ton manteau, ne refuse pas ta tunique. Donne à quiconque te demande, et à qui prend ton bien, ne le réclame pas. Ce que vous voulez que les autres fassent pour vous, faites-le aussi pour eux. Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle reconnaissance méritez-vous ? Même les pécheurs aiment ceux qui les aiment. Si vous faites du bien à ceux qui vous en font, quelle reconnaissance méritez-vous ? Même les pécheurs en font autant. Si vous prêtez à ceux dont vous espérez recevoir en retour, quelle reconnaissance méritez-vous ? Même les pécheurs prêtent aux pécheurs pour qu’on leur rende l’équivalent. Au contraire, aimez vos ennemis, faites du bien et prêtez sans rien espérer en retour. Alors votre récompense sera grande, et vous serez les fils du Très-Haut, car lui, il est bon pour les ingrats et les méchants. Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux. Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés. Pardonnez, et vous serez pardonnés. Donnez, et on vous donnera : c’est une mesure bien pleine, tassée, secouée, débordante, qui sera versée dans le pan de votre vêtement ; car la mesure dont vous vous servez pour les autres servira de mesure aussi pour vous. »

Méditation : « Aimez vos ennemis »

Ce discours correspond au « sermon sur la montagne » de l'Évangile selon saint Matthieu. Ici, dans la version de saint Luc, Jésus se trouve plutôt en bas de la montagne, dans la plaine où il a rejoint ses disciples et la foule de ceux qui voulaient l'écouter. Ses paroles au début de sa mission publique condensent le cœur de son enseignement. « Aimez vos ennemis, » Il ne s'agit pas ici de s'efforcer d'avoir des sentiments d'affection ou de sympathie envers ceux qui nous font du mal. Bien plus profondément, le Christ invite à ne pas répondre à la violence par la violence, à interrompre la spirale de la haine, en mettant en pratique, autant que possible, l'amour inconditionnel que Dieu éprouve à notre égard. « Ce que vous voulez que les autres fassent pour vous, faites-le aussi pour eux. » Cette règle d'or se retrouve, sous diverses formes, dans la plupart des traditions religieuses. Dans la bouche de Jésus, elle est plus qu'un précepte moral, elle est une véritable invitation à l'action. Et cette invitation s'accompagne d'une promesse, celle d'une « mesure bien pleine, tassée, secouée, débordante » qui nous sera accordée.

Un frère de Taizé.

♦ Mercredi 8 septembre

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 1, 18-23)

Voici comment fut engendré Jésus Christ : Marie, sa mère, avait été accordée en mariage à Joseph ; avant qu’ils aient habité ensemble, elle fut enceinte par l’action de l’Esprit Saint. Joseph, son époux, qui était un homme juste, et ne voulait pas la dénoncer publiquement, décida de la renvoyer en secret. Comme il avait formé ce projet, voici que l’ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse, puisque l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint ; elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus (c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve), car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. » Tout cela est arrivé pour que soit accomplie la parole du Seigneur prononcée par le prophète : Voici que la Vierge concevra, et elle enfantera un fils ; on lui donnera le nom d’Emmanuel, qui se traduit : « Dieu-avec-nous ».

Méditation : « Réjouis-toi Marie, comblée de grâce ! »

Le texte de l'Évangile n'est pas le plus connu des récits qui précèdent la naissance de Jésus. L'Annonciation à Marie l'est sans doute plus. Il y a pourtant quelque chose de très attachant dans la figure de Joseph et aussi dans la manière dont Dieu lui parle. Quoi de plus fragile, en apparence, qu'un rêve ? C'est pourtant ainsi que l'ange du Seigneur vient à la rencontre de Joseph. Par ce rêve, Joseph comprend qu'elle est l'attitude à adopter pour se comporter en homme juste, même si les conventions sociales devraient le conduire à agir autrement. Oui, Joseph est un homme juste, qui va faire confiance à la parole reçue de l'ange. Arrêtons-nous un instant sur ce mystère : d'une certaine manière, l'histoire du salut est passée, ce jour-là, par un songe. Le 8 septembre est une fête mariale pour les catholiques et les orthodoxes : la fête de la Nativité de la Vierge, une fête dont la liturgie byzantine dit qu'elle est comme « le prélude de la joie universelle ». Alors laissons aujourd'hui une place dans notre cœur à cette joie universelle de la venue du Sauveur qui a eu comme prélude la vie et la foi de Marie et Joseph, o

Un frère de Taizé

♦ Mardi 7 septembre

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (Lc 6, 12-19)

En ces jours-là, Jésus s’en alla dans la montagne pour prier, et il passa toute la nuit à prier Dieu. Le jour venu, il appela ses disciples et en choisit douze auxquels il donna le nom d’Apôtres : Simon, auquel il donna le nom de Pierre, André son frère, Jacques, Jean, Philippe, Barthélemy, Matthieu, Thomas, Jacques fils d’Alphée, Simon appelé le Zélote, Jude fils de Jacques, et Judas Iscariote, qui devint un traître. Jésus descendit de la montagne avec eux et s’arrêta sur un terrain plat. Il y avait là un grand nombre de ses disciples et une grande multitude de gens venus de toute la Judée, de Jérusalem, et du littoral de Tyr et de Sidon. Ils étaient venus l’entendre et se faire guérir de leurs maladies ; ceux qui étaient tourmentés par des esprits impurs retrouvaient la santé. Et toute la foule cherchait à le toucher, parce qu’une force sortait de lui et les guérissait tous.

Méditation : C'est ta face que je cherche !

Dans l’Évangile, c'est souvent au désert ou sur la montagne que Jésus se retire pour renouer le fil de sa relation avec son Père : lieux ouvrant, tout à la fois, à l'infini et à l'intimité du face-à-face avec Dieu. Oui, Jésus priait ! La prière était même au cœur de sa vie. Dans ce moment très important de sa vie, où le Christ doit faire un travail de discernement essentiel pour la suite de sa mission, il passe « toute la nuit à prier Dieu ». Le matin venu, il choisit d'appeler douze apôtres pour l'aider dans sa mission : douze messagers à qui Jésus confie cette mission gigantesque pour laquelle il est venu dans le monde : proclamer la venue du Royaume et révéler à tous l'amour inconditionnel de Dieu. Et cette mission n'attend pas ! Jésus, avec les Douze,  redescend de la montagne pour aller vers tous ceux qui l'attendent. Parmi eux, des gens venus de toute la Judée, de Jérusalem, du littoral de Tyr et de Sidon ; comme un avant-goût du caractère universel qu'aura la mission des apôtres.

Un frère de Taizé.

♦ Lundi 6 septembre

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (Lc 6, 6-11)

Un jour de sabbat, Jésus était entré dans la synagogue et enseignait. Il y avait là un homme dont la main droite était desséchée. Les scribes et les pharisiens observaient Jésus pour voir s’il ferait une guérison le jour du sabbat ; ils auraient ainsi un motif pour l’accuser. Mais lui connaissait leurs raisonnements, et il dit à l’homme qui avait la main desséchée :  Lève-toi, et tiens-toi debout, là au milieu. » L’homme se dressa et se tint debout. Jésus leur dit : « Je vous le demande : Est-il permis, le jour du sabbat, de faire le bien ou de faire le mal ? de sauver une vie ou de la perdre ? » Alors, promenant son regard sur eux tous, il dit à l’homme : « Étends la main. » Il le fit, et sa main redevint normale. Quant à eux, ils furent remplis de fureur et ils discutaient entre eux sur ce qu’ils feraient à Jésus.

Méditation : « Lève-toi, et tiens-toi debout, là au milieu. »

Dès le début de sa mission publique, Jésus est confronté à une hostilité bien réelle, illustrée ici par l'attitude des scribes et des pharisiens qui l'observent afin de trouver un motif pour l'accuser. Jésus, pour sa part, ne craint pas d'interrompre son enseignement dans la synagogue pour mettre, au centre de l'attention de tous, un être souffrant. Jésus lui demande d'abord de se mettre « debout, là au milieu » et l'homme se dresse et se tient debout. C'est un premier miracle, comme un préalable à la guérison physique : l'homme souffrant se voit restauré dans sa dignité. Par la guérison de cet homme, le Christ délivre un message très profond. Le sabbat rappelle, dans la tradition juive, le septième jour du récit de la Création au cours duquel Dieu s'est reposé, voyant que tout ce qu'il avait fait était bon.
Au fond, ce que ce récit nous dit, c'est que pour Jésus il ne peut y avoir de repos tant que la souffrance est à l’œuvre dans la famille humaine. Il est donc, non seulement permis, mais même requis, de faire le bien le jour du sabbat.

Un frère de Taizé.

♦ Dimanche 5 septembre : 23ème dimanche du temps ordinaire

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc (Mc 7, 31-37)

En ce temps-là, Jésus quitta le territoire de Tyr ; passant par Sidon, il prit la direction de la mer de Galilée et alla en plein territoire de la Décapole. Des gens lui amènent un sourd, qui avait aussi de la difficulté à parler, et supplient Jésus de poser la main sur lui. Jésus l’emmena à l’écart, loin de la foule, lui mit les doigts dans les oreilles, et, avec sa salive, lui toucha la langue. Puis, les yeux levés au ciel, il soupira et lui dit : « Effata ! », c’est-à-dire « Ouvre-toi ! » Ses oreilles s’ouvrirent ; sa langue se délia, et il parlait correctement. Alors Jésus leur ordonna de n’en rien dire à personne ; mais plus il leur donnait cet ordre, plus ceux-ci le proclamaient. Extrêmement frappés, ils disaient : « Il a bien fait toutes choses : il fait entendre les sourds et parler les muets. »

Méditation

Ce récit de l’Évangile souligne l’exigence d’une double guérison. D’abord, la guérison de la maladie pour restituer la santé du corps; même si cette finalité ne peut pas être complètement atteinte dans l’horizon terrestre. Mais il y a une seconde guérison, peut-être plus difficile : la guérison de la peur qui nous pousse à marginaliser le malade, à marginaliser le souffrant, le porteur de handicap… Et il existe de nombreuses façons de marginaliser. On reste sourd et muet face aux douleurs des personnes marquées par les maladies, les angoisses et les difficultés. Trop souvent le malade et le souffrant deviennent un problème, alors qu’ils devraient être l’occasion de manifester la sollicitude et la solidarité d’une société à l’égard des plus faibles.
Jésus nous a révélé le secret d’un miracle que nous pouvons répéter nous aussi, en devenant protagonistes de l’« Effata », c’est-à-dire « Ouvre-toi », de ce mot par lequel il a redonné la parole et l’ouïe au sourd-muet. Il s’agit de nous ouvrir aux nécessités de nos frères souffrants en refusant l’égoïsme et la fermeture du cœur. C’est précisément le cœur, c’est-à-dire le noyau profond de la personne, que Jésus est venu « ouvrir », libérer, pour nous rendre capables de vivre pleinement la relation avec Dieu et avec les autres. Il s’est fait homme afin que l’homme, rendu intérieurement sourd et muet par le péché, puisse écouter la voix de Dieu, la voix de l’Amour et apprenne ainsi à parler à son tour le langage de l’amour, en le traduisant en gestes de générosité et de don de soi.

D'après le pape François (Angélus du 9 septembre 2018)

♦ Samedi 4 septembre

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (Lc 6, 1-5)

Un jour de sabbat, Jésus traversait des champs ; ses disciples arrachaient des épis et les mangeaient, après les avoir froissés dans leurs mains. Quelques pharisiens dirent alors : « Pourquoi faites-vous ce qui n’est pas permis le jour du sabbat ? » Jésus leur répondit : « N’avez-vous pas lu ce que fit David un jour qu’il eut faim, lui-même et ceux qui l’accompagnaient ? Il entra dans la maison de Dieu, prit les pains de l’offrande, en mangea et en donna à ceux qui l’accompagnaient, alors que les prêtres seulement ont le droit d’en manger. » Il leur disait encore : « Le Fils de l’homme est maître du sabbat. »

Méditation : Tu es le pain vivant !

Pour Jésus, la comparaison avec David et ses compagnons dit quelque chose de son identité. Lors de l'épisode des pains, David n'est pas encore roi, même si cela ne saurait tarder. Il parcourt le pays avec ses compagnons. Dans la main de Dieu, il est en butte au roi Saül qui est à la fois son persécuteur et celui qui est censé représenter la volonté divine. Le parallèle avec Jésus, son descendant, est facile. Les disciples ressemblent plus aux compagnons de maquis de David qu'à des ministres assis à leur bureau, installés dans un palais. La royauté de Jésus est très différente de celle de David et, aujourd'hui encore, elle ne s'est pas totalement manifestée. Comme les disciples qui coupaient à travers champs pour suivre Jésus, nous sommes également des compagnons du Christ. Le maquis a cet aspect constamment provisoire, toujours un peu inconfortable mais riche en promesses. Voilà à quoi ressemble notre chemin à la suite du Christ.

Un frère de Taizé.

♦ Vendredi 3 septembre

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (Lc 5, 33-39)

En ce temps-là, les pharisiens et les scribes dirent à Jésus : « Les disciples de Jean le Baptiste jeûnent souvent et font des prières ; de même ceux des pharisiens. Au contraire, les tiens mangent et boivent ! » Jésus leur dit : « Pouvez-vous faire jeûner les invités de la noce, pendant que l’Époux est avec eux ? Mais des jours viendront où l’Époux leur sera enlevé ; alors, en ces jours-là, ils jeûneront. » Il leur dit aussi en parabole : « Personne ne déchire un morceau à un vêtement neuf pour le coudre sur un vieux vêtement. Autrement, on aura déchiré le neuf, et le morceau qui vient du neuf ne s’accordera pas avec le vieux. Et personne ne met du vin nouveau dans de vieilles outres ; autrement, le vin nouveau fera éclater les outres, il se répandra et les outres seront perdues. Mais on doit mettre le vin nouveau dans des outres neuves. Jamais celui qui a bu du vin vieux ne désire du nouveau. Car il dit : “C’est le vieux qui est bon.” »

Méditation : Dessille mes yeux, Seigneur !

Le message du Christ est nouveau. La manière qu'il a de l'annoncer aussi. Dans les versets qui précèdent, Jésus mange avec des personnes de mauvaise réputation. Ici, ses disciples ne sont guère un exemple de jeûne et de prière. Les pharisiens s'en émeuvent. Nous avons beau jeu de les regarder de haut: sommes-nous si différents ? Combien de paroles ou d'actions du Christ nous semblent étranges ? Combien de fois sommes-nous tentés de les relativiser parce qu'elles viennent bousculer notre vision de ce que la religion devrait être ? Nous avons tendance à résister aux paroles les plus radicales de l'Évangile. Cette résistance, Jésus la connaît. Il sait que les vieilles outres ne peuvent résister au vin nouveau. Nos résistances ne sont pas une anomalie mais une conséquence directe de la nouveauté de son message. Jésus trouve normal que celui qui est habitué au vin ancien n'en désire pas d'autre. La clé serait d'accepter de nous intéresser à un vin nouveau qui n'aurait pas tout à fait le goût que l'on attend, et ce même si le vin dont nous avons l'habitude nous convient parfaitement.

Un frère de Taizé.

♦ Jeudi 2 septembre

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (Lc 5, 1-11)

En ce temps-là, la foule se pressait autour de Jésus pour écouter la parole de Dieu, tandis qu’il se tenait au bord du lac de Génésareth. Il vit deux barques qui se trouvaient au bord du lac ; les pêcheurs en étaient descendus et lavaient leurs filets. Jésus monta dans une des barques qui appartenait à Simon, et lui demanda de s’écarter un peu du rivage. Puis il s’assit et, de la barque, il enseignait les foules. Quand il eut fini de parler, il dit à Simon : « Avance au large, et jetez vos filets pour la pêche. » Simon lui répondit : « Maître, nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre ; mais, sur ta parole, je vais jeter les filets. » Et l’ayant fait, ils capturèrent une telle quantité de poissons que leurs filets allaient se déchirer. Ils firent signe à leurs compagnons de l’autre barque de venir les aider. Ceux-ci vinrent, et ils remplirent les deux barques, à tel point qu’elles enfonçaient. A cette vue, Simon-Pierre tomba aux genoux de Jésus, en disant : « Éloigne-toi de moi, Seigneur, car je suis un homme pécheur. » En effet, un grand effroi l’avait saisi, lui et tous ceux qui étaient avec lui, devant la quantité de poissons qu’ils avaient pêchés ; et de même Jacques et Jean, fils de Zébédée, les associés de Simon. Jésus dit à Simon : « Sois sans crainte, désormais ce sont des hommes que tu prendras. » Alors ils ramenèrent les barques au rivage et, laissant tout, ils le suivirent. 

Méditation : Avance au large !

Par ses réactions successives, Pierre nous présente un condensé de l'expérience de la découverte de Dieu. Cela commence par le constat d'un manque. Puis, à un appel apparemment fou, Pierre répond par la confiance, même s'il ne comprend pas comment cela pourrait résoudre son problème. Or, un peu de confiance et un petit geste qui n'engageait à rien conduisent à un résultat bien au-delà de ce que Pierre aurait pu obtenir par ses propres moyens. Devant les conséquences miraculeuses de sa confiance, il tombe à genoux. Il se juge indigne de saisir la main que lui tend Jésus. Trop conscient de ses propres limites et faiblesses, il n'ose pas accepter le cadeau de la présence divine dans sa vie, présence dont il vient de mesurer l'incroyable pouvoir de changement. La réponse de Jésus lui indique que les faiblesses humaines ne sauraient avoir assez d'importance pour empêcher quoi que ce soit. Pierre commence donc une vie totalement nouvelle... si nouvelle qu'il abandonne sur la berge les poissons qui lui faisaient si cruellement défaut quelques minutes plus tôt !

Un frère de Taizé.

♦ Mercredi 1er septembre

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (Lc 4, 38-44)

En ce temps-là, Jésus quitta la synagogue de Capharnaüm et entra dans la maison de Simon. Or, la belle-mère de Simon était oppressée par une forte fièvre, et on demanda à Jésus de faire quelque chose pour elle. Il se pencha sur elle, menaça la fièvre, et la fièvre la quitta. À l’instant même, la femme se leva et elle les servait. Au coucher du soleil, tous ceux qui avaient des malades atteints de diverses infirmités les lui amenèrent. Et Jésus, imposant les mains à chacun d’eux, les guérissait. Et même des démons sortaient de beaucoup d’entre eux en criant : « C’est toi le Fils de Dieu ! » Mais Jésus les menaçait et leur interdisait de parler parce qu’ils savaient, eux, que le Christ, c’était lui. Quand il fit jour, Jésus sortit et s’en alla dans un endroit désert. Les foules le cherchaient ; elles arrivèrent jusqu’à lui, et elles le retenaient pour l’empêcher de les quitter. Mais il leur dit : « Aux autres villes aussi, il faut que j’annonce la Bonne Nouvelle du règne de Dieu, car c’est pour cela que j’ai été envoyé. » Et il proclamait l’Évangile dans les synagogues du pays des Juifs.

Méditation : Seigneur, tu es le chemin.

Jésus suscite deux sortes de réactions : les démons le reconnaissent, savent qui il est. Les foules le cherchent, arrivent jusqu’à lui, tentent de le retenir mais n’ont pas la connaissance précise des démons. Elles ne font que voir les conséquences des actions de jésus et comprennent que sa présence leur est bénéfique. Jésus annonce le royaume de Dieu non pas en permettant de saisir exactement qui il est, mais en combattant ce qui empêche les foules de vivre pleinement. Ainsi, quand elles se mettent à la recherche, elles ne cherchent pas à obtenir des informations mais des guérisons, de la vie. La connaissance précise que les démons ont de Jésus est impressionnante et dépasse celle des foules. Pourtant, en leur ordonnant de se taire, Jésus nous fait comprendre que la voie vers lui passe par d’autres chemins que celui de la connaissance pure. La soif de vie des foules est présente en chacun de nous. La bonne Nouvelle, la venue du règne de Dieu, est la réponse divine à cette soif. C’est cela que Jésus est venu proposer.

Un frère de Taizé.

♦ Mardi 31 août

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (Lc 4, 31-37)

En ce temps-là, Jésus descendit à Capharnaüm, ville de Galilée, et il y enseignait, le jour du sabbat. On était frappé par son enseignement car sa parole était pleine d’autorité. Or, il y avait dans la synagogue un homme possédé par l’esprit d’un démon impur, qui se mit à crier d’une voix forte : « Ah ! que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais qui tu es : tu es le Saint de Dieu. » Jésus le menaça : « Silence ! Sors de cet homme. » Alors le démon projeta l’homme en plein milieu et sortit de lui sans lui faire aucun mal. Tous furent saisis d’effroi et ils se disaient entre eux : « Quelle est cette parole ? Il commande avec autorité et puissance aux esprits impurs, et ils sortent ! » Et la réputation de Jésus se propageait dans toute la région.

Méditation : Tu es le Saint de Dieu !

Les tentations ne doivent pas t'effrayer ; par elles, Dieu veut éprouver et fortifier ton âme, et il te donne en même temps la force de les vaincre. Souviens-toi que ce n'est pas la suggestion du Malin qui fait la faute, mais plutôt le consentement donné à ces suggestions. Seule une volonté libre est capable de bien et de mal. Mais lorsque la volonté gémit sous l'épreuve infligée par le Tentateur, et quand elle ne veut pas ce qu'il lui propose, non seulement ce n'est pas une faute, mais c'est de la vertu.
Garde-toi de tomber dans l'agitation en luttant contre les tentations, car cela ne ferait que les fortifier. Il faut les traiter par le mépris et ne pas s'en occuper. Tourne ta pensée vers Jésus crucifié, son corps déposé entre tes bras et dis : « Voilà mon espérance, la source de ma joie ! Je m'attache à toi de tout mon être, et je ne te lâcherai pas avant que tu m'aies mise en sécurité. »

Saint (Padre) Pio de Pietrelcina (1887-1968), capucin.

♦ Lundi 30 août

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (Lc 4, 16-30)

En ce temps-là, Jésus vint à Nazareth, où il avait été élevé. Selon son habitude, il entra dans la synagogue le jour du sabbat, et il se leva pour faire la lecture. On lui remit le livre du prophète Isaïe. Il ouvrit le livre et trouva le passage où il est écrit : L’Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction. Il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux captifs leur libération, et aux aveugles qu’ils retrouveront la vue, remettre en liberté les opprimés, annoncer une année favorable accordée par le Seigneur. Jésus referma le livre, le rendit au servant et s’assit. Tous, dans la synagogue, avaient les yeux fixés sur lui. Alors il se mit à leur dire : « Aujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Écriture que vous venez d’entendre » Tous lui rendaient témoignage et s’étonnaient des paroles de grâce qui sortaient de sa bouche. Ils se disaient : « N’est-ce pas là le fils de Joseph ? » Mais il leur dit : « Sûrement vous allez me citer le dicton : “Médecin, guéris-toi toi-même”, et me dire : “Nous avons appris tout ce qui s’est passé à Capharnaüm : fais donc de même ici dans ton lieu d’origine !” » Puis il ajouta : « Amen, je vous le dis : aucun prophète ne trouve un accueil favorable dans son pays. En vérité, je vous le dis : Au temps du prophète Élie, lorsque pendant trois ans et demi le ciel retint la pluie, et qu’une grande famine se produisit sur toute la terre, il y avait beaucoup de veuves en Israël ; pourtant Élie ne fut envoyé vers aucune d’entre elles, mais bien dans la ville de Sarepta, au pays de Sidon, chez une veuve étrangère. Au temps du prophète Élisée, il y avait beaucoup de lépreux en Israël ; et aucun d’eux n’a été purifié, mais bien Naaman le Syrien. » À ces mots, dans la synagogue, tous devinrent furieux. Ils se levèrent, poussèrent Jésus hors de la ville, et le menèrent jusqu’à un escarpement de la colline où leur ville est construite, pour le précipiter en bas. Mais lui, passant au milieu d’eux, allait son chemin.

Méditation

Le Seigneur disait de l'Esprit : « Ce n'est pas vous qui parlerez, mais l'Esprit de votre Père qui parlera en vous » (Matthieu 10, 20). En effet, il avait promis par les prophètes de répandre cet Esprit dans les derniers temps sur ses serviteurs et ses servantes afin qu'ils prophétisent (Joël 3, 1-12). Voilà pourquoi cet Esprit est descendu sur le Fils de Dieu, devenu Fils de l'homme : par là, il s'accoutumait à demeurer dans le genre humain, à reposer sur les hommes, à résider dans l'ouvrage modelé par Dieu. Il réalisait en eux la volonté du Père et les renouvelait en les faisant passer de leur ancien mode de vie à la nouveauté du Christ.

Saint Irénée de Lyon (v. 130-v. 208), évêque, théologien et martyr.

♦ Dimanche 29 août : 22ème dimanche du temps ordinaire

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc (Mc 7, 1-8. 14-15. 21-23)

En ce temps-là, les pharisiens et quelques scribes, venus de Jérusalem, se réunissent auprès de Jésus, et voient quelques-uns de ses disciples prendre leur repas avec des mains impures, c’est-à-dire non lavées. – Les pharisiens en effet, comme tous les Juifs, se lavent toujours soigneusement les mains avant de manger, par attachement à la tradition des anciens ; et au retour du marché, ils ne mangent pas avant de s’être aspergés d’eau, et ils sont attachés encore par tradition à beaucoup d’autres pratiques : lavage de coupes, de carafes et de plats. Alors les pharisiens et les scribes demandèrent à Jésus : « Pourquoi tes disciples ne suivent-ils pas la tradition des anciens ? Ils prennent leurs repas avec des mains impures. »
Jésus leur répondit : « Isaïe a bien prophétisé à votre sujet, hypocrites, ainsi qu’il est écrit : Ce peuple m’honore des lèvres, mais son cœur est loin de moi. C’est en vain qu’ils me rendent un culte ; les doctrines qu’ils enseignent ne sont que des préceptes humains. Vous aussi, vous laissez de côté le commandement de Dieu, pour vous attacher à la tradition des hommes. » Appelant de nouveau la foule, il lui disait : « Écoutez-moi tous, et comprenez bien. Rien de ce qui est extérieur à l’homme et qui entre en lui ne peut le rendre impur. Mais ce qui sort de l’homme, voilà ce qui rend l’homme impur. »
Il disait encore à ses disciples, à l’écart de la foule : « C’est du dedans, du cœur de l’homme, que sortent les pensées perverses : inconduites, vols, meurtres, adultères, cupidités, méchancetés, fraude, débauche, envie, diffamation, orgueil et démesure. Tout ce mal vient du dedans, et rend l’homme impur. »

Méditation

Certains pharisiens et scribes reprochent à Jésus et à ses disciples la transgression des « traditions des anciens », en particulier de celles qui se réfèrent à la purification extérieure du corps. La réponse de Jésus a la force d’une déclaration prophétique ; « Vous mettez de côté le commandement de Dieu pour vous attacher à la tradition des hommes. » (…) Jésus veut nous mettre en garde, nous aussi, contre le fait de considérer que l’observance extérieure de la loi est suffisante pour être de bons chrétiens. (…) L’observance stricte des préceptes est quelque chose de stérile si le cœur ne change pas et ne se traduit pas par des attitudes concrètes : s’ouvrir à la rencontre avec Dieu et à sa Parole dans la prière, rechercher la justice et la paix, secourir les pauvres… Jésus souligne la primauté de l’intériorité, c’est-à-dire la primauté du « cœur » : ce ne sont pas les choses extérieures qui font de nous des saints ou pas, mais le cœur qui exprime nos attentions, nos choix et le désir de faire tout par amour de Dieu. 

Pape François

♦ Samedi 28 août

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 25, 14-30)

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples cette parabole : « C’est comme un homme qui partait en voyage : il appela ses serviteurs et leur confia ses biens. À l’un il remit une somme de cinq talents, à un autre deux talents, au troisième un seul talent, à chacun selon ses capacités. Puis il partit. Aussitôt,  celui qui avait reçu les cinq talents s’en alla pour les faire valoir et en gagna cinq autres. De même, celui qui avait reçu deux talents en gagna deux autres. Mais celui qui n’en avait reçu qu’un alla creuser la terre et cacha l’argent de son maître. Longtemps après, le maître de ces serviteurs revint et il leur demanda des comptes. Celui qui avait reçu cinq talents s’approcha, présenta cinq autres talents et dit : ‘Seigneur, tu m’as confié cinq talents ; voilà, j’en ai gagné cinq autres.’ Son maître lui déclara : ‘Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t’en confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton seigneur.’ Celui qui avait reçu deux talents s’approcha aussi et dit : ‘Seigneur, tu m’as confié deux talents ; voilà, j’en ai gagné deux autres.’ Son maître lui déclara : ‘Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t’en confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton seigneur.’ Celui qui avait reçu un seul talent s’approcha aussi et dit : ‘Seigneur, je savais que tu es un homme dur : tu moissonnes là où tu n’as pas semé, tu ramasses là où tu n’as pas répandu le grain. J’ai eu peur, et je suis allé cacher ton talent dans la terre. Le voici. Tu as ce qui t’appartient.’ Son maître lui répliqua : ‘Serviteur mauvais et paresseux, tu savais que je moissonne là où je n’ai pas semé, que je ramasse le grain là où je ne l’ai pas répandu. Alors, il fallait placer mon argent à la banque ; et, à mon retour, je l’aurais retrouvé avec les intérêts. Enlevez-lui donc son talent et donnez-le à celui qui en a dix. À celui qui a, on donnera encore, et il sera dans l’abondance ; mais celui qui n’a rien se verra enlever même ce qu’il a. Quant à ce serviteur bon à rien, jetez-le dans les ténèbres extérieures ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents !’ »

Méditation

S'il est une chose que Jésus me demande, c’est de m'abandonner à lui sans réserve (...). La fidélité est importante, même dans les petites choses, non pas pour la chose elle-même, ce qui serait le souci d'un esprit mesquin, mais pour la grande chose qu'est la volonté de Dieu.Saint Augustin dit : « Les petites choses restent petites, mais être fidèle dans les petites choses est une grande chose. Notre Seigneur n'est-il pas le même dans un pauvre visiteur que dans un grand ? »

Sainte Teresa de Calcutta (1910-1997), fondatrice des Sœurs missionnaires de la Charité.

♦ Vendredi 27 août

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 25, 1-13)

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples cette parabole : « Le royaume des Cieux sera comparable à dix jeunes filles invitées à des noces, qui prirent leur lampe pour sortir à la rencontre de l’époux. Cinq d’entre elles étaient insouciantes, et cinq étaient prévoyantes : les insouciantes avaient pris leur lampe sans emporter d’huile, tandis que les prévoyantes avaient pris, avec leurs lampes, des flacons d’huile. Comme l’époux tardait, elles s’assoupirent toutes et s’endormirent. Au milieu de la nuit, il y eut un cri : “Voici l’époux ! Sortez à sa rencontre.” Alors toutes ces jeunes filles se réveillèrent et se mirent à préparer leur lampe. Les insouciantes demandèrent aux prévoyantes : “Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s’éteignent.” Les prévoyantes leur répondirent : “Jamais cela ne suffira pour nous et pour vous, allez plutôt chez les marchands vous en acheter.” Pendant qu’elles allaient en acheter, l’époux arriva. Celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces, et la porte fut fermée. Plus tard, les autres jeunes filles arrivèrent à leur tour et dirent : “Seigneur, Seigneur, ouvre-nous !” Il leur répondit : “Amen, je vous le dis : je ne vous connais pas.” Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l’heure. »

Méditation

Les vierges insensées qui n'ont pas emporté d'huile avec elles ont cherché à plaire aux hommes par leur continence et par leurs bonnes œuvres que symbolisent les lampes. Or, si le motif de leurs bonnes œuvres c'est de plaire aux hommes, elles ne portent pas d'huile avec elles.
Pour vous, portez cette huile avec vous ; portez-la dans votre intérieur où pénètre le regard de Dieu ; portez là le témoignage d'une bonne conscience. Si vous évitez le mal et si vous faites le bien pour recueillir les louanges des hommes, vous n'avez pas d'huile dans l'intérieur de votre âme.
Les lampes des vierges sages brillaient d'un éclat vif, alimentées par l'huile intérieure, par la paix de la conscience, par la gloire secrète de l'âme, par la charité qui l'embrase. Les lampes des vierges insensées brillaient également (...) parce que leur lumière était entretenue par les louanges des hommes. Lorsqu'elles se sont levées, c'est-à-dire à la résurrection des morts, elles ont commencé à disposer leurs lampes, c'est-à-dire à préparer le compte qu'elles devaient rendre à Dieu. Mais alors il n'y a plus personne pour les louer. Elles cherchent, comme elles l'ont toujours fait, à briller avec l'huile d'autrui : « Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s'éteignent »

Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone et docteur de l’Église.

♦ Jeudi 26 août

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 24, 42-51)

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Veillez, car vous ne savez pas quel jour votre Seigneur vient. Comprenez-le bien : si le maître de maison avait su à quelle heure de la nuit le voleur viendrait, il aurait veillé et n’aurait pas laissé percer le mur de sa maison. Tenez-vous donc prêts, vous aussi : c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra. Que dire du serviteur fidèle et sensé à qui le maître a confié la charge des gens de sa maison, pour leur donner la nourriture en temps voulu ? Heureux ce serviteur que son maître, en arrivant, trouvera en train d’agir ainsi ! Amen, je vous le déclare : il l’établira sur tous ses biens. Mais si ce mauvais serviteur se dit en lui-même : “Mon maître tarde”, et s’il se met à frapper ses compagnons, s’il mange et boit avec les ivrognes, alors quand le maître viendra, le jour où son serviteur ne s’y attend pas et à l’heure qu’il ne connaît pas, il l’écartera et lui fera partager le sort des hypocrites ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. »

Méditation : Mon cœur est prêt, mon Dieu, mon cœur est prêt.

Dieu est le bien suprême ; rassemble vers lui les pensées de ton esprit et ne songe à rien d'autre que guetter sa venue. Ainsi donc, que l'âme rassemble ses pensées dispersées par le péché, comme si elle rassemblait des enfants qui folâtrent. Qu'elle les ramène à la maison de son corps, et qu'elle attende toujours le Seigneur dans dans le jeûne et l'amour, jusqu'à ce qu'il vienne et la recueille véritablement. Si notre cœur ne s'enfle pas, si nous n'envoyons pas nos pensées pâturer dans les prés aux herbes folles du péché, mais si, au contraire, nous élevons notre esprit et conduisons nos pensées en présence du Seigneur par une fervente volonté, alors, dans son bon vouloir, le Seigneur viendra certainement en nous et nous unira vraiment à lui.
Empresse-toi donc de plaire au Seigneur, attends-le sans cesse dans ton cœur, cherche-le par tes pensées, incite ta volonté et tes sentiments à tendre à tout instant vers lui. Tu verras alors comme il vient à toi et comme il fait en toi sa demeure.

Homélie attribuée à saint Macaire d’Égypte (mort vers 390) moine.

♦ Mercredi 25 août : saint Louis (1214-1270), roi de France

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 23, 27-32)

En ce temps-là, Jésus disait : « Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous ressemblez à des sépulcres blanchis à la chaux : à l’extérieur ils ont une belle apparence, mais l’intérieur est rempli d’ossements et de toutes sortes de choses impures. C’est ainsi que vous, à l’extérieur, pour les gens, vous avez l’apparence d’hommes justes, mais à l’intérieur vous êtes pleins d’hypocrisie et de mal. Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous bâtissez les sépulcres des prophètes, vous décorez les tombeaux des justes, et vous dites : “Si nous avions vécu à l’époque de nos pères, nous n’aurions pas été leurs complices pour verser le sang des prophètes.” Ainsi, vous témoignez contre vous-mêmes : vous êtes bien les fils de ceux qui ont assassiné les prophètes. Vous donc, mettez le comble à la mesure de vos pères ! »

Méditation : Crée en moi un cœur nouveau !

A nous d'aimer le Christ comme il nous a aimés. Il nous a laissé son exemple pour que nous suivions ses traces (1 Pierre 2, 21). C'est pourquoi il dit : « Pose-moi comme un sceau sur ton cœur » (Cantique 8, 6), ce qui revient à dire : « Aime-moi comme je t'aime. Porte-moi en ton esprit, en ta mémoire, en ton désir, en tes soupirs, en tes gémissements, en tes sanglots.Rappelle-toi, homme, en quel état je t'ai créé, combien je t'ai élevé au-dessus des autres créatures, de quelle dignité je t'ai ennobli, comment je t'ai couronné de gloire et d'honneur, comment je t'ai placé peu au-dessous des anges et comment j'ai tout mis sous tes pieds (Psaume 8). Rappelle-toi non seulement tout ce que j'ai fait pour toi, mais quelles épreuves et quelles humiliations j'ai souffertes pour toi. Et toi, si tu m'aimes, montre-le ; aime, non de parole et de langue, mais en acte et en vérité [...]. Pose-moi comme un sceau sur ton cœur et aime-moi de toutes tes forces. »
Seigneur, enlève mon cœur de pierre, ce cœur dur [...] ; donne-moi un cœur nouveau, un cœur de chair, un cœur pur (Ézéchiel 36, 26). Toi qui purifies les cœurs, toi qui aimes les cœurs purs, prends possession de mon cœur, et viens y habiter.

Baudouin de Ford (mort vers 1190), abbé cistercien, puis évêque.

♦ Mardi 24 août : saint Barthélémy (ou Nathanaël), apôtre qui aurait évangélisé jusqu'aux Indes

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (Jn 1, 45-51)

En ce temps-là, Philippe trouve Nathanaël et lui dit : « Celui dont il est écrit dans la loi de Moïse et chez les Prophètes, nous l’avons trouvé : c’est Jésus fils de Joseph, de Nazareth. » Nathanaël répliqua : « De Nazareth peut-il sortir quelque chose de bon ? » Philippe répond : « Viens, et vois. » Lorsque Jésus voit Nathanaël venir à lui, il déclare à son sujet : « Voici vraiment un Israélite : il n’y a pas de ruse en lui. » Nathanaël lui demande : « D’où me connais-tu ? » Jésus lui répond : « Avant que Philippe t’appelle, quand tu étais sous le figuier, je t’ai vu. » Nathanaël lui dit : « Rabbi, c’est toi le Fils de Dieu ! C’est toi le roi d’Israël ! » Jésus reprend : « Je te dis que je t’ai vu sous le figuier, et c’est pour cela que tu crois ! Tu verras des choses plus grandes encore. » Et il ajoute : « Amen, amen, je vous le dis : vous verrez le ciel ouvert, et les anges de Dieu monter et descendre au-dessus du Fils de l’homme. »

Méditation : Tu es le Fils de Dieu, tu es le roi d'Israël !

« Avant que Philippe te parle, quand tu étais sous le figuier, je t'ai vu. » Il est évident qu'il s'agit d'un moment décisif dans la vie de Nathanaël. Il se sent touché au plus profond du cœur par ces paroles de Jésus, il se sent compris et il comprend : cet homme sait tout sur moi, il sait et connaît le chemin de la vie, je peux réellement faire confiance à cet homme. Et ainsi, il répond par une profession de foi limpide et belle en disant : « Rabbi, tu es le Fils de Dieu, tu es le roi d'Israël ! »Dans cette confession apparaît un premier pas important dans l'itinéraire d'adhésion à Jésus. Les paroles de Nathanaël mettent en lumière un double aspect complémentaire de l'identité de Jésus : il est reconnu aussi bien dans sa relation spéciale avec Dieu le Père, dont il est le Fils unique, que dans son rapport au peuple d'Israël, dont il est déclaré roi, un qualificatif propre au Messie attendu.
Nous ne devons jamais perdre de vue ni l'une ni l'autre de ces deux composantes, car si nous proclamons seulement la dimension céleste de Jésus, nous risquons d'en faire un être éthéré et évanescent, et si au contraire nous ne reconnaissons que sa situation concrète dans l'histoire, nous finissons par négliger la dimension divine qui précisément le qualifie.

Benoît XVI, pape de 2005 à 2013.

♦ Lundi 23 août

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 23, 13-22)

En ce temps-là, Jésus disait : « Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous fermez à clé le royaume des Cieux devant les hommes ; vous-mêmes, en effet, n’y entrez pas, et vous ne laissez pas entrer ceux qui veulent entrer ! Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous parcourez la mer et la terre pour faire un seul converti, et quand c’est arrivé, vous faites de lui un homme voué à la géhenne, deux fois pire que vous ! Malheureux êtes-vous, guides aveugles, vous qui dites : “Si l’on fait un serment par le Sanctuaire, il est nul ; mais si l’on fait un serment par l’or du Sanctuaire, on doit s’en acquitter.” Insensés et aveugles ! Qu’est-ce qui est le plus important : l’or ? ou bien le Sanctuaire qui consacre cet or ? Vous dites encore : “Si l’on fait un serment par l’autel, il est nul ; mais si l’on fait un serment par l’offrande posée sur l’autel, on doit s’en acquitter.” Aveugles ! Qu’est-ce qui est le plus important : l’offrande ? ou bien l’autel qui consacre cette offrande ? Celui donc qui fait un serment par l’autel fait un serment par l’autel et par tout ce qui est posé dessus ; celui qui fait un serment par le Sanctuaire fait un serment par le Sanctuaire et par Celui qui l’habite ; et celui qui fait un serment par le ciel fait un serment par le trône de Dieu et par Celui qui siège sur ce trône. »

Méditation

Devant les tentations, combats avec l'aide du Seigneur.
Si tu tombes dans le péché, ne reste pas là, découragée et abattue. Humilie-toi, mais sans perdre courage ; abaisse-toi, mais sans te dégrader ; verse des larmes de contrition sincères pour laver tes imperfections et tes fautes, mais sans perdre confiance en la miséricorde de Dieu, qui sera toujours plus grande que ton ingratitude. Prends la résolution de te corriger, mais sans présumer de toi-même, car c'est en Dieu seul que tu dois mettre ta force ; enfin reconnais sincèrement que si Dieu n'était pas ton armure et ton bouclier, ton imprudence t'aurait entraînée à commettre toutes sortes de péchés. Ne t'étonne pas de tes faiblesses. Accepte-toi plutôt comme tu es ; rougis de tes infidélité envers Dieu, mais fais-lui confiance, et abandonne-toi tranquillement à lui, comme un petit enfant dans les bras de sa mère.

Saint (Padre) Pio de Pietrelcina (1887-1968), capucin.

♦ Dimanche 22 août :21ème dimanche du temps ordinaire

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (Jn 6, 60-69)

En ce temps-là, Jésus avait donné un enseignement dans la synagogue de Capharnaüm. Beaucoup de ses disciples, qui avaient entendu, déclarèrent : « Cette parole est rude ! Qui peut l’entendre ? » Jésus savait en lui-même que ses disciples récriminaient à son sujet. Il leur dit : « Cela vous scandalise ? Et quand vous verrez le Fils de l’homme monter là où il était auparavant !... C’est l’esprit qui fait vivre, la chair n’est capable de rien. Les paroles que je vous ai dites sont esprit et elles sont vie. Mais il y en a parmi vous qui ne croient pas. » Jésus savait en effet depuis le commencement quels étaient ceux qui ne croyaient pas, et qui était celui qui le livrerait. Il ajouta : « Voilà pourquoi je vous ai dit que personne ne peut venir à moi si cela ne lui est pas donné par le Père. » À partir de ce moment, beaucoup de ses disciples s’en retournèrent et cessèrent de l’accompagner. Alors Jésus dit aux Douze : « Voulez-vous partir, vous aussi ? » Simon-Pierre lui répondit : « Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle. Quant à nous, nous croyons, et nous savons que tu es le Saint de Dieu. »

Méditation

Le passage d'aujourd'hui rapporte le malaise des disciples : « Elle est dure cette parole ! - Qui peut l'écouter ? » (Jean 6, 60). En réalité, ces derniers ont bien compris le discours de Jésus. Tellement bien qu'ils ne veulent pas l'entendre, car c'est un discours qui met leur mentalité en difficulté. Mais Jésus offre la clé pour surmonter les difficultés. Une clé faite de trois éléments : son origine divine, il est descendu du ciel et montera « là où il était auparavant » ; l'action de l'Esprit Saint, Celui « qui donne la vie » et qui nous fait bien comprendre Jésus ; et le manque de foi, véritable cause de l'incompréhension de ses paroles. En effet, à partir de ce moment, dit l’Évangile, « beaucoup de ses difficultés s'en allèrent ». Face à ces déceptions, Jésus ne fait pas de concessions et n'adoucit pas ses paroles, il oblige même à effectuer un choix précis : être avec Lui ou se séparer de Lui. Le problème de fond n'est pas de partir et d'abandonner l’œuvre entreprise, mais à qui aller. De cette interrogation de Pierre, nous comprenons que la fidélité à Dieu est une question de fidélité à une personne, avec laquelle on se lie pour marcher ensemble sur la même route. Et cette personne est Jésus.

D'après le pape François.

♦ Samedi 21 août

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 23, 1-12)

En ce temps-là, Jésus s’adressa aux foules et à ses disciples, et il déclara : « Les scribes et les pharisiens enseignent dans la chaire de Moïse. Donc, tout ce qu’ils peuvent vous dire, faites-le et observez-le. Mais n’agissez pas d’après leurs actes, car ils disent et ne font pas. Ils attachent de pesants fardeaux, difficiles à porter, et ils en chargent les épaules des gens ; mais eux-mêmes ne veulent pas les remuer du doigt. Toutes leurs actions, ils les font pour être remarqués des gens : ils élargissent leurs phylactères et rallongent leurs franges ; ils aiment les places d’honneur dans les dîners, les sièges d’honneur dans les synagogues et les salutations sur les places publiques ; ils aiment recevoir des gens le titre de Rabbi. Pour vous, ne vous faites pas donner le titre de Rabbi, car vous n’avez qu’un seul maître pour vous enseigner, et vous êtes tous frères. Ne donnez à personne sur terre le nom de père, car vous n’avez qu’un seul Père, celui qui est aux cieux. Ne vous faites pas non plus donner le titre de maîtres, car vous n’avez qu’un seul maître, le Christ. Le plus grand parmi vous sera votre serviteur. Qui s’élèvera sera abaissé, qui s’abaissera sera élevé. »

Méditation

Celui qui est rempli du Saint-Esprit parle diverses langues (Actes 2, 4). Ces diverses langues sont les divers témoignages rendus au Christ, comme l'humilité, la pauvreté, la patience et l'obéissance. Nous les parlons, quand en les pratiquant nous-mêmes, nous les montrons aux autres. La parole est vivante lorsque ce sont les actions qui parlent. Je vous en prie, que les paroles se taisent et que les actions parlent. Nous sommes pleins de paroles mais vides d'actions ; à cause de cela, le Seigneur nous maudit, lui qui a maudit le figuier où il n'a pas trouvé de fruits, mais seulement des feuilles (Marc 11, 13s). « La loi, dit saint Grégoire, a été présentée au prédicateur pour qu'il pratique ce qu'il prêche. » Il perd son temps à répandre la connaissance de la loi, celui qui détruit son enseignement par ses actions.
Mais les apôtres parlaient selon le don de l'Esprit. Heureux celui qui parle selon le don de l'Esprit, et non selon son propre sentiment... Parlons donc selon ce que l'Esprit Saint nous donnera de dore. Demandons-lui humblement et pieusement de répandre en nous sa grâce.

Saint Antoine de Padoue (v. 1195-1231), franciscain, docteur de l’Église.

♦ Vendredi 20 août

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 22, 34-40)

En ce temps-là, les pharisiens, apprenant que Jésus avait fermé la bouche aux sadducéens, se réunirent, et l’un d’entre eux, un docteur de la Loi, posa une question à Jésus pour le mettre à l’épreuve : « Maître, dans la Loi, quel est le grand commandement ? » Jésus lui répondit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit. Voilà le grand, le premier commandement. Et le second lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. De ces deux commandements dépend toute la Loi, ainsi que les Prophètes. »

Méditation : Seigneur, je t'aime !

Dieu ne te demande pas beaucoup de choses, car, à elle seule, la charité accomplit toute la Loi (Romains 13, 10). Mais cet amour est double : amour envers Dieu et envers le prochain. Quand Dieu te dit d'aimer ton prochain, il ne te dit pas : aime-le de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit ; mais il te dit : aime ton prochain comme toi-même. Aime donc Dieu de tout toi-même, parce qu'il est plus grand que toi : aime ton prochain comme toi-même, parce qu'il est ce que tu es...
Il y a donc trois objets de notre amour ; pourquoi n'y-a-t-il que deux commandements ? Je vais te le dire : Dieu n'a pas jugé nécessaire de t'engager à t'aimer toi-même puisqu'il n'y a personne qui ne s'aime pas soi-même. Mais beaucoup de gens se perdent parce qu'ils s'aiment mal. En te disant d'aimer Dieu de tout toi-même, Dieu t'a donné la règle selon laquelle tu dois t'aimer. Sans doute, tu veux t'aimer ? Alors aime Dieu de tout toi-même. C'est en lui, en effet, que tu te trouveras, en évitant de te perdre en toi... Ainsi donc, la règle selon laquelle tu as à t'aimer t’est donnée : aime celui qui est plu grand que toi, et tu t'aimeras toi-même.

Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l’Église.

♦ Jeudi 19 août

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 22, 1-14)

En ce temps-là, Jésus se mit de nouveau à parler aux grands prêtres et aux anciens du peuple, et il leur dit en paraboles : « Le royaume des Cieux est comparable à un roi qui célébra les noces de son fils. Il envoya ses serviteurs appeler à la noce les invités, mais ceux-ci ne voulaient pas venir. Il envoya encore d’autres serviteurs dire aux invités : “Voilà : j’ai préparé mon banquet, mes bœufs et mes bêtes grasses sont égorgés ; tout est prêt : venez à la noce.” Mais ils n’en tinrent aucun compte et s’en allèrent, l’un à son champ, l’autre à son commerce ; les autres empoignèrent les serviteurs, les maltraitèrent et les tuèrent. Le roi se mit en colère, il envoya ses troupes, fit périr les meurtriers et incendia leur ville. Alors il dit à ses serviteurs : “Le repas de noce est prêt, mais les invités n’en étaient pas dignes. Allez donc aux croisées des chemins : tous ceux que vous trouverez, invitez-les à la noce.” Les serviteurs allèrent sur les chemins, rassemblèrent tous ceux qu’ils trouvèrent, les mauvais comme les bons, et la salle de noce fut remplie de convives. Le roi entra pour examiner les convives, et là il vit un homme qui ne portait pas le vêtement de noce. Il lui dit : “Mon ami, comment es-tu entré ici, sans avoir le vêtement de noce ?” L’autre garda le silence. Alors le roi dit aux serviteurs : “Jetez-le, pieds et poings liés, dans les ténèbres du dehors ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents.” Car beaucoup sont appelés, mais peu sont élus. »

Méditation : Que ton règne vienne !

« Les préceptes n'ont d'autre but que l'amour qui vient d'un cœur pur, d'une conscience droite et d'une foi sincère » (1 Timothée 1, 5). Voilà le vêtement de noce. Revêtez-vous donc de ce vêtement de noce, si vous ne l'avez pas encore. Déjà, vous êtes entrés dans la salle du festin, vous allez vous approcher de la table du Seigneur, mais vous n'avez pas encore le vêtement de noce que vous devez porter en l'honneur de l’Époux ; vous cherchez encore vos intérêts et non ceux de Jésus-Christ. En effet, on porte ce vêtement de noce pour honorer l'union nuptiale, c'est-à-dire l’Époux et l’Épouse. Vous connaissez l’Époux, c'est Jésus-Christ ; vous connaissez l’Épouse, c'est l’Église (Éphésiens 5, 32). Rendez honneur à celle qui est épousée, rendez honneur aussi à celui qui l'épouse, et vous serez par là leurs enfants. Avancez donc de plus en plus dans cette voie.

Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l’Église.

♦ Mercredi 18 août

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 20, 1-16)

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples cette parabole : « Le royaume des Cieux est comparable au maître d’un domaine qui sortit dès le matin afin d’embaucher des ouvriers pour sa vigne. Il se mit d’accord avec eux sur le salaire de la journée : un denier, c’est-à-dire une pièce d’argent, et il les envoya à sa vigne. Sorti vers neuf heures, il en vit d’autres qui étaient là, sur la place, sans rien faire. Et à ceux-là, il dit : “Allez à ma vigne, vous aussi, et je vous donnerai ce qui est juste.” Ils y allèrent. Il sortit de nouveau vers midi, puis vers trois heures, et fit de même. Vers cinq heures, il sortit encore, en trouva d’autres qui étaient là et leur dit : “Pourquoi êtes-vous restés là, toute la journée, sans rien faire ?” Ils lui répondirent : “Parce que personne ne nous a embauchés.” Il leur dit : “Allez à ma vigne, vous aussi.” Le soir venu, le maître de la vigne dit à son intendant : “Appelle les ouvriers et distribue le salaire, en commençant par les derniers pour finir par les premiers.” Ceux qui avaient commencé à cinq heures s’avancèrent et reçurent chacun une pièce d’un denier. Quand vint le tour des premiers, ils pensaient recevoir davantage, mais ils reçurent, eux aussi, chacun une pièce d’un denier. En la recevant, ils récriminaient contre le maître du domaine : “Ceux-là, les derniers venus, n’ont fait qu’une heure, et tu les traites à l’égal de nous, qui avons enduré le poids du jour et de la chaleur !” Mais le maître répondit à l’un d’entre eux : “Mon ami, je ne suis pas injuste envers toi. N’as-tu pas été d’accord avec moi pour un denier ? Prends ce qui te revient, et va-t’en. Je veux donner au dernier venu autant qu’à toi : n’ai-je pas le droit de faire ce que je veux de mes biens ? Ou alors ton regard est-il mauvais parce que moi, je suis bon ?” C’est ainsi que les derniers seront premiers, et les premiers seront derniers. »

Méditation : les ouvriers de la onzième heure.

Cette parabole vise la conversion des hommes à Dieu.Le Christ réprime l'orgueil des premiers appelés pour les empêcher de faire des reproches à ceux de la onzième heure, en leur montrant que la récompense est la même pour tous. En même temps, il stimule le zèle des derniers en leur montrant qu'ils peuvent mériter le même salaire que les premiers. Le Sauveur venait de parler du renoncement aux richesses, du mépris de tous les biens, de vertus qui demandent un grand cœur et du courage. Il fallait pour cela stimuler l'ardeur d'une âme pleine de jeunesse ; le Seigneur ranime donc en eux la flamme de la charité et fortifie leur courage en leur montrant que même ceux qui sont arrivés les derniers reçoivent le salaire de toute la journée...

Saint Jean Chrysostome (v. 345-407), prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l’Église.

♦ Mardi 17 août

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 19, 23-30)

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Amen, je vous le dis : un riche entrera difficilement dans le royaume des Cieux. Je vous le répète : il est plus facile à un chameau de passer par un trou d’aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume des Cieux. » Entendant ces paroles, les disciples furent profondément déconcertés, et ils disaient : « Qui donc peut être sauvé ? » Jésus posa sur eux son regard et dit : « Pour les hommes, c’est impossible, mais pour Dieu tout est possible. » Alors Pierre prit la parole et dit à Jésus : « Voici que nous avons tout quitté pour te suivre : quelle sera donc notre part ? » Jésus leur déclara : « Amen, je vous le dis : lors du renouvellement du monde, lorsque le Fils de l’homme siégera sur son trône de gloire, vous qui m’avez suivi, vous siégerez vous aussi sur douze trônes pour juger les douze tribus d’Israël. Et celui qui aura quitté, à cause de mon nom, des maisons, des frères, des sœurs, un père, une mère, des enfants, ou une terre, recevra le centuple, et il aura en héritage la vie éternelle. Beaucoup de premiers seront derniers, beaucoup de derniers seront premiers. »

Méditation : Père, je m'abandonne à toi !

N'ayez pas d'autre désir que celui d'entrer seulement par amour du Christ dans le détachement, le vide et la pauvreté par rapport à tout ce qui existe sur la terre. Vous n'éprouverez pas d'autres besoins que ceux auxquels vous aurez ainsi soumis votre cœur. Le pauvre en esprit (Matthieu 5, 3) n'est jamais plus heureux que lorsqu'il se trouve dans l'indigence ; celui dont le cœur ne désire rien est toujours à l'aise. Les pauvres dans l'Esprit donnent avec une grande générosité tout ce qu'ils possèdent. Leur plaisir est de savoir s'en passer en l'offrant par amour pour Dieu et pour le prochain (Matthieu 22, 37s) (...). Non seulement les les biens, les joies et les plaisirs de ce monde nous encombrent et nous retardent dans la voie vers Dieu, mais les joies et les consolations spirituelles sont elles-mêmes un obstacle à notre marche en avant si nous les recevons ou les recherchons avec un esprit de propriété.

Saint Jean de la Croix (1542-1591), carme, docteur de l’Église.

♦ Lundi 16 août

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 19, 16-22)

En ce temps-là, voici que quelqu’un s’approcha de Jésus et lui dit : « Maître, que dois-je faire de bon pour avoir la vie éternelle ? » Jésus lui dit : « Pourquoi m’interroges-tu sur ce qui est bon ? Celui qui est bon, c’est Dieu, et lui seul ! Si tu veux entrer dans la vie, observe les commandements. » Il lui dit : « Lesquels ? » Jésus reprit : « Tu ne commettras pas de meurtre. Tu ne commettras pas d’adultère. Tu ne commettras pas de vol. Tu ne porteras pas de faux témoignage. Honore ton père et ta mère. Et aussi : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. » Le jeune homme lui dit : « Tout cela, je l’ai observé : que me manque-t-il encore ? Jésus lui répondit : « Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans les cieux. Puis viens, suis-moi. » À ces mots, le jeune homme s’en alla tout triste, car il avait de grands biens.

Méditation : Que vienne ton Royaume !

Que personne, lorsqu'il voit certains quitter de grands biens, ne se dise : « Je voudrais bien imiter ceux qui se détachent ainsi du monde, mais qu'est-ce que je peux abandonner ? Je ne possède rien. » Vous abandonnez beaucoup, mes frères, lorsque vous renoncez aux plaisirs de ce monde. En effet, nos biens extérieurs, si petits soient-ils, suffisent aux yeux du Seigneur. C'est le cœur qu'il regarde, et non la fortune ; il ne regarde pas combien nous lui sacrifions, mais combien d'amour nous incite à faire notre sacrifice.
Le Royaume de Dieu n'a pas de prix, et cependant, il te coûte exactement ce que tu as... Il a coûté à Pierre et à André l'abandon de leur barque et de leurs filets ; il a coûté à la veuve deux piécettes d'argent (Luc 21, 2) ; il a coûté à quelqu'un d'autre un verre d'eau fraîche (Matthieu 10, 42). Le Royaume de Dieu, avons-nous dit, te coûte ce que tu as. Voyez donc, mes frères, quoi de plus facile à acquérir et quoi de plus précieux à posséder ? Mais peut-être que tu n'as même pas un verre d'eau fraîche à offrir ? Aux yeux de Dieu, la main n'est jamais vide de présents si le fonds du coeur est rempli de bonne volonté...

Saint Grégoire le Grand (v. 540-604), pape et docteur de l’Église.

♦ Dimanche 15 août :solennité de l'Immaculée Conception

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (Lc 1, 39-56)

En ces jours-là, Marie se mit en route et se rendit avec empressement vers la région montagneuse, dans une ville de Judée. Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth. Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant tressaillit en elle. Alors, Élisabeth fut remplie d’Esprit Saint, et s’écria d’une voix forte : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? Car, lorsque tes paroles de salutation sont parvenues à mes oreilles, l’enfant a tressailli d’allégresse en moi. Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. »
Marie dit alors : « Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur ! Il s’est penché sur son humble servante ; désormais tous les âges me diront bienheureuse. Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom ! Sa miséricorde s’étend d’âge en âge sur ceux qui le craignent. Déployant la force de son bras, il disperse les superbes. Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles. Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides. Il relève Israël son serviteur, il se souvient de son amour, de la promesse faite à nos pères, en faveur d’Abraham et sa descendance à jamais. » Marie resta avec Élisabeth environ trois mois, puis elle s’en retourna chez elle.

Méditation 

« Mon âme exalte le Seigneur » (Luc 1, 46). Nous qui sommes habitués à entendre ces mots, nous ne faisons peut-être plus cas de leur signification. Exalter signifie littéralement « rendre grand », agrandir. Marie « agrandit dans sa vie la place donnée au Seigneur » et non aux problèmes, qui ne faisaient pas défaut à ce moment-là.
Combien de fois, au contraire, nous nous laissons dominer par les difficultés et prendre par les peurs ! Pas la Vierge Marie, parce qu'elle fait de Dieu la première grandeur de sa vie. Le Magnificat jaillit de là, la joie naît de là : non pas de l'absence de problèmes, qui arrivent tôt ou tard, mais la joie naît de la présence de Dieu qui nous aime, qui est proche de nous. Parce que Dieu est grand. Et surtout, Dieu regarde les petits. Nous sommes sa faiblesse d'amour : Dieu regarde et aime les petits.
Demandons à la Vierge Marie, porte du Ciel, la grâce de commencer chaque jour en élevant notre regard vers le ciel, vers Dieu, pour lui dire : « Merci ! », comme disent les petits aux grands.

D'après le pape François.

♦ Samedi 14 août : saint Maximilien Kolbe

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 19, 13-15)

En ce temps-là, on présenta des enfants à Jésus pour qu’il leur impose les mains en priant. Mais les disciples les écartèrent vivement. Jésus leur dit : « Laissez les enfants, ne les empêchez pas de venir à moi, car le royaume des Cieux est à ceux qui leur ressemblent. » Il leur imposa les mains, puis il partit de là.

Méditation : Tu es mon Père !

La simplicité chrétienne fait sienne l'enfance. L'enfant est sans rancœur, ne connaît pas la tromperie, n'ose pas frapper. Ainsi cet enfant qu'est devenu le chrétien ne s'emporte plus si on l'insulte, ne se défend pas si on lui prend quelque chose, ne rend pas de coups si on le frappe. Le Seigneur exige même qu'il prie pour ses ennemis, qu'il abandonne sa tunique et son manteau aux voleurs, et qu'il tende l'autre joue à ceux qui le giflent. (Matthieu 5, 39...). L'enfance du Christ dépasse l'enfance des hommes [...]. Aux apôtres déjà âgés et mûrs, le Seigneur dit : « Si vous ne changez pas pour devenir comme les petits enfants, vous n'entrerez pas dans le Royaume des cieux. » (Matthieu 18, 3). Il les renvoie à la source de leur vie ; il les incite à retrouver l'enfance, afin que ces hommes dont les forces déclinent déjà renaissent à l'innocence du cœur.

Saint Maxime de Turin (mort vers 420), évêque.

♦ Vendredi 13 août

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 19, 3-12)

En ce temps-là, des pharisiens s’approchèrent de Jésus pour le mettre à l’épreuve ; ils lui demandèrent : « Est-il permis à un homme de renvoyer sa femme pour n’importe quel motif ? » Il répondit : « N’avez-vous pas lu ceci ? Dès le commencement, le Créateur les fit homme et femme, et dit : “À cause de cela, l’homme quittera son père et sa mère, il s’attachera à sa femme, et tous deux deviendront une seule chair.” Ainsi, ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Donc, ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas ! » Les pharisiens lui répliquent : « Pourquoi donc Moïse a-t-il prescrit la remise d’un acte de divorce avant la répudiation ? » Jésus leur répond : « C’est en raison de la dureté de votre cœur que Moïse vous a permis de renvoyer vos femmes. Mais au commencement, il n’en était pas ainsi. Or je vous le dis : si quelqu’un renvoie sa femme – sauf en cas d’union illégitime – et qu’il en épouse une autre, il est adultère. » Ses disciples lui disent : « Si telle est la situation de l’homme par rapport à sa femme, mieux vaut ne pas se marier. » Il leur répondit : « Tous ne comprennent pas cette parole, mais seulement ceux à qui cela est donné. Il y a des gens qui ne se marient pas car, de naissance, ils en sont incapables ; il y en a qui ne peuvent pas se marier car ils ont été mutilés par les hommes ; il y en a qui ont choisi de ne pas se marier à cause du royaume des Cieux. Celui qui peut comprendre, qu’il comprenne ! »

Méditation : Louange à toi, Seigneur !

L’Évangile de Matthieu relate un autre discours de Jésus sur la miséricorde : « C’est uniquement en raison de votre dureté de cœur, dit Jésus, que Moïse vous a permis de répudier vos femmes ; mais à l'origine, il n’en était pas ainsi. » [...] Pour Jésus, le mariage entre l'homme et la femme est quelque chose d'extraordinaire, un reflet de la communion de Dieu avec l'être humain. Mais ce n'est pas une image statique. Nous laissons Dieu agir sur nous : deux personnes se promettent mutuellement leur fidélité, mais Dieu lui-même les unit. Notre fidélité est un reflet vivant de la fidélité de Dieu à l'humanité. Ainsi, nous ne pouvons jamais invoquer la loi pour justifier notre propre cruauté ; pas plus qu'une loi quelconque ne pourrait fixer une limite à la miséricorde de Dieu.Il ressort clairement de la conversation entre Jésus et ses interlocuteurs que les hommes n'étaient jamais conscients de cela. Moïse avait déjà dû brouiller cette image sous la pression du peuple.

Un frère de Taizé.

♦ Jeudi 12 août

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 18, 21 à 19, 1)

En ce temps-là, Pierre s’approcha de Jésus pour lui demander : « Seigneur, lorsque mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner ? Jusqu’à sept fois ? » Jésus lui répondit : « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à 70 fois sept fois. Ainsi, le royaume des Cieux est comparable à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs. Il commençait, quand on lui amena quelqu’un qui lui devait dix mille talents (c’est-à-dire soixante millions de pièces d’argent). Comme cet homme n’avait pas de quoi rembourser, le maître ordonna de le vendre, avec sa femme, ses enfants et tous ses biens, en remboursement de sa dette. Alors, tombant à ses pieds, le serviteur demeurait prosterné et disait : “Prends patience envers moi, et je te rembourserai tout.” Saisi de compassion, le maître de ce serviteur le laissa partir et lui remit sa dette. Mais, en sortant, ce serviteur trouva un de ses compagnons
qui lui devait cent pièces d’argent. Il se jeta sur lui pour l’étrangler, en disant : “Rembourse ta dette !” Alors, tombant à ses pieds, son compagnon le suppliait : “Prends patience envers moi, et je te rembourserai.” Mais l’autre refusa et le fit jeter en prison jusqu’à ce qu’il ait remboursé ce qu’il devait. Ses compagnons, voyant cela, furent profondément attristés
et allèrent raconter à leur maître tout ce qui s’était passé. Alors celui-ci le fit appeler et lui dit : “Serviteur mauvais ! je t’avais remis toute cette dette parce que tu m’avais supplié. Ne devais-tu pas, à ton tour, avoir pitié de ton compagnon, comme moi-même j’avais eu pitié de toi ?” Dans sa colère, son maître le livra aux bourreaux jusqu’à ce qu’il eût remboursé tout ce qu’il devait. C’est ainsi que mon Père du ciel vous traitera, si chacun de vous ne pardonne pas à son frère du fond du cœur. » Lorsque Jésus eut terminé ce discours, il s’éloigna de la Galilée et se rendit dans le territoire de la Judée, au-delà du Jourdain.

Méditation : Seigneur, aies pitié de moi, pécheur !

Voici à quoi je reconnaîtrai que tu aimes le Seigneur, et que tu m'aimes, moi, son serviteur et le tien : si n'importe quel frère au monde, après avoir péché autant qu'il est possible de pécher, peut rencontrer ton regard, demander ton pardon, et te quitter pardonné. S'il ne demande pas pardon, demande-lui, toi, s'il veut être pardonné.  Et même si après cela il péchait 1000 fois contre toi, aime-le plus encore que tu m'aimes, et cela pour l'amener au Seigneur. Aie toujours pitié de ces malheureux. Et quand l'occasion s'en présentera, fais savoir aux gardiens (de nos communautés) ta ferme résolution d'agir ainsi.

Saint François d'Assise (1182-1226), fondateur des Frères mineurs.

♦ Mercredi 11 août : sainte Claire d'Assise

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 18, 15-20)

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Si ton frère a commis un péché contre toi, va lui faire des reproches seul à seul. S’il t’écoute, tu as gagné ton frère. S’il ne t’écoute pas, prends en plus avec toi une ou deux personnes afin que toute l’affaire soit réglée sur la parole de deux ou trois témoins. S’il refuse de les écouter, dis-le à l’assemblée de l’Église ; s’il refuse encore d’écouter l’Église, considère-le comme un païen et un publicain. Amen, je vous le dis : tout ce que vous aurez lié sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous aurez délié sur la terre sera délié dans le ciel. Et pareillement, amen, je vous le dis, si deux d’entre vous sur la terre se mettent d’accord pour demander quoi que ce soit, ils l’obtiendront de mon Père qui est aux cieux. En effet, quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d’eux. »

Méditation : Tu es là, au milieu de nous !

Aimer se trouver ensemble, c'est le caractère d'une amitié aussi forte que réelle. Est-ce qu'il y a des gens assez misérables, direz-vous, pour ne pas désirer avoir le Christ au milieu d'eux ? Oui, nous-mêmes, mes enfants ; nous le chassons d'entre nous quand nous sommes en lutte les uns conte les autres. Vous me direz : « Que dis-tu là ? Ne vois-tu pas que nous sommes rassemblés en son nom, tous dans les mêmes murs, dans l'enceinte de la même église, attentifs à la voix de notre pasteur ? » Je sais que nous sommes dans le même bercail et sous le même pasteur. Je n'en pleure que plus amèrement [...] Car si vous êtes calmes et tranquilles en ce moment, au sortir de l'église, celui-ci critique celui-là ; l'un injurie publiquement l'autre ; tel est dévoré par l'envie, la jalousie ou l'avarice ; tel autre médite la vengeance, la duplicité ou la fraude. Respectez donc cette table sainte à laquelle nous communion tous ; respectez le Christ immolé pour nous ; respectez le sacrifice qui est offert sur cet autel au milieu de nous.

Saint Jean Chrysostome (v. 345-407), prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l’Église.

♦ Mardi 10 août : saint Laurent

Ce diacre romain, à qui ses persécuteurs demandaient où étaient les trésors de l’Église, leur montra des pauvres et des infirmes. Il fut brûlé vif en 258, à la suite du pape Sixte II.

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (Jn 12, 24-26)

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Amen, amen, je vous le dis : si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit. Qui aime sa vie la perd ; qui s’en détache en ce monde la gardera pour la vie éternelle. Si quelqu’un veut me servir, qu’il me suive ; et là où moi je suis, là aussi sera mon serviteur. Si quelqu’un me sert, mon Père l’honorera. »

Méditation : je veux te servir, Seigneur !

L'exemple de saint Laurent dans son martyr nous encourage à donner notre vie, allume notre foi, attire notre dévotion. Ce ne sont pas les flammes du bûcher, mais celles d'une foi vive qui nous consument. Notre corps n'est pas brûlé pour la cause de Jésus-Christ, mais notre âme est transportée par les ardeurs de son amour [...], notre cœur brûle d'amour pour Jésus. Le Seigneur lui-même n'a-t-il pas dit de ce feu sacré : « Je suis venu apporter un feu sur la terre, et comme je voudrais qu'il soit déjà allumé » ? (Luc 12. 49) Cléophas et son compagnon en éprouvaient les effets quand ils disaient : « Notre cœur n'était-il pas brûlant en nous, lorsqu'il nous parlait sur le chemin et qu(il nous expliquait les Écritures ?. » (Luc 24, 32).
C'est aussi grâce à cet  embrasement intérieur que saint Laurent demeure insensible aux flammes de son martyre ; il brûle du désir d'être avec Jésus et ne sent pas les tortures... La puissance du brasier divin, allumé dans son cœur, apaise les flammes du brasier allumé par le bourreau.

Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone et docteur de l’Église.

♦ Lundi 9 août : sainte Thérèse-Bénédicte de la Crois (Édith Stein)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 25, 1-13)

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples cette parabole : « Le royaume des Cieux sera comparable à dix jeunes filles invitées à des noces, qui prirent leur lampe pour sortir à la rencontre de l’époux. Cinq d’entre elles étaient insouciantes, et cinq étaient prévoyantes : les insouciantes avaient pris leur lampe sans emporter d’huile, tandis que les prévoyantes avaient pris, avec leurs lampes, des flacons d’huile. Comme l’époux tardait, elles s’assoupirent toutes et s’endormirent. Au milieu de la nuit, il y eut un cri : “Voici l’époux ! Sortez à sa rencontre.” Alors toutes ces jeunes filles se réveillèrent et se mirent à préparer leur lampe. Les insouciantes demandèrent aux prévoyantes : “Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s’éteignent.” Les prévoyantes leur répondirent : “Jamais cela ne suffira pour nous et pour vous, allez plutôt chez les marchands vous en acheter.” Pendant qu’elles allaient en acheter, l’époux arriva. Celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces, et la porte fut fermée. Plus tard, les autres jeunes filles arrivèrent à leur tour et dirent : Seigneur, Seigneur, ouvre-nous !” Il leur répondit : “Amen, je vous le dis : je ne vous connais pas.” Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l’heure. »

Méditation : Fais-moi entrer dans ton amour !

Certaines paraboles de Jésus insiste sur la générosité de Dieu, qui offre son amour et son pardon abondamment à tous, sans restrictions. D'autres paraboles comme celle-ci, soulignent le fait que la générosité de Dieu appelle à une générosité de notre part. Ici, les vierges sensées entrent dans cette dynamique elles n'amènent pas juste le strict minimum d'huile, mais plus que nécessaire, pour pouvoir veiller plus longtemps. Par contre, le sottes ne font que le minimum. Elles se sont trop vite dites : « C'est assez, je n'ai pas besoin de faire plus. » Mais « c'est assez » n'est pas dans le vocabulaire de l'amour. Trop tard, elles se rendent compte qu'en raisonnant ainsi, elles se sont éloignées de l'époux, et que la générosité des autres ne peut pas compenser leur propre manque d'empressement. Ainsi, Jésus ne souhaite pas que nous cherchions à faire le minimum nécessaire pour être sauvés. Être sauvé veut dire précisément entrer dans le dynamisme d'un amour généreux, qui voudrait aller loin.

Un frère de Taizé.

♦ Dimanche 8 août : 19ème dimanche du temps ordinaire

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (Jn 6, 41-51)

En ce temps-là, les Juifs récriminaient contre Jésus parce qu’il avait déclaré : « Moi, je suis le pain qui est descendu du ciel. » Ils disaient : « Celui-là n’est-il pas Jésus, fils de Joseph ? Nous connaissons bien son père et sa mère. Alors comment peut-il dire maintenant : “Je suis descendu du ciel” ? » Jésus reprit la parole : « Ne récriminez pas entre vous. Personne ne peut venir à moi, si le Père qui m’a envoyé ne l’attire, et moi, je le ressusciterai au dernier jour. Il est écrit dans les prophètes : Ils seront tous instruits par Dieu lui-même. Quiconque a entendu le Père et reçu son enseignement vient à moi. Certes, personne n’a jamais vu le Père, sinon celui qui vient de Dieu : celui-là seul a vu le Père. Amen, amen, je vous le dis : il a la vie éternelle, celui qui croit. Moi, je suis le pain de la vie. Au désert, vos pères ont mangé la manne, et ils sont morts ; mais le pain qui descend du ciel est tel que celui qui en mange ne mourra pas. Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour la vie du monde. »

Méditation : le Pain de Vie

Jésus se présente comme « le pain vivant descendu du ciel » et il ajoute : « le pain que je donnerai, c'est ma chair pour la vie du monde. » Ce passage est décisif, et en effet il provoque la réaction de ceux qui l'écoutent : « Comment celui-là peut-il nous donner sa chair à manger ? » Quand le signe du pain partagé révèle sa véritable signification, c'est-à-dire le don de soi jusqu'au sacrifice, apparaît l'incompréhension, apparaît même le refus de Celui que, peu auparavant, on voulait porter en triomphe. Rappelons-nous que Jésus a dû se cacher parce qu'on voulait le faire roi. [...] Les gens et les disciples eux-mêmes ont l'intuition que Jésus les invite à entrer en communion avec Lui, à le « manger », à manger son humanité, pour partager avec Lui le don de la vie pour le monde. Rien à voir avec des triomphes et des myriades de succès ! C'est précisément le sacrifice de Jésus qui se donne Lui-même pour nous. Et ce Pain de Vie, sacrement du Corps et du Sang du Christ, nous est donné gratuitement à la table de l’Eucharistie. Cela est très important : aller à la Messe et communier, car recevoir la communion, c'est recevoir ce Christ vivant, qui nous transforme à l'intérieur et nous prépare pour le ciel.

D'après le pape François.

♦ Samedi 7 août

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 17, 14-20)

En ce temps-là, un homme s’approcha de Jésus, et tombant à ses genoux, il dit : « Seigneur, prends pitié de mon fils. Il est épileptique et il souffre beaucoup. Souvent il tombe dans le feu et, souvent aussi, dans l’eau. Je l’ai amené à tes disciples, mais ils n’ont pas pu le guérir. » Prenant la parole, Jésus dit : « Génération incroyante et dévoyée, combien de temps devrai-je rester avec vous ? Combien de temps devrai-je vous supporter ? Amenez-le-moi. » Jésus menaça le démon, et il sortit de lui. À l’heure même, l’enfant fut guéri. Alors les disciples s’approchèrent de Jésus et lui dirent en particulier : « Pour quelle raison est-ce que nous, nous n’avons pas réussi à l’expulser ? » Jésus leur répond : « En raison de votre peu de foi. Amen, je vous le dis : si vous avez de la foi gros comme une graine de moutarde, vous direz à cette montagne : “Transporte-toi d’ici jusque là-bas”, et elle se transportera ; rien ne vous sera impossible. »

Méditation : Je crois, Seigneur, mais augmente ma foi !

Demandons au Père cette lumière de la foi. Nous en avons reçu le principe au baptême : mais nous devons conserver, développer ce germe divin. Quelle est la coopération que Dieu attend de nous ? Il attend d'abord notre prière. La foi est un don de Dieu. Disons souvent au Christ Jésus, comme dans l’Évangile le père de l'enfant malade : « Je crois, Seigneur, mais augmente ma foi ; aide mon incrédulité » (Marc 9, 24).
C'est Dieu, en effet, qui peut seul augmenter la foi en nous ; notre rôle est de mériter cet accroissement par nos prières et nos bonnes œuvres. La foi ayant été obtenue, nous avons le devoir de l'exercer. Dieu nous donne au baptême « l'habitus » de la foi ; c'est une « force », mais il ne faut pas que cette force reste inactive. Cet « l'habitus » doit aller en se fortifiant toujours plus par les actes qui lui correspondent. Nous ne devons pas être de ces âmes dont la foi est endormie.
Renouvelons fréquemment nos actes de foi, non seulement durant nos exercices spirituels, mais encore dans les menus détails de notre vie. C'est « chaque jour » que nous devons, selon ses conseils, marcher dans cette lumière.

Bienheureux Columba Marmion (1858-1923), abbé.

♦ Vendredi 6 août : fête de la Transfiguration du Seigneur

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 9, 2-10)

En ce temps-là, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et Jean, et les emmena, eux seuls, à l’écart sur une haute montagne. Et il fut transfiguré devant eux. Ses vêtements devinrent resplendissants, d’une blancheur telle que personne sur terre ne peut obtenir une blancheur pareille. Élie leur apparut avec Moïse, et tous deux s’entretenaient avec Jésus. Pierre alors prend la parole et dit à Jésus : « Rabbi, il est bon que nous soyons ici ! Dressons donc trois tentes : une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. » De fait, Pierre ne savait que dire, tant leur frayeur était grande. Survint une nuée qui les couvrit de son ombre, et de la nuée une voix se fit entendre : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé : écoutez-le ! » Soudain, regardant tout autour, ils ne virent plus que Jésus seul avec eux. Ils descendirent de la montagne, et Jésus leur ordonna de ne raconter à personne ce qu’ils avaient vu, avant que le Fils de l’homme soit ressuscité d’entre les morts. Et ils restèrent fermement attachés à cette parole, tout en se demandant entre eux ce que voulait dire : « ressusciter d’entre les morts ».

Méditation : Mon Seigneur et mon Dieu !

Sans cesse, le Christ appelle à lui de nouveaux disciples pour leur communiquer, grâce à l'effusion de l'Esprit, l'agapê divine, sa façon d'aimer, et pour les pousser ainsi à servir les autres dans l'humble don d'eux-mêmes, loin des calculs intéressés. Pierre qui, en extase devant la lumière de la Transfiguration, s'écrie : « Seigneur, il est heureux que nous soyons ici » (Matthieu 17, 4), est invité à revenir sur les routes du monde, pour continuer à servir le Royaume de Dieu. « Descends, Pierre ! Tu voulais te reposer sur la montagne : descends, "proclame la Parole, (...) reproche, exhorte, encourage avec grande bonté et par toute sorte d'enseignement" (2 Timothée 4, 2). Travaille, prends de la peine, souffre des tortures, pour posséder ce que signifient les vêtements blancs du Seigneur, par la blancheur et par la beauté de ton action droite inspirée par la charité » (Saint Augustin). S'il garde son regard fixé sur le visage du Seigneur, l'apôtre n'en diminue pas pour autant son engagement en faveur de l'homme ; au contraire, il le renforce, en lui donnant une nouvelle capacité d'agir sur l'histoire, pour la liberté de ce qui la corrompt.

Saint Jean Paul II (1920-2005), pape.

♦ Jeudi 5 août

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 16, 13-23)

En ce temps-là, Jésus, arrivé dans la région de Césarée-de-Philippe, demandait à ses disciples : « Au dire des gens, qui est le Fils de l’homme ? » Ils répondirent : « Pour les uns, Jean le Baptiste ; pour d’autres, Élie ; pour d’autres encore, Jérémie ou l’un des prophètes. » Jésus leur demanda : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? » Alors Simon-Pierre prit la parole et dit : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ! » Prenant la parole à son tour, Jésus lui dit : « Heureux es-tu, Simon fils de Yonas : ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux. Et moi, je te le déclare : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle. Je te donnerai les clés du royaume des Cieux : tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux. » Alors, il ordonna aux disciples de ne dire à personne que c’était lui le Christ. À partir de ce moment, Jésus commença à montrer à ses disciples qu’il lui fallait partir pour Jérusalem, souffrir beaucoup de la part des anciens, des grands prêtres et des scribes, être tué, et le troisième jour ressusciter. Pierre, le prenant à part, se mit à lui faire de vifs reproches : « Dieu t’en garde, Seigneur ! cela ne t’arrivera pas. » Mais lui, se retournant, dit à Pierre : « Passe derrière moi, Satan ! Tu es pour moi une occasion de chute : tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes. »

Méditation : Tu es le Christ, le Fils du Dieu Vivant !

Pierre devait recevoir en dépôt les clés de l’Église, ou plutôt, les clés des cieux. [Mais] s'il avait était sans péché, quel pardon les disciples auraient-ils reçu de sa part ? [...] Tu vois comment Dieu peut laisser quelqu'un tomber dans le péché : ce Pierre, le fondement inébranlable, qui dirait au Christ : « Je ne te renierai pas »  (Matthieu 26, 35), Pierre qui, par une révélation divine a confessé la vérité : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu Vivant » (Matthieu 16, 16), Dieu a permis qu'il pèche [...], afin qu'au souvenir de sa propre faute, et de la bienveillance du Seigneur, il pût témoigner envers les autres d'une grâce d'amour des hommes, conformément au dessein divin conçu par Dieu. La chute a été permise à celui qui allait se voir confier l’Église pour que le pardon reçu demeure le fondement de l'amour des autres.

Homélie attribuée à saint Chrysostome (v. 345-407), prêtre, évêque de Constantinople et docteur de l’Église.

♦ Mercredi 4 août

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 15, 21-28)

En ce temps-là, partant de Génésareth, Jésus se retira dans la région de Tyr et de Sidon. Voici qu’une Cananéenne, venue de ces territoires, disait en criant : « Prends pitié de moi, Seigneur, fils de David ! Ma fille est tourmentée par un démon. » Mais il ne lui répondit pas un mot. Les disciples s’approchèrent pour lui demander : « Renvoie-la, car elle nous poursuit de ses cris ! » Jésus répondit : « Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël. » Mais elle vint se prosterner devant lui en disant : « Seigneur, viens à mon secours ! » Il répondit : « Il n’est pas bien de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits chiens. » Elle reprit : « Oui, Seigneur ; mais justement, les petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres. » Jésus répondit : « Femme, grande est ta foi, que tout se passe pour toi comme tu le veux ! » Et, à l’heure même, sa fille fut guérie.

Méditation : J'ai foi en ta présence agissante, Seigneur !

« Il n’est pas bien de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits chiens. » La femme s'empare du mot et dit : « Oui, Seigneur ! » Comme si elle disait : « Moi, je ne demande qu'une petite miette de la table et de la main du Maître généreux qui "donne la nourriture à tout ce qui vit" (Psaume 135, 25). Tu régales les juifs comme des enfants ; c'est pourquoi, je t'en supplie, ne refuse pas une miette à la petite chienne cananéenne ! » Jésus lui dit : « Ta foi est grande ! »
Il reproche à Pierre son peu de foi (Matthieu 14, 31) : il admire cette femme pour la grandeur de la sienne. Elle a vraiment une grande foi, puisqu'elle proclame que le verbe fait chair (Jean 1, 14) est le fils de David, et puisque, sûre de la puissance divine, elle a confiance en son pouvoir de rendre la santé à sa fille absente, et cela d'un seul acte de volonté.
Toi aussi, si ta foi est grande, si elle est cette foi vivante qui donne la vie au juste (Romains 1, 17), et non une foi morte parce que dépourvue de son âme, c'est-à-dire la charité, toi aussi, non seulement tu obtiendras la guérison complète de ta fille, c'est-à-dire de ton âme, mais tu pourras « déplacer les montagnes » (Matthieu 17, 20)

Julien de Vézelay (v. 1080_v. 1160), moine bénédictin.

♦ Mardi 3 août

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 14, 22-36)

Jésus avait nourri la foule dans le désert. Aussitôt il obligea les disciples à monter dans la barque et à le précéder sur l’autre rive, pendant qu’il renverrait les foules. Quand il les eut renvoyées, il gravit la montagne, à l’écart, pour prier. Le soir venu, il était là, seul. La barque était déjà à une bonne distance de la terre, elle était battue par les vagues, car le vent était contraire. Vers la fin de la nuit, Jésus vint vers eux en marchant sur la mer. En le voyant marcher sur la mer, les disciples furent bouleversés. Ils dirent : « C’est un fantôme. » Pris de peur, ils se mirent à crier. Mais aussitôt Jésus leur parla : « Confiance ! c’est moi ; n’ayez plus peur ! » Pierre prit alors la parole : « Seigneur, si c’est bien toi, ordonne-moi de venir vers toi sur les eaux. » Jésus lui dit : « Viens ! » Pierre descendit de la barque et marcha sur les eaux pour aller vers Jésus. Mais, voyant la force du vent, il eut peur et, comme il commençait à enfoncer, il cria : « Seigneur, sauve-moi ! » Aussitôt, Jésus étendit la main, le saisit et lui dit : « Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? » Et quand ils furent montés dans la barque, le vent tomba. Alors ceux qui étaient dans la barque se prosternèrent devant lui, et ils lui dirent : « Vraiment, tu es le Fils de Dieu ! » Après la traversée, ils abordèrent à Génésareth. Les gens de cet endroit reconnurent Jésus ; ils firent avertir toute la région, et on lui amena tous les malades. Ils le suppliaient de leur laisser seulement toucher la frange de son manteau, et tous ceux qui le faisaient furent sauvés.

Méditation : Seigneur, sauve-moi !

Quand Pierre s'avance sur la mer, ses pas chancellent, mais son affection s'affermit ; ses pieds s'enfoncent, mais il s'attache à la main du Christ. La foi le soutient tandis qu'il sent les flots s'ouvrir [...]. De la barque, où il était en sûreté, il a vu son Maître et, guidé par son amour, il descend dans la mer. [...] Mais dès qu'il est troublé par la force du vent, la crainte commence à voiler sa foi, l'eau se dérobe sous ses pas. La foi faiblit et l'eau faiblit comme elle. Il crie alors : « Seigneur, sauve-moi ! » Aussitôt, Jésus étendant la main le délivre et lui dit : « As-tu si peu de foi que tu n'as pas pu persévérer et venir jusqu'à moi ? Sache-le désormais, cette foi seule te soutenait sur les flots » Ainsi Pierre doute un instant, il va périr, mais il se sauve en invoquant le Seigneur...
Or ce monde est une mer dont le démon soulève les vagues et où les tentations multiplient les naufrages ; nous ne pouvons nous sauver qu'en criant vers le Seigneur, qui étendra la main pour nous prendre. Invoquons-le donc sans cesse.

Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone et docteur de l’Église.

♦ Lundi 2 août

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 14, 13-21)

En ce temps-là, quand Jésus apprit la mort de Jean le Baptiste, il se retira et partit en barque pour un endroit désert, l’écart. Les foules l’apprirent et, quittant leurs villes, elles suivirent à pied. En débarquant, il vit une grande foule de gens ; il fut saisi de compassion envers eux et guérit leurs malades. Le soir venu, les disciples s’approchèrent et lui dirent : « L’endroit est désert et l’heure est déjà avancée. Renvoie donc la foule : qu’ils aillent dans les villages s’acheter de la nourriture ! » Mais Jésus leur dit : « Ils n’ont pas besoin de s’en aller. Donnez-leur vous-mêmes à manger. » Alors ils lui disent : « Nous n’avons là que cinq pains et deux poissons. » Jésus dit : « Apportez-les moi. » Puis, ordonnant à la foule de s’asseoir sur l’herbe, il prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux au ciel, il prononça la bénédiction ; il rompit les pains, il les donna aux disciples, et les disciples les donnèrent à la foule. Ils mangèrent tous et ils furent rassasiés. On ramassa les morceaux qui restaient : cela faisait douze paniers pleins. Ceux qui avaient mangé étaient environ cinq mille, sans compter les femmes et les enfants.

Méditation : En toi, mon Dieu, tout est possible !

Après avoir pris les cinq pains, le Seigneur a tourné son regard vers le ciel pour honorer Celui dont lui-même tient l'être. Il n'était pas obligé de regarder le Père avec ses yeux de chair ; il voulait faire comprendre à ceux qui étaient présents de qui il avait reçu le pouvoir d'accomplir un acte d'une telle puissance. Il donne ensuite les pains à ses disciples. Ce n'est pas par multiplication que les cinq pains en font plusieurs. Les morceaux se succèdent et trompent ceux qui les brisent ; c'est comme s'ils étaient coupés d'avance ! La matière continue à se déployer. [...]
Une telle multiplication de pains révèle l'action de l'auteur de l'univers. Normalement, il impose à un tel accroissement une limite ; car il connaît à fond les lois de la matière. Dans la création visible s'opère un travail invisible. Le mystère de l'action présente est l’œuvre du Seigneur des mystères célestes. La puissance de Celui qui agit dépasse toute la nature, et la méthode de cette puissance déborde la compréhension du fait. Seule demeure l'admiration pour ce pouvoir.

Saint Hilaire (v. 315-367), évêque de Poitiers et docteur de l’Église.

♦ Dimanche 1er août

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (Jn 6, 24-35)

En ce temps-là, quand la foule vit que Jésus n’était pas là, ni ses disciples, les gens montèrent dans les barques et se dirigèrent vers Capharnaüm à la recherche de Jésus. L’ayant trouvé sur l’autre rive, ils lui dirent : « Rabbi, quand es-tu arrivé ici ? »
Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : vous me cherchez, non parce que vous avez vu des signes, mais parce que vous avez mangé de ces pains et que vous avez été rassasiés. Travaillez non pas pour la nourriture qui se perd, mais pour la nourriture qui demeure jusque dans la vie éternelle, celle que vous donnera le Fils de l’homme, lui que Dieu, le Père, a marqué de son sceau. »
Ils lui dirent alors : « Que devons-nous faire pour travailler aux œuvres de Dieu ? » Jésus leur répondit : « L’œuvre de Dieu, c’est que vous croyiez en celui qu’il a envoyé. »
Ils lui dirent alors : « Quel signe vas-tu accomplir pour que nous puissions le voir, et te croire ? Quelle œuvre vas-tu faire ? Au désert, nos pères ont mangé la manne ; comme dit l’Écriture : Il leur a donné à manger le pain venu du ciel. » Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : ce n’est pas Moïse qui vous a donné le pain venu du ciel ; c’est mon Père qui vous donne le vrai pain venu du ciel. Car le pain de Dieu, c’est celui qui descend du ciel et qui donne la vie au monde. »
Ils lui dirent alors : « Seigneur, donne-nous toujours de ce pain-là. » Jésus leur répondit : « Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim ; celui qui croit en moi n’aura jamais soif. »

Méditation : le Pain de vie

Il ne suffit pas à Jésus que les gens le cherchent, il veut que les gens le connaissent ; que la rencontre avec Lui aille au-delà de la satisfaction immédiate des nécessités matérielles. Jésus est venu nous apporter quelque chose de plus, ouvrir notre existence à un horizon plus ample par rapport aux préoccupations quotidiennes de se nourrir, de s'habiller, de faire carrière... Il incite les gens à faire un pas en avant, à s'interroger sur la signification du miracle, et pas seulement à en profiter. Lui, vrai « pain de vie », veut non seulement rassasier les corps, mais aussi les âmes, en donnant la nourriture spirituelle qui peut satisfaire la faim profonde. C'est pourquoi il invite la foule à se procurer la nourriture qu'il nous donne chaque jour : sa Parole, son Corps, son Sang.
La foule veut que Jésus lui disent quelles actions elle doit accomplir pour contenter Dieu : l’œuvre de Dieu ne consiste pas tant à « faire » des choses, mais à « croire » en Celui qu'il a envoyé. Cela signifie que la foi en Jésus nous permet d'accomplir les œuvres de Dieu. Si nous nous laissons impliquer dans ce rapport d'amour et de confiance avec Jésus, nous serons capables d'accomplir de bonnes œuvres qui ont le parfum de l’Évangile, pour le bien et les besoins de nos frères.

D'après le pape François.

♦ Samedi 31 juillet

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 14, 1-12)

En ce temps-là, Hérode, qui était au pouvoir en Galilée, apprit la renommée de Jésus et dit à ses serviteurs : « Celui-là, c’est Jean le Baptiste, il est ressuscité d’entre les morts, et voilà pourquoi des miracles se réalisent par lui. » Car Hérode avait fait arrêter Jean, l’avait fait enchaîner et mettre en prison. C’était à cause d’Hérodiade, la femme de son frère Philippe. En effet, Jean lui avait dit : « Tu n’as pas le droit de l’avoir pour femme. » Hérode cherchait à le faire mourir, mais il eut peur de la foule qui le tenait pour un prophète. Lorsque arriva l’anniversaire d’Hérode, la fille d’Hérodiade dansa au milieu des convives, et elle plut à Hérode. Alors il s’engagea par serment à lui donner ce qu’elle demanderait. Poussée par sa mère, elle dit : « Donne-moi ici, sur un plat, la tête de Jean le Baptiste. » Le roi fut contrarié ; mais à cause de son serment et des convives, il commanda de la lui donner. Il envoya décapiter Jean dans la prison. La tête de celui-ci fut apportée sur un plat et donnée à la jeune fille, qui l’apporta à sa mère. Les disciples de Jean arrivèrent pour prendre son corps, qu’ils ensevelirent ; puis ils allèrent l’annoncer à Jésus.

Méditation : Tu es l'Agneau de Dieu !

Même aujourd'hui, beaucoup de gens pourraient confondre Jésus et Jean le Baptiste. Jean avait été le seul qui a osé s'opposer même au roi et à exiger de lui le même comportement moral que des autres. Cette attitude claire lui a coûté la vie. Si on montrait son image - celle d'un ascète désintéressé qui ne parle pas seulement en paraboles, mais qui dit clairement à tous ce qu'ils doivent faire et qui, pour cela est prêt à accepter la mort - la grande majorité de nos contemporains diraient : « C'est Jésus ! » Mais les deux se distinguent essentiellement. Et c'est le rôle principal de Jean le Baptiste : sa vie est l'arrière-plan contre lequel l'image, beaucoup plus difficile à cerner, de Jésus se distingue par contraste. Au sujet de Jean, qui a mené une vie si héroïque, Jésus dira un jour : « Le plus petit dans le Royaume de Dieu est plus grand que lui. »

Un frère de Taizé

♦ Vendredi 30 juillet

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 13, 54-58)

Jésus alla dans son pays, et il enseignait les gens dans leur synagogue, de telle manière qu'ils étaient frappés d'étonnement et disaient: 'D'où lui viennent cette sagesse et ces miracles? N'est-il pas le fils du charpentier? Sa mère ne s'appelle-t-elle pas Marie, et ses frères: Jacques, Joseph, Simon et Jude? Et ses sœurs ne sont-elles pas toutes chez nous? Alors, d'où lui vient tout cela? ' Et ils étaient profondément choqués à cause de lui. Jésus leur dit : 'Un prophète n'est méprisé que dans sa patrie et dans sa propre maison.' Et il ne fit pas beaucoup de miracles à cet endroit-là, à cause de leur manque de foi.

Méditation : Christ, Tu es le même hier et aujourd'hui, et à jamais.

Le Verbe est né une fois pour toutes selon la chair. Mais, à cause de son amour des hommes, il désire naître sans cesse selon l'Esprit pour ceux qui le désirent : il se fait petit enfant et se forme en eux en même temps que les vertus ; il se manifeste dans la mesure où il sait que celui qui le reçoit en est capable. En agissant ainsi, ce n'est pas par revendication qu'il atténue l'éclat de sa propre grandeur, mais parce qu'il jauge et mesure la capacité de ceux qui désirent le voir.
Ainsi le Verbe de Dieu se révèle toujours à nous de la manière qui nous convient et cependant, demeure invisible pour tous, à cause de l'immensité de son mystère. C'est pourquoi, l'apôtre par excellence, considérant la force de ce mystère, dit avec sagesse : « Jésus-Christ est le même hier et aujourd’hui et il le sera à jamais » (Hébreux 13, 8). Oui, l'incarnation de Dieu est un grand mystère et elle demeure un mystère. La foi seule peut saisir ce mystère, elle qui est au fond de tout ce qui dépasse notre compréhension et qui est au-delà de ce que nous pouvons exprimer.

Saint Maxime le Confesseur (v. 580-662), moine et théologien.

♦ Jeudi 29 juillet : Sainte Marthe, sœur de Marie-Madeleine et frère de Lazare

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (Lc 10, 38-42)

En ce temps-là, Jésus entra dans un village. Une femme nommée Marthe le reçut. Elle avait une sœur appelée Marie qui, s’étant assise aux pieds du Seigneur, écoutait sa parole. Quant à Marthe, elle était accaparée par les multiples occupations du service. Elle intervint et dit : « Seigneur, cela ne te fait rien que ma sœur m’ait laissé faire seule le service ? Dis-lui donc de m’aider. » Le Seigneur lui répondit : Marthe, Marthe, tu te donnes du souci et tu t’agites pour bien des choses. Une seule est nécessaire. Marie a choisi la meilleure part, elle ne lui sera pas enlevée. »

Méditation : Béni soit le Seigneur !

Si notre cœur est le lieu d'habitation de Dieu, il faut que ces deux femmes y habitent : l'une qui s'assied aux pieds de Jésus pour l'écouter, l'autre qui s'occupe de le nourrir. Tant que le Christ sera sur la terre, pauvre, en proie à la faim, à la soif, à la tentation, il faudra que ces deux femmes habitent la même maison, que dans le même cœur se vivent ces deux activités. Ainsi, durant cette vie de labeur et de misère, il faut que Marthe habite votre maison... Tant que nous aurons besoin de manger et de boire, nous aurons aussi à dompter notre chair ou notre corps par les œuvres de la veille, du jeûne et du travail. Telle est la part de Marthe.
Mais il faut aussi qu'en nous, soit présente Marie, l'action spirituelle. Car nous n'avons pas à nous appliquer sans arrêt aux exercices corporels, il nous faut aussi parfois nous reposer et goûter combien le Seigneur est doux, nous asseoir pour cela aux pieds de Jésus, et écouter sa Parole.
Amis, ne négligez pas Marie pour Marthe, ni Marie pour Marthe ! Si vous négligez Marthe, qui servira Jésus ? Si vous négligez Marie, à quoi vous servira la visite de Jésus, puisque vous n'en goûterez pas la douceur ?

Saint Aelred de Rievaulx (1110-1167), moine cistercien.

♦ Mercredi 28 juillet

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 13, 44-46)

En ce temps-là, Jésus disait aux foules : « Le royaume des Cieux est comparable à un trésor caché dans un champ ; l’homme qui l’a découvert le cache de nouveau. Dans sa joie, il va vendre tout ce qu’il possède, et il achète ce champ. Ou encore : Le royaume des Cieux est comparable à un négociant qui recherche des perles fines. Ayant trouvé une perle de grande valeur, il va vendre tout ce qu’il possède, et il achète la perle. »

Méditation : Là où est mon trésor, là aussi est mon cœur !

Les deux paraboles du trésor et de la perle enseignent la même chose : qu'il faut préférer l’Évangile à tous les trésors du monde... Mais il y a quelque chose de plus méritoire encore : Il faut le préférer avec plaisir, avec joie et sans hésiter. Ne l'oublions jamais : renoncer à tout pour suivre Dieu, c'est gagner plutôt que perdre. La prédication de l’Évangile est cachée dans ce monde comme un trésor caché, un trésor inestimable.
Pour se procurer ce trésor... deux conditions sont nécessaires : le renoncement aux biens de ce monde et un courage solide. Il s'agit, en effet, « d'un négociant en recherche de perles fines qui, en en ayant trouvé une de grand prix, s'en va vendre tout ce qu'il possède pour l'acheter ». Cette perle unique, c'est la vérité, et la vérité est une, elle ne se divise pas.
Possèdes-tu une perle ? Toi, tu connais ta richesse : elle est renfermée dans e creux de ta main ; tout le monde ignore ta fortune. Il en est de même avec l’Évangile : si tu l'embrasses avec foi, s'il reste enfermé dans ton cœur, quel trésor ! Toi seul en as la connaissance : les incroyants, qui ignorent sa nature et sa valeur, n'ont aucune idée de ta richesse incomparable.

Saint Jean Chrysostome (v. 345-407), prêtre d'Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l’Église.

♦ Mardi 27 juillet

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 13, 36-43)

En ce temps-là, laissant les foules, Jésus vint à la maison. Ses disciples s’approchèrent et lui dirent : « Explique-nous clairement la parabole de l’ivraie dans le champ. » Il leur répondit : « Celui qui sème le bon grain, c’est le Fils de l’homme ; le champ, c’est le monde ; le bon grain, ce sont les fils du Royaume ; l’ivraie, ce sont les fils du Mauvais. L’ennemi qui l’a semée, c’est le diable ; la moisson, c’est la fin du monde ; les moissonneurs, ce sont les anges. De même que l’on enlève l’ivraie pour la jeter au feu, ainsi en sera-t-il à la fin du monde. Le Fils de l’homme enverra ses anges, et ils enlèveront de son Royaume toutes les causes de chute et ceux qui font le mal ;  ils les jetteront dans la fournaise : là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. Alors les justes resplendiront comme le soleil dans le royaume de leur Père. Celui qui a des oreilles, qu’il entende ! »

Méditation : Gloire à Toi, Dieu Sauveur !

Les anges de Dieu s'aperçurent qu'il y avait de l'ivraie dans le champ, c'est-à-dire que les impies et le méchants étaient mêlés aux bons et vivaient avec eux, même dans l’Église du Christ. Ils dirent au Seigneur : « Veux-tu que nous allions enlever l'ivraie ? », en d'autres termes, « que nous ôtions ces gens de la terre en les faisant mourir ? ». Avec le temps, beaucoup de pécheurs vivants avec les gens pieux et justes en arrivent à se repentir et à se convertir.
Ainsi les anges risquaient-ils de déraciner le blé en eux en enlevant l'ivraie. De plus, il s'est trouvé souvent des hommes de bonne volonté parmi les enfants et les descendants des méchants. Voilà pourquoi celui qui connaît toutes choses avant qu'elles n"arrivent, n'a pas permis d'arracher l'ivraie avant le temps fixé. Ainsi, ceux qui veulent être sauvés et hériter du Royaume éternel de Dieu ne doivent pas être de l'ivraie, mais du blé. Qu'ils s'abstiennent de toute parole vaine ou méchante, qu'ils exercent les vertus contraires à leurs vices et produisent les fruits de la pénitence !  C'est ainsi qu'ils deviendront dignes du grenier céleste, qu'ils seront appelés fils du Père et qu'ils entreront comme héritiers dans son Royaume.

Saint Grégoire Palamas (1296-1359), moine, évêque et théologien.

♦ Lundi 26 juillet

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 13, 31-35) 

En ce temps-là, Jésus proposa aux foules une autre parabole : « Le royaume des Cieux est comparable à une graine de moutarde qu’un homme a prise et qu’il a semée dans son champ. C’est la plus petite de toutes les semences, mais, quand elle a poussé, elle dépasse les autres plantes potagères et devient un arbre, si bien que les oiseaux du ciel viennent et font leurs nids dans ses branches. » Il leur dit une autre parabole : « Le royaume des Cieux est comparable au levain qu’une femme a pris et qu’elle a enfoui dans trois mesures de farine, jusqu’à ce que toute la pâte ait levé. » Tout cela, Jésus le dit aux foules en paraboles, et il ne leur disait rien sans parabole, accomplissant ainsi la parole du prophète : J’ouvrirai la bouche pour des paraboles, je publierai ce qui fut caché depuis la fondation du monde.

Méditation : Seigneur, élargis l'espace de ma tente !

Donnons le sens profond de cette parabole. La femme qui a pris du levain, c'est l’Église ; le levain qu'elle a pris, c'est la révélation de la doctrine céleste ; les trois mesures dans lesquelles elle a enfoui le levain sont la Loi, les Prophètes et les Évangiles, où le sens divin s'enfouit et se cache sous des termes symboliques, afin d'être saisi du fidèle et d'échapper à l'infidèle. Quant à ces mots « jusqu’à ce que le tout ait levé », ils se rapportent à ce que dit l'apôtre Paul : « imparfaite est notre science, imparfaite aussi notre prophétie. Quand donc viendra ce qui est parfait, ce qui est imparfait disparaîtra » (1 Corinthiens 13, 9).
La connaissance de Dieu est maintenant dans la pâte : elle se répand sur les sens, elle gonfle les cœurs, augmente les intelligences et, comme tout enseignement, les élargit, les soulève et les épanouit aux dimensions de la sagesse céleste. Tout sera bientôt levé. Quand ? A l'avènement du Christ.

Saint Pierre Chrysologue (v. 406-450), évêque de Ravenne, docteur de l’Église.

♦ Dimanche 25 juillet

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (Jn 6, 1-15)

En ce temps-là, Jésus passa de l’autre côté de la mer de Galilée, le lac de Tibériade. Une grande foule le suivait, parce qu’elle avait vu les signes qu’il accomplissait sur les malades. Jésus gravit la montagne, et là, il était assis avec ses disciples. Or, la Pâque, la fête des Juifs, était proche. Jésus leva les yeux et vit qu’une foule nombreuse venait à lui. Il dit à Philippe : « Où pourrions- nous acheter du pain pour qu’ils aient à manger ? » Il disait cela pour le mettre à l’épreuve, car il savait bien, lui, ce qu’il allait faire. Philippe lui répondit : « Le salaire de deux cents journées ne suffirait pas pour que chacun reçoive un peu de pain. » Un de ses disciples, André, le frère de Simon- Pierre, lui dit : « Il y a là un jeune garçon qui a cinq pains d’orge et deux poissons, mais qu’est-ce que cela pour tant de monde ! » Jésus dit : « Faites asseoir les gens. » Il y avait beaucoup d’herbe à cet endroit. Ils s’assirent donc, au nombre d’environ cinq mille hommes.  Alors Jésus prit les pains et, après avoir rendu grâce, il les distribua aux convives ; il leur donna aussi du poisson, autant qu’ils en voulaient. Quand ils eurent mangé à leur faim, il dit à ses disciples : « Rassemblez les morceaux en surplus, pour que rien ne se perde. » Ils les rassemblèrent, et ils remplirent douze paniers avec les morceaux des cinq pains d’orge, restés en surplus pour ceux qui prenaient cette nourriture. du signe que Jésus avait accompli, les gens disaient : « C’est vraiment lui le Prophète annoncé, celui qui vient dans le monde. »
Mais Jésus savait qu’ils allaient venir l’enlever pour faire de lui leur roi ; alors de nouveau il se retira dans la montagne, lui seul.

Méditation :

C'est une invitation qui résonne avec force aujourd'hui pour nous : « Il n'est nécessaire d'exclure personne ; personne ne doit s'en aller ; c'en est assez des rejets, donnez-leur vous-même à manger » Jésus continue à nous le dire sur cette place. Oui, c'en est assez des rejets, donnez-leur vous-même à manger. Le regard de Jésus n'accepte pas de logique, ni n'accepte un regard qui toujours "coupe le fil" à l'endroit le plus faible, au détriment de ce qui a le plus de besoins. En acceptant le "pari", lui-même nous donne l'exemple, nous indique la route. Une attitude en trois mots : il prend un peu de pain et quelques poissons, le bénit, les rompt et les donne pour que les disciples les partagent avec les autres. Et ça, c'est la route du miracle. Il ne s'agit certainement pas de magie ou d'idolâtrie. Jésus, par ces trois actions, réussit à transformer une logique de la mises à l'écart, en une logique de communion, en une logique de communauté. [...] Une vie qui fait mémoire a besoin des autres, des relations, de la rencontre, d'une solidarité réelle qui soit capable d'entrer dans la logique de l'accueil, de la bénédiction et de l'offrande ; dans la logique de l'amour.

D'après le pape François.

♦ Samedi 24 juillet

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 13, 24-30)

En ce temps-là, Jésus proposa aux foules une autre parabole : « Le royaume des Cieux est comparable à un homme qui a semé du bon grain dans son champ. Or, pendant que les gens dormaient, son ennemi survint ; il sema de l’ivraie au milieu du blé et s’en alla. Quand la tige poussa et produisit l’épi, alors l’ivraie apparut aussi. Les serviteurs du maître vinrent lui dire : “Seigneur, n’est-ce pas du bon grain que tu as semé dans ton champ ? D’où vient donc qu’il y a de l’ivraie ?” Il leur dit : “C’est un ennemi qui a fait cela.” Les serviteurs lui disent : “Veux-tu donc que nous allions l’enlever ?” Il répond : “Non, en enlevant l’ivraie, vous risquez d’arracher le blé en même temps. Laissez-les pousser ensemble jusqu’à la moisson ; et, au temps de la moisson, je dirai aux moissonneurs : Enlevez d’abord l’ivraie, liez-la en bottes pour la brûler ; quant au blé, ramassez-le pour le rentrer dans mon grenier.” »

Méditation :  Jésus, j'ai confiance en toi !

On voit dans l’Évangile aujourd'hui que le maître du champ ayant semé son grain en bonne terre, l'ennemi vint pendant son sommeil et y sema l'ivraie. Cela vaut dire que Dieu avait créé l'homme bon et parfait, mais que l'ennemi est venu et a semé le péché. Voilà la chute d'Adam, terrible chute qui a donné l'entrée au péché dans le cœur de l'homme. Il faut arracher l'ivraie, dites-vous ? « Non, répond le Seigneur, de peur qu'en arrachant l'ivraie, vous arrachiez le bon grain. Attendez jusqu'à la moisson. »
Le cœur de l'homme doit rester ainsi, jusqu'à la fin, un mélange de bien et de mal, de vice et de vertu, de lumière et de ténèbres, de bon grain et d'ivraie.  Dieu n'a pas voulu détruire ce mélange, et nous refaire une nature où il n'y aurait que du bon grain. Il veut que nous combattions, que nous travaillions à empêcher l'ivraie de nous envahir. Le démon vient semer des tentations sur nos pas ; mais avec la grâce, nous pouvons le vaincre, nous pouvons étouffer l'ivraie.
Trois choses sont absolument nécessaires contre la tentation : la prière pour nous éclairer, les sacrements pour nous fortifier, et la vigilance pour nous préserver.

Saint Jean-Marie Vianney (1786-1859), prêtre, curé d'Ars.

♦ Vendredi 23 juillet

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (Jn 15, 1-8)

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Moi, je suis la vraie vigne, et mon Père est le vigneron. Tout sarment qui est en moi, mais qui ne porte pas de fruit, mon Père l’enlève ; tout sarment qui porte du fruit, il le purifie en le taillant, pour qu’il en porte davantage. Mais vous, déjà vous voici purifiés grâce à la parole que je vous ai dite. Demeurez en moi, comme moi en vous. De même que le sarment ne peut pas porter de fruit par lui-même s’il ne demeure pas sur la vigne, de même vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi.
Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruit, car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire. Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il est, comme le sarment, jeté dehors, et il se dessèche. Les sarments secs, on les ramasse, on les jette au feu, et ils brûlent. Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez tout ce que vous voulez, et cela se réalisera pour vous. Ce qui fait la gloire de mon Père, c’est que vous portiez beaucoup de fruit et que vous soyez pour moi des disciples. »

Méditation :Demeure en moi pour que je porte du fruit !

La conversion opérée par l’Évangile a donné comme fruit la sainteté de beaucoup d'hommes et de femmes de notre temps. Non seulement de ceux qui ont été proclamés comme tels par l’Église, mais aussi de ceux qui, avec simplicité et dans la vie quotidienne, ont donné le témoignage de leur fidélité au Christ. Comment ne pas penser aux innombrables fils et filles de l’Église qui, tout au long de l'histoire du continent européen, ont vécu une généreuse et authentique sainteté dans le secret de la vie familiale, professionnelle et sociale ? Tous ensemble, tels des « Pierres vivantes » adhérents au Christ, la « Pierre angulaire » (1 Pierre 2, 5-6 ; Éphésiens 2, 20), ils ont construits l'Europe comme édifice spirituel et moral, en laissant à la postérité l'héritage le plus précieux. Le Seigneur Jésus l'avait promis : « Celui qui croit en moi accomplira les mêmes œuvres que moi. Il en accomplira même de plus grandes, puisque je pars vers le Père » (Jean 14, 12). Les saints sont la preuve vivante de l'accomplissement de cette promesse et ils encouragent à croire que cela est possible, même dans les heures les plus difficiles de l'histoire.

Saint Jean-Paul II (1920-2005), pape.

♦ Jeudi 22 juillet: fête de sainte Marie-Madeleine

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (Jn 20, 1-2. 11-18)

Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin ; c’était encore les ténèbres. Elle s’aperçoit que la pierre a été enlevée du tombeau. Elle se tenait près du tombeau, au-dehors, tout en pleurs. Et en pleurant, elle se pencha vers le tombeau. Elle aperçoit deux anges vêtus de blanc, assis l’un à la tête et l’autre aux pieds, à l’endroit où avait reposé le corps de Jésus. Ils lui demandent : « Femme, pourquoi pleures-tu ? » Elle leur répond : « On a enlevé mon Seigneur, et je ne sais pas où on l’a déposé. » Ayant dit cela, elle se retourna ; elle aperçoit Jésus qui se tenait là, mais elle ne savait pas que c’était Jésus. Jésus lui dit : « Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? » Le prenant pour le jardinier, elle lui répond : « Si c’est toi qui l’as emporté, dis-moi où tu l’as déposé, et moi, j’irai le prendre. » Jésus lui dit alors : « Marie ! » S’étant retournée, elle lui dit en hébreu : « Rabbouni ! », c’est-à-dire : Maître. Jésus reprend : « Ne me retiens pas, car je ne suis pas encore monté vers le Père. Va trouver mes frères pour leur dire que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. » Marie Madeleine s’en va donc annoncer aux disciples : « J’ai vu le Seigneur ! », et elle raconta ce qu’il lui avait dit.

Méditation : Dieu de Miséricorde, aie pitié de moi, pécheur !

Marie devient témoin de la compassion de Dieu. [...] Ses larmes ont effacé les souillures de son corps et de son cœur ;elle s'est jetée dans les pas de son Sauveur, délaissant les chemins du mal. Vivant, elle le serrait en ses bras ; mort elle le cherchait. Et elle a trouvé vivant celui qu'elle cherchait mort. Elle a trouvé en lui tant de grâce que c'est elle quia porté la nouvelle aux apôtres, aux messagers de Dieu !
Que devons-nous voir là, mes frères, sinon l'infinie tendresse de notre Créateur, qui pour ranimer notre conscience, dispose partout des exemples de pécheurs repentis. Je jette les yeux sur Pierre [...], je considère Marie-Madeleine, et je ne vois rien d'autre en eux que que des appels à l'espérance et au repentir. Oui, le Dieu tout-puissant nous offre partout des exemples et des signes de sa compassion. Prenons donc en horreur nos péchés, même les plus anciens. Le Dieu tout-puissant oublie volontiers que nous avons commis le mal, et il est prêt à regarder notre repentir comme l'innocence même. Nous qui, après les eaux du salut, étions restés souillés, renaissons de nos larmes... Notre Rédempteur consolera nos larmes d'un jour dans sa joie éternelle.

Saint Grégoire le Grand (v. 540-604), pape et docteur de l’Église.

♦ Mercredi 21 juillet

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 13, 1-9)

Ce jour-là, Jésus était sorti de la maison, et il était assis au bord de la mer. Auprès de lui se rassemblèrent des foules si grandes qu’il monta dans une barque où il s’assit ; toute la foule se tenait sur le rivage. Il leur dit beaucoup de choses en paraboles : « Voici que le semeur sortit pour semer. Comme il semait, des grains sont tombés au bord du chemin, et les oiseaux sont venus tout manger. D’autres sont tombés sur le sol pierreux, où ils n’avaient pas beaucoup de terre ; ils ont levé aussitôt, parce que la terre était peu profonde. Le soleil s’étant levé, ils ont brûlé et, faute de racines, ils ont séché. D’autres sont tombés dans les ronces ; les ronces ont poussé et les ont étouffés. D’autres sont tombés dans la bonne terre, et ils ont donné du fruit à raison de cent, ou soixante, ou trente pour un. Celui qui a des oreilles, qu’il entende ! »

Médiation : Seigneur, donne-moi de demeurer dans ton Amour !

De même que la toute puissance des lois et des commandements que Dieu a donnés aux hommes s'accomplit dans la pureté du cœur, comme l'ont dit les pères, de même tous les modes et toutes les formes par lesquels les hommes prient Dieu s'accomplissent dans la prière pure. [...] La prière est la semence et la contemplation, la récolte des gerbes. Le moissonneur s'émerveille de voir l'inexprimable : comment à partir des petits grains nus qu'il a semés, ont pu soudain pousser devant lui en épis florissants ? La vue de sa récolte lui enlève tout mouvement...
De même qu'il se trouve à peine un homme sur plusieurs milliers pour accomplir un peu moins mal les commandements et le choses de la Loi et parvenir à la pureté de l'âme, de même il se trouve un homme sur mille pour être digne d'atteindre avec beaucoup de vigilance la prière pure, de franchir la limite et de découvrir ce mystère. Car il n'est pas donné à beaucoup, mais à peu, de connaitre la prière pure.

Isaac le Syrien (XIIe siècle), moine près de Mossoul.

♦ Mardi 20 juillet

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 12, 46-50)

Comme Jésus parlait encore aux foules, voici que sa mère et ses frères se tenaient au-dehors, cherchant à lui parler. Quelqu’un lui dit : « Ta mère et tes frères sont là, dehors, qui cherchent à te parler. » Jésus lui répondit : « Qui est ma mère, et qui sont mes frères ? » Puis, étendant la main vers ses disciples, il dit : « Voici ma mère et mes frères. Car celui qui fait la volonté de mon Père qui est aux cieux, celui-là est pour moi un frère, une sœur, une mère. »

Méditation : Non pas ma volonté, mais Ta volonté !

« Quiconque fait la volonté de mon Père qui est dans les Cieux, celui-là est mon frère, ma sœur, ma mère ». Il indique ainsi la parité spirituelle qui le rattache au peuple qu'il a racheté. Ses frères et ses sœurs sont sont les saints hommes et les saintes femmes qui sont cohéritiers avec lui de son héritage céleste. Sa mère est l’Église tout entière, parce que c'est elle qui, par la grâce de Dieu, enfante les membres du Christ, c’est-à-dire ceux qui lui sont fidèles. Sa mère est encore toute âme sainte, qui fait la volonté de son Père et dont la charité féconde se manifeste dans ceux qu'elle enfante pour lui, « jusqu'à ce que lui-même soit formé en eux » (Galates 4, 19)...

Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l’Église.

♦ Lundi 19 juillet

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 12, 38-42)

« Lors du Jugement, la reine de Saba se dressera en même temps que cette génération »

En ce temps-là, quelques-uns des scribes et des pharisiens adressèrent la parole à Jésus : « Maître, nous voulons voir un signe venant de toi. » Il leur répondit : « Cette génération mauvaise et adultère réclame un signe, mais, en fait de signe, il ne lui sera donné que le signe du prophète Jonas. En effet, comme Jonas est resté dans le ventre du monstre marin trois jours et trois nuits, le Fils de l’homme restera de même au cœur de la terre trois jours et trois nuits. Lors du Jugement, les habitants de Ninive se lèveront en même temps que cette génération, et ils la condamneront ; en effet, ils se sont convertis en réponse à la proclamation faite par Jonas, et il y a ici bien plus que Jonas. Lors du Jugement, la reine de Saba se dressera en même temps que cette génération, et elle la condamnera ; en effet, elle est venue des extrémités de la terre pour écouter la sagesse de Salomon, et il y a ici bien plus que Salomon. »

Méditation : Tu es l'icône du Dieu invisible !

L'exemple de la reine de Saba est encore plus puissant que celui des Ninivites. Car Jonas alla trouver ces derniers, mais la reine du midi n'attendit pas que Salomon la vint trouver. Elle le prévint et le visita dans son royaume. Elle ne considéra ni son sexe, ni sa qualité d'étrangère, ni l'éloignement des lieux. Elle se résolut à ce long voyage, non par la terreur des menaces, mais par le seul amour de la sagesse. Là c'est une femme qui va trouver un roi ; Jésus, au contraire est un Dieu qui cherche des hommes. Elle vient trouver Salomon des extrémités de la terre ; et le Christ, descendu du haut du ciel, vient chercher ses interlocuteurs dans leurs bourgs.
Après avoir montré par l'exemple des Ninivvites et de la reine du midi que leur désobéissance et leur incrédulité ne venait pas de la faiblesse du maître qui les instruisait, mais de leur opiniatreté instinctive, il leur déclare le chatiment qui doit fondre sur eux. Il ne le fait que par des énigmes obscures, mais qui ne laissent pas d'imprimer la crainte dans les esprits.

Saint Jean Chrysostome (v. 345-407), prêtre d'Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l’Église.

♦ Dimanche 18 juillet

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc (Mc 6, 30-34)

En ce temps-là, les Apôtres se réunirent auprès de Jésus, et lui annoncèrent tout ce qu’ils avaient fait et enseigné. Il leur dit : « Venez à l’écart dans un endroit désert, et reposez-vous un peu. » De fait, ceux qui arrivaient et ceux qui partaient étaient nombreux, et l’on n’avait même pas le temps de manger. Alors, ils partirent en barque pour un endroit désert, à l’écart. Les gens les virent s’éloigner, et beaucoup comprirent leur intention. Alors, à pied, de toutes les villes, ils coururent là-bas et arrivèrent avant eux. En débarquant, Jésus vit une grande foule. Il fut saisi de compassion envers eux, parce qu’ils étaient comme des brebis sans berger. Alors, il se mit à les enseigner longuement.

Méditation

Après l'expérience de la mission, les apôtres ont besoin de repos. Et Jésus, plein de compréhension, leur dit : « Venez vous-mêmes à l'écart... reposez-vous un peu. » Mais cette fois, l’intention de Jésus ne peut pas se réaliser, parce que la foule, devinant le lieu solitaire où il allait se diriger y accourut avant leur arrivée. Jésus s'est ému de voir tous ces gens qui avaient besoin d'un guide et d'une aide, nous nous attendrions donc à ce qu'il se mette alors à faire quelques miracles. Au contraire, il se mit à leur enseigner beaucoup de choses. Voici le premier pain que le Messie offre à la foule : le pain de la Parole. Nous avons tous besoin de la parole de vérité, qui nous guide et illumine notre chemin. Sans la vérité, qui est le Christ lui-même, il n'est pas possible de trouver la juste orientation e la vie. Quand nous nous éloignons de Jésus et de son amour, nous nous perdons et l'existence se transforme en déception et en insatisfaction. Avec Jésus à nos côtés, on peut avancer en sécurité, dépasser les épreuves, on progresse dans l'amour à l'égard de Dieu et du prochain. Jésus s'est fait don pour les autres, en devenant ainsi modèle d'amour et de service pour chacun de nous.

D'après le pape François.

♦ Samedi 17 juillet

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 12, 14-21)

En ce temps-là, une fois sortis de la synagogue, les pharisiens se réunirent en conseil contre Jésus pour voir comment le faire périr. Jésus, l’ayant appris, se retira de là ; beaucoup de gens le suivirent, et il les guérit tous. Mais il leur défendit vivement de parler de lui. Ainsi devait s’accomplir la parole prononcée par le prophète Isaïe : Voici mon serviteur que j’ai choisi, mon bien-aimé en qui je trouve mon bonheur. Je ferai reposer sur lui mon Esprit, aux nations il fera connaître le jugement. Il ne cherchera pas querelle, il ne criera pas, on n’entendra pas sa voix sur les places publiques. Il n’écrasera pas le roseau froissé, il n’éteindra pas la mèche qui faiblit, jusqu’à ce qu’il ait fait triompher le jugement. Les nations mettront en son nom leur espérance.

Méditation : En Toi, Seigneur, notre Espérance !

Écoute le prophète annoncer notre Seigneur. Il le compare à l'agneau, à la brebis, les plus innocents des animaux : « Il a été conduit à l'abattoir comme un agneau, il se taisait comme une brebis devant le tondeur » (Isaïe 53, 7). [...] Notre Seigneur n'a pas été comparé à un lion quand il a été conduit à la mort. [...] Comme un agneau, une brebis, il gardait le silence quand il a été conduit à la Passion, à la mort : « il se taisait comme une brebis devant le tondeur. Il n'a pas ouvert la bouche » dans son humiliation. Confirmant la parole de la prophétie par sa conduite, il a gardé le silence quand ils l'ont emmené, il s'est tu quand ils l'ont jugé, il ne s'est pas plaint quand ils l'ont flagellé, il n'a pas discuté quand ils l'ont condamné, il ne s'est pas irrité quand ils l'ont ligoté, il n'a pas murmuré quand ils lui ont frappé les joues, il n'a pas crié quand il a été dépouillé de ses vêtements, comme une brebis de sa toison. Il ne les a pas maudits quand ils lui ont donné le fiel et le vinaigre ; il ne s'est pas irrité contre eux quand ils l'ont cloué sr le bois.

Philoxène de Mabboug (? -v. 523), évêque en Syrie.

♦ Vendredi 16 juillet

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 12, 1-8)

En ce temps-là, un jour de sabbat, Jésus vint à passer à travers les champs de blé ; ses disciples eurent faim et ils se mirent à arracher des épis et à les manger. Voyant cela, les pharisiens lui dirent : « Voilà que tes disciples font ce qu’il n’est pas permis de faire le jour du sabbat ! » Mais il leur dit : « N’avez-vous pas lu ce que fit David, quand il eut faim, lui et ceux qui l’accompagnaient ? Il entra dans la maison de Dieu, et ils mangèrent les pains de l’offrande ; or, ni lui ni les autres n’avaient le droit d’en manger, mais seulement les prêtres. Ou bien encore, n’avez-vous pas lu dans la Loi que le jour du sabbat, les prêtres, dans le Temple, manquent au repos du sabbat sans commettre de faute ? Or, je vous le dis : il y a ici plus grand que le Temple. Si vous aviez compris ce que signifie : Je veux la miséricorde, non le sacrifice, vous n’auriez pas condamné ceux qui n’ont pas commis de faute. En effet, le Fils de l’homme est maître du sabbat. »

Méditation : Loué sois-tu pour la beauté de tes œuvres !

Seigneur Dieu, toi qui nous as comblés de tout, donne-nous la paix (Isaïe 26, 12), la paix du repos, la paix du sabbat qui n'a pas de soir. Car cet ordre si beau des choses que tu as créées passera lorsqu'il aura atteint le terme de sa destinée. Oui, elles ont eu leur matin, elles auront leur soir. Mais le septième jour n'a pas de soir, pas de couchant, puisque tu l'as sanctifié pour qu'il dure toujours. Au terme de tes œuvres « très bonnes », que tu as faites pourtant dans le repos, tu t'es reposé le septième jour ; c'est pour nous dire par ton livre qu'au terme de nos œuvres, qui sont très bonnes parce que c'est toi qui nous les as données (Isaïe 26, 12), nous aussi nous nous reposerons en toi au sabbat de la vie éternelle. Alors tu te reposeras en nous tout comme aujourd'hui tu agis en nous ; ainsi ce repos que nous goûterons sera le tien, tout comme les œuvres que nous faisons sont tiennes.

Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l’Église.

♦ Jeudi 15 juillet

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 11, 28-30)

En ce temps-là, Jésus prit la parole : « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme. Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. »

Méditation : Simplifie mon cœur !

Dieu porte en lui une très grande humilité. Il peut s'abaisser vers des gens comme nous et devenir dépendant de nous pour des actes comme vivre, grandir porter des fruits. Il aurait tout à fait pu le faire sans nous. Pourtant, il s'est abaissé jusqu'à nous, a mené chacun d'entre nous ici, pour nous appeler ensemble et former cette communauté. Si vous aviez refusé, il n'aurait pas pu le faire. En effet, nous aurions pu refuser ; chacun aurait pu dire non. Dieu aurait patiemment attendu que quelqu'un dise oui.
Ce qui me fait comprendre cela, c'est lorsque Jésus dit : « Apprenez de moi, car je suis doux et humble de cœur » Il a vraiment voulu que nous retenions que notre appel à chacun est vraiment un don de Dieu lui-même.

Sainte Teresa de Calcutta (1910-1997), fondatrice des Sœurs missionnaires de la Charité.

♦ Mercredi 14 juillet

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 11, 25-27)

En ce temps-là, Jésus prit la parole et dit : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits. Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance. Tout m’a été remis par mon Père ; personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler. »

Méditation : Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange !

Voulez-vous trouver Dieu ? Il parle avec les simples. [...] Une autre chose qui nous recommande la simplicité, ce sont ces paroles : « Je te bénis, Père, d'avoir caché cela aux sages et aux intelligents. » Je reconnais, mon Père, que la doctrine que j'ai apprise de votre divine Majesté et que je répands parmi les hommes n'est connue que des simples, et que vous permettez que les prudents du monde ne l'entendent pas ; vous leur en avez caché, sinon les paroles, au moins l'esprit. [...]
Nous courons après la science comme si tout notre bonheur en dépendait. Malheur à nous si nous n'en avons ! Il en faut avoir, mais en suffisance ; il faut étudier mais sobrement. D'autres affectent l'intelligence des affaires, de passer pour gens de mise et de négociation au dehors. C'est à cela que Dieu ôte la pénétration des vérités chrétiennes...
A qui la donne-t-il donc ? Au simple peuple, aux bonnes gens... Dieu les enrichit d'une foi vive ; ils croient, ils touchent, ils goûtent les paroles de vie... Pour l'ordinaire, ils conservent la paix parmi les trouble et les peines. Qui est cause de cela ? La foi. Pourquoi ? Parce qu'ils sont simples, Dieu fait abonder en eux les grâces qu'il refuse aux riches et sages du monde.

Saint Vincent de Paul (1581-1660), prêtre, fondateur de communautés religieuses.

♦ Mardi 13 juillet

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 11, 20-24)

En ce temps-là, Jésus se mit à faire des reproches aux villes où avaient eu lieu la plupart de ses miracles, parce qu’elles ne s’étaient pas converties : « Malheureuse es-tu, Corazine ! Malheureuse es-tu, Bethsaïde ! Car, si les miracles qui ont eu lieu chez vous avaient eu lieu à Tyr et à Sidon, ces villes, autrefois, se seraient converties, sous le sac et la cendre. Aussi, je vous le déclare : au jour du Jugement, Tyr et Sidon seront traitées moins sévèrement que vous. Et toi, Capharnaüm, seras-tu donc élevée jusqu’au ciel ? Non, tu descendras jusqu’au séjour des morts ! Car, si les miracles qui ont eu lieu chez toi avaient eu lieu à Sodome, cette ville serait encore là aujourd’hui. Aussi, je vous le déclare : au jour du Jugement, le pays de Sodome sera traité moins sévèrement que toi. »

Méditation : Fais-moi revenir à toi, Seigneur !

Comme une grâce après grâce, le repentir a été donné aux hommes après le baptême. Le repentir est en effet une seconde naissance qui vient de Dieu. Ce que nous avons reçu en gage par le baptême, nous le recevons comme un don plénier par le repentir. Le repentir est la porte de la compassion ; elle s'ouvre à ceux qui le recherchent. Par cette porte, nous entrons dans la compassion divine ; en dehors d'elle, nous ne trouvons pas la compassion. « Car tous ont péché, dit l’Écriture sainte, et tous sont justifiés gratuitement par la grâce » (Romains 3, 23-24). Le repentir est une seconde grâce. Elle naît de la foi et de la crainte dans le cœur. La crainte est la houlette paternelle qui nous dirige, jusqu'à ce que nous soyons parvenus au paradis spirituel. Quand nous y sommes parvenus, elle nous y laisse et s'en va.

Isaac le syrien (VIIe siècle), moine près de Mossoul.

♦ Lundi 12 juillet

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 10, 34 à 11, 1)

En ce temps-là, Jésus disait à ses Apôtres : « Ne pensez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre : je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive. Oui, je suis venu séparer l’homme de son père, la fille de sa mère, la belle-fille de sa belle-mère : on aura pour ennemis les gens de sa propre maison. Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi ; celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi ; celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas n’est pas digne de moi. Qui a trouvé sa vie la perdra ; qui a perdu sa vie à cause de moi la trouvera. Qui vous accueille m’accueille ; et qui m’accueille accueille Celui qui m’a envoyé. Qui accueille un prophète en sa qualité de prophète recevra une récompense de prophète ; qui accueille un homme juste en sa qualité de juste recevra une récompense de juste. Et celui qui donnera à boire, même un simple verre d’eau fraîche, à l’un de ces petits en sa qualité de disciple, amen, je vous le dis : non, il ne perdra pas sa récompense. »
Lorsque Jésus eut terminé les instructions qu’il donnait à ses douze disciples, il partit de là pour enseigner et proclamer la Parole dans les villes du pays.

Méditation : Pacifie mes ténèbres !

Jésus est venu « tout réconcilier, dans les cieux et sur la terre, en faisant la paix » (Colossiens 1, 20). Si cela est vrai, comment pouvons-nous comprendre ce que le Sauveur dit lui-même : « Ne pensez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre ». La paix pourrait-elle ne pas procurer la paix ? Quand il a envoyé son Fils, le dessein de Dieu était de sauver les hommes. Et la mission qu'il devait accomplir était d'établir la paix au ciel et sur la terre. Pourquoi alors n'y a-t-il pas la paix ?
C'est à cause de la faiblesse de ceux qui n’ont pas pu accueillir l'éclat de la lumière véritable. Le Christ proclame la paix ; c'est ce que dit l'apôtre Paul aussi : « Il est lui-même notre paix » (Éphésiens 2, 14), mais il s'agit de la paix seulement de ceux qui croient et qui l'accueillent. Telle fille a cru, mais son père est resté incroyant... : « Quel partage peut-il y avoir entre un croyant et un non-croyant ? » (2 Corinthiens 6, 15). Le fils devient croyant, le père rest incrédule : là où la paix est proclamée, la division s'installe... « Je proclame la paix, oui, mais la terre ne l'accueille pas. » Ce n'était pas le dessein du semeur qui attendait le fruit de la terre.

Eusèbe de Césarée (v. 265-340), évêque, théologien, historien.

♦ Dimanche 11 juillet

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc (Mc 6, 7-13)

En ce temps-là, Jésus appela les Douze ; alors il commença à les envoyer en mission deux par deux. Il leur donnait autorité sur les esprits impurs, et il leur prescrivit de ne rien prendre pour la route, mais seulement un bâton ; pas de pain, pas de sac, pas de pièces de monnaie dans leur ceinture. « Mettez des sandales, ne prenez pas de tunique de rechange. » Il leur disait encore : « Quand vous avez trouvé l’hospitalité dans une maison, restez-y jusqu’à votre départ. Si, dans une localité, on refuse de vous accueillir et de vous écouter, partez et secouez la poussière de vos pieds : ce sera pour eux un témoignage. » Ils partirent, et proclamèrent qu’il fallait se convertir. Ils expulsaient beaucoup de démons, faisaient des onctions d’huile à de nombreux malades, et les guérissaient.

Méditation : Jésus appela les Douze

Jésus appelle ses disciples et il les envoie en leur donnant des règles précises. Il ne leur dit pas « Faites ce que vous pouvez », mais « Ne prenez rien pour la route, seulement un bâton ; pas de pain. Quand vous avez trouvé l'hospitalité dans une maison, restez-y. » Nous pourrions nous concentrer sur les paroles "pain", "argent", "sac", "bâton", "sandales", "tunique" ; et ce serait légitime. Mais il me semble qu'il y a une parole clé [...], une parole centrale dans l'expérience du fait d'être disciple : l'hospitalité. Jésus les envoie pour vivre l'hospitalité. Jésus ne les envoie pas comme des puissants ou bien munis de règles ; au contraire, il leur indique que le chemin du Chrétien est simplement de transformer le cœur, le sien, et aider à transformer celui des autres. Apprendre à vivre d'une autre manière, avec une autre loi... C'est passer de la logique de l'égoïsme, de la division, de la supériorité, à la logique de la vie, de la gratuité, de l'amour ; de la logique de la domination, l'oppression, la manipulation, à la logique de l'accueil, du recevoir et de la sollicitude. Ce sont deux manières d'affronter la vie et d'affronter la mission.
Le Seigneur nous le dit très clairement : dans la logique de l’Évangile, on ne convainc pas avec les arguments, les stratégies, les tactiques, mais simplement en apprenant à accueillir, à héberger...

D'après le pape François.

♦ Samedi 10 juillet

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 10, 24-33)

En ce temps-là, Jésus disait à ses Apôtres : « Le disciple n’est pas au-dessus de son maître, ni le serviteur au-dessus de son seigneur. Il suffit que le disciple soit comme son maître, et le serviteur, comme son seigneur. Si les gens ont traité de Béelzéboul le maître de maison, ce sera bien pire pour ceux de sa maison. Ne craignez donc pas ces gens-là ; rien n’est voilé qui ne sera dévoilé, rien n’est caché qui ne sera connu. Ce que je vous dis dans les ténèbres, dites-le en pleine lumière ; ce que vous entendez au creux de l’oreille, proclamez-le sur les toits. Ne craignez pas ceux qui tuent le corps sans pouvoir tuer l’âme ; craignez plutôt celui qui peut faire périr dans la géhenne l’âme aussi bien que le corps. Deux moineaux ne sont-ils pas vendus pour un sou ? Or, pas un seul ne tombe à terre sans que votre Père le veuille. Quant à vous, même les cheveux de votre tête sont tous comptés. Soyez donc sans crainte : vous valez bien plus qu’une multitude de moineaux. Quiconque se déclarera pour moi devant les hommes, moi aussi je me déclarerai pour lui devant mon Père qui est aux cieux. Mais celui qui me reniera devant les hommes, moi aussi je le renierai devant mon Père qui est aux cieux. »

Méditation : Je ne crains rien, Seigneur, car Tu es avec moi !

Que ta pensée se tourne sans cesse vers le Très-Haut, et que ta prière s'élève vers Jésus-Christ. Si tu ne sais pas méditer la profondeur des mystères célestes, repose-toi dans la Passion du Christ, et aime à te cacher dans ses plaies sacrées. Car, si tu prends refuge dans les plaies de Jésus, tu éprouveras un grand réconfort ; tu ne craindras pas le mépris des hommes, et tu supporteras aisément leurs critiques. En ce monde, Jésus a été méprisé par les hommes et abandonné par ses amis, livré à l'opprobre général.
Si tu veux régner avec le Christ, vis avec le christ et pour le Christ. Si tu étais parvenu une seule fois à pénétrer dans le cœur de Jésus, et si tu avais ressenti son amour ardent, tu ne te préoccuperais plus de ce qui peut te plaire ou te déplaire ; tu te réjouirais plutôt dans les humiliations, car l'amour de Jésus permet aux hommes de tout mépriser. Celui qui aime Jésus et la vérité [...] peut librement s'approcher de Dieu, s'élever en esprit au-dessus de sa condition présente, et goûter dans le Christ un bonheur éternel.

"L'Imitation de Jésus-Christ", traité spirituel du XVe siècle.

♦ Vendredi 9 juillet

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 10, 16-23)

En ce temps-là, Jésus disait à ses Apôtres : « Voici que moi, je vous envoie comme des brebis au milieu des loups. Soyez donc prudents comme les serpents, et candides comme les colombes. Méfiez-vous des hommes : ils vous livreront aux tribunaux et vous flagelleront dans leurs synagogues. Vous serez conduits devant des gouverneurs et des rois à cause de moi : il y aura là un témoignage pour eux et pour les païens. Quand on vous livrera, ne vous inquiétez pas de savoir ce que vous direz ni comment vous le direz : ce que vous aurez à dire vous sera donné à cette heure-là. Car ce n’est pas vous qui parlerez, c’est l’Esprit de votre Père qui parlera en vous. Le frère livrera son frère à la mort, et le père, son enfant ; les enfants se dresseront contre leurs parents et les feront mettre à mort. Vous serez détestés de tous à cause de mon nom ; mais celui qui aura persévéré jusqu’à la fin, celui-là sera sauvé. Quand on vous persécutera dans une ville, fuyez dans une autre. Amen, je vous le dis : vous n’aurez pas fini de passer dans toutes les villes d’Israël quand le Fils de l’homme viendra. »

Méditation : Loué sois-tu, Dieu de sagesse !

Notre Seigneur demande de nous la simplicité de la colombe, qui consiste à dire les choses tout simplement, comme on les pense, et à agir sans déguisement, ni artifice, ne regardant que Dieu seul ; pour cela, chacun de nous s'efforcera de faire toutes ses actions dans ce même esprit de simplicité ; se représentant que Dieu se plaît à se communiquer aux simples et à leur révéler ses secrets, lesquels il tient cachés aux sages et aux prudents de ce monde (Matthieu 11, 25).
Mais en même temps, il nous ordonne d'user de la prudence du serpent, laquelle est une vertu qui nous fait parler et agir avec discrétion. [...] Il parle premièrement de la prudence, puis de la simplicité. « Soyez prudents, soyez avisés et néanmoins soyez simples. » « Prenez garde des hommes » : prenez garde à vous selon la prudence ; mais si vous êtes exposés devant les juges, ne vous mettez pas en peine de vos réponses. Voilà la simplicité.
Vous voyez que le Seigneur lie ces deux vertus, en sorte qu'il veut que l'on s'en serve dans une même occasion ; Il nous recommande d'en user également et nous fait entendre que la prudence et la simplicité s'accordent bien ensemble quand elles sont bien comprises.

Saint Vincent de Paul (1581-1660), prêtre, fondateur de communautés religieuses.

♦ Jeudi 8 juillet

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 10, 7-15)

En ce temps-là, Jésus disait à ses Apôtres : « Sur votre route, proclamez que le royaume des Cieux est tout proche. Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, expulsez les démons. Vous avez reçu gratuitement : donnez gratuitement. Ne vous procurez ni or ni argent, ni monnaie de cuivre à mettre dans vos ceintures, ni sac pour la route, ni tunique de rechange, ni sandales, ni bâton. L’ouvrier, en effet, mérite sa nourriture. Dans chaque ville ou village où vous entrerez, informez-vous pour savoir qui est digne de vous accueillir, et restez là jusqu’à votre départ. En entrant dans la maison, saluez ceux qui l’habitent. Si cette maison en est digne, que votre paix vienne sur elle. Si elle n’en est pas digne,
que votre paix retourne vers vous. Si l’on ne vous accueille pas et si l’on n’écoute pas vos paroles, sortez de cette maison ou de cette ville, et secouez la poussière de vos pieds. Amen, je vous le dis : au jour du Jugement, le pays de Sodome et de Gomorrhe sera traité moins sévèrement que cette ville. »

Méditation : Inspire-moi, mon ange !

Vous pouvez, vous aussi, si vous le voulez, mériter ce beau nom de messager de Dieu. En effet, si chacun de vous, selon ses possibilités, dans la mesure où il en a reçu l'inspiration du ciel, détourne son prochain du mal, s'il prend soin de l'amener au bien, s'il rappelle à l'égaré le Royaume ou le chatiment qui l'attendent dans l'éternité, il est évidemment un messager des saintes paroles de Jésus. Et que personne ne vienne dire : je suis incapable d'instruire les autres, de les exhoter. Faites du moins votre possible pour qu'un jour on ne vous demande pas compte du talent reçu et malheureusement conservé. Car celui qui a préféré cacher son talent plutôt que de le faire valoir n'avait pas reçu plus d'un talent, lui non plus (Matthieu 25, 14s).
Entraînez les autres avec vous ; qu'ils soient vos compagnons sur la route qui mène à Dieu. Quand vous rencontrez quelque désoeuvré,invitez-le donc à vous accompagner. Car vos actions quotidiennes elles-mêmes servent à vous unir aux autres. Vous allez à Dieu ? Essayez de nz pas y arriver seuls. Que celui qui, dans son coeur, a déjà entendu l'appel de l'amour divin, en tire pour son prochain une parole d'encouragement.

Saint Grégoire le Grand (v. 540-604), pape et docteur de l'Eglise.

♦ Mercredi 7 juillet

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 10, 1-7)

En ce temps-là, Jésus appela ses douze disciples et leur donna le pouvoir d’expulser les esprits impurs et de guérir toute maladie et toute infirmité. Voici les noms des douze Apôtres : le premier, Simon, nommé Pierre ; André son frère ; Jacques, fils de Zébédée, et Jean son frère ; Philippe et Barthélemy ; Thomas et Matthieu le publicain ; Jacques, fils d’Alphée, et Thaddée ; Simon le Zélote et Judas l’Iscariote, celui-là même qui le livra. Ces douze, Jésus les envoya en mission avec les instructions suivantes : « Ne prenez pas le chemin qui mène vers les nations païennes et n’entrez dans aucune ville des Samaritains. Allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d’Israël. Sur votre route, proclamez que le royaume des Cieux est tout proche. »

Méditation : Esprit Saint, fais de moi un disciple missionnaire !

Si l'on regarde superficiellement notre monde, on est frappé par bien des faits négatifs qui peuvent porter au pessimisme. Mais c'est là un sentiment injustifié ; nous avons foi en Dieu, Père et Seigneur, en sa bonté et sa miséricorde. Que ce soit dans le monde non chrétien ou dans le monde de chrétienté ancienne, les peuples ont tendance à se rapprocher progressivement des idéaux et des valeurs évangéliques, tendance que l’Église s'efforce de favoriser. L'espérance chrétienne nous soutien pour nous engager à fond dans la nouvelle évangélisation et dans la mission universelle, et nous pousse à prier comme Jésus nous l'a enseigné : « Que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel » (Matthieu 6, 10). Les hommes qui attendent le Christ sont encore en nombre incalculable ; les espaces humains et culturels non atteints par l'annonce de l’Évangile ou dans lesquels l’Église est peu présente sont extrêmement vastes, au point d'exiger l'unité de toutes les forces.
Nous devons entretenir en nous la passion apostolique de transmettre à d'autres la lumière et la joie de la foi, et nous devons former à cet idéal tout le Peuple de Dieu.

Saint Jean Paul II (1920-2005), pape.

♦ Mardi 6 juillet

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 9, 32-38)

En ce temps-là, voici qu’on présenta à Jésus un possédé qui était sourd-muet. Lorsque le démon eut été expulsé, le sourd-muet se mit à parler. Les foules furent dans l’admiration, et elles disaient : « Jamais rien de pareil ne s’est vu en Israël ! »  Mais les pharisiens disaient : « C’est par le chef des démons qu’il expulse les démons. »
Jésus parcourait toutes les villes et tous les villages, enseignant dans leurs synagogues, proclamant l’Évangile du Royaume et guérissant toute maladie et toute infirmité. Voyant les foules, Jésus fut saisi de compassion envers elles parce qu’elles étaient désemparées et abattues comme des brebis sans berger. Il dit alors à ses disciples : « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. »

Méditation : Que ton règne vienne !

Comment donc Jésus peut-il dire que la moisson est abondante ? Les apôtres sont probablement bouleversés et déconcertés : « Comment pourrons-nous même ouvrir la bouche, nous tenir debout, devant tant d'hommes ? Saurons-nous, si ignorants, aborder des savants ; nous si dépouillés, des hommes armés ; nous des subordonnés, des autorités ? Nous ne connaissons qu'une langue, arriverons-nous à discuter avec les peuples ? Qui nous supportera sans même comprendre notre langue ? » Jésus ne veut pas que de pareils raisonnements les plongent dans le désarroi. Aussi appelle-t-il l’Évangile une moisson. C'est comme s'il leur disait : « Tout est préparé, toutes les dispositions ont été prises. Je vous envoie récolter le grain mûr ; vous pourrez semer et moissonner le même jour.»
Quand l'agriculteur sort de chez lui pour aller faire la moisson, il déborde de joie et resplendit de bonheur. Il n'envisage ni les peines, ni les difficultés qu'il pourra rencontrer... Prêtez-moi votre langue, dit le Christ, et vous verrez le grain mûr entrer dans les greniers du roi. Aussi les envoie-t-il ensuite en leur disant : « Moi, je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde » (Matthieu 28, 20)

Saint Jean Chrysostome (v. 345-407), prêtre d'Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l’Église.

♦ Lundi 5 juillet

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 9, 18-26)

En ce temps-là, tandis que Jésus leur parlait aux disciples de Jean le Baptiste, voilà qu’un notable s’approcha. Il se prosternait devant lui en disant : « Ma fille est morte à l’instant ; mais viens lui imposer la main, et elle vivra. » Jésus se leva et le suivit, ainsi que ses disciples.
Et voici qu’une femme souffrant d’hémorragies depuis douze ans s’approcha par-derrière et toucha la frange de son vêtement. Car elle se disait en elle-même : « Si je parviens seulement à toucher son vêtement, je serai sauvée. » Jésus se retourna et, la voyant, lui dit : « Confiance, ma fille ! Ta foi t’a sauvée. » Et, à l’heure même, la femme fut sauvée.
Jésus, arrivé à la maison du notable, vit les joueurs de flûte et la foule qui s’agitait bruyamment. Il dit alors : « Retirez-vous. La jeune fille n’est pas morte : elle dort. » Mais on se moquait de lui. Quand la foule fut mise dehors, il entra, lui saisit la main, et la jeune fille se leva. Et la nouvelle se répandit dans toute la région.

Méditation : Tu es la vie !

Tous les hommes redoutent la mort du corps ; très peu la mort de l'âme... L'homme fait tout pour échapper à la mort qu'il ne peut pas éviter, et ce même homme, qui est appelé à vivre éternellement, ne fait rien pour éviter le péché... Oh, si nous pouvions réveiller les hommes de leur apathie, et nous réveiller nous-même avec eux, pour aimer la vie éternelle avec autant d’ardeur qu'ils aiment cette vie fugitive ! Si on dit à quelqu'un de traverser les mers pour éviter la mort, va-t-il hésiter ?Si on lui dit de prendre les plus grands soins pour ne pas mourir, restera-t-il les bras croisés ?
Voilà que Dieu nous demande les choses les plus légères pour obtenir la vie éternelle, et nous refusons d'obéir... Si donc notre Seigneur par sa grande grâce et sa grande miséricorde, ressuscite nos âmes pour les sauver de la mort éternelle, nous avons raison de voir dans les morts dont il a ressuscités les corps, le symbole et la préfiguration de la résurrection des âmes opérée par la foi.

Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l’Église.

♦ Dimanche 4 juillet

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc (Mc 6, 1-6)

En ce temps-là, Jésus se rendit dans son lieu d’origine, et ses disciples le suivirent. Le jour du sabbat, il se mit à enseigner dans la synagogue. De nombreux auditeurs, frappés d’étonnement, disaient : « D’où cela lui vient-il ? Quelle est cette sagesse qui lui a été donnée, et ces grands miracles qui se réalisent par ses mains ? N’est-il pas le charpentier, le fils de Marie, et le frère de Jacques, de José, de Jude et de Simon ? Ses sœurs ne sont-elles pas ici chez nous ? » Et ils étaient profondément choqués à son sujet. Jésus leur disait : « Un prophète n’est méprisé que dans son pays, sa parenté et sa maison. » Et là il ne pouvait accomplir aucun miracle ; il guérit seulement quelques malades en leur imposant les mains. Et il s’étonna de leur manque de foi. Alors, Jésus parcourait les villages d’alentour en enseignant.

Méditation

Depuis qu'il était parti et qu'il avait commencé à prêcher dans les villages alentours, Jésus n'avait plus jamais remis les pieds dans sa patrie. Par conséquent, tout le village aura été présent pour écouter ce fils du peuple [...]
Mais ce qui aurait pu être un succès s'est transformé en rejet retentissant. Comment se fait-il que les concitoyens de Jésus passent de l'émerveillement à l'incrédulité ? Ils comparent l'humble origine de Jésus et ses capacités actuelles : c'est un charpentier, il n'a pas fait d'études, pourtant il prêche mieux que les scribes et fait des miracles. Et au lieu de s'ouvrir à la réalité, ils se scandalisent. Selon les habitants de Nazareth, Dieu est trop grand pour s'abaisser à parler à travers un homme si simple !
Même de nos jours, il peut arriver que nous nourrissions des préjugés qui empêchent de saisir la réalité. Mais le Seigneur nous invite à adopter une attitude d'écoute humble et d'attente docile, car la grâce de Dieu se présente souvent à nous de façons surprenantes, qui ne correspondent pas à nos attentes. Dieu ne se conforme pas aux préjugés. Nous devons nous efforcer d'ouvrir notre cœur et notre esprit, pour accueillir la réalité divine qui vient à notre rencontre. Il s'agit d'avoir la foi.

D'après le pape François.

♦ Samedi 3 juillet : fête de saint Thomas

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (Jn 20, 24-29)

L'un des Douze, Thomas (dont le nom signifie : Jumeau), n'était pas avec eux quand Jésus était venu. Les autres disciples  lui disaient : « Nous avons vu le Seigneur ! » Mais il leur déclara : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt à l'endroit des clous,  si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas ! »
Huit jours plus tard, les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison, et Thomas était avec eux. Jésus vient, alors que les portes étaient verrouillées, et il était là au milieu d'eux. Il dit : « La paix soit avec vous ! » Puis il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d'être incrédule, sois croyant. » Thomas lui dit alors : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » Jésus lui dit : « Parce que tu m'as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. »

Méditation : Mon Seigneur et mon Dieu !

Thomas portait l'incertitude non seulement de son cœur, mais celle de tous les hommes. Et puisqu'il devait prêcher la résurrection aux nations, il cherchait, en bon ouvrier, sur quoi il fonderait un mystère qui demande tant de foi. Et le Seigneur a montré à tous les apôtres ce que Thomas avait demandé si tard : « Jésus vint et leur montra ses mains et son côté » (Jean 20, 19-20). De fait, puisqu’il était rentré toutes portes closes et était considéré comme un esprit par ses disciples, il ne pouvait prouver à ceux qui doutaient qu'il était bien lui-même que par les souffrances de son corps, les marques de ses blessures. [...]
Que les incroyants viennent et qu'ils entendent et, comme le dit le Seigneur, qu'ils ne soient plus incrédules, mais qu'ils croient. Car Thomas manifeste et proclame que voici non seulement un corps d'homme, mais aussi que par la Passion de son corps de chair, le Christ est Dieu et Seigneur. Celui qui sort vivant de la mort et qui ressuscite de sa blessure est vraiment Dieu.

Saint Pierre Chrysologue (v. 406-450), évêque de Ravenne, docteur de l’Église.

♦ Vendredi 2 juillet

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 9, 9-13)

En ce temps-là, Jésus vit, en passant, un homme, du nom de Matthieu, assis à son bureau de collecteur d’impôt. Il lui dit : « Suis-moi. » L’homme se leva et le suivit.
Comme Jésus était à table à la maison, voici que beaucoup de publicains (c’est-à-dire des collecteurs d’impôts) et beaucoup de pécheurs vinrent prendre place avec lui et ses disciples. Voyant cela, les pharisiens disaient à ses disciples : « Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les pécheurs ? » Jésus, qui avait entendu, déclara : « Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades. Allez apprendre ce que signifie : Je veux la miséricorde, non le sacrifice. En effet, je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs. »

Méditation : Ta grâce me suffit

Notre Seigneur a dit à saint Matthieu : « Suis-moi » Ce saint aimable a été un modèle pour tous les hommes. Il avait tout d'abord été un grand pécheur, comme l’Évangile le dit de lui, et il est devenu plus tard un des grands parmi tous les amis de Dieu. Car notre Seigneur lui a parlé au fond de son être, et alors il a tout abandonné pour suivre le Maître. Suivre Dieu dans la vérité : en effet tout est là, et pour le faire, il faut vraiment et complètement abandonner toutes les choses qui ne sont pas Dieu, quelles qu'elles soient. Dieu est amoureux des cœurs ; il ne s'intéresse pas à ce qui est extérieur, mais il veut de nous une dévotion intérieure vivante. Cette dévotion a en soi plus de vérité que si je faisais des prières autant que le monde entier, ou que si je chantais si fort que mon chant monte jusqu'au ciel, plus de vérité que tout ce que je pourrais faire extérieurement en jeûnes, veilles et d'autres pratiques.

Jean Tauler (v. 1300-1361), dominicain à Strasbourg.

♦ Jeudi 1er juillet

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 9, 1-8)

En ce temps-là, Jésus monta en barque, refit la traversée, et alla dans sa ville de Capharnaüm. Et voici qu’on lui présenta un paralysé, couché sur une civière. Voyant leur foi, Jésus dit au paralysé : « Confiance, mon enfant, tes péchés sont pardonnés. » Et voici que certains parmi les scribes se disaient : « Celui-là blasphème. » Mais Jésus, connaissant leurs pensées, demanda : « Pourquoi avez-vous des pensées mauvaises ? En effet, qu’est-ce qui est le plus facile ? Dire : “Tes péchés sont pardonnés”, ou bien dire : “Lève-toi et marche” ? Eh bien ! pour que vous sachiez que le Fils de l’homme a le pouvoir, sur la terre, de pardonner les péchés… – Jésus s’adressa alors au paralysé – lève-toi, prends ta civière, et rentre dans ta maison. » Il se leva et rentra dans sa maison. Voyant cela, les foules furent saisies de crainte, et rendirent gloire à Dieu qui a donné un tel pouvoir aux hommes.

Méditation : Ton joug est liberté, Seigneur !

Le paralysé était étendu sur on lit. Après avoir épuisé l'art des médecins, il est venu vers le seul vrai médecin, le médecin qui vient du ciel. Mais quand il a été placé devant celui qui pouvait le guérir, c'est sa foi qui a attiré le regard du Seigneur. Pour bien montrer que cette foi détruisait le péché, Jésus a déclaré aussitôt : « Tes péchés sont pardonnés » On me dira peut-être : « Cet homme voulait être guéri de sa maladie, pourquoi le Christ lui annonce-t-il la rémission de ses péchés ? »
C'était pour que tu apprennes que Dieu voit le cœur de l'homme dans le silence et sans bruit, qu'il contemple les chemins de tous les vivants. Quand le Christ disait : « Tes péchés sont pardonnés », il laissait le champ libre à l'incrédulité de l'assistance ; le pardon des péchés ne se voit pas avec nos yeux de chair. Alors, quand le paralysé se lève et marche, il manifeste avec évidence que le Christ possède la puissance de Dieu...

Cyrille d'Alexandrie (380-444), évêque et docteur de l’Église.

♦ Mercredi 30 juin

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 8, 28-34)

En ce temps-là, comme Jésus arrivait sur l’autre rive, dans le pays des Gadaréniens, deux possédés sortirent d’entre les tombes à sa rencontre ; ils étaient si agressifs que personne ne pouvait passer par ce chemin. Et voilà qu’ils se mirent à crier : « Que nous veux-tu, Fils de Dieu ? Es-tu venu pour nous tourmenter avant le moment fixé ? » Or, il y avait au loin un grand troupeau de porcs qui cherchait sa nourriture. Les démons suppliaient Jésus : « Si tu nous expulses, envoie-nous dans le troupeau de porcs. » Il leur répondit : « Allez. » Ils sortirent et ils s’en allèrent dans les porcs ; et voilà que, du haut de la falaise, tout le troupeau se précipita dans la mer, et les porcs moururent dans les flots. Les gardiens prirent la fuite et s’en allèrent dans la ville annoncer tout cela, et en particulier ce qui était arrivé aux possédés. Et voilà que toute la ville sortit à la rencontre de Jésus ; et lorsqu’ils le virent, les gens le supplièrent de partir de leur territoire.

Méditation : Délivre-nous du mal !

Établi par Dieu dans un état de justice, l'homme, séduit par le Malin, a abusé de sa liberté dès le début de l'histoire, en se dressant contre Dieu et en désirant parvenir à sa fin en dehors de Dieu. Refusant souvent de reconnaître Dieu comme son origine, l'homme a, par le fait même,  brisé l'ordre juste qui l'orientait à sa fin ultime, et, en même temps, il a rompu toute harmonie, par rapport à lui-même, par rapport aux autres hommes et par rapport à toute la création.
C'est donc en lui-même que l(homme est divisé. C'est pourquoi toute la vie des hommes, individuelle et collective, se manifeste comme une lutte, combien dramatique, entre le bien et le mal, entre la lumière et les ténèbres. Bien plus, l'homme se découvre incapable par lui-même de vaincre les assauts du mal de façon efficace ; et ainsi, chacun se sent comme chargé de chaines.
Mais le Seigneur en personne est venu pour restaurer l'homme dans sa liberté et sa force, le rénovant intérieurement, et jetant dehors « le prince de ce monde » (Jean 12, 31), qui le retenait dans l'esclavage du péché.

D'après le concile Vatican II.

♦ Mardi 29 juin: solennité de saint Pierre et saint Paul

(voir dans la partie "célébrations avec KTO", cette solennité célébrée à Rome)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 16, 13-19)

En ce temps-là, Jésus, arrivé dans la région de Césarée-de-Philippe, demandait à ses disciples : « Au dire des gens, qui est le Fils de l’homme ? » Ils répondirent : « Pour les uns, Jean le Baptiste ; pour d’autres, Élie ; pour d’autres encore, Jérémie ou l’un des prophètes. » Jésus leur demanda : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? » Alors Simon-Pierre prit la parole et dit : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ! » Prenant la parole à son tour, Jésus lui dit : « Heureux es-tu, Simon fils de Yonas : ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux. Et moi, je te le déclare : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle. Je te donnerai les clés du royaume des Cieux : tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux. »

Méditation : Tu es le Fils du Dieu vivant !

Le Seigneur a reconnu en Pierre un intendant fidèle auquel il a confié la clef du Royaume, et en Paul un maître qualifié à qui il a donné la charge d'enseigner dans l’Église. Pour permettre à ceux qui ont été formés par Paul de trouver leur salut, il fallait que Pierre les accueille pour leur repos. Quand Paul aura ouvert les cœurs en prêchant, Pierre ouvre aux âmes le Royaume des cieux.
C'est donc une sorte de clef que Paul a également reçue du Christ, la clef de la connaissance, qui permet d'ouvrir les cœurs endurcis à la foi, jusqu'en leur tréfonds : ensuite, elle fait apparaître au grand jour, dans un dévoilement spirituel, ce qui était caché à l'intérieur. Il s'agit d'une clef qui laisse échapper de la conscience la confession du péché, et qui y renferme à  jamais la grâce du mystère du Sauveur.
Tous deux ont donc reçu des clefs des mains du Seigneur, clef de la connaissance pour l'un, clef du pouvoir pour l'autre ; celui-ci dispense les richesses de l’immortalité, celui-là distribue les trésors de la sagesse.

Saint Maxime de Turin (? -v. 423), évêque.

♦ Lundi 28 juin

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 8, 18-22)

En ce temps-là, Jésus, voyant une foule autour de lui, donna l’ordre de partir vers l’autre rive. Un scribe s’approcha et lui dit : « Maître, je te suivrai partout où tu iras. » Mais Jésus lui déclara : « Les renards ont des terriers, les oiseaux du ciel ont des nids ; mais le Fils de l’homme n’a pas d’endroit où reposer la tête. » Un autre de ses disciples lui dit : « Seigneur, permets-moi d’aller d’abord enterrer mon père. » Jésus lui dit : « Suis-moi, et laisse les morts enterrer leurs morts. »

Méditation : Tu es mon appui et mon roc

La pauvreté de notre Sauveur est encore plus grande que celle du plus pauvre des animaux de ce monde.  Telle était la réalité. Il n'avait pas de maison à lui, pas de demeure fixe. Tout était incertain : le logement, la nourriture. Tout ce dont ils se servaient, les autres lui en avaient fait l'aumône. C'est vraiment cela la grande pauvreté : comme c'est touchant lorsque nous savons qu'il est, lui, le Dieu-Homme, le Seigneur du ciel et de la terre, et tout ce qu'il aurait pu posséder !
Mais c'est en même temps cela qui rend sa pauvreté splendide et riche, car il s'agit d'une pauvreté volontaire choisie par amour pour nous et avec l'intention de nous enrichir.
Nous sommes bénis en étant appelés à partager à notre modeste manière l'immense pauvreté de ce grand Dieu. Nous tressaillons de joie à ce magnifique vagabondage qu'est notre vie. Nous ne possédons rien pour vivre, et pourtant nous vivons avec splendeur ; rien sur quoi marcher, et pourtant nous avançons sans crainte ; rien sur quoi nous appuyer, et pourtant nous prenons appui sur Dieu avec confiance, car nous sommes à lui et il est notre Père prévoyant.

D'après sainte Teresa de Calcutta (1910-1997), fondatrice des Sœurs missionnaires de la Charité.

♦ Dimanche 27 juin

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc (Mc 5, 21-43)

En ce temps-là, Jésus regagna en barque l’autre rive, et une grande foule s’assembla autour de lui. Il était au bord de la mer. Arrive un des chefs de synagogue, nommé Jaïre. Voyant Jésus, il tombe à ses pieds et le supplie instamment « Ma fille, encore si jeune, est à la dernière extrémité. Viens lui imposer les mains pour qu’elle soit sauvée et qu’elle vive » Jésus partit avec lui, et la foule qui le suivait était si nombreuse qu’elle l’écrasait.

Or, une femme, qui avait des pertes de sang depuis douze ans… – elle avait beaucoup souffert du traitement de nombreux médecins, et elle avait dépensé tous ses biens sans avoir la moindre amélioration ; au contraire, son état avait plutôt empiré – … cette femme donc, ayant appris ce qu’on disait de Jésus, vint par-derrière dans la foule et toucha son vêtement. Elle se disait en effet « Si je parviens à toucher seulement son vêtement, je serai sauvée » À l’instant, l’hémorragie s’arrêta, et elle ressentit dans son corps qu’elle était guérie de son mal. Aussitôt Jésus se rendit compte qu’une force était sortie de lui. Il se retourna dans la foule, et il demandait « Qui a touché mes vêtements ? » Ses disciples lui répondirent « Tu vois bien la foule qui t’écrase, et tu demandes “Qui m’a touché ?” » Mais lui regardait tout autour pour voir celle qui avait fait cela. Alors la femme, saisie de crainte et toute tremblante, sachant ce qui lui était arrivé, vint se jeter à ses pieds et lui dit toute la vérité. Jésus lui dit alors « Ma fille, ta foi t’a sauvée. Va en paix et sois guérie de ton mal. »

Comme il parlait encore, des gens arrivent de la maison de Jaïre, le chef de synagogue, pour dire à celui-ci « Ta fille vient de mourir. À quoi bon déranger encore le Maître ? » Jésus surprenant ces mots dit au chef de synagogue « Ne crains pas, crois seulement » Il ne laissa personne l’accompagner, sauf Pierre, Jacques, et Jean, le frère de Jacques. Ils arrivent à la maison du chef de synagogue. Jésus voit l’agitation, et des gens qui pleurent et poussent de grands cris. Il entre et leur dit « Pourquoi cette agitation et ces pleurs ? L’enfant n’est pas morte : elle dort. » Mais on se moquait de lui. Alors il met tout le monde dehors, prend avec lui le père et la mère de l’enfant, et ceux qui étaient avec lui ; puis il pénètre là où reposait l’enfant. Il saisit la main de l’enfant, et lui dit « Talitha koum », ce qui signifie « Jeune fille, je te le dis, lève-toi ! » Aussitôt la jeune fille se leva et se mit à marcher – elle avait en effet douze ans. Ils furent frappés d’une grande stupeur. Et Jésus leur ordonna fermement de ne le faire savoir à personne ; puis il leur dit de la faire manger.

Méditation

Jésus ne regarde pas les statistiques, mais fait attention à chacun de nous, un par un. L’émerveillement de la rencontre avec Jésus, cet émerveillement qui saisit celui qui le regarde et qui se rend compte que le Seigneur avait déjà le regard fixé sur lui ; c’est précisément là que se trouve la particularité du regard de Jésus. Il ne massifie pas les gens : Jésus regarde chacun. Jésus demande « Qui m’a touché ? », alors qu'« il était au milieu de ces gens qui le pressaient » Cela semble étrange, au point que les disciples eux-mêmes lui disaient « Vois la foule qui se presse autour de toi ! ». « Quelqu'un m’a touché ! » En effet, « au milieu de cette foule, Jésus s'aperçut de la femme qui l'avait touché. Et il la guérit » Il y avait beaucoup de gens, mais il prêta attention précisément à elle, une hémorroïsse.
Le récit évangélique se poursuit par l’épisode de Jaïre, à qui on annonce que sa fille est morte, Jésus le rassure « Ne crains pas, aie seulement la foi ! » De même qu'auparavant il avait dit à la femme « ta foi t’a sauvée ! » Dans cette situation également, Jésus se retrouve au milieu de la foule avec « beaucoup de gens qui pleuraient » Jésus leur dit « Soyez tranquilles, la petite fille dort » Et jésus entre et ressuscite la petite fille. Ce qui saute aux yeux, c’est que Jésus, dans cette agitation, avec les femmes qui hurlaient et pleuraient, se soucie de dire au père et à la mère « Donnez-lui à manger ! » C'est l'attention au petit, le regard de Jésus sur le petit. Mais n'avait-il rien d'autre dont se soucier ? Non, juste cela !

Pape François

♦ Samedi 26 juin

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 8, 5-17)

En ce temps-là, comme Jésus était entré à Capharnaüm, un centurion s’approcha de lui et le supplia : « Seigneur, mon serviteur est couché, à la maison, paralysé, et il souffre terriblement. » Jésus lui dit : « Je vais aller moi-même le guérir. » Le centurion reprit : « Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit, mais dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri. Moi-même qui suis soumis à une autorité, j’ai des soldats sous mes ordres ; à l’un, je dis : “Va”, et il va ; à un autre : “Viens”, et il vient, et à mon esclave : “Fais ceci”, et il le fait. » À ces mots, Jésus fut dans l’admiration et dit à ceux qui le suivaient : « Amen, je vous le déclare, chez personne en Israël, je n’ai trouvé une telle foi. Aussi je vous le dis : Beaucoup viendront de l’orient et de l’occident et prendront place avec Abraham, Isaac et Jacob au festin du royaume des Cieux, mais les fils du Royaume seront jetés dans les ténèbres du dehors ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. » Et Jésus dit au centurion : « Rentre chez toi, que tout se passe pour toi selon ta foi. » Et, à l’heure même, le serviteur fut guéri.
Comme Jésus entrait chez Pierre, dans sa maison, il vit sa belle-mère couchée avec de la fièvre. Il lui toucha la main, et la fièvre la quitta. Elle se leva, et elle le servait.
Le soir venu, on présenta à Jésus beaucoup de possédés. D’une parole, il expulsa les esprits et, tous ceux qui étaient atteints d’un mal, il les guérit, pour que soit accomplie la parole prononcée par le prophète Isaïe : Il a pris nos souffrances, il a porté nos maladies.

Méditation : Augmente en moi la foi

La croix n'est pas encore dressée et déjà les païens se hâtent vers le maître. Voici qu'un centurion le prie et lui dit : « Seigneur, mon serviteur est couché à la maison, paralysée et il souffre beaucoup. » Voilà bien un nouveau miracle : le serviteur dont les membres sont paralysés conduit son maître au Seigneur ; la maladie de l'esclave rend la santé à son propriétaire. Cherchant la santé de son serviteur, il trouve le Seigneur, et tandis qu'il est en quête de la santé de son esclave, il devient la conquête su Christ.

D'après Basile de Séleucie (v. 400-v. 468), évêque.

♦ Vendredi 25 juin

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 8, 1-4)

Lorsque Jésus descendit de la montagne, des foules nombreuses le suivirent. Et voici qu’un lépreux s’approcha, se prosterna devant lui et dit : « Seigneur, si tu le veux, tu peux me purifier. » Jésus étendit la main, le toucha et lui dit : « Je le veux, sois purifié. » Et aussitôt il fut purifié de sa lèpre. Jésus lui dit : « Attention, ne dis rien à personne, mais va te montrer au prêtre. Et donne l’offrande que Moïse a prescrite : ce sera pour les gens un témoignage. »

Méditation : Aie Pitié de moi, Seigneur !

Il faut faire tout ce qui est possible pour atténuer l : empêcher la souffrance des innocents ; calmer les douleurs ; aider à surmonter les souffrances psychiques. Autant de devoirs de justice et d'amour qui rentrent dans toute vie vraiment humaine. Oui, nous devons tout faire pour surmonter la souffrance, mais l'éliminer complètement du monde n(est pas dans nos possibilités humaines, simplement parce que nous ne pouvons pas nous extraire de notre finitude et parce qu'aucun de nous n'est en mesure d'éliminer le pouvoir du mal, de la faute, qui - nous le voyons - est continuellement source de souffrance. Dieu seul pourrait le réaliser : seul un Dieu qui entre personnellement dans l'Histoire en se faisant homme et qui y souffre.
Nous savons que ce Dieu existe, donc que ce pouvoir qui « enlève le péché du monde. » (Jean 1, 29) est présent dans le monde. Par la foi dans l'existence de ce pouvoir, l'espérance de la guérison du monde est apparue dans l'Histoire.

Benoît XVI, pape de 2005 à 2013.

♦ Jeudi 24 juin

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (Lc 1, 57-66.80)

Quand fut accompli le temps où Élisabeth devait enfanter, elle mit au monde un fils. Ses voisins et sa famille apprirent que le Seigneur lui avait montré la grandeur de sa miséricorde, et ils se réjouissaient avec elle. Le huitième jour, ils vinrent pour la circoncision de l’enfant. Ils voulaient l’appeler Zacharie, du nom de son père. Mais sa mère prit la parole et déclara : « Non, il s’appellera Jean. » On lui dit : « Personne dans ta famille ne porte ce nom-là ! » On demandait par signes au père comment il voulait l’appeler. Il se fit donner une tablette sur laquelle il écrivit : « Jean est son nom. » Et tout le monde en fut étonné. À l’instant même, sa bouche s’ouvrit, sa langue se délia : il parlait et il bénissait Dieu. La crainte saisit alors tous les gens du voisinage et, dans toute la région montagneuse de Judée, on racontait tous ces événements. Tous ceux qui les apprenaient les conservaient dans leur cœur et disaient : « Que sera donc cet enfant ? » En effet, la main du Seigneur était avec lui.
L’enfant grandissait et son esprit se fortifiait. Il alla vivre au désert jusqu’au jour où il se fit connaître à Israël.

Méditation : Louange à toi, Seigneur Jésus !

Enfin Jean naît, il reçoit son nom, et voici que la lance de son père est déliée. Rapprochez cet évènement de la réalité profonde qu'il symbolise et contemplez un grand mystère : Zacharie se tait et demeure muet jusqu'à la naissance de Jean, le précurseur du Seigneur, qui lui ouvre la bouche. Que signifie ce silence de Zacharie, sinon le voile qui s'étendait sur le prophéties et en quelque sorte les cachait et le scellait avant l'annonce de la Bonne Nouvelle du Christ ?
A son avènement, elles se découvrent ; elles deviennent claires lorsque vient celui dont elles parlaient. La naissance de Jean donc délie la langue de Zacharie.
Cet évènement a le même sens que celui du déchirement du voile du Temple au moment de la mort du christ en croix. (Matthieu 27, 51). Si Jean n'avait pas annoncé la venue d'un autre, la bouche de Zacharie ne se serait pas ouverte ; sa langue se délie parce que la naissance de son fils est la naissance de la voix. Jean ne dira-t-il pas plus tard : « Je suis la voix de celui qui crie dans le désert. » ? (Jean 1, 23)

Saint Augustin (354*430), évêque d'Hippone, docteur de l’Église.

♦ Mercredi 23 juin

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 7, 15-20)

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Méfiez-vous des faux prophètes qui viennent à vous déguisés en brebis, alors qu’au-dedans ce sont des loups voraces. C’est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. Va-t-on cueillir du raisin sur des épines, ou des figues sur des chardons ? C’est ainsi que tout arbre bon donne de beaux fruits, et que l’arbre qui pourrit donne des fruits mauvais. Un arbre bon ne peut pas donner des fruits mauvais, ni un arbre qui pourrit donner de beaux fruits. Tout arbre qui ne donne pas de beaux fruits est coupé et jeté au feu. Donc, c’est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. »

Méditation : Qu'est-ce-que je fais de ma vie ?

Jésus nous invite non seulement à avoir foi en lui et en son Père, mais aussi à nous faire confiance les uns les autres. Sans tomber toutefois dans la naïveté. Jésus était tout à fait conscient que certaines personnes sont capables d'abuser de la confiance. Il est parfois difficile de juger de l'intention d'une personne à partir de ce qu'elle dit.
C'est pour cela que Jésus nous invite à regarder les actions, en particulier sur le long terme. Les fruits ne peuvent mentir. Si quelqu'un a de bonnes intentions, il fera de bonnes choses. Si ce n'est pas le cas, cela sera tôt ou tard découvert.
Mais le texte s'adresse aussi à nous-mêmes. Si nous affirmons marcher dans les pas de Jésus, quels sont les bons fruits que nous portons ?

Un frère de Taizé.

♦ Mardi 22 juin

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 7, 6. 12-14)

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Ne donnez pas aux chiens ce qui est sacré ; ne jetez pas vos perles aux pourceaux, de peur qu’ils ne les piétinent, puis se retournent pour vous déchirer.
Tout ce que vous voudriez que les autres fassent pour vous, faites-le pour eux, vous aussi : voilà ce que disent la Loi et les Prophètes.
Entrez par la porte étroite. Elle est grande, la porte, il est large, le chemin qui conduit à la perdition ; et ils sont nombreux, ceux qui s’y engagent. Mais elle est étroite, la porte, il est resserré, le chemin qui conduit à la vie ; et ils sont peu nombreux, ceux qui le trouvent. »

Méditation : Tu es mon chemin !

Tu croyais peut-être que le chemin que Dieu montre est uni et facile, qu'il ne comporte absolument rien de difficile et pénible ; au contraire, c'est une montée, et une montée tortueuse. Les actes et la foi comportent bien des difficultés, bien de peines. Car bien des tentations et bien des obstacles s'opposent à ceux qui veulent agir selon Dieu.
Ensuite dans la foi, bien des choses tortueuses, beaucoup de points de discussion... Écoute ce que dit Pharaon en voyant la route que Moïse et les Israélites avait prise : « Ces gens-là s'égarent » (Exode 14, 3) Ainsi, confesser qu'il y a un seul Dieu, et affirmer dans la même confession que le Père, le Fils et le Saint Esprit sont un seul Dieu, combien tortueux, combien inextricable cela paraît il aux infidèles !
Ajouter ensuite que : « le Seigneur de majesté» a été crucifié (1 Corinthiens 2, 8), et qu'il est le Fils de l'homme « qui descendit du ciel » (Jean 3, 13), combien cela paraît tortueux et combien difficile ! Qui l'entend sans la foi dit : « Ces gens-là s'égarent ». Mais toi, sois ferme, ne mets pas en doute une telle foi, sachant que Dieu te montre cette route de la foi.

Origène (v. 185-v. 253), prêtre et théologien.

♦ Lundi 21 juin

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 7, 1-5)

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Ne jugez pas, pour ne pas être jugés ; de la manière dont vous jugez, vous serez jugés ; de la mesure dont vous mesurez, on vous mesurera. Quoi ! tu regardes la paille dans l’œil de ton frère ; et la poutre qui est dans ton œil, tu ne la remarques pas ? Ou encore : Comment vas-tu dire à ton frère : “Laisse-moi enlever la paille de ton œil”, alors qu’il y a une poutre dans ton œil à toi ? Hypocrite ! Enlève d’abord la poutre de ton œil ; alors tu verras clair pour enlever la paille qui est dans l’œil de ton frère. »

Méditation : Lave mon regard, Seigneur !

Tu sais bien excuser et colorer tes actes, et tu ne veux pas accepter les excuses des autres. Il serait plus juste de t'accuser, toi, et d'excuser ton frère. Si tu veux qu'on te supporte, supporte aussi les autres. Vois combien tu es encore loin de la vraie charité et de la vraie humilité, qui ne sait se fâcher ni s'indigner contre personne sinon contre soi-même. Ce n'est pas une grande chose de bien vivre en compagnie de personnes bonnes et paisibles, car cela plaît naturellement à tout le monde. Chacun aime volontiers la paix et éprouve davantage d'affection pour ceux qui pensent comme nous.
Mais pouvoir vivre en paix avec des gens durs, méchants et indisciplinés, qui nous rebutent, c'est une grande grâce, une façon de vivre louable et courageuse. Celui qui sait le mieux gérer la souffrance gardera une plus grande paix. C'est lui qui est vainqueur de lui-même et maître du monde, ami du Christ et héritier du ciel.

"L'imitation de Jésus Christ", traité spirituel du XVe siècle.

♦ Dimanche 20 juin

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc (Mt 4, 35-41)

Toute la journée, Jésus avait parlé à la foule. Le soir venu, Jésus dit à ses disciples : « Passons sur l’autre rive. » Quittant la foule, ils emmenèrent Jésus, comme il était, dans la barque, et d’autres barques l’accompagnaient. Survient une violente tempête. Les vagues se jetaient sur la barque, si bien que déjà elle se remplissait.
Lui dormait sur le coussin à l’arrière. Les disciples le réveillent et lui disent :
« Maître, nous sommes perdus ; cela ne te fait rien ? »
Réveillé, il menaça le vent et dit à la mer : « Silence, tais-toi ! » Le vent tomba, et il se fit un grand calme. Jésus leur dit : « Pourquoi êtes-vous si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ? » Saisis d’une grande crainte, ils se disaient entre eux : « Qui est-il donc, celui-ci, pour que même le vent et la mer lui obéissent ? »

Méditation

La personne de Jésus a suscité souvent des questions du type : « Qui est celui-ci ? D’où vient-il ? Mais qui est celui-ci auquel obéissent le ciel et la terre, le vent, la pluie, la tempête ? Mais qui est-il ? » Des questions que l’on peut se poser par curiosité ou pour avoir des certitudes sur la façon de se comporter devant lui.
Quoi qu’il en soit, on ne peut pas connaître Jésus « dans la tranquillité », encore moins « en bibliothèque ». Jésus, on ne le connaît que sur le chemin quotidien de la vie. On peut le connaître également dans le catéchisme. C’est ainsi que nous apprenons que le Fils de Dieu est venu pour nous sauver, et nous comprenons l’amour du Père à travers la beauté de l’histoire du Salut.
Reste le fait que la connaissance de Jésus à travers le catéchisme « n’est pas suffisante » ; le connaître avec l’esprit est déjà un pas en avant, mais il faut connaître Jésus à travers le dialogue avec lui. En parlant avec lui dans la prière. Si tu ne pries pas, si tu ne parles pas avec Jésus, tu ne le connais pas.

Il y a enfin une troisième voie pour connaître Jésus : « C’est aller avec lui, marcher avec lui, parcourir ses routes. » Et tandis qu’on marche avec lui, on connaît Jésus avec le langage de l’action.
Si tu connais Jésus avec ces trois langages : de l’esprit, du cœur, de l’action, alors tu peux dire que tu connais Jésus. 

Pape François.

Extrait d'un texte du pape François (27 mars 2020) :
Invitons Jésus dans les barques de nos vies. Confions-lui nos peurs. Nous ferons l’expérience qu’avec lui à bord, on ne fait pas naufrage. Car voici la force de Dieu : orienter vers le bien tout ce qui nous arrive, même les choses tristes. Il apporte la sérénité dans nos tempêtes, car avec Dieu la vie ne meurt jamais.

♦ Samedi 19 juin

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 6, 24-34)

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Nul ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’Argent.
C’est pourquoi je vous dis : Ne vous souciez pas, pour votre vie, de ce que vous mangerez, ni, pour votre corps, de quoi vous le vêtirez. La vie ne vaut-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que les vêtements ? Regardez les oiseaux du ciel : ils ne font ni semailles ni moisson, ils n’amassent pas dans des greniers, et votre Père céleste les nourrit. Vous-mêmes, ne valez-vous pas beaucoup plus qu’eux ? Qui d’entre vous, en se faisant du souci, peut ajouter une coudée à la longueur de sa vie ? Et au sujet des vêtements, pourquoi se faire tant de souci ? Observez comment poussent les lis des champs : ils ne travaillent pas, ils ne filent pas. Or je vous dis que Salomon lui-même, dans toute sa gloire, n’était pas habillé comme l’un d’entre eux. Si Dieu donne un tel vêtement à l’herbe des champs, qui est là aujourd’hui, et qui demain sera jetée au feu, ne fera-t-il pas bien davantage pour vous, hommes de peu de foi ?
Ne vous faites donc pas tant de souci ; ne dites pas : “Qu’allons-nous manger ?” ou bien : “Qu’allons-nous boire ?” ou encore : “Avec quoi nous habiller ?” Tout cela, les païens le recherchent. Mais votre Père céleste sait que vous en avez besoin. Cherchez d’abord le royaume de Dieu et sa justice, et tout cela vous sera donné par surcroît. Ne vous faites pas de souci pour demain : demain aura souci de lui-même ; à chaque jour suffit sa peine. »

Méditation : Jésus, j'ai confiance en Toi !

Comme un médecin qui averti un malade du bien qu'il récoltera s'il suit ses conseils et du danger qu'il court à les négliger, le Christ nous incite à choisir la douceur de son joug (Matthieu 11, 30) plutôt qu'un dur esclavage, lui témoigner notre amour en méprisant les biens périssables.
Le mal que vous causent les richesses, dit-il,  n'est pas seulement de vous exposer aux attaques des voleurs et de remplir votre esprit de ténèbres épaisses qui aveuglent, c'est de nous arracher au service du Christ pour nous rendre esclaves d'un maître insensible et inanimé ; elles rompent le lien qui nous attache à Dieu et nous enlèvent le bien qui nous est le plus nous est le plus nécessaire.

D'après saint Jean Chrysostome (v. 345-407), prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l’Église.

♦ Vendredi 18 juin

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 6, 19-23)

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Ne vous faites pas de trésors sur la terre, là où les mites et les vers les dévorent, où les voleurs percent les murs pour voler. Mais faites-vous des trésors dans le ciel, là où il n’y a pas de mites ni de vers qui dévorent, pas de voleurs qui percent les murs pour voler. Car là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur.
La lampe du corps, c’est l’œil. Donc, si ton œil est limpide, ton corps tout entier sera dans la lumière ; mais si ton œil est mauvais, ton corps tout entier sera dans les ténèbres. Si donc la lumière qui est en toi est ténèbres, comme elles seront grandes, les ténèbres ! »

Méditation : Renouvelle en moi ton Esprit !

Tu es le geôlier de tes biens et non leur propriétaire, toi qui enfouis ton or dans la terre (Matthieu 25, 25) ; tu en es le serviteur et non le maître. « Là où est ton trésor, là aussi est ton cœur » ; en cet or, c'est donc ton cœur que tu as enterré. Vends plutôt ton or et achète le salut ; vends ce qui est minéral et acquiers le Royaume de Dieu ; vends le champ et rachète pour toi la vie éternelle. En disant cela je dis la vérité, parce que je m'appuie sur la parole de celui qui est la Vérité : « Si tu veux être parfait, vends ce que tu possèdes et donne le prix aux pauvres ; tu te feras ainsi un trésor dans les cieux » (Matthieu 19, 21)
Ne t'attriste pas en entendant ces mots, de peur qu'il ne te soit dit la même parole qu'au jeune homme riche : « Qu'il est difficile à ceux qui possèdent des biens d'entrer dans le Royaume de Dieu » (v. 23). Plus même, considère que la mort peut t'arracher ces biens. En fin de compte, ce ne sont que des trésors de monnaie et non des trésors de grâce. Par leur nature même, ils sont périssables au lieu e demeurer à jamais.

D'après saint Ambroise (v. 340-397), évêque de Milan et docteur de l’Église.

♦ Jeudi 17 juin

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 6, 7-15)

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Lorsque vous priez, ne rabâchez pas comme les païens : ils s’imaginent qu’à force de paroles ils seront exaucés. Ne les imitez donc pas, car votre Père sait de quoi vous avez besoin, avant même que vous l’ayez demandé. Vous donc, priez ainsi : Notre Père, qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour. Remets-nous nos dettes, comme nous-mêmes nous remettons leurs dettes à nos débiteurs. Et ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre-nous du Mal.
Car, si vous pardonnez aux hommes leurs fautes, votre Père céleste vous pardonnera aussi. Mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père non plus ne pardonnera pas vos fautes. »

Méditation : Abba, Père !

Frères bien-aimés, lorsque nous appelons Dieu notre Père, nous devons nous comporter en enfants de Dieu. Nous devons être comme les temples de Dieu (1 Corinthiens 3, 16), pour que les hommes puissent voir que Dieu habite en nous : nos actes ne doivent pas être indignes de l'Esprit. L'apôtre Paul a déclaré dans sa lettre : « Vous ne vous appartenez plus à vous-mêmes, car le Seigneur a payé le prix de votre rachat. Rendez donc gloire à Dieu dans votre corps. » (1 Corinthiens 6, 19).
Nous prions : « Prier au quotidien » Ce n'est pas parce que nous souhaitons que Dieu soit sanctifié par nos prières, mais parce que nous demandons au Seigneur que Dieu soit sanctifié en nous. Par qui Dieu pourrait-il être sanctifié, puisque c'est lui qui sanctifie ? Il a dit lui-même : « Soyez saints parce que je suis saint » (Lévitique 20, 26)
C'est pourquoi nous demandons instamment, puisque nous avons été sanctifiés par le baptême, de persévérer dans ce que nous avons commencé d'être. Et nous prions pour cela chaque jour.

Saint Cyprien (v. 200-258), évêque de Carthage et martyr.

♦ Mercredi 16 juin

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 6, 1-6. 16-18)

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Ce que vous faites pour devenir des justes, évitez de l’accomplir devant les hommes pour vous faire remarquer. Sinon, il n’y a pas de récompense pour vous auprès de votre Père qui est aux cieux. Ainsi, quand tu fais l’aumône, ne fais pas sonner la trompette devant toi, comme les hypocrites qui se donnent en spectacle dans les synagogues et dans les rues, pour obtenir la gloire qui vient des hommes. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense. Mais toi, quand tu fais l’aumône, que ta main gauche ignore ce que fait ta main droite, afin que ton aumône reste dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra.
Et quand vous priez, ne soyez pas comme les hypocrites : ils aiment à se tenir debout dans les synagogues et aux carrefours pour bien se montrer aux hommes quand ils prient. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense. Mais toi, quand tu pries, retire-toi dans ta pièce la plus retirée, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra.
Et quand vous jeûnez, ne prenez pas un air abattu, comme les hypocrites : ils prennent une mine défaite pour bien montrer aux hommes qu’ils jeûnent. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense. Mais toi, quand tu jeûnes, parfume-toi la tête et lave-toi le visage ; ainsi, ton jeûne ne sera pas connu des hommes, mais seulement de ton Père qui est présent au plus secret ; ton Père qui voit au plus secret te le rendra. »

Méditation : Ta lumière me nourrit !

Les Épicuriens, qui n'espèrent aucune autre vie au-delà du tombeau, tiennent ce langage : « Mangeons et buvons car nous mourrons demain » (1 Corinthiens 15, 32).
Mais les chrétiens, pour qui une autre vie, et une vie plus heureuse, doit commencer après la mort, doivent bien se garder de dire cela. Rappelez-vous, effectivement, cette vérité : « Nous mourrons demain », mais ajoutez : « Jeûnons et prions, car la mort peut venir demain ». Mais j'exige encore autre chose : que votre jeûne serve ) rassasier la faim du pauvre. Si vous ne pouvez pas jeûner, appliquez-vous d'autant plus à nourrir celui dont la faim apaisée vous obtiendra votre pardon.
Voici donc ce que les chrétiens doivent dire : « Jeûnons, prions, donnons aux pauvres, car nous mourrons demain »

Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone, docteur de l’Église.

♦ Mardi 15 juin

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 5, 43-48)

Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : « Vous avez appris qu'il a été dit : Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi. Eh bien moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent, afin d'être vraiment les fils de votre Père qui est dans les cieux ; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et tomber la pluie sur les justes et sur les injustes. Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense aurez-vous ? Les publicains eux-mêmes n'en font-ils pas autant ? Et si vous ne saluez que vos frères, que faites-vous d'extraordinaire ? Les païens eux-mêmes n'en font-ils pas autant ? Vous donc, soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait. »

Méditation : Seigneur, rempli mon cœur de la force de ton pardon

Nous, tous les frères, considérons attentivement ce que dit le Seigneur : « Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent » Notre Seigneur Jésus Christ, dont nous devons suivre les traces (1 Pierre 2, 21), a donné le nom d'ami à ceux qui le trahissaient (Matthieu 26, 50), et il s'est offert de son plein gré à ceux qui allaient le crucifier. Ils sont donc nos amis, tous ceux qui nous infligent injustement tribulations et angoisses, affronts et injures, douleurs et tourments, martyre et mort.
Nous devons les aimer beaucoup, car les coups qu'ils nous portent nous vaudront la vie éternelle.

Saint François d'Assise (v. 1182-1226), fondateur des frères mineurs.

♦ Lundi 14 juin

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 5, 38-42)

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Vous avez appris qu’il a été dit : Œil pour œil, et dent pour dent. Eh bien ! moi, je vous dis de ne pas riposter au méchant ; mais si quelqu’un te gifle sur la joue droite, tends-lui encore l’autre. Et si quelqu’un veut te poursuivre en justice et prendre ta tunique, laisse-lui encore ton manteau. Et si quelqu’un te réquisitionne pour faire mille pas, fais-en deux mille avec lui. À qui te demande, donne ; à qui veut t’emprunter, ne tourne pas le dos ! »

Méditation : Fais de moi un artisan de paix !

« Apprenez de moi que je suis doux et humble de cœur et vous trouverez du repos pour vos âmes » (Matthieu 11; 29). Voici que d'une seule parole, le Seigneur nous montre la racine et la cause de tous les maux, avec son remède, source de tous les biens. Il nous montre qu'il est impossible d'obtenir miséricorde sinon par l'humilité qui engendre l'obéissance et le salut des âmes : j'entends l'humilité véritable, non pas un abaissement tout en paroles et en attitudes, mais une disposition vraiment humble, dans l'intime du cœur et de l'esprit. « Je suis doux et humble de cœur »
Que celui qui veut trouver le vrai repos pour son âme apprenne donc l'humilité.

Dorothée de Gaza (v. 500-?), moine en Palestine.

♦ Dimanche 13 juin

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc (Mc 4, 26-34)

En ce temps là, parlant à la foule, Jésus disait : « Il en est du règne de Dieu comme d'un homme qui jette en terre la semence : nuit et jour, qu'il dorme ou qu'il se lève, la semence germe et grandit, il ne sait comment. D'elle-même, la terre produit d'abord l'herbe, puis l'épi, enfin du blé plein l'épi. Et dès que le blé est mûr, il y met la faucille, puisque  le temps de la moisson est arrivé. »  Il disait encore : « A quoi pouvons-nous comparer le règne de Dieu ? Par quelle parabole pouvons-nous le représenter ? Il est comme une graine de moutarde : quand on la sème en terre, elle est la plus petite de toutes les semences du monde. Mais quand on l'a semée, elle grandit et dépasse toutes les plantes potagères ; et elle étend de longues branches, si bien que les oiseaux du ciel peuvent faire leur nid à son ombre. »  
Par de nombreuses paraboles semblables, Jésus leur annonçait la Parole, dans la mesure où ils étaient capables de l'entendre. Il ne leur disait rien sans paraboles, mais il expliquait tout à ses disciples en particulier.

Méditation

Dans la première parabole,, le règne de Dieu est comparé « à la croissance mystérieuse de la semence » pour produire finalement une récolte, indépendamment des soins donnés par l’homme. Comme la semence, le Règne de Dieu fait irruption dans le champ du monde et se développe seul, grâce à sa propre force et selon des critères qui ne sont pas humainement déchiffrables. Parfois l’histoire, avec ses vicissitudes et ses protagonistes, semble aller dans le sens inverse des desseins du Père céleste qui veut pour tous ses fils la justice, la fraternité et la paix. Cependant, ces périodes doivent être vécues comme des saisons, en demeurant certains que le Règne de Dieu croît de manière mystérieuse et surprenante, révélant la puissance cachée de la petite semence, de sa vitalité victorieuse. Ainsi, il ne faut pas se laisser abattre dans les moments sombres et difficiles, mais rester ancrés en Dieu, à sa présence toujours salvatrice.
Dans la seconde parabole, « c’est une graine toute petite » qui a une croissance imprévisible et surprenante. Il faut faire attention aux petites et grandes occasions de faire le bien que le Seigneur nous offre, en nous laissant nous impliquer dans ses dynamismes d’amour, d’accueil et de miséricorde envers chacun. Prendre conscience du fait d’être des instruments petits et faibles dans les mains de Dieu permet d’accomplir de grandes choses.

♦ Samedi 12 juin : fête du Cœur immaculé de Marie

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (Lc 2, 41-51)

Chaque année, les parents de Jésus allaient à Jérusalem pour la fête de la Pâque. Quand il eut douze ans, ils firent le pèlerinage suivant la coutume. Comme ils s'en retournaient à la fin de la semaine, le jeune Jésus resta à Jérusalem sans que ses parents s'en aperçoivent. Pensant qu'il était avec leurs compagnons de route, ils firent une journée de chemin avant de le chercher parmi leurs parents et connaissances. Ne le trouvant pas, ils revinrent à Jérusalem en continuant à le chercher. C'est au bout de trois jours qu'ils le trouvèrent dans le Temple, assis au milieu des docteurs de la Loi : il les écoutait et leur posait des questions, et tous ceux qui l'entendaient s'extasiaient sur son intelligence et sur ses réponses. En le voyant, ses parents furent stupéfaits, et sa mère lui dit : « Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ? Vois comme nous avons souffert en te cherchant, ton père et moi ! » Il leur dit : « Comment se fait-il que vous m'ayez cherché ? Ne le saviez-vous pas ? C'est chez mon Père que je dois être. » Mais ils ne comprirent pas ce qu'il leur disait. Il descendit avec eux pour rentrer à Nazareth, et il leur était soumis. Sa mère gardait dans son cœur tous ces événements.

Méditation : Cœur immaculée, ouvre-moi au Cœur de ton Fils !

Heureuse Marie à qui il a été donné d'embrasser celui qui embrasse et nourrit toutes choses ! Heureuse celle qui a porté celui qui porte l'univers (Hébreux 1, 3), celle qui a allaité un Fils qui la fait vivre, un Fils qui la nourrit, elle et tous les êtres du monde (Psaume 144, 15). A son cou s'est suspendu celui qui est la Sagesse du Père, sur ses bras s'est assis celui qui met tout en mouvement.Il s'est reposé sur son sein maternel, celui qui est le repos des âmes (Matthieu 11, 29). Avec quelle douceur, il la renait de ses mains, la regardait tranquillement, lui que les anges désirent contempler (1 Pierre 1, 12), et l'appelait doucement, lui que tout être invoque dans le besoin.
Remplie de l'Esprit Saint elle le serrait sur son cœur ; elle ne se rassasiait pas de le voir ni de l'attendre, « Lui que tant de rois et de prophètes ont désiré voir et n'ont pas vu » (Luc 10, 24)
Marie grandissait ainsi de plus en plus dans l'amour, et son esprit s'attachait sans trêve à la contemplation divine.

Saint Amédée de Lausanne (v. 1109-1159), moine cistercien puis évêque.

♦ Vendredi 11 juin : solennité du Sacré-Cœur de Jésus

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (Jn 19, 31-37)

Jésus venait de mourir. Comme c’était le jour de la Préparation (c’est-à-dire le vendredi), il ne fallait pas laisser les corps en croix durant le sabbat, d’autant plus que ce sabbat était le grand jour de la Pâque. Aussi les Juifs demandèrent à Pilate qu’on enlève les corps après leur avoir brisé les jambes. Les soldats allèrent donc briser les jambes du premier, puis de l’autre homme crucifié avec Jésus. Quand ils arrivèrent à Jésus, voyant qu’il était déjà mort, ils ne lui brisèrent pas les jambes, mais un des soldats avec sa lance lui perça le côté ; et aussitôt, il en sortit du sang et de l’eau.
Celui qui a vu rend témoignage, et son témoignage est véridique ; et celui-là sait qu’il dit vrai afin que vous aussi, vous croyiez. Cela, en effet, arriva pour que s’accomplisse l’Écriture : Aucun de ses os ne sera brisé. Un autre passage de l’Écriture dit encore : Ils lèveront les yeux vers celui qu’ils ont transpercé.

Litanies du Sacré-Cœur de Jésus

Seigneur, ayez pitié de nous.
Jésus-Christ, ayez pitié de nous.
Seigneur, ayez pitié de nous.
Jésus-Christ, écoutez-nous.
Jésus-Christ, exaucez-nous.

Père céleste qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Dieu le Fils, Rédempteur du monde, ayez pitié de nous.
Esprit-Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Sainte Trinité, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

Cœur de Jésus, Fils du Père éternel, ayez pitié de nous.
Cœur de Jésus, formé par le Saint-Esprit dans le sein de la Vierge-Mère, ayez pitié de nous.
Cœur de Jésus, uni substantiellement au Verbe de Dieu, ayez pitié de nous.
Cœur de Jésus, souveraine Majesté, ayez pitié de nous.
Cœur de Jésus, Temple saint du Seigneur, ayez pitié de nous.
Cœur de Jésus, Tabernacle du Très-Haut, ayez pitié de nous.
Cœur de Jésus, Maison de Dieu et Porte du Ciel, ayez pitié dé nous.
Cœur de Jésus, Fournaise ardente de charité, ayez pitié de nous.
Cœur de Jésus, Sanctuaire de la justice et de l’amour, ayez pitié de nous.
Cœur de Jésus, plein d’amour et de bonté, ayez pitié de nous.
Cœur de jésus, Abîme de toutes les vertus, ayez pitié de nous.
Cœur de Jésus, très digne de toutes les louanges, ayez pitié de nous.
Cœur de Jésus, Roi et Centre de tous les cœurs, ayez pitié de nous.
Cœur de Jésus, dans lequel sont tous les trésors de la sagesse et de la science, ayez pitié de nous.
Cœur de Jésus, dans lequel réside toute la plénitude de la divinité, ayez pitié de nous.
Cœur de Jésus, Objet des complaisances du Pére céleste, ayez pitié de nous.
Cœur de Jésus, dont la plénitude se répand sur nous tous, ayez pitié de nous.
Cœur de Jésus, Désiré des collines éternelles, ayez pitié de nous.
Cœur de Jésus, patient et très miséricordieux, ayez pitié de nous.
Cœur de Jésus, libéral pour tous ceux qui Vous invoquent, ayez pitié de nous.
Cœur de Jésus, Source de vie et de sainteté, ayez pitié de nous.
Cœur de Jésus, Propitiation pour nos péchés, ayez pitié de nous.
Cœur de Jésus, rassasié d’opprobres, ayez pitié de nous.
Cœur de Jésus, broyé à cause de nos péchés, ayez pitié de nous.
Cœur de Jésus, obéissant jusqu’à la mort, ayez pitié de nous.
Cœur de Jésus, percé par la lance, ayez pitié de nous.
Cœur de Jésus, Source de toute consolation, ayez pitié de nous.
Cœur de Jésus, notre Vie et notre Résurrection, ayez pitié de nous.
Cœur de Jésus, notre Paix et notre Réconciliation, ayez pitié de nous.
Cœur de Jésus, Victime des pécheurs, ayez pitié de nous.
Cœur de Jésus, Salut de ceux qui espèrent en Vous, ayez pitié de nous.
Cœur de Jésus, Espérance de ceux qui meurent dans votre amour, ayez pitié de nous.
Cœur de Jésus, Délices de tous les Saints, ayez pitié de nous.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.
Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.
Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous.

V. Jésus, doux et humble de coeur.
R. Rendez notre cœur semblable au Vôtre.

PRIONS.

Dieu tout-puissant et éternel, regardez le Cœur de votre Fils bien-aimé; soyez attentif aux louanges et aux satisfactions qu’Il Vous rend au nom des pécheurs. Apaisé par ces divins hommages, pardonnez à ceux qui implorent votre miséricorde, au nom de ce même Jésus Christ, votre Fils, qui vit et règne avec Vous, en l’unité du Saint-Esprit, dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

♦ Jeudi 10 juin

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 5, 20-26)

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Je vous le dis : Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux.
Vous avez appris qu’il a été dit aux anciens : Tu ne commettras pas de meurtre, et si quelqu’un commet un meurtre, il devra passer en jugement. Eh bien ! moi, je vous dis : Tout homme qui se met en colère contre son frère devra passer en jugement. Si quelqu’un insulte son frère, il devra passer devant le tribunal. Si quelqu’un le traite de fou, il sera passible de la géhenne de feu. Donc, lorsque tu vas présenter ton offrande à l’autel, si, là, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi, laisse ton offrande, là, devant l’autel, va d’abord te réconcilier avec ton frère, et ensuite viens présenter ton offrande. Mets-toi vite d’accord avec ton adversaire pendant que tu es en chemin avec lui, pour éviter que ton adversaire ne te livre au juge, le juge au garde, et qu’on ne te jette en prison. Amen, je te le dis : tu n’en sortiras pas avant d’avoir payé jusqu’au dernier sou. »

Méditation : Ouvre mon cœur au pardon véritable

Vous savez ce que nous dirons à Dieu, avant d'en arriver à la communion : « Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés ». Préparez-vous intérieurement à pardonner, car ces paroles, vous allez les rencontrer dans la prière. Comment allez-vous les dire ? Peut-être ne les direz-vous pas ? Finalement, telle est bien ma question : direz-vous ces paroles, oui ou non ? Tu détestes ton frère et tu dis : « Pardonne-nous comme nous pardonnons » J'évite ces mots, diras-tu. Mais alors, est-ce-que tu pries ?
Faites bien attention, mes frères. Dans un instant, vous allez prier ; pardonner de tout votre cœur ! Tu veux faire un procès à ton ennemi ? Fais d'abord le procès de ton cœur. Dis à ce cœur : « Cesse de haïr » Tu n'arrives pas à te débarrasser de la haine ? Espère en Dieu, c'est le médecin. Regarde ton Dieu sur sa croix : c'est pour toi qu'il souffre, pour que son sang devienne ton remède. Tu veux te venger ? Regarde le Christ pendu sur la croix, écoute-le prier : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu'ils font » (Luc 23, 34)

Saint Césaire d'Arles (470-543), moine et évêque.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 5, 17-19)

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Ne pensez pas que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes : je ne suis pas venu abolir, mais accomplir. Amen, je vous le dis : Avant que le ciel et la terre disparaissent, pas un seul iota, pas un seul trait ne disparaîtra de la Loi jusqu’à ce que tout se réalise. Donc, celui qui rejettera un seul de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire ainsi, sera déclaré le plus petit dans le royaume des Cieux. Mais celui qui les observera et les enseignera, celui-là sera déclaré grand dans le royaume des Cieux. »

Méditation : Ta parole est la lumière de mes pas.

« Je ne suis pas venu abolir la Loi, mais l'accomplir »  En ce temps-là, en effet, le Seigneur a exercé son pouvoir pour accomplir en sa personne tous les mystère que la Loi annonçait à son sujet. Car dans sa Passion, il a mené à terme toutes les prophéties. Lorsqu'on lui a offert, selon la prophétie du bienheureux David (Psaume 68, 22), une éponge imbibée de vinaigre pour camer sa soif, il l'a acceptée en disant : « Tout est accompli » Puis, inclinant la tête, il a remis l'Esprit (Jean 19, 30)
Il a non seulement réalisé personnellement tout ce qu'il a dit,  mais il nous a encore confié ses commandements, afin que nous les mettions en pratique. Alors que les anciens n'avaient pas pu observer les commandements les plus élémentaires de la Loi (Actes des apôtres 15, 10), il nous a prescrit de garder les plus difficiles, par le moyen de la grâce et de la puissance qui viennent de la Croix.

Épiphane de Bénévent (5e-6e siècle), évêque.

♦ Mardi 8 juin

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 5, 13-16)

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Vous êtes le sel de la terre. Mais si le sel devient fade, comment lui rendre de la saveur ? Il ne vaut plus rien : on le jette dehors et il est piétiné par les gens.
Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée. Et l’on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau ; on la met sur le lampadaire, et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison. De même, que votre lumière brille devant les hommes : alors, voyant ce que vous faites de bien, ils rendront gloire à votre Père qui est aux cieux. »

Méditation : Donne-nous de porter partout ta Bonne Nouvelle

Remplir le monde de lumière, être sel et lumière : c'est ainsi que le Seigneur a décrit la mission de ses disciples. Porter jusqu'aux derniers confins de la terre la Bonne Nouvelle de l'amour de Dieu. C'est à cela que tous les chrétiens doivent consacrer leur vie, d'une manière ou d'une autre. J'irai plus loin.  Nous devons être consumés par le désir de ne pas demeurer seuls, nous devons encourager les autres à contribuer à cette mission divine d'apporter joie et paix au cœur des hommes. « Dans la mesure où vous progresserez vous-mêmes, écrit saint Grégoire le Grand, attirez les autres à vous ; ayez ce désir d'avoir des compagnons sur votre chemin vers le Seigneur »
Nous les hommes, nous sommes exposés à nous laisser envahir par le sommeil de l'égoïsme et de la superficialité, à laisser notre cœur se disperser en mille expériences éphémères, à esquiver la recherche du véritable sens des réalités terrestres. Il faut donc réveiller ceux qui ont pu sombrer dans ce mauvais sommeil...
La vie n'est pas un jeu, mais un trésor divin à faire fructifier. Le Christ nous presse : chacun de vous doit être non seulement apôtre, mais apôtre d'apôtres, qui entraîne les autres, qui les incite à faire connaître Jésus Christ eux aussi.

D'après saint Josémaria Escriva de Balaguer (1902-1975), prêtre.

♦ Lundi 7 juin

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 5, 1-12)

En ce temps-là, voyant les foules, Jésus gravit la montagne. Il s’assit, et ses disciples s’approchèrent de lui. Alors, ouvrant la bouche, il les enseignait.
Il disait : « Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des Cieux est à eux. Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés. Heureux les doux, car ils recevront la terre en héritage. Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés. Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde. Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu. Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu. Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des Cieux est à eux. Heureux êtes-vous si l’on vous insulte, si l’on vous persécute et si l’on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi. Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse, car votre récompense est grande dans les cieux ! C’est ainsi qu’on a persécuté les prophètes qui vous ont précédés. »

Méditation : Donne-moi un coeur doux et humble, semblable au tien

Il est possible à l'homme d'imiter Dieu. Comment ? La « Pauvreté en esprit » me semble désigner l'humilté. L'apôtre Paul nous donne en exemple la pauvreté de Dieu, « qui pour nous s'est fait pauvre, de riche qu'il était,pour nous faire partager sa richesse par sa pauvreté » (2 Corinthiens 8, 9). Tout ce que nous pouvons percevoir par ailleurs de la nature divine dépasse les limites de notre condition, mais l'humilité nous est possible ; nous la partageons avec tous ceux qui vivent sur terre, façonnés de la glaise à laquelle ils retournent (Genèse 2, 7 ; 3, 19).
Si donc tu imites Dieuen ce qui est conforme à ta nature et ne dépasse pas tes ressources, tu revêts comme un vêtement la  forme bienheureuse de Dieu.

Saint Grégoire de Nysse (v. 335-395), moine et évêque.

♦ Dimanche 6 juin : solennité du très Saint-Sacrement

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc (Mc 14, 12-16. 22-26)

Le premier jour de la fête des pains sans levain, où l’on immolait l’agneau pascal, les disciples de Jésus lui disent : « Où veux-tu que nous allions faire les préparatifs pour que tu manges la Pâque ? »
Il envoie deux de ses disciples en leur disant : « Allez à la ville ; un homme portant une cruche d’eau viendra à votre rencontre. Suivez-le, et là où il entrera, dites au propriétaire : “Le Maître te fait dire : Où est la salle où je pourrai manger la Pâque avec mes disciples ?” Il vous indiquera, à l’étage, une grande pièce aménagée et prête pour un repas. Faites-y pour nous les préparatifs. » Les disciples partirent, allèrent à la ville ; ils trouvèrent tout comme Jésus leur avait dit, et ils préparèrent la Pâque. Pendant le repas, Jésus, ayant pris du pain et prononcé la bénédiction, le rompit, le leur donna, et dit : « Prenez, ceci est mon corps. » Puis, ayant pris une coupe et ayant rendu grâce, il la leur donna, et ils en burent tous. Et il leur dit : « Ceci est mon sang, le sang de l’Alliance, versé pour la multitude. Amen, je vous le dis : je ne boirai plus du fruit de la vigne, jusqu’au jour où je le boirai, nouveau, dans le royaume de Dieu. »
Après avoir chanté les psaumes, ils partirent pour le mont des Oliviers.

Méditation : Institution de l’Eucharistie

Dieu sait combien est fragile notre mémoire, et pour nous il a accompli une chose inouïe : il nous a laissé un mémorial. Il ne nous a pas laissé seulement des paroles, parce qu’il est facile d’oublier ce qu’on lit. Il ne nous a pas laissé seulement des signes, parce qu’on peut oublier aussi ce qu’on voit. Il nous a donné une Nourriture, et il est difficile d’oublier sa saveur. Il nous a laissé un Pain dans lequel il est là, vivant et vrai, avec toute la saveur de son amour. En le recevant, nous pouvons dire : « C’est le Seigneur, il se souvient de moi ! » C’est pourquoi Jésus nous a demandé : « Faites cela en mémoire de moi » (1 Corinthiens 11, 24).
Faites : l’Eucharistie n’est pas un simple souvenir, c’est un fait, c’est la Pâque du Seigneur qui revit pour nous. Dans la Messe, la mort et la résurrection de Jésus sont devant nous. Faites cela en mémoire de moi : réunissez-vous et comme communauté, comme peuple, comme famille, célébrez l’Eucharistie pour vous rappeler de moi.
Nous ne pouvons pas nous en passer, c’est le mémorial de Dieu. Et il guérit notre mémoire blessée. Jésus dans l’Eucharistie se fait proche de nous : ne laissons pas seul celui qui nous est proche !

Pape François.

♦ Samedi 5 juin

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc (Mc 12, 38-44)

En ce temps-là, dans son enseignement, Jésus disait : « Méfiez-vous des scribes, qui tiennent à se promener en vêtements d’apparat et qui aiment les salutations sur les places publiques, les sièges d’honneur dans les synagogues, et les places d’honneur dans les dîners. Ils dévorent les biens des veuves et, pour l’apparence, ils font de longues prières : ils seront d’autant plus sévèrement jugés. »
Jésus s’était assis dans le Temple en face de la salle du trésor, et regardait comment la foule y mettait de l’argent. Beaucoup de riches y mettaient de grosses sommes. Une pauvre veuve s’avança et mit deux petites pièces de monnaie. Jésus appela ses disciples et leur déclara : « Amen, je vous le dis : cette pauvre veuve a mis dans le Trésor plus que tous les autres. Car tous, ils ont pris sur leur superflu, mais elle, elle a pris sur son indigence : elle a mis tout ce qu’elle possédait, tout ce qu’elle avait pour vivre. »

Méditation : Loué sois-tu, Seigneur !

Il faut donner ce qui vous coûte quelque chose.Il ne suffit pas de donner seulement ce dont vous pouvez vous passer, mais aussi ce dont vous ne pouvez ni ne voulez vous passer. Votre don deviendra alors un sacrifice aux yeux de Dieu... C'est ce que j'appelle l'amour en action.
Un jour un mendiant est venu vers moi et m'a dit : « Mère Teresa, tout le monde te fait des dons ; moi aussi, je veux te donner quelque chose. Aujourd'hui, je n'ai reçu que 29 centimes pour toute la journée et je veux te les donner » J'ai réfléchi un moment : si je prends ces 29 centimes, il risque de n'avoir rien à manger ce soir, et si je ne les prends pas, je lui ferai de la peine. Alors j'ai tendu les mains et j'ai pris l'argent. Jamais sur aucun visage, je n'ai vu autant de joie que sur celui de cet homme lui aussi, un mendiant, il a pu faire un don ! C'était un énorme sacrifice pour ce pauvre qui avait mendié toute la journée au soleil... Mais c'était merveilleux aussi : je ne pouvais rien faire avec cette somme, mais puisqu’il y a renoncé et que moi j'ai accepté, ces piécettes devenaient une fortune parce qu'elles étaient données avec tant d'amour.

D'après sainte Teresa de Calcutta (1910-1997), fondatrice des Sœurs missionnaires de la Charité.

♦ Vendredi 4 juin

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc (Mc 12, 35-37)

En ce temps-là, quand Jésus enseignait dans le Temple, il déclarait : « Comment les scribes peuvent-ils dire que le Messie est le fils de David ? David lui-même a dit, inspiré par l’Esprit Saint : Le Seigneur a dit à mon Seigneur : “Siège à ma droite jusqu’à ce que j’aie placé tes ennemis sous tes pieds !” David lui-même le nomme Seigneur. D’où vient alors qu’il est son fils ? » Et la foule nombreuse l’écoutait avec plaisir.

Méditation : Seigneur, roi des cieux, je viens à toi !

Qui est semblable à toi, mon Seigneur Jésus Christ, mon doux amour, très haut et immense, et qui regarde les choses les plus humbles ? Qui est semblable à toi parmi les puissants, Seigneur, toi qui choisit les choses les plus faibles dans le monde ? Qui est tel que toi, qui as formé le ciel et la terre, et veux pourtant trouver tes délices parmi les enfants des hommes ? Quelle est ta grandeur, ô Roi des rois et Seigneur des seigneurs, toi qui commandes aux astres et approche ton cœur de l'homme ? Qui es-tu, toi qui tiens dans ta droite les richesses et la gloire ? Ô amour, jusqu'où inclines-tu ta majesté ? Amour, où conduis-tout la source de la sagesse ? Assurément, jusqu'à l'abîme de la misère...
« Venez, venez, venez » : je viens, je viens, je viens à toi, Jésus très aimant, toi que j'ai aimé, que j'ai recherché, que j'ai désiré. A cause de ta douceur, de ta compassion et de ta charité, t'aimant de tout mon cœur, de toute mon âme, de toute ma force, je me rends à ton appel.

Sainte Grtrude d'Helfta (1256-v. 1302), moniale bénédictine.

♦ Jeudi 3 juin

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc (Mc 12, 28b-34)

En ce temps-là, un scribe s’avança pour demander à Jésus : « Quel est le premier de tous les commandements ? » Jésus lui fit cette réponse : « Voici le premier : Écoute, Israël : le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force. Et voici le second : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là. » Le scribe reprit : « Fort bien, Maître, tu as dit vrai : Dieu est l’Unique et il n’y en a pas d’autre que lui. L’aimer de tout son cœur, de toute son intelligence, de toute sa force, et aimer son prochain comme soi-même, vaut mieux que toute offrande d’holocaustes et de sacrifices. » Jésus, voyant qu’il avait fait une remarque judicieuse, lui dit : « Tu n’es pas loin du royaume de Dieu. » Et personne n’osait plus l’interroger.

Méditation : Mon Seigneur et mon Dieu !

Les grands de ce monde se font gloire de posséder des royaumes et des richesses. Jésus Christ trouve tout son bonheur à régner sur nos cœurs ; c'est la souveraineté qu'il convoite et qu'il a décidé de conquérir par sa mort sur la croix.
Hâtons-nous donc de consacrer tout  l'amour de notre cœur à ce Dieu qui, pour l'obtenir, a sacrifié son sang, sa vie, tout lui-même. « Si tu savais le don de Dieu, disait Jésus à la Samaritaine, et qui est celui qui te dit : "Donne-moi à boire" » (Jean 4, 10). C'est-à-dire : si tu savais la grandeur de la grâce que tu reçois de Dieu ! Oh, si l'âme comprenait quelle grâce extraordinaire Dieu lui fait quand il réclame son amour en ces termes : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu »
Un sujet qui entendrait son prince lui dire : « aime-moi  », ne serait-il^pas captivé par cette invitation ? Et Dieu ne réussirait pas à gagner notre cœur, alors qu'il nous le demande avec tant de bonté : « Mon fils, donne-moi ton cœur » (Proverbes 23, 26) ? Mais ce cœur, Dieu ne le veut pas à moitié ; il le veut tout entier, sans réserve ; c'est son précepte : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur »

D'après saint Alphonse-Marie de Liguori (1696-1787), évêque et docteur de l’Église.

♦ Mercredi 2 juin

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc (Mc 12, 18-27)

En ce temps-là, des sadducéens – ceux qui affirment qu’il n’y a pas de résurrection – vinrent trouver Jésus. Ils l’interrogeaient : « Maître, Moïse nous a prescrit : Si un homme a un frère qui meurt en laissant une femme, mais aucun enfant, il doit épouser la veuve pour susciter une descendance à son frère. Il y avait sept frères ; le premier se maria, et mourut sans laisser de descendance. Le deuxième épousa la veuve, et mourut sans laisser de descendance. Le troisième pareillement. Et aucun des sept ne laissa de descendance. Et en dernier, après eux tous, la femme mourut aussi. À la résurrection, quand ils ressusciteront, duquel d’entre eux sera-t-elle l’épouse, puisque les sept l’ont eue pour épouse ? » Jésus leur dit : « N’êtes-vous pas en train de vous égarer, en méconnaissant les Écritures et la puissance de Dieu ? Lorsqu’on ressuscite d’entre les morts, on ne prend ni femme ni mari, mais on est comme les anges dans les cieux. Et sur le fait que les morts ressuscitent, n’avez-vous pas lu dans le livre de Moïse, au récit du buisson ardent, comment Dieu lui a dit : Moi, je suis le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, le Dieu de Jacob ? Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants. Vous vous égarez complètement. »

Méditation : Tu es la Résurrection et la Vie !

« Avec lui, il nous a ressuscités ; avec lui, il nous a faite régner aux cieux, dans le Christ Jésus » (Éphésiens 2, 6). Nous atteindrons à la pleine réalisation de cette promesse lorsque viendra le temps fixé par le Père, lorsque nous serons parvenus « à l'état d'homme parfait » (Éphésiens 4, 13). Car le Père éternel a voulu que le don qu'il nous a fait demeure ferme. L'apôtre Paul l'a déclaré, car il le savait bien, cela arrivera à tout le genre humain, par le Christ, qui « transformera nos pauvres corps à l'image de son corps glorieux » (Philippiens 3, 21). Le corps glorieux du Christ n'est pas différent du corps « semé dans la faiblesse, sans valeur » (1 Corinthiens 15, 43) ; c'est le même corps changé en gloire. Et ce que le Christ a réalisé en amenant au Père sa propre humanité, premier exemple de notre nature,  il le fera pour toute l'humanité selon sa promesse : « Quand j'aurai été élevé de terre, j'attirerai à moi tous les hommes » (Jean 12, 32)

Saint Anastase d'Antioche (?-599), moine puis patriarche d'Antioche.

♦ Mardi 1er juin

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc (Mc 12, 13-17)

En ce temps-là, on envoya à Jésus des pharisiens et des partisans d’Hérode pour lui tendre un piège en le faisant parler, et ceux-ci vinrent lui dire : « Maître, nous le savons : tu es toujours vrai ; tu ne te laisses influencer par personne, car ce n’est pas selon l’apparence que tu considères les gens, mais tu enseignes le chemin de Dieu selon la vérité. Est-il permis, oui ou non, de payer l’impôt à César, l’empereur ? Devons-nous payer, oui ou non ? » Mais lui, sachant leur hypocrisie, leur dit : « Pourquoi voulez-vous me mettre à l’épreuve ? Faites-moi voir une pièce d’argent. » Ils en apportèrent une, et Jésus leur dit : « Cette effigie et cette inscription, de qui sont-elles ? – De César », répondent-ils. Jésus leur dit : « Ce qui est à César, rendez-le à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. » Et ils étaient remplis d’étonnement à son sujet.

Méditation : Renouvelle en moi ton Esprit !

Moïse a écrit dans la loi : « Dieu fit l(homme à son image et à sa ressemblance » (Genèse 1, 26). Considérez l'importance de cette parole. Dieu, le tout-puissant, en façonnant l'homme avec de la glaise, l'a ennobli de l'image de sa propre grandeur. Quoi de commun entre l'homme et Dieu, entre la glaise et l'esprit ? Car « Dieu est esprit » (Jean 4, 24). C'est donc une grande marque d'estime pour l'homme que Dieu lui ait fait le don de l'image de son éternité et de la ressemblance de sa propre vie. La grandeur de l'homme, c'est sa ressemblance avec Dieu, pourvu qu'il la garde. [...]
Aimer Dieu, c'est donc renouveler en nous son image. Or celui qui aime Dieu garde ses commandements. A nous donc de refléter pour notre Dieu, l'image inviolée de sa sainteté, car il est saint et il a dit : « Soyez saint comme je suis saint » (Lévitique 11, 45) ; avec amour, car il est amour, et Jean a dit : « Dieu est amour » (1 Jean 4, 8) ; avec tendresse et en vérité, car Dieu est bon et vrai.
Ne soyons pas les peintres d'une image étrangère... Et pour que nous n'introduisions pas en nous l'image de l'orgueil, laissons le Christ peindre en nous son image.

Saint Colomban (v. 540-615), moine, fondateur de monastères.



 

 Merci au CFRT et à KTO pour leurs célébrations et leurs documentaires de qualité

Dimanche 19 septembre : 28ème dimanche du temps ordinaire

♦ Avec le CFRT/Le Jour du Seigneur

10h30 : Magazine « Qu’est-ce qui donne sens au patrimoine religieux ? »
Le patrimoine religieux est en danger. La question se pose aujourd’hui de son coût et du financement de son entretien. Quelles sont les initiatives qui apportent un début de réponse ? L’église musée, l’église salle de spectacle, l’église salle d’exposition… Quels sont nouveaux usages de ces différents lieux de culte ? Pour en parler, David Milliat reçoit frère Charles Desjobert, dominicain et architecte du patrimoine. Il a participé notamment à l’étude de la réfection de la charpente de Notre-Dame de Paris.
Des reportages dans l’émission illustrent des actions en France pour redonner vie à certaines églises comme l’association « Eglises ouvertes » dans le Nord qui se mobilise pour animer des visites.

Documentaire seul

(vidéo d si parution seul)

11h : Messe célébrée en direct de l’église Saint-Pierre-le-Vieux à Strasbourg (Bas-Rhin)

Située dans le centre historique de Strasbourg, cette église a la particularité d’avoir deux parties. En réponse à la réalité œcuménique historique de ce territoire, une partie est dédiée au culte catholique et l’autre au culte protestant. En 2012, cet édifice religieux a vécu un évènement symbolique fort : le mur qui les séparait a été percé et une porte a été installée pour favoriser la relation entre les deux communautés. Cette église possède des vestiges datant de l’époque mérovingienne et de nombreuses œuvres d’art.
Prédicateur : P. Edouard Roblot, prêtre du diocèse de Nantes
Président : P. Étienne Uberall, curé

Documentaire et célébration

Texte de l'homélie : « Être le premier, une révolution chrétienne »

Méditation pendant la communion : Jésus nous invite à cheminer à ses côtés, le côtoyer afin de nous laisser façonner par son amour, pour devenir relais de sa miséricorde. Ce chemin nous mène d'un patrimoine figé à un patrimoine vivant. En ces journées du patrimoine, devenons des pierres, pas celles qui forment ce bâtiment, qui soutiennent sa structure, mais celles vivantes qui constituent l’Église universelle.
L'invitation du Christ à son apôtre : « Tu es pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Église » résonne en nous ce matin comme un appel à nous mettre en mouvement autour de la pierre angulaire qu'est le Christ. Soyons prêts à faire rayonner son amour, à sortir de nos habitudes, de nos bâtiments, de nos conforts pour devenir des serviteurs prêts à édifier sa maison, un édifice en construction duquel nul n'est rejeté.
Ces pierres que nous sommes avec leurs imperfections, leurs aspérités, leurs fêlures qui laissent passer la lumière, possèdent chacune une place unique, une place réservée, une place aimée, pour faire de nous des pierres lumineuses sur les chemins du monde.

Mot de l'envoi : Pour être premier dans le Royaume, il faut suivre le Christ qui s'est fait le dernier de tous et le serviteur de tous. Je vous invite à regarder tous ceux que vous rencontrerez comme des frères et des sœurs à aimer, nous serons ainsi, comme dans un chant, un peuple de lumière baptisé pour témoigner.

11h55 : Parole inattendue
André Manoukian, auteur-compositeur, est l’invité du jour. Une série en partenariat avec la radio RCF.

(vidéo dès parution)

♦ Avec KTO

10h : messe à Lourdes

(vidéo l)

Midi : Angélus à Rome

(vidéo a)

15h30 : chapelet à Lourdes

(vidéo)

 

Dimanche 12 septembre : 24ème dimanche du temps ordinaire

♦ Avec le CFRT/Le Jour du Seigneur

10h30 : Magazine
Dans ce magazine, David Milliat reçoit le lauréat de cette quatrième édition qui a été révélé à la presse le mardi 7 septembre. Quelle que soit la forme de l’écriture, Le Prix de la liberté intérieure récompense un livre (essai, récit, biographie ou fiction) qui aide à croire, penser et vivre librement. Cette année, c’est l’écrivain et journaliste Charles Wright, dont l’ouvrage Le chemin des estives (Flammarion) a été salué par le jury.
« Cette sélection donne des clés de compréhension aux lecteurs de ce qui cherche à naître, à émerger et à se révéler, dans ce monde comme en nous-mêmes. Entre le témoignage, l’essai, le roman ou la spiritualité du quotidien, nous avons plusieurs chemins qui mènent tous à la liberté intérieure. » Fr. Thierry Hubert, producteur du CFRT/Jour du Seigneur et membre du comité de sélection des livres.
Partenaires 2021 : RCF, Ouest-France et le réseau de libraires La Procure

Documentaire seul

(vidéo dès parution)

11h : Messe
En direct du couvent de l’Annonciade à Thiais (Val de Marne)
Fondé en 1502, l’ordre des Annonciades s’installe au monastère de Thais en 1926. La communauté des sœurs puise ses règles de vie dans les dix vertus de la Vierge Marie. La messe est célébrée avec la communauté des sœurs dans la toute nouvelle chapelle inaugurée à la fin de 2019.
Président et prédicateur : P. Thierry Hubert, dominicain

 
La Parole de Dieu a été mise au pied de Marie pour lui être confiée

Documentaire et célébration



Texte de l'homélie : « Pour vous, qui suis-je ? »

11h55 : Parole inattendue
Angélique Kidjo, chanteuse et figure incontournable de la scène musicale internationale sera l’invitée du jour. Une série en partenariat avec la radio RCF.

(vidéo p dès parution)

♦ Avec KTO

Une programmation particulière en raison de la visite du pape François à Budapest puis en Slovaquie.

10h : Accueil du pape à Budapest en Hongrie « La foi n'est pas un combat culturel »

Messe de clôture du 52e Congrès Eucharistique international à Budapest

Angélus à Budapest

L'après-midi : rencontre œcuménique à l'arrivée du pape à Bratislava en Slovaquie

18h30 : messe à Saint-Germain-l'Auxérois

Dimanche 5 septembre : 23ème dimanche du temps ordinaire

♦ Avec le CFRT/Le Jour du Seigneur

09h45 : Messe
En direct de l’église du Très-Saint-Sacrement à Metz (Moselle)
En lien avec le terroir local, la messe mettra Saint-Fiacre à l’honneur (saint honoré par les jardiniers et les maraîchers). Elle sera célébrée avec les maraîchers du quartier de cette paroisse qui, chaque premier dimanche de septembre, dans l’église du Très- Saint-Sacrement, garnissent l’autel de légumes et de fleurs qui seront ensuite offerts à une œuvre caritative.
Président : P. Bernard Bellanza, curé
Prédicateur :
P. Yves Combeau, dominicain

Les légumes o ensuite été offerts aux Restaurants du Cœur

Un pied d'autel décoré en l'honneur de Saint Fiacre grâce aux maraîchers locaux

 

Célébration

Texte de l'homélie : Dieu a choisi les pauvres !

10h40 : Série Les piliers de Notre-Dame
Pour le neuvième épisode, nous allons à la rencontre d’Olivier Baumgartner, dinandier-ornemaniste. Un métier qui a presque disparu… Pour Olivier Bâumgartner, la restauration des statues de la flèche était une aubaine inespérée. Surtout quand on sait qu’elles ont été descendues quelques jours avant l’incendie…L’artisan est en charge de la restauration de ces statues de cuivre dans les ateliers de la SOCRA à Périgueux

♦ Avec KTO

10h : messe à Lourdes

Midi : Angélus depuis Rome

15h30 : chapelet à Lourdes

18h30 : messe à Saint-Germain-l'Auxérois

Dimanche 29 août : 22ème dimanche du temps ordinaire

♦ Avec le CFRT/Le Jour du Seigneur

10h00 : Documentaire œcuménique

La foi de nos campagnes, d’Emmanuel Querry
Fermeture des services de proximité, baisse de la fréquentation des lieux de culte, crises des vocations… Ces problématiques concourent à la désertification des campagnes et accentuent le désert spirituel. Conscients de ce fléau, des chrétiens protestants et catholiques s’engagent sur leur territoire. À la manière d’un road movie, le film accompagne plusieurs habitants de la France rurale dans sa diversité géographique et sociologique. Un documentaire teinté d’espérance qui montre des petites graines, semées ici ou là, pour apporter un nouveau souffle fraternel et spirituel dans nos campagnes.

Documentaire seul

11h00 : Messe

En direct de l’église Notre-Dame-de-l’Assomption à Vouvant (Vendée)
La messe sera célébrée dans un cadre patrimonial exceptionnel. L’église romane du beau village vendéen de Vouvant est classée monument historique. Elle se distingue par son impressionnant portail nord et ses sculptures monumentales. Un tout nouvel orgue vient d’être inauguré.
Président : P. Michel Grolleau, curé
Prédicateur : P. Denis Ledogar, assomptionniste

Documentaire et célébration

Texte de l'homélie

« Frère, sœur, ami, ce qui est premier,
ce n’est pas l’accomplissement des routines religieuses,
mais la pratique effective de l’amour...
Frères, sœurs, amis, Dieu t'appelle à être à l'heure
à l'heure de l'Amour »

11h50 : Série Les piliers de Notre-Dame
Pour le huitième épisode, nous allons à la rencontre d’Yves Macel, charpentier, qui participe actuellement au « dernier grand chantier de sa vie ». Chargé de consolider les voûtes et la charpente de Notre-Dame, il a pénétré l’enceinte de la cathédrale dès le lendemain de l’incendie. A la veille de sa retraite, il s’estime « chanceux » de terminer sa riche carrière ainsi.

♦ Avec KTO

10h : messe à Lourdes

Midi : Angélus à Rome

15h30 : Chapelet à Lourdes

18h30 : messe à Saint-Germain-l'Auxérois

Dimanche 22 août : 21ème dimanche du temps ordinaire

♦ Avec le CFRT/Le Jour du Seigneur

10h30 : documentaire collection Lancer des ponts
La vie religieuse des ponts au Moyen Âge de Marie Viloin
Ingénieur des Ponts et Chaussés, Jean Mesqui transmet sa passion pour les ponts, leur beauté, leur histoire. Erigés pour assurer le passage des biens et des personnes en toute sécurité, ils ont aussi été construits à des fins religieuses pour permettre notamment aux pèlerins de marcher vers Compostelle. Le pont d’Avignon, le pont Saint-Chély d’Aubrac ou encore le Pont Saint-Esprit dans le Gard… Ces ouvrages romains et médiévaux représentent un trait d’union entre les hommes. Une pérégrination sur les chemins et les routes de France à la découverte d’une histoire sacrée, religieuse et humaine.

Documentaire seul

10h55 : Les chroniques littéraires de Constance
Constance de Bonnaventure présente un livre sélectionné par le jury du Prix de la liberté intérieure 2021 porté par Le Jour du Seigneur : Là où la caravane passe de Céline Laurens chez Albin Michel.

11h : Messe À ciel ouvert (car une tornade a détruit la chapelle quelques semaines avant, mais la Vierge est restée intacte)
En direct et en plein air au sanctuaire Notre-Dame de Beauraing (Diocèse de Namur en Belgique)
Proche de la frontière française, la petite ville belge de Beauraing est devenue un lieu de pèlerinage. Le sanctuaire de Notre-Dame au cœur d’or est construit sur le site des apparitions de la Vierge Marie à des enfants du village dans les années 1930.
Président et prédicateur : Mgr Eric de Moulins-Beaufort, évêque de Reims et président de la Conférence des évêques de France

 

Documentaire et célébration

Texte de l'homélie

11h50 Série Les piliers de Notre-Dame
Épisode 7 : Chimiste, Claudine Loisel
a fait sienne la devise "Bien comprendre pour bien conserver". Scientifique, elle est venue aux vitraux par l'émerveillement qu'ils suscitaient en elle. Conserver et restaurer ceux de Notre-Dame : un métier fascinant qui donne du sens à la vie.
Claudine Loisel : Laboratoire de Recherches des Monuments Historiques (LRMH), spécialiste des vitraux. Elle grimpe les échafaudages pour ausculter à la loupe les vitraux de Notre-Dame. Tous seront déposés et emmenés au LRMH pour une expertise où nous la suivrons dans son laboratoire.

  

♦ Avec KTO

10h : messe à Lourdes

Midi : Angélus

15h30 : chapelet à Lourdes

18h30 : Messe à Saint-Germain-l'Auxérois

Dimanche 15 août : solennité de l'Assomption de la Vierge Marie

♦ Avec le CFRT/Le Jour du Seigneur

10h30 : documentaire collection Lancer des ponts
Sœur Catherine, la solitude de l’ermite, de Marie Viloin
C’est dans un cabanon à 1600 mètres d’altitude accessible uniquement à pied, sans confort, ni eau ni électricité, que vit Sœur Catherine. Il y a vingt-cinq ans, elle a choisi cette vie d’ermitage. Elle n’a alors qu’une trentaine d’années lorsque Dieu, qui lui est étranger, lui manifeste sa présence jusqu’à l’amener à choisir de vivre dans un paysage sauvage en haut d’une montagne, dans la solitude et la prière. Comment une vie hors du monde peut-elle participer de cette relation qu’elle découvre à peine ? Et inversement, comment une vie de solitude peut-elle être nourrie sans l’autre mais avec l’Autre ? « Ma vie ici me prépare à la rencontre avec Dieu, après la mort. » De cette vocation très personnelle se dégage une dimension plus universelle, la relation à tisser avec Dieu au quotidien.

« Habiter au creux du Rocher, c'est habiter au creux de l'amour de Dieu »

Documentaire seul

10h55 : Les chroniques littéraires de Constance
Constance de Bonnaventure présente un livre sélectionné par le jury du Prix de la liberté intérieure 2021 porté par Le Jour du Seigneur : Le chemin des estives de Charles Wright aux éditions Flammarion.

11h : Messe
En eurovision et en direct de la basilique Notre-Dame Reine d’Irlande à Knock (Irlande)

Destination de pèlerinage la plus visitée d’Irlande, ce sanctuaire marial international fut le lieu d’une apparition silencieuse de la Vierge avec saint Joseph et saint Jean l’Évangéliste, face à un autel surmonté d’un agneau et d’une croix. Le 19 mars 2021, Sa Sainteté le Pape François, à travers le Conseil pontifical pour la promotion de la nouvelle évangélisation, a officiellement reconnu Knock comme sanctuaire eucharistique et marial international.
Président et prédicateur :
P. Richard Gibbons, recteur du sanctuaire.

Un grand sanctuaire moderne où Marie occupe la première place avec cet immense tableau,
derrière l'autel, qui rappelle l'apparition de Marie, Joseph et saint Jean, l'évangéliste.

Un chœur féminin irlandais a assuré l'animation

Documentaire et célébration


Chant et prière à Marie

Texte de l'homélie

Un extrait de l'homélie : « ... Un exemple de maintien de cet espoir ici en Irlande est l'histoire d'une dame de 107 ans appelée Nancy Stewart. Elle a écrit une lettre à la population, lors du dernier lockdown. Cette lettre est devenue virale dans les médias de notre pays. Nancy est née en 1913 et a vécu ce que le 20e siècle pouvait offrir de pire aux personnes de son âge : la première guerre mondiale, la grippe espagnole, la guerre d'indépendance irlandaise et la guerre civile, la dépression économique mondiale des années 30, la deuxième guerre mondiale, la guerre froide, etc.
En dépit de ce catalogue d'horreurs, Nancy fait référence à la pandémie et nous dit de ne pas perdre courage. Elle dit que même si elle a 107 ans, elle se sent aussi jeune que 50 ans ! Son optimisme sain, nous dit-elle, est dû au contact avec la famille et les amis, à la prière du rosaire, à la messe télévisée… et au thé ..... ! Rien de tel qu'une tasse de thé, une discussion et un fou rire. Si Nancy vivait sur le continent, je ne doute pas que le thé serait plutôt du café ! Elle a écrit cette lettre pour rappeler aux gens que cette pandémie passera et que nous vivrons à nouveau des temps plus heureux... »

♦ Avec KTO

♦ 10h : Messe à la Grotte de Massabielle présidée par Mgr Aupetit

♦ 12h : Angélus avec le pape François à Rome

♦ 15h : Prière pour la France à Lourdes

À l'occasion de l'Assomption, la Conférence des évêques de France invite à renouveler une prière pour la France.

Texte de la Prière de la CEF

Une prière particulière à l'intention du père Olivier Maire, prêtre assassiné en Vendée par celui qu'il hébergeait, a également été rédigée :
« Que Marie, mère des croyants, accueille dans la vie éternelle le Père Olivier Maire en le présentant au Seigneur Jésus.
Qu’elle procure consolation et réconfort aux membres de sa communauté, à sa famille et ses amis.
Que son intercession fortifie la charité de tous et obtienne pour l’assassin un repentir véritable. »

♦ 15h30 : Chapelet depuis la Grotte de Massabielle à Lourdes

♦ 18h30 : Messe à Saint-Germain l'Auxerrois à Paris

Dimanche 8 août : 19e dimanche du temps ordinaire

♦ Avec le CFRT/Le Jour du Seigneur

10h30 : documentaire collection Lancer des ponts
Médiatrice, revivre au Rwanda de Bernard Mangiante
Médiatrice Mukayitasire consacre sa vie à tenter de reconstruire l’humanité de son peuple, brisé par le génocide rwandais de 1994. Novice chez les Sœurs de Sainte-Marie, elle se préparait à prononcer ses vœux définitifs lorsque fut déclenché le génocide. Elle a vu sa famille massacrée. Psychologue clinicienne, Médiatrice apporte aujourd’hui son aide dans ces villages où coexistent de part et d’autre d’une rue, Tutsis et Hutus. Elle anime des groupes composés de rescapés et d’ex-génocidaires pour construire une coexistence pacifiée au Rwanda.

10h55 : les chroniques littéraires de Constance
Constance de Bonnaventure présente un livre sélectionné par le jury du Prix de la liberté intérieure 2021 porté par Le Jour du Seigneur : Le mal à l’âme : l’acédie, de la mélancolie à la joie de Alexandra Puppinck-Bortoli aux éditions du Cerf.

11h : messe À ciel ouvert
En direct et en plein air au col du Pilon au Centre de vacances Grillons et Cigales à Ronno (Rhône)
Lieu unique en France, la colonie de vacances pour les malvoyants animée par l’association Grillons et Cigales accueille depuis plus de 85 ans des enfants déficients visuels le temps d’un séjour, à Ronno, dans le Rhône. La messe sera célébrée en pleine nature dans un cadre de forêts et montagnes, au col du Pilon, à l’occasion des 90 ans de l’association fondée en 1931 par le père Lucien Cote, prêtre du Prado, devenu aveugle à 17 ans.
Président : P. Roger Lordong, aumônier Voir Ensemble
Prédicateur :
P. Gabriel Nissim, dominicain


Après les vignes d'Alsace, c'est au milieu des maïs du Rhône, dans un camp de vacances
pour enfants C  que s'est déroulée cette belle messe.


Adultes et enfants malvoyants ou aveugles ont participé très activement.
Les enfants avaient pétri la pâte du pain qu'ils ont porté à l'autel.


Les bras levés et les mains jointes pour le geste de paix

Documentaire et célébration

Texte de l'homélie

Extrait : ... « Moi, je suis le pain de la vie, alors prenez et mangez », nous dira le Christ dans un instant. Et il ajoute : vous, alors, à votre tour, faites cela en mémoire de moi. Vous, devenez vous-même du pain pour la vie les uns des autres. Et vous verrez : à donner de nous-même aux autres pour qu’ils vivent, nous, nous vivrons. Qui donne reçoit bien davantage encore. Et à donner de la vie aux autres, nous aurons le goût de la vie aux lèvres, nous aurons le goût de la vie au cœur. Pour toujours.

11h55 : Série Les piliers de Notre-Dame
Dans ce sixième épisode, nous partons à la rencontre de Livio de Luca, responsable du chantier numérique. Il répertorie toutes les informations liées au chantier de manière numérique. Pour cet homme à la double casquette de scientifique et d’architecte, c’est l’occasion inespérée de construire une « cathédrale du savoir ».

  

♦ Avec KTO

10h : messe à Lourdes

12h : Angélus à Rome

 

15h30 : chapelet à Lourdes

 

18h30 : messe à Saint-Germain-l'Auxéroix

Dimanche 1er août : 18e dimanche du temps ordinaire

♦ Avec le CFRT/Le Jour du Seigneur

10h et non 10h30 : Documentaire collection Lancer des ponts
Sous les ailes de l’Archange de Grégoire Gosset
Riton, curé de l’église Saint-Pierre du Mont-Saint-Michel, est prêtre exorciste et éducateur en prison. Dans sa petite sacristie accrochée au Rocher, il répond à tous les courriers de ceux qui ne peuvent pas venir au Mont mais qui en rêvent. Dans la plupart de ces lettres adressées à l’Archange, Riton y lit un besoin d’espérer et souvent, en profondeur, un besoin d’être aimé. Ce documentaire est une rencontre inattendue dans un décor fabuleux, entre terre et mer, là où le sable paraît vivant. C’est le portrait de celui qui a fait de l’écoute un pont entre les hommes pour mieux entendre Dieu

10h25 : Les chroniques littéraires de Constance
Constance de Bonnaventure présente un livre sélectionné par le jury du Prix de la liberté intérieure 2021, porté par Le Jour du Seigneur: Ce monde est tellement beau de Sébastien Lapaque aux éditions Actes Sud.

10h30 et non 11h : messe à ciel ouvert
En direct et en plein air à Wolxheim sur la montagne du Horn (Bas-Rhin)
S
ite naturel exceptionnel, la montagne du Horn à Wolxheim offre un large panorama sur toute la plaine d’Alsace. Sur la colline se trouve la statue du Sacré-Cœur (1912) qui protège et bénit les vignes et les habitants. La messe sera célébrée au pied des falaises calcaires.
Président :
P. Jauffrey Walter, curé
Prédicateur :
P. Vincent Cabanac, assomptionniste

Célébration au pied du Christ et devant les nombreuses étendues plantées de vignes

C’est en Dieu que se trouve la source de la vie. Comme le dit saint Augustin :
« Ne cherchons pas à nous contenter de l’aliment de notre seule volonté car nous dépéririons.
Appliquons nos lèvres à cette source qui ne tarit pas. Abreuvons-nous donc en Dieu »

Prière proposée pendant la communion : Seigneur, Tu es le Pain de vie, nous t'accueillons quand nous recevons l'Eucharistie les mains tendues et le cœur ouvert. Ta Parole nourrit nos vies et nous donne la force d'avancer vers la sainteté, vers la vie éternelle. Cette force, Tu nous invites à la donner en retour ; que nous la partagions à tous ceux qui en ont besoin, ceux qui doutent, ceux qui cherchent une oreille attentive pour les écouter ou une épaule sur laquelle s'appuyer. Qu'avec la vie reçue, nous ayons la force de construire un monde d'amour et de fraternité. Amen.

Documentaire et célébration



Texte de l'homélie : DE DEO, nés de Dieu


Bénédiction des vignes à la fin de la célébration

11h25 : Série Les piliers de Notre-Dame
Dans ce cinquième épisode, nous partons à la rencontre de Mylène Pardoen, archéologue du paysage sonore. Cette ancienne militaire a eu plusieurs vies professionnelles avant de s’intéresser aux bruits et aux ambiances. Sa mission ? Se balader dans les moindres recoins de Notre-Dame pour y enregistrer toutes les ambiances liées au chantier, à la reconstruction et aux métiers.

  

♦ Avec KTO

10h : messe à Lourdes

Midi : Angélus

15h30 : chapelet à Lourdes

18h30 : messe à Saint-Germain-l'Auxéroix

Dimanche 25 juillet : 17e dimanche du temps ordinaire

♦ Avec le CFRT/Le Jour du Seigneur

10h et non 10h30 : Documentaire collection Lancer des ponts
« Écrire sa route »
Irène-Josianne d’Amalia Escriva
Irène Josianne Ngouhada
est camerounaise, diplômée en droit et en gestion, et œuvre au sein d’une association pour l’insertion des mineurs étrangers isolés. En 2010, elle quitte le Cameroun où elle est en conflit avec sa famille, arrive en Algérie, puis en France. Au long de ce trajet dangereux, elle affronte toutes sortes d’épreuves : système des passeurs, vols, extorsion d’argent, chantage, harcèlement sexuel. La réalisatrice convoque des personnes qui ont représenté pour Irène Josianne, depuis son enfance difficile, des mains tendues qu’elle a su serrer. C’est le récit d’une femme qui a emprunté le chemin de la migration et qui a trouvé refuge après une épopée humaine, racontée sous plusieurs angles.


Documentaire seul

10h25 : Les chroniques littéraires de Constance
Constance de Bonnaventure présente un livre sélectionné par le jury du Prix de la liberté intérieure 2021, porté par Le Jour du Seigneur: Consolation d’Anne-Dauphine Julliand aux éditions des Arènes

10h30 et non 11h : messe à ciel ouvert
En direct et en plein air au col du Mont-Cenis à Lanslebourg (Savoie)

À la frontière franco-italienne, le site du prieuré est au cœur d’un magnifique cercle de montagnes. La messe y a été célébrée à 2 000 mètres d’altitude dans un cadre majestueux, au bord d’un lac. Un lieu qui invite à la contemplation. Président : P. Geoffroy Genin, curé
Prédicateur : P. Camille de Belloy, dominicain

Documentaire et célébration

Texte de l'homélie : Multiplier et rassembler


En ce jour de l’Évangile de la "Multiplication des pains" de nombreux pains ont été amenés
au pied du grand autel,pour être distribués à la fin de la célébration.


11h25 : Série Les piliers de Notre-Dame
Dans ce quatrième épisode, nous partons à la rencontre de Denis Harang, expert-forestier. Denis Harang fait partie de ceux qui ont sélectionné les chênes qui serviront à reconstruire la charpente de Notre-Dame. Il arpente les forêts de la Nièvre, choisi les chênes en fonction du cahier des charges et les fait ensuite abattre.


♦ Avec KTO

Midi : Angélus

15h30 : chapelet à Lourdes

26 juillet : messe du souvenir pour le Père Jacques Hamel

Cinq ans après, à l’heure où le père Hamel a été assassiné pendant qu’il célébrait la messe, Mgr Dominique Lebrun, archevêque de Rouen, a voulu faire mémoire du martyre du père Hamel. La messe du souvenir a lieu dans l’église même où les deux terroristes ont assassiné le père Hamel et blessé Guy Coponet, un des paroissiens présent avec son épouse Janine et de trois sœurs des Filles de la Charité de Saint-Vincent de Paul.


Dimanche 18 juillet : 16e dimanche du temps ordinaire

♦ Avec le CFRT/Le Jour du Seigneur

10h30 : Documentaire collection Lancer des ponts
«
Sur mon Chemin d’Algérie, j’ai rencontré Pierre Claverie » d’Amalia Escriva

Assassiné en 1996 en Algérie, Pierre Claverie, évêque d’Oran, a contribué au dialogue entre la foi catholique et musulmane. Dans cette œuvre très personnelle, Amalia Escriva retrace la vie de ce porte-parole de la fraternité franco-algérienne. Pierre Claverie fut, comme ses oncles, un jeune Pied-Noir partisan de l’Algérie française en 1962. Contrairement à sa propre famille, il effectua un véritable chemin de conversion, non seulement en devenant dominicain, mais aussi en se passionnant pour l’Algérie après l’Indépendance où il revint passer le reste de sa vie. Ses choix de vie, ses paroles de fraternité envers les algériens musulmans, reconnus dans leur différence et respectés comme tels, résonnent fortement aujourd’hui.

Documentaire

10h55 : Les chroniques littéraires de Constance
Constance de Bonnaventure présente un livre sélectionné par le jury du Prix de la liberté intérieure 2021 : Regardez vos enfants comme Dieu les regarde de Luigi Maria Epicoco aux éditions Mame.

11h00 : Messe à ciel ouvert
En direct et en plein air du Village Saint-Joseph de Plounévez-Quintin (Côtes-d’Armor)
Le Village Saint-Joseph à Plounévez-Quintin a été fondé en 1998. Lieu d’accueil chrétien familial pour des personnes en difficulté, il comprend aujourd’hui quatre foyers. La messe, à l'animation très joyeuse, a été célébrée en plein air avec les membres de la communauté qui vivent la confiance et la fraternité, avec saint Joseph.

Président : P. Jean-Bernard Fortuma, curé
Prédicateur :
P. Denis Ledogar, assomptionniste

(voir le "Village Saint-Joseph" dans la partie "Témoignage")

Documentaire et célébration

Texte de l'homélie : Flambeau d'espérance

C'est en priant Saint Joseph que s'est achevée cette célébration

11h50 : Série Les piliers de Notre-Dame
Épisode 3 :
nous partons à la rencontre de Amélie Strack, restauratrice de pierres. Nous la suivons dans les chapelles Saint-Ferdinand et Notre-Dame-de-Guadaloupe où elle panse les pierres abîmées par l’incendie (avec le travail important d'en enlever le plomb et le sel par des mélanges qui l'absorbent) mais aussi par le temps. Amélie Strack nous parle avec passion de son amour pour la pierre mais aussi de son engouement pour ce chantier hors du commun.

♦ Avec KTO

10h : messe à Lourdes

Midi : Angélus

15h30 : chapelet à Lourdes

Dimanche 11 juillet : 15e dimanche du temps ordinaire

♦ Avec le CFRT/Le Jour du Seigneur

10h30 : Documentaire collection Lancer des ponts
« Je viens à vous »
de Laurence Chartier
Plus que des modèles, les saints peuvent être de véritables sources d’inspiration, voire de puissants intermédiaires avec Dieu, à l’image de Sainte-Thérèse de Lisieux. André Pighiera peut en témoigner. Habité pendant des années par la souffrance et le désespoir, André découvre un livre sur la petite Carmélite. Cette lecture va totalement bouleverser sa vie. Il se convertit, rempli d’une certitude, celle de l’amour inconditionnel de Dieu. Un parcours qui montre de façon lumineuse combien les saints et les saintes peuvent intervenir puissamment dans nos vies et constituer des ponts évidents entre Dieu et l'humanité.

Commentaire seul

André : « Quand le partage est accompli, l’Évangile est annoncé...
Je voudrais que l'on voit en moi celui qui m'anime...
Je voudrais surtout être une balise si vous êtes désespéré : pensez qu'un jour,
vous avez croisé un type désespéré, perdu, plus proche de la mort que de la vie,
et que ce type-là, il s'en est sorti. Cherche Dieu, cherche-le toujours
et ne t'inquiète pas, c'est lui qui te trouvera ! »

10h55 : Les chroniques littéraires de Constance
Constance de Bonnaventure présente un livre sélectionné par le jury du Prix de la liberté intérieure 2021 porté par Le Jour du Seigneur : Les catholiques, c’est pas automatique ! de Jean-Pierre Denis aux éditions du Cerf.

11h : Messe en direct de l’église Saint-Nicolas au Rœulx (Belgique)
Achevée en 1869, cette église de style néo-gothique doit sa réalisation en grande partie grâce à la famille des Princes de Croÿ. Outre les dalles funéraires de cette célèbre famille princière, l’église compte aussi une châsse de saint Feuillien, moine évangélisateur d’origine irlandaise.
Président
: P. Christian Dubois, doyen
Prédicateur : P. Didier Croonenberghs, dominicain

Documentaire et célébration



Texte de l'homélie

11h55 : Série Les piliers de Notre-Dame
Découvrez des portraits courts d'artisans et d'artistes qui œuvrent à la restauration de la cathédrale Notre-Dame de Paris.
Épisode 2 : Patrick Rimoux, sculpteur de lumière.

♦ Avec KTO

Dimanche de la Mer : prions en communion
avec les marins du monde entier

Ce dimanche 11 juillet, la Journée internationale de la Mer, ou Sea Sunday, prend une tournure particulière du fait de la pandémie. Nombre de marins à travers le monde ont été éprouvés par la covid et les confinements. Et pourtant, les gens de la mer "n'ont jamais cessé de transporter des équipements médicaux et des médicaments essentiels" pour lutter contre la propagation du virus, rappelle le Dicastère pour le développement humain intégral. L’Église universelle invite donc particulièrement cette année à prier à l'intention de tous les marins du monde et de leurs familles, depuis la Basilique Notre-Dame de la Garde à Marseille.

Midi : Angélus, suivi à 12h15 par la messe diffusée en direct de la Bonne Mère sur KTOYouTube et Facebook. Elle a été suivie par les marins dans le monde entier, d'où sa diffusion en anglais, mais avec une traduction en français.

15h30 : chapelet à Lourdes


Dimanche 4 juillet : 14e dimanche du temps ordinaire

♦ Avec le CFRT/Le Jour du Seigneur

La programmation spéciale de l'été du Jour du Seigneur démarre ce dimanche ! Voyage, patrimoine, culture et spiritualité seront au rendez-vous. Parmi les temps forts, la nouvelle collection documentaire Lancer des ponts, avec des films qui auront comme fil rouge l’espérance et la réconciliation. Durant cette période propre aux vacances et après ces mois de confinement, vivez des célébrations À ciel ouvert dans de beaux lieux en plein air juste après les chroniques littéraires de Constance de Bonnaventure. Puis, partez à la découverte d'artistes et d'artisans avec la série Les piliers de Notre-Dame. Et pour poursuivre vos matinées avec nous, partez en Balade inattendue avec une nouvelle saison de podcasts.

10h30 : Documentaire collection Lancer des ponts
La philosophie des ponts avec Martin Steffens
de Marie Viloin
Si le pont offre une relation géographique entre deux rives ou une nouvelle unité à un lieu, est-il seulement cela ? Le viaduc de Millau, le pont de Garabit ou encore le pont Saint-Esprit… ces ponts, entre terre et ciel, en pierres ou en ferraille, composent les territoires et relient les hommes. Martin Steffens, professeur de philosophie, propose une méditation spirituelle sur ces ouvrages. À travers la lecture du paysage de différentes régions de France, c’est l’idée de la relation que matérialise le pont qui est ici explorée.

Documentaire seul

10h55 : Les chroniques littéraires de Constance
Constance de Bonnaventure présente un livre sélectionné par le jury du Prix de la liberté intérieure 2021, porté par Le Jour du Seigneur : Jours de Royaume de Marie-Laure Choplin, chez Labor et Fides.

11h : Messe en direct et en plein air au sanctuaire de Notre-Dame-de-Bon-Port à Antibes (Alpes-Maritimes)
La programmation des messes "À ciel ouvert" met en valeur la découverte géographique, culturelle, patrimoniale et enfin, spirituelle des lieux de célébration.
La corporation des marins d’Antibes, à laquelle est rattaché ce sanctuaire, est l’une des plus anciennes associations de la ville. Chaque année en juillet, elle a pour coutume d’organiser les fêtes de Notre-Dame-de-Bon-Port qui honorent la Vierge en remerciement de sa protection. Ils ont porté la Vierge, pieds nus, jusqu'à la chapelle, remplie d'ex-votos.

Président : Mgr André Marceau, évêque de Nice
Prédicateur : P. Benoît Dubigeon, franciscain, aumônier de la prison de Fleury-Mérogis .

Documentaire et célébration

Texte de l'homélie

P. Benoît Dubigeon : Je conclue avec saint François devant le crucifix de saint Damien : « Seigneur, viens éclairer les ténèbres de mon cœur : donne-moi une foi droite, une espérance solide et une parfaite charité ».

Message d'envoi de Mgr André Marceau : Cette célébration de ce matin fait de nous des pèlerins à la suite de Marie. Elle est celle qui nous ouvre toujours le chemin vers Jésus et vers les autres. Jésus est inquiet du manque de foi de ses contemporains, nous révèle l’Évangile. Marie dit encore l’Évangile gardée dans son cœur : les évènements de la vie de Jésus.
Je vous invite cette semaine à lire, méditer et prier un passage d’Évangile, à retenir une phrase. Gardez dans votre cœur un évènement de l’Évangile et, avec Marie de Cana, portez une attention bienveillante à des personnes autour de vous, faites des ponts entre vous. Bonne semaine avec Marie et ensemble.

11h55 : Série Les piliers de Notre-Dame
Découvrez des portraits courts d'artisans et d'artistes qui œuvrent à la restauration de la cathédrale Notre-Dame de Paris.
Episode 1 : Lise Leroux, ingénieur géologue, pôle pierre

♦ Avec KTO

10h : messe à Lourdes

Midi : Angélus à Rome

15h30 : chapelet à Lourdes

18h30 : messe à Saint-Germain-l'Auxérois

Mardi 29 juin : solennité de saint Pierre et saint Paul

♦ Avec KTO

Midi : la prière de l'Angélus à Rome

Messe du Pape à Rome

34 archevêques métropolitains ont été nommés ces 12 derniers mois. 12 archevêques sont présents pour concélébrer cette messe en la Basilique Saint Pierre, dont notamment Mgr Olivier de Germay, archevêque de Lyon et Primat des Gaules. Depuis plusieurs années, ce sont les nonces apostoliques, les ambassadeurs du pape, qui imposent le pallium aux archevêques nommés dans l’année.
Le Pallium
À l'issue de la messe de la solennité des saints Pierre et Paul, le Saint-Père bénit les palliums, ces écharpes distinctives que portent les archevêques métropolitains. Cette pièce de vêtement est depuis les débuts du christianisme le symbole du lien qui lie les archevêques au Pape, son imposition étant précédée d'un serment de fidélité.

Cette fête réunit les 2 premiers piliers de l'Église : saint Pierre, chef des apôtres, et saint Paul, "l'apôtre des Gentils". Par tradition, les ordinations presbytérales se déroulent autour de cette date.

L'Église fête conjointement saint Pierre et saint Paul depuis de nombreux siècles. Pourtant dissemblables par leur vocation, leur rôle et leur influence sur la foi, ils représentent à eux deux l'ensemble de la mission du christianisme. Saint Pierre a été appelé par le Christ lui-même à devenir la « pierre » fondatrice de l'Église chrétienne, et de facto est le chef des disciples et des chrétiens. Saint Paul, converti suite à une rencontre mystique avec le Christ Ressuscité et grand prédicateur, contribuera largement à l'évangélisation et la conversion des païens.
Fêter ainsi ensemble ces deux apôtres symbolise l'importance et la complémentarité de leurs missions, qui n'ont été menées que vers un seul but : la fondation de l'Église universelle.

En ce mois de juin, 130 prêtres sont ordonnés partout en France pour les diocèses et les communautés ou sociétés de vie apostolique. Samedi 26 juin, KTO retransmettait en direct l'ordination sacerdotale de 12 prêtres pour le diocèse de Paris.

Pour en savoir plus sur saint Pierre et saint Paul, cliquer ICI
Merci à KTO qui vous propose de mieux les connaitre à travers 4 vidéos

Dimanche 27 juin : 13e dimanche du temps ordinaire

♦ Avec le CFRT/Le Jour du Seigneur

La messe sera célébrée en direct de l’église romane Saint-Jean-Baptiste à Bagnols-sur- Cèze dans le Gard.

11h : Messe

En direct de l’église Saint-Jean-Baptiste à Bagnols-sur-Cèze (30). Les fondations du lieu attestent de mille ans d’histoire, puisque les restes d’une église romane ont été découverts sous les dalles. Les vestines d’un cimetière chrétien du IVe siècle ont même été retrouvés. Agrandie une première fois au XIIème siècle, l’église atteint ses dimensions et caractéristiques générales au XIIIème siècle. À travers les décennies, elle a subi plusieurs travaux mais les éléments médiévaux sont majoritairement présents et encore visibles. Après trois années de restauration, l’église a retrouvé sa beauté originelle. Un orgue de 1701, doté de mille cinq cent tuyaux vient d’ailleurs d’être tout juste rénové.

Président : P. François Abinader, curé
Prédicateur : P. Edouard Roblot, prêtre du diocèse de Nantes

Célébration

Texte de l'homélie

♦ Avec KTO

10h : messe à Lourdes

Midi : Angélus à Rome

15h30 : chapelet à Lourdes

18h15 : messe à Saint-Germain-l'Auxéroix

Jeudi 24 juin : solennité de la naissance de Jean-Baptiste

♦ Avec KTO

10h : messe à Lourdes

15h30 : chapelet à Lourdes

18h15 : messe à Saint-Germain-l'Auxéroix

Dimanche 20 juin : 12e dimanche du temps ordinaire

♦ Avec le CFRT/Le Jour du Seigneur

Pour sa 4e édition, La Musicale, coproduite par Présence Protestante et Le Jour du Seigneur, a eu comme thématique le souffle. L’émission œcuménique, prévue à l’occasion de la fête de la musique, était composée d’une partie musicale, de rencontre avec les artistes, de reportages et de moments de lecture biblique. Un programme animé par Christelle Ploquin et réalisé par Damien Pirolli.

10h – 11h : La Musicale

Le Jour du Seigneur et Présence Protestante ont proposé une heure d’escale musicale exceptionnelle cette année sous le signe du souffle qui est l’Esprit dans la tradition biblique. Ce souffle qui fait vivre mais aussi celui qui se transmet, donne des ailes, inspire la création, qui fait souffrir en période de pandémie, le souffle qu’on apprivoise. Après un contexte particulier, la musique prend d’autant plus d’importance et mérite d’être hautement célébrée.
Les chanteurs en live

  • Thomas Ospital, organiste, co-titulaire du grand orgue de l’Eglise Saint-Eustache à Paris
  • Flores Myrtae, groupe de musique médiévale
Thomas Ospital et les chanteuses de Flores Myrtae ont interprétté le Veni Creator Spiritus
  • Brass Band de l’Armée du Salut
  • Dan Luiten, qui chantera son titre Un souffle nouveau
  • Le groupe Holi, qui chanteront deux de leurs compositions : Souffle du Monde et Embraser
Tout au long du programme, trois reportages sont venus rythmer l’émission :
  • Portraits de Lucie et Mathys, souffleurs de verre dans un endroit réhabilité entre Nancy et Metz. Ils travaillent ensemble à des créations originales pour leur atelier Souffle de Vie.
  • Portrait de David Schockaert, auteur de Ne te refuse pas le bonheur, qui pratique la méditation chaque jour. Lors d’une séance, il y expliquera le rôle du souffle et comment sa méditation se transforme ensuite en prière, avec l’invocation du Souffle de l’Esprit.
  • Portrait de Manon Bouvier, navigatrice passionnée de voile, qui parle du souffle comme moteur, dont son bateau a besoin mais aussi du souffle du Saint-Esprit.
11h : Messe

Célébrée en direct de la cathédrale Saint- Lazare à Autun (Saône-et-Loire). Autun compte plus de cinquante monuments historiques, parmi lesquels la cathédrale Saint-Lazare. Sa renommée internationale tient aussi à sa maîtrise d’adultes et au chœur de filles, Lumina Coeli qui animeront la célébration.

Documentaire et célébration



Texte de l'homélie

11h50 : Parole Inattendue

Boris Cyrulnik, psychiatre, partage sa vision sur la pandémie : « Je ne suis pas croyant et pourtant j’éprouve ce miracle intensément. Avec la pandémie, on est dans une période de chaos ; chaos relationnel, chaos social, chaos affectif, chaos de pensée. Et quand le virus sera éteint, probablement, il faudra repenser et sortir du chaos avec un autre projet d’existence »

♦ Avec KTO

10h : messe à Lourdes

Midi : Angélus

15h30 : chapelet à Lourdes

18h30 : messe à Saint-Germain-l'Auxérois

Dimanche 13 juin : 11e dimanche du temps ordinaire

♦ Avec le CFRT/Le Jour du Seigneur

Le Jour du Seigneur a proposé une émission spéciale consacrée à Marseille.

10h30 : documentaire "Plateau itinérant" sur « Celles qui veillent sur Marseille »

Avec plus de 840 000 habitants dont 500 000 catholiques, et d’importantes communautés musulmanes, arméniennes, juives et protestantes, Marseille concentre les défis d’aujourd’hui : pauvreté, migrants et dialogue interreligieux. Ce magazine spécial mettra en lumière trois femmes inspirées par la figure de la Vierge Marie.  Portées par les valeurs d’entraide, de transmission et de dialogue, elles témoigneront de leur combat. David Milliat part ainsi à la rencontre d’Anne Giraud, première femme à entrer au conseil épiscopal et déléguée diocésaine à la pastorale des migrants, de Jeanne Dufour, responsable de la Maison des familles les Buissonnets qui soutient les familles des quartiers pauvres, et d’Agnès Charlemagne, auteure et formatrice, qui œuvre pour la transmission de la foi dans ce contexte interreligieux.
En partenariat avec Le Pèlerin

11h00 : messe a été célébrée en direct de la basilique Notre-Dame-de-La-Garde à Marseille, monument emblématique de la ville.

Visible de toutes parts, Notre-Dame-de-la-Garde attire le regard. C’est le lieu le plus visité de Marseille. La basilique est considérée par la population marseillaise comme la gardienne et la protectrice de la cité, d’où son appellation courante de la « Bonne Mère ». Symbole important de la ville, elle accueille chaque jour des centaines de personnes : hommes, femmes, enfants de toutes nationalités, de toutes religions, croyants et non croyants. Pour cette messe, la chorale est constituée des personnes qui œuvrent chaque jour pour accueillir les différents pèlerins. Elle est composée des religieuses et du cœur liturgique du diocèse de Marseille.
Président et prédicateur : P. Olivier Spinosa, recteur

Frère Christian de Chergé : « Se convertir, c'est faire de l'éternel avec du quotidien »

 Documentaire et célébration

Texte de l'homélie

11h50 Parole inattendue
Jean-Claude Gaudin, ancien maire de Marseille évoque son engagement pour la cité phocéenne : « Dans cette ville, vous avez une mosaïque de population extraordinaire, il faut vivre avec ces communautés et éviter que l’on tombe dans le communautarisme.  Et pour l’éviter, il faut le dialogue, le respect, la considération de toutes les religions. J’ai essayé de respecter tout cela et toujours en partant du principe du psaume et de l’évangile que j’ai reçu quand j’étais tout jeune. » 

♦ Avec KTO

- 10h : messe à Lourdes

- Midi : Angélus à Rome

-15h30 : chapelet à Lourdes

-18h30 : messe à Saint-Germain-l'Auxérois

(vidéo p)

Vendredi 11 juin : solennité du Sacré-Cœur de Jésus

♦ Avec KTO

- 10h : messe à Lourdes

Dimanche 6 juin : solennité du très Saint-Sacrement

♦ Avec le CFRT/Le Jour du Seigneur

Le Jour du Seigneur a consacré son émission à l’écologie par voie spirituelle. Le 05 juin représente la Journée mondiale de l’environnement.  L’écologie est devenue un enjeu essentiel à prendre en compte. C’est dans ce contexte que le projet de loi « Climat et résilience » a vu le jour en France et été adopté à l’Assemblée nationale. 

10h30 : Magazine : « L’écologie par voie spirituelle »

En résonance avec l’encyclique du pape François « Laudato Si’ », l’écologie est une préoccupation grandissante dans la vie des Français. Le projet de loi « Climat et résilience » se veut ambitieux pour faire rentrer l’écologie dans leur quotidien et lutter contre le changement climatique.  En effet, il est encore temps d’agir en changeant nos comportements. Mais est-il vraiment possible de modifier nos habitudes ? Quel impact aura la loi sur notre façon de vivre ? Pour répondre à ces questions, David Milliat reçoit Jean-Louis Etienne, médecin et explorateur, ayant publié Aux arbres citoyens. Pour renouer avec l’écosystème Terre (éd. Paulsen), et pour qui, le respect de l’environnement équivaut au respect de l’autre.

Nous avons aussi été à la rencontre de Camille, catholique et écologiste, qui est à l’initiative du projet God save the Green. La jeune femme de 24 ans souhaite sensibiliser les catholiques à l’écologie intégrale. Découvrez son portrait ainsi que d’autres jeunes engagés pour la conversion écologique ici.

11h00 : la messe a été célébrée en direct de l’Église Sainte-Catherine à Villeneuve-sur-Lot (47)

L’église a été construite de 1898 à 1924 grâce à des souscriptions et un don exceptionnel. Démolie en 1909 puis reconstruite, elle a été consacrée en juillet 1937. L’église possède plusieurs décorations marquantes : des sculptures, des statuts en bois doré ou encore des peintures. Elle est également connue pour ses vitraux considérés comme étant parmi les plus beaux du Sud-Ouest.
Président : P Thibaud de La Serre, curé
Prédicateur : F. Camille de Belloy, dominicain

 Documentaire et célébration

Texte de l'homélie

♦ Avec KTO

- 10h : messe à Lourdes

- Midi : Angélus

- 15h30 : chapelet à Lourdes

 

- 17h30 : messe à Rome présidée par le pape François

Dimanche 30 mai : solennité de la Sainte Trinité

♦ Avec le CFRT/Le Jour du Seigneur

Dimanche 30 mai, Le Jour du Seigneur consacre son émission au déconfinement spirituel. Depuis le 19 mai, la France se déconfine progressivement. Comment alors aborder cette nouvelle étape? Comment s’y préparer alors que la crise du Covid n’est pas encore derrière nous ?

10h30 : magazine  « Vers un déconfinement spirituel ? »

Face à cette crise sanitaire, retrouver du sens est plus que jamais primordial pour beaucoup. Seulement, quelle vie pouvons-nous envisager après la pandémie du Covid-19 ? Allons-nous réinventer nos rapports sociaux ? Ce déconfinement sera-t-il accompagné d’une véritable quête spirituelle ? Pour en parler, David Milliat reçoit Jean-Guilhem Xerri, psychanalyste et essayiste.

11h00 : messe célébrée en direct de la chapelle Sainte-Félicité à Paris (15e)

En cette solennité de la Sainte Trinité, la messe a été célébrée avec la communauté des Sœurs des maternités catholiques à Paris 15e. Professionnelles de santé, les Petites Sœurs travaillent aux côtés des équipes médicales, soignantes, administratives et hôtelières, et participent à la prise en charge des mamans. Elles accompagnent ainsi les familles dans les différentes étapes de cette belle aventure qui est de donner la vie. La messe marquera la fin du mois de Marie et mettra aussi à l’honneur les mamans fêtées ce dimanche.

Président et prédicateur : Fr. Thierry Hubert, dominicain

 Documentaire et célébration

Texte de l'homélie


Au moment de la communion, le prêtre va dans les chambres, puis c'est la prière à Marie

♦ Avec KTO

- 10h : messe à Lourdes

- Midi : Angélus

-15h30 : chapelet à Lourdes

-18h30 : messe à Saint-Germain-l'Auxérois

Dimanche 23 mai : solennité de la Pentecôte

♦ Avec le CFRT/Le Jour du Seigneur

Couronnement de la période pascale, cette fête de la Pentecôte nous rappelle que la présence de l'Esprit Saint dans nos cœurs nous donne un souffle nouveau pour découvrir la force de transformer nos vies.
La messe en Eurovision sera diffusée en direct de la collégiale de Saint-Ursanne, dans le canton du Jura en Suisse. Nichée au cœur d’une nature luxuriante sur les rives du Doubs, cette petite cité médiévale est surnommée la « perle du Jura ».

11h : Messe

Président : Abbé Jean-Pierre Babey
Prédicateur : Patrick Godat, diacre

Pour cette fête chrétienne qui clôt le temps pascal, la messe sera en direct de la collégiale, dans la petite cité médiévale de Saint-Ursanne. Basilique à piliers avec une nef de cinq travées, cet édifice du XIIe siècle est un bel exemple d’architecture sacrée romano-gothique. Sous l’autel se trouvent les restes de Saint-Ursanne, ermite d’origine irlandaise. Datant de l’époque gallo-romaine, ils sont enfermés dans un cercueil de pierre et exposés actuellement dans le cloître. La collégiale est également reconnue pour sa qualité acoustique. Les concerts de musique, surtout sacrés, y sont remarquables


Des personnages lui ont inspiré des mots en lien avec l'Esprit Saint,
mots repris par de nouveaux confirmés

Documentaire et célébration



Texte de l'homélie

Puis, plongez au cœur du plus grand pèlerinage de Pentecôte du monde avec un documentaire sur Vodeus sur la Vierge d'El Rocio, en Espagne. Un grand moment de ferveur !

♦ Avec KTO

- 10h : messe à Rome

- Midi : Angélus

- 15h30 : chapelet à Lourdes

- 18h30 : messe à Saint-Germain-l'Auxérois

 

Dimanche 16 mai : 7e dimanche de Pâques

♦ Avec le CFRT/Le Jour du Seigneur

Dimanche 16 mai, Le Jour du Seigneur consacre son émission à la proposition de loi sur la fin de vie. La messe sera ensuite célébrée en direct de l’église Saint-Etienne à Issy-les-Moulineaux, en Ile-de-France.

10h30 Magazine : « La fin de vie peut-elle se régler par une loi ? »

La crise sanitaire a remis en lumière la question de la mort et la façon de mourir. C’est dans ce contexte particulier qu’une proposition de loi sur la fin de vie a émergé pour compléter la loi Clays-Leonetti de 2016, que beaucoup jugent insuffisante. En quoi consiste-t-elle ? Doit-on légaliser l’euthanasie ? Quelle est la place de l’humain dans cette décision ? Et comment prendre en compte la dignité du malade ? Pour répondre à ces questions, David Milliat reçoit Marie-Jo Thiel, médecin et théologienne.

11h00 Messe : Célébrée en direct de l’église Saint-Etienne à Issy-les-Moulineaux (92)

La communauté chrétienne est ancienne, comme le laisse supposer la protection sous laquelle est placée l’église avec saint Étienne, l’un des premiers martyrs de la chrétienté dont le culte se répand au Ve siècle. Quelques vestiges du VIIe siècle sont situés sous le jardin du presbytère. L’ancien tympan du XIIe siècle est toujours visible à côté de l’autel de la vierge. L’église disparaît en 1336 et de celle qui la remplaça, il ne reste que la cloche. L’église actuelle date de 1618 et compte parmi les plus anciennes du département. Son orgue a été entièrement restauré en 2014.
Président : P. Jacques Mevel, curé
Prédicateur : P. Augustin Mbazoa, pallotin

 

Documentaire et célébration

Texte de l'homélie

Méditation : « Seigneur, je te rends grâce pour cette célébration où j'ai pu écouter ta Parole, qu'elle soit la nourriture de ma vie intérieure et la source de mon engagement dans le monde. Que ton Esprit Saint inspire mes actions, qu'il me guide et me conduise vers le bien et la vérité et me pousse à me mettre au service de mes frères, particulièrement des plus fragiles. Remplis-moi de ton Esprit, Seigneur, comble-moi de sa paix et de sa joie, car je désire être transformé et recevoir tout ce que tu veux me donner »

Envoi : « A l'issue  de cette messe, nous entrons dans une semaine où je vous propose d'accueillir, avec l’Église toute entière, la joie de l'attente de l'Esprit Saint. Il est déjà venu en nous le jour de notre baptême, le jour de notre confirmation, il vient à chaque fois que nous le sollicitons, lorsque nous avons besoin d'être éclairé face à une situation complexe où la vérité semble englobée dans un brouillard épais, difficile à percer, lorsque nous manquons de courage pour vivre dans le monde en authentique témoin du Christ ressuscité. Alors, cette semaine, en compagnie des apôtres, de Marie et des femmes qui étaient avec eux, cultivons l'attente dans la prière, dans le service du frère, que l'Esprit Saint vienne accueillir des miracles par nos mains là où notre monde en a besoin. »

♦ Avec KTO

- 10h : messe à Lourdes

- Midi : Angélus à Rome

- 15h30 : chapelet à Lourdes

- 18h30 : messe à Saint-Germain-l-Auxérois

Jeudi 13 mai : solennité de l'Ascension du Seigneur

♦ Avec le CFRT/Le Jour du Seigneur

En direct de la cathédrale Saint-Sauveur à Bruges en Belgique (Eurovision)
Président et prédicateur :
Mgr Lode Aerts, évêque de Bruges

L’église paroissiale la plus ancienne était aussi la collégiale (XIIe-XVe siècle) et est devenue la nouvelle cathédrale en 1834, lors de la restauration du diocèse de Bruges. Restaurée récemment, elle abrite un patrimoine artistique religieux d’une grande richesse : tapisseries, peintures flamandes et est dotée d’un grand orgue. Des tombes du Moyen-Age complètent les lieux.
Six tapisseries de Bruxelles de 1731 sont suspendues dans la nef, au-dessus des quarante-huit stalles gothiques (1430) qui meublent le chœur.

La traduction du frère Didier Croonenberghs est parfaitement claire, de plus il a fait de très beaux commentaires (voir ci-dessous). La vidéo de toute la messe n'a pas paru. A noter une fois de plus, notre chance de pouvoir aller dans une église pour vivre la messe, car en Belgique, ce n'est toujours pas possible, même dans une immense cathédrale.

 

Texte de l'homélie

Texte dit en partie à l'offertoire et en partie à l'envoi :
l'Ascension, une invitation à prendre de la hauteur

♦ Avec KTO

- 8h : messe à Notre Dame de la Garde à Marseille

 

Dimanche 9 mai : 6e dimanche de Pâques

Journée de l'Europe

♦ Avec le CFRT/Le Jour du Seigneur

Ce dimanche 9 mai est la Journée de l'Europe. Célébrons ensemble la paix et l'unité entre les États membres de l'Union !
Cette journée importante fête la date anniversaire du texte fondateur, prononcé le 9 mai 1950 par Robert Schuman. L'Église catholique met ainsi à l'honneur l’un des pères de l’UE, dont le procès en béatification est en cours.

- 10h30 : Magazine « Solidarité vaccinale, l’Europe joue-t-elle son âme ? »

Suite à l’appel du pape François au partage équitable des vaccins dans sa bénédiction Urbi et Orbi de Pâques, David Milliat reçoit sur le plateau, Isabelle Marchais, experte santé pour l’Institut Jacques Delors. Tous deux s’interrogeront sur la solidarité vaccinale face à cette crise sanitaire : l’Europe joue-t-elle ainsi son âme ?

- 11h : Messe en direct de la clinique CHC du MontLégia à Liège (Belgique)
Président et prédicateur : P. Philippe Cochinaux, dominicain

Cette messe inédite sera célébrée avec le personnel de l’hôpital mais aussi les différents acteurs impliqués dans le soin des malades : aumônerie, personnel soignant… (un décor inhabituel, mais un lieu rempli d'humanité...)


Pendant la communion dan la chapelle de l'hôpital, le personnel soignant la portait dans les chambres

Documentaire et célébration

Texte de l'homélie

- Et pour rester dans cette veine européenne, Vodeus vous propose un dossier spécial (dossier très complet) : Histoire, patrimoine et visages de l'Europe.

♦ Avec KTO

- 10h : Messe à Lourdes

- Midi : Angélus à Rome

- 15h30 : Chapelet à Lourdes

- 18h30 : Messe à Saint-Germain-l'Auxérois

 

Dimanche 2 mai : 5e dimanche de Pâques

1er dimanche du mois de Marie

♦ Rosaire pour le mois de Marie

Pendant tout le mois de mai, mois dédié à Marie, trente sanctuaires mariaux dans le monde proposent de prier le chapelet pour implorer la fin de la pandémie de coronavirus. Le pape François a présidé le rosaire de ce samedi 1er mai, à 18h.
De la Corée du Sud au Mexique, en passant par l'Algérie et l'Italie, trente sanctuaires mariaux unissent leur force de prière pendant ce mois de Marie. Chaque jour, un sanctuaire priera le rosaire avec une intention de prière particulière, en lien avec les crises que nous traversons. Ce cycle de prières commence ce samedi 1er mai avec la prière du pape François dans la basilique Saint-Pierre. Des chapelets seront bénis puis envoyés aux trente sanctuaires.
Voir les différents lieux (au bas de la page), avec chaque fois des intentions particulières : le 18 mai, ce sera Notre Dame de Lourdes pour les médecins et les infirmières.
Merci à KTO pour la retransmission de la prière du Rosaire avec le Pape, devant l’icône de Notre-Dame du Bon Secours.

♦ Avec le CFRT/Le Jour du Seigneur

- 10h30 : Magazine

« Loi confortant le respect des principes de la République : que craignent les chrétiens ? »
Suite aux vagues d’attentats en France, la loi « confortant le respect des principes de la République » était très attendue et même espérée par certains. Ce projet de loi vise à lutter contre le séparatisme et les atteintes à la citoyenneté. Mais que contient cette loi ? Les textes diffèrent-ils vraiment de ceux de 1905 ou ont-ils été simplement adaptés aux circonstances ? Que cela va-t-il changer pour les chrétiens et que craignent-ils ? David Milliat en parlera avec son invité, Raphaël Liogier, sociologue et philosophe.

- 11h : Messe en direct de la basilique-cathédrale Notre-Dame à Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais)

Président : P. Frédéric Duminy, curé
Prédicateur : P. Vincent Cabanac, assomptionniste
En ce 5e dimanche de Pâques qui est aussi le 1er dimanche du mois de Marie, la messe sera célébrée dans ce haut lieu de pèlerinage marial en France. Depuis 160 ans, la basilique Notre-Dame domine la ville de son dôme vertigineux.

Documentaire et célébration

Texte de l'homélie

♦ Avec KTO

- 10h : Messe à Lourdes

- Midi : Angélus à Rome

- 15h30 : chapelet à Lourdes

- 18h30 : messe à Saint-Germain-l'Auxérois

 

Dimanche 25 avril : 4e dimanche de Pâques

Journée mondiale de prière pour les vocations

♦ Avec le CFRT/Le Jour du Seigneur

- 10h30 : magazine

Dans ce magazine en direct de l’abbaye, David Milliat a fait découvrir l’histoire et l’enracinement des moines de ce monastère dans la culture religieuse bretonne avec le Fr. Jean-Michel Grimaud, abbé de l’abbaye de la communauté bénédictine.

10h45 Messe en direct de l’abbaye Saint-Guénolé à Landévennec dans le Finistère
Président et prédicateur : Fr. Jean-Michel Grimaud, abbé
L’abbaye de Landévennec est réputée avoir été fondée au Ve siècle. Abandonnée, elle fut relevée par une nouvelle communauté monastique bénédictine en 1958. Située à une centaine de mètres en contrebas du « nouveau » monastère construit dans les années 1950, l’abbaye est aujourd’hui un site archéologique et un musée. Près de vingt-cinq ans de fouilles y ont révélé treize siècles d’histoire bretonne.
C’est au rythme des moines que sera célébrée la messe depuis la récente abbaye. Cette célébration propre à la liturgie monastique sera marquée par l’importance des chants.

Ce qui a certainement frappé plus d'un spectateur et le caméraman en cette journée des vocations,
ce sont ce Christ en croix qui tend les mains vers nous car son sacrifice est pour nous
la crosse du père abbé qui est la crosse du berger
et ces belles mains usées et ces expressions, signes d'un don total pour les autres.

Documentaire et célébration

Texte de l'homélie

♦ Avec KTO

- Midi : Angélus à Rome

- 15h30 : Chapelet à Lourdes

- 18h30 : Messe à Saint-Germain-l'Auxérois

 

Dimanche 18 avril : 3e dimanche de Pâques

♦ Avec le CFRT/Le Jour du Seigneur

- 10h30 : Magazine « Handicapés et confinés : la double peine ? »

Dix millions de personnes sont en situation d’handicap physique, mental ou sensoriel en France. Elles font pourtant partie des invisibles depuis le premier confinement il y a un an. Dans cette crise sanitaire qui se prolonge, les personnes en situation de handicap ont de plus en plus de mal à faire entendre leur voix. Comment la vivent-elles ? Quelles sont leurs difficultés au quotidien et comment se sont-elles adaptées malgré des repères bouleversés ? Sur le plateau de l’émission, David Milliat en parle avec Philippe de Lachapelle, directeur de l’Office chrétien des personnes handicapées (OCH).

- 11h : Messe

Célébrée en direct des plateaux de la RTBF à Charleroi (Belgique)
A noter qu'en Belgique les messes continuent d'être en studio depuis bientôt un an !
Président et prédicateur : Fr. Didier Croonenberghs, dominicain

Documentaire et célébration

Texte de l'homélie

♦ Avec KTO

- 10h : Messe à Lourdes

- Midi : Angélus à Rome

- 15h30 : Chapelet à Lourdes

- 18h30 : messe à Saint-Germain-l'Auxérois

 

Dimanche 11 avril : dimanche de la Divine Miséricorde

♦ Avec le CFRT/Le Jour du Seigneur

- 10h : Documentaire œcuménique : « Guérir les malades »

Le Jour du Seigneur et Présence Protestante propose un deuxième épisode à la série documentaire annuelle Les Actes des Apôtres. Après le thème de la conversion et le baptême, Véronick Beaulieu aborde dans son documentaire Guérir les malades, les « prières de guérison » et prières pour les malades.
Nés dans un contexte charismatique et protestant, les groupes de prières de guérison se multiplient aujourd’hui, y compris dans les communautés catholiques. Si le souci d’accompagner les malades est constant dans l’histoire chrétienne, ces nouvelles formes interrogent les pratiques. En questionnant la guérison et les miracles au-delà du sensationnel et de la caricature, ce beau documentaire propose de décrypter ces nouveaux courants.

- 11h : Messe en direct de l'abbatiale Saint-Serge à Angers (Maine-et-Loire)

Fondée par Clovis II au VIIe siècle, elle abrite les reliques de saint Brieuc, saint Serge et saint Bach. Après les différents pillages, seule la prophétesse Anne de Paul Biardeau, dans le transept, y est toujours présente. Depuis 1802, l’église abbatiale est devenue une paroisse.
Prédicateur : P. Franck Dubois, dominicain
Président : P. Jean-Marie Gautreau, curé

Documentaire et célébration

Texte de l'homélie

♦ Avec KTO

- 10h : messe de la Divine Miséricorde à Rome

- Midi : Angélus

- 15h30 : Chapelet à Lourdes

- 16h30 : messe à Saint-Germain-l'Auxérois



 

 

♦ Samedi 24 avril

 

♦ Dimanche 18 avril

 

♦ Samedi 17 avril