Suite : le temps de l'Avent

Le weekend des 27 et 28 novembre, commence, avec le temps de l'Avent,
une nouvelle année liturgique : l'année C
et quelques changements au niveaux de la liturgie
(une feuille avec ces précisions sera donnée au début de chaque messe)

Église catholique (sur son site beaucoup de réponses à des questions sur Noël ou à d'autres questions)

l'Avent (du latin adventus, “venue, avènement”) s’ouvre le 4ème dimanche précédant Noël. L’Avent est la période durant laquelle les fidèles se préparent intérieurement à célébrer Noël, événement inouï, et décisif pour l’humanité, puisque Dieu s’est fait homme parmi les hommes : de sa naissance à sa mort sur la Croix, il a partagé en tout la condition humaine, à l’exception du péché.

Chacun est appelé à la vigilance et au changement de vie. La parole des Prophètes, qui retentit en chaque liturgie dominicale de l’Avent, redit la nécessité de la conversion et de la préparation du cœur, comme le rappellent également les autres lectures de la messe.
Le début de l’Avent marque aussi l’entrée dans une nouvelle année liturgique : celle-ci commence chaque année avec ce temps de préparation à Noël, pour s’achever une année plus tard à la même période.

L’Avent, comme l’ensemble du calendrier liturgique catholique, aide les fidèles à revivre les grands événements de la vie et de l’enseignement du Christ, en particulier de sa naissance (Noël) à sa Résurrection (Pâques). L’Église relit et revit donc « tous ces grands événements de l’histoire du salut dans ” l’aujourd’hui” de sa liturgie » .

Autres Églises (Wikipédia) : Dans les Églises utilisant le calendrier grégorien, l'avent débute le quatrième dimanche avant Noël et marque le début de l'année liturgique. L'avent commence donc, au plus tôt, le 27 novembre et, au plus tard, le 3 décembre et se termine le 24 décembre.

Les Églises orthodoxes et les Églises catholiques orientales observent une période de jeûne et de pénitence qui équivaut à l'avent, mais ce terme n'y est utilisé que depuis peu : ce temps liturgique de préparation à Noël se nomme traditionnellement le Jeûne de la Nativité. Ce jeûne dure 40 jours alors que, dans le rite latin, il est de quatre semaines, et de six semaines dans les rites ambrosien et mozarabe.

Dans l'Église catholique et la plupart des Églises protestantes, la couleur liturgique de cette période est le violet. Cependant, certains épiscopaliens et luthériens utilisent le bleu, et certains byzantins utilisent le rouge ou le blanc.

Programme Avent

(Il y a des périodes très chargées, excusez-moi si j'ai un peu de retard parfois)

- Paroisse : chaque semaine
- Autres beaux moments : catéchisme paroissial et « Lumière de la  Paix de Bethléem »

- Avent dans la ville : chaque jour, sur « Né d'une femme »
- YouPray : chaque jour, sur « l'espérance »
- Carmes de Paris : chaque vendredi pour la semaine, avec sainte Thérèse de Lisieux et Maria Montessori
- Calendrier de l'Avent de Pau-Périphérie


 

Si l'Avent est pour bien des chrétiens, est un temps de préparation joyeux à la venue de Jésus parmi les hommes, avec la crèche, pour bien d'autres, c'est loin d'être un temps de fête.

alors que ce temps soit aussi pour nous un temps pour ouvrir notre cœur 

et, préparons-nous à accueillir le Seigneur
en prenant soin des plus fragiles.

Venez avec vos dons aux messes de l'Avent.

La Paroisse de la Sainte Famille vous invite au partage dans ce temps de préparation de Noël. Au cours des 4 messes de chaque week-end, des dons matériels seront collectés au moment de la quête, simultanément à la quête habituelle.

    27- 28 novembre pour l’Aumônerie de la maison d’arrêt

    4 - 5 décembre pour les Apprentis d’Auteuil

    11 - 12 décembre pour La Société St Vincent de Paul

    18 - 19 décembre pour l’Estanguet

Merci d’offrir exclusivement des produits dans leur emballage et leur scellé d'origine, sous DLC, non ouverts, non entamés. Sinon impossible de les distribuer.

En ce qui concerne les enfants (c'est en partie pour une question de place devant l'autel)

- Les enfants présents dans l’assemblée à Sainte Bernadette, ont pu venir devant l’autel pour colorier ou dessiner des cartes de vœux pendant la messe, elles seront remises aux associations.

- Les enfants présents dans l’assemblée à Sainte Thérèse, ont pu faire de belles cartes chez eux, elles ont été apportées à l'autel avec les dons

En voici quelques unes

Pour le 18-19, Noël de l'Estanguet :

L’Estanguet en béarnais, signifie « la petite halte ». Né en 1982 à l’initiative des paroisses Sainte-Thérèse, Sainte-Bernadette et Notre Dame sous l’impulsion de l’abbé Casaubon, il accueille les personnes sans domicile qui demandaient l’hospitalité aux presbytères.
Du 1er novembre au 30 avril, l’Estanguet offre chaque nuit le couvert et une chambre à 6 hommes envoyés par le 115. L’accueil, les repas, les permanences de nuit sont assurées à tour de rôle par des bénévoles. Ce qui permet d’offrir environ 1000 nuitées et 1000 repas par saison à plus de 150 « passagers ».

Grâce à vous, nous aimerions partager avec ces hommes un peu de la joie de Noël :
- des denrées de fêtes, bonbons, chocolats…
- des cadeaux qui leur fassent plaisir sacs, nécessaire de toilette… (Emballages d’origine intacts).

L’Estanguet cherche régulièrement des bénévoles.
Vous pouvez contacter Joseph Pruniaux : 07 81 78 45 45


Petit à petit, en suivant l'étoile, des mages venus d'Orient approchent de Bethléem


Le samedi soir le chœur des ainés nous a fait le plaisir d'accompagner nos chants

 


Et un très grand merci à tous ceux qui embellissent nos églises et nos célébrations :
fleuristes, animateurs, musiciens, chorales et tous ceux que l'on ne voient pas...
sans oublier nos prêtres qui donnent beaucoup d'eux-mêmes pour nous aider à "avancer"...

 

Pour le 11-12, Noël avec la Société Saint-Vincent-de-Paul :

Depuis près de 180 ans, les bénévoles de la SSVP apportent de la nourriture aux personnes dans le besoin. À l’origine de cette initiative, Frédéric Ozanam et des centaines d’autres jeunes qui se sont motivés à tendre la main aux plus démunis, à l’image des Filles de la charité.
Si la période de Noël est vue pour la plupart comme un moment de partage et de réunion, pour un grand nombre de personnes, elle est vécue comme un moment de solitude. Pour que passer Noël seul ne soit plus jamais une inquiétude, la Société de Saint-Vincent-de-Paul (SSVP), en tant qu’association de lutte contre la solitude, propose des réveillons solidaires.
Grâce à vous, nous aimerions offrir aux familles moins chanceuses de notre paroisse :
des denrées de fêtes, confiseries, bonbons, chocolats…

Vous pouvez également faire un don sur le site www.ssvp.fr/ssvp-des-pyrenees-atlantiques/

Le dimanche de la joie (chasubles roses)

Pour le 4-5, Noël des Apprentis d'Auteuil :

Situé Avenue Léon Blum à Pau, le collège Sainte-Bernadette accompagne les élèves de la 6ème à la 3ème en enseignement général et prépa-métiers. Ils sont accueillis en externat, demi-pension ou internat éducatif et scolaire. Le collège est engagé dans la lutte contre le décrochage scolaire, l'individualisation des apprentissages, les pratiques pédagogiques et éducatives innovantes, notre structure à taille humaine permet à chaque jeune d'envisager sa scolarité sereinement.

Le collège aimerait donner à ses jeunes
- des cadeaux qui leur fassent plaisir
musique, jeux de société, ballons, sacs, trousses, livres, activités manuelles…
- et des denrées de fêtes bonbons, chocolats…

 Vous pouvez également faire un don sur le site www.apprentis-auteuil.org

Entre les deux weekends, une magnifique crèche est née grâce aux talents de nos artistes



Pour le 27-28, Noël des personnes détenues, nous avons besoin de :

PAPETERIE : timbres et enveloppes pré-timbrées, papier à lettres si possible ligné, cahier petit format. Crayons de couleur, feutres, stylos à bille. Cartes de vœux uniquement si l’enveloppe est timbrée.
PELOTES DE LAINE pour les femmes : à l’exclusion du bleu marine et du vert kaki.


Merci d’offrir exclusivement des produits dans leur emballage et leur scellé d'origine, sous DLC, non ouverts, non entamés. Sinon impossible de les distribuer.

Si vous le pouvez, une contribution financière aidera aussi l’Aumônerie
(chèques à l’ordre de : Association diocésaine de Bayonne, en mentionnant au dos : Prison Pau)

Texte sur l'attente

J'attends, dit l'empereur Auguste, le résultat du recensement. J'ai hâte de savoir le nombre de mes sujets.
J'attends, dit Joseph, de trouver un logement pour ma famille qui va s'agrandir.
J'attends, dit Marie, avec un peu d'angoisse, mais beaucoup d'espoir, de mettre au monde le Roi du monde.
J'attends, dit le berger, de voir l'Agneau de Dieu et d'en parler aux autres.
J'attends, dit le mouton, de connaître ce fameux berger que Dieu envoie pour les hommes.
J'attends, dit l'Ange, de chanter à Dieu : ''Gloire !'' et d'annoncer aux hommes : ''Bonne Nouvelle !''

J'attends, dit Jésus, de voir se rassembler en une seule famille l'empereur et le berger, l'homme et la femme, l'ange et la bête : Dieu les attend.
Et toi mon frère, toi ma sœur qui vient d’écouter la Parole de Dieu et ce qu’elle nous enseigne, qu’attends-tu pour ce temps de l’avent 2021 ?


 

♦ Catéchisme paroissial

Ce 17 décembre, juste avant les vacances de Noël, la séance de catéchisme s'est terminée avec de belles surprises... Que de joie !

  

 

♦ Lumière de la Paix de Bethléem

C'est à Bizanos, en l’église Saint-Magne, qu'elle est arrivée après un long parcours depuis Bethléem... Avion, train, voiture... Elle a été amenée par les scouts et les guides de France mais ce soir là, pour l'accueillir tous les mouvements de jeunes étaient présents (Scouts et guides d'Europe, scouts et guides unitaires de France, mouvement eucharistique des jeunes,  en jaune...) ainsi que des représentants d'association. Tous avaient répondu à l'invitation :

Merci à tous ceux qui ont animé ce temps de joie
et en particulier à Christine et aux musiciens


Accueil en présence de deux Pères Blancs et du nouveau curé de la paroisse

(suite bientôt, les vidéos sont en préparation)

 


 

♦ 4ème semaine

Chaque jour,
u
ne méditation du frère Philippe Jeannin, couvent Saint-Jacques à Paris,
puis un jeune, un frère, une sœur, un laïc, une femme nous raconte comment Marie l’a cueilli !
Office des Laudes

♦ Vendredi 24 décembre


Méditation

« Tu es le plus beau des enfants des hommes »

Psaume 44, verset 3

Avec Joseph, l’âne et des provisions de route, nous sommes partis de Nazareth nous faire recenser à Bethléem, la cité de David, car Joseph est de sa lignée*. Je suis bien ronde, sur le point d’accoucher. La marche à pied m’épuise, celle à dos d’âne risque de déclencher à tout moment le travail avant l’arrivée en ville. Nous n’en sommes pourtant pas loin, j’ai hâte d’arriver, mais, à défaut d’avoir trouvé place pour dormir, nous devons faire halte dans un champ pour la nuit. Joseph est tout prévenant pour me préparer une couche confortable avec les moyens du bord.

Vers minuit, les contractions me faisaient voir la lune danser. La nuit était douce, le silence était enveloppant. Je n’ai pas eu à pousser, juste le laisser passer… Il ne m’a pas fatiguée, il s’est frayé lui-même son chemin comme s’il avait attendu minuit. Son cri s’est fait entendre. Joseph a vidé sa gourde, nous l’avons lavé, langé.
Je l’ai bercé dans mes bras et Joseph, les larmes aux yeux, chantonnait à voix basse : « D’heureuses paroles jaillissent de mon cœur quand je dis mes poèmes pour le roi d’une langue aussi vive que la plume du scribe ! Tu es beau, comme aucun des enfants de l’homme, la grâce est répandue sur tes lèvres : oui, Dieu te bénit pour toujours. »**

C’est vrai qu’il est beau, le fruit de mes entrailles. Fruit de la Parole. Parole en chair et en os. Regardez-le, prenez-le dans vos bras… Dites-lui quelque chose, faites un vœu, rendez grâce et, avec moi, chantez en chœur  : « Mon âme exalte le Seigneur ! Exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur ! »

* Évangile selon saint Matthieu ch. 1, v. 16.
** Psaume 44, 2-3.

Comment Marie l’a cueilli !

Office des Laudes

♦ Jeudi 23 décembre

Méditation

« Ma Parole ne me revient pas sans avoir accompli sa promesse »

Livre d'Isaïe, chapitre 55, verset 11

La compréhension de Joseph et son chant, sa tête sur mon épaule, m’ont confortée dans ce que je pressentais : la Parole de Dieu, en nous, peut germer. Et si elle germe, elle donnera du fruit. Nous sommes comme une terre assoiffée* attendant la semence… Chacun peut l’accueillir, comme je l’ai fait.
Y être seulement disponible et, si elle est semée en nous, la laisser germer. Comment est-elle semée ? « Sur toute la terre en paraissent le message et la nouvelle, aux limites du monde. »** Elle est même « tout près de toi, elle est dans ta bouche et dans ton cœur »***. Dès qu’elle est prononcée quelque part et qu’une oreille l’accueille, elle commence à germer… Oh, bien sûr, parfois elle tombe à côté, sur un cœur de pierre ou au milieu des ronces… mais quand elle tombe dans la bonne terre, elle donne du fruit à soixante ou cent pour un****.
En tout cas, elle ne reste jamais sans effet… car comme « la pluie et la neige qui descendent des cieux n’y retournent pas sans avoir abreuvé la terre, sans l’avoir fécondée et l’avoir fait germer, donnant la semence au semeur et le pain à celui qui doit manger ; ainsi la Parole du Seigneur, qui sort de sa bouche, ne lui reviendra pas sans résultat, sans avoir fait ce qui lui plaît, sans avoir accompli sa mission »*****.

Le Seigneur nous choisit, tous et chacun, pour être ses « porte-Parole » et pour que sa Parole donne du fruit, et un fruit qui demeure. Ne la laissons pas sans effet. N’empêchez pas son action en vous et, avec moi, vous chanterez sans fin : « Le Puissant fit pour moi des merveilles, Saint est son Nom. »

* Psaume 62, 2.
** Psaume 18, 5.
*** Lettre de saint Paul apôtre aux Romains  ch. 10, v. 8.
**** Évangile selon saint Matthieu ch. 13, v. 3-8.
***** Livre d'Isaïe ch. 55, v.10-11.

Comment Marie l’a cueilli !

Office des Laudes

♦ Mercredi 22 décembre

 

Méditation

« Amour et vérité se rencontrent, Justice et Paix s’embrassent »

Psaume 84, verset 11

J’ai l’impression que mon ventre s’arrondit. C’est ce qu’on regarde en premier quand je vais à la fontaine ou au marché. En parler à Joseph ? Il ne me croira jamais. Comment lui faire avaler que c’est le Saint-Esprit ?
Joseph est passé ce soir en rentrant de l’atelier. Il ne regarde que mes yeux noisette, il n’a pas vu que mon ventre s’arrondissait. Je lui ai tout raconté : l’autre nuit, le sentiment de chaleur envahissante, mon amour et ma tendresse pour lui, mais aussi mon vœu d’être la servante du Seigneur et de m’accorder à sa Parole… 
Joseph m’a crue. Il a pris ma main, posé l’autre sur mon ventre et sa tête sur mon épaule et s’est mis à fredonner le psaume de sa voix douce : « Tu as aimé, Seigneur, cette terre… Fais-nous voir, Seigneur, ton amour, et donne-nous ton salut. Son salut est proche de ceux qui le craignent, et la gloire habitera notre terre. Amour et vérité se rencontrent, justice et paix s’embrassent ; la vérité germera de la terre et du ciel se penchera la justice. Le Seigneur donnera ses bienfaits, et notre terre donnera son fruit. La justice marchera devant lui, et ses pas traceront le chemin. »*
Et je pensais : « Oui, le Seigneur se souvient de son amour, de la promesse faite à nos pères, en faveur d’Abraham et de sa race à jamais. » Et si c’était maintenant le temps favorable, le jour du salut ? Comment faire comprendre que son salut est proche ? L’accueillir, tout simplement ?
Joseph a relevé sa tête, m’a regardé et m’a dit : « Si c’est un garçon, on l’appellera “Emmanuel”. »

* Psaume 84, 2. 7-14.

Comment Marie l’a cueilli !

Office des Laudes

♦ Mardi 21 décembre

 

Méditation

« Qu’il me soit fait selon ta Parole ! »

Livre d'Isaïe, chapitre 62, verset 5

J’ai passé une bien mauvaise nuit… moi qui d’ordinaire dors profondément. Comme si j’avais la boule au ventre, pas celle de la peur, mais la sensation qu’un flux, une sève, un souffle m’envahissaient peu à peu, et se diffusaient comme une douce chaleur en moi. Je n’étais pas apeurée, au contraire, une totale confiance me gagnait au fur et à mesure. J’ai posé mes mains sur mon ventre et, sans réfléchir, prononcé comme si ça venait du fond de moi : « Amen ! Qu’il me soit fait selon ta Parole ! »* Un consentement naturel, un oui profond à ce qui pourra advenir pour être en accord.
Ce matin, j’étais rassérénée, mais mon ventre garde le souvenir de cette brûlure, comme si Dieu était passé en moi : l’image du buisson ardent m’est revenue : ce feu qui brûle et ne consume pas. 
Quelque chose a changé. Je vois bien qu’on me regarde différemment : mais quoi ? Je n’ose pas poser la question. Et que répondre si on me la posait ? Que je suis mystérieusement habitée par la prophétie d’Isaïe : « Voici que la vierge est enceinte ? »
Car j’ai l’impression qu’à partir du moment où j’ai dit « je suis la servante du Seigneur », et quand j’ai ajouté cette nuit « qu’il me soit fait selon ta Parole », c’est comme si la Parole s’était mise à germer en moi. Elle m’envahit, prend possession de ma chair et mon être tout entier s’accorde à elle. Sensation de naître à une vie nouvelle, à une compréhension nouvelle : comme si la Parole allait prendre chair…

Et vous ? Vous est-il arrivé de sentir la Parole de Dieu et votre vie s’accorder ?

* Évangile selon saint Luc ch. 1, v. 38b.

Comment Marie l’a cueilli !

Office des Laudes

♦ Lundi 20 décembre

Méditation

« Tu seras la joie de ton Dieu »

Livre d'Isaïe, chapitre 62, verset 5

Je n’aime pas parler de moi… je n’ai rien à dire, seulement accueillir… mais on m’a demandé de vous raconter la naissance de cet enfant venu en moi je ne sais comment.

Mon nom est « Marie ». Je suis une jeune fille de Nazareth comme les autres… La nature m’a rendue joyeuse, heureuse, confiante, j’ai foi en Dieu. Je partage l’espérance de mon peuple et je reste en éveil… Dieu ne nous abandonnera pas : il va se manifester, je le sens… Plus qu’une intuition, c’est une certitude qui m’habite…

J’ai demandé à Joseph, mon fiancé, ce qu’il pensait du prénom « Emmanuel ». Il a souri et, me fixant dans les yeux, m’a susurré : « Comme la terre fait éclore son germe, et le jardin, germer ses semences, le Seigneur Dieu fera germer la justice et la louange devant toutes les nations… Tu seras une couronne brillante dans la main du Seigneur, un diadème royal entre les doigts de ton Dieu… Car le Seigneur t’a préférée, et cette terre deviendra “L’Épousée”… Comme la fiancée fait la joie de son fiancé, tu seras la joie de ton Dieu. »*
Bercée par sa voix douce, j’étais transportée. Un ange aux ailes multicolores m’est apparu. Ses lèvres articulaient les paroles mêmes que j’entendais. Devant ma surprise, il m’a rassurée : « Ne crains pas, Marie, voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus. » Il a ajouté que l’Esprit Saint me prendrait sous son ombre et que « rien n’est impossible à Dieu »**.
Un grand frisson m’a alors traversée, de la nuque au bas du dos, et mes entrailles ont frémi. Je suis restée abasourdie… Ces paroles m’ont chamboulée au plus profond.

Et pourquoi moi, l’humble servante du Seigneur… ? Et vous, n’avez-vous jamais entendu une parole du Seigneur qui vous touche à ce point ? Qu’en avez-vous fait ?

* Livre d'Isaïe ch. 61, v.11. ch. 62, v. 2-4
** Évangile selon saint Luc ch. 1, v. 31-37

Comment Marie l’a cueilli !

Office des Laudes

♦ Dimanche 19 décembre

 

Méditation

« La Vierge concevra »

Livre d'Isaïe, chapitre 7, verset 14

Hier, c’était shabbat. Avec mes amies, nous sommes allées à la synagogue. J’aime beaucoup m'y rendre. Pour nous retrouver, pour apercevoir mon fiancé… Mais surtout pour les chants et les prières. J’aime beaucoup les lectures aussi, me reconnaître dans les histoires de nos aïeux… Ça me fait rêver. Les chants, je les fredonne en faisant les travaux ménagers. Et surtout le soir, quand la laine file délicatement entre mes doigts…
Hier, la lecture a particulièrement retenu mon attention. Je ne sais pas pourquoi. C’était un texte du prophète Isaïe : « Écoutez, maison de David ! Il ne vous suffit donc pas de fatiguer les hommes : il faut encore que vous fatiguiez mon Dieu ! C’est pourquoi le Seigneur lui-même vous donnera un signe : voici que la vierge est enceinte, elle enfantera un fils, qu’elle appellera Emmanuel. »*

Bizarre, ce signe ! Comment cela peut-il se faire ? Une vierge enceinte ? C’est vrai que rien n’est impossible à Dieu ! « Emmanuel », c’est un beau prénom. Si Dieu me donne un fils un jour, je l’appellerai « Emmanuel » « Dieu avec nous ». Mais j’étais attristée aussi d’apprendre qu’on peut fatiguer Dieu, chaque fois qu’on ne marche pas dans ses voies. Même si elles nous sont impénétrables. Alors, dans mon cœur, j’ai promis de ne plus fatiguer Dieu, et j’ai fait le vœu secret d’être toujours sa servante**.
Qu’est-ce que le Seigneur a voulu me dire avec cette Parole ? On verra… en tout cas, moi, maintenant, « je suis la servante du Seigneur ». J’espère que mon fiancé n’en sera pas jaloux.

* Livre d'Isaïe ch. 7, v. 13-14.
** Évangile selon saint Luc ch. 1, v. 38a.

Comment Marie l’a cueilli !

Office des Laudes

♦ 3ème semaine

Chaque jour,
u
ne méditation du frère Grégoire Abessolo, couvent d'Evry (sauf samedi),
puis un jeune, un frère, une sœur, un laïc, une femme nous raconte comment Marie l’a cueilli !
Office des Laudes

Cette semaine, le frère Grégoire médite cette merveille : puisque Jésus Fils de Dieu se fait fils d’une femme, il devient notre frère en humanité, nous avons le même Père, quels que soient notre origine, notre âge, notre couleur de peau. C’est pourquoi, en écho avec cette quête des traits du Père dans le visage du Fils, les petits chanteurs du Nord nous propose de prier le notre Père !
La prière du Sauveur pour nous tourner vers son Père et notre Père est interprétée sur une musique contemporaine de Nicholas Kedroff (1905-1981), un Russe qui appartient à une dynastie de musiciens. Méditative, profonde, paisible, elle se fait supplication lorsque les enfants chantent : ne nos inducas in tentationem, sed libera nos a malo, ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre-nous du mal ! La paix revient en mezzo voce et avec le sourire pour un Amen plein de confiance.

C’est cette confiance dans le Père qu’il nous faut garder ou retrouver dans le doute et l’inquiétude, dans la nuit et le froid. C’est de cette confiance que nous devons témoigner. Le Père n’abandonne pas son Église ballottée, le Père n’abandonne pas ses filles et ses fils chancelants. Redisons lentement, avec les petits chanteurs de Nord, le notre Père.Bien fraternellement,
frère Philippe Verdin

♦ Samedi 18 décembre

Méditation

« Marie gardait fidèlement toutes ces choses en son cœur »

Évangile selon saint Luc, chapitre 2, verset 51

Sœur Anne Lécu, médecin en prison et Martin Steffens, jeune philosophe, poursuivent leur dialogue passionnant sur ce que la vie de Marie nous enseigne. Marie nous apprend notamment une certaine qualité d’être vis-à-vis de Dieu et des autres, une certaine qualité de présence. Marie nous apprend que même les vies cachées, même les vies apparemment gâchées ont un sens. Marie est celle qui est là, à côté de son Fils, de la crèche à Cana, de la croix à la Pentecôte. Un peu à la manière de Dieu qui est à nos côtés, discrètement. Alors comment suivre Marie ?

Martin Steffens raconte que son épouse se plaignait : « Je n’arrive plus à prier !
- Mais si, puisque tu t’agenouilles.
- Mais non, tu ne comprends pas : je n’arrive plus à prier, encore moins à me mettre à genoux !
- Mais si, tu pries quand tu te mets à genoux pour ziper l’anorak de ton fils et tant de fois dans la journée pour ramasser les jouets oubliés. Tu te mets à genoux, tu es au service de ceux que tu aimes : tu pries. »

Prendre soin du corps des plus fragiles, prendre soin du corps de l’Église comme Marie a pris soin du corps de son fils après la passion, c’est comme elle accueillir l’espérance et la promesse.

Comment Marie l’a cueilli !

Office des Laudes

♦ Vendredi 17 décembre

Méditation

« Je vous appelle mes amis, parce que tout ce que j’ai entendu de mon Père,
je vous l’ai fait connaître.
»

Évangile selon saint Jean, chapitre 15, verset 15

Dans son roman intitulé Né d’aucune femme, Frank Bouysse dépeint la violence que subit une femme et la souffrance de son fils qui semble n’être né de rien, tant sa mère a eu une existence en creux. Le mot de Paul « Né d’une femme » dit le contraire : il met en lumière la gloire simple d’une femme choisie.
La naissance d’un enfant rassemble autour du berceau la famille et les voisins. Elle apporte paix et bonheur. Quand Jésus naît, les jeunes bergers viennent le contempler, les mages l’adorer, Siméon et Anne rendent grâce. La naissance de Jésus nous plonge au cœur d’un événement universel où la joie pénètre les cœurs et rassemble tant d’hommes et de femmes d’origines diverses en une seule et même allégresse.

« Gloire à Dieu au plus haut des cieux ! » C’est la joie au ciel  : les anges entonnent des cantiques. C’est la joie sur la terre : le Sauveur est né ! La lumière des nations est apparue. La naissance du Christ réalise la vie nouvelle où les peuples deviennent frères et amis.
Une dame protestante me disait : « Vous catholiques, vous avez tout. Vous avez le Père, le Fils et l’Esprit saint. Et vous avez en plus la Mère. Nous, il nous manque la Mère. » J’ai souri et lui ai répondu : « Nous avons en commun la trinité, ce n’est déjà pas si mal ! » Avec gravité, elle a ajouté : « Mon fils, vous êtes prêtre, ne vous amusez jamais à minimiser la Vierge Marie. Elle est essentielle dans votre compréhension de l’alliance de Dieu avec les hommes. »

L’Incarnation franchit toutes les limites. Elle ouvre un nouveau chemin entre Dieu et les hommes, entre le ciel et la terre. L’Incarnation est le dévoilement de l’humanité de Dieu, de la double maternité de Marie, de la paternité universelle du Père. L’Incarnation est promesse de vie fraternelle puisque, grâce à Marie, tout homme est né de Dieu.

Comment Marie l’a cueilli !

Office des Laudes

♦ Jeudi 16 décembre

Méditation

« C’est pourquoi je tombe à genoux devant le Père,
de qui toute paternité au ciel et sur la terre tient son nom. »

Lettre de saint Paul apôtre aux Éphésiens,  chapitre 3, verset 14

En Afrique, un couple marié qui ne peut avoir d’enfant vit un double drame. Celui de l’absence, bien sûr. Pas d’enfant à bercer, à cajoler, à voir grandir, à éduquer, pas de signe vivant de l’amour donné et reçu. Mais en plus, il y a le regard des proches et des voisins…
C’est pourquoi chaque naissance est accueillie comme un immense don. 
La naissance d’un enfant est toujours la réalisation des promesses de vie. Sans l’enfant, la vie s’arrête, mais avec la naissance, c’est la vie qui continue. C’est le clan qui s’agrandit, la famille qui transmet, le père et la mère qui lèguent à l’avenir… La vie qui prolonge la longue chaîne humaine.

Avec Jésus, c’est la même chose, mais sa naissance n’est pas seulement la promesse d’une fécondité biologique, c’est aussi celle d’une fécondité spirituelle pour toute l’humanité. « Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde pour que, par lui, le monde soit sauvé. »*
En envoyant son Fils dans le monde, le Père veut sauver tous ses enfants, les sauver de la mort et partager avec eux sa vie éternelle. « Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ. »**
La paternité de Dieu n’est donc pas exclusive ; elle ne se cantonne pas à une famille, un clan, une tribu, un continent. Elle est ouverture et accueil de tous les hommes. Elle rattache tous les peuples à une même et unique paternité.

Connaître le Père, à travers le Fils, et le reconnaître comme Dieu et Père de tous les hommes : voilà la mission de Jésus.
Jésus vient non seulement combler l’espérance d’Israël, mais aussi libérer tous les hommes de la peur, de l’incompréhension mutuelle, de l’éloignement de Dieu. Sa naissance offre un nouveau départ pour toute l’humanité, une nouvelle création, avec de nouveaux liens entre les hommes. Des liens de vie, d’amitié et de fraternité.

*Évangile selon saint Jean ch. 3, v. 17.
** Évangile selon saint Jean ch. 17, v. 3.

Comment Marie l’a cueilli !

Office des Laudes

♦ Mercredi 15 décembre

 

Méditation

« Voici ta mère ! »

Évangile selon saint Jean, chapitre 19, verset 27

Comme toutes les mères, Marie assure la croissance et l’éducation humaine et spirituelle de son enfant. Sur ses genoux, l’Enfant Jésus a appris à prier son Père.

La naissance d’un enfant révèle aussi la vie de sa mère. Et puisque la vie du Christ dévoile sa double nature humaine et divine, elle nous fait reconsidérer la maternité de Marie. Car cette étonnante maternité, elle aussi, est double.
« Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. »* La salutation d’Élisabeth invite à contempler en Marie la béatitude et la grâce surabondante de la foi. 
« Voici ta mère ! »**. Du haut de sa croix, en la confiant à Jean, son disciple bien-aimé, Jésus nous donne Marie pour mère.
Le rôle de Marie a été souligné par le concile d’Éphèse. Il a confirmé Marie non seulement mère de Jésus, mais aussi Mère de Dieu. Présente avec les disciples à la Pentecôte, Marie accompagne les débuts de l’Église et sera également parée du titre de Mère de l’Église.

Mère de Jésus, Mère de Dieu et aussi Mère de l’Église, Marie reste active. Ce qui nous vaut cette réflexion de sainte Bernadette de Lourdes : « Il y a des moments de la vie où on est las, où on a besoin de repos... Marie, son cœur immaculé, sa douce mémoire, son souvenir maternel doivent être le repos, le gîte où l’on se retire... Ce que Notre Seigneur n’a pas accordé à sa Mère, il nous l’a donné à nous. Marie n’avait pas une autre Marie pour s’appuyer sur elle... Ah ! Heureuse l’âme qui a su trouver cet abri, ce refuge ! »

* Évangile selon saint Luc ch. 1, v. 45
** Évangile selon saint Jean ch.19, v.27

Comment Marie l’a cueilli !

Office des Laudes

♦ Mardi 14 décembre

 

Méditation

« Celui qui m’a vu a vu le Père. »

Évangile selon saint Jean, chapitre 14, verset 9


L’incarnation crée un nouveau rapport avec Dieu. Celui qui était éloigné, voilé, invisible, le « Dieu qui se cache », invoqué par le prophète Isaïe, s’est approché, dévoilé. Il s’est rendu visible.
La naissance de Jésus révèle l’humanité de Dieu, son attention pour la vie de l’homme. En Jésus, Dieu se révèle proche des hommes, capable d’émotion et de sentiments, capable d’étonnement et d’émerveillement, de tristesse et d’angoisse. Ce Dieu proche accompagne l’homme sur son chemin.

À la crèche, pour reprendre les expressions de Didier Rimaud* :
Les bergers contemplent, éblouis, ce qui était caché dès l’origine : le sourire de Dieu dans les yeux d’un enfant !
Aujourd’hui, le monde peut entendre l’allégresse de Dieu, dans la voix d’un enfant !
Tout l’univers, en marche avec les rois, admire l’humanité de Dieu dans le corps d’un enfant !

En Jésus, l’humanité de Dieu s’est dévoilée. Comment la reconnaître ? Par la puissance de l’Esprit Saint qui nous la révèle. Mais reconnaître le visage de Dieu dans nos frères et sœurs... voilà ce qui est bien plus difficile…
À quoi pense l’homme quand il comprend qu’il est fils de Dieu ? Et vous, à quoi pensez-vous quand vous vous découvrez… enfant de Dieu ?

*Un grand éclair embrase les collines, hymne de Noël de Didier Rimaud.

Comment Marie l’a cueilli !

Office des Laudes

♦ Lundi 13 décembre

Méditation

« Tu es mon fils, moi aujourd’hui, je t’ai engendré. »

Évangile selon saint Luc, chapitre 3, versets 21-22

À la naissance de mon neveu, ma mère était trop fière : C’est tout le portrait de son père ! disait-elle. La naissance d’un enfant pose toujours la question de l’identité du père : qui donc est le père ? La question est aussi posée au sujet de Jésus : à qui ressemble-t-il ? À Joseph, l’époux de Marie  ?
Les généalogies de Matthieu et Luc rattachent Jésus à la lignée très humaine de David, mais Luc affirme aussi sa filiation divine*, comme Jean : « le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous, et nous avons vu sa gloire, la gloire qu’il tient de son Père comme Fils unique, plein de grâce et de vérité. »**

Dieu est le « Père » de Jésus. L’épisode du baptême, comme celui de la Transfiguration, atteste que Jésus est le fils bien-aimé sur qui repose l’Esprit Saint. Dieu revendique la paternité de Jésus. 
De son côté, Jésus s’identifie à son Père : « Le Père et moi, nous sommes UN. » Il se tourne vers lui dans la prière. Il prie pour que nous le connaissions, lui, le seul vrai Dieu, et lui, Jésus, qu’il a envoyé sur terre. Il prie pour qu’à notre tour, nous ne soyons qu’Un en eux : «Père saint, garde-les unis dans ton nom, le nom que tu m’as donné, pour qu’ils soient un, comme nous-mêmes. »*** Il enseigne à ses disciples comment s’adresser au Père en l’appelant « Notre Père ». Il exulte de joie en lui : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits. » ****

Au jardin de Gethsémani, Jésus supplie son Père : « Père, si tu le veux, éloigne de moi cette coupe ; cependant, que soit faite non ma volonté, mais la tienne »*****. À l’heure de la croix, il implore le pardon pour ses bourreaux : « Père, pardonne-leur : ils ne savent pas ce qu’ils font»****** et, à l’heure ultime, il s’en remet à son Père : « Père, entre tes mains je remets mon esprit »*******
Par Jésus, l’homme apprend un nouveau type de rapport avec Dieu : la relation filiale. Il découvre… de qui tenir !

* Évangile selon saint  Luc ch 1, v 35
** Évangile selon saint Jean ch 1, v 14
*** Évangile selon saint Jean ch 17, v 11
**** Évangile selon saint Matthieu ch 11, v 25
***** Évangile selon saint Luc ch 22, 42
****** Évangile selon saint Luc ch 23, v 34
******* Évangile selon saint Luc ch 23, v 46

Comment Marie l’a cueilli !

Office des Laudes

♦ Dimanche 12 décembre

Méditation

« Dieu envoya son Fils, né d’une femme. »

Lettre de saint Paul apôtre aux Galates, chapitre 4, verset 4

La naissance de mon premier neveu a été un événement merveilleux. Remplis de joie, ses parents ont quand même remarqué ma drôle de tête : « Mais qu’est-ce qu’il y a, Grégoire ? Tu ne le trouves pas joli, le bébé ? » Ce personnage minuscule, fripé, les yeux grands ouverts et les poings fermés…

J’étais stupéfait. Comme c’est bizarre, un fils d’homme…  
La naissance d’un enfant nous place face à un étranger, un être mystérieux que nous apprenons progressivement à connaître. Elle nous interroge et nous ouvre à la profondeur du mystère de la vie : que sera cet enfant ?
C’était déjà la question des voisins lorsque les parents de Jean Baptiste ont décidé de l’appeler Jean.
La naissance, en effet, ne dit pas tout de l’enfant. Plus tard, il se révélera. Et ce seront alors d’autres questions. Par exemple :
Celle des foules qui viendront se faire baptiser par Jean : « Que devons-nous faire ? »*
Ou celle de Jean Baptiste qui envoie demander à Jésus : « Es-tu celui qui doit venir ou devons-nous en attendre un autre ? » **
Ou encore celle de ses disciples qui l’interpellent : « Maître, où demeures-tu ? » ***
Ou enfin celles des contemporains : « Pourquoi parle-t-il ainsi ? Il blasphème ! Qui donc peut pardonner les péchés, sinon Dieu seul ? »**** C'est le paradoxe de toute naissance que la différence entre l’enfant qui naît et l’adulte qu’il deviendra. Paradoxe dans l’affirmation de Paul : « Dieu envoya son Fils, né d’une femme ». Plus qu’un homme né d’une femme, Jésus est le Fils de Dieu envoyé pour sauver les hommes. Oui, Dieu a un fils. Dieu se fait homme et il choisit une femme pour mère !

À chacun de nous il revient d’accueillir ce que Dieu veut nous enseigner par cette naissance : l’humanité de Jésus, mystère incroyable d’un Dieu pleinement homme, la maternité de Marie, cette tendresse de Dieu et cette fragilité. Et si cette naissance était le premier acte de la mission de Jésus ?
Pour Dieu, naître d’une femme est le premier signe qu’il nous adresse : notre condition humaine est digne d’être aimée et célébrée. En Marie, tout l’océan d’amour de Dieu s’est déposé.

* Évangile selon saint Luc ch. 3, v. 10.
** Évangile selon saint Matthieu ch. 11, v. 3.
*** Évangile selon saint Jean ch.1, v. 38.
**** Évangile selon saint Marc ch. 2, v.7.

Comment Marie l’a cueilli !


Office des Laudes

♦ 2ème semaine

Chaque jour,
u
ne méditation de la sœur Marie-Lys Nuville, Communauté de Toulouse
puis un jeune, un frère, une sœur, un laïc, une femme nous raconte comment Marie l’a cueilli !
Office des Laudes

Cette semaine, alors que sœur Marie-Lys, professeure en collège, nous fait entrer au cœur du mystère d’un Dieu né d’une femme, nous vous proposons de prier la Vierge Marie avec les petits chanteurs du Nord
Dans cette hymne pour l'avent, nous joignons nos voix à celles des enfants : «Douce Vierge Marie, priez pour nous. Que grâces infinies Jésus, votre enfant si doux, nous communique à tous.» Les voix de basse puis la voix de ténor donnent une couleur suppliante à la prière. Quand les jeunes sopranes et alti se joignent enfin au chœur, c’est l’espérance et la confiance qui éclatent :
O Vierge gracieuse, Reine des cieux.
O Reine glorieuse du Dieu des dieux,
Tout cœur pieux, toute âme précieuse
Vous dira bienheureuse toujours et en tous les lieux.

Ce motet du XVIème siècle, dont l’auteur est resté anonyme comme s’il se joignait à la foule de ceux qui supplient avec ferveur la Vierge Marie, fait écho à la fameuse prière de saint Bernard de Clairvaux :
«Souvenez-vous
ô très misécordieuse Vierge Marie,
qu’on n’a jamais entendu dire
qu’aucun de ceux qui ont eu recours
à votre protection,
imploré votre assistance
ou réclamé vos suffrages,
ait été abandonné. »

Alors que la pandémie du COVID n’en finit pas et frappe les plus fragiles, les malades et les personnes âgées, alors que tant d’incertitude plane au-dessus de nous, alors que des familles vivent l’avent dans la peine, l’inquiétude, l’addiction et que certains de nos voisins s’apprêtent à vivre Noël dans la solitude, cette musique, douce et confiante, nous rassure et nous apaise. Dieu ne nous laisse pas seuls. Il nous envoie son Fils, né d’une femme… Courage : une petite lumière perce déjà l’obscurité, une femme se tient debout dans l’adversité…
Bien fraternellement,
frère Philippe Verdin

♦ Samedi 11 décembre

Méditation

« La création tout entière gémit,
elle passe par les douleurs d’un enfantement qui dure encore. »

Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains, chapitre 8, verset 22

 

Comment Marie l’a cueilli !

Office des Laudes

♦ Vendredi 10 décembre

Méditation

« La création tout entière gémit,
elle passe par les douleurs d’un enfantement qui dure encore. »

Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains, chapitre 8, verset 22

Depuis dimanche, nous avons beaucoup parlé de naissances : celle du Christ en nous, notre propre naissance à la vie nouvelle d’enfant de Dieu, puis notre collaboration dans la naissance du Christ chez les autres. 
Finalement, en y prêtant attention, nous sommes sans cesse en gestation, d’une manière ou d’une autre. Mais nous ne sommes pas les seuls : « La création tout entière gémit, elle passe par les douleurs d’un enfantement qui dure encore »*. Elle comme nous attendons la délivrance, cette dernière phase de l’accouchement qui nous libérera totalement de la servitude du péché et de la mort. 
Le terme prévu pour cet heureux événement c’est la fin des temps : l’avènement du Christ dans sa gloire.

En attendant, l’Église, corps du Christ, se prépare à cette délivrance. Jésus lui a ouvert le chemin par sa résurrection, il est le premier né d’entre les morts et il nous entraîne à sa suite : là où il est passé en tant que tête, tout le corps va suivre. Parfois, lorsque le terme arrive, la peur, les interrogations, l’angoisse, peuvent troubler ce moment pourtant tant attendu. C’est vrai que dans toute naissance, il y a nécessairement une part d’incertitude et d’inconnu.

C’est l’espérance qui nous permet d’attendre ce moment dans la paix. Cette petite flamme vive nous fait pressentir les merveilles du monde à venir et la joie immense qui nous attend. Ce sera l’heure de la rencontre, du face à face avec celui qui n’est qu’Amour, l’heure de jouir éternellement de sa présence.
Qu’il vienne, enfin !

*Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains ch. 8, v. 22

Comment Marie l’a cueilli !

Office des Laudes

♦ Jeudi 9 décembre

Méditation

 

« Qui est ma mère ? […] Celui qui fait la volonté de mon Père,
celui-là est pour moi une mère. »

Évangile selon saint Matthieu, chapitre 12, verset 50

Marie a dû être surprise d’entendre de son fils que d’autres pouvaient être sa mère. Après tout, c’est bien elle qui l’a porté et nourri. Elle qui a veillé sur lui et l’a éduqué. Alors qui d’autre pourrait être sa mère ?

S’il s’agit de la maternité physique, évidemment, personne d’autre que Marie ne peut se dire mère de Dieu. Mais Jésus parle d’une autre maternité qui est d’ordre spirituel et le fait naître dans le cœur des croyants. 
Jésus aime et veut avoir besoin de nous pour accomplir son œuvre de Salut. Ainsi, il lui plaît de passer par un intermédiaire pour venir faire sa demeure dans une âme. N’est-ce pas d’ailleurs ce qui se passe lorsque nous faisons connaître le Christ à quelqu’un ? Dans connaître, il y a naître et dans connaissance, il y a naissance. Par l’annonce de Jésus Christ, peut s’opérer la naissance du Christ dans une âme. C’est le processus que décrit saint Paul dans la lettre aux Romains : la foi naît de ce que l’on entend et comment entendre si personne ne parle ?

Ainsi, en annonçant la Bonne Nouvelle et en témoignant de notre foi, nous devenons mère du Christ pour ceux qui entendent et accueillent cette parole. 
La maternité spirituelle accompagne aussi tout le processus de croissance de la vie divine. Par la prière, les petites attentions, les sacrifices, nous permettons au Christ de croître toujours plus dans l’âme dont il a fait sa demeure. C’est ce que j’essaie de faire chaque jour auprès des enfants et des jeunes de nos établissements scolaires. C’est un vrai travail d’enfantement, long et difficile, parfois douloureux, mais tellement beau !

* Photo : Soeur Marie-Lys parmi ses élèves.

Comment Marie l’a cueilli !

Office des Laudes

 ♦ Mercredi 8 décembre : solennité de l'Immaculée Conception

Méditation

« Je te salue, Comblée-de-grâce. »

Évangile selon saint Luc, chapitre 1, verset 28

Naître d’une femme, c’est devenir fils ou fille de cette femme et en hériter quelques traits. Des traits physiques ou des traits de caractère.
Sans doute Marie s’est-elle entendu dire à propos de Jésus : il te ressemble ! Et elle a dû s’émerveiller de voir Dieu assumer jusqu’à sa ressemblance concrète : « Le Puissant fit pour moi des merveilles, saint est son nom. » 
Si l’enfant hérite de ses parents bien des caractéristiques, les parents, eux, vivent une véritable transformation : naître d’une femme, c’est aussi la faire devenir mère. Ma venue au monde a radicalement transformé celle qui m’a portée. Ma naissance fut aussi pour elle une naissance.

Ainsi Marie s’est-elle laissé transformer par celui qui a pris chair en elle. 
Et nous, qui portons Dieu, à quelle transformation, à quelle nouvelle naissance nous appelle-t-il ? 
La réponse est exprimée de bien des manières dans l’Écriture : il s’agit de devenir semblable à Dieu, comme Marie en son Immaculée Conception : « Il a voulu que nous soyons saints et immaculés devant lui dans l’amour », « Soyez saints car moi, votre Dieu, je suis saint »*  Cette ressemblance, Dieu l’a voulue dès l’origine lorsqu’il a créé Adam et Ève à son image et à sa ressemblance. Mais le péché l’a abîmée et déformée.

Alors, pour la restaurer, Dieu vient non pas seulement parmi nous, mais en nous afin de nous rendre capables de devenir enfants de Dieu. Échange merveilleux pour lequel nous n’aurons jamais fini de rendre grâce : « Dieu se fait homme pour que l’homme devienne Dieu »**
Quelle bonne nouvelle !

* Lévitique chapitre 19, verset 2
** Saint Irénée de Lyon

Comment Marie l’a cueilli !

Office des Laudes

♦ Mardi 7 décembre

Méditation

« Appelés Enfants de Dieu. »

Première lettre de saint Jean, chapitre 3, verset 1

« C’est toi qui as créé mes reins, qui m’as tissé dans le sein de ma mère. Je reconnais devant toi le prodige, l’être étonnant que je suis. » 

L’auteur de ces versets de psaume exprime son émerveillement devant la création d’un être humain dans les entrailles maternelles. À l’entendre, on imagine aisément un artiste travaillant à son œuvre dans le silence d’un atelier retiré. C’est en effet un chef-d’œuvre qui se prépare dans chaque femme enceinte. Mais cette œuvre d’art va naître inachevée et Dieu a voulu qu’il en soit ainsi pour que nous participions à notre propre création. Par les choix libres, posés chaque jour, nous devenons l’artisan de notre propre vie.

Dans nos écoles, je vois bien qu’il est essentiel de faire comprendre aux adolescents la différence entre « réussir dans la vie » et « réussir sa vie». L’enjeu n’est pas d’abord d’édifier un empire ou de gagner beaucoup d’argent, mais de devenir une personne de confiance, un être libre et responsable, un véritable enfant de Dieu. Cela prend beaucoup de temps, le temps d’une vie, et ne va pas sans souffrance, car devenir enfant de Dieu c’est renoncer à devenir enfant du monde qui passe.
Heureusement, nous ne sommes pas seuls pour accomplir cette tâche. Nous pouvons compter sur Marie : qui, mieux qu’elle, peut nous apprendre à devenir de véritables enfants de Dieu, elle qui a élevé le Fils unique du Père, notre frère ?

Marie, sois à nos côtés chaque jour comme tu l’as été avec Jésus et apprends-nous à aimer Dieu comme des enfants.

* Psaume 138.

Comment Marie l’a cueilli !

Office des Laudes

♦ Lundi 6 décembre

Méditation

« Ce que nous proclamons, c’est, comme dit l’Écriture :
ce que l’œil n’a pas vu, ce que l’oreille n’a pas entendu. »

Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens chapitre 2, verset 9


Goûter la présence de Dieu en nous n’est pas évident. Car ce mystère, l’œil ne l’a pas vu et l’oreille ne l’a pas entendu. Le Christ en nous est plus imperceptible à nos sens que le petit enfant dans le ventre de sa mère. Ce n’est pas étonnant qu’il soit si facile de l’oublier et de vivre comme s’il n’était pas là.

Même la grande Thérèse d’Avila a mis des années avant de le mesurer pleinement : « Si j’avais compris [disait-elle] que dans ce petit palais de mon âme habitait un si grand roi, il me semble que je ne l’aurais pas laissé seul si souvent mais que de temps en temps je serais restée en sa compagnie. »*
Rester en sa compagnie : voilà ce que Dieu désire lorsqu’il vient faire sa demeure en nous. Après l’Annonciation, les pensées et le cœur de la Vierge Marie se sont naturellement et continuellement tournés vers Jésus. Marie avait le souci de ne pas le laisser seul et de le rejoindre par la pensée et la prière. Ce désir de demeurer auprès de lui ne l’a jamais quittée. Dans l’Évangile, on retrouve Marie à des moments importants de la vie de son Fils, jusqu’au pied de la croix. 

Pour suivre Jésus jusqu’au bout, il faut lui être solidement attaché. Ces liens, nous pouvons les tisser par la prière, ce cœur à cœur où, en apparence, rien ne se passe mais où, en réalité, l’amour qui nous unit ne cesse de grandir. Notre croissance spirituelle est comme une gestation, des choses merveilleuses se passent à l’intérieur, mais tout est caché et seuls ceux qui entrent en eux-mêmes peuvent les deviner.

*Le chemin de la perfection, sainte Thérèse d’Avila.

Comment Marie l’a cueilli !

Office des Laudes

♦ Dimanche 5 décembre

Méditation

« Tout être vivant verra le salut de Dieu. »

Évangile selon Saint Luc chapitre 3, verset 6

Comme le peuple attend la venue du Messie et va à la rencontre de Jean Baptiste au bord du Jourdain, Marie attend celui qui doit venir. Elle l’attend depuis bientôt neuf mois. Mystère étonnant et merveilleux que d’attendre un enfant !

Accueillir dans sa chair un petit être nouveau et unique. Sans le voir encore, le laisser prendre de plus en plus de place en nous et dans toute notre vie ; sentir sa présence, se préparer à le rencontrer face à face au jour de sa naissance ; moments merveilleux pour la femme enceinte et particulièrement uniques pour Marie :
celui qu’elle porte en elle, l’univers ne peut le contenir. 
Celui qui pèse seulement quelques centaines de grammes dans son ventre existe de toute éternité.
Celui qui grandit en silence est la Parole éternelle du Père.

Ce que vit Marie, c’est aussi un peu ce que nous vivons. Par la foi, nous avons entendu la voix de celui qui nous appelait et nous avons ouvert la porte de notre cœur à celui qui frappait. Alors, comme il l’avait promis, il est entré et a fait sa demeure en nous. C’est ce que saint Paul dit avec force aux Corinthiens : « Vous êtes le temple de Dieu et l’Esprit de Dieu habite en vous. »*

Il est donc bien là présent, invisible et silencieux. Sommes-nous attentifs à sa présence discrète, mais réelle ? Savons-nous prendre le temps de goûter cette présence ?
Et si, plusieurs fois aujourd’hui, nous nous arrêtions quelques instants pour, simplement, prendre conscience que le Christ vit en nous et goûter ce mystère en silence ?

* Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens ch. 3, v. 16.

Comment Marie l’a cueilli !

Office des Laudes

♦ 1ère semaine

Chaque jour,
u
ne méditation du frère Charles Desjobert, Couvent Sainte-Marie de la Tourette d'Eveux
puis un jeune, un frère, une sœur, un laïc, une femme nous raconte comment Marie l’a cueilli !
Office des Laudes

Et, pour cette première semaine de l'avent, nous joignons nos voix à celles des anges : « Psalite unigenito Christo Dei filio » (« Chantez, jouez pour le Fils unique de Dieu, le Rédempteur ! ») On imagine l’impatience, l’attente fébrile du ciel qui espère l’avènement de l’enfant-Dieu. Cette joyeuse fébrilité est peut-être aussi la nôtre : « Qu’il vienne le Prince de la paix, l’Emmanuel, le Dieu petit enfant qui se fait douceur et fragilité quand il apparait au milieu de nous. Alors nous n’avons plus peur. »
On ignore la date de composition de cette hymne de Noël et son compositeur. On l’attribue à Mickaël Praetorius, compositeur allemand du début du XVIIe siècle, qui a écrit de nombreux motets pour célébrer Noël
Á la joie des anges répondent la tranquille patience de la Vierge Marie et la délicatesse de Joseph. Ainsi Dieu va naître d’une femme ! Tout le monde semble l’ignorer, en ces jours d’hiver du règne d’Hérode. L’évènement le plus important de l’histoire du monde se déroule dans la discrétion. Les évènements les plus importants de notre vie, nos rencontres mystérieuses et bouleversantes avec Dieu, se passent eux aussi dans le secret de notre cœur. Laissons Dieu naître en nous. Que notre écoute devienne louange pour cette merveille !
 

♦ Samedi 4 décembre

Méditation

 

« Tu es bénie entre toutes les femmes. »

Évangile selon Saint Luc chapitre 1, verset 42

Pourquoi Marie ? Pourquoi cette femme-là ?
Marie est choisie entre toutes les femmes. Le Seigneur a fait pour elle des merveilles ! Dieu va naitre d’elle !
Mais pourquoi Marie, Pourquoi elle ?
Cette élection nous instruit avec délicatesse sur le choix de Dieu, son projet pour chaque femme, chaque homme.

Avec profondeur et finesse, sœur Anne Lécu, médecin en prison et le jeune philosophe Martin Steffens nous suggèrent dans un dialogue étonnant comment Marie nous aide à accueillir Jésus chez nous : « Elle nous apprend à prendre soin de Dieu en nous. »

Comment Marie l’a cueilli !

Office des Laudes

♦ Vendredi 3 décembre

Méditation

« Dieu, qui fournit la semence au semeur, et le pain pour la nourriture,
vous fournira la graine ; il la multipliera,
il donnera la croissance à ce que vous accomplirez dans la justice. »

Deuxième lettre de Saint Paul Apôtre aux Corinthiens chapitre 9, versets 9-10

Nos naissances et renaissances doivent nous permettre de donner la vie, faire naître à notre tour.

Il y a peu, une femme musulmane en chemin de conversion me fait part de son épuisement à soutenir un proche malade. Pour elle, le Christ nous invite à nous donner de toutes nos forces aux autres, alors elle se fatigue au service de cet ami, et elle n’y arrive plus : la voilà à bout de souffle ! L’apôtre Paul ne dit-il pas « à semer trop peu, on récolte trop peu ; à semer largement, on récolte largement » (2 Co 9, 6) ? C’est pourquoi elle ne ménage pas sa peine. Mais, me demande-t-elle : « N’est-ce pas folie qu’une religion qui exige tant ? » Je reste interdit.
Alors, nous avons relu ensemble ce passage de Paul et avons découvert la suite : « Dieu vous fournira la graine ; il la multipliera. » Ainsi, donc, ce n’est pas sur nos réserves propres qu’il faut s’appuyer. Nos talents ne sont pas des tas de grains dans lesquels nous puisons et qui s’amenuisent au fur et à mesure. Nos talents, c’est notre manière de recevoir et de donner cette graine que Dieu nous tend et qu’il se charge de multiplier lui-même.

Ce que nous avons à travailler, ce qui est notre identité propre, notre façon d’enfanter les autres à Dieu, c’est la façon, spécifique pour chacun, toute particulière, que nous avons de recevoir Dieu et de donner Dieu.
Et pour se convertir, il faut arrêter de s’épuiser, et puiser à nouveau dans ce que Dieu donne et multiplie pour nous.

Dès dimanche, laissons une femme, sœur Marie-Lys, nous conduire au cœur de ce mystère inouï qu’est l’attente d’un enfant.

Comment Marie l’a cueilli !

Office des Laudes

♦ Jeudi 2 décembre

Méditation

« Vous êtes tous frères. »

Évangile selon Saint Matthieu chapitre 23, verset 9

Je me souviens d’une renaissance. J’étais en Centrafrique, il y a trois ans. Dans la capitale, Bangui, les affrontements entre groupes armés reprenaient, une église avait été prise pour cible, plusieurs centaines de morts, des prêtres aussi. Sur le chantier de construction du couvent, dont, en tant qu’architecte, je supervisais les travaux, un ouvrier s’approche et me demande : « Alors, tu vas partir toi aussi ? » Cette question, avec ses accents bibliques, me dérange et, pour me défausser, je bredouille : « Cela dépend de mon supérieur. » Alors, avec une spontanéité désarmante, le jeune maçon rétorque : « Mais tu ne peux pas abandonner tes frères. » Soudain, je ne sais plus de quels frères il parle : mes frères dominicains ? Les habitants de ce pays ? Lui-même, avec qui je travaille depuis des mois ? Alors fondit sur moi une évidence: je suis avec des frères, mes frères, ici en Centrafrique.

Là-bas, je naissais à une fraternité universelle que je savais, mais que je ne vivais pas. Je regardais ce maçon sans savoir quoi répondre. Plus encore qu’une voix qui crie dans le désert, c’est, ce jour-là, le Christ qui m’a parlé. Ce fut douloureux comme une naissance, et pourtant, plus que jamais dans cette famille qui brusquement s’est agrandie, je me suis senti vivant. Je ne l’oublierai jamais.

Les renaissances fondent sur nous, rarement prévisibles. Elles nous surprennent même quand tout s’embrase et que la vie se tait. Ces inattendus, saisissons-les au vol, non pour quitter cette terre, mais pour nous enraciner à nouveau.
Et si une crise était une chance de renaissance ?

Comment Marie l’a cueilli !

Office des Laudes

♦ Mercredi 1er décembre

Méditation

 

« Il a dressé sa tente parmi nous. »

Psaume 125, verset 5

Rien de tel que quelques courbatures et des ampoules aux pieds pour remettre l’esprit en place  ! C’est l’expérience des pèlerins de Compostelle et des campeurs, celle des bergers et mages en route vers la crèche aussi. Marcher est un bon moyen de renaître de l’intérieur, tant il est vrai que toute naissance est à la fois corporelle et spirituelle.

On peut se tromper sur la nature des naissances qui doivent ponctuer nos vies chrétiennes ; imaginer qu’il ne s’agit que de renaissances spirituelles, de régénérations désincarnées. Renaître ne serait qu’une façon de parler, une formule pour dire qu’on l’on est quelque peu revigoré dans notre petit confort.
Mais une naissance ne peut pas, en réalité, n’être que spirituelle. Toute naissance affecte nécessairement le tout de ce que l’on est, nous renouvelle corps et âme, nous saisit dans la chair que nous sommes. Naître, n’est-ce pas justement unifier l’esprit et le corps que nous avons tellement tendance à séparer ? Une renaissance nous fait sentir à nouveau comme notre âme est blessée par notre corps fragile. Et comme notre corps peut être bouleversé quand l’âme est touchée.
Une naissance, même d’en haut, est donc une incarnation. Une manière à nouveau de prendre corps, d’être de chair. C’est la possibilité d’être blessé, c’est-à-dire d’être touché dans nos fragilités par l’immense grâce de Dieu.

Comment Marie l’a cueilli !

Office des Laudes

♦ Mardi 30 novembre

Méditation

« Le vent souffle où il veut : tu entends sa voix,
mais tu ne sais ni d’où il vient ni où il va.
Il en est ainsi pour qui est né du souffle de l’Esprit. »

Évangile selon Saint Jean chapitre 3, verset 7-9

Un condamné à mort s’est échappé : un film splendide de Robert Bresson. Chaque fois que je le regarde, je sens bien qu’il ne s’agit pas d’une histoire lointaine, d’un vieux film en noir et blanc. Mystérieusement, c’est bien de moi qu’il est question dans ce récit, de chacun de nous, même ! Comme l’homme emprisonné du film, ne sommes-nous pas des condamnés à mort ? N’est-ce pas la mort qui nous attend ? Pourtant, notre foi en Jésus Christ a ouvert une porte, déverrouillé ce qui semblait être l’ultime cadenas de nos vies : « Le filet s’est rompu, nous avons échappé. » (Ps 123, 7)
Ce film a un sous-titre inattendu : Le vent souffle où il veut. Cette parole n’est autre que la réponse de Jésus à Nicodème quand celui-ci cherche à savoir comment renaître. « Il te faut renaître d’en haut », lui dit Jésus, « le vent souffle où il veut : tu entends sa voix, mais tu ne sais ni d’où il vient ni où il va. Il en est ainsi pour qui est né du souffle de l’Esprit » (Jn 3, 7-9).

L’Esprit Saint, en nous, est ce « vent qui souffle », qui déverrouille ce que l’on pensait cadenassé, nous entraîne où il veut. Depuis notre baptême, l’Esprit est le principe actif de nos libérations, de nos renaissances.
Le passé peut prendre la forme d’un boulet qui nous tire en arrière, un cachot sans issue, qui bouche l’avenir. Comment nous libérer de ce passé-prison ? Dieu nous invite non à ruminer le passé, mais à faire mémoire des générosités de nos vies. Sa grâce nous donne de savourer les renaissances et de laisser ce qui est amer.
Et quand, dans nos mémoires, les dernières chaînes sautent, la liberté retrouvée toujours surprend.

Comment Marie l’a cueilli !

Office des Laudes

♦ Lundi 29 novembre

Méditation

« Voici que je me tiens à la porte, et je frappe. »

Actes des Apôtres chapitre 3, verset 20

L’année s’achève, une porte se ferme, une autre s’ouvre. Nous voici au seuil.
Alors que je devais annoncer à mes colocataires que j’entrais dans la vie religieuse, que j’allais devenir dominicain, c’était une telle joie, j’étais habité d’un tel enthousiasme que tout autour de moi me semblait étriqué et mesquin. Y compris d’ailleurs l’espace de notre appartement commun, vraiment trop étroit. Alors un matin, sans prévenir, je n’ai rien trouvé de mieux que de rouvrir à coup de masse, devant mes colocs bouche bée, une ancienne porte depuis longtemps condamnée. Une manière de dire – de façon un peu musclée, certes ! – que j’avais besoin d’air, que j’aspirais à de plus vastes horizons. Comme je finissais des études d’architecture, ils m’ont pardonné le procédé, et rassurez-vous, je ne m’exprime habituellement pas à coups de masse.

Au cours de l’année écoulée, chacun de nous en a vu et s’en est pris, des portes ! Certaines ont claqué à cause de nos incompréhensions ou de nos colères, quand nous sommes sortis de nos gonds, pour de bonnes ou moins bonnes raisons. Et heureusement, des portes se sont refermées sur nos penchants mauvais, notre péché. Des portes ont aussi cédé, face à notre détermination à plus de justice, à plus de fraternité. Et puis il y a ces portes qu’on a osé ouvrir vers l’espérance : ces portes entrebâillées laissent la lumière de Dieu largement pénétrer.

L’année s’ouvre, comme une naissance. Quelle porte dois-je ouvrir encore ?

Comment Marie l’a cueilli !

Office des Laudes

♦ Dimanche 28 novembre

Méditation 

« Lorsqu'est venue la plénitude des temps, Dieu a envoyé son Fils, né d’une femme. »
Lettre de Saint Paul Apôtre aux Galates, chapitre 4, verset 4

« Si Jésus est le visage du Père, franchement, il a les yeux de sa mère ! »
Comment ? Il serait né d’une femme, ce grand prophète ? On pouvait peut-être admettre que ce faiseur de miracles, ce thaumaturge galiléen soit simplement né d’une femme, mais quand, cloué au bois, il n’avait plus figure humaine, pouvait-on reconnaître l’enfant d’une femme ? Et au matin de la Résurrection, était-ce encore l’homme né d’une femme, ce vivant victorieux de la mort ? Est-ce que ça naît d’une femme, un dieu ? Pour ses disciples, c’était une évidence : ce Jésus de Nazareth, de sa mère, il a les yeux, le bon visage, quelques mimiques aussi. On sait bien d’où il est ! « N’est-il pas le fils du charpentier ? Sa mère ne s’appelle-t-elle pas Marie ? »*, ces frères et sœurs sont de chez nous. Oui, franchement, ce Jésus est d’ici. Celui dont certains ne retiendront que la divinité porte en lui cette vérité : il est homme puisqu’une femme l’a enfanté. Celle qui nous a portés et mis au monde, qui est-elle ? Avons-nous son visage et ses traits ? Son caractère, peut-être ? Toute une part de nous-mêmes, de notre pâte humaine, se tient là, reçue ; et avec ce qu’il faut de poids, ce qu’il faut de grâce. De cette pâte, Jésus lui-même était fait. Nous, comme lui, nés d’une femme.

* Évangile selon Saint Matthieu ch 13, v55

Comment Marie l’a cueilli !

Office des Laudes

 

♦ Présentation

Accueillons Dieu qui naît dans nos vies

Est-elle belle, la Vierge Marie ? Bernadette de Lourdes l’a trouvée jeune, proche, rayonnante. Chacun de nous se fait dans le cœur une image de celle qui est notre sœur, notre confidente, notre mère, la mère du Sauveur.
Elle est choisie par Dieu pour donner naissance à Jésus. Saint Paul n’en revient pas : « Quand vint la plénitude des temps, Dieu envoya son Fils, né d’une femme ! » (Galates 4, 4). Jamais Marie n’a été aussi belle que pendant cette grossesse, resplendissante d’une promesse pour tous les hommes, pour nous ! Jamais Dieu n’a été si proche des hommes qu’en devenant homme, bébé fragile dans le ventre arrondi de sa mère, secoué par les soubresauts du chemin qui mène à Bethléem, couvé des yeux par Joseph.
Dieu s’est fait homme par l’action de l’Esprit Saint et la chair d’une femme. La grossesse de Marie, durant ce temps de l’avent, récapitule le mystère de l’Incarnation et de la rédemption. Quelle merveille !
La retraite de l'avent 2021 a pour thème :
« Né d'une femme » (Galates 4,4)
Regardez ce qu'en pense Saint Joseph dans cette vidéo

Durant cette retraite de l’avent, vous êtes accompagné par des sœurs et frères dominicains,

pour les méditations quotidiennes :

- 1ère semaine : le frère Charles Desjobert, de L’Arbresle, nous rappellera que comme l’enfant Jésus, nous devons naître et renaître à la vie de Dieu ;

- 2ème semaine : la sœur Marie-Lys Nuville, de Toulouse, nous proposera de laisser, comme la Vierge Marie, croître la présence de Dieu au plus intime de nous-mêmes ;

- 3ème semaine : le frère Philippe Jeannin, de Paris, aura l’audace de donner la parole à la future Mère de Jésus ;

- 4ème semaine : le frère Grégoire Abessolo, d’Evry, nous apprendra à vivre en frères et sœurs, tous nés de Dieu !

En plus des méditations quotidiennes, nous vous proposons :

Chaque semaine, nous vous proposons de prier sur une hymne interprétée par les petits chanteurs du Nord. Une trentaine de jeunes qui nous prouvent que l’engagement au service de la beauté n’est pas un rêve ou un souvenir nostalgique du passé ! Ils mobilisent leur talent et leur élan, ils nous entraînent pour que notre retraite soit un temps de louange émerveillée.

 

Il est urgent que Dieu naisse en chacune de nos vies. C’est urgent pour le monde, pour l’Église, pour nos proches et pour nous-mêmes. En naissant d’une femme, Dieu veut célébrer toutes les femmes, Dieu veut nous apprendre le respect, Dieu veut nous faire découvrir la fragilité et la sainteté de l’enfance. Dieu veut être avec nous, comme nous, en nous. Il faut nous préparer à recevoir Jésus. Il est discret, petit et proche. 

Notre retraite de l’avent va ouvrir nos cœurs et transformer nos vies ! 

Bonne retraite de l'avent, ensemble.

frère Philippe Verdin, op
Responsable de Avent dans la ville


 

♦ 4ème semaine

♦ Vendredi 24 décembre

Prier avec l’Évangile du jour
L'Évangile du jour lu
Le commentaire audio de Mgr Rey (4 min)
Un chant pour prolonger la méditation

Retrouvez ici l'Évangile du 24 décembre au matin, avec le commentaire de Mgr Rey. L'évangile de la messe de minuit et son commentaire par Olivier Belleil sont déjà disponibles dans le programme Prier avec l'Évangile du jour, onglet Méditation sur Android, Commentaire sur iOS.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, à la naissance de Jean Baptiste, Zacharie, son père, fut rempli d’Esprit Saint et prononça ces paroles prophétiques :
« Béni soit le Seigneur, le Dieu d’Israël, qui visite et rachète son peuple. Il a fait surgir la force qui nous sauve dans la maison de David, son serviteur, comme il l’avait dit par la bouche des saints, par ses prophètes, depuis les temps anciens : salut qui nous arrache à l’ennemi, à la main de tous nos oppresseurs, amour qu’il montre envers nos pères, mémoire de son alliance sainte ; serment juré à notre père Abraham de nous rendre sans crainte, afin que, délivrés de la main des ennemis, nous le servions dans la justice et la sainteté, en sa présence, tout au long de nos jours.
Toi aussi, petit enfant, tu seras appelé prophète du Très-Haut ; tu marcheras devant, à la face du Seigneur, et tu prépareras ses chemins, pour donner à son peuple de connaître le salut par la rémission de ses péchés, grâce à la tendresse, à l’amour de notre Dieu, quand nous visite l’astre d’en haut, pour illuminer ceux qui habitent les ténèbres et l’ombre de la mort, pour conduire nos pas au chemin de la paix. »

Évangile + méditation de Mgr Rey + chant

Cantique de Zacharie - NT2 Acclame le Seigneur ô mon âme
Communauté du Chemin Neuf - Les ateliers du Chemin Neuf

Pour ma journée

- Le verset du jour : « Toi aussi, petit enfant, tu seras appelé prophète du Très-Haut ; tu marcheras devant, à la face du Seigneur, et tu prépareras ses chemins » Lc 1, 76
- La grâce à demander : la force de témoigner du Christ devant le monde
- L'exercice spirituel : aujourd'hui, je veux vivre ma vocation de prophète et témoigner du Dieu qui va venir à Noël dans mon cœur, me préparer à vivre Noël et non pas les fêtes de fin d'année, témoigner autour de moi de la joie et de la charité chrétienne à l'approche de cette fête.
- L'intention de prière : prions pour qu'à la veille de cette fête de Noël le plus de monde possible ouvre son cœur pour accueillir le Christ.

♦ Jeudi 23 décembre

Méditer l'Évangile du jour (10 min)
L'Évangile du jour médité en mode lectio divina
avec la voix de Marie Cazenave

Aujourd’hui nous vous proposons de méditer l’Évangile en mode lectio divina.
Laissez-vous guider dans votre méditation, étape par étape, pour entrer en contact avec la Parole de Dieu et permettre au Seigneur de parler à votre cœur.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

Quand fut accompli le temps où Élisabeth devait enfanter, elle mit au monde un fils. Ses voisins et sa famille apprirent que le Seigneur lui avait montré la grandeur de sa miséricorde, et ils se réjouissaient avec elle.
Le huitième jour, ils vinrent pour la circoncision de l’enfant. Ils voulaient l’appeler Zacharie, du nom de son père. Mais sa mère prit la parole et déclara : « Non, il s’appellera Jean. » On lui dit : « Personne dans ta famille ne porte ce nom-là ! » On demandait par signes au père comment il voulait l’appeler. Il se fit donner une tablette sur laquelle il écrivit : « Jean est son nom. » Et tout le monde en fut étonné.
À l’instant même, sa bouche s’ouvrit, sa langue se délia : il parlait et il bénissait Dieu. La crainte saisit alors tous les gens du voisinage et, dans toute la région montagneuse de Judée, on racontait tous ces événements.
Tous ceux qui les apprenaient les conservaient dans leur cœur et disaient : « Que sera donc cet enfant ? » En effet, la main du Seigneur était avec lui.

Méditation de Marie Cazenave

♦ Mercredi 22 décembre

 

Chapelet

Chaque jour, une dizaine de chapelet pour méditer la vie de Jésus avec les yeux de Marie et l’éclairage d'un saint.

"Gloire à Dieu au plus haut des Cieux et paix sur la terre aux hommes qu’Il aime." Lc 2, 14
Un fruit du Mystère : « La paix que Le Nouveau-Né est venu apporter à l’univers. »
Une grâce à demander : « A tous les hommes de bonne volonté incombe aujourd'hui une tâche immense, celle de rétablir les rapports de la vie en société sur les bases de la vérité, de la justice, de la charité et de la liberté : Tâche noble entre toutes, puisqu'elle consiste à faire régner la paix véritable, dans l'ordre établi par Dieu. »
Intention de prière : « La paix, la paix sur la terre, objet du profond désir de l'humanité de tous les temps, qui ne peut se fonder ni s'affermir que dans le respect absolu de l'ordre établi par Dieu. »

Chapelet + chant

Gloria et in terra paxCollectif  – Béatitudes musique

♦ Mardi 21 décembre

 

Prier avec l’Évangile du jour
L'Évangile du jour lu
Le commentaire audio de Mgr Rey (5 min 37)
Un chant pour prolonger la méditation

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ces jours-là, Marie se mit en route et se rendit avec empressement vers la région montagneuse, dans une ville de Judée. Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth. Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant tressaillit en elle. Alors, Élisabeth fut remplie d’Esprit Saint, et s’écria d’une voix forte : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? Car, lorsque tes paroles de salutation sont parvenues à mes oreilles, l’enfant a tressailli d’allégresse en moi. Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. »

Évangile + méditation de Mgr Rey + chant

Voici la demeure de Dieu
Communauté de l'Emmanuel - Il est vivant

Pour ma journée

- Le verset du jour : « Élisabeth fut remplie d’Esprit Saint, et s’écria d’une voix forte : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. » Lc 1, 41-42
- La grâce à demander : la violence de l'amour à la fois doux et fort
- L'exercice spirituel : aujourd'hui je peux contempler l'amour de Dieu qui se fait homme, l'amour de Jean Baptiste qui oriente toute sa vie par amour pour Dieu et je peux me poser la question jusqu'ou va mon amour de Dieu , quelle courage, quelle force et quelle douceur sont employés par amour pour Dieu ?
- L'intention de prière : Seigneur, rends-moi fort dans l'amour pour toi et pour ceux que tu mets sur mon chemin !

♦ Lundi 20 décembre

Méditation de Mgr Rey (≈ 7 min)
Espérer contre toute espérance
Un chant pour prolonger la méditation

(uniquement avec l'application youPray)

Méditation de Mgr Rey + chant

♦ Dimanche 19 décembre

Prier avec l’Évangile du jour
L'Évangile du jour lu
Le commentaire audio d'Olivier Belleil (5 min 37)
Un chant pour prolonger la méditation

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ces jours-là, Marie se mit en route et se rendit avec empressement vers la région montagneuse, dans une ville de Judée. Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth. Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant tressaillit en elle. Alors, Élisabeth fut remplie d’Esprit Saint, et s’écria d’une voix forte : Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? Car, lorsque tes paroles de salutation sont parvenues à mes oreilles, l’enfant a tressailli d’allégresse en moi. Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. »

Évangile + méditation d'Olivier Belleil + chant

Wait for the Lordde
Communauté de Taizé - Il est vivant - Ateliers et presses de
Taizé

Pour ma journée

- Le verset du jour : « Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. » Lc 1, 45
- La grâce à demander : la joie de Marie
- L'exercice spirituel : aujourd'hui je médite sur la joie qui habite Marie alors qu'elle porte le Sauveur. J'accueille comme Elisabeth cette joie et je cherche à la répandre autour de moi tout au long de ma journée
- L'intention de prière : Seigneur, fais de nous des témoins heureux de notre foi qui est source de bonheur !

 

♦ 3ème semaine

♦ Samedi 18 décembre

Un parcours avec Saint Joseph
Parcours guidé par les méditations du Pape François,
et avec les voix de Marie Cazenave et Etienne Dahler

(uniquement avec l'application youPray)

Parcours avec saint Joseph

♦ Vendredi 17 décembre

 

Prier avec l’Évangile du jour
L'Évangile du jour lu
Le commentaire audio d'Olivier Belleil (5 min 50)
Un chant pour prolonger la méditation

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

Généalogie de Jésus, Christ, fils de David, fils d’Abraham.
Abraham engendra Isaac, Isaac engendra Jacob, Jacob engendra Juda et ses frères, Juda, de son union avec Thamar, engendra Pharès et Zara, Pharès engendra Esrom, Esrom engendra Aram, Aram engendra Aminadab, Aminadab engendra Naassone, Naassone engendra Salmone, Salmone, de son union avec Rahab, engendra Booz, Booz, de son union avec Ruth, engendra Jobed, Jobed engendra Jessé, Jessé engendra le roi David.
David, de son union avec la femme d’Ourias, engendra Salomon, Salomon engendra Roboam, Roboam engendra Abia, Abia engendra Asa, Asa engendra Josaphat, Josaphat engendra Joram, Joram engendra Ozias, Ozias engendra Joatham, Joatham engendra Acaz, Acaz engendra Ézékias, Ézékias engendra Manassé, Manassé engendra Amone, Amone engendra Josias, Josias engendra Jékonias et ses frères à l’époque de l’exil à Babylone.
Après l’exil à Babylone, Jékonias engendra Salathiel, Salathiel engendra Zorobabel, Zorobabel engendra Abioud, Abioud engendra Éliakim, Éliakim engendra Azor, Azor engendra Sadok, Sadok engendra Akim, Akim engendra Élioud, Élioud engendra Éléazar, Éléazar engendra Mattane, Mattane engendra Jacob, Jacob engendra Joseph, l’époux de Marie, de laquelle fut engendré Jésus, que l’on appelle Christ.
Le nombre total des générations est donc : depuis Abraham jusqu’à David, quatorze générations ; depuis David jusqu’à l’exil à Babylone, quatorze générations ; depuis l’exil à Babylone jusqu’au Christ, quatorze générations.

Évangile + méditation d'Olivier Belleil + chant

Béni soit celui qui vient
Communauté de l'Emmanuel - Il est vivant

Pour ma journée

- Le verset du jour : « Généalogie de Jésus, Christ, fils de David, fils d’Abraham. » Mt 1, 1
- La grâce à demander : la sanctification de mon histoire
- L'exercice spirituel : aujourd'hui je prends contact avec un membre de ma famille et selon les cas, je cherche à lui apporter une aide concrète, à lui dire une parole de consolation ou à entamer une démarche de réconciliation.
- L'intention de prière : pour les vivants et les morts de ma famille, que le Seigneur sanctifie notre histoire humaine et nous donne sa paix et son salut

♦ Jeudi 16 décembre

 

Méditer l'Évangile du jour (10 min)
L'Évangile du jour médité en mode lectio divina
avec la voix de Marie Cazenave

Aujourd’hui nous vous proposons de méditer l’Évangile en mode lectio divina.
Laissez-vous guider dans votre méditation, étape par étape, pour entrer en contact avec la Parole de Dieu et permettre au Seigneur de parler à votre cœur.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

Après le départ des messagers de Jean le Baptiste, Jésus se mit à dire aux foules à propos de Jean : « Qu’êtes-vous allés regarder au désert ? un roseau agité par le vent ? Alors, qu’êtes-vous allés voir ? un homme habillé de vêtements raffinés ? Mais ceux qui portent des vêtements somptueux et qui vivent dans le luxe sont dans les palais royaux. Alors, qu’êtes-vous allés voir ? un prophète ?
Oui, je vous le dis ; et bien plus qu’un prophète ! C’est de lui qu’il est écrit : Voici que j’envoie mon messager en avant de toi, pour préparer le chemin devant toi. Je vous le dis : Parmi ceux qui sont nés d’une femme, personne n’est plus grand que Jean ; et cependant le plus petit dans le royaume de Dieu est plus grand que lui.
Tout le peuple qui a écouté Jean, y compris les publicains, en recevant de lui le baptême, a reconnu que Dieu était juste. Mais les pharisiens et les docteurs de la Loi, en ne recevant pas son baptême, ont rejeté le dessein que Dieu avait sur eux. »

♦ Mercredi 15 décembre

 

La louange du jour
10min de louange méditée avec Marie Cazenave
Deux chants : un de Paul Baloche et un de Glorious

Louange méditée

Je m’appelle Marie Cazenave, et aujourd’hui je vous invite à vivre 10 minutes de louange autrement. Nous n’allons pas simplement écouter de la musique chrétienne, mais je vous propose de vivre un vrai temps de prière pour nous mettre en présence de Dieu et nous rapprocher de lui.
Ce temps de prière et de louange se base sur les titres suivants :
- Ouvre les yeux de mon cœur, de Paul Baloche, issu de l'album Passion pour ton nom
- Jésus, de Glorious, issu de l'album Electro Pop Louange

Méditation de Marie Cazenave + chants

Ouvre les yeux de mon cœur (Open the eyes of my heart - Paul Baloche) – LTC
JésusGlorious - Rejoyce

♦ Mardi 14 décembre

 

Prier avec l’Évangile du jour
L'Évangile du jour lu
Le commentaire audio d'Olivier Belleil (5 min 41)
Un chant pour prolonger la méditation

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là, Jésus disait aux grands prêtres et aux anciens du peuple : « Quel est votre avis ?
Un homme avait deux fils. Il vint trouver le premier et lui dit : “Mon enfant, va travailler aujourd’hui à la vigne.” Celui-ci répondit : “Je ne veux pas.” Mais ensuite, s’étant repenti, il y alla. Puis le père alla trouver le second et lui parla de la même manière. Celui-ci répondit : “Oui, Seigneur !” et il n’y alla pas. Lequel des deux a fait la volonté du père ? » Ils lui répondent : « Le premier. »
Jésus leur dit : « Amen, je vous le déclare : les publicains et les prostituées vous précèdent dans le royaume de Dieu. Car Jean le Baptiste est venu à vous sur le chemin de la justice, et vous n’avez pas cru à sa parole ; mais les publicains et les prostituées y ont cru. Tandis que vous, après avoir vu cela, vous ne vous êtes même pas repentis plus tard pour croire à sa parole. »

Évangile + méditation d'Olivier Belleil + chant

O vive flamme
Notre-Dame de Vie – Rejoyce

Pour ma journée

- Le verset du jour : « Jésus leur dit : "Amen, je vous le déclare : les publicains et les prostituées vous précèdent dans le royaume de Dieu. Car Jean le Baptiste est venu à vous sur le chemin de la justice, et vous n’avez pas cru à sa parole." » Mt 21, 31-32
- La grâce à demander : la conversion
- L'exercice spirituel : aujourd'hui je prends la résolution de me confesser avant la fête de Noël
- L'intention de prière : pour ceux qui se préparent à fêter Noël seuls, que Dieu visite leurs cœurs et les console.

♦ Lundi 13 décembre

Méditation de Mgr Rey (≈ 7 min)
Espérer contre toute espérance
Un chant pour prolonger la méditation

(uniquement avec l'application youPray)

Méditation de Mgr Rey + chant

♦ Dimanche 12 décembre

Prier avec l’Évangile du jour
L'Évangile du jour lu
Le commentaire audio du Cardinal Barbarin (< 5 min)
Un chant pour prolonger la méditation

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, les foules qui venaient se faire baptiser par Jean lui demandaient : « Que devons-nous faire ? » Jean leur répondait : « Celui qui a deux vêtements, qu’il partage avec celui qui n’en a pas ; et celui qui a de quoi manger, qu’il fasse de même ! »

Des publicains (c’est-à-dire des collecteurs d’impôts) vinrent aussi pour être baptisés ; ils lui dirent : « Maître, que devons-nous faire ? » Il leur répondit : « N’exigez rien de plus que ce qui vous est fixé. »

Des soldats lui demandèrent à leur tour : « Et nous, que devons-nous faire ? » Il leur répondit : « Ne faites violence à personne, n’accusez personne à tort ; et contentez-vous de votre solde. » Or le peuple était en attente, et tous se demandaient en eux-mêmes si Jean n’était pas le Christ.

Jean s’adressa alors à tous : « Moi, je vous baptise avec de l’eau ; mais il vient, celui qui est plus fort que moi. Je ne suis pas digne de dénouer la courroie de ses sandales. Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu. Il tient à la main la pelle à vanner pour nettoyer son aire à battre le blé, et il amassera le grain dans son grenier ; quant à la paille, il la brûlera au feu qui ne s’éteint pas. »

Par beaucoup d’autres exhortations encore, il annonçait au peuple la Bonne Nouvelle.

Évangile + méditation du cardinal Barbarin + chant

Béni sois-Tu, Agneau sans tâche - Répons
Fr. André Gouzes o.p. - Studio SM

Pour ma journée

- Le verset du jour : « Or le peuple était en attente, et tous se demandaient en eux-mêmes si Jean n’était pas le Christ. » Lc 3, 15
- La grâce à demander : un cœur qui désire ardemment la venue du Christ
- L'exercice spirituel : je me pose deux questions : qu'est ce que j'attends de cette fête de Noël ? Qu'est ce que je désire spirituellement pour moi, pour ma famille, pour mes proches ? Je peux formuler une prière à Jésus qui parle de mes attentes et de mes désirs
- L'intention de prière : Viens Seigneur, ne tarde plus ! En veillant dans la nuit, nous attendons ton retour !

 

♦ 2ème semaine

♦ Samedi 11 décembre

Un parcours avec Saint Joseph
Parcours guidé par les méditations du Pape François,
et avec les voix de Marie Cazenave et Etienne Dahler

(uniquement avec l'application youPray)

Parcours avec saint Joseph

♦ Vendredi 10 décembre

Prier avec l’Évangile du jour
L'Évangile du jour lu
Le commentaire audio du Cardinal Barbarin
Un chant pour prolonger la méditation

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là, Jésus déclarait aux foules : « À qui vais-je comparer cette génération ? Elle ressemble à des gamins assis sur les places, qui en interpellent d’autres en disant : “Nous vous avons joué de la flûte, et vous n’avez pas dansé. Nous avons chanté des lamentations, et vous ne vous êtes pas frappé la poitrine.”
Jean est venu, en effet ; il ne mange pas, il ne boit pas, et l’on dit : “C’est un possédé !” Le Fils de l’homme est venu ; il mange et il boit, et l’on dit : “Voilà un glouton et un ivrogne, un ami des publicains et des pécheurs.”
Mais la sagesse de Dieu a été reconnue juste à travers ce qu’elle fait. »

Évangile + méditation du cardinal Barbarin + chant

Plus qu'un veilleur dans la nuit
Communauté du Chemin Neuf - Les Ateliers du Chemin Neuf-AME

Pour ma journée

- Le verset du jour : « La sagesse de Dieu a été reconnue juste à travers ce qu’elle fait. » Mt 11, 19
- La grâce à demander : un cœur qui accueille Jésus, la sagesse de Dieu
- L'exercice spirituel : au milieu de mes occupations d'aujourd'hui, je prends un temps de louange pour me recentrer sur Dieu
- L'intention de prière : que ce temps de préparation à Noël soit un temps qui réveille en nos cœurs le désir de vivre avec et pour Dieu

♦ Jeudi 9 décembre

Méditer l'Évangile du jour (9 min)
L'Évangile du jour médité en mode lectio divina
avec la voix de Marie Cazenave

Aujourd’hui nous vous proposons de méditer l’Évangile en mode lectio divina.
Laissez-vous guider dans votre méditation, étape par étape, pour entrer en contact avec la Parole de Dieu et permettre au Seigneur de parler à votre cœur.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là, Jésus déclarait aux foules : « Amen, je vous le dis : Parmi ceux qui sont nés d’une femme, personne ne s’est levé de plus grand que Jean le Baptiste ; et cependant le plus petit dans le royaume des Cieux est plus grand que lui.
Depuis les jours de Jean le Baptiste jusqu’à présent, le royaume des Cieux subit la violence, et des violents cherchent à s’en emparer. Tous les Prophètes, ainsi que la Loi, ont prophétisé jusqu’à Jean. Et, si vous voulez bien comprendre, c’est lui, le prophète Élie qui doit venir.
Celui qui a des oreilles, qu’il entende ! »

♦ Mercredi 8 décembre

Prier l'Immaculée Conception
L'éclairage du Père Daniel Ange

Solennité de l'Immaculée Conception

Aujourd'hui toute l'Église exulte de joie à cause d'un immense miracle. Il y a eu au cœur de la Trinité un problème terrible à résoudre. Nous avons envoyé des prophètes, on les a tués, des anges, on ne les a pas écoutés des juges et des rois la plupart étaient mauvais. Donc maintenant il faut que l'un de nous trois parte. Qui enverrai-je ? Le fils se tourne vers le Père « Papa, me voici ! envoie-moi » - c'est le premier prototype de tous les envois en mission.

Mais voilà un problème : si le fils devient pécheur avec les pécheurs, il ne pourra pas sauver les pécheurs, il va se noyer dans l'océan du mal et du péché. Que faire ? idée géniale de l'Esprit-Saint : une dialyse, une dialyse, c'est-à-dire une purification instantanée dans le sein de Sainte Anne de tout ce sang humain qui transmet le virus du péché originel de génération en génération.
Et voilà que ce sang de ce tout petit embryon à peine conçu est totalement purifié. Et tout à coup, cette toute petite fille in sinu, et le jour de sa naissance bien sûr, est plus resplendissante qu'Ève dans toute sa gloire. Plus belle encore. C'est l'humanité déjà rachetée et dès ce moment-là toute l'humanité d'avance est sauvée.

C'est l'aurore avant le jour, le commencement. La petite Thérèse a une très belle image d'un papa qui a deux fils et ils partent tous les deux en vélo et il y en a un qui tombe sur une pierre, se blesse gravement, le papa se précipite pour le soigner ; et pour l'autre, le papa va enlever la pierre pour que l'autre fils ne tombe pas. Alors Thérèse pose la question : lequel des deux fils va le plus aimer son père. Elle dit « normalement c'est celui qui a été soigné par son papa mais, dit-elle, si l’autre le sait qu'elle a été préservée de la chute alors c'est un amour en plénitude. Et Marie est la première sauvée. Elle est fille de son fils. D'avance, par avance, le Seigneur a étendu son sang sur elle pour qu'il ait une mère totalement pure qui n'est plus que cristal de lumière. Un cristal, vous savez, vous haver ces beaux verres en cristal avec une lumière au dedans, tout n'est que lumière qui se réfléchit comme un diamant et ça c’est Marie, dont nous fêtons aujourd'hui la pure beauté, la pure splendeur.

Dieu l'a préservée du péché pour que son fils puisse être le Sauveur et elle devient ipso facto paradoxalement la mère des pécheurs, leur maman, elle qui n'a jamais péché. Au pied de la croix toute sa beauté va être comme transfusée sur le visage d'une autre Marie celle de Magdala. Sans la perdre, toute la splendeur de Marie de Nazareth passe sur Marie de Magdala, de la toute pure à la pécheresse. Et c'est ce que le Seigneur fait avec chacun de nous spécialement à travers le ministère de la réconciliation qui est vraiment la chirurgie esthétique divine sur cette table d'opération, les rayons laser du regard de Jésus, rayon laser que sont l'Esprit-Saint, viennent rendre à notre âme sa beauté originelle, la chirurgie esthétique divine. Amen.
P. Daniel Ange

Éclairage du père Daniel Ange

♦ Mardi 7 décembre

Prier avec l’Évangile du jour
L'Évangile du jour lu
Le commentaire audio du Cardinal Barbarin (≈ 4 min)
Un chant pour prolonger la méditation

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Quel est votre avis ? Si un homme possède cent brebis et que l’une d’entre elles s’égare, ne va-t-il pas laisser les 99 autres dans la montagne pour partir à la recherche de la brebis égarée ?
Et, s’il arrive à la retrouver, amen, je vous le dis : il se réjouit pour elle plus que pour les 99 qui ne se sont pas égarées. Ainsi, votre Père qui est aux cieux ne veut pas qu’un seul de ces petits soit perdu. »

Évangile + méditation du cardinal Barbarin + chant

Wait for the Lord
Communauté de Taizé - Ateliers et presses de Taizé

Pour ma journée

- Le verset du jour : « Votre Père qui est aux cieux ne veut pas qu’un seul de ces petits soit perdu. » Mt 18, 14
- La grâce à demander : la confiance en la miséricorde de Dieu le Père
- L'exercice spirituel : aujourd'hui j'intercède pour une personne de mon entourage qui a besoin d'être visitée par la miséricorde de Dieu le Père
- L'intention de prière : pour ceux qui sont perdus dans les difficultés de la vie, qu'ils accueillent la main tendue de Dieu le Père qui vient les sauver

♦ Lundi 6 décembre

Méditation de Mgr Rey (≈ 7 min)
L'espérance - La nouveauté de Dieu
Un chant pour prolonger la méditation

(uniquement avec l'application youPray)

Méditation de Mgr Rey + chant

♦ Dimanche 5 décembre

Prier avec l’Évangile du jour
L'Évangile du jour lu
Le commentaire audio d'Olivier Belleil (5 min 45)
Un chant pour prolonger la méditation

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

L’an quinze du règne de l’empereur Tibère, Ponce Pilate étant gouverneur de la Judée, Hérode étant alors au pouvoir en Galilée, son frère Philippe dans le pays d’Iturée et de Traconitide, Lysanias en Abilène, les grands prêtres étant Hanne et Caïphe, la parole de Dieu fut adressée dans le désert à Jean, le fils de Zacharie.
Il parcourut toute la région du Jourdain, en proclamant un baptême de conversion pour le pardon des péchés, comme il est écrit dans le livre des oracles d’Isaïe, le prophète : Voix de celui qui crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers. Tout ravin sera comblé, toute montagne et toute colline seront abaissées ; les passages tortueux deviendront droits, les chemins rocailleux seront aplanis ; et tout être vivant verra le salut de Dieu.

Évangile + méditation d'Olivier Belleil + chant

Préparez, à travers le désert
Communauté de l'Emmanuel - Il est vivant

Pour ma journée

- Le verset du jour : « Jean parcourut toute la région du Jourdain, en proclamant un baptême de conversion pour le pardon des péchés. » Lc 3, 3
- La grâce à demander : la conversion de mon cœur pour préparer la venue du Seigneur
- L'exercice spirituel : aujourd'hui je me laisse interpeller par l'appel de Jean le Baptiste à la conversion et je me décide à aller me confesser avant les fêtes de Noël
- L'intention de prière : pour la paix dans le monde

♦ 1ère semaine

♦ Samedi 4 décembre

Un parcours avec Saint Joseph (< 8 min)
Parcours guidé par les méditations du Pape François,
et avec les voix de Marie Cazenave et Etienne Dahler

Chaque samedi de l’Avent, nous vivons un parcours en compagnie de Saint Joseph, guidé par les méditations du Pape François extraites de sa Lettre apostolique Patris Corde.

Retraite avec saint Joseph

♦ Vendredi 3 décembre

Prier avec l’Évangile du jour
L'Évangile du jour lu
Le commentaire audio d'Olivier Belleil (5 min 30)
Un chant pour prolonger la méditation

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là, Jésus était en route ; deux aveugles le suivirent, en criant : « Prends pitié de nous, fils de David ! »
Quand il fut entré dans la maison, les aveugles s’approchèrent de lui, et Jésus leur dit : « Croyez-vous que je peux faire cela ? » Ils lui répondirent : « Oui, Seigneur. » Alors il leur toucha les yeux, en disant : « Que tout se passe pour vous selon votre foi ! »
Leurs yeux s’ouvrirent, et Jésus leur dit avec fermeté : « Attention ! que personne ne le sache ! » Mais, une fois sortis, ils parlèrent de lui dans toute la région.

Évangile + méditation d'Olivier Belleil + chant

Christe lux mundiCommunauté de Taizé – Atelier et presse de Taizé

Pour ma journée

- Le verset du jour : « Alors il leur toucha les yeux, en disant : "Que tout se passe pour vous selon votre foi !" » Mt 9, 29
- La grâce à demander : la foi
- L'exercice spirituel : aujourd'hui, je prends la place de l'aveugle devant Jésus et me laisse appeler, guérir, pardonner par Jésus et je marche à la suite de Jésus en louant Dieu
- L'intention de prière : Jésus, augmente en nous la foi !

♦ Jeudi 2 décembre

Méditer l'Évangile du jour (< 10 min)
L'Évangile du jour médité en mode lectio divina
avec la voix de Marie Cazenave

Laissez-vous guider dans votre méditation, étape par étape, pour entrer en contact avec la Parole de Dieu et permettre au Seigneur de parler à votre cœur.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Ce n’est pas en me disant : “Seigneur, Seigneur !” qu’on entrera dans le royaume des Cieux, mais c’est en faisant la volonté de mon Père qui est aux cieux.
Ainsi, celui qui entend les paroles que je dis là et les met en pratique est comparable à un homme prévoyant qui a construit sa maison sur le roc. La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, les vents ont soufflé et se sont abattus sur cette maison ; la maison ne s’est pas écroulée, car elle était fondée sur le roc.
Et celui qui entend de moi ces paroles sans les mettre en pratique est comparable à un homme insensé qui a construit sa maison sur le sable. La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, les vents ont soufflé, ils sont venus battre cette maison ; la maison s’est écroulée, et son écroulement a été complet. »

Méditation de Marie Cazenave

♦ Mercredi 1er décembre

La louange du jour
10min de louange méditée avec Marie Cazenave
Un chant de Grégory Turpin en duo avec Samuel Olivier

Louange méditée

Je m’appelle Marie Cazenave, et aujourd’hui je vous invite à vivre 10 minutes de louange autrement. Nous n’allons pas simplement écouter de la musique chrétienne, mais je vous propose de vivre un vrai temps de prière pour nous mettre en présence de Dieu et nous rapprocher de lui.
Nous méditons ce temps de louange avec "10 000 reasons" de Matt Redman, interprété en français par Gregory Turpin sous le titre de Bénis Dieu (en duo avec Samuel Olivier), issu de l'album En son nom

Méditation de Marie Cazenave + chant

 Bénis Dieu (en duo avec Samuel Olivier)Gregory Turpin - Bayard musique

♦ Mardi 30 novembre

Prier avec l’Évangile du jour
L'Évangile du jour lu
Le commentaire audio d'Olivier Belleil (3 min)
Un chant pour prolonger la méditation

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là, comme Jésus marchait le long de la mer de Galilée, il vit deux frères, Simon, appelé Pierre, et son frère André, qui jetaient leurs filets dans la mer ; car c’étaient des pêcheurs.
Jésus leur dit : « Venez à ma suite, et je vous ferai pêcheurs d’hommes. » Aussitôt, laissant leurs filets, ils le suivirent.
De là, il avança et il vit deux autres frères, Jacques, fils de Zébédée, et son frère Jean, qui étaient dans la barque avec leur père, en train de réparer leurs filets.
Il les appela. Aussitôt, laissant la barque et leur père, ils le suivirent.

Évangile + méditation d'Olivier Belleil + chant

Jésus mon rocSœur Ruth (Aurélie) Rousseau - Auteur

Pour ma journée

- Le verset du jour : « Jésus leur dit : "Venez à ma suite, et je vous ferai pêcheurs d’hommes." Aussitôt, laissant leurs filets, ils le suivirent. » Mt 4, 19-20
- La grâce à demander : le détachement pour suivre le Christ sans réserve sur le chemin étroit de la sainteté
- L'exercice spirituel : remercier le Christ de m'avoir appelé à faire partie des siens par le baptême, faire mémoire de mon appel à le suivre et renouveler mon désir d'être saint.
- L'intention de prière : pour les prêtres, afin que le Seigneur les accompagne, les fortifie et les soutienne dans leur mission de pasteurs du peuple de Dieu

♦ Lundi 29 novembre

 

Méditation de Mgr Rey (≈ 7 min)
L'espérance - La rencontre avec Dieu
Un chant pour prolonger la méditation

“Voici que la Vierge concevra, et elle enfantera un fils” Mt 1, 23
En cette première semaine de l’Avent, Monseigneur Dominique Rey nous plonge déjà dans la grâce qui vient : la rencontre avec Dieu, clef du sens de notre vie. Sommes-nous pressés de le rencontrer ? Face à ce cadeau royal qui nous est promis, celui de le contempler éternellement, nous pouvons préparer notre cœur en offrant au monde cette grande espérance.

Extrait : ... Notre Dieu, c'est le Dieu de l'espérance, c'est seulement en Lui, par Lui, que nous pouvons trouver la force d'espérer au cœur des difficultés, parfois des impasses de nos existences... Quel est le but de ma vie ? Le monde a-t-il un sens ? Pour nous chrétien, la vie débouche sur une rencontre, une rencontre merveilleuse, désirée avec Dieu, et cette rencontre est la clé de l'énigme de la vie, elle lui offre un sens : vivre, c'est aller à un rendez-vous...
Pour beaucoup de nos contemporains, le Christ n'est toujours pas venu, les uns ignorent son existence, pour d'autres, il n'est toujours pas venu dans ce sens que, même s'ils connaissent son existence, ils ne l'on pas réellement et vraiment rencontré personnellement... Il est venu dans notre histoire, mais il est aussi à venir, mais tout reste à faire, le but n'est pas encore atteint pour chacun d'entre nous. Il est venu montrer clairement à l'homme le chemin de sa destinée, il a balisé la route... Le but, le sens de notre vie humaine : entrer un jour dans les Noces éternelles.
Ainsi, forts de la visite du Christ il y a 2000 ans, marchons avec confiance vers sa venue définitive, nous sommes comme des fiancés qu attendent le jour des noces, mais une noce, ça se prépare par des rendez-vous antérieurs, nombreux, chaleureux, des moments de cœur à cœur, de partage, de tendresse, d'intimité avec le Christ dans la prière et par les sacrements. Oui ce temps de l'Avent est porté par la joie, l'impatience d'amoureux qui attendent le rendez-vous ultime que le Christ nous réserve à Noël prochain. Ce rendez-vous avec Dieu se prépare aussi par un lifting du cœur ; comme la fiancée qui se fat belle pour le grand jour, avons-nous, nous aussi, le souci de devenir meilleur, de lutter contre nos défauts... pour plaire à celui qui nous aime, qui nous tend ses mains et qui nous accueillera au soir de notre vie. La rencontre avec Dieu se prépare par une impatience joyeuse, peut-on se dire amoureux si l'on n'est pas pressé de vivre ensemble ! D'ailleurs cette impatience augmente l'intensité de l'amour et du désir... Mais sommes-nous pressés de voir le visage authentique du Christ, de le rencontrer dans un cœur à cœur dans la prière...
La rencontre avec Dieu se prépare dans la confection de cadeaux ; face à ce cadeau royal que Tu nous promets, celui de te voir éternellement, quel cadeau puis-je bien t'apporter en retour ? Mes mains risquent d'être vides du bien que je n'ai pas su, pu faire, mais en ce temps de l'Avent, je me dois d'élargir mon cœur, Seigneur, alors je t'apporterai alors mon cœur vide mais affamé, assoiffé de ton amour qui viendra combler ma vie de ta présence.
Le temps de l'Avent, c'est un temps qui est mobilisé par l'espérance, mais aussi cette espérance me conduit à la charité, je ne peux pas cultiver l'espérance pour moi tout seul, mais aussi l'offrir aux autres, aider les autres à espérer au cœur de la nuit, au cœur des difficultés des doutes, des tensions qu'ils peuvent vivre. C'est à travers le témoignage de l'espérance que nous cultivons dan notre cœur que nous pouvons rendre aux autres cette espérance dont ils ont besoin au cœur de leurs ténèbres. Nous sommes responsables de l'espérance que Dieu nous a confiée depuis le jour de notre baptême comme une vertu pour notre cœur responsable de la communiquer, de la faire partager aux autres face aux incertitude du temps, telle est notre mission, telle est notre vocation...

Méditation de Mgr Rey + chant

Préparez, à travers le désert
Communauté de l'Emmanuel - Il est vivant

♦ Dimanche 28 novembre

Prier avec l’Évangile du jour
L'Évangile du jour lu
Le commentaire audio d'Olivier Belleil (3 min)
Un chant pour prolonger la méditation

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, Jésus parlait à ses disciples de sa venue : « Il y aura des signes dans le soleil, la lune et les étoiles. Sur terre, les nations seront affolées et désemparées par le fracas de la mer et des flots. Les hommes mourront de peur dans l’attente de ce qui doit arriver au monde, car les puissances des cieux seront ébranlées.
Alors, on verra le Fils de l’homme venir dans une nuée, avec puissance et grande gloire. Quand ces événements commenceront, redressez-vous et relevez la tête, car votre rédemption approche.
Tenez-vous sur vos gardes, de crainte que votre cœur ne s’alourdisse dans les beuveries, l’ivresse et les soucis de la vie, et que ce jour-là ne tombe sur vous à l’improviste comme un filet ; il s’abattra, en effet, sur tous les habitants de la terre entière.
Restez éveillés et priez en tout temps : ainsi vous aurez la force d’échapper à tout ce qui doit arriver, et de vous tenir debout devant le Fils de l’homme. »

Évangile + méditation d'Olivier Belleil + chant

Christe Salvator (Christus Verlosser)
Communauté de Taizé - Ateliers et Presses de Taizé

Pour ma journée

- Le verset du jour : « Quand ces événements commenceront, redressez-vous et relevez la tête, car votre rédemption approche. » Lc 21, 28
- La grâce à demander : rester éveillé et vigilant, prêt pour la venue du Christ
- L'exercice spirituel : en méditant l'Évangile du jour, je contemple le Christ dans la gloire, qui me libère du mal, et je lui demander la grâce de vivre en ressuscité.
- L'intention de prière : pour la paix dans le monde, afin que le Christ glorieux illumine le cœur des hommes

 

♦ Présentation

Comme vous le savez, chaque année nous vous proposons une retraite inédite pour vivre l'Avent intensément et bien se préparer à Noël. Et chaque année, vos retours positifs nous poussent à vous proposer des contenus toujours plus variés, inspirants et inédits !

Cette année, la retraite portera sur l'espérance.

Car il n'est pas toujours facile d'espérer dans ce monde complexe, et pourtant si important de cultiver cette vertu et placer toute notre confiance dans le Christ.

En plus des propositions habituelles de l’appli :
- Chaque lundi, vous serez coaché(e) par Mgr Dominique Rey qui vous accompagnera pour retrouver la force d'espérer
- Chaque jeudi, vivez l'évangile en mode lectio divina avec Marie Cazenave
- Chaque samedi, découvrez notre parcours pour prier Saint Joseph avec le Pape François
- Pendant l'Avent, écoutez l'évangile du jour commenté par Olivier Belleil, le Cardinal Barbarin ou Mgr Rey

La retraite commence dimanche dans l’appli
Pour ne pas zapper vos temps de prière, nous vous proposons de vous inscrire gratuitement pour recevoir dans votre boîte mail une proposition de prière chaque jour.
Dans le mail quotidien, vous découvrirez un calendrier de l'Avent qui permettra de suivre votre progression vers Noël jour après jour.
N'attendez plus, relevez le défi de prier 10 minutes par jour et vivez un temps de l'Avent unique


 

♦ Troisième semaine

"Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu..." (Lc 3, 10-18)

Comment nous préparer à la venue du Fils de l'homme ? Que devons-nous faire ? Nous pouvons nous sentir aussi démunis que devant un enfant qui nous dit : "aide-moi à me passer de toi."  Nous sommes ainsi confrontés à l'écart entre nos grands désirs et nos choix quotidiens.
C'est le Christ en sa Pâque qui nous montrera le chemin de la liberté, passant par l'eau et le feu de Dieu. Bonne traversée !

Bonne méditation, en commençant par la vidéo !

Évangile - Méditation...

Sainte Thérèse et la mission

Cette grande sainte et docteur de l'Église a été déclarée patronne des missions, elle qui ne quittait pas son carmel de Lisieux, mais correspondait avec plusieurs missionnaires dont elle était la marraine. La rédaction de KTO évoque sur les lieux cette immense et inspirante figure pour les missionnaires mobiles et immobiles de tous temps.

Prier chaque jour

(cliquez sur les photos pour les agrandir)

 

♦ Deuxième semaine

"Voix de celui qui crie dans le désert :
Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers.
..
"

(Lc 3, 1-6)

Dieu se donne à connaître par sa Parole. L’évangile de ce dimanche nous conduit dans le désert, dans le plus intime de notre cœur. C'est bien dans la solitude de sa cellule de carmélite que sainte Thérèse méditait  la Parole de Dieu : « L'Évangile m’apprend (…) et mon cœur me révèle ». Ainsi instruite, "l'enfant de Marie" composa son célèbre poème "Pourquoi je t'aime, ô Marie."
"Dans le domaine religieux, les enfants savent des choses que personne ne leur a jamais apprises." Cette semaine, nous serons attentifs à la relation spirituelle de l'enfant avec Dieu, pour y découvrir une mystérieuse et belle complicité. Il est urgent de laisser Dieu réveiller en nous l'enfance endormie ... Bon réveil !

Bonne méditation, en commençant par la vidéo !

Évangile - Méditation...

Prier avec l’icône de la "petite Thérèse"

Prier chaque jour

(cliquez sur les photos pour les agrandir)

♦ Première semaine

"Restez éveillés et priez en tout temps."
(Lc 21, 25-28.34-36)

L'Avent commence par un appel à nous réveiller ! Qu'avons-nous fait de notre enfance ? Le rapport de la commission Sauvé souligne combien ce que nous avons vécu pendant l'enfance demeure présent en nous pour le pire mais aussi pour le meilleur !
Maria Montessori nous aidera à découvrir cette semaine que "l'enfance n'est pas seulement un passage nécessaire vers l'âge adulte." Elle a une valeur en elle-même que sainte Thérèse de Lisieux a su si bien valoriser dans l'esprit évangélique. Dans notre quotidien et notre cœur, que nous faut-il abandonner pour retrouver le pas léger de notre enfance ?

Bonne méditation, en commençant par la vidéo !

Évangile - Méditation...

Prier chaque jour

(cliquez sur les photos pour les agrandir)

♦ Introduction du 24 novembre

Cette année, nous allons donc vivre pendant le temps de l’Avent, une retraite un peu différente, éclairée par sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus et Maria Montessori. Dans cette introduction, nous vous présentons les éléments croisés biographiques de ces deux pédagogues, qui nous conduiront vers l'enfance spirituelle.

L’Évangile du dimanche vous sera envoyé chaque vendredi du temps de l'Avent sous la forme d’une courte vidéo pour une approche contemplative de la Parole de Dieu. Ces "lectio-vidéo" réalisées en partenariat avec l'association  la Petite École du Bon Pasteur, sont destinées aux petits comme aux grands ! Cette introduction vous présente la pédagogie proposée.

Mais bien sûr chacun(e) de vous pourra trouver sa manière de vivre la retraite, entre texte, image, audio et vidéo !

Bon chemin de l'Avent !

Présentation

Avent 2021

avec Thérèse de l'Enfant-Jésus et Maria Montessori
 
"L'enfance de l'âme" - Réveiller nos aurores

Dans une semaine, à partir du mercredi 24 novembre 2021, nous vous proposons une retraite originale pour l'Avent : d'abord  dans la rencontre inattendue de deux figures, sainte Thérèse de Lisieux et Maria Montessori ; ensuite dans la forme, avec l'usage de vidéos permettant de méditer l'évangile autrement.

« Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus (1873-1897) et Maria Montessori (1870-1952) sont toutes deux docteurs. L’une conduit l’Église vers l’enfance, l’autre l’enfant vers l’Église. Femmes, prophètes, elles ont puisé à la source du même Évangile. À travers leurs voix qui se répondent comme en écho, Dieu soulève le voile mystérieux de son visage d’Enfant. Pendant le temps de l’Avent, nous cheminerons dimanche après dimanche, en méditant la Parole de Dieu à l’école de sainte Thérèse de Lisieux avec la pédagogie de Maria Montessori. »